Bonnes fêtes de fin d’année !!

Artiste :

Artiste : Redjuice999

Il y a des fois où, on ne sait pas pourquoi, certains mois sont beaucoup plus difficiles que d’autres, où tout va de travers, où l’on se sent mal sans raisons visibles au 1er abord. Ce mois de décembre en fait partie.

Ici sur mon île, les énergies sont très fortes et secouent beaucoup en cette fin d’année. Comme pour essayer de nous débarrasser de toutes les scories embarrassantes, qui nous empêchent d’évoluer : des peurs, des émotions profondes enfouies, des souffrances, des angoisse absurdes, des projections futures, des espoirs illusoires, des colères et des rancunes. Tout ça passé dans le tambour d’une machine à laver, sans douceur ni réflexion.

Toute le linge sale y passent. Peut être est-ce bien pour préparer la nouvelle année. Mais quelles difficultés de vivre ça, encore et encore, jour après jour ! D’être malade sans solution. D’être seule quasi sans soutien. De faire face à tant de tristesse et de douleurs. D’être confrontée à ses erreurs et à ses illusions.

Tout ça pour quoi ? Un mieux j’espère, même si je ne le vois pas encore.

Dans tous les cas, tout cela m’a vidé. Et je suis donc bien contente de partir en vacances, en espérant me ressourcer dans la montagne. Je vous dis donc à bientôt !

Et surtout je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année ! Malgré tous les bouleversements que vous pouvez peut être vivre, je vous souhaite d’apprécier ces moments uniques, surtout si vous êtes avec vos proches.

26 décembre 2015

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Épanouir sa sexualité féminine – comment avoir des orgasmes? [ressources]

Artiste :
Artiste : Sionra

C’est un sujet qui est rarement abordé je trouve. Parce que finalement, le plaisir féminin, on en parle assez peu entre femmes, entre mère et fille, même entre amies. Moi, je n’ai jamais osé poser la question à ma mère de savoir ce qu’était un orgasme et comment on en avait un quand j’étais ado. Oui, on peut lire des gros titres à ce sujet dans des articles de magazines féminins, mais finalement, les dits articles ne donnent que bien peu d’infos concrètes, et nous mettent surtout la pression pour savoir orgasmer. Oui parce que de nos jours, la femme idéale n’est pas celle qui est uniquement belle, elle doit aussi assurer au lit, être capable de donner une fellation comme si c’était un bonbon, aimer ça, mais en plus savoir prendre son pied et orgasmer à chaque fois. Ça fait beaucoup de pression tout ça…

Et si on revenait à un point de vue un peu plus personnel et réaliste ? De par ma maladie (endométriose) j’ai été obligée de me pencher assez vite sur le sujet de la féminité. Et de constater que c’était une part de moi que j’assumais très mal. A l’époque, exit les jupes et les robes courtes, les pantalons moulants, j’étais mal à l’aise avec mes formes et c’était dur pour moi de les assumer.

Quant à parler de la sexualité… Après mon viol refoulé, sans le savoir, c’était plus une corvée qu’autre chose, où j’ai rarement été motivée et pris du plaisir. Jusqu’à décider d’arrêter de me forcer, et puis finalement d’être célibataire tant que je ne me sentirais pas mieux dans ma peau. Ou bien de profiter des opportunités qui viennent à moi uniquement si j’en ai envie. Evidemment, cette vision-là a radicalement changé quand j’ai rencontré quelqu’un avec qui pour la première fois, j’avais envie que cela devienne vraiment sérieux. Non seulement je n’avais plus envie que le sexe soit une corvée, une source de douleurs, mais plutôt que cela devienne un partage dans la joie et le plaisir. En somme il y avait, et il y a encore du boulot.

Ce n’est pas un chemin qui se fait instantanément. Evidemment, quand on a des blocages psychologiques, il est bon d’entamer une thérapie pour explorer ces blocages et les lever. Mais il existe aussi d’autres outils qui peuvent être intéressants, et aider une femme à mieux se connaitre elle-même de ce côté-là, sans forcément avoir besoin de traiter des traumatismes lourds.

C’est cela que je voulais partager avec vous aujourd’hui, dans le prolongement de l’article de L’ile aux feuilles ( https://leafyisle.wordpress.com/2015/07/26/renouer-avec-son-soi-intime-des-pistes/ ). [Je m’excuse d’avance, mais la majorité des ressources en ligne que je vous donne sont en anglais…]

  • Les ressources de Jennifer Posada [en anglais]

C’est un projet nommé « The Orgasmic Woman Project  » sur : http://www.orgasmicwoman.com . Son objectif est de permettre à chacun de savoir comment mieux ressentir cet « état orgasmique » et de le vivre énergétiquement (et pas forcément uniquement à travers le sexe dirons-nous) pour apprendre à mieux l’accueillir. Il y est questions d’amour envers soi-même, mais aussi d’apporter une énergie de guérison sur ce plan là. J’aime bien son approche et surtout je trouve qu’elle peut être très aidante dans un processus de guérison sexuelle. C’est aussi une occasion d’apprendre à être plus à l’aise avec ce sujet-là et de le voir sans l’angle de la beauté et du plaisir. L’avantage est que c’est une ressource pour laquelle on donne ce qu’on veut (1$ à 100$… etc).

Elle propose également un Self Love Course (http://www.jenniferposada.com/self-love-oracle-course ) qui permet de travailler sur l’acceptation et l’estime de soi. C’est un cours que j’aime beaucoup, car il apporte beaucoup de douceur, de paix et invite vraiment à la réconciliation avec soi-même. Avec l’avantage de le faire à son propre rythme, et de donner ce que l’on veut en terme de paiement.

 

  • Les ressources de Vanessa Marin, sexe thérapeute [en anglais]

A l’époque, elle proposait un intéressant « five-day Stop Sabotaging Your Orgasm Challenge », qui donnait un conseil pendant 5 jours. La ressource restant en ligne est cette vidéo, intéressante pour débuter sur le sujet : http://vmtherapy.com/videos/video-looking-to-have-your-first-orgasm/ . Elle publie également de nombreux articles de blogs intéressants, dont vous aurez les liens en s’inscrivant à sa newsletter (pas trop envahissante).

Elle propose un programme en ligne qui s’appelle « FINISHING SCHOOL: learn how to orgasm ». http://vmtherapy.com/how-to-orgasm Par contre, il faut avoir les moyens (c’est 599 $), aussi je ne l’ai pas expérimenté.

Mais plus accessibles, voici une sélection de lien :

  • Le livre « Healing Sex : a mind-body approach to healing sexual trauma » de Staci Haines

Ce livre est plus axé vers les personnes qui ont subi un traumatisme sexuel. Son approche est très complète, aussi sa lecture est progressive. Pour ma part, je n’avance que doucement car je mets souvent le doigt sur des blocages, que j’essaye de résoudre avant de poursuivre. Ce livre est bien construit et donne de très nombreux témoignages. Il m’a été conseillé par plusieurs personnes. Je ne connais malheureusement pas de traduction, mais on peut l’avoir en ebook pour 18$.

  • Les ressources de Miranda Gray [en français]

Miranda a écrit plusieurs livres sur le cycle féminin et ses énergies, notamment  « Lunes Rouges ». Elle reprend l’idée qu’il existe 4 archétypes dans les énergies féminines, dont un très sensuel et ouvert à la sexualité. En acceptant et invitant celui-ci, cela permet aussi l’exploration de ce domaine-là.

Elle a aussi créé la méditation mondiale de l’Utérus (gratuite): http://www.wombblessing.com/french-invitation.html . Ayant fait un stage avec elle et étant maintenant une « Moon Mother », je peux dire par expérience personnelle, que la Bénédiction de l’utérus m’a permis une reconnexion profonde avec mes énergies féminines et m’a aussi donné des outils pour travailler à ma guérison : à travers les méditations, mais aussi avec la technique de Soin de l’utérus.

C’est une piste à explorer, particulièrement pour celle qui aime utiliser les énergies lunaires pour se connecter à leur aspect féminin.

Je crois que j’ai fait le tour des ressources disponibles pour tous que j’explore actuellement. Évidemment, dans ce genre de démarche, il est bien avant tout, si on a des problèmes physiologiques, d’aller voir son médecin, ou un spécialise, et de prendre un traitement adapté.

Pour partager mon expérience par rapport à la prise en charge de la douleur dans le cas de l’endométriose, le travail via le corps (inconscient) est aussi un des plus efficaces. Moi j’ai expérimenté de très bonnes améliorations par le passé grâce à la Biokinésiologie, mais j’ai entendu aussi des retours positifs sur le Chi Nei Tsang (technique de massage du ventre avec de l’énergétique chinoise). Bref, à chacun de trouver la technique qui lui parle, la relation avec le thérapeute étant elle aussi très importante.

Évidemment, mon avis est que pour ce genre de maladie ou des blocages sexuels, il vaut mieux chercher à explorer en profondeur pour comprendre le message que notre corps essaye de nous transmettre. Car en général, ce n’est pas déconnecté de notre histoire et de nos antécédents.

C’est pourquoi de mon côté je travaille à la fois sur le physique (traitement médical et massage), l’énergétique (médecine chinoise), le psychologique (suivi avec une spécialiste) et le spirituel (séances de soins chamaniques), en plus de toutes les ressources que j’ai partagé avec vous. Et à toutes celles qui galèrent sur ces aspects-là, ont perdu un compagnon à cause de ses sujets, n’arrivent pas à aimer leur corps ou se désespèrent de ressentir du plaisir, je leur envoie toute ma compassion et je les encourage à ne pas abandonner. Il y a des jours où je me sens très mal, I’m feeling likre crap, ou bien j’ai l’impression qu’un camion m’a roulé dessus à cause de ma maladie. Mais cela ne m’empêche pas, et n’empêche aucune d’entre nous, d’être une femme et d’avoir des ressources dans lesquelles puiser pour avancer. Et pour rien au monde, je n’abandonnerais mon sexe et ma sensibilité pour être un homme et ne pas avoir ses problèmes là.

Bonne exploration à chacune !

13 décembre 2015

Rebondir ?

Artiste : Kuvshinov-Ilya
Artiste : Kuvshinov-Ilya

On dirait qu’il n’y a que quand je suis vraiment au fond du trou que je suis capable de rebondir. Je n’ai jamais été aussi mal, aussi « rien », aussi vide et pourtant pleine de tristesse. Je n’ai jamais trouvé normal de ne pas savoir exister sans l’autre, je n’ai jamais trouvé ça sain. Pourtant, c’est là où j’en suis aujourd’hui, et pas parce qu’il n’est plus là avec moi pour m’épauler. Non, être seule je l’étais avant, ça ne me pose pas tant de problème que ça, au contraire ça offre parfois beaucoup de liberté. Mais, bien à cause de la blessure reçue lorsqu’il m’a quittée.

Avant la rupture, je travaillais sur mon estime de moi, que je regagnais timidement comme l’amour et l’acceptation de mon corps. Mais quand il m’a quitté, tout a volé en éclat. Parce que de par ses raisons, il a souligné mes faiblesses, mes blessures et mes insuffisances. Finalement parce que je n’étais pas en mesure de combler ses attentes. Et indirectement parce que je souffre d’endométriose mais aussi de blocages psychologiques dus à mon historique avec les hommes.

Alors comment garder foi en soi ? Comment continuer à aimer son corps, quand l’autre vous quitte car il n’est pas épanoui sexuellement ? Comment garder estime en la femme blessée que je suis ? Comment m’aimer quand je suis incapable d’une relation harmonieuse avec l’autre, que je me sens handicapée de la vie ?

Et puis, par-dessus tout ça, le poids étouffant de la tristesse vient éteindre toute combativité, toute envie de lutter, parce que c’est trop douloureux. Je ne peux que me rouler en boule sous les coups du destin qui semblent s’acharner. Pleurer toutes les larmes de mon corps, parce qu’après tout je l’aimais plus que je n’ai jamais aimé.

Aujourd’hui, dans mon plus profond désespoir, j’ai eu une terrible envie de l’appeler. De lui demander « Comment vas-tu ? Es-tu plus heureux maintenant ? ». Pleurer toutes les larmes de mon corps n’a soulagé en rien cette envie. Mais à quoi bon ? Pour qu’il ne décroche pas ? Ou qu’il me dise qu’il va mal ? Et s’il me dit qu’il va bien, comment le prendrais-je ?

Car soyons réalistes, cela ne changera rien à la situation. Il ne sautera pas dans un avion pour me rejoindre. Je ne serai pas guérie d’un coup de baguette magique. Cela ne fera que me faire souffrir, me ramener à lui, mes sentiments, mon désespoir, ma colère, mon incompréhension et ce tourbillon de millier d’émotions qui cherchent à me déchirer de l’intérieur.

Certains vous diront que ressentir c’est être vivant. Aussi j’aimerais mieux parfois mourir, parce que je ressens trop, moi qui suis déjà tellement émotive et hypersensible. Mais je me rappelle alors que c’est ce que je faisais autrefois en imagination, pour me dissocier de mon corps et de la souffrance. Et je me souviens de mon choix de ne plus le faire, d’abandonner cette violence psychologique. Je me rappelle que depuis ma décision, je n’ai pas cédé à cette sirène de la facilité, malgré toutes les épreuves que je traverse, et j’essaye de me rattacher à ce progrès-là. Car celui-ci, il ne pourra pas me le voler, il n’est destiné qu’à moi-même.

Alors comment me sortir de ce marasme émotionnel ? Car je n’en finis plus d’accueillir la tristesse, la colère et l’incompréhension à tour de rôle, d’épuiser les boites de mouchoirs, de penser à lui nuit et jour. Je n’en finis plus de me noyer dans ces sentiments et surtout ce silence. Ce silence qui me rend folle, plus que tout. Qu’on m’aime ou qu’on me hait, j’ai toujours préféré les mots au silence, qui pour moi n’est rien d’autre qu’une preuve de totale indifférence, de mort pour l’autre. Alors oui, il a décidé de me rayer de sa vie, de son quotidien, de son monde, de son facebook, de son blog et de son appartement. Comment vivre avec ? Est-ce que cela le soulage, le rend heureux, le rend triste, le culpabilise ou le libère ? Je n’aurai jamais la réponse à ses questions-là, alors autant essayer d’arrêter de me les poser.

Je n’arrive même pas à me nourrir de colère pour me sentir outragée et monter sur mes grands chevaux, le rejeter lui pour ne pas me remettre en question moi. Ce n’est pas dans ma nature, mais cela rend les choses d’autant plus dures, car je prends tout de front. Et quand cela vient de la personne que l’on aime, alors ne la croit-on pas ? Dois-je donc le croire quand il me dit que je suis incapable d’aimer entièrement et de me laisser toucher dans l’âme ? Alors même que l’on n’a pas la même définition de l’âme ? Je n’ai même pas eu l’envie de débattre sur ce point-là, car finalement cela prouve juste qu’on avait une vision différente de la spiritualité (ou qu’il ne connaît pas la différence entre la notion « d’âme » et «  d’âme-personnalité »).

Mais bref. Comment se reconstruire après ça ? C’est la chose que je vais essayer de déterminer. En la vivant en conscience. Parce que le 1er mois après la rupture n’est pas si difficile, on est sous le choc, dans le déni, la réalité de la chose ne nous apparait pas. Pour ma part, j’avais de l’espoir, j’étais persuadée qu’il allait revenir, qu’il allait changer d’avis. Mais après le 2ème mois passé, on ne peut plus se mentir, il n’y a plus de retour en arrière possible. Ce qui explique sûrement pourquoi la période que je vis est si dure émotionnellement. Parce que je comprends enfin la réalité et la profondeur des conséquences que cela implique.

Et je fais quoi maintenant ? Je hurle, crie et tempête sur lui jusqu’à avoir une signe d’attention et croire recevoir un signe d’amour de sa part ? Ou je fais mon deuil, en acceptant que les choses restent en pagailles et jamais résolues, que tous mes sentiments échouent dans le vide sans écho et sans réponse, que les promesses et les espoirs d’un lendemain communs soient peut-être creux et voués à se faner indépendamment de ma volonté ?

Parce qu’après tout, c’est lui qui est parti. Il n’y a que lui qui peut revenir. A quoi bon lui courir après ? J’ai essayé et cela n’a absolument rien donné, au contraire. Cela n’a fait que me blesser encore plus, de voir ma foi et mon amour rejetés, sans pouvoir et sans importances.

12 décembre 2015

Falling apart…

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Artiste : Sylar113

Combien de fois peut-on fermer une porte ?
Combien de fois peut-on couper le lien encore et encore, toujours plus ?
Combien de fois ne peut-on répondre à un appel que par du silence ?
Combien de fois peut-on être frappée au cœur sans mourir ?

I can’t go through it.
Je LE déteste de me faire souffrir. Je ME déteste d’être brisée. Pourquoi suis-je dans un tel état ? Comment puis-je me relever ? Cela me semble impossible. Plus le temps passe et plus je coule, ne voyant ni de raison, ni d’espoir. Il n’y a que le présent infiniment douloureux, une torture que je voudrais abrégée.

Et j’ai envie de lui hurler « Es-tu plus heureux comme ça ? »
J’ai l’impression de ne plus te connaître, un inconnu derrière un mur froid et immense, et cela me fait tellement mal. Dans ce silence, c’est comme si tous tes mots passés et tes promesses se diluaient, n’avaient plus de réalité. Ne reste que celle du vide, de ton départ, de mon cœur déchiré.

Tu sembles vouloir tout effacer, comme si cela pouvait te soulager. Et je ne comprends plus rien. Préfères-tu considérer que je suis comme morte pour toi ?

Dans l’instant de souffrance, je ne retiens qu’une chose.
Je ne veux plus aimer. Je ne veux plus ouvrir mon cœur pour qu’il soit piétiné.

11 décembre 2015