Liberté… ?

Artiste : Paulmp
Artiste : Paulmp

Je suis à la recherche d’une voiture d’occasion et je trouve cela compliqué. J’ai du mal à identifier ce dont j’ai vraiment envie et encore plus ce qui me conviendrait (comme proposé par Sylvie ici). L’idée même d’avoir ma propre voiture ne me fait pas envie. Il faut bien la choisir, bien l’entretenir, payer l’assurance, etc… Cela fait beaucoup de choses et beaucoup de responsabilités je trouve. Cela m’effraye… Et en même temps, je n’aime pas non plus avoir une voiture qui n’est pas à moi, parce que j’ai constamment peur de l’abîmer.

Bien, alors ne conduis pas de de voiture. Tu n’es pas vraiment obligée, pas encore.

Mais en même temps, le fait de ne pas avoir de voiture m’angoisse tout autant. Je veux pouvoir partir à n’importe quel moment, être autonome, ne pas dépendre des autres, des bus aléatoires, pouvoir aller où je veux, comme je veux.

Et quand tu as une voiture à ta disposition, tu n’as envie d’aller nulle part, alors que quand ce n’est pas le cas, tu voudrais pouvoir bouger et te sens coincée.

Mes propres contradictions me fatiguent. Je ne comprends pas pourquoi cela m’angoisse tant. J’en fais des cauchemars, je dors mal à cause de cette histoire de voiture.

Tout ce qui t’affecte n’est pas anodin, encore moins quand tu ne peux pas dormir comme d’habitude. Je sais que tu as entendu ma question et que tu n’as pas envie de répondre, mais dis le moi quand même…

Ce que la voiture représente pour moi… C’est la liberté. La liberté d’aller où je veux, quand je veux, comme je veux. En toute indépendance, et seule.

Tu comprends que la voiture n’est que le support de ton angoisse n’est-ce pas ? Qu’en réalité tu as peur ce qu’elle symbolise pour toi. La voiture dans les rêves représente souvent la manière dont on pilote sa propre vie, d’où les métaphores d’être passagère dans sa propre voiture pour signifier que l’on ne prend pas les décisions soi-même. Ce qui t’effraye, c’est cette liberté. Tu as peur de mal faire, « d’avoir un accident » ou encore de mal choisir ta voiture : de te faire arnaquer, duper et de te retrouver endettée pour rien. Tout ça n’est pas anodin.

Tu n’aimes pas conduire de nuit non plus, parce que les phares des autres t’aveuglent et ta visibilité est réduite. Tu n’aimes pas conduire non plus quand il y a du monde, tu préfères les routes désertes. Tu n’aimes pas conduire dans des conditions bruyantes, cela te donne la migraine. Toutes ces petites choses ne sont pas anodines et pourraient être transposée à ta vie globale.

Tu détestes la foule et tu fuis les lieux trop fréquentés. Tu supportes mal le bruit et tu as besoin de beaucoup de calme et de silence. Tu déteste avancer sans savoir où tu mets les pieds.

Bien. Maintenant, dis-moi quel est le budget que tu souhaites mettre dans cette voiture ?

Je ne sais pas. Je n’ai pas envie de m’endetter auprès de mes parents, même s’ils pourraient m’avancer un peu d’argent. Je n’ai pas envie de dépenser beaucoup d’argent pour ça. Je n’ai pas envie d’économiser pour ça en fait. Je considère que c’est un besoin presque « primaire » parce qu’ici c’est compliqué sans voiture. Mais je n’ai pas du tout envie de prendre un prêt pour en payer une. Ni de devoir réduire mon budget alimentaire chaque mois, ou mon budget parapharmacie. J’ai bien plus envie d’économiser pour mes prochaines vacances, quand je rentrerai enfin en métropole.

Je ne me sens pas prête à dépenser de l’argent pour ça, ni à endosser une dette. Même que ce soit 3000€, même que ce soit auprès de mes parents. Je déteste dépenser de l’argent que je n’ai pas, c’est un principe. Et même quand j’en ai un petit peu, j’ai besoin de garder un matelas de sécurité « au cas où ».

Parce que tu as toujours peur de manquer.

Oui… Je ne sais pas pourquoi ça. C’est une peur profonde, qui concerne principalement l’argent et la nourriture.

D’où tes réserves monstrueuses pour ta période sans voiture. Tu as préféré dépenser tes sous en avance pour être sûre d’avoir de quoi manger facilement et longtemps, même si tu ne pouvais plus qu’aller faire des courses chez le petit marchand de fruits et de légumes. C’était ta priorité, avant même de chercher une nouvelle voiture.

Oui… Pourtant, je n’ai jamais manqué de nourriture…

Ah, tu es sûre ?

Oui, bon… je me rappelle qu’on m’a dit je ne mangeais quasiment pas petite jusqu’à mes 4 ans. A priori, c’était compliqué pour me faire téter et manger…

La première chose que fait un enfant, c’est téter le sein de sa mère. Ainsi il établit un lien spécial avec elle, il se sent nourri et comblé, donc en sécurité. Or cela n’a pas été ton cas, pour une raison que nous ne t’expliquerons pas. Mais tu sais que tu n’as pas tété dès ta naissance. Tu sais aussi que tu as ressenti un grand manque d’amour bébé, malgré l’attention de tes parents. Et que tu n’arrivais pas à manger correctement.

Oui mais je ne comprends pas… Si j’avais faim et besoin de cette nourriture, alors pourquoi je ne semblais pas vouloir téter ?

Parce que cela ne t’a pas été enseigné comme le moyen de combler ce vide. Car en réalité, c’était autre chose que tu cherchais, c’était un lien émotionnel de confiance et d’amour, un sentiment de sécurité. Or ta mère était très anxieuse, anxieuse que tu ne manges pas, anxieuse de mal faire les choses, anxieuse de se tromper. C’était ses énergies là qu’elle te transmettait via son lait, voilà pourquoi tu n’en voulais vraiment pas.

… Je peux l’imaginer mais… Je ne sais pas, je ne comprends pas trop le lien ou je n’arrive pas à comprendre.

Je vais t’éclairer. Tu as peur de manquer, toujours et tout le temps, surtout du point de vue de la nourriture. Tu te sens souvent en insécurité et particulièrement quand tu conduis, ce qui a tendance à t’angoisser. T’es-tu jamais demandé pourquoi ?

Je veux dire, tu as fait la conduite accompagnée, tu as eu ton permis du premier coup, ça va bientôt faire dix ans que tu conduis. Tu n’as jamais eu d’accident, à part ce léger accrochage en sortant de ton stationnement. Tu n’as pas de raison valable d’être angoissée au volant. Mais tu conduis moins bien quand tu doutes de toi. Et tu as peur des autres au volant. Car finalement, toi toute seule sur la route, tu n’aurais pas d’inquiétudes, tu pourrais même y prendre du plaisir, car tu aimes bien la vitesse et la sensation de pouvoir que peut donner la liberté d’aller là où tu veux.

Non ton problème, c’est les autres. C’est conduire au milieu des autres. Tu pestes souvent quand les gens ne respectent pas les priorités. Cela te met en colère, c’est ce qui t’énerve le plus au quotidien.

Je déteste croiser des imbéciles au volant, ceux qui grillent les priorités ou font n’importe quoi. Je ne peux pas m’empêcher de me sentir atteinte. Je déteste quand on me manque de respect, notamment quand je conduis. Cela m’affecte, même si je sais que c’est bête. Comme je peux vite me sentir agressée au volant, si l’on me klaxonne ou m’injurie parce que je ne vais pas assez vite alors que je respecte les limitations de vitesse. Vraiment, ça pourrait presque me faire pleurer, je suis trop sensible…

Je t’invite à faire un parallèle entre ton comportement au volant et ta vie. Pourquoi te sens tu atteinte de cette façon ? Qu’est ce qui t’effraye tant dans le fait de rouler avec les autres ? Pourquoi est-ce que tu ne veux pas mettre d’argent dans une voiture ?

En fait, je voudrais une voiture qui ne craint rien. Ou bien qui ait peu de valeur et ne craigne pas les rayures.

Tu es sûre ? Quand on a rayé la voiture de location alors que tu l’avais bien garée, tu étais très vexée. La réalité, c’est que ta voiture est un peu comme une extension de toi. Tout ce qui l’affecte, t’affecte aussi sans que tu t’en rendes compte. La 106 dont tu as hérité n’a pas de grande valeur, pourtant tu as été vraiment blessée de voir que quelqu’un avait fait un pet sur la carrosserie. Alors que tu n’as pas trop tilté quand tu l’as rayé toi-même contre un mur. Du moins, ta vexation est vite passée.

Et quand tu as trouvé une vis dans ton pneu ? Tu regardes où tu roules, tu fais attention à ce genre de chose. Mais là, c’était probablement quand tu t’étais garée devant chez tes voisins, ceux qui avaient laissé leurs invités faire exploser un pétard sur ta fenêtre quand tu leur avais demandé gentiment à 2h du mat s’il pouvait s’installer sur le banc plus loin plutôt que sur ton bord de fenêtre. Tu as été très suspicieuse…

C’est vrai quoi, il n’y avait aucune autre vis, ils n’avaient pas déménagé, c’était très bizarre. Mais oui cela m’a affecté, je le reconnais.

Ta voiture est quelque part un symbole de ton hypersensibilité. Une carrosserie finalement sensible, qui t’affecte au moindre choc. Un élément que tu n’aimes pas manier en présence des autres, quelque chose qui t’angoisse, qui te semble imprévisible et que tu as peur de voir tomber en panne. Comment ferais tu pour rouler sans carrosserie ? Comment ferais tu pour gérer ton hypersensibilité sans bouclier de protection ?

Je ne sais pas… Longtemps je me suis hyper protégée. En ne m’habillant qu’en noir, en cherchant à repousser les autres, en me barricadant de l’extérieur. Puis j’ai ensuite, en plus, essayé de me protéger avec des pierres, des boucliers d’énergies, des prières, etc…

Tu as toujours traité cette hypersensibilité comme quelque chose de gênant, quelque chose à bloquer, à contrôler, à réprimer, à compenser.

Je ne sais pas vraiment comment faire autrement. Comment je suis censée faire ? Rester exposer à toutes les émotions, en me prenant coup sur coup ? Me laisser drainer de toutes mes énergies par autrui ? Me voir prête à fondre en larmes subitement au travail sans raison ? Comment je suis censée gérer ça ? Comment ? Je n’ai jamais reçu de mode d’emploi. On me dit d’accepter… Accepter, accepter, accepter, ça veut dire quoi dans ce cas-là ? Accepter de me faire vider de mes énergies ? Accepter de me sentir agressée à tout bout de champ ? Accepter d’être vidée et épuisée émotionnellement au point que cela m’affecte physiquement ? Comment on accepte ce genre de chose ?

En arrêtant de la combattre. En arrêtant de penser que ce n’est pas normal, et qu’il y a quelque chose qui cloche, à réparer. Tout est normal, tout va bien. Nous sommes là pour te protéger en cas de réel danger. Tu as fait beaucoup de progrès déjà, tu peux encore t’améliorer. Te faire vider de tes énergies n’est pas forcément mauvais, cela peut être par des entités vampiriques qui t’aideront à recycler tes énergies viciées. Cela peut être par des âmes errantes qui cherchent à attirer ton attention et obtenir ton aide. Ce n’est pas forcément « parce ce que l’on te veut du mal ». Avant de courir te réfugier dans tes énergies de lumière à cause de la peur, tu devrais prendre le temps de ressentir. Comment te sens-tu physiquement ? Émotionnellement ? Qui prélève tes énergies ? Je sais que tu n’as pas envie de voir, mais tu devrais essayer de remonter le fil énergétique pour savoir à quoi tu as affaire. Tu te plains de ne pas être capable de faire la distinction et ni de comprendre ce qui se passe. Mais pour ça il faut observer. Si tu veux apprendre à faire preuve de discernement, il faut que tu acceptes de ressentir. Et pas que tu rejettes tes ressentis et coures te réfugier dans un bouclier de lumière.

Mais j’ai déjà été confronté à des entités vampiriques qui me masquaient ce qu’elles étaient…

Cela dénote un niveau spirituel largement supérieur à une âme errante ou une entité vampirique de base. Ce qui peut signifier plusieurs choses, mais nous reviendrons dessus.

Si ce ne sont pas des guides ou des alliés venus pour m’aider alors qui sont-elles et que veulent-elles ? Et comment je peux savoir ? Elles masquent leur présence et bloquent toutes les informations que je pourrais chercher à obtenir.

Ce n’est pas l’important là maintenant. Tu es protégée, tu ne devrais pas en douter. C’est juste que tu es vite effrayée, tu as du mal à gérer les entités liées à l’Ombre, elles te font peur. Parce qu’on t’a inculqué que les énergies « basses » (le mot est mal choisi, mais c’est ce qu’on t’a dit), ressenties avec tes chakras inférieurs étaient mauvaises. C’est faux, c’est un gros préjugé. Et tu devrais bien le savoir car l’école qui te l’a enseigné ne jure que par la lumière, la lumière, la lumière, au point que tu trouves cela déséquilibré.

Je sais. Sauf que c’est plus facile d’accepter l’Ombre en théorie qu’en pratique. J’ai du mal à distinguer les énergies qui y sont liées, encore plus à communiquer avec d’éventuels guides ou alliés…

Tu te débrouilles plutôt bien ce soir. C’est pas mal. Je sais que tu fais des efforts pour essayer de ne pas nous rejeter automatiquement, pour apprendre à modifier tes formatages. Je sais que cela t’effraye et que parfois tu n’y arrives pas.

Mais je suis là pour t’aider, comme les autres. Et quand tu te réfugies automatiquement derrière un bouclier de lumière, on ne peut pas t’atteindre, parce que tu changes sciemment et volontairement ta fréquence, et qu’elle n’est pas compatible avec la nôtre pour créer un canal. Tu ne sais canaliser que sur une fréquence étroite, alors c’est compliqué.

Mais je n’ai pas l’impression que ce le soit ce soir. Tes énergies sont presque impalpables pour moi, je ne ressens pas vraiment ton lien à l’Ombre ni tes énergies.

Disons que je les ai masqués pour faciliter les choses, nous te laisserons le temps de t’habituer.

Merci. Mais alors quand je me sens en insécurité à cause de mes ressentis liés à l’Ombre, comment je fais pour me « réfugier en sécurité » sans couper le lien avec mes guides/alliés, etc… ?

Tu peux t’imaginer dans un château fort, aux énergies neutres, où seuls tes alliés peuvent franchir la grille de la Vérité, celle qui dévoile tous les masques et fait tomber les protections d’invisibilités. Si tu veux, nous t’aiderons à créer ce lieu. Mais tu dois avoir foi en toi et tes capacités. Tu peux t’appuyer sur la bénédiction de la Source, à condition de ne pas donner de teinte à ses énergies. Est-ce que cela pourrait te rassurer ?

Je vais essayer, merci. Merci pour cette conversation détaillée et pour ta douceur.

27 février 2016

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Le bol de soupe

 

Qui aurait cru qu’un simple bol de soupe pouvait me manquer autant ?

Celui bien chaud qui réchauffe au creux de l’hiver.
Celui au goût familier qui rythme les jours.
Celui au goût maternel, simple et pourtant inimitable.
Celui qui marque une journée de plus, dans la chaleur familiale.

Parfois, il me semble que rien ne peut être meilleur que ce simple bol de soupe. Pourtant si banal mais si précieux. Et le poids de la distance me pèse, mon envie de rentrer à la maison encore plus…

26 février 2016

Le foyer

Artiste :  Megatruh
Artiste : Megatruh

Je ne sais pas pourquoi je suis mieux assise sur mon canapé pour écrire qu’à mon bureau. Je suspecte que c’est une histoire de dos droit et de confort, pour mieux faire circuler l’énergie. Mais je me souviens avoir écrit un peu partout, sur mes lits, mes bureaux, et même dans train. J’ai toujours aimé ça écrire, mais écrire avec mes guides, c’est une autre sensation.

Comme celle d’être au chaud chez soi, de se sentir bien, en confiance. Hier j’écrivais installée sur mon canapé, une bougie allumée et avec un éclairage discret mais chaleureux, alors qu’il pleuvait dehors. Et je me suis sentie bien, pour la première fois depuis que je suis ici, je me suis sentie chez moi, à l’abri dans le lieu où j’étais.

Alors, finalement qu’est-ce qui définit notre foyer ? Est-ce le lieu où l’on est et son confort ? Est-ce l’aménagement et la décoration ? Est-ce que ce sont les activités que l’on y fait ? J’imagine qu’on a du mal à cuisiner quand on ne se sent pas chez soi, en tout cas pour moi c’est le cas. Mais qu’est ce qui fait qu’ici j’ai du mal à me sentir chez moi, alors que je l’étais dans mon appartement à Angers, bien qu’il y ait eu le même problème d’insonorisation ?

Je sais que j’aimais mon appart à Angers, j’avais eu un coup de cœur, pour les couleurs de sol du salon, pour les boiseries dans la chambre. Et puis pour les énergies du lieu aussi. J’étais vraiment dans un chouette quartier, avec en face une belle église aux énergies agréables. J’aimais beaucoup mon quartier pour sa boulangerie, sa librairie, ses rues pavées à proximité. Il ne me manquait qu’un jardin et une bonne isolation sonore.

Alors comment puis-je me sentir chez moi ici ? J’ai beau avoir décoré les lieux, réarrangé comme je pouvais, nettoyé et purifié, j’ai vraiment du mal à m’y sentir chez moi. Je n’aime pas les énergies dégagées par mes voisins. Je n’apprécie pas spécialement le quartier, qui me semble vraiment étranger. Et puis il y a le climat, qui chaque jour me fait me sentir étrangère. Il n’y a que là, quand il pleut et qu’il fait froid que je me sens un peu plus dans mon élément parce qu’alors oui, cela ressemble de loin au climat de métropole en hiver. Les saisons inversées sont vraiment un enfer pour moi, je me sens totalement perturbée. Moi qui étais si habituée au cycle de métropole, je sens mon corps me réclamer du froid à la saison attendue. Mais non, au lieu de ça il fait 35°C et je sue sang et eau. Comment peut-on s’habituer à ce genre de chose ? Je n’aime pas ça. J’ai tellement l’impression d’être à contre-courant. Et il n’y a que quand cela ressemble un semblant à la métropole que je me sens un peu mieux.

Alors pourquoi rester ? Des fois, je me demande pourquoi je m’inflige ça. Pourquoi rester ? Cette question est souvent revenue dans la bouche de mes proches en métropole, et je me sentais obligée de me justifier. C’est vrai, pourquoi rester alors que le climat ne me plait pas, que l’île ne me plait pas et que je ne me suis pas vraiment intégrée socialement ?

Je n’ai pas envie de justifier encore les choses envers moi-même avec des arguments bateaux (le travail, l’expérience pro…). J’aimerai bien répondre honnêtement à cette question envers moi même. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que je n’ai pas l’impression de le savoir moi-même, mais peut-être plus de me laisser porter, parce que je ne sais pas ce que je veux. Et je sens que cela m’angoisse. J’ai un gros blocage au niveau de la gorge. Et cette histoire de chercher une voiture, qui me provoque tant de stress, n’est probablement pas anodine.

Quelque part c’est comme si je fuis le foyer familial, alors que ma seule envie est d’y retourner. Est-ce donc une part inconsciente de moi qui rejette, refuse cette dépendance affective aux parents et cherche à s’en libérer ? Il y a cette attraction / répulsion que je ne comprends pas. Comme si PARCE QUE j’ai envie de rentrer, alors je dois rester. Est-ce que cela a même un sens, une logique ? Parce que j’ai envie de rentrer au foyer familial ou de retrouver mon ex-compagnon, je m’interdis de rentrer. Je ne comprends pas ce mécanisme…

Parce que tu as aussi encore des choses à vivre ici. C’est une île intense, tu le sais, tu l’as ressenti. Il se passe beaucoup de choses ici pour toi, cela te permet de vivre certaines expériences en accéléré. Te libérer de l’emprise émotionnelle de tes parents en fait partie. Tu as une relation fusionnelle avec ta mère basée sur de l’attraction/répulsion, de l’amour/de la haine. Vous vous infligez mutuellement de nombreuses blessures en étant le miroir l’une de l’autre, même si cela s’est amélioré avec l’âge. Il est temps que tu apprennes à prendre soin de toi par toi-même, et cela comporte aussi répondre à tes besoins affectifs. Devenir ta propre mère et ton propre père, comme te l’a dit la thérapeute. Je sais que cela t’a marqué. Tu commences seulement à comprendre combien tu as toujours régi ta vie selon ton besoin d’amour de leur part et d’approbation. Il est temps de t’en libérer pour tracer ton propre chemin. Car par nature tu aimes bousculer les choses et tu le feras, mais tu ne le pourras pas si tu attends leur assentiment et leur soutien. C’est ta vie, la tienne. Même s’ils te l’ont offerte, c’est à toi qu’elle appartient. Et ce n’est pas parce que tu traceras ton propre chemin que tu perdras leur amour. Au contraire, tu gagneras leur respect. Fais-toi confiance, il n’y a que toi qui peux savoir ce qui est bon pour toi. Et ce dont tu as besoin en ce moment, c’est de temps pour toi, pour apprendre à te connaitre et te libérer de tes schémas de pensées et de ce que l’on attend de toi.

Peut-être, mais je trouve que c’est une dure méthode.

C’est une méthode rapide. Comme l’est celle de ton endométriose. Cela te pousse à faire des choses, à te poser des questions, que tu vois des femmes de 45 ou 60 ans se poser. Il n’y a pas d’âge pour évoluer, pas de plus avancée ou de retardée. Mais sur ton propre chemin, tu arriveras plus vite à faire ce pourquoi tu es là si tu te débarrasses de tes limitations et blocages le plus tôt possible.

Ce pourquoi je suis là, hein ? Ça m’intrigue tu sais. Parce que je croyais qu’on ne venait pas pour quelque chose de précis, mais juste pour avancer sur son propre chemin. Et que la destination du chemin ne devait pas être le but, mais que le cheminement lui-même était l’objectif. Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça. Est-ce qu’on vient vraiment pour « faire quelque chose » ? Est-ce que ce n’est pas juste une histoire prétentieuse que se raconte l’égo pour se flatter ? Ou les religions pour nous attirer ? Je n’aime pas avoir des responsabilités. Et je n’aime pas penser que mon âme en a envers autrui, cela me gêne profondément. Parce qu’alors si je n’y arrive pas, c’est que j’ai échoué dans ma vie. C’est beaucoup de pression je trouve.

Parce que tu manques de confiance en toi. Celui qui sait quel est sa mission connait aussi ses atouts et ses forces pour y arriver, aussi il sait qu’il en est capable. Voilà pourquoi une mission de vie n’est jamais révélée prématurément, car sinon il peut y avoir refus et rejet, blocage de la personne. Aussi nous ne t’en dirons pas plus.

Pourquoi j’ai beaucoup de mal à écrire avec toi ? Mes doigts ne pianotent pas comme d’habitude avec facilité sur le clavier, je fais des fautes de frappe partout, ce n’est pas habituel, comme je n’arrive pas non plus à clairement sentir le canal, comme si c’était brouillé.

A vrai dire, c’est plus difficile que tu ne le crois de nous solliciter quand tu en as envie. Surtout que tu manques d’énergie et que tu dois assimilée celle que tu as reçue hier lors de la bénédiction. Tu ne maitrises pas le changement de tes énergies et tu n’es pas dans un environnement favorable, comme tu l’as remarqué.

Mais être en période de lunaison ne facilite-t-il pas la chose ?

Si et c’est bien pour ça que c’est plus facile à certaines périodes qu’à d’autres. Il faut parfois des purifications puissantes pour dégager ton canal, surtout que tu es entourée d’énergies lourdes, au travail comme chez toi. Tu ne peux pas y faire grand-chose, sinon maintenir une hygiène énergétique stricte et continuer à purifier ton lieu de vie. Tu verras que ça ira mieux quand tu déménageras.

C’est vrai que c’est fatiguant. Je te laisse, merci.

23 février 2016

Écrire un blog

Artiste : Megatruh
Artiste : Megatruh

Qui me lit ? Parfois je me demande quelles sont les personnes qui me lisent, quelle est leur vie, comment elles sont tombées sur mon blog et surtout qu’est ce qui les intéresse ici ? J’ai remarqué que c’est rarement les sujets que je pense les plus intéressants qui attirent le plus l’attention. Ce sont souvent mes articles les plus sincères, ceux qui sortent du fond de mes tripes et que parfois je me demande même pourquoi je les poste.

Tenir un blog est une drôle de chose. J’aime revenir ici, et parfois relire mes anciens articles. Je me rappelle alors ce que j’ai vécu, ce que j’ai ressenti, et je vois tout le chemin parcouru. C’est à la fois moi, et en même temps cela ne l’est plus, car cela appartient au passé et j’ai évolué depuis. Chaque article est comme un instantanée de mes émotions et de mes photos, si vrais et si sincères sur l’instant. Et en même temps, quand je les relis, cela n’est plus moi, car celle que je suis aujourd’hui n’est pas la même qu’hier. C’est un sentiment très étrange.

Je me demande donc parfois qu’est-ce qui résonne chez les autres, chez ces lecteurs invisibles, qui passent, mais ne laissent pas de traces. Je n’ai jamais écrit pour créer un blog à la mode, connu, avec des milliers de visiteurs chaque jour. Je l’ai avant tout fait pour moi. Ecrire dans mon coin ne me suffisait pas, j’avais envie de le partager. C’était avant tout une perche vers certains de mes proches, mais ironiquement, ceux-ci ne lisent pas de blogs et ne viennent donc pas ici. C’était une façon de partager mes textes, quand j’écrivais beaucoup plus de poésie au départ. Puis une façon de parler de ma spiritualité, de mes ressentis quand je ne savais pas à qui en parler dans la vie physique.

Mais à quoi mon blog me sert-il aujourd’hui ? Quand j’ai un visiteur par jour, je suis heureuse d’avoir été lue, cela me suffit. Pourtant, parfois, je vois que 5 personnes sont passées et ont regardé 60 articles, et je suis surprise. Mon blog est souvent découvert par hasard, parce que je ne suis pas fan de liker chez les autres uniquement pour qu’ils viennent chez moi. Je ne cherche pas à le faire connaitre activement, il est là, pour ceux que ça intéressent. Et des fois, il semble qu’une personne tombe dessus et l’explore de fond en comble, puis reprend son chemin. Et je me demande alors ce qu’elle y cherchait.

Je ne sais pas si mes articles peuvent être utiles à d’autres personnes, s’ils leur parlent. Je n’ai pas la prétention de le croire, après tout c’est juste un témoignage parmi tant d’autres. L’idée de créer ce blog m’était aussi venu pour me donner une identité pour suivre d’autres blogs WordPress. De façon ironique, beaucoup ont disparu. Et j’ai remarqué que les blogs sur la spiritualité, les pratiques païennes ne durent souvent pas très longtemps. Est-ce que parce que les pratiques et les croyances évoluent et ne correspondent plus aux écrits d’avant ? Je ne sais pas, en tout cas, ce que je sais c’est que je me laisse toute espace de latitude pour changer mes idées et mes croyances ici.

Plus les gens sont lus sur leur blog, et plus la probabilité que des personnes, n’appréciant par leur écrit, faisant des commentaires négatifs ou agressifs s’élèvent. Je n’ai jamais été confronté à ce cas-là et j’en suis heureuse. Je pense que l’anonymat forme aussi un cocon de protection très efficace, et finalement je ne suis pas assez lue pour être attaquée, ce qui n’est pas un mal ! Je pense aussi que mon contenu n’est pas subversif, même si tout le monde ne s’y retrouve pas.

Je sais qu’à une époque, quand je postais ici les channelings écrit que je réalisais grâce à mes capacités spirituelles, j’avais peur d’être traitée de folle. Et puis finalement, j’ai constaté que globalement, le monde s’en foutait. On ne devrait jamais s’interdire de faire des choses par peur du jugement des autres. Car finalement, oui celui-ci peut être agressif, mais parfois il est carrément inexistant et ce n’est que nos propres peurs qui nos bloquent.

Que pourrais-je souhaiter à cet espace ? Qu’il reste un lieu de liberté pour moi, d’expression décomplexée et surtout sincère, en accord avec moi-même, dans toute la vérité de mon cœur et de mes vécus. Même si parfois cela fait peur, même si parfois cela intimide.

Et vous, que n’osez-vous pas écrire ?

21 février 2016