Samhain

Artiste :
Artiste : Dark134

 

Prier la nuit d’exaucer ses souhaits
Écouter le souffle des désincarnés
Inspirer l’odeur âcre de la fumée

Regarder l’étincelle danser
Appeler la joie à se renouveler
Honorer la vie sacrée

Rire de la mort
Sentir son âme éclore
Renaître au monde différente
Accepter sa lumière éclatante

A la Lune dansante
A la vie comme à la mort
A la nuit chantante
Être soi encore

 

31 octobre 2015

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Cœur fatigué

Artiste :
Artiste : Heylenne

Ce silence immense m’oppresse. Mon cœur ne peut s’empêcher de vouloir se tendre vers l’être aimé. Penser à lui, me souvenir de lui, rêver de lui, tout cela me vide, comme si mon flot d’amour coulait pour ne rencontrer que le vide. Et je me sens épuisée, épuisée de vivre, épuisée de ressentir. Mon corps ne me demande que du sommeil, sans cesse, alors que mon cœur et mon esprit ne m’accordent pas la bénédiction d’un repos réparateur. Mon cœur saigne et j’ai l’impression de me vider de ma vie, lentement mais sûrement…

Moi qui ai toujours tant aimé la nourriture, je n’ai plus envie de manger, plus envie de cuisiner. Est-ce une façon inconsciente de punir mon corps parce qu’il ne m’a pas permis de m’épanouir sexuellement ? Est-ce parce que j’ai perdu la motivation de cuisiner quand j’étais en couple, que cela me fait penser à lui ? Ou pour une autre raison inconnue ?

J’ai faim de douceur. J’ai envie de la douceur de sa peau, de la douceur de ses lèvres, de la douceur de sa tendresse. Mais je sais qu’elles ne me sont plus accessibles. Alors je m’offre à moi-même la douceur que je peux, parce qu’il n’y a pas mieux placée que moi-même pour m’offrir cette douceur réparatrice.

Je me sens tellement perdue. Un poids constant m’oppresse la poitrine et mon cœur ne peut s’empêcher de se serrer quand j’entends des chansons d’amour, quand je vois une part de pizza, que je passe devant un rayon de lingerie et mille autres choses…

J’ai mal, et je n’ai pas envie de renier cette souffrance, parce qu’elle est la preuve de tout ce que j’ai pu vivre avec lui. Mais mon Dieu, que ça fait un mal de chien !

J’essaye de regarder vers l’avenir. J’essaye de penser à la chance qu’il nous reste. Mais parfois elle me semble si ténue, au bout d’un escalier si haut. Aura-t-il la patience que je le grimpe ?

Encore une fois, je commence à être malade, mon traitement pour l’endométriose ne semble pas assez efficace. Il va probablement encore falloir en changer. Et si le suivant ne marche pas, que ferais-je ? Est-ce que je vais devoir me faire opérer ? Devrais-je me faire enlever les ovaires ?

Tant d’incertitudes pèsent sur mes espoirs. Mais mon cœur continue de hurler « JE T’AIME ! Où que tu sois, quoi tu fasses, où que tu mènes tes pas, je t’aime. Sans conditions, sans attentes. » Comme l’air que je respire, comme l’eau que je bois, c’est une évidence. Et mon cœur s’épuise à le hurler, et mon mental s’épuise à ne pas écouter. Pourtant je ne peux pas le nier, je ne peux pas le refuser. Ce n’est pas quelque chose que l’on décide, que l’on contrôle. C’est quelque chose que l’on vit, au plus profond de soi-même. Et j’ai le sentiment que mon cœur s’épuisera à le répéter, encore et encore, jusqu’à entendre un écho dans le vide…

Alors comment apaiser mon cœur ? Comment lui faire comprendre que désormais il est seul, qu’il ne ressentira plus cette résonnance et cette complétude si particulière à cette personne précieuse ? Je voudrais pouvoir l’apaiser, je voudrais pouvoir le combler pour qu’il oublie ce vide si grand. Je voudrais pouvoir le cajoler et lui montrer toutes les beautés de la vie, pour qu’il sourit de nouveau et illumine mon regard de joie, à nouveau.

Mais mon cœur est fatigué, je crois qu’il a besoin de repos.

22 octobre 2015

Le cadeau de la sexualité

Artiste :
Artiste : Arumie

J’ai peur, une partie de moi est effrayée de faire face à mes blocages, à mes blessures et à mes peurs au niveau de la sexualité. Une partie de moi a peur de ne pas trouver de solution, de rester bloquée, de ne pas être capable. Une partie de moi a peur d’être moquée, rejetée, ignorée alors que je demande de l’aide. Je me sens comme une enfant faible et influençable.
Alors que pourtant, en prenant ma décision tout à l’heure, je me sentais forte et sûre de moi. Je me sentais motivée, capable d’y arriver, impatiente de commencer à échanger avec cette sexothérapeute. Je me sentais sur le bon chemin, pleine de volonté et de forces, avec des tas d’outils entre mes mains. Avec déjà le plus difficile de réalisé : m’aimer moi-même.

Et tout à coup, je me sens en insécurité, en danger, faible et terrorisée. Pourquoi ? J’ai juste envie de prendre dans mes bras cette partie de moi si effrayée et si blessée par son passé. J’ai envie de la bercer pour la rassurer, lui dire que je l’aime, que ça va aller, que je vais la protéger. Que l’on va regarder et nettoyer ces blessures pour mieux les guérir, que je vais en prendre soin avec amour. Que je vais les observer et les accepter sans les juger. Comme je n’en avais jamais été capable avant parce qu’il me manquait cet amour et cette douceur envers moi-même.
Ça va aller, parce que je suis là pour moi-même. Parce que je vais prendre soin de moi. Parce que je vais respecter mon propre rythme et me faire aider par des professionnels. Parce qu’aucune blessure n’est destinée à saigner perpétuellement, parce qu’aucune salissure n’est définitive.
Parce que j’ai envie d’évoluer vers le meilleur de moi-même. J’ai envie de vivre une sexualité épanouie, d’être capable de me faire l’amour à moi-même et aussi d’offrir mon amour de cette façon. Parce que c’est une magnifique façon d’honorer son propre corps, de l’aimer, de lui offrir du plaisir et d’être connecté à lui. Parce que c’est une façon magnifique de communier et de partager son amour avec l’être aimée, de le vivre de façon incarné.

J’ai envie de beauté.
J’ai envie d’harmonie.
J’ai envie de simplicité.
J’ai envie de partage libéré.

J’ai envie d’offrir ce magnifique cadeau qu’est la sexualité à la femme en moi.
A cette femme si belle, si pleine de désir et d’envies sexuelles, mais qui ne sait comment les assumer, les vivre, les partager et les honorer.
A cette femme si féminine, qui a envie de vivre le plaisir dans son corps, de vibrer d’émotions et de joie dans la pureté, la sincérité et l’amour.
A cette femme qui a envie de communier avec l’être qu’elle aime, de s’abandonner avec lui, de se sentir unie sur tous les plans : physique, émotionnel et spirituel.

Cette femme en moi, si vaste et si complexe, si mystérieuse et inconnue de moi-même, I want to embrace her. Je veux l’accepter telle qu’elle est, car elle est parfaite et recèle tous les trésors en elle-même. Il me suffit juste de creuser pour les déterrer et les offrir à la lumière de la vie.
Et je sais que la femme magnifique que je suis a la force, la foi en elle-même et la capacité d’y arriver.

16 octobre 2015

Cette fille que j’aime

Artiste
Artiste : Conronca

Moi, je vis avec une fille magnifique. Elle a de beaux cheveux noir, des yeux noisette coquins, un sourire charmeur et des formes toutes féminines. Elle est intelligente, persévérante, de bonne volonté et sincère. Elle a un cœur gigantesque, rempli de belles choses, qu’elle a parfois du mal à communiquer. Elle aime la vie, elle aime rire, elle aime savourer le vent sur sa peau, le parfum des fleurs, le chant de l’océan. Elle aime sa famille et ses amis, être là pour eux, les conseiller et les pousser vers le meilleur d’eux-mêmes. Elle aime se sentir utile de manière modeste et fuit la superficialité. Elle est capable de grandes choses, quand elle a confiance en elle. Elle est capable de bonnes choses, quand elle arrive à ouvrir son cœur. Elle est sensible et pleure beaucoup. Elle a plein de faiblesses, qu’elle tente tant bien que mal d’assumer et d’accepter.

Cette fille magnifique a beaucoup été blessée. Son adolescence est une triste histoire. Son début dans la vie d’adulte n’est qu’un enchainement d’obstacles. Pourtant, elle a choisi malgré tout le chemin de la guérison, de l’amour d’elle-même et de la voie de la réalisation d’elle-même. Elle aurait pu renoncer, elle aurait pu se déclarer victime de la vie, elle aurait pu se suicider. Pourtant, elle a tenu bon, avec toute la force cachée qu’elle ne se connaissait pas.

Cette belle fille fait toujours face à des obstacles, aujourd’hui encore, à des pertes et des souffrances, à des défis et des déceptions. Pourtant, encore une fois, elle a décidé de se prendre par la main pour continuer à avancer. Elle a décidé de voir le positif dans son malheur, de saisir l’opportunité de cette Réunion avec elle-même. Elle a décidé de se prendre dans ses propres bras pour se consoler et apprendre à s’aimer, entièrement, sans conditions ni jugements.

Cette belle fille veut maintenant devenir une femme. Elle veut apprendre à assumer et prendre soin de son corps. Elle veut se libérer de ses souffrances et de ses blocages pour offrir et recevoir librement. Elle veut pouvoir vivre et expérimenter chacune des facettes de sa féminité. Elle veut assumer son masculin, et se réconcilier avec les hommes.

Cette fille a fait tellement de chemin, depuis son adolescence. Un chemin gigantesque, depuis la trahison, l’abandon et l’humiliation subis de la part du garçon qu’elle aimait profondément et à qui elle avait fait le cadeau du pardon, si durement piétiné. Elle a fait tellement de chemin depuis le rejet, les moqueries et les vexations infligés par ses camarades de collèges. Elle a fait tellement de chemin depuis le rejet, le dégoût, la haine d’elle-même qu’elle ressentait, les violences qu’elle s’infligeait. Elle a fait tellement de chemin depuis le viol exercé par son petit ami. Depuis le début de sa maladie.

Cette fille est quelqu’un de simple, elle n’aspire ni à la gloire, ni au pouvoir, ni à la richesse. Elle veut juste apprendre à s’aimer, apprendre à être qui elle est, à vivre le quotidien avec bonheur et harmonie. Alors j’ai envie de dire que cette fille est épatante, juste parce que c’est elle. Sans raison, ni justification.

Je remercie cette fille magnifique d’exister.
Je la remercie d’être qui elle est.
Je l’accepte avec tous ces défauts et toutes ces qualités.
Je l’aime entièrement, comme elle est.
Je lui offre ce que personne d’autre ne pourra jamais lui donner : l’estime et l’amour d’elle-même.
Je lui pardonne toutes ces erreurs, ces souffrances, ces tortures auto-infligées.
J’aime son corps, son cœur, son esprit et son âme.
Je lui souris du fond du cœur.

Je remercie cette fille de vivre en moi
Et je lui promets de toujours l’aimer et de toujours la respecter.

12 octobre 2015