Savoir ce qui est juste pour soi

Artiste :
Artiste : Serafleur

« Savoir ce qui est juste pour soi
N’est pas une question de morale, ni de calcul,
C’est un ressenti intérieur profond qui amène la paix et le bien-être.

Les avis extérieurs ne peuvent te donner la réponse,
Mais seulement des miroirs et des échos
Pour interroger ton intériorité
Et trouver Ta propre Vérité. »

Ce sont des jolis mots, merci. Je les comprends en théorie, mais les vivre ce n’est pas simple. Je suis agitée par plein de questions depuis le début de cette semaine. Les conditions à mon travail sont en train de se détériorer. Et je crois qu’une part de moi faisait semblant de prendre ça à la légère, n’y prêtait pas d’importance sous couvert de « faire confiance à la vie ».
Mais voilà, quand cette personne que je côtoie au travail m’a dit « Tu devrais peut être réfléchir toi aussi à partir », cela m’a surprise, m’a choqué et a résonné en moi. Et puis depuis quelques temps, je me sens instable émotionnellement, je fuis dans la lecture et je compense avec la nourriture. Comme si j’ignorais toutes les peurs et le sentiment d’insécurité que toutes ces discussions ont probablement réveillé en moi…

J’avoue que je suis un peu paumée… Je n’y aurais pas prêté autant d’importance, si je n’avais pas fait ce rêve… Celui où mes 2 supérieurs me demandent de me prostituer pour eux et où je ne veux pas… C’est une image assez choquante pour montrer que les directions prises récemment ne sont pas en accords avec mon éthique et mes valeurs personnelles. Ai-je vraiment envie de continuer dans ces conditions ? Pas vraiment…
Mais que ferais-je par la suite ? Je n’en ai aucune idée. Je n’ai pas d’objectif, d’ambition professionnelle, je ne sais pas où je veux aller, je manque totalement de direction… De ce principe Yang / Masculin qui permet de diriger la volonté. Probablement parce que je suis fâchée avec mon Yin et mon principe féminin. Et que cela se répercute dans tous les domaines de ma vie…

Et qu’est ce qui est juste pour moi ? Puisque je sais que j’ai des obstacles et défis à relever dans le domaine professionnel pour arriver à assouplir mon égo, est-ce que cela en est un ? Partir relèverait-il dans mon cas, pour mon parcours de vie, d’une fuite face à une difficulté que je risque de retrouver ailleurs par la suite ?

Trop de questions. Je crois qu’il est temps de faire un peu le vide.

24 septembre 2016

Rose du matin

p1020973b
Auteur : Les Rêves de Celia

Comme un délicat présent,
j’aimerais entendre
chanter ton sang.

Comme un délicat met
j’aimerais savourer
ta saveur d’été.

L’angoisse m’oppresse, de ne savoir te toucher
Douce fleur, maitresse de la féminité.
Tes épines sur mes doigts, comme une blessure aiguisée
Tes pétales dispersés au vent, comme une promesse brisée.

Dans la solitude de mon cœur
Je rêve d’une trêve apaisée,
Dans l’espoir d’une fleur
J’inspire ta beauté.

Les larmes amères ne savent décrire
Toute l’horreur d’une mère qui souffre le martyre,

Et ces mémoires de passé
Hantent mon présent,
Comme une femme condamnée.

Dis-moi pourquoi,
La soie de tes pétales
Et ton parfum roi,
Me bouleversent sans égal.

Dis-moi pourquoi,
La lune qui déchire la nuit,
Ne sait lever le voile
Sur notre cache cache infini.

Comme un délicat matin
couvert de rosé,
Je rêve d’un lendemain
où je saurai te trouver.

18 septembre 2016

Limitations physiques [relation au corps]

Artiste : AquaSixio
Artiste : AquaSixio

Je me sens bouleversée, par de multiples émotions, par des évènements de mon quotidien, qui viennent comme en échos ravivés mes blessures, mes doutes et mes questions. Je ressens le besoin d’écrire sur mon blog, comme hier, et non pas dans le cadre de mon journal intime, car cela dépasse la « simple » gestion de mon hypersensibilité au quotidien.

Lors de la dernière pleine lune et méditation mondiale de l’Utérus, j’ai émis auprès de l’univers l’intention de me libérer de mes limitations. De celles que je me suis posée à moi-même, inconsciemment, et qui m’empêchent d’être pleinement moi-même, de vivre épanouie, de profiter de la vie et de rayonner qui je suis, de façon simple et humble.

Autant dire que j’ai été servie, que mon âme m’a entendue et que l’univers m’amène toutes les situations nécessaires pour les prises de conscience demandées. J’ai toujours entendu dire « méfie-toi de que tu souhaites, car cela pourrait vraiment arriver ». Je ne m’attendais pas à ce que ce travail sur moi-même soit plaisant, ni même réalisé en un claquement de doigt. Mais voilà, ce cycle de lune n’en finit pas, ni même les prises de conscience balancées en pleine figure.

Cela a commencé par les prises de conscience sur les limitations physiques imposées à mon corps. A cause de ma maladie, à cause de la fatigue, à cause de mon asthme, à cause de mes problèmes de bassins et de genoux, je me suis auto-interdit de faire ceci et cela. Je me suis moi-même décrétée non sportive et incapable de faire telles randonnées, etc… Je n’ai jamais osé reprendre la danse, car j’avais arrêté à cause de mes problèmes de genoux. Je n’osais pas aller sur le terrain dans le cadre du travail, à cause de la peur de ma fatigue chronique. Je n’ai pas voulu m’inscrire à un cours de sport, car j’avais peur d’être incapable de suivre les cours de façon régulière à cause de ma maladie. Je n’ai jamais voulu m’inscrire à des randonnées de groupe, de peur d’être incapable de suivre le rythme à cause des douleurs à mon ventre. Et ceci, et cela…

Mais que veut réellement mon corps ? N’a-t-il pas envie de bouger, de s’exprimer, de ressentir les efforts musculaires et le bien être qui suit une activité physique ? Est-il si fragile qu’il risque de se casser au moindre effort ? Ma maladie est-elle réellement un handicap m’empêchant de pratiquer une activité physique régulière ? Ou n’est-ce pas moi-même qui me mets des barrières mentales, qui n’ose pas ? Alors certes, je ne serai jamais une championne athlétique, je ne pourrai jamais pratiquer certains sports trop violents pour mes genoux. Mais mon endurance et ma capacité respiratoire seront toujours une limite, si je ne travaille pas à les développer progressivement avec une activité. Qu’est ce qui m’empêche de reprendre la natation et la danse, d’essayer pour me donner une chance ? Rien !

Cela fait plusieurs mois que je me suis dit que je voulais reprendre le sport (j’en parlais dans cet article : Danser). J’ai cherché de ci, de là, voulu essayer un cours de Taichi, jamais réussi à trouver le temps, ou quelque chose qui m’interpellait assez. J’avais envie de reprendre la danse, mais aucune des écoles aux alentours ne m’interpellait… J’ai laissé trainer, la rentrée scolaire est déjà passée depuis presque un mois ici, je me disais que c’était raté pour ce semestre ci…

Et puis hier, j’ai assisté à ce spectacle de rue, sur un coup de tête, ou bien une intuition, je ne sais pas. Cette artiste présentait un mélange de danse, d’improvisation, de spectacle sur le thème de « qu’est-ce que c’est une fille ? ». Et plusieurs fois j’ai été profondément émue.

Elle nous a posé la question à tous « qu’est-ce que tu veux faire plus tard dans la vie ? » et a demandé à chacun, adultes et enfants, de venir l’écrire à la craie dans un grand cercle. Et j’ai regardé, bouleversée, les autres écrire leur rêve, enthousiastes, en me demandant qu’elle pouvait bien être le mien. Jusqu’à ce qu’on me tende une craie à moi aussi, et que je me lève, incertaine… Je ne savais pas quoi faire de ma craie, au milieu de ces inconnus. Oserais-je écrire mon rêve profond face au monde, sans avoir peur du jugement ? Oserais-je dire ce que je rêve et que je cache à mon entourage professionnel ? Oserais-je mettre des mots sur cette fantaisie, si loin de mon travail actuel ?

Une part de moi avait envie d’écrire « guérisseuse », mais je n’ai pas osé, alors j’ai simplement écrit « herboriste » sans être convaincue. Je ne sais pas pourquoi cette idée m’est venue, car vraiment ce n’est pas un objectif pour moi. Je ne crois pas que l’on décide de « devenir guérisseuse et sage » comme dans les tribus chamaniques. Je pense que c’est la vie, par ses méandres et ses expériences qui nous façonnent ainsi, malgré nous. La Vie, ou l’Univers, ou le nom que vous voulez lui donner. Et si je traverse bien des méandres et un long désert en ce moment, je n’ai pas la prétention qu’un jour je sois assez sage et forte pour soigner les autres. Si déjà j’arrivais à me soigner moi, au moins partiellement, alors cela me suffirait. En attendant, je trace mon chemin dans le flou, en faisant du mieux que je peux, et sans savoir où je vais.

Mais cette artiste ne m’a pas seulement touché par ses mots et ses idéaux, celui de croire en ses rêves, peu importe que l’on soit une fille et que l’on rêve de devenir chevalier, peu importe qu’on soit petit ou grand. Elle m’a aussi touché par sa grâce et la maitrise de son corps lors d’une danse où elle imitait une danseuse automate, avec à la fois précision et grâce, force et subtilité. En semblant ne faire qu’un avec son propre corps et son esprit. Et je me suis dit… si seulement je pouvais être capable de danser comme cela avec mon corps à moi…

Quelle  n’a pas été ma surprise de découvrir à la fin du spectacle, que cette compagnie, qui vient d’être créée propose diverses activités, dont des cours de danse contemporaine ! Avec des horaires compatibles au mien ! Je crois que ça y est, le voilà le cours de danse que je cherchais… Avec patience, tout vient à point.

Et pour la première fois depuis presque 10 ans, je vais reprendre le chemin de la salle de danse… Espérons que la redécouverte sera heureuse.

11 septembre 2016