Crise de guérison

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Artiste : Chibi-oneechan

Bonjour,

J’aimerais bien qu’on discute un peu de cette histoire d’énergie vitale et de serpent au repos. Grâce à Sylvie, j’ai appris que notre python intérieur symbolise l’état de notre énergie vitale (voir l’article ici). En le visualisant, on peut donc avoir une idée de son état, mais aussi agir dessus pour en prendre soin. Pourquoi est-ce que mon python est dans cet état de léthargie ?

Pourquoi es-tu aussi fatiguée ?

Et bien, parce que je suis malade en ce moment… Je peine à me remettre d’une grosse laryngite qui s’est surinfectée. Mais si je suis aussi malade, n’est-ce pas parce que mon énergie vitale est basse ? N’est-ce pas le serpent qui se mord la queue, façon de parler (lol) ?

Il arrive que vous soyez malade parce qu’en effet vos énergies vitales sont basses. Mais ils arrivent aussi que la relation de cause à effet se fasse dans l’autre sens. C’est-à-dire que votre état de santé et vos actes affectent votre niveau d’énergie vitale.

Donc l’état de mon serpent est une conséquence de ma maladie et pas la cause ?

Oui.

Donc, il faut que je réfléchisse à qu’est-ce qui m’a rendu malade.

Il n’y a rien à comprendre en vérité. Tu le sais déjà, c’est une maladie de nettoyage. Tu as fait un gros travail de guérison et il se traduit par une crise intense de guérison. Celle-ci peut parfois prendre la forme d’une longue infection qui a du mal à passer. L’important étant de te reposer. Tu dois lâcher prise. Il n’y a rien à faire, rien à réparer, rien à guérir de plus. Tu dois juste te laisser le temps de récupérer en douceur.

Ok… je sais, c’est mon mental qui voudrait tout contrôler. Il trouve cette situation inacceptable. « Aphone un mois, tu te rends compte ? Et comment je fais pour mes cours de soutien et pour les journées de formation qui vont arriver ? »

Tout ce qui doit arriver est juste. Fais confiance à la vie. Si c’est le bon moment pour ces journées de formation, alors elles se feront, si ce n’est pas le cas, alors une autre occasion se présentera. Nous voulons que tu te recentres sur le présent. Juste le présent. Fais au jour le jour. Décide au jour le jour de ce qui est juste pour moi.

Bon, d’accord… J’ai décidé d’alléger mes cours pour y consacrer moins d’énergie.

Voilà.

Est-ce que c’est une bonne chose que je m’escrime à dessiner tous les jours ?

C’est à toi de voir. Est-ce que cela te fait du bien ou cela te fatigue ?

Ça dépend.

Alors fais en fonction de ton état, tu as maintenant les outils pour te connecter à toi-même et savoir ce qui est juste pour toi. Utilise-les.

Merci.

18 novembre 2019

Se protéger sur internet

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Artiste : Chibi-oneechan

Bonjour,

Je n’ai pas du tout aimé mon cauchemar de cette nuit. Je rêvais dans mon rêve et on essayait de m’étrangler dans mon sommeil, très désagréable comme sensation !

C’était un avertissement.

Oui, j’ai compris. Qui fait suite à mon commentaire sur le blog de Sylvie. Il y a des petits malins qui pensent que « malade » = « opportunité pour attaquer dans l’astral ». Alors dès que j’ai le malheur de mentionner quelque part sur internet que je suis malade, en général, on m’envoie dans la foulée des attaques astrales. C’est vraiment stupide, ce n’est pas parce que je suis malade, que je ne veuille pas à me protéger. Et j’ai compris, je ne dois pas négliger de protéger mes énergies sur internet aussi. On a tendance à l’oublier, parce que c’est un « lieu » virtuel, mais les énergies y circulent bien aussi, de façon plus ou moins heureuse. Je me demandais comment ce genre de chose est possible via le blog de Sylvie ?

C’est à chacun d’être responsable de ses énergies et de se protéger.

Oui, mais… Je n’aimerais pas qu’il arrive la même chose à mes lecteurs.

Alors à toi de les prévenir clairement.

Bon, donc internet, c’est la « jungle ». Il y a des gens très biens, et des gens moins biens. Il y a des gens mal intentionnés qui peuvent repérer des « cibles potentielles » via leurs commentaires sur des blogs (surtout ceux sur la spiritualité/l’ésotérisme). Ces « cibles » sont souvent des personnes avec des capacités mais qui ne savent pas encore les gérer/se protéger, et donc qui font « des proies faciles ».  Ou bien encore des personnes qu’ils jugent avoir une puissance spirituelle inférieure à la leur (un peu comme si vous aviez moins de biscotto énergétique qu’eux), mais intéressante à dépouiller quand même.

Une fois leur cible repérée, ils vont chercher à leur voler leurs énergies dans l’astral, souvent dans les moments où vous ne vous en rendez pas compte, soit pendant votre sommeil. Tout ce que vous dites sur internet est public, même si vous pensez que vous n’êtes pas lu, ou par presque personne. Et tout ce que vous faites laisse une trace énergétique, que l’on peut remonter si l’on en a les capacités, un peu comme une piste. Sachez que ce genre de personnes mal intentionnées a tendance à rester invisible, et vous pouvez ne pas savoir qu’elle se promène là où vous publiez/commentez. Le mieux, donc, c’est de prendre les devants. Par exemple, en faisant une prière pour demander que vos écrits soient protégés, c’est une solution. Il en existe d’autres.

C’est vrai qu’on ne parle pas de ce genre de « chasseurs ». J’en ai fait les frais par le passé, mais j’ai appris à m’en protéger.

Si les attaques sont possibles, c’est toujours parce que vous avez quelque chose à travailler sur vous. Des failles énergétiques, un manque de protection, … Ce n’est jamais une fatalité. C’est à vous-même de prendre vos responsabilités pour ne pas que cela arrive, et à personne d’autre.

Ok, j’ai compris. Donc à chaque lecteur de prendre ses responsabilités quand il commente ici, ou ailleurs. C’est bon à savoir ce genre de choses. Personne ne me l’avait dit à moi, quand j’ai déboulé sur internet, jeune et naïve, la bouche en cœur !

Parfois on apprend avec l’expérience.

Oui, tu peux dire ça, lol ! Merci du rappel en tout cas.

18 novembre 2019

Entendre un appel

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J’ai le cœur lourd aujourd’hui en pensant à mon amie M. Cela va faire bientôt 2 mois que c’est le silence radio et qu’elle n’a pas répondu à mon dernier message. Je ressens une grande tristesse face à son silence. Ainsi, elle n’a engagé aucune action pour rétablir la situation entre nous. Dois-je en conclure que son égo a plus de poids que notre amitié ? Cela me rend vraiment triste. On croit connaître le gens, puis finalement pas vraiment. On ne connait que des facettes d’eux, on ne connait pas forcément leur passé, leur histoire, leurs blessures et on ne comprend pas toujours leurs comportements qui peuvent nous sembler irrationnels. Je n’aurais jamais imaginé ce comportement-là de sa part.

J’ai beau me dire que je ne peux que continuer mon bonhomme de chemin et avancer dans la direction où la vie me mène, cela me rend vraiment triste.

Tu as le droit d’être triste.

Oui, je sais. J’ai vu sa photo et depuis, je n’arrive pas à ignorer cette émotion, elle m’empêche de peindre et de me concentrer.

Cette tristesse te renvoie à toutes les pertes que tu as subies.

Oui… Ce matin, je lisais les articles de Sylvie des derniers jours, et quand elle parlait de son impression de « passer du tout au rien », j’ai souri parce que cela me parlait tellement. De mon côté, je suis toujours dans la phase du rien et de tout perdre. Je me demande combien ce temps cela va continuer et jusqu’où cela va aller… Ce sentiment de rien et de perte, je le trouve trop familier. De vide aussi. On a beau tenter de s’accrocher aux branches, c’est la chute. On ne peut rien faire et rien empêcher.

Comme quand on tombe malade 3 semaines et qu’on perd sa voix ?

Oui, comme quand on tombe malade et que l’on ne peut rien faire qu’attendre que ça aille mieux. A un moment, j’ai fini par commencer à douter que ça irait mieux.

Et tu veux nous parler de ce sentiment que tu as eu quand tu t’es dit que « finalement, je vais peut-être mourir » ?

Et bien, j’étais épuisée et fiévreuse, les antibiotiques ne semblaient pas faire d’effet, cela faisait de nombreux jours que j’étais déjà au lit et mon état se dégradait encore. Autrefois, sans pénicilline, oui, je pense que des gens fragiles comme moi ont dû mourir de ce genre de surinfection carabinée. J’ai pensé « finalement, je vais peut-être mourir d’une bête infection, alors que ma vie n’a même pas commencé ».

Pourquoi est-ce que ta vie n’a pas commencé ?

Parce que je n’ai pas trouvé ce que je veux faire, je n’ai pas trouvé ma voie. Je n’ai rien commencé à construire, ni à partager. Je partirais sans rien laisser derrière moi. Vraiment rien. A part une mallette de crayons et des pots de peinture, lol.

En soi, cela n’a pas d’importance, est ce que l’on vit vraiment pour « accomplir quelque chose » ? Je ne le crois pas, on vit pour vivre. Mais c’est comme si je ressentais le besoin de faire plus, cet appel… Cet appel à faire ou dire ou être ou créer quelque chose. Je n’en sais rien du quoi, où, comment, pour qui. C’est juste… C’est terriblement difficile à décrire, comme si je ressentais le besoin urgent et vital de faire cette chose, sauf que je ne sais pas ce que c’est. Je me tourne de tous les côtés pour essayer de mieux entendre cet appel, pour chercher ce que ça pourrait être, et je ne trouve pas. Je me retrouve confrontée à une terrible frustration.

Et cet appel, je le ressens tellement fortement, que je ne peux même pas m’en détourner et faire semblant qu’il n’existe pas. Je pourrais, disons, faire comme si je n’entendais pas, me chercher un travail « normal » et construire ma vie comme tout le monde. Mais je n’y arrive pas. Si j’essaye, je tombe malade, je suis empêchée, rien ne marche. Je ne peux pas l’ignorer. Alors j’erre, je cherche, je m’épuise en vain à essayer de trouver : qu’est-ce que c’est ?

Ça m’a fait rigoler, pendant que j’étais malade, ma sœur m’a envoyé un message pour me demander : « ça va mieux ta voie ? ». Elle voulait parler de ma voix, bien entendu, mais ce lapsus était révélateur pour moi. Je perds ma voix, après m’être heurtée au mur qui m’empêche littéralement d’entendre mon appel, pendant le stage de développement personnel que j’ai fait.

Il faut parfois de la force pour suivre un appel.

Peut-être, ce qui est sûr, c’est qu’errer pour le trouver est épuisant.

Mais tu connais les bénéfices du désert, cela sert à creuser par soi-même pour trouver de l’eau.

Alors, pour moi, il faut errer dans le désert avant d’être capable d’entendre mon appel ?

Pour te renforcer et soigner tes blessures.

Super. Vous me ferez signe quand ça sera bon ?

Bientôt.

Votre notion du temps est toute relative à vous les guides.

C’est vrai, nous comptons en vie alors vos années nous semblent courtes.

Vais-je mourir dans cette vie sans avoir entendu mon appel ?

Tu l’entends tous les jours.

Pardon, je reformule, vais-je mourir sans savoir quel est mon appel ?

C’est autre chose.

Oui.

À quoi cela sert-il de comprendre un appel, si on n’a pas les outils pour y répondre ? Ne serait-ce pas encore plus douloureux, de savoir et de ne pas pouvoir faire ?

Ça veut dire quoi cette réponse ?

Ce qu’elle veut dire. Médite là-dessus.

Merci.

12 novembre 2019

Ma vie d’humaine

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Artiste :  Yuumei

Et bien quel temps ! De l’orage, de la grêle, des rafales à décorner un bœuf et de la pluie en veux-tu en voilà. Il fait tellement gris qu’on se croirait en hiver, et je suis drôlement contente d’être au chaud, à l’abri, avec une tisane chaude à côté de moi. D’ailleurs, merci pour l’avertissement. A peine ai-je pensé « la tempête arrive », eu le temps de rentrer les chaises en plastique qui allaient valdinguer, que la pluie s’est abattue d’un coup ! Brr, ça m’a fait frissonner dans le dos.

Mais je ne sais pas pourquoi, voir ce temps-là se déchainer me met toujours en joie ! J’adore observer la force brute des éléments qui s’abattent sur la terre. C’est jouissif toute cette puissance ! A chaque fois, ça me fait sourire et me donne la banane à fond.

C’est parce que tu aimes les élémentaux.

Tu veux dire les 4 éléments, l’eau, le feu, l’air et la terre ?

Débouche-toi les oreilles petite fille, les élémentaux.

Ah bon ?

Quand tu as une tempête, un ouragan, un typhon, ou autre, tu peux être sure qu’il y en a un dans le coin. Ils peuvent se déchainer comme bon leur semble et cela leur fait du bien.

Si tu le dis…

Les éclairs sont le domaine des esprits du feu, ils aiment beaucoup jouer dans les airs, tu l’as déjà vu.

Oui, je trouve cela magnifique, j’ai toujours été fascinée par les orages, les éclairs et le tonnerre. Je trouve cela tellement beau !

D’autres trouvent ça effrayant.

Pas moi. Je sais que ce n’est pas comme ça que je vais mourir. Je ne crains pas les déchainements des éléments. Même si cela ne m’empêche pas d’être prudente et de ne pas avoir de conduite stupide. Je ne prendrais pas la mer si on annonce une tempête, de même que je ne partirais pas en montagne.

Mais tu aimes observer ces phénomènes.

J’adore ça, je trouve cela excitant et exaltant.

Tu ressens les énergies qui se déchainent. Si tu voulais, tu pourrais puiser dedans.

A quoi cela me servirait ?

A réorienter l’énergie.

Oui, mais vers quoi ?

Tout acte magique pertinent.

Tu crois ? Est-ce que j’en ai vraiment besoin ?

A toi de me le dire.

Franchement, je n’y ai jamais vraiment réfléchi. Ok, j’ai compris que j’étais une sorcière dans l’âme. Mais je n’ai toujours pas compris à quoi cela sert et à quoi cela me sert. Oui, j’ai une connexion facilitée aux éléments. Ah, aux élémentaux aussi ?

Oui, tu peux les appeler.

D’accord. Mais je ne vois toujours pas l’intérêt.

Il est toujours bon d’être entourée d’alliés.

Mais cela ne marche que dans une logique d’affrontement ça. Ça ne m’intéresse pas.

Pourtant tu devrais.

Et bien, je ne comprends pas pourquoi.

Parce que le monde est ainsi fait, il est fait de luttes de pouvoir. L’ignorer, c’est se leurrer. À une certaine échelle, tu peux ignorer les choses, mais pas à la tienne.

Je ne comprends pas. En quoi est-ce que cela me concerne ?

Cela te concerne plus que tu ne le crois, mais tu le découvriras en temps voulu.

Vous savez que cela ne m’intéresse pas, n’est-ce pas ? Ces histoires de puissance, de combats, de conflits, de mondes à sauver, etc… Vous savez que je n’ai qu’une envie, c’est vivre ma vie d’humaine tranquillement ? Vous le savez cela ?

Nous savons que tu n’aimes pas parler de ça, ta conscience humaine a énormément de mal avec ces concepts et avec la notion d’avoir sa place dans l’univers. Tu cherches la tienne, mais tu ne la comprends pas. Tu te bats avec ton égo qui te dit que tu n’es rien, quand nous te disons que tu es importante. Chaque être humain et chaque être vivant est important. Vous avez tous votre place dans la création divine, tous. Avoir un rôle hiérarchique plus important n’enlève rien à votre égalité en tant qu’humain, votre « équité » comme l’appelle ta thérapeute. C’est bien que tu comprennes cela et que tu travailles sur ton schéma de sentiment d’infériorité. Il n’y a qu’en ayant foi en soi que l’on peut développer pleinement ses capacités et les faire rayonner. Tu sauras le faire, garde la foi.

Nous sommes là pour t’accompagner et nous te disons de ne pas avoir peur de ta puissance et de tes capacités. Elles sont encore tellement endormies, tu laisses ton égo les restreindre, effrayée que tu es par tout ce potentiel qui te dépasse. Mais chaque chose arrive en son temps, à son juste rythme, tu n’auras pas à tout affronter d’un seul coup, tout viendra petit à petit. Quand ton cœur sera assez ouvert, ta foi assez solide et ton courage assez aiguisé.

Continue d’écrire, c’est là ce que voulez dire la carte de ton tirage « il est temps d’agir ».

Merci.

14 octobre 2019

Les voies détournées de l’égo

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Artiste : Kuvshinov-Ilya

Je me sens frustrée, ça ne va pas. Je ne peux pas peindre dans cet état ! Je ne comprends pas pourquoi cela m’a pris comme ça, hier soir, alors que j’essayais de peindre une fichue pivoine. Je n’arrivais pas à faire ce que je voulais avec mes pinceaux, ils sont trop souples et la pointe n’est pas assez fine ! Ça m’a énervée, j’en ai eu marre de ne pas avoir le bon outil pour ce que j’essayais de faire. Alors je me suis dit, bon, tu pourrais investir dans les mêmes pinceaux que tes artistes professionnelles préférées, c’est à dire un certain modèle de pinceau populaire pour l’aquarelle florale. Mais impossible de les trouver en Europe, c’est une marque américaine ! J’ai cherché sur pleins de sites internet, même les plus grands fournisseurs en matériel de Beaux-Arts en France, ils ne les ont pas ! Je suis allée sur ce site anglais qu’on m’avait conseillé et là, c’était rupture de stock. Même sur Amazon (que je n’utilise d’habitude jamais par principe de valeurs) il n’y avait pas de revendeur pour l’Europe ! Non mais franchement, qui croirait que c’est si difficile de se procurer un fichu pinceau ?! Et pourquoi, surtout, moi, je fais une fixation sur ça ?

Ce n’est pas l’outil qui fait l’artiste.

Je le sais. Sauf que là, vraiment, je n’ai pas de bon pinceau en poils synthétiques, qui soit assez ferme et pointu, pour les tracés que je veux faire. Je veux bien croire que le geste c’est 70% à 90% du résultat. Mais avec l’outil adéquat, c’est quand même mieux. Pourquoi est-ce que cela me frustre tant ?

Est-ce que le problème vient vraiment de là ?

Peut-être pas. Peut-être que ce n’est qu’une porte d’expression à une frustration plus profonde.

Cela fait plusieurs mois que tu tiens les ficelles de ta bourses serrées fermement.

* Soupir* Que veux-tu, c’est la dèche financièrement… Deux mois d’été sans cours de soutien scolaire, et bien ça ne fait pas rentrer d’argent.

Alors même que tu avais anticipé.

Et oui, j’avais fait quelques économies en prévision. Mais là, ça commence à être long. Ça m’énerve d’être au 10 de mois et de me dire que je n’ai plus d’argent à dépenser en dehors des frais planifiés pour le mois, parce que je me suis déjà fait plaisir en début de mois, avec des achats que j’avais déjà repoussé tout le long du mois précédent. Grmf, je n’aime pas ça, c’est en effet très déplaisant. Et comme je suis de genre à ne pas dépenser ce que je ne possède pas… Et bien, il faudra attendre.

Pourquoi ce que tu as ne te suffit pas ?

Je ne sais pas, d’habitude, cela me suffit. Je n’ai pas besoin de faire du shopping tous les mois, j’en fais même rarement. Et je préfère dépenser mon argent dans du matériel artistique, plutôt que des vêtements ou du maquillage par exemple, c’est ma marotte.

Cela te sert à compenser. Mais à compenser quoi ? Qu’as-tu à compenser là maintenant tout de suite ?

Je ne sais pas, ma frustration ? La frustration de ne toujours pas avoir de projet professionnel, la frustration de ne pas savoir ce que j’ai envie de faire. La frustration de me sentir limitée, financièrement, logistiquement (à vivre chez mes parents) et physiquement (avec la maladie et les jours de fatigue).

Et si on revenait ensemble sur ce dernier point ?

Et bien, il y a certains jours, comme hier, j’ai vraiment l’impression de subir la fatigue chronique et la maladie. Je ne peux pas faire ce que j’ai envie de faire.

Qu’aurais-tu fait si tu avais eu de l’énergie ?

Et bien, j’avais envie de tester la numérisation de quelques motifs d’aquarelle, de mettre en pratique ce que m’a appris mon amie.

Et de le dire, est-ce que tu te sens mieux ?

Pas vraiment, j’ai envie de pleurer. J’ai l’impression que je n’arriverais jamais à monter un projet ou créer quelque chose de concret. Cela apparait comme une montagne inamovible, nécessitant un total d’énergie énorme que je n’ai pas.

Toutes les montagnes se gravissent, une petite marche après l’autre. Juste une marche. Tu peux faire de toutes petites marches chaque jour. Un jour scanner. Un autre éditer le fond. Un autre reproduire le motif, un autre agencer. Tu n’es pas obligée de tout vouloir faire d’un coup. Même si cela avancera lentement, au moins tu auras l’impression d’avancer. Tu as déjà fait un grand pas en demandant un cours à ton amie.

Oui… Cela faisait un an que j’avais acheté le scanneur pour mes aquarelles, sans jamais vraiment m’en servir sérieusement.

Pourquoi cela ?

Et bien cela me semblait compliqué, d’apprendre à numériser mes aquarelles. Cette étape me semblait comme une montagne infranchissable.

Et regarde, tu es déjà sur le col de la montagne, il ne te reste plus qu’à appliquer. Tu as tout ce qu’il te faut, littéralement. Tu n’as pas besoin d’autres pinceaux ou d’autres outils. C’est l’égo qui cherche à détourner ton attention de ce qui compte, car il est effrayé. Il veut te faire croire qu’il te faut « plus », que tu n’as pas assez, que tu n’es pas « assez » pour y arriver. Ne lui en veut pas, il cherche juste à te protéger, il a une terreur bleue de l’échec et encore plus de la réussite. Mais tu peux l’accueillir dans ce qu’il ressent et le rassurer, plutôt que de lutter contre lui.

Comment ?

En prenant le temps de te connecter à cette part de toi qui a peur, de la rassurer, de la prendre dans tes bras et de la consoler. C’est normal d’avoir peur, c’est humain. Pour autant, tu n’es pas obligée de laisser cette part de toi te définir.

Plus facile à dire qu’à faire.

C’est la lumière de la conscience qui permet tout. Comprendre vos émotions et vos comportements inconscients permet d’agir dessus, il n’y a pas de mystère. L’égo est très fort pour prendre des voies détournées, il faut savoir les observer, pour composer avec.

Merci.

 7 octobre 2019