Patience et créativité

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Artiste : Kuvshinov-Ilya

Il y a de ces sujets où écrire dans mon journal intime ne suffit pas à résoudre les conflits émotionnels qui m’agitent. C’est dans ces moments-là qu’écrire avec mes guides me manquent le plus. J’aimais avoir leur éclairage, leurs conseils et leur aide pour rendre du recul. Je ne saurai dire pourquoi pendant tant de mois ils ne se sont pas manifester directement auprès de moi.

Suis-je trop déconnectée de moi-même et de mon étincelle intérieure pour les entendre ? Suis-je trop tourmentée par mes émotions et mon mental pour avoir la clarté nécessaire de canaliser ? Ai-je une hygiène énergétique insuffisante et un canal encrassé ? Ou bien est-ce une de ces périodes de « débrouille-toi », où mes guides décident de rester là, mais à distance, pour que j’apprenne les choses par moi-même ?

C’est un mystère pour moi… Je ne comprends pas toujours, voire rarement, les aléas de ma guidance personnelle. Cela m’a beaucoup affecté au départ. J’aime écrire et partager les guidances reçues sur mon blog. Mais j’ai fini par accepter. Peut-être est-ce une histoire de cycle. Ou de ressources intérieures. Peut-être ai-je tourné les miennes vers d’autres horizons et ce n’est pas forcément plus mal. En tout cas, c’est comme ça… Les messages passent autrement par moment, via les rêves, les « synchronicités », les cartes et les rencontres. Je ne pense pas qu’on « arrête d’être connectée », on l’est peut être juste d’une autre façon.

Je n’ai plus écrit avec mes guides depuis des mois. Mais j’ai le plaisir de m’être remise à la peinture et des images de tableaux « me viennent ». C’est irrépressible, j’ai envie de les peindre. Elles me restent en tête jusqu’à ce que cela soit fait. Et j’avoue que j’aime ça. Même si je n’avance pas très vite et de façon sporadique. Mais quel sentiment de complétude quand la toile est terminée.

Et puis, je me suis mise à une autre forme d’écriture, celle d’un roman. Et là aussi, je sens que c’est un processus hautement spirituel, autant par le sujet que je traite, que par la façon inspirée dont j’écris. C’est très instructif et cela me permet d’explorer le processus de création depuis l’intérieur. Car après tout, je trouve que pour l’art, « c’est en forgeant que l’on devient forgeron ». Alors je me laisse porter par cette vague de créativité géante et irrésistible. « Créé ! » « Ecris ! » « Dessine ! ».

Plus j’ouvre mes oreilles et mon cœur à cette créativité et plus je ressens cet appel de façon forte et irrépressible. Impossible de l’ignorer, sinon une frustration démesurée s’abat sur moi et rien n’y fait. Et même quand je l’écoute et que je sors mon crayon pour dessiner, il m’arrive quand même d’être écrasée sous le poids de cette frustration inconnue. Pourquoi ?

L’art a cette chose de frustante qu’il est long à créer. Ecrire un roman, cela prend des mois… Peindre une toile, cela prend des heures, et parfois le processus s’étale sur des mois (parce qu’il englobe d’autres réalités énergétiques derrière). Et cela me frustre. Le plus dur pour moi, c’est d’apprendre la patience. Ce n’est pas pour rien que je n’ai jamais eu envie d’apprendre à peindre à l’huile. Il faut des mois pour que la toile sèche ! Je préfère nettement l’acrylique, qui sèche bien plus vite. On peut même tricher en utilisant un sèche-cheveux pour accélérer le processus. Alors vous imaginer ? Faire des courbes de constructions et des dessins par étape… trop long ! Cela me semblait impossible. Force est de constater que parfois, en prenant son temps, on « réussit » plus vite. Une bonne préparation, même longue, est parfois la meilleure clé pour arriver au résultat souhaité. Donc je tente d’apprendre à prendre mon mal en patience…

Mais que faire de ce sentiment de frustration qui me met mal à l’aise et me rend parfois franchement de mauvaise humeur ? D’où vient-il ? Qu’essaye-t-il de me dire ? A creuser…

 

11 octobre 2017

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8 commentaires sur « Patience et créativité »

  1. Bonjour Cel,

    Ouah ! C’est courageux tout ce que tu fais !
    J’ai un soucis par rapport à la créativité, c’est le premier pas qui me coûte à chaque fois, et rien que d’y penser me donne envie de mettre la tête sous l’oreiller et de procrastiner encore et encore, puis il est trop tard pour commencer quoique ce soit ! Et pourtant quand je me lance, écriture par exemple, c’est cool ! Mais c’est véritablement une souffrance ce premier geste, c’est dingue !
    Pour toi aussi ? Tu as un « truc » pour t’y tenir régulièrement ?

    Bises et toutes mes félicitations pour tous ces projets et ces avancées !

    1. Bonjour Fleur,

      En effet, je connais bien la difficulté de ce « premier pas ». Et c’est fou, peu importe les centaines de jours qui passent et que j’ai écrit, elle est toujours là à chaque fois que je sors mon manuscrit. En fait, c’est une peur, la peur de l’inconnu de ce que tu vas créer, la meilleure astuce que j’ai trouvé, c’est de l’accueillir mais de ne pas la laisser diriger. Le livre « Comme par magie » d’Elizabeth Gilbert m’a beaucoup aidé pour ça. Je te le conseille vivement, il a changé mon rapport à la créativité.

      Bises

  2. Bonsoir Cel,
    J’avais envie de partager avec toi ces paroles d’une chanson de ZAZ.

    On gravit des sommets dans nos vies, dans nos cœurs
    Cet amour infini mélangé de douleur
    Le partage et l’instant du bonheur
    Qu’on garde ancré en soi comme pour lui rendre honneur
    Je gravis la montagne, comme je gravis ma vie
    Tous ces regards croisés, si les ai compris
    J’ai pourtant vu mille fois, et suis encore surprise
    De la beauté des êtres qui m’ont fait lâcher prise
    C’est la beauté sans mot qui transforme un instant
    A genoux dans la glace, laissant faire ce qui doit
    Je garde en moi le chaud, la saveur du présent
    De ces moments de grâce qui fut vous qui fut moi
    Ils vivent leur ascension, grimpent et bravent leur peur
    Il n’y a nulle prison que celle qu’on ce crée au cœur
    Je prends note et leçon dans ses vives lueurs
    La lune, leurs regards, ne pas mourir avant l’heure
    Je garde précieusement l’expérience dans ma chair
    Revenir au quotidien lui non plus ordinaire
    Dans les pages d’un bouquin, ces phrases qui me décrivent
    Tout se termine et prend fin, après l’extase la lessive
    C’est la beauté sans mot qui transforme un instant
    A genoux dans la glace, laissant faire ce qui doit
    Je garde en moi le chaud, la saveur du présent
    De ces moments de grâce qui fut vous qui fut moi
    Encordée dans ma tête jusqu’à mon sac-à-dos
    Des petites tempêtes me poussent vers le haut
    Le froid que je respire, je sens que je m’allège
    Je n’ai rien vu venir les deux pieds dans la neige
    Depuis c’est plus facile et un pas après l’autre
    Si je marche tranquille, si je suis quelqu’un d’autre
    J’aurai toute ma vie laissant faire ce qui doit
    De ce qu’on m’a gravi qui fut vous qui fut moi
    C’est la beauté sans mot qui transforme un instant
    A genoux dans la glace, laissant faire ce qui doit
    Je garde en moi le chaud, la saveur du présent
    De ces moments de grâce qui fut vous qui fut moi
    C’est la beauté sans mot qui transforme un instant
    A genoux dans la glace, laissant faire ce qui doit
    Je garde en moi le chaud, la saveur du présent
    De ces moments de grâce qui fut vous qui fut moi

    Bises Cel et Bon courage et pleins de belles choses pour toi !

  3. Coucou Cel,

    C’est en lisant ton commentaire sur le blog de Camille-Fraise qu’elles me sont « venues ».

    Bises et pleins de belles choses pour toi Cel !

  4. Peut être que tu te met trop la pression. Dans la création si tu fais quelque chose que tu aimes tu devrais au contraire ne pas voir le temps passé ? Donc si je peux me permettre de te donner un conseil : lâche prise !

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