Libérer les émotions par la création artistique

Artiste : Yuumei
Artiste : Yuumei

Je suis fatiguée, je suis découragée. J’aimerais que les choses soient simples. Tout me parait tellement compliqué, demande tellement d’efforts. Je suis fatiguée et j’ai envie de rentrer à la maison. J’ai envie de retrouver mon jardin avec mes arbres, la rosée dans l’herbe le matin, la brume et le brouillard, l’odeur des bois mouillés quand il pleut. J’ai envie de retrouver le cycle des saisons que je connais. Je suis épuisée de devoir m’adapter à tout. Je n’en peux plus.

Où est cette soit disante si grande force intérieure ? Pourquoi est-ce quand je veux le plus converser avec mes guides que je n’y arrive pas ? Pourquoi cette tristesse et ce désespoir n’en finissent-ils pas de couler ? Je suis sensée accueillir et les laisser me traverser, mais j’ai l’impression que cela me reste lourdement sur le cœur.

Dis-nous pourquoi tu es triste.

Je suis triste parce que j’ai envie de rentrer à la maison, la nature qui m’est familière me manque, le jardin me manque. Je suis triste de ne pas avoir de nouvelles de mes amies, si ce n’est pas moi qui appelle elles ne le font jamais, elles ne prennent pas le temps. Je suis triste que mon compagnon m’ait quittée parce que ses besoins sexuels étaient supérieurs à son amour. Je suis triste parce que je me sens isolée et coupée de tout ce à quoi je tenais. Je suis triste parce que je n’arrive pas à voir la beauté dans ce qui m’entoure. Parce que je suis découragée par la montagne devant moi. Je suis triste parce que je n’ai pas de raison de me lever le matin.

Et tu n’as pas envie de tester la gouache et le pastel ?

Si, mais quand ? Et avec quel matériel ? Mon emploi du temps est complet, je ne vois pas quand est-ce que je peux avoir le temps d’aller à un atelier.

Tu devrais essayer, ça te ferait du bien. En effet, comme tu l’as lu, l’art est une bonne façon de canaliser le surplus d’émotions, surtout quand on est hypersensible comme toi. Ça t’aiderait à te poser, à mettre des couleurs dans ta vie, littéralement, à t’exprimer comme tu en as envie, sans filtre et sans nuances. Tu peux essayer des choses qui ne correspondent pas à la norme. Peindre des arbres bleus ou roses, des fleurs vertes. Le ciel en bas, la terre en haut. N’importe quelle fantaisie, juste pour le plaisir. Pas besoin de savoir dessiner, comme tu dis. Juste te laisser inspirer. Et si ce qui sort est sombre ou violent, ce n’est pas grave, c’est que cela a besoin de s’exprimer. Laisse alors la place à l’expression de ces énergies lourdes pour les transmuter. Tu peux aussi t’amuser à mélanger les techniques, comme tu as vu dans le livre. Tu devrais noter tes idées.

Oui, il y en a certaines que j’aimais bien, l’effet miroir au pastel, le motif fait au papier alimentaire. Le jeu aquarelle/gouache grasse. Ça a l’air rigolo, pas trop compliqué à faire et donnant un résultat sympa. Même s’il faut que je trouve encore comment combiner les techniques.

Tu sais, je n’ai pas envie d’aller travailler demain. Je n’aime pas trop ce que je fais en ce moment.

Ça te demande plus d’énergie que d’habitude parce que cela ne te correspond pas. Tu as envie de créer, pas d’appliquer. Il te faut faire quelque chose de nourrissant à côté. Force toi un peu au début, puis tu verras que ça deviendra vite salvateur. Méditer n’est plus suffisant. Tu brasses trop d’énergies et trop d’émotions en ce moment de par ton processus de guérison. Tu es en effet dans une phase de libération de tout ça, il te faut évacuer, transformer, transmuter. Pour cela il n’y a pas 36 milles solutions, tourne toi vers l’art pour exprimer tout ce que tu ne sais libérer.

Les mots sont biens, car jusqu’à maintenant ils t’aidaient beaucoup pour libérer certaines émotions. Mais en réalité ils deviennent insuffisants, car ils ne peuvent traduire que ce dont tu es consciente. Dans ton processus de nettoyage, de très nombreuses énergies sont inconscientes ou bien ressortent en émotions que tu ne peux transcrire avec les mots. Ils sont trop limités et ne te permettent pas de laisser les choses sortir brutes. Or tu n’as pas besoin de tout comprendre, ni de tout décortiquer, le processus sera moins douloureux et plus léger sans ça. C’est pour ça que tu n’es plus trop inspirée pour écrire. Mais que tu sens ce besoin de créer et cette frustration à ne pas pouvoir le faire.

Ecoute cet appel, donne toi le temps de créer, donne toi le temps de t’amuser. Ton bien être devrait être une priorité. Surtout si tu n’arrives à te lever pour une bonne raison. En voici une.

***

Mais tu vois, j’ai beau avoir dessiné, et enfin fini ce dessin que j’avais commencé, je me sens méga frustrée. J’ai une boule dans la gorge et ça coince.

Tu as des énergies plus violentes en toi qui ont envie de s’exprimer mais que tu n’oses pas laisser sortir.

J’ai beau essayer, ça sort encore et encore et encore. Et je suis fatiguée avant d’avoir fini de les exprimer !

Tu as des années de souffrances rentrées à évacuer, donne toi le temps, petit à petit. Même si tu sens que tu t’arrêtes dans ton élan, que tu as encore des choses à dire, ne te forces pas. Vas-y doucement, avec amour envers toi-même et pas avec rage envers la vie.

Ne confonds pas les émotions et énergies que tu canalises avec ce que tu es. Ne te laisses pas envahir inconsciemment par ses énergies refoulées. Laisse-les s’exprimer, laisse-leur la place d’exister, mais ne les laisses pas te contrôler et contrôler ton comportement face à la vie. Elles font partie de toi parce que tu les as cristallisées en toi, mais elles ne te définissent pas. En revanche, la façon dont tu choisis de leur donner corps te définit. Tu peux le faire en exprimer ta rage, ta souffrance et ta colère envers la vie, et du coup le reporter violemment sur autrui. Ou bien tu peux choisir d’utiliser ces énergies pour créer, pour expérimenter les techniques d’art qui t’intéressent, pour le transmuter en quelque chose d’autre.

Nous savons que tu préfères la deuxième méthode, mais il est bien d’en être consciente. De savoir que ce que tu fais sur le plan matériel à des impacts sur le plan énergétique, et plus particulièrement que cela fait partie de ton processus de guérison, de libération des lourdeurs et émotions refoulées que tu as en toi, et qui plombent tes énergies.

Qui empêchent à ta si jolie âme de rayonner. Bien que tu ais du mal à y croire. Ne t’inquiètes pas, un jour tu la verras de tes propres yeux. Le jour où tu seras prête à le réaliser sans être trop effrayée. Le jour où tu seras prête à accueillir ta propre lumière et la respecter, l’aimer avec douceur sans la rejeter. Parce qu’il est vrai qu’il n’est pas si facile d’accueillir la lumière, surtout quand l’on a peur de rayonner et de se faire remarquer. Tu manques sérieusement de confiance en toi par rapport à ça. Aussi laisse toi le temps, tranquillement, de faire de la place.

Mais voilà pour faire de la place, il faut parfois, souvent même, faire du ménage, du tri, purifier, transmuter tout ce qui n’a plus sa place. Il faut parfois même détruire pour laisser l’espace à la construction du nouveau, détruire les édifices qui sont devenus obsolètes et qui n’étaient en réalité que temporaires. Car la vie est mouvement. Et en réalité, pour pouvoir ajouter des étages à un édifice, il faut que les bases soient solides. Aussi mieux vaut-il détruire un immeuble branlant et recommencer, plutôt que de lui ajouter un étage, puis un autre, jusqu’à ce qu’il s’effondre sans prévenir. C’est une forme de sagesse tu sais, même si elle est dure à accepter. Je pense que tu sauras remercier ton âme pour ça, le jour où tes fondations seront solides et où tu seras sereine, tu verras.

30 novembre 2015

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Renoncer à tout… [le chemin de la guérison spirituelle ?]

Artiste
Artiste : Erisia

Je crois que je devine un peu mieux pourquoi tu me parles de renoncer à lui… Parce que je dois renoncer à tout, c’est ça ? En partant, j’ai renoncé à ma maison familiale et le cocon protecteur qu’elle représente, j’ai renoncé à la proximité et l’aide proche de ma famille, à mes amis. J’ai renoncé à tous mes repères, depuis les lieux que je connais, aux plantes, aux animaux, aux étoiles. J’ai renoncé à mes habitudes alimentaires. J’ai déjà renoncé par le passé à ma spiritualité, à mes croyances, à mes guides et mes divinités. Avec ma maladie, j’ai dû renoncer à mon cycle féminin, à ma possibilité d’avoir des enfants. J’ai renoncé à mon apparence et mon image, mes protections physiques et psychologiques. J’ai renoncé à trouver le travail de mes rêves pour l’instant. Et maintenant je dois renoncer à la dernière chose qu’il me reste, mon couple qui a volé en éclats, à son amour à lui pour moi, à mon amour pour lui et à la possibilité d’un futur ensemble…

Pourquoi ? Pourquoi cela doit-il être aussi dur ? Dois-je même renoncer à trouver le moindre sens là-dedans ? Expliquez-moi… Est-ce vraiment le chemin qui peut me permettre à moi de m’épanouir en accord avec mon âme ? Je n’en peux plus de ce travail de déconstruction qui n’en finit plus. A quoi donc vais-je devoir renoncer encore ? Encore et encore ?

Je suis fatiguée, j’en ai marre. Dois-je même renoncer à la vie ? Je vais finir par le faire s’il ne me reste plus rien, plus rien du tout. Quelle raison j’ai de continuer à avancer ?

La foi. La foi qu’il te sera offert l’équivalent de tout ce à quoi tu as renoncé pour évoluer. Parfois il est nécessaire de renoncer de façon radicale pour tout reconstruire correctement. Te libérer de ton éducation, de la pression familiale, des attentes de tes amis, de l’attachement à ton environnement, du contrôle exercé par ton égo. Nous savons que ce n’est pas facile. Mais si je te dis que c’est ton âme qui a choisi cette voie avant de s’incarner, est ce que tu me croiras ? Il est temps que tu avances, il est temps que tu travailles à ta guérison spirituelle. Tu ne peux pas le faire si tu ne t’ouvres pas à ta propre lumière, à ta propre divinité, à tes capacités spirituelles.

On a essayé autrement, tu nous as rejeté, tu n’étais pas prête. Tu avais besoin d’une motivation, nous te l’avons donné. Et ce n’est pas un mensonge, tu l’avais décidé comme ça.

… Je n’ai pas la foi en un lendemain meilleur. Je n’ai pas la foi de croire que je recevrais tout ce que j’ai perdu. Je ne crois plus en rien à vrai dire… A quoi bon ? Si c’est pour tout perdre encore…

Tu as déjà commencé à recevoir, tu le sais. Tes rêves te l’ont souligné. C’est simplement que cela ne prend pas la forme que tu voudrais. Or ce que l’on veut est rarement ce dont on a vraiment besoin, à moins d’avoir développé un certain niveau de sagesse, que tu n’as pas encore. Il te faut renoncer aux dernières choses qui te retiennent d’évoluer.

Mais est-ce que mon amour me retient vraiment d’évoluer ? Est-ce qu’au contraire il ne m’aide pas ?

Pas vraiment, pas pour l’instant, car en réalité tu t’accroches à l’amour de ton égo, celui qui aime conditionnellement. Cet amour ta rattache à la peur de perdre le sien, de te faire rejeter, d’évoluer de façon incompatible à la sienne, de le voir aimer quelqu’un d’autre et de te renier. Cet amour-là auquel tu te rattaches n’est pas le bon. Ton amour véritable est rentré doucement en sommeil pour rendre les choses moins douloureuses. Il est là pourtant, enfoui en toi, il est une source de chaleur et d’espoir, c’est vrai. Il t’offre aussi des rêves pour te rassurer. Il n’a pas disparu, mais pour l’instant tu ne dois pas te concentrer dessus. C’est pourquoi il te faut donc renoncer à l’amour porté par ton égo. L’amour de l’âme ne connait ni le temps, ni la distance. Tu es bien placée pour le savoir puisque tu l’as vécu avec lui. Tu dois donc avoir foi en cet amour-là, pur, et laisser le reste mourir. Si tu as l’illusion que cet amour-là mourra si tu renonces à lui et à votre couple, tu te trompes. L’amour véritable ne meurt pas, il peut se transformer mais il ne disparait jamais.

Pourquoi cela ne soulage pas mon cœur ? Pourquoi est-ce que j’ai aussi mal ?

C’est une illusion de l’égo qui fait naitre en toi ces émotions. Lui ne veut pas que tu laisses cet amour mourir, car il est fort et puissant et le nourrit lui. C’est une illusion puissante que tu as construit sur une volonté de bien faire les choses. Mais tu dois tout déconstruire, tes conceptions sur le couple et sur ce qui te convient. Qui sait, peut-être que la relation libre est ce qui te convient ? Tu n’en sais rien. Pas plus que tu ne connais ta sexualité réelle, celle qui épanouit ton âme.

Alors lâche prise… Lâche prise sur toutes ces choses sans lesquelles tu ne penses pas pouvoir vivre. Alors tu découvriras tes ressources réelles, ta force et ta foi intérieures. Car tu sais que c’est dans les plus profondes ténèbres que l’on discerne la plus faible des lueurs. Or ton âme est une faible lueur, car elle est blessée, elle est affaiblie. Elle a besoin de guérison et de douceur, elle a besoin d’attention et de soin. Elle a besoin que tu t’occupes de toi uniquement, que tu te concentres sur toi, que tu prennes soin de toi et lui offre ton amour sincère.

Cela implique en effet de te détourner de tes proches, de focaliser ton énergie sur toi-même. Tu dois bien le sentir, non, que ton âme est affaiblie ? Cette fatigue chronique et profonde, aucun médecin n’en trouve la source, aucune cure de fer ou de vitamines ne l’a soulagé. Cette fatigue l’a, elle vient de ton âme en réalité. Qui c’est beaucoup épuisée pour te réveiller, mais que tu n’as pas voulu entendre. C’est pour ça que nous prenons le relais.

Plutôt que de courir après une explication médicale de cette fatigue, ou après une solution scientifique à ta maladie, il te serait plus simple d’accepter cette réalité. Celle dont Sylvie t’a donné la clé à travers l’interprétation de tes rêves spirituels de guérison. La réalité c’est que ton âme est profondément blessée à l’intérieur. Et que oui, cela se traduit sur le plan physique par ta maladie et des blessures intérieures. Tu te souviens de ce mur brûlé qui revenait sans cesse dans cette visualisation guidée proposée par Sylvie ? C’est de ça que nous parlons. Nous savons que tu t’en souviens car cela t’avait choqué, puis tu as oublié…

La vérité sur le fait que tu sois incapable de déterminer ta reliance à l’ombre ou à la lumière, c’est simplement que ton âme est trop affaiblie, tu n’entends pas son appel. Alors maintenant que tu as accepté beaucoup de choses, maintenant que tu as renoncé à la Lumière, comme au Milieu ou comme à l’Ombre, nous pouvons te le dire. Ta reliance n’a pas d’importance, du moment que tu arrives à ressentir la Source. Pour cela, il te faut accepter que les choses soient parfaites telles qu’elles sont. Il te faut accepter que tu puisses être guidée et que tu puisses recevoir toi-même cette guidance directement, exactement comme tu le fais en ce moment, en étant centrée en toi-même, ancrée et en ayant foi en tes capacités.

Mon nom n’a pas d’importance. Peut-être qu’avec le temps tu arriveras à discerner mon énergie, mais nous n’en sommes pas là. Il est urgent que tu entendes l’appel au secours de ton âme, et que tu apprennes à la nourrir, à la guérir, avec amour et compassion, sans jugement.

Comme le disait ce conférencier « Quand on reçoit une flèche, rien ne sert de savoir d’où elle vient, pourquoi, quel est l’âge, la taille du tireur. Ce qui importe c’est choisir ce que l’on va faire de cette flèche, comment l’on va l’a retiré et comment on va soigner la blessure. C’est à nous de prendre la responsabilité de ce qui est et de faire avec. » Je sais que cela t’a beaucoup parlé et a résonné en toi. Il n’est plus temps de te demander, pourquoi, comment, par qui, il est temps d’agir pour te soigner. Aussi je te demande de ne pas rechercher l’origine de cette blessure, sa source et sa raison. Pas pour l’instant. Il te suffit de savoir qu’elle remonte à très très longtemps, au début de tes incarnations, et de savoir que cela fait plusieurs vies que tu travailles à sa guérison.

Mais ai-je seulement la possibilité de la guérir dans cette vie ? Honnêtement ?

En grande partie. Ce serait mentir de te dire que « oui, tu t’en remettras totalement », car ce genre de blessure demande des vies pour récupérer et retrouver sa pleine énergie. Dis-toi qu’en attendant tu as des guides pour t’accompagner et te prêter leur puissance, que tu n’es pas seule et que tu peux demander de l’assistance. Mais sache que la vie n’est pas ingrate, malgré cela, une âme se voit toujours offrir une opportunité d’en profiter après avoir bien travaillé.

Ainsi, tu ne dois pas t’inquiéter de souffrir toute ta vie, parce que la vie est un cycle composé de hauts et de bas, et pour un malheur, tu trouveras un bonheur, si l’on veut. De toute façon, tout est une question de vision, et de savoir accueillir. Le lâcher prise est une clé capitale chez toi pour pouvoir être heureuse. Savoir accepter les choses, en prendre parti et faire avec est nécessaire pour toi. Lutter contre ta tendance à voir le verre à moitié vide alors qu’il est à moitié plein. Tout ne peut pas être parfait, jamais, pas comme tu le désires. Car c’est une illusion que de croire que tu peux avoir le contrôle des choses. Tu peux choisir tes pensées et tes réactions mais tu ne peux pas contrôler ton environnement, jamais. Ce serait t’épuiser en vain pour des résultats bien frustrants.

Nous te demandons de bien écouter ce qui te sera dit demain. Nous savons que tu as des résistances à la vision de cette personne. Que tu as un blocage sur la notion de karma, mais c’est simplement que tu ne la comprends pas. Ici, il ne s’agit pas de punitions, mais de guérir les blessures que ton âme garde avec elle de vie en vie. Aussi c’est pourquoi cela vaut la peine que tu écoutes bien attentivement. Tu voulais des clés, elles vont t’être offertes. Prépare-toi à ce qu’elles ne soient pas celles que tu attendais. Jamais. Car il te faut apprendre à lâcher prise sur la forme de la guidance que tu peux recevoir. Et rester ouverte et réceptive. Sois ouverte et réceptive demain, cela t’aidera. Plutôt que de te braquer et de rejeter ce qui te sera dit. Cela ne sera pas facile, mais c’est pour t’aider. Il te faudra ensuite lâcher prise, et laisser les choses faire leur chemin. Ne cherches pas à tout comprendre sur le coup, le reste viendra avec le temps. Focalise toi sur ce qui résonne au présent, ce sera déjà très bien.

Et puis nous serons avec toi, tu ne seras pas seule. N’aie pas peur. Sois alignée, ancrée et réceptive, et tu verras que tout se passera bien. Ne laisses pas tes pensées et ton mental s’emballer. Reste humble et accueille dans l’instant. Nous serons également là pour t’aider à accepter les choses et les messages que tu recevras, aussi bouleversants puissent-ils être. Car tout ce que tu recevras, tu auras la force de l’accepter. Et les choses seront ainsi qu’elles doivent être. Aussi reçois cela comme un cadeau et non comme un fardeau, comme une opportunité et non comme une fatalité.

Tout ce que tu me dis a plutôt tendance à m’effrayer…

*rire* C’est ton égo qui est effrayé. Laisse-le s’agiter un peu, cela ne changera pas la réalité. *sourire* Et nous t’aimons, tu sais ? A bientôt.

Merci

23 novembre 2015

Trop ressentir… ou l’hypersensibilité empoisonnante

Artiste :
Artiste : NanoMortis

Reste avec nous, ce n’est pas une solution de te laisser emporter par la vague de tes émotions, de te déconnecter de la réalité, de perdre la notion de qui tu es, où tu, quel jour il est. De te laisser envahir par elle et de laisser parler les pulsions autodestructrices qu’elles déclenchent face à leur intensité douloureuse.

Mais comment suis-je censée faire ? Expliquez-moi ? Moi qui ressens tout puissance dix mille, qui ne suis qu’émotions avant même la réalité et la réflexion. Je ne sais pas.

Parle-nous, mets des mots sur ta souffrance. Tu es ici chez toi, tu peux dire ce que tu veux, raconter ce que tu veux, déverser les émotions que tu veux. Juste être toi.

Je n’en peux plus de tout ressentir comme ça. J’ai l’impression d’être un cœur à vif sur patte, qui ressent tout, encore et encore, sans protection, sans discernement, sans choix. « Le cancer est le signe du zodiaque le plus sensible, c’est celui qui ressent le plus, c’est pour cela que c’est aussi le plus fragile. Il ressent tout, sous les mots, rien qu’avec le langage du corps. C’est pour ça aussi qu’il est susceptible, car trop sensible, et que la personne en face n’ose parfois plus lui parler, de peur de savoir comment le cancer va le recevoir. »

C’était assez dur d’entendre mon prof d’astrologie dire ça. Je le sais que je ressens trop… Mais cette dernière phrase, j’ai eu l’impression d’avoir mon ex en face de moi, je le revois encore me dire ça…

Qui pensait que cela pouvait être une malédiction de trop ressentir ? Au point d’être conscient des émotions chez l’autre qu’il refoule inconsciemment ? Mais quand on est mal à cause de ces émotions-là, comment le dire à l’autre sans qu’il se braque ou se vexe ?

J’ai l’impression que c’est l’histoire de ma vie… Trop sensible, trop émotive, trop vite blessée, trop vite compatissante et abusée… C’est déjà dure en étant seule, mais alors à deux ça devient ingérable, surtout quand je n’ai pas mon espace et que je suis déstabilisée au niveau des hormones… Je ne vois pas comment gérer ça. C’est presque un handicap social pour moi… ! Il y a plein d’endroits où je ne veux pas aller à cause de tous les gens et de leurs émotions… Je n’arrive pas à gérer. Je ne sais pas comment gérer. Même si je sais intellectuellement qu’une émotion de colère n’est pas contre moi, c’est trop tard, je l’ai ressenti dans mon cœur et cela, l’émotion même, m’a fait mal, indépendamment de la cible… Je ne vois pas de solution…

Le lâcher prise. Tu peux essayer de te protéger, comme on te le conseille tout le temps, mais tu sais que cela n’est pas possible. En vérité, ce serait comme de te priver d’un de tes sens, ce n’est pas possible. Être toi, c’est tout ressentir, le bon comme le meilleur. Le numérologue t’a dit qu’en réalité, tes décisions étaient émotives, qu’elles venaient du cœur, même si tu réfléchissais. Les émotions prévalent chez toi sur tout. C’est comme ça et te ne peux pas le contrôler. Parce que tu es un être d’émotion et pas de raison. Il te suffit de l’accepter pour pouvoir évoluer.

Nous savons que c’est quelque chose que ton ex-compagnon ne comprenait pas intérieurement, dans son corps et son cœur. Nous savons que tu aimerais lui expliquer, encore mieux lui faire RESSENTIR cette réalité, ta réalité. Tu es frustrée qu’il ne comprenne pas ça, lui qui est hyper contrôlant sur ces émotions, c’est quelque chose que tu ne sais pas faire.

En revanche, croire que c’est un point qui vous sépare est une erreur. En réalité vous être très complémentaires sur cet aspect-là et vous pourriez vous apporter un équilibre mutuel. Lui en te permettant de raisonner tes émotions et toi en lui permettant de les ressentir et les écouter un peu plus. Je sais que c’est quelque chose que tu aimerais qu’il entende. Cela arrivera éventuellement un jour, quand il sera prêt à l’accepter.

Mais pour en revenir à ce qui te concerne. Il te faut en réalité, encore une fois, accepter que tu ressentes à cette extension extrême. C’est vrai, tout le monde ne ressent pas comme toi, tout le monde ne te comprend pas, tout le monde ne voit pas les souffrances que cela crée en toi. Mais les choses sont comme ça, lutter contre ne fera que te faire souffrir encore et encore. Mieux vaut l’accepter et lâcher prise. Laisser les émotions couler plutôt que faire barrage.

C’est un gros travail que tu as à faire sur toi, petit être d’eau. Mais tu sais il existe des outils pour t’aider, l’écriture par exemple. La respiration aussi. La méditation, laisser tes pensées dériver comme sur les flots, les émotions s’évacuer… C’est bien que tu reprennes la méditation.

Je sais que tu es frustrée que personne ne comprenne ton épuisement. En réalité c’est souvent de la fatigue émotionnelle. Car tu ressens trop et dépenses beaucoup de ton énergie à lutter contre tes émotions, les fuir ou les chasser. Les museler ou les contrôler. En réalité rien de ça n’est la bonne méthode.

Quelle est la bonne méthode ?

Accepter ce qui est. Accepter la douleur qui te tord le cœur. Accepter la souffrance de la solitude, la peur de perdre l’amour de celui que tu aimes, le découragement face aux épreuves de ta vie. Accepter la frustration de ne pas pouvoir changer la situation rapidement.

Tu as compris avec ton rêve de cette nuit que ton chemin de guérison n’en est qu’à ses débuts. Que tu as beaucoup de marches à grimper. Et cela te désespère, tu te dis « mais combien de temps vais-je être séparée de lui ? ». Et si je te réponds toute une vie, arriveras-tu à accepter ? Si je te dis que tu dois lâcher prise sur cet espoir, arriveras-tu à l’accepter ?

Je ne pense pas… Cela fait plusieurs semaines que j’essaye de me faire à cette idée. Que c’est fini pour de bon, parce que je ne connais pas mes chances de le retrouver. Que j’essaye de me faire à l’idée qu’il ne m’aime probablement plus, maintenant qu’il est parti sur son propre chemin, et que je n’ai plus d’importance pour lui. Mais cela ne provoque que colères et souffrances en moi. Je n’y arrive pas. C’est au-dessus de mes forces. C’est déjà à peine dans mes forces de me retenir de courir vers lui, de lui demander si vraiment il m’aime encore. Mais la peur du contraire me retient. Et si je venais vers lui pour ne trouver qu’un cœur froid et un regard glacial ? Honnêtement je ne le supporterais pas. Je crois que mon cœur s’arrêterait de battre ou mes poumons se rempliraient d’eau, je crois que je n’aurais plus la force de vivre.

Il n’y a que le fait de me rappeler son amour passé, de penser qu’il m’aime qui m’apaise. Parce qu’alors je peux autoriser mon propre amour à exister, et ça fait un peu moins mal. Toute cette colère, cette partie de moi qui a mal, qui veut se venger, qui cherche à le haïr et le détester. Toute cette partie de moi me fait mal, me pèse, elle cherche à m’interdire de l’aimer. Je n’en veux pas, je n’en veux pas… C’est aimer ou haïr. Et je préfère l’aimer.

Mais comment savoir ce que lui a décidé de son côté ? Comment savoir lui vers quelle voie il va évoluer ? J’ai peur, j’ai envie d’être rassurée. Je recherche ses mots, mais il n’y en a pas. Et ce silence est horrible. J’ai toujours détesté ça. C’est une terrible souffrance pour moi, comme si c’était de l’indifférence. S’il ne m’aime plus, à quoi bon continuer à lutter ? Parce que, tristement, j’ai pris conscience que je n’aime pas ma vie, que je n’aime pas la vie… Que je suis fatiguée de lutter pour moi-même, que j’ai envie de me reposer. Comment se repose-t-on de vivre ?

On se laisse aimer par la Source bel enfant. Tu n’es pas seule, regardes tous les cadeaux que tu as reçu dans ton rêve, regardes tous ces joyaux étincelants.

Mais où sont mes amies ? Et ma famille ? Pourquoi personne ne me répond ?

Ce n’est pas qu’ils ne t’aiment pas, c’est qu’ils sont occupés avec leur vie. Tu ne peux pas toujours te reposer sur eux en cas de besoin.

J’ai l’impression de m’isoler de plus en plus du monde, de mes proches. A qui est-ce que je parle ? A qui est-ce que je me confie ? Qui est là pour m’écouter quand je n’écoute plus les autres ? Qui même me lit ? Pourquoi est-ce que je partage tout ça ? Rien n’a de sens… Vous me dites de ne pas perdre pied avec la réalité, pourtant j’ai l’impression de ne jamais en avoir été autant coupée…

En réalité, tu en as besoin pour être à l’écoute de ta guidance intérieure. Tout est juste comme c’est, même si c’est dur à accepter. Veuilles simplement à ne pas refuser les nouvelles mains qui se tendent vers toi.

22 novembre 2015