Un petit pas après un autre petit pas

Artiste : Snatti89

 

Des fois, on aimerait que la solution arrive vite. Surtout quand cela ne va pas, quand on se sent mal, désespéré ou que l’on souffre de douleurs, qu’elles soient physiques ou morales. On voudrait un remède rapide, si ce n’est immédiat, qui apaiserait, soulagerait ou soignerait tous nos maux.

En réalité, ça ne se passe que rarement comme ça. J’avais déjà évoqué la chose dans un article précédent sur l’endométriose, mais je reviens dessus. Une émotion a un message à nous transmettre, aussi pénible soit-elle. Et bien la maladie aussi, aussi difficile soit-elle. On ne peut pas espérer voir l’un ou l’autre disparaitre si l’on a pas compris quel est le fond réel du problème, quel est le message à entendre ou la leçon à intégrer.

Et des fois, souvent même, cela prend du temps… Le temps de s’ouvrir à soi-même, d’apprendre à écouter ses émotions, mais aussi le message de son corps. Le temps d’apprendre à accepter ce que l’on vit, sans le rejeter ou rejeter la faute sur untel ou tel phénomène. Le temps de reprendre en main sa capacité d’action, d’apprendre à prendre soin de soi et à se faire du bien. Le temps d’user les résistances qui nous empêchent de changer, d’aller vers un autre schéma de fonctionnement, une autre façon de penser, d’agir et de se considérer soi-même.

Il est tentant, face à un tel cheminement, long et souvent fatiguant, de ne pas vouloir poser un pied sur un tel chemin. C’est bien sûr plus facile de rester dans une position de victime spectatrice. « Je ne peux rien faire… », « Les médecins ne font pas leur travail… », « C’est un tel qui devrait changer de comportement… ». Mais au bout d’un moment… il n’y a pas le choix. Si l’on veut que les choses changent, il faut remonter ses manches et se mettre au boulot.

Le plus dur est de s’y tenir. De continuer à avancer, même quand on a l’impression que rien ne va, que rien ne change, que rien ne s’améliore. On ne le voit pas en réalité. Les progrès sont tellement infimes qu’on ne s’en rend pas compte jour après jour. Auriez-vous le sentiment d’avancer si vous parcouriez 1 mm par jour ? Vous ne le verriez même pas.

Mais vaut-il mieux parcourir 1mm tous les jours (ce qui fait 365 mm par an) que 10 cm d’un coup une fois dans l’année (ce qui fait 100 mm par an) ? La première solution bien évidemment. D’une part, parce qu’au final, vous aurez avancé plus loin, et d’autre part, parce que vous l’aurez fait en douceur, de façon progressive et linéaire.

Je ne sais pas pourquoi dans notre société, nous sommes invités à faire les choses dans l’éclat. De manière « rapide et efficace ». D’un seul coup ou presque. On a tendance à croire, à tort, qu’un effort intense pour un résultat immédiat est plus efficace qu’un tout petit effort constant sur le long terme pour un résultat plus lointain.

Mais pourquoi une séance de sport intensive de 1h par semaine aurait plus de résultats que 5min d’exercices de kinésithérapie tous les jours ? Tout dépend évidemment de ce que vous recherchez comme résultat. Pourtant, ceux qui vont s’inscrire dans la durée seront probablement issus d’efforts, peut-être moins intenses, mais plus ciblés et surtout constants.

La clé est la constance et la persévérance. Peu importe ce dont vous ayez besoin.

Réduire votre stress ? C’est en méditant tous les jours et en changeant progressivement votre rapport à votre environnement anxiogène que vous le vivrez mieux au quotidien. Certes, vous pouvez aller vous payer un super massage. Il va vous détendre, mais est-ce que l’effet perdurera dans le temps ?

Il faut parfois savoir s’investir pour soi-même. Même si on n’est pas sûr du résultat et même si on ne sait pas quand celui-ci va arriver. Mais il faut avoir la foi qu’il arrivera. Par exemple, vous pouvez décider de vous investir dans une formation de 2 mois sur une méthode de méditation. Vous allez devoir y investir de l’argent (payer la formation), du temps (réaliser les exercices chez vous) et de l’attention (assister aux cours). Vous ne verrez peut être pas les effets tout de suite, peut être devrez-vous persister pendant 6 mois à faire les exercices pour ressentir un changement. Mais un jour, vous aurez un déclic, vous vous rendrez compte, après coup, que cela a bien changé quelque chose. Vos proches vous diront peut-être « tu es plus posée », « tu as l’air plus souriante ». Ce seront des petites remarques de votre entourage, des miroirs extérieurs, qui vous permettront de réaliser le changement que vous avez opéré en vous. Car puisqu’il est doux et progressif, vous ne vous en serez peut être pas rendu compte tout seul.

Conclusion, il faut persister. Même si vous faites un pas minuscule, ou qui pourrait paraitre à d’autre insignifiant. Il faut le faire. Encore, et encore. Il faut continuer. Même si vous êtes fatigué et découragé. Même si vous en avez marre. Même si vous ne voyez pas à quoi ça sert. Même si vous avez l’impression de ne pas obtenir de résultats. Même si vous faites une pause entre deux pas.

Il faut continuer. Un petit pas après un autre petit pas, cela vous permettra d’avancer et un jour, vous sortirez de votre tunnel. Ou bien de votre nuit de l’âme (lol).

Je suis loin d’être au bout de mon chemin. Pour chaque défi surmonté, il s’en présente un nouveau à ma porte, que ce soit sur le plan de la santé, du professionnel ou de mon environnement social. Mais j’essaye de me rappeler ça. Il faut persister. Même si j’ai le sentiment de faire du surplace depuis 2 ans, je vais continuer de faire un petit pas après un petit pas. Même si je ne le vois pas, certaines choses changent, c’est certain.

2 octobre 2018

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Progresser ou régresser ?

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Artiste : Mcptato

 

« Il n’y a que 2 manières d’évoluer, on peut progresser ou régresser. »

Quand on se dit que l’on évolue, on pense naturellement à l’idée d’avancer, celle de progresser. En lisant cette phrase, je me suis alors posée la question : « mais comment sait-on réellement dans quel sens on évolue ? ». Est-il vraiment possible de régresser sur la voie de son propre développement ? Et dans ce cas, est-ce que l’on finit par s’en rendre compte ?

A l’idée de régresser, les exemples qui me viennent en tête sont : retomber dans l’alcool pour un alcoolique ; reprendre la cigarette ; mais finalement ce serait renouer avec toute habitude qui nous est mauvaise. Par exemple, se critiquer et s’auto-flageller mentalement, négliger son corps, abandonner l’effort de cuisiner pour soi-même.

Personne n’est parfait, on a tous des moments où l’on faiblit, où l’on n’a pas la santé ou l’énergie pour fournir les efforts habituels pour prendre soin de soi. Parfois aussi, on peut se décourager, avoir la sensation d’essayer jour après jour, pour ne voir aucun résultat. Qu’est-ce qui nous motive à persévérer dans ces cas-là ?

Pour ma part, c’est l’espoir. L’espoir qu’un jour, tous mes efforts seront récompensés. Que tout le travail que je fais sur moi-même me permettra de simplement me sentir bien. Sans plus chercher midi à 14h, ou bien sans être submergée par mon hypersensibilité.

C’est quoi chercher à être bien ? Parfois j’ai l’impression de courir après une chimère. C’est trouver un sentiment de paix intérieur et le ressentir de façon réelle et quotidienne. Je l’ai déjà touché du doigt, ce sentiment profond de paix, au cours d’une visualisation. Mais le vivre les deux yeux ouverts, face à la réalité matérielle, et aux influences extérieures en tout genre, c’est une autre paire de manches. Cela se cultive, bien sûr. Et là, je pense au bel exemple que nous partage Sylvie sur son blog.

Mais à quoi ressemble la paix pour moi ? Est-ce passer une belle journée à la plage ? Est-ce sourire à la personne que j’aime ? Manger un gâteau devant un bon thé ?

Je me demande, si finalement, j’ai vraiment progressé… Toutes les apparences extérieures peuvent donner l’impression du contraire, puisque je n’ai plus de travail, plus mon propre logement, ni ma propre voiture, plus de compagnon, plus d’amis très proches à proximité. Plus de conversations avec mes guides, plus mes capacités comme avant, mon taux vibratoire a chuté d’autant.

Traverser une dépression nerveuse, après coup, ça donne le sentiment d’avoir terriblement régressé, comme si j’étais tombée de la montagne, je me retrouve dans le vallon. Et je dois tout regravir. Tout recommencer, rebâtir ma confiance en moi, ma confiance en ma guidance, mon cercle social, mon projet professionnel, mon environnement matériel.

Du coup, je me demande bien « à quoi ça a servi ? ». Mystère et boule de gomme, je ne peux pas attendre d’avoir la réponse. Je me contente de faire un pas après l’autre. Parfois dans le doute, parfois dans la foi que cela me mènera quelque part. Peut être à la sortie du désert, un jour, qui sait ?

23 septembre 2018

Les émotions profondes

Artiste : Yuumei

Vous est-il déjà arrivé de vous sentir frustré, comme si vous tourniez en rond, mais sans savoir pourquoi et d’où cela vient ? Et bien je me sens exactement comme ça en ce moment. J’ai beau essayer de faire ceci, ou cela, de méditer, d’aller me promener, d’écrire mes pensées, ce sentiment revient toujours. Décuplé par l’hypersensibilité.

Un nouvel automne arrive. Et sans savoir pourquoi, cette idée provoque une profonde envie de pleurer en moi. Que je ne comprends pas, sinon cela serait trop facile. On dit, et moi la première, que les émotions sont des messagers de notre âme. Elles nous permettent de comprendre ce qui est important pour nous, ce qui nous touche, ce qui nous parle, ce qui nous fait réagir et réouvre de vieilles plaies. Alors je me demande pourquoi, parfois, elles sont si difficiles à décrypter.

Vous savez, c’est comme si, par exemple, vous étiez allongé dans un champ, sur un drap moelleux, vous regardez le ciel bleu et ressentez la caresse du soleil. Il fait beau et chaud, vous êtes en agréable compagnie. Tout va bien. Et d’un seul coup, sans savoir pourquoi, vous ressentez une profonde et lancinante émotion désagréable (au choix : tristesse, désespoir, colère, amertume, …). Alors que vous n’avez ABSOLUMENT aucune raison de vous sentir mal. Et alors qu’absolument rien d’extérieur ne l’a provoqué. Ou peut-être  était-ce le passage d’un papillon, mais c’était tellement fugace que vous ne l’aviez même pas remarqué consciemment. Et là est le détail important, vous ne l’aviez pas remarqué CONSCIEMMENT. Mais quelque chose s’est passé, et a réveillé cette émotion en vous.

Comment comprendre un tel déferlement d’émotion quand la logique ne l’explique pas ? Quand vous ne savez pas ce qui l’a déclenché ? C’est un casse-tête sur lequel je me heurte encore et encore. Parfois, quelques petits bouts de réponses me sont donnés par des articles de Sylvie. En lien avec l’âme, quasi toujours. Mais la plupart du temps, je dois juste faire avec. Continuer à marcher alors que je ressens une solitude plus glaciale que le fin fond du cosmos. Ou bien me lever alors qu’une tristesse inconnue et abyssale pèse sur ma poitrine et m’empêche de respirer.

C’est exactement comme ça que je me sens en cet instant. Je n’arrive plus à Respirer. Respire Camille. J’ai beau faire entrer et sortir l’oxygène de mes poumons, rien ne change. Pourquoi ? Quelque chose m’oppresse, et je n’arrive pas à en identifier la source. Habituellement, quand ce sont des émotions de surface, « superficielles » comme je les appelle, écrire dans mon journal, méditer, peindre, cela suffit… Mais les émotions de grand fond, c’est une autre paire de manche. Même l’exercice de l’œuf intérieur de Camille Fraise ne suffit pas à les apaiser.

Elles sont là. Juste là. Sans explications, sans solutions. Comme un panneau écrit en chinois qui vous dit que quelque chose ne va pas. Mais quoi ? Me suis-je trompée de direction ? Est-ce que j’ai oublié de faire quelque chose ? Alors j’essaye de tendre l’oreille, et c’est comme si cette émotion me fuyait et jouait à cache-cache. Elle ne veut pas se dévoiler et me dire son secret. N’ai-je pas fait assez silence pour l’entendre ? Ou ai-je peur de l’écouter ? Que va-t-elle me révéler pour provoquer quelque chose de si terrible en moi ?

16 septembre 2018

Bain de purification et de régénération énergétique

Artiste : Yuumei

 

Avez-vous déjà vécu des attaques énergétiques ? Ou bien subi du vampirisme énergétique ?  Êtes-vous très fatigué sans raison valable (pas de souci de santé, d’anémie, de manque de sommeil, de rythme de vie effréné, etc) ? Vous levez-vous plus fatigué que vous vous êtes couché, après des cauchemars où vous avez eu la sensation d’avoir été agressé ?

Ne soyons pas catastrophistes. Peut-être que vous êtes dans une mauvaise période, peut être qu’une personne de votre entourage vous plombe avec ces émotions « négatives » sans toutefois exercer un réel vampirisme énergétique (il ne faut pas confondre vampirisme énergétique et vampirisme émotionnel). Peut-être que vous ne dormez pas assez. Il peut y avoir des tas d’autres raisons…

Mais au cas où. Pourquoi ne pas tester un bon bain ?

Je vous propose de prendre 10 g de sauge sèche (20g de fraîche). De la sauge officinale marche très bien (celle pour la cuisine), mais si vous avez de la sauge blanche c’est encore mieux. Et puis du miel. Faites bouillir de l’eau et une fois qu’elle est à ébullition, laissez chauffer encore 5 min.

Dans un grand récipient, versez 3 litres d’eau bouillante, et vos 10 g de sauge mis dans un ou plusieurs sachets à infusion. Laissez infuser 10 à 15 min avant d’enlever les sachets. Pendant ce temps, vous aurez tout intérêt à prendre une bonne douche pour bien vous décrasser et vous purifiez physiquement, afin de maximiser l’effet de votre bain.

Revenez à votre infusion et ajoutez 2 grosses cuillères à soupe de miel (4 si vous êtes généreux et n’avez pas peur de vider votre pot de miel) et mélangez bien. Puis allez tranquillement vous faire couler un bon bain (seulement avec de l’eau, pas de produits moussants !). Quand il est à la température que vous souhaitez, rajoutez votre infusion sauge miel et brassez bien. Ça y est, votre bain est prêt !

Comment bien en profiter ? Faites en sorte de ne pas être dérangé, allumez une bougie pour l’ambiance si vous aimez ça. Mais surtout, assurez-vous de rester dedans au moins 15 bonnes minutes ! A la fin, rincez-vous seulement d’eau et séchez-vous.

Ce bain a un effet purifiant sur vos énergies grâce à la sauge, et un effet régénérateur sur votre corps énergétique grâce au miel. Alors non, il ne chassera pas un vampire intentionnel, en revanche, les petites entités du bas astral, les larves et autres petites joyeusetés, elles, devraient partir. Et même si vous n’avez rien de tout ça sur vous, une purification de vos énergies vous apportera quand même une bonne bouffée d’air. A renouveler aussi souvent que l’envie vous vient, 1 fois par semaine étant le maximum nécessaire.

 

Petit bonus pour ceux qui ont envie d’aller plus loin :

Profitez du bain 15 minutes sera suffisant pour qu’il fasse effet. Mais plus vous y mettrez de l’intention, plus cela sera efficace. Vous pouvez faire une prière ou demande à cet effet en rentrant dans votre bain. Mieux encore, vous pouvez agir sur vos énergies avec une visualisation.

Pour cela, je vous conseille en premier lieu de demander l’accompagnement de vos guides pendant l’exercice. Fermez les yeux et visualisez votre corps. Imaginez que l’énergie de la sauge chasse toutes les énergies négatives, un liquide doré chasse et remplace une eau boueuse dans votre corps. Vous voilà propre.

Maintenant viens la partie la plus intéressante. Demandez à voir votre corps énergétique. Puis voyez le miel le recouvrir de la tête au pied. En chemin, il va s’arrêter sur vos plaies énergétiques et les guérir. Laissez les images venir à vous. Que ce soit des coupures, des trous, des morceaux manquants ou autres, qui apparaissent comme des zones noires, laissez le miel remplir ces espaces et les guérir, jusqu’à ce qu’ils redeviennent lumineux comme le reste de votre corps. Après coup, il serait intéressant de noter, quelque part, quelles sont les zones guéries. Correspondent-elles à une blessure physique récente ou ancienne ? A un choc vécu ? Reviennent-elles souvent au même endroit ?

N’oubliez pas à la fin de remercier l’esprit de la sauge, du miel, de l’eau et vos guides pour leur précieuse aide.

6 septembre