Prends le temps

Artiste :
Artiste : Joodlez

Je me sens fatiguée ce soir, mais pas d’une fatigue physique. Comme si mes énergies étaient basses. J’ai fait plusieurs rêves assez confus cette nuit qui m’ont perturbée par leur étrangeté, et encore une fois je suis loin de les avoir compris… Je me sens surtout oppressée au niveau du plexus solaire.

C’est la reconnexion avec tes peurs. Tu y es beaucoup plus sensible maintenant que tu as accepté de les accueillir, plutôt que de les ignorer.

Mais je ne pensais pas que la sensation serait si physique… Je ne pensais pas non plus qu’elle durerait si longtemps après ce travail en voyage chamanique.

Parce que l’intégration se fait de façon progressive, elle descend de tes corps les plus subtils aux corps les plus denses, pour finir par t’impacter pleinement au niveau physique. Tu ne devrais pas lutter contre. Tu devrais suivre le flot, ce n’est pas grave si tu n’écris pas pendant quelques jours. Contente-toi de prendre soin de toi et de te faire plaisir. D’amener de la lumière et du bien-être face à ces lourdeurs que tu accueilles. Ton corps les digérera progressivement et tes énergies se mettront à remonter toutes seules, tu verras. Sois patiente, laisse-toi un peu de temps. Tu n’es pas pressée.

Ok… Mais j’aimerai bien surtout comprendre les messages de mon corps en attendant. Je sens que mes intestins ont du mal… J’ai bien compris que je suis intolérante au gluten et au lactose, mais il n’existe pas de traitement contre l’endométriose sans lactose. Alors j’en essaye un nouveau, pour voir s’il passe mieux que le précédent. Parce qu’évidemment, il n’y a pas les dosages en lactose sur les notices, histoire de choisir le moins pire. Il faut évaluer au pif.

Et au pendule aussi. Cela t’a permis d’écarter certains traitements.

Oui, mais je n’arrive pas pour autant à déterminer le traitement optimal…

Celui que tu prends aujourd’hui suffira pour l’instant.

Mais pas dans la durée. C’est bizarre ça. Pourquoi je pourrais le supporter 50 jours environ et pas plus longtemps ?

Parce qu’il n’a pas vocation à être pris dans la durée dans ton cas. D’ici là, tu auras trouvé une autre alternative. Fais confiance à la vie pour te guider.

Bon, on verra alors… Est-ce que je devrais diviser la prise en deux dans la journée ? J’ai vu que les cachets de celui-ci pouvait être coupé en deux. Est-ce qu’en étalant dans le temps, l’assimilation du lactose présent sera plus facile ?

Pas forcément. Cela dépend surtout de ce que tu manges à côté, et qui favoriserait la digestion ou pas.

Alors ce serait quoi la solution optimale ?

Un repas léger avec ton médicament, quelque chose qui n’accapare pas ton foie et le laisse disponible pour gérer ton traitement.

Bon alors plutôt le soir…

Pas de friture, pas de choses grasses. Préfère des fruits et des légumes. Evidemment pas de lactose au cours de ce repas-là, et encore moins de gluten à moins de plomber ta digestion.

De toute façon, le gluten c’est fini pour moi, je n’en prends plus. Même en « extra » durant les repas partage. Le sans lactose, en revanche c’est plus difficile…

C’est pourquoi tu as très envie de te cuisiner un cheesecake sans lactose et sans gluten. Pour te prouver que tu peux quand même satisfaire tes envies.

Oui, c’est prévu demain.

Alors je te dis bonne nuit.

Merci.

28 février 2017

 

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Premier voyage astral en rêve lucide dans l’espace

Artiste :
Artiste : Sugarmints

C’était cette nuit où mes voisins faisaient la java et où mon hyperacousie me rendait malheureuse au possible (cf ici). J’avais beau essayé de dormir en me retournant dans tous le sens, je n’y arrivais pas. Et puis à un moment, entre ces micro-sommeils, je me suis retrouvée lucide dans l’espace. A force de prier mes guides de m’aider à me déconnecter de mes sens physiques ou de m’aider à dormir, on dirait que ma demande a été prise en charge.

Je me retrouvais à flotter dans le silence du calme de l’espace, c’était reposant. J’étais en position de fœtus et je dérivais dans l’Univers, très très éloignées de la Terre, avec des zones remplies d’étoiles mortes et d’autres avec des étoiles vivantes.

Et puis je fusionnais avec une étoile de lumière. Je continuais de flotter ainsi, dans ce vide apaisant. Je me sentais bien. J’avais l’impression de venir d’ici. Je me sentais chez moi ?

Le silence absolu qui régnait perturbait néanmoins ma conscience humaine. Contrairement à un autre voyage astral dans l’espace que j’avais fait de façon éveillée, là je n’avais aucune sensation reliée à mon corps physique. Je ne savais pas si mes voisins avaient fini leur fête ou bien si j’étais trop déconnectée de mon corps. Mais je ne percevais aucun bruit venant de mon environnement matériel, aucune sensation liée à mon corps physique, en plan de fond. C’était très inhabituel comparé à mes voyages chamaniques et autres voyages astraux éveillés, où une partie de ma conscience restait toujours avec mon corps, me permettant de sentir mon environnement en simultanée. Là, j’étais complètement partie… Je ne sentais même plus le cordon énergétique me reliant à mon corps.

Je flottais dans cet espace un temps indéfini. A un moment, je rencontrais un être mais le souvenir m’en est diffus. Il n’était pas humain, il avait de très grands yeux tout noirs, et son visage par son étrangeté me faisait un peu peur, mais il ne dégageait rien d’agressif.

Quand ma conscience a décidé de revenir dans mon corps, c’était comme si mes corps subtils n’avaient plus la même forme que mon enveloppe charnelle humaine, et avaient du mal à la réintégrer. J’avais l’impression physique d’avoir de très très long bras décharné, avec des mains à trois gros doigts terminés par une grosse griffe, et une peau grisâtre. Comme si mon corps humain n’était pas mon corps d’origine. Et je devais lutter pour réintégrer mon corps humain, et faire rentrer ces si long bras dans mon contenant physique. Je devais batailler pour réussir de nouveau à actionner mes bras selon ma volonté et à les bouger. J’avais extrêmement froid, comme si j’avais ramené la température glaciale de l’espace. Et ce froid intense m’a réveillé et forcé à prendre une autre couverture (alors que merci la Réunion pour une température constante de de 25°C dans l’appartement, lol).

Il me reste de ce voyage une impression perturbante… Je ne sais pas où j’ai voyagé, mais c’était un endroit de l’espace très reculé que mon âme semblait déjà connaître…

24 février

Faire son deuil

Artiste : Wlop
Artiste : Wlop

Je demande à parler avec mes guides. Merci. S’il vous plait, j’ai besoin d’aide pour comprendre les messages de mes rêves, et ses énergies qui persistent si désagréablement au réveil. J’ai besoin que le message soit répété en douceur, et progressivement expliqué. Je n’arrive pas à les décrypter et en plus ces énergies pénibles ne m’aident pas à accueillir les messages.

Il y a des songes qui reviennent, encore et encore, à intervalles de mois régulier. Mais comment suis-je censée les comprendre ? Je rêve encore et encore d’une retrouvaille avec mon ex-compagnon pour le travail. Mais ça veut dire quoi ? Ce sont les projections de mes désirs inconscients ? Ou on a encore un travail à faire ensemble ? Spirituel ou bien dans le concret, matériel ? C’est pour m’aider à accepter notre séparation et lui pardonner ? Qu’est-ce que ça veut dire ?

Comment te sens-tu à parler de ça ?

Triste, cela me fait pleurer. Évidemment que j’aimerais pouvoir le retrouver et lui pardonner. Seulement ressentir de la joie et de l’apaisement en le voyant. A défaut d’être capable de vivre en couple, pouvoir échanger sur le plan intellectuel, se nourrir et s’enrichir l’un l’autre d’une autre façon. Mais je n’ai aucune idée si c’est ce dont lui aussi a envie. Et encore moins si j’en suis capable. Je ne me sens pas prête, pas prête à le revoir, pas prête à la façon inconnue dont je pourrais réagir. Je me sens toujours blessée, et je me demande si cette blessure pourra seulement se refermer un jour. Pas vraiment, hein ? Mais je peux trouver un placebo, une autre source de joie et d’amour c’est ça ?

Parfois il faut du temps.

Mais pourquoi m’envoyez-vous ces rêves avec lui ? Pourquoi ?

Pour te préparer à l’éventualité de le recroiser.

A quoi ça sert ?

Tu pourrais être amenée à le croiser dans le cadre de ton futur travail.  T’interdirais-tu d’évoluer dans un certain milieu professionnel parce qu’il en fait partie ou qu’il y apparait de façon ponctuelle ?

Je sais bien que cela ne me pénaliserait que moi-même. Je sais bien que lui resterait probablement neutre et professionnel. Il sait bien faire ça, séparer vie pro et vie perso. Je sais aussi que c’est une belle personne, riche de connaissances et de sagesse. Au-delà même de notre propre histoire personnelle, je sais que c’est un homme passionnant qui a beaucoup à apporter à autrui, notamment dans le milieu professionnel. J’aimerai être capable de pouvoir évoluer sur ce plan en cohabitation avec lui.

Mais je n’en suis pas capable avec un cœur brisé. Je ne peux pas juste ignorer toute la sphère émotionnelle et personnelle que je ressens. Evoluer auprès de lui comme si on ne s’était jamais connus, comme deux inconnus aux rapports cordiaux et distants. Ce ne serait pas possible. La blessure de l’indifférence serait trop forte. Vu mon hypersensibilité, ça serait signer la mort de ce qui reste de mon pauvre cœur en miettes.

Même si je sais que ce n’est pas lui seulement qui l’a brisé. Dans toute relation, on est responsable à 50%, il n’y a pas de victime et pas de bourreau, même si c’est lui qui est parti. Et même si je sais d’un point de vue rationnel, que c’était la meilleure chose à faire et que je n’en aurais jamais eu le courage. Mais ça fait juste mal, c’est inexplicable… C’est une perte que l’on ne peut pas nommer.

Pourquoi ai-je rencontré ma flamme jumelle dans cette vie si nous ne sommes pas capable de vivre notre amour ensemble ? Pourquoi ? Je n’arrive toujours pas à accepter ça. C’est inacceptable pour moi. Accepter la maladie, les expériences de harcèlement au travail et énergétique, accepter ma reliance à l’Ombre et à la Lumière, accepter ma médiumnité, accepter mon hypersensibilité. Je veux bien travailler à accepter ça. Mais pas accepter de renoncer à ma flamme jumelle, ce n’est pas possible. Ce n’est pas juste ! C’est simplement trop dur.

Et quelles sont les alternatives qui se proposent à toi ? Rester dans cette souffrance ?

Je ne sais pas, je n’en sais rien. Je croyais que vous aviez endormi mon cœur pour que je souffre moins ?

C’est toujours le cas.

Et bien, je n’en ai pas l’impression au vu de ce qui ressort quand j’évoque le sujet.

Parce que tu es toujours en résistance dans ton processus de deuil. Tu n’arrives pas à lâcher prise.

Ce n’est pas quelque chose que l’on décide…

Non mais on peut l’accompagner. Tu pensais que tu avais fait ton deuil parce que tu as tout enterré. Tout mis dans des boites. Supprimer tout contact et toute prise d’information. Eviter toute pensée à son sujet. Mais ce n’est pas ça faire son deuil.

Faire son deuil c’est être capable de voir le bon comme le mauvais et de l’accepter. C’est être capable de sourire en repensant aux bons moments, en ayant de la gratitude dans ton cœur. C’est repenser à l’autre de temps en temps, peut être avec un peu de nostalgie mais, surtout avec de l’amour et de la paix au cœur. Exactement comme ce que tu ressens au sujet de ta grand-mère décédée.

C’est ça le deuil. Ce n’est pas cacher et ignorer ta souffrance. C’est l’accepter à bras ouverts, la laisser s’exprimer, encore jusqu’à ce qu’elle soit apaisée.

Mais je croyais l’avoir fait, après toutes ces heures à pleurer, toutes ces heures à écrire et à me lamenter… A n’en plus finir, encore et encore. Et tous ces rêves pour évacuer… Je pensais sincèrement avoir laissé le champ libre à l’expression de ma souffrance, de ma détresse et de toutes les émotions que cette rupture a pu déclencher. Je me suis laissée le temps, je me laisse encore le temps.

Le temps peut passer aussi longtemps que tu voudras. Un trésor caché et bien enterré est préservé sous la terre. Ta souffrance est à l’abri. Comme un ultime vestige de votre relation, qui te rassure sur l’intensité et la réalité de ce que vous avez vécu. Un vestige que tu n’arrives pas à lâcher… Par peur qu’il n’y ait plus rien. Plus rien qui te rattache à lui, pas même la souffrance.

Mais deux flammes jumelles sont reliées par bien plus que ça. Tu n’as pas besoin de t’enferrer dans une chaine de souffrance pour que votre lien perdure au-delà du temps et de cette vie. Quoi que tu fasses ou non, un jour, vous vous retrouverez.

C’est difficile à comprendre pour ta conscience humaine, mais tu n’as pas besoin d’un tel lien de souffrance. Tu n’as pas besoin d’être rattaché à lui par une émotion ou par un souvenir pour l’aimer. L’amour inconditionnel n’a pas besoin d’attache. C’est ton mental et ton égo qui s’y raccrochent aussi fort qu’ils le peuvent.

Tu es très bien capable d’aimer ta grand-mère décédée, sans aucun lien physique, ni même émotionnel. Tu ne sais pas où elle est, ce qu’elle fait sur son chemin d’évolution, comment son âme se sent. Tu ne sais rien, et tu n’as pas de visite d’elle. Mais cela ne t’empêche pas de l’aimer, de lui souhaiter le meilleur et de lui envoyer des pensées bienveillantes. Où qu’elle soit, et même si elle ne te répond pas.

L’amour sans attache c’est cela. C’est laisser partir l’autre sur son chemin, en lui souhaitant le meilleur. C’est se détacher du besoin de lien, d’amour en retour, d’avoir une réponse et d’être rassurée. C’est donner sans attendre quoi que ce soit en retour.

Mais accompagner ma grand-mère vers la mort parce que c’est ce que son âme a décidé, cela n’a rien à voir avec une rupture… ça n’a rien à voir ! Je n’ai jamais eu de message de l’âme de mon ex-compagnon qui me disait que je l’empêchais d’évoluer…

Mais toi tu avais besoin de plus d’espace de liberté pour évoluer. Le message n’est pas venu de lui, mais de toi, de ta propre âme. Et c’est cela que tu n’acceptes pas. Tu lui as apporté ce dont il avait besoin pour évoluer dans cette partie de sa vie. En contrepartie, il t’a aidé dans la prise de conscience de tes blocages. Mais tu ne pouvais pas continuer ton évolution spirituelle avec lui. Alors il t’a laissé partir. Il a entendu le message de ton âme, c’est pourquoi il était en paix suite à cette décision.

Mais moi, je ne suis pas en paix du tout !!! Pourquoi ?

Parce que tu as refusé ce message. Tu ne l’acceptes pas. Tu n’acceptes pas que ton âme te fasse vivre ça.

« Subir » ça. Je ne supporte plus le nombre de trucs que me fait subir mon âme, parce qu’elle a décidé avant de s’incarner de travailler sur telle et telle blessures. Je suis fatiguée et découragée. J’ai besoin d’un peu de douceur moi aussi ! De joie, d’amour, de paix… En réalité, je ne cherche pas midi à 14h, si je m’intéresse autant à la spiritualité, c’est simplement parce que je veux me sentir bien. C’est tout. Je veux me sentir bien.

Mais pourquoi ai-je l’impression que plus je chemine et plus cela devient hors d’atteinte ? A chaque nouvelle blessure mise en lumière, à chaque nouveau défi imposé par mon âme… Parfois, je me dis « bienheureux l’ignorant ». Je ne considère pas que ma médiumnité est « cool » parce que j’ai plutôt l’impression qu’elle entraine une série d’obligations : celle d’être attentive à mon environnement, celle de mettre en place une certaine hygiène énergétique, celle de prendre en considération les messages qui me viennent (sinon ils se retournent comme des gifles dans ma figure), etc…

Je suis psychologiquement et psychiquement fatiguée.

D’où le fameux rêve où tu es alitée à l’hôpital, avec de la fièvre et des spasmes. Incapable du moindre mouvement à cause d’une fatigue écrasante et disproportionnée. Tu vois, même si tu n’en as pas conscience, ton âme elle le sait. Son objectif n’est pas de te « casser » mais de te permettre d’évoluer. Et là, tu as besoin d’une pause. Tu as besoin d’un peu de temps pour récupérer. Tu as besoin de rentrer pour te reposer. Nous le savons.

Alors, aidez-moi, svp…

Est-ce que ton rêve de cette nuit était intéressant ?

J’aimerais en parler, mais je suis trop fatiguée… Une autre fois ?

Il était là pour t’aider, c’est tout ce que tu as besoin de savoir pour l’instant.

Ok, merci.

24 février

 

Frustrée

artiste
Artiste : Wataboku

Je voulais dessiner autre chose, je ne comprends pas pourquoi cette image-là est sortie… Celle d’une femme hurlant de colère.

De rage ou de frustration ?

De frustration. Mais je n’arrive pas à bien à rendre les émotions sur un visage, je manque vraiment de technique. Le résultat n’est pas celui que j’avais dans la tête. Même si en fait, justement je n’avais pas vraiment d’image précise. Je comprends l’importance des modèles et des références, jusqu’à avoir acquis la fluidité des proportions. C’est limitant de devoir réfléchir à ça, au lieu de simplement se concentrer sur la création.

Un minimum de technique peut aider à créer plus librement, en fonction de ce que vous désirez faire.

Pour dessiner des visages et des corps réalistes, c’est mieux.

Mais ce n’est pas nécessaire pour faire quelque chose d’abstrait ou simplement faire sortir vos émotions. Pourquoi as-tu voulu donner un visage à cette émotion enfouie ?

Et bien… C’est une bonne question. Je ressentais un blocage au niveau de la gorge et j’avais envie de l’exprimer, de le faire sortir. Dessiner c’est avéré plus simple que de hurler, ce qui est peut-être libérateur, mais nécessite un environnement isolé. Mais je ne sais pas pourquoi.

Je voulais dessiner autre chose mais je ne m’en sentais pas l’état d’esprit (enfin comprendre l’état émotionnel). Je ne sais pas pourquoi. J’ai l’impression qu’une fois l’inspiration du moment passé, l’émotion envolée, même si je l’ai en mémoire, c’est difficile de la coucher sur papier. Il y avait ce dessin que j’ai eu envie de faire la dernière fois suite à ma discussion avec ma sœur. Je l’ai toujours en tête, mais je n’arrive pas à m’y mettre.

Et tu t’interdis de faire autre chose, tant que tu ne l’auras pas dessiné. Comme tu t’interdis de penser à un autre projet tant que tu n’auras pas fini ta toile actuelle.

J’ai ce problème-là. Celui de vouloir faire les choses « dans l’ordre ». De ne pas commencer quelque chose d’autre si je n’ai pas terminé la première. Parce qu’alors, en général, je ne la termine jamais… Je passe à autre chose et pouf, le premier projet reste inachevé, avorté.

Donc tu essayes de te « forcer » à terminer les choses dans l’ordre. Mais plutôt que de t’aider, cela ne fait que te limiter, te frustrer. Te bloquer dans ta créativité. Hors, bloquer ton élan créatif, c’est comme bloquer ton énergie de vie, puisque que tu ne l’exprimes que sous cette forme, et pas sous une autre forme qu’est celle de la sexualité.

C’est vrai. Je ne l’avais jamais pensé de cette façon-là.

Alors tu t’enfonces dans des énergies stagnantes, tu n’es plus capable de renouveler tes énergies, d’entretenir l’élan pour te faire avancer. La créativité est une force plus importe que tu ne le crois dans ta vie. C’est un de tes moteurs. Tu as besoin de créer pour avancer. Comme tu as besoin d’écrire pour évoluer, c’est une façon de créer. De donner corps à une énergie. D’incarner une idée, une inspiration, une petite flamme divine qui vous ait donné.

Et quid de l’environnement pour créer ? Alors que j’essaye d’écrire, j’ai encore mes voisins qui font la numba et ont dû inviter la moitié de leur promo. Je veux bien croire que l’on ne doit pas se laisser impacter par les perturbations extérieures, mais ils sont aussi discrets qu’un troupeau d’éléphants. Cela m’énerve… Souffrir d’hyperacousie n’est déjà pas simple, mais alors dans ces conditions-là… Mes bouchons d’oreille ne sont pas suffisants avec l’isolation sonore aussi mauvaise. J’aimerais vraiment qu’ils se dépêchent de partir en boite de nuit, mais il en arrive encore et encore. A combien vont-ils rentrer dans cet appartement ? Vont-ils rester toute la nuit ?

Quand je suis malade, je ne supporte pas les stimuli extérieurs. J’ai besoin de silence, de lumière tamisée, de calme et de tranquillité.  Les stimuli intérieurs de mon corps sont déjà assez forts, tension musculaire, douleur, migraine… L’extérieur devient vite invasif, et c’est dans ces moments-là que je trouve le plus difficile d’être hypersensible à son environnement. Je suis fatiguée, j’ai envie de me coucher, mais je sais que je ne vais pas réussir à dormir avec ce vacarme. Le pire, c’est que ce n’est même pas à cause de la musique, je ne peux même pas leur demander de baisser le son, à moins qu’il arrête de crier et gueuler à tout va… *soupir*

Comment trouver la paix intérieure dans un environnement bruyant que l’on ne peut pas fuir ? Coincée chez moi, car malade, je ne peux même pas trouver un répit en partant ailleurs un petit moment. Je déteste cette impression de subir. Même en mettant des boules quiès et en cherchant à m’isoler dans une bulle de lumière, je n’arrive pas à faire fi du bruit et des perturbations que je perçois. Il faudrait que je puisse me déconnecter totalement de mes sens pour ça…

Remonter à la source du problème reste compliqué. Quand la musique est trop forte trop tard, je vais leur demander de baisser, mais là ? Je peux demander à 25 mecs de baisser le volume de leur voix de fêtards ? Où se situe la limite entre la liberté d’autrui et le seuil de tolérance de ce que l’on peut supporter ? Surtout quand mon propre seuil à moi est particulièrement bas à cause de mon hypersensibilité ? Et quel poids la demande d’une personne contre 25 à moitié saoulés ?

*grrrmmmmml* Vivement que je déménage.

23 février 2017