Lost [english text]

Source : Sugarmint
Source : Sugarmints

Packing my boxes and feeling emptiness. Saying goodbye to nice people and felling sad. Tearing apart all my landmarks and loosing myself. Are we defined by the place where we live? By the people whom we mix with? I’ve never think so. So why am I feeling so torn apart whereas I choose to go away?

 I feel true loneliness. I could be surrounded by dozen of friends, by my closest family members, it will not change anything. I’m feeling alone with myself because it seems I don’t even know her.

Who’s that girl? That one who’s capable of rebellion against a heartless and tyrannical boss? But that one who’s incapable of standing her ground against doubts and spite? That one who’s willing to better herself but who can’t even love and trust herself? That girl who can smile one second and cry the other, overwhelmed by her hypersensitivity?

 Sometimes, I’m tired to be myself, or to be more precise, to not know who I really am and what I’m capable of. But if, even I, don’t know, nobody else will do. How can someone find his own path, if he doesn’t know where the north is for him, and what stars exist upon his head to guide him?

29 mai 2015

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Chute effrénée

Auteur : NanoMortis
Auteur : NanoMortis

Mettre des mots sur des maux. Il fut un temps où cela était si facile. Il me suffisait de me poser devant une page blanche, et les mots fusaient, libérant mon cœur. Ils n’ont jamais su raconter une histoire autre que la mienne. Mais celle-ci semblait suffisante pour inspirer mes proches, ouvrir un peu l’esprit des gens que je croisais et permettre aux choses de se transformer.

Mais où en suis-je maintenant ? C’est au tour de celle qui donna son aide d’apprendre à la recevoir. Dur leçon que de reconnaître qu’un état d’éveil n’est rien qu’un tremplin avant une chute profonde. Et quelque part entre les deux mon cœur crie, perdu dans le désert. Une lumière l’avait guidé et lui avait redonné espoir, mais voilà qu’il se retrouve seul à nouveau pour démêler le triste écheveau de ses blessures anciennes.

Les mots furent mon secours lorsqu’il ne me restait plus que le sang pour pleurer. Les mots furent mon échappatoire quand la réalité fut trop dure. Pourtant les mots me fuient quand il s’agit de nommer mes rêves, mes espérances et mes déboires. Le sens de la réalité se délite et je regarde le temps couler, comme un fleuve incertain mais indomptable. Une détresse profonde me vrille le cœur, et les mots se dérobent à ma raison.

Mon espace intérieur est saccagé et je ne trouve plus de refuge en moi-même. Les barrières de l’esprit sont tombées, ne laissant que les ruines fumantes de mes croyances, de mes opinions et de mes aspirations. Rien n’est sûr parmi ses murs mouvants, et mon ancrage dérisoire en objets quotidiens ne pourra me sauver.

Pourquoi s’imposer à soi-même tant d’épreuves incertaines à surmonter ? Une nuit noire sans fin et sans chemin pour guider. Un lien sacré brisé et des vies entières à réparer.

Mes yeux physiques pleurent sans même les avoir sollicités. Ils refusent de voir un monde si profondément abîmé. Ils refusent de voir un monde où mon âme ne saurait s’exprimer. Ils pleurent l’enfance perdue, la maison abandonnée, le soir déchu et la rive éloignée. Ils pleurent les vagues épuisées et les lunes essoufflées.

 

Quand demain fut

L’instant s’était écroulé,

Un souffle retenu

N’avait su protéger

Un cœur fendu

Aux multiples décès.

 

L’horizon pourrait de nouveau se lever. Le soleil pourrait de nouveau briller. Mais rien ne remplacerait la part morte de son innocence volée. Alors elle marchait… Sans savoir où aller, sans savoir qu’elle existait. Peut-être un ange la réveillerait. Peut-être la mort la surprendrait.

Elle était.

Entre deux et nulle part. Incomprise mais pourtant écoutée. Quelque part son âme pleurait, mais elle n’arrivait à l’atteindre pour la consoler.

Les mots avaient échoués.

Le pont s’était brisé.

 

Fin de la triste épopée

 

24 mai 2015