La douceur de vivre

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Artiste : Dunkeltoy

Il fait doux vivre

Quand le chant des oiseaux résonne

Quand les fougères chantent sous le vent

Quand le soleil me réchauffe

Quand mon cœur est en paix

Et que mon âme respire la nature

28 mars 2016

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Petit à petit

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Artiste : Kuvshinov-Ilya

 

C’est le premier dimanche, depuis que je suis sur cette île, que j’arrive à ressentir une paix intérieure en étant seule. Malgré l’éloignement de la famille, les tracas quotidiens, les lourdeurs et les tristesses en moi. C’est d’habitude le jour le plus difficile de la semaine pour moi, celui où je ressens toute la mélancolie de ne pas pouvoir manger en famille, voir mes amis ou sortir dans mes lieux familiers de verdure en métropole.

Aujourd’hui j’ai médité, chanté, fait de la couture, je me suis promenée, j’ai regardé un film que j’apprécie, j’ai réfléchi à ce que j’ai envie de me cuisiner ce soir. Je me suis occupée de moi, dans une bulle réconfortante. J’ai accueilli les émotions de tristesse, de désespoir et de besoin de repères extérieurs. J’ai écouté mon corps avec attention, ses douleurs, ses besoins. Et je célèbre toutes ses petites victoires, qui semblent si petites, si normales, mais ne le sont pas pour moi après toutes les tempêtes que j’ai traversées. Et alors même que j’écris cela, une émotion énorme me submerge et me donne les larmes aux yeux.

J’aimerais que tout soit aussi paisible et doux, chaque jour. Peut-être est-ce l’effet, de savoir que demain lundi c’est encore le we, qui me permet de lâcher prise au temps. Je me sens en vacances, et cela me fait du bien. Juste être là, pour moi, dans l’instant présent, dans le lieu où je suis, avec ce que j’ai à la portée de mes mains pour créer et pour cuisiner.

Hier j’ai fait des pancakes au sarrasin, ma première fois. J’ai décidé de réduire progressivement le gluten de mon alimentation, car mon estomac semble fait un rejet du pain blanc, et mon intestin ne plus bien le digérer. C’est bizarre, c’est vraiment devenu évident suite à mes stages sur le Féminin. Comme si une évolution de mes pratiques et de mes énergies engendraient une plus grande exigence de mon corps envers ce que j’avale. Progressivement aussi, j’ai vu mon alimentation se changer, intégrer la papaye, manger plus de fruits et de légumes. Cuisiner beaucoup plus, des choses simples mais meilleures pour mon corps. Je me suis mise aux cakes salés à la farine de maïs. Ce soir, je pense me faire une soupe de pois cassé, demain des cookies farine de sarrasin, chocolat et raisins.

La seule chose qui me chagrine, c’est que je n’ai pas trouvé de farine de riz, car c’était en rupture de stock…

Ce n’est pas plus mal, car du riz reste du riz et garde son effet « colle » pour tes intestins. Tu as besoin de faciliter ton transit, pas de le plomber avec du riz. Cela te pousse à explorer d’autres farines, et à changer de façon progressive les proportions.

Oui, j’ai appris plein de choses sur les farines sans gluten ou à faible quantité de gluten, sur les fécules aussi ! Je ne pensais pas qu’il y en avait autant ! Je trouve que cela élargit la palette des goûts, les possibilités et me donne envie de faire preuve de créativité ! Et puis l’avantage, c’est que je ne suis pas une malade céliaque, du coup, je peux quand même prendre les produits notés « trace de gluten » et donc déjà réduire un peu le coût… Parce que c’est vrai que ce n’est pas donné de bien manger, même quand on cuisine soi-même. L’époque où j’achetais des barquettes de carry me semble bien loin…

Mais je suis contente de cette évolution. Je sens que c’est bon pour mon corps, et puis c’est aussi une forme d’amour que de cuisiner pour moi. J’avoue que j’ai bien été aidéé par le cadeau de récupérer un four et des plaques au gaz, ça me change la vie, et me donne vraiment envie de cuisiner !

La prochaine étape, je crois, sera d’apprendre à faire mes pâtes brisées toute seule et avec moins de farine de blé. Mais on peut trouver plein de recettes et d’idée sur internet, c’est vraiment génial ! J’ai vraiment envie aussi d’essayer la farine de petit épeautre. J’ai goûté un cake pomme cannelle avec cette farine, c’était une tuerie ! D’ailleurs il faut que je demande la recette !

Cette perspective me remplit de joie, alors qu’il y a peu encore, cuisiner me semblait de nouveau une corvée terrible. Je n’avais pas d’idée, pas d’envie, pas d’inspiration. Mais depuis les stages Cœur de Femme, ça a beaucoup changé. J’ai pu voir que l’on pouvait manger différemment et ce, tout en se faisant plaisir et en étant gourmande ! J’ai gouté plein de plats végétarien, sans gluten, des céréales inconnues, des graines germées, etc, etc… C’était génial !

Et j’ai constaté aussi que depuis les stages, je ne mange plus de viande du tout. Ce n’est pas vraiment un choix conscient, c’est juste que je n’en ai pas envie, cela m’attire encore moins qu’avant. J’ai plutôt envie du super pâté végétal à la tomate que j’ai gouté ! Exit donc la charcuterie, la viande rouge, les pâtés, le jambon, etc… Par contre, j’ai une envie forte de fromage, encore et encore ! Parfois de poisson. Mais il va falloir que je vois comment équilibrer mon apport en fer, parce que je ne voudrais pas être carencée.

Pfff, je me dis que quand je vais rentrer en vacances en métropole, ça va être compliqué pour manger… Ce ne sont pas des habitudes alimentaires présentes dans ma famille. Et encore moins chez certains de mes amis… Il va falloir que je sois maligne et que je m’adapte. Je devrais réfléchir à des recettes et des plats passent partout, que je peux faire rapidement chez d’autres personnes sans nécessiter d’ingrédients assez particuliers. C’est un défi assez inattendu pour moi… Comment penser à moi et me respecter dans un environnement inconnu, instable et variant, face à des habitudes bien établies.

Plus les jours passent et plus je me rends compte combien je suis en train de changer. Dans ma façon de penser, de manger, de m’habiller, de marcher en conscience dans mon ancrage, de méditer et de prier différemment. Plein de prises de conscience s’enchainent depuis les derniers mois. J’ai la sensation que des choses que je « savais » commencent enfin à être « intégrées ».

Mon hypersensibilité aux émotions et aux énergies a refait surface. Mais cette fois-ci je m’emploie à ne pas la refouler, à l’accepter et à vivre avec. Cela fait tout doucement son chemin. J’ai compris que mon plus gros problème par rapport à ça est que je manque d’ancrage et de stabilité en moi-même, de centrage dans mon propre corps. Que tout le travail spirituel que l’on fait n’a pas vocation à nous permettre de nous élever pour voyager hors de notre corps, mais bien à nous élever en étant bien ancré dans notre corps et nos émotions. C’est quelque chose d’assez nouveau pour moi, d’accepter cette réalité. Car j’ai toujours voulu la fuir, retrouver cette « maison d’où je viens », ce retour au divin déconnecté de la matérialité. Et c’est un vrai challenge. D’essayer chaque jour d’être présente à mon corps, à ses douleurs, aux émotions qui le traversent, tout en arrivant par moment à faire le vide en moi, à lâcher le mental et à simplement être présente, sans jugement et avec bienveillance envers moi-même.

Je crois que tout doucement j’avance, j’ai repris ma route. Tout à coup, je n’ai plus l’impression de stagner dans le désert, même si je ne sais pas encore où je suis et où je vais, que je ne vois pas de chemin, ni de panneaux indicateurs. Je me dis qu’ils apparaitront en leur temps, quand cela sera le moment. Je suis simplement heureuse et pleine de gratitude d’avoir fait toutes ces rencontres, d’avoir découvert tant de choses, d’avoir ressenti et expérimenté tant d’émotions, même si c’était difficile pour moi.

J’ai l’impression de repartir de ce cycle de stages Cœur de Femme avec plein d’outils à la fois simple et précieux. Tellement d’outils ! J’apprécie particulièrement ce chant de femmes qui me tient chaud au cœur et m’enveloppe quand je le chante. Et puis ces mantras et ces méditations avec le son. Et ce rappel du Kototama, qui m’avait intéressé par le passé (aller voir ici pour savoir ce que c’est). J’ai vraiment envie de travailler avec le son. J’aimerais beaucoup récupérer mes autres bols tibétains en métropole, voir m’acheter un petit bol en cristal, et ces carillons si magnifiques…

Et puis j’ai bien aimé cette réintroduction aux cristaux, et aux soins énergétiques. J’ai apprécié, même si je m’en étais détourné par le passé. Cela me fait envie, plus pour l’aspect d’explorer mes ressentis, mes intuitions et les énergies que pour vraiment apporter une guérison. Quelque chose s’est relâchée en moins à ce sujet. Je faisais un blocage total sur l’idée de soin, de responsabilité et d’efficacité. Je ne voulais pas que l’on vienne vers moi pour ça. Mais l’expérimenter sans attentes et sous forme d’échange, j’ai trouvé ça super, ça m’a donné envie de recommencer. Juste pour le plaisir de donner sans attente de résultats, et le plaisir de recevoir. Je trouve que c’est une belle façon d’apprendre à donner et recevoir, pour moi qui est du mal avec ça. Je me demande si des opportunités de présenteront, parce qu’on en a parlé mais…

Tu n’es pas encore tout à fait prête. Il te fait trouver une stabilité émotionnelle. Un endroit intérieur où te réfugier et te sentir en sérénité quand les émotions des autres tempêtent. Cela ne t’empêchera pas de faire preuve de compassion, mais d’avoir le recul nécessaire pour ne pas le prendre pour toi et sur toi, et surtout de rester bien ancrée. Ton problème à toi est que de trop fortes émotions vont te déraciner. C’était le cas quand tu les transcrivais sous forme de poèmes et perdais totalement le sens de la réalité. Ça l’est encore d’une autre façon, tu vas alors te déconnecter de tes propres émotions et des ressentis de ton corps, pour que l’écho ne t’ébranle pas au point de te déraciner. Ce qui entraîne une forme de décentrage, et donc une perte de justesse dans ton alignement et dans ce que tu as à transmettre. Il te faut apprendre à être en présence de ces émotions, sans qu’elle te perturbe dans ta structure énergétique profonde. Car traiter des blocages et des nœuds, ce sont souvent des émotions cristallisées à libérer. Même si tu ne passes que pas le corps et le massage, même si tu utilises des cristaux ou des auxiliaires. De par ton empathie, tu les capteras si tu t’ouvres vraiment à tes ressentis et que tu acceptes de ressentir les nœuds émotionnels de l’autre. Tu en as la capacité, mais elle n’est pas encore pleinement maitrisée donc pas encore pleinement libérée.

Il ne faut pas que tu prennes cela comme une nécessité, une responsabilité. Mais comme l’opportunité d’apprendre en apportant à l’autre ce dont il a besoin à l’instant précis, même si cela ne semble pas juste d’un point de vue extérieur. Il n’y a que l’âme de la personne qui peut le dire. Et puis de toute façon, nous sommes toujours là pour te guider et t’empêcher de faire des bêtises. Tu peux avoir confiance en toi. Car ce que tu veux et ce que tu peux offrir ne touche à rien de vital, mais au bien être de la personne. Tu ne touches pas à sa santé profonde, mais à son bien être émotionnel et énergétique.

Merci.

27 mars 2016

Ce vide intérieur

Artiste : kuvshinov_ilya
Artiste : kuvshinov_ilya

Après tous ces stages sur le féminin, toutes ces rencontres, ces émotions et tous ces ressentis, je me sens vide. Me voilà rentrée chez moi, et après une semaine à courir dans tous les sens, probablement mon inconscient ne voulant pas faire face à ce vide, je me retrouve seule face à moi-même.

Je ne suis plus la même qu’il y a 2 mois, depuis le début de cette folle aventure, nommée Cœur de Femme. Mais même lors de changements positifs, le processus reste tumultueux et perturbant. Je ne suis plus la même, et encore une fois, je ne sais plus qui je suis. Un peu moins renfermée, un peu plus sûre de mon corps, un peu plus ancrée et un peu plus reliée aux autres femmes. Certes. Mais Qui Suis-Je ? Me voilà de nouveau complétement différente, et étrangère à moi-même.

Peut-être devrais-je arrêter de lutter et de chercher à ma définir, puisque la vie est mouvement perpétuel, et donc que j’évolue à tous les instants. Alors pourquoi ce besoin de savoir ? Probablement un besoin de repères intérieurs, alors que mes repères extérieurs sont toujours inexistants depuis le grand bouleversement de ma vie. Un part de moi essaye désespérément de chercher des repères externes auxquels m’accrocher, mais il n’y en a pas, car tous mes proches sont de l’autre côté de cette planète.

Quand tout le monde est occupé à préparer et à fêter Pâques en famille, je me retrouve seule face à mes manques et mes douleurs, face à mon corps fatigué et ses messages si difficiles à décrypter. On m’a dit quelques fois que le chemin pour aller vers soi-même n’est pas « paix, joie et amour », en réalité il est très inconfortable, j’ai pu m’en rendre compte. Pour accueillir cette paix, cette joie et cette foi en la vie, il faut d’abord créer de l’espace, faire de la place en transmutant les blessures, les nœuds et les souffrances qui nous limitent. Mais ce processus est terriblement difficile, car pour y arriver, il faut bien faire face, reconnaître et accueillir tous ces éléments douloureux.

J’ai parfois la sensation que ce processus ne prendra jamais fin. J’ai beau creuser, je descends toujours plus profond, et il me semble que cela n’aura pas de fond. On nettoie et libère des mémoires et des charges probablement toute sa vie, car le fait même de vivre provoque mille remous qu’il faut intégrer. Parfois on a néanmoins envie d’une pause, d’un instant de répit, d’un oasis.

Toutefois, je ne semble pas réussir à trouver cet oasis intérieur. Et quand je me penche sur mon corps, sur mon cœur, je ne trouve qu’une plus grande tristesse pour me consoler, pas de chaleur intérieure, pas de douceur apaisante. Alors parfois je désespère… J’ai juste envie de m’enfermer dans un bulle protectrice, hors du temps, hors de la réalité. Et mes nuits et mes rêves me semblent plus doux et plus agréables que cette vie quotidienne.

Et le temps passe… Hier encore j’étais en janvier, et voilà que le mois d’avril sonne bientôt à notre porte. En métropole, c’est l’arrivée du printemps, que j’adore observer, ici la saison sèche et fraîche arrive tout doucement. Le temps passe et rien ne semble s’améliorer. Le temps passe et je n’arrive plus à écrire ici. Une mélancolie profonde me serre le cœur. Celle de ne savoir où je suis ni où je vais, d’avoir perdu quelque chose d’indéfinissable et de ne plus jamais pouvoir revenir en arrière.

Comment le monde m’apparaitra-t-il quand je reviendrais en métropole pour mes vacances ? Aurais-je encore la même vision de mon chez moi, de mes proches ? Aurais-je le même regard sur les lieux que j’aimais, les choses que j’appréciais faire ? Une part de moi sait bien que non, que je serai trop différente pour percevoir les choses de la même façon qu’auparavant. Mais serais-je capable d’y retrouver mes repères précédents ou ceux-là aussi auront-ils disparus ? J’ai peur de ne plus même trouver une oasis dans les lieux de nature que j’aimais là-bas, de ne plus trouver un sentiment de chaleur auprès des gens que je côtoyais.

Et je me sens perdue, face à un vide immense. Un vide que mon mental essaye de combler en cherchant milles activités, en prévoyant des dates à attendre, des choses à faire, des obligations qui m’occupent l’esprit. Mais ce ne sont que des mirages pour tenter de combler ce vide dont les bords sont imperceptibles.

Comment naviguer dans ce néant ? Cet océan d’émotions troubles et de manifestations du corps incompréhensibles ? Cet avenir vide de sens et de direction ?

Ce désert vide d’oasis ?

26 mars 2016

Ressources de développement personnel

Artiste :
Artiste : Sionra

Bonjour à tous,

Je passe en coup de vent, en ce jour d’équinoxe, juste pour partager une information. J’ai découvert via une connaissance un évènement gratuit sur internet qui invite à la réflexion dans les domaines du développement personnel et de l’énergétique. Cela s’appelle « sommet de la conscience ». Cela dure une semaine où différents intervenants assez connus proposent chacun une vidéo conférence visionnable pendant 48h. Cela se passe par ici : http://sommetdelaconscience.com/programme-2016/

Je me suis dit que peut être certaines personnes pourraient y dénicher quelque chose qui résonne avec elle, et y trouver des informations intéressantes. Je n’ai pas encore eu l’opportunité de  me faire ma propre opinion, mais j’y compte bien, en piochant dans le programme ce qui me parle.

Bon équinoxe à chacun !