Joie !

Artiste : Yuumei

Je suis super contente de ma journée au festival de chamanisme. J’y ai eu quelques belles surprises, auxquelles je ne m’attendais pas, et je ne regrette vraiment pas d’y être allée, même si physiquement cela a été un peu éprouvant pour moi. Je pense aussi que c’était un bon plan d’y aller un jour de semaine pour éviter la foule du we. Évidemment, un jour c’est trop court, au vu du nombre de chamanes rassemblés de tous les pays du monde et de celui des ateliers proposés. Mais, voilà, je suis contente ! Je ne repars pas frustrée, mais avec plein de cadeaux dans ma besace.

L’un de ceux-ci est un nouveau hochet. Je n’en cherchais pas, mais celui m’a choisi et m’a attiré. Et j’ai rigolé, parce que le chamane mexicain qui l’a fabriqué m’a expliqué que ce type de hochet (il n’est pas rond comme la majorité) était censé mimé le bruit de la pluie et qu’il était spécifiquement fait pour travailler avec les énergies de l’eau. Ce qui est encore plus drôle, c’est que là-bas, devant le stand, son bruit m’a paru tout doux. Alors que quand je l’ai fait sonner seule chez moi, il m’est apparu faire un bruit réellement fracassant ! Dire que je ne voulais pas de tambour, car je trouve le son trop violent, et bien je crois que je suis servie niveau puissance, lol.

Enfin voilà, je suis très contente ! Mon hochet est magnifique (il est peint avec du bleu et blanc, et à de jolies lanières de cuir décoratives), mais en plus il m’a montré qu’il avait envie de chanter avec moi. Et encore mieux, il a été béni et accepté par un certains nombres de mes esprits alliés et animaux totem. Ce qui fait chaud au cœur et est assez particulier. Quand j’ai décidé de le purifier et de le consacrer, ce n’est pas vraiment ce que j’avais en tête. Mais voilà, c’est ça la beauté du chamanisme, on apprend à lâcher prise et se laisser porter à partir d’une intention de départ, en suivant la guidance offerte qui se présente. Parfois elle est spartiate voire inexistante, des fois elle est riche et précise. Mais elle n’est jamais deux fois la même et c’est une des choses qui rend le chamanisme si vivant.

Je voulais donc adresser un grand MERCI à l’univers et à mes guides et esprits alliés.

Et partager un peu de ma joie avec vous !

Que l’amour et la joie puissent remplir votre cœur ! Et la santé faire vibrer votre corps !

30 avril 2017

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La vie est surprenante

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Sur la plage de Ti Sable, la Réunion. Auteur : Les Rêves de Célia

La vie est surprenante. Voilà quelque temps que je me demandais si j’irai ou pas à ce festival de chamanisme dont on n’arrête pas de me parler. Comble des choses, tous mes plans pour sont tombés à l’eau les uns après les autres, et j’avais fini par faire une croix dessus. Et puis, finalement, au dernier moment… un covoiturage « tombe de nulle part ».

Et bien en route pour l’aventure ! Je vous dis à bientôt !

Restaurer ses énergies

Artiste : Yuumei

Je me sens vraiment épuisée… Je ne sais pas si c’est à cause de la scintigraphie, ou bien de la séance d’acupuncture, mais je n’étais bonne à rien faire aujourd’hui. Pas l’énergie, impossible de rassembler ma volonté et d’avancer dans mes cartons. Mon corps est tellement lourd… Mais c’est une sensation bizarre, pas comme quand je suis ancrée au sol par le poids des énergies. Non c’est très différent. Comme une sensation de vide énergétique, seulement de densité de matière. Mais en même temps avec la sensation de ne pas du tout être ancrée à la Terre. Assez contradictoire et déroutant.

C’est parce que tu assimiles la remise en route de tes énergies.

Du coup je suis complétement déconnectée ? Je ne comprends pas comment mon Qi peut être si affaiblie, alors que je n’ai pas arrêté de brasser des énergies, notamment de soin, avec les pratiques chamaniques. Cela n’aurait-il pas dû me nourrir ?

Brasser des énergies et les assimiler sont deux choses bien différentes. Tu peux canaliser des énergies sans forcément qu’elles ne s’imprègnent en toi et impactent au niveau de ton corps.

Pourtant, ce processus est censé fatiguer non ?

Cela dépend, plus ton canal est pur, plus l’énergie transite de manière fluide, moins il y a d’accrochage dans le canal, de remous et de travail en toi au passage.

Est-ce que c’est le travail en chamanisme que je fais qui m’a épuisé autant ?

Pas vraiment. En soi, cela aurait pu être le chamanisme, comme le travail ou bien la randonnée qui aurait pu t’épuiser. Le problème ne réside pas dans ce que tu fais, mais plutôt dans ce que tu ne fais pas.

Ce que je ne fais pas ? Tu veux dire des choses qui me restaurent ?

Oui, comme méditer dans la nature, peindre ou bien faire quelque chose de créatif.

Mais quand je vais peindre à l’atelier, je me sens plus vidée qu’autre chose après une séance de peinture… Je n’ai pas du tout la sensation de me restaurer.

Et quand tu as peint ton arbre intérieur ?

C’était différent, c’est vrai…

Tu as besoin d’un cadre précis pour mener des activités artistiques qui te feront du bien. Déjà le calme, du silence ou les bruits de la nature. Du temps, tu as besoin de ne pas te sentir pressée, ni stressée. Enfin un environnement neutre au niveau des émotions et des énergies. Parce que quand tu crées, tu es en mode plus réceptive, aussi les émotions des personnes autour de toi peuvent te « polluer » et te gêner. L’atelier n’est pas l’endroit le plus approprié pour toi, car il y a trop de paramètres autour que tu dois gérer et supporter. Ainsi le bénéfice est bien moindre, même si la fatigue engendrée est différente de celle avec laquelle tu arrives.

Alors la solution idéale serait que je peigne chez moi ?

La solution idéale serait que tu peignes dans un environnement calme et serein, voire si possible dans la nature. Quand tu auras acheté ton chevalet, tu pourrais t’installer à l’ombre des arbres dans le jardin de tes parents. Tu essayeras ? Tu verras, ce sera surprenant et rafraichissant de peindre dans cet environnement, tu pourrais même être surprise des résultats.

Ah, j’aurais la visite de fées ? C’est à ça que je pense quand je me vois peindre dans le jardin. Ça me semble rigolo en effet.

Tu verras bien, mais tu devrais essayer, surtout que les beaux jours se rapprochent chez tes parents.

Et en attendant, qu’est-ce que je peux faire pour nourrir et restaurer mes énergies ?

La même chose. Prends ton carnet et tes feutres et va faire des croquis dans la nature. Tu n’as pas besoin d’aller loin, il te suffit de trouver un endroit calme, comme la ravine où tu es déjà allée.

Ce que je ne comprends pas, c’est que pourtant, je dors mieux qu’avant, j’ai moins d’insomnies. Mon sommeil ne devrait-il pas me permettre de restaurer mes énergies ?

Non, ton sommeil n’est pas suffisant. Il permet de maintenir les énergies qu’ils te restent, mais c’est très loin d’être suffisant pour les développer à nouveau.

Sont-elles tombées à un niveau si bas que ça ?

Nous ne te le dirons pas, parce que cela ne sert à rien d’en parler ici. Mais sache qu’elles ne se rétabliront pas pleinement sans intervention volontaire et consciente de ta part.

Mais pourtant, je fais des méditations et des visualisations dans ce sens… Notamment la pluie de lumière et même le bain de lumière. Pourquoi cela n’aide-t-il pas ?

Ton corps est trop fatiguée pour transmuter ces énergies d’un niveau purement éthérique à un niveau plus incarné.

Ça veut dire quoi ça ? Il n’existe pas une seule source d’énergie ? Celle de la Source, du tout, du Qi ou de ce que vous voulez comme nom ? L’énergie qui circule dans notre corps est différente ?

Elle est adaptée afin d’être accessible à vos cellules. L’énergie de la Source doit descendre à travers différentes couches et corps éthériques, et à chacun d’un, elle est un peu modifiée pour pouvoir mieux s’incarner. Il y a donc un travail « d’affinage » si l’on peut dire. Voilà pourquoi tout soin énergétique ou chamanique nécessite un temps d’intégration, plus ou moins long selon l’impact du travail.

Pfff… Alors ça ne sert à rien que j’aille à la prochaine journée de pratique de voyages chamaniques ? Puisque que mon corps est trop fatigué pour intégrer les énergies ?

Pour cette fois-ci nous allons t’y aider. Parce que ça ne sert jamais « à rien » d’apprendre de nouvelles techniques et de s’ouvrir à de nouvelles expériences.

Ouais, ouais… je me sens poussée à mort par mes guides à pratiquer le chamanisme au maximum avant de repartir de la Réunion. Pourquoi donc ?

Parce que c’est le bon moment et le bon endroit, avec la bonne personne. La conjonction est parfaite, aussi nous t’encourageons à en profiter au maximum.

Ouais… mais comme vous dites, je suis fatiguée. J’ai aussi ma santé à soigner, mon déménagement à gérer. Et je ne reçois pas d’aide sur ce dernier point… Mes cartons et démarches ne vont pas se faire tout seul. Alors est-ce une bonne idée de dépenser le peu d’énergie que j’ai dans du travail spirituel ? Franchement ? Je me dis que je commence à en avoir marre. Parce que je ne vois pas les bénéfices arriver… Cela fait des mois que je travaille sur ça, que je voyage dans mes profondeurs et tout et tout, que j’apprends à donner des soins, que j’en reçois. Pour quelle évolution ?

Tu ne la vois pas pour l’instant. Mais nous t’encourageons à continuer. Tu devrais y aller, cela te fera du bien. Tu devrais continuer, cela va t’apporter beaucoup de choses, même si tu n’es pas encore capable de le voir.

Mouais… Ben désolée, mais ce soir, je suis sceptique.

Tu es fatiguée.

Et vous ne pouvez pas m’aider, vous, à restaurer mes énergies ? Vous ne pouvez pas intervenir, dans mes rêves ou pendant mes méditations ? S’il vouuuuuuuuuuuuus plait ? *regard épuisé de chaton*

Nous pouvons t’aider à trouver ce qui te permet de restaurer tes énergies. Mais non ne voulons pas intervenir directement.

Vous ne voulez pas ou vous ne pouvez pas ?

Il n’est pas dans ton intérêt que nous intervenions directement. Tu dois apprendre toi-même à comprendre pourquoi tu en es arrivée là et comment rétablir la situation.

Et pourquoi j’en suis arrivée là ? Franchement, je ne comprends pas. J’ai quitté mon job qui était toxique et me pompait. J’ai essayé au maximum de prendre soin de ma santé. Je me suis remise à des activités créatrices. Qu’est-ce que j’ai fait au juste pour en arriver là, à ce stade d’épuisement ? Franchement, dites le moi ! Parce que je ne comprends vraiment pas là ! Alors comment ?

Nous allons te laisser méditer sur cette question. Nous n’allons te donner qu’une piste : le mot « amour ».

Super… ça me fait penser à Camille Fraise et l’histoire de ces mots lâchés comme des steaks à mâchouiller. Pfff, franchement, vous n’êtes pas cool comme guides dans le milieu. Et si moi je vous répondais « douceur », hein ? J’en ai marre des trucs chiants, fatiguants et preneurs de tête. Je suis trop fatiguée pour ça…

C’est la bonne réponse.

Ah, ouais ? Ben ça me fait une belle jambe ! Vous avez vu comment je deviens cynique quand je suis épuisée ? Vous ne croyez pas que vous pourriez au moins me donner un coup de pouce ?

Nous le faisons déjà.

Ah, ben je ne le sens pas… Alors je vais allez me vautrer dans mon lit pour la peine. Et puis tant pis pour le reste, hein. Je reviendrais vous causer quand vous aurez envie de m’aider de façon un peu plus efficace… *boude* Moi aussi je peux avoir un sale caractère par moment !

24 mars 2017

Frictions entre égos [chamanisme]

Artiste :

Artiste : Yuumei

Cela me semble difficile de reprendre l’écriture après ce we. Après toute ces émotions, ces prises de de conscience, ces mises en lumière et ces regroupements de pièce du puzzle. Enfin, je commence à voir un coin de mon puzzle s’assembler et faire sens, même si l’image dégagée ne me fait pas forcément plaisir. Mais voilà, quand j’écris, il y toujours un moment où cette résistance interne lâche, où mes émotions finissent par sortir ou où mes guides me mettent face à des questions ou des vérités qui dérangent le confort de mon égo.

Je sais bien pourquoi j’ai du mal à me remettre à écrire. Une partie de moi fuit tout ça, mon égo est terrifié, et il cherche à m’accaparer avec d’autres chose, à me faire courir dans tous les sens et à m’épuiser pour que je n’ai pas le courage de me poser avec moi-même et de faire face aux émotions et aux informations qui me traversent, de peur que cela change tout.

A vrai dire, le changement est rarement immédiat et spontané, il s’installe lentement et progressivement, parfois même s’en que l’on s’en rende compte. Et je vois bien l’intérêt qu’il y a à écrire tous les jours ici avec mes guides, car cela me pousse à faire face à moi-même, à apprendre à exprimer et gérer mes émotions et aussi à voir les choses autrement.

Comment pourrait-on croire que ce que j’écris ici est la canalisation d’entités du bas astral qui se font passer pour mes guides pour me manipuler ?

Est-ce que tu le crois ?

Non, je ne le crois pas. Et j’ai été blessée par cette insinuation de la formatrice lors de mon stage de ce week end. Comme si elle ne me pensait pas capable de canaliser mes propres guides. Je la sentais se braquer à mes questions, ou à chaque fois que j’évoquais mes guides en disant les prises de conscience que vous m’aviez aidé à atteindre en écrivant ici. Par contre, quand je posais des questions en prenant l’exemple d’un médium reconnu, là pas de problème, elle répondait sans réticence.

Je ne comprends pas. L’objet de ce stage était la reliance, comment ressentir la reliance avec son âme, soi-même, les autres formes de vie végétale et animale autour de nous. On a parlé d’anges et de guides aussi. Comment peut-on animer quelque chose à ce sujet si on pense que les personnes qui y assistent ne sont pas capables d’atteindre par elle-même une guidance directe avec leurs guides ? Enfin, je ne sais pas si c’est que cette personne pense, mais… Je ne comprends pas ces réactions.

Comme je ne comprends pas non plus sa réponse agressive sur le sujet du chamanisme, quand je faisais un parallèle entre ce qu’elle nous expliquait et mes expériences chamaniques pour vérifier si j’avais bien compris ce qu’elle expliquait. Je n’ai pas fumé la moquette, elle s’est bien énervée, une autre stagiaire me l’a confirmé. Mais elle m’a dit qu’elle pensait que c’était une « bonne colère », comme si j’avais besoin qu’on m’apprenne le discernement.

Est-ce que je manque de discernement ? Je ne pense pas. Ce n’est pas parce que quelqu’un agite le mot chamanisme que je vais accourir à sa conférence ou son stage. A vrai dire, j’ai toujours été réticente à m’intéresser à ça, car je ne voulais pas tomber sur une personne abusant de la mode, de son influence ou de ses réels pouvoirs chamaniques. Même aujourd’hui, cela me fait flipper, et si j’ai pu m’ouvrir au chamanisme, c’est bien parce que c’est une amie à moi qui m’a initié, que je la connaissais depuis déjà longtemps et que j’avais pu observer son intégrité. Alors non, je ne pense pas qu’on ait besoin de me donner de leçon sur le discernement en chamanisme.

Je sais que sa colère n’était pas dirigée directement vers moi, mais elle m’a blessé quand même. Je sais que cela veut dire quelque chose et justement, je n’avais pas envie de me plonger dans ce sujet, qui est la marque d’une blessure en moi.

Mais puisque cette personne ne semblait pas ouverte à discuter le sujet avec moi sans agressivité, j’ai laissé tomber. J’ai néanmoins besoin d’exprimer mon opinion. Alors je le fais ici.

Oui, c’est vrai, toutes les personnes qui se proclament chamanes ne le sont pas forcément. Certaines personnes abusent de cette image, d’autres de leurs capacités, d’autres les exercent sans l’intégrité censée aller avec. Mais il existe de tout partout, pas que dans le chamanisme, et cela fait partie du spectre des expériences disponibles, pas de jugement à avoir sur ça. Alors qui on est pour dire ce qu’est le « vrai chamanisme » (selon cette personne les chamanes amérindiens) ? C’est sûr que les personnes issus de nos sociétés occidentales se disant chamanes, n’ont rien à voir avec les « vrais chamanes » des peuples amérindiens vivant dans la nature.

Je suis d’accord, le mot chamane a perdu tout son sens de nos jours, il est devenu un gros fourre-tout, comme celui de médium d’ailleurs, et fait l’objet de beaucoup de préjugés, d’idéalisations, etc. On devrait utiliser différents termes pour éclaircir les choses comme « chamanes traditionnels » et « néo chamane ». Mais même les « vrais chamanes » n’en sont pas, si on considère que les vrais chamanes sont les plus anciens, les plus « légitimes ». Alors ce serait ceux qui ont vécu il y a des milliers d’années. Il est certain que les « vrais chamanes » d’aujourd’hui ont des pratiques différentes de leurs ancêtres, leurs connaissances et leurs façons de faire ont forcément évolué. Est-ce pour cela qu’ils ne sont pas légitimes ?

Et bien, c’est pareil avec les néochamanes de nos sociétés occidentales. C’est évident que le chamanisme en Europe ne peut pas être le même que celui d’une civilisation vivant en forêt brésilienne par exemple. Parce que ce sont des sociétés radicalement opposées. Un des premiers principes du chamanisme, c’est qu’il est basé sur la connexion à la nature et à la vie qui entoure les tribus. C’est pourquoi par exemple les amérindiens ont dans la liste de leurs animaux totems le bison et le coyote. Chez nous l’équivalent serait la vache et le chien sauvage peut être. Le chamane apprend à vivre, à communiquer avec le monde qui l’entoure. S’il vit dans une société urbanisé et capitaliste, il est évident que ses connaissances et sa façon de faire seront différentes de celle des chamanes amérindiens !!

En sont-ils pour autant moins légitimes ? Alors qu’au contraire, ils connaissent la société dans laquelle ils vivent, son fonctionnement, sont capables de parler en termes accessibles à la majorité des gens qui les entourent ? Pour moi le chamanisme ne se base pas sur la tribu d’où l’on vient. Evidemment, on ne sera jamais un chamane au sens d’une tribu cherokee par exemple. Mais ça tombe bien, parce que l’on n’est pas cherokee, on le ne sera jamais car notre lieu de naissance nous a en partie déterminés.

Mais peut être que grâce à d’autres vies antérieures, on a pu expérimenter l’essence du chamanisme. Et peut-être que dans cette vie, certaines personnes peuvent le rendre accessible à d’autre d’une façon adaptée à la société dans laquelle on vit. Et pourquoi s’en priver sous prétexte que la personne n’est pas un « vrai chamane », parce qu’elle n’est pas issue d’une tribu d’autochtone ou n’a pas passé X années avec un de leur chamane ? Pourquoi s’en priver, si cela nous permet de nous reconnecter à notre guidance intérieure, à notre guidance extérieure à travers les guides et esprits de la nature ? Pourquoi nous en priver si cela permet de nous mettre à l’écoute de notre cœur, de notre âme et de développer notre alignement et notre intégrité ?

Pour moi, le chamanisme n’est pas défini par l’endroit d’où l’on vient et la façon dont on l’a appris. Mais par la façon dont il est pratiqué. En intégrité, de façon alignée et connectée au cœur, en reliance avec les guides et esprits alliés. Et ce dans un but d’évolution positive, même si cela peut parfois vouloir dire passer par des phases de nettoyage pas facile. Mais avant tout dans le respect, le respect de soi, le respect de l’autre, le respect de la nature et des esprits.

Voilà avec quel genre de chamane j’ai envie d’échanger. Évidemment, pour pouvoir être intègre et aligné, il faut pouvoir prendre des décisions en pleine conscience et pas en réagissant aux situations avec les déformations dues à des blessures et à des émotions. Il faut travailler sur soi, pour défaire les filtres des illusions, des jugements, des attentes, des projections, etc. C’est sûr que n’est pas chamane qui veut, même avec les capacités potentielles. Et c’est bien là qu’il faut faire preuve de discernement selon moi. La personne qui se prétend chamane vit-elle selon les crédos qu’elles communiquent ? A-t-elle travaillé sur elle ? Subie une initiation, que ce soit avec d’autres chamanes, avec des guides, des esprits, etc ? Se sent-on dans une ouverture du cœur avec cette personne ? Ou dans une méfiance, un malaise ?

Non, vraiment, je ne comprends pas cette réaction et cette façon de penser. En soi, ce n’est pas grave, chacun sa vie et chacun sa façon de penser, mais ça me gêne quand c’est une formatrice qui assène de telles réponses, particulièrement quand le sujet du stage est la reliance. Je ne me sens pas à l’aise du tout. Comment puis-je faire alors preuve de confiance avec une telle thérapeute ? Ça me donne envie de partir en courant ! Encore plus le fait qu’elle projette sa propre colère, ses propres émotions en réponse à mes questions.

J’ai bien perçu qu’à vrai dire sa réponse était plutôt une réaction qu’une réponse du cœur. Que j’ai tapé dans une blessure, dans quelque chose d’émotif pour elle. Je sais que je suis exigeante avec les thérapeutes. C’est vrai aussi que cette personne est humaine. Que même si elle est thérapeute, elle peut avoir des blessures et des réactions émotionnelles, sous le coup de la fatigue, sur un sujet très précis, etc… C’est également vrai que cette formatrice m’a aussi donné accès à plein d’outils intéressants et des prises de conscience fortes qui m’aident beaucoup.

Mais voilà, j’ai mal vécu ces frictions entre nos égos et blessures respectives. Cela me donne matière à bosser sur moi-même, ça c’est sûr ! Car si cela ne tapait pas dans une blessure, alors moi non plus je ne serais pas dans la réaction, et le rejet du comportement de l’autre personne.

17 janvier 2017

Un chat est un chat

Auteur :

Auteur : Les Rêves de Celia

Je sens une grande frustration en moi. Elle est apparue à la suite d’une conversation avec un ami, qui me demandait ce que j’avais fait la semaine passée, et ce que je comptais faire. Ce à quoi je n’ai pas répondu grand-chose, à part que je n’avais pas trop eu la forme physique… Je n’ai pas ressenti sur l’instant l’ouverture nécessaire pour me confier. Qu’aurais-je pu bien dire ? J’ai encaissé le nettoyage énergétique de fin d’année et travaillé à la transmutation des émotions qui me pesaient ? J’ai continué mon travail d’exploration des mémoires familiales ? J’ai consacré du temps à développer ma créativité et mon intuition ? J’ai écrit sur mon blog ?

C’est parfois rageant de se rendre compte que tout le travail intérieur, émotionnel et énergétique que l’on fait ne se voit pas de l’extérieur, pour la plupart, et encore moins à distance. Ce genre d’échange me donne parfois l’impression que je ne fous rien sur le plan matériel. Comment expliquer qu’en réalité, je fais avec le corps que j’ai et que celui-ci est très vite impacté par les émotions et les énergies ?

Alors oui, des fois, je craque. J’aimerais que mon corps soit plus fort et en meilleure santé, que je puisse sortir et conduire quand je voudrais, que je puisse reprendre la danse et aller nager. Que je ne sois pas obligée de rester couchée pour limiter les douleurs, ou de faire deux siestes par jour. Que je ne sois pas obligée non plus de faire ultra attention à mon alimentation à cause de mon endométriose. Que je n’ai pas des crises de fatigue aiguë chronique. Etc, etc…

Je ne sais pas pourquoi j’ai un corps physique si « faible » ou tout du moins qui somatise à ce point. Au point que je n’ai pas le choix de faire un travail sur mes émotions et sur mes énergies. La moindre pollution énergétique extérieure, ou émotion refoulée devient tout de suite un mal à la gorge, une douleur… Alors je n’ai même pas le choix, pour aller mieux, je dois en tenir compte.

Des fois, j’aimerais tout envoyer valser. J’aimerais ne pas avoir ces contraintes-là de vie liée à mon hypersensibilité. Comme quoi, il y a du boulot à faire au niveau du contrôle de mes capacités et de ma gestion énergétique. Je ne demanderais que ça, qu’on m’explique comment je suis censée faire. Parce que des fois, je me sens putain de seule – excusez-moi pour la grossièreté mais ça fait du bien. Heureusement que j’ai la chance de pouvoir lire des blogs comme ceux de Sylvie et de Camille Fraise. Sinon, j’aurai pété les plombs depuis longtemps. Ils représentent pour moi un flambeau d’espoir et d’inspiration, et un modèle de ténacité.

Mon propre blog n’a évidemment pas cette prétention-là. Je l’avais créé au départ pour partager mes poèmes couplés à mes propres photos, avec une vision plutôt d’écriture littéraire. Et puis finalement, mon inspiration a dévié, et je ne suis plus capable d’écrire des poèmes comme je le faisais autrefois, comme pris dans une transe émotionnelle. Je me demande même pourquoi j’écris encore ici. Enfin, je le sais, on dirait que le partage est mon moteur pour canaliser. Même si des fois ça m’embête un peu, car j’ai l’impression de « copier » le modèle de Sylvie – surtout quand je partage mes photos en même temps.

En quoi est-ce un mal de « copier le modèle de Sylvie » ?

Je ne sais pas, cela me met parfois mal à l’aise.

Parce que tu te sens moins légitime qu’elle à écrire ce que tu captes ?

Evidemment. Je ne suis pas capable de nommer et distinguer mes guides. Je me sens comme un bébé dans la cour des grands à côté d’elle et de Camille.

Pourtant, tu te rends compte que ce que tu perçois est aussi une réalité pour les autres. Notamment cette histoire de fenêtre et de porte dans la relation aux autres.

Oui, mais… Je perçois peut être certaines choses sous un certain angle de par ma reliance au Milieu… Cela ne veut pas dire pour autant qu’elles soient justes. Ou que je sache mettre les bons mots dessus.

Un chat est un chat. Une phrase est composée d’un sujet, d’un verbe et d’un substantif. Voudrais-tu changer la structure même de la grammaire ? Il n’y a pas 36 façons d’écrire. Il faut aligner les mots. Et pour un échange interactif, un dialogue est ce qu’il y a de plus efficace. Sylvie ne l’a pas inventé. D’autres personnes qui canalisent utilisent ce modèle là aussi. Tu peux également écrire des articles inspirés sans dialogue, mais là c’est plutôt ton âme qui parle à travers toi, que nous tes guides qui t’inspirons.

Ah bon ? Je me demandais qu’elle était la différence. J’entends ce que tu dis, mais cela ne fait pas disparaitre ma gêne.

Il n’y a pas de suprématie à avoir. Ce n’est pas parce que le blog de Sylvie est bien plus vieux ou populaire que le tien que tu n’es pas légitime pour écrire ici. C’est ton espace, tu y partages ce que tu es. Il n’y a pas de comparaison à faire. Tout est complémentaire.

Je le sais… Alors pourquoi je ressens cette gêne liée à tant de tristesse ?

Parce que tu aimerais que tes proches reconnaissent ta médiumnité et l’acceptent. Tu voudrais qu’ils comprennent le travail que tu fais en ce moment, qui est pourtant invisible aux yeux des autres. Tu voudrais qu’ils ne te jugent pas et ne pensent pas que « tu ne fous rien ». D’un point de vue officiel, tu masques ta période de purification intensive sous l’appellation d’une « dépression nerveuse ».

Ce n’est pas moi qui ai choisi le terme, c’est le psy…

Certes, ce que tu vis possède tous les critères d’une dépression nerveuse. Toi et moi savons pourtant qu’il se passe bien plus de choses que cette appellation limitée.

Oui… mais combien de temps cela va-t-il encore durer ? Mon ostéopathe parlait de 3 mois… Mais les 3 mois sont passés !

Cela prendra le temps qu’il te faudra. Tu ne manques de rien à ce que je sache ?

Non, mais comment je le justifie aux yeux extérieurs ? Qu’est-ce que je dis à ma famille, aux personnes qui me posent des questions ?

Il est temps de réfléchir à ce que tu veux projeter dans le monde extérieur qui t’entoure. Penses-tu pouvoir cacher toute ta vie que tu es médium ?

… Je n’y ai jamais vraiment réfléchi, parce que je crois que je ne me suis jamais considérée comme telle. J’ai encore du mal à comprendre réellement ce que cela veut dire, et je ne sais même pas quel type de médium je suis, pourquoi et comment gérer mes capacités !

Sur le pourquoi, tu as déjà eu ta réponse. Tu penses que pour s’affirmer médium, il faut être capable de guider les autres et de les aider à guérir. C’est comme ça que tu le vois, parce que tu as l’exemple de Sylvie sous les yeux. En réalité, c’est bien plus complexe que ça et il existe des tas d’autres types de médium.

Pourquoi ne suis-je jamais tombé sur d’autres exemples ?

Tu en as eu. A vrai dire, tu en connais même un certain nombre dans ta vie physique. C’est juste que comme ces personnes-là ne savent pas forcément non plus quelle est leur particularité, tu n’identifies pas forcément le rôle de la médiumnité chez eux.

Non définitivement pas… Chez Sylvie et Camille, elles ont chacune trouver leur spécificité, ce qui les définit en tant que médium. Cela parait clair et évident, quand moi j’ai la sensation de patauger.

Tu oublies également que tu n’as que 26 ans, et que Sylvie et Camille ont également longtemps « patauger » pour reprendre tes termes. Il faut te laisser du temps. Tu ne peux pas avoir toutes les réponses alors que tu t’ouvres à peine et réellement à ta guidance. En revanche, tu peux pour progresser faire le choix d’écrire tous les jours comme Sylvie le faisait.

Oui, j’ai senti le message passer. Ecrire, écrire, écrire. Ça tombe bien, c’est un des trucs où je ne suis pas trop mauvaise et que j’aime faire. Comme une de mes amies me l’avaient souligné. Mais où cela va me mener d’écrire ici sur la spiritualité ?

Cela te mènera où tu dois. Tu aimerais avoir des réponses sur ton orientation professionnelle. Nous te le disons franchement, « ce n’est pas le moment ». Concentre-toi déjà sur l’apprentissage de la gestion de tes émotions et suis ton intuition de te concentrer sur ta santé pour le temps qui vient.

Ok, mais j’en reviens à ma question de tout à l’heure. Comment je justifie ça auprès de ma famille ?

Crois-tu que tu as réellement besoin de te justifier ? Dépends-tu financièrement de quelqu’un ?

Non, mais… Je sens déjà la pression familiale qui commence pour que je cherche un boulot.

C’est parce qu’ils s’inquiètent pour toi. Apprends à les écouter avec ton cœur, apprends à les rassurer. C’est toujours en apaisant la peur que l’on libère les poids émotionnels. Et il n’y a pas de meilleur remède que l’amour pour ça. Remercie-les. Fais leur comprendre que tu entends leur inquiétude et que tu l’as prend au sérieux. Explique-leur simplement que tu as d’abord besoin de rétablir ta santé pour pouvoir prendre les bonnes décisions et ils le comprendront. Fais leur confiance.

Hum…

Et réfléchis à ce que nous t’avons posé comme question sur ta médiumnité. Tu sais quelle carte tu as tiré aujourd’hui, tu n’as pas compris pourquoi sur le moment, mais cela fait sens maintenant. Cette carte t’invite à oser rayonner qui tu es. Quel mal y a-t-il à être médium ?

J’ai entendu tellement de critiques, d’accusations de charlatanisme, de manipulation etc, que…

Es-tu ce genre de personne ?

Non.

Les proches qui te connaissent le savent aussi. Il n’y a pas de raison qu’ils portent ce genre de jugements.

Je sais… mais j’ai pourtant le cœur qui se serre. J’ai peur d’être rejetée à cause de ça. Car mes parents ne sont pas très ouverts sur le sujet de la spiritualité. Et mes rares tentatives se sont souvent soldées par une incompréhension.

Il y a l’art et la manière d’expliquer. Ta tante ne s’est jamais moquée de toi quand tu lui as parlé de l’âme de ta mamie. Ta mère n’a jamais critiqué ta volonté d’accompagner ta grand-mère lors de son « passage vers la lumière ». Une de tes amies s’est ouverte au chamanisme suite à tes encouragements. Une autre est capable de discuter de spiritualité avec toi, même si elle vit la sienne très différemment. Tu as même un ami à toi, très sceptique envers tout ça, qui arrive à t’écouter sans jugement. Tes proches sont plus ouverts que tu ne le crois. Même ta propre sœur.

Je me demande des fois pourquoi je suis la seule comme ça dans la famille. Y en avait-il d’autre dans les générations précédentes ? J’imagine qu’en réalité, cela n’a pas grande importance. Je me questionne juste sur comment faire avec, alors que je fais seulement mes premiers pas en pleine conscience et dans l’acceptation de cette réalité.

C’est déjà un grand progrès. D’accepter sans opposer des « pourquoi » à chaque fois que tu reçois une guidance. C’est la clé pour la développer et t’y ouvrir encore plus. La foi. La foi que ce que tu reçois est juste pour toi, la foi que ce que tu captes est aussi légitime que ce qu’une autre personne capte. Encore une fois, la guidance est propre à chacun. Ce que tu captes peut être juste pour toi, mais ne pas correspondre à un autre. Cela ne veut pas dire que c’est « faux ou vrai », tu le sais. Cela signifie simplement que tu ne peux pas te tourner vers l’extérieur pour être rassurée et voir tes guidances confirmées. Je le répète encore une fois, la clé c’est la Foi.

Oui, au moins, cela ne diverge pas de ce que Sylvie canalise, lol.

Il y a autant de médiums que de personnalités, même si on peut distinguer des grands groupes. Avec le temps, tu découvriras tes propres particularités. Mais ne mets pas la charrue avant les bœufs. Apprends à développer ta foi et ton ouverture à ta guidance. Un pas après l’autre, comme vous dites.

Merci.

3 janvier 2017

Les plantes ont-elles une conscience ?

Artiste :

Jeune Banian (Ficus benghalensis), arbre sacré. Photographie panoramique, Anses des Cascades, La Réunion.  Auteur : Les Rêves de Célia, 2016.

Préambule : ce texte est issu d’une d’exploration de ma pensée à un moment t donné. Il ne se veut ni comme une vérité, ni comme une affirmation scientifique, ni comme des idées fixées, mais comme une base de réflexion et d’ouverture au débat. N’hésitez pas à me faire part de vos questions et de vos critiques, du moment que celles-ci sont formulées de façon constructives. Bonne lecture !

Je veux écrire un article sur le thème de la « conscience » chez le règne végétal. Mais comment aborder cette notion, si vaste, complexe et surtout non admise ?

Dans cette émission de France Inter, la Tête au Carré, intitulée « Les plantes, des êtres vivants à (re)prendre en considération ! » en podcast ici, certains scientifiques essayent de casser les préjugés en donnant des informations découvertes récemment, en essayant de communiquer et de vulgariser auprès du grand public. Mais ils restent malgré tout très prudents sur le choix des mots et sur les informations transmises.

Et je me dis que cette recherche scientifique est exactement dans le même schéma que la recherche médicale occidentale : aveugle aux réalités invisibles, aux fonctionnements énergétiques et aux prises de conscience dépassant le mental, qui pourtant sont admises dans les médecines orientales.

Certaines questions laissées sans réponse dans l’émission me paraissent d’une évidence, selon le point de vue de ma vision ouverte sur la spiritualité, ma sensibilité aux énergies des cristaux, des lieux et des gens. Mais voilà, ce ne sont que des intuitions, des perceptions basées sur ma sensibilité aux mondes subtiles. Rien de scientifique là dedans, aucune preuve à apporter. Bizarrement, cela ne me choque pas et ne va pas à l’encontre de ma formation d’ingénieur dans le végétal. Au contraire, on a eu des cours poussés de physiologie végétale, et j’étais fascinée par les mécanismes mis à jour chez les plantes. Sur la complexité du pilotage de cette machine par les hormones végétales, la formation de mycorhizes (association de racines et de champignons pour des échanges bénéfiques) par exemple.

Les plantes m’ont fasciné ! Et ce module sur l’architecture des arbres, c’était fantastique ! J’avais compris depuis longtemps, grâce à cela, que les vieux arbres deviennent de véritables colonies et que par là même, ils deviennent immortels. J’aurais pu passer des heures à étudier ces mécanismes, à apprendre la magie du vivant des arbres. Mais aussi celles des plantes bien plus modestes. C’est probablement ce qui m’a attiré chez les plantes médicinales, car la majorité de leurs principes actifs, à l’origine de leur propriété, sont souvent issus de mécanismes de défense ou d’évolution particulière.

La nature et les plantes regorgent d’une telle richesse et d’une telle sagesse. Comme le dit un des intervenants de l’émission, les plantes sont économes. Elles ne prélèvent que ce dont elles ont besoin, elles n’accumulent pas de façon inutile, comme nous autres humains pouvons le faire avec les minéraux, les denrées alimentaires, etc… Et surtout, elles sont intégrées à leur environnement et utiles : « On dit souvent que l’arbre vient du sol. Mais en réalité, il est né d’un stock de polluants, puisqu’il est constitué à 40 % de molécules à base de carbone (le reste est de l’eau). L’arbre a cherché le carbone dans l’air, l’a épuré et transformé en bois. Alors, couper un arbre, c’est comme détruire une usine d’épuration. » (Francis Hallé, articlé très intéressant à lire ici).

 Ce qui m’a particulièrement frappée à l’écoute de cette émission, et malgré que je le sache déjà de par ma formation scientifique en végétale, ce sont les points suivants :

  • « Les plantes se nourrissent principalement de lumière». Grâce à la photosynthèse et l’absorption de CO2 (et de minéraux quand même). Mais c’est bien leur première source d’énergie !
  • « les plantes sont totalement ouvertes à leur environnement » Puisqu’elles ont des organes en extérieur, qu’elles s’allient avec d’autres organismes extérieurs pour certains services (mycorhizes, pollinisateurs, insectes auxiliaires…), qu’elles s’adaptent à l’environnement qui les entourent.

Pensez-y juste deux minutes : les plantes absorbent la lumière et le CO2 avec leurs feuilles, grandes ouvertes vers le ciel. Nous absorbons nos nutriments via notre système digestif bien caché dans notre ventre. Idem pour la « respiration », feuilles VS poumon. Et que dire des fleurs ? Ces organes sexuels présentés et exhibés aux yeux de tous, alors que les nôtres sont protégés avec pudeur.

Les deux mots ici qui m’ont interpellé le plus sont « lumière » et « ouverture ». Si on s’y intéresse d’un point de vue spirituel, ce sont souvent des notions associés à un niveau d’évolution spirituelle élevée.

On peut prendre l’exemple de certains ascètes qui cherchent à ne se nourrir que de lumière. On peut le prendre de façon plus figuré «se nourrir de lumière » ou encore de pensées élevées, chercher à atteindre l’illumination, à élever sa pensée, à ne plus se nourrir de pensées négatives, de jugements et de schémas néfastes.

Quant à la notion d’ouverture, n’est-ce pas ce que l’on cherche à atteindre lorsqu’on choisit un chemin de développement personnel ? S’ouvrir à soi-même, pour découvrir nos richesses intérieures et apprendre à s’aimer. S’ouvrir à l’autre, apprendre à communiquer, faire preuve de compassion, échanger dans un partage équilibré. S’ouvrir à l’univers, aux réalités inconnues, au principe Divin (quel que soit la façon dont vous le nommez). S’ouvrir aux possibilités pour évoluer, apprendre, comprendre et s’épanouir. On parle bien de notion « d’ouverture d’esprit » et « d’ouverture spirituelle ».

D’après ce parallèle, on peut donc se poser la question du « niveau spirituel » des plantes. Exhiber de telles caractéristiques de façon physique, n’est-il pas un indice du potentiel spirituel de ces êtres qu’on ne comprend pas ? L’extérieur peut-il être un indice de l’intériorité d’un être ? Y a-t-il besoin d’avoir un cerveau et un système nerveux pour posséder un corps énergétique (tel qu’accepté et défini par exemple par les médecines ayurvédique et chinoise) et la conscience qui lui est rattaché ?

De par mon expérience de travail avec l’énergie des cristaux, je peux affirmer (de façon absolument empirique), qu’une « entité » organique ou minérale n’a pas besoin d’un système nerveux pour posséder une énergie subtile propre, qui de fait est « contenue » ou tout du moins limité par un « corps énergétique ». Si un cristal en a un, pourquoi pas une plante ? On admet bien l’existence de ce corps énergétique pour l’être humain dans de nombreuses et anciennes traditions (médecines ayurvédique et chinoise, etc). On commence à en parler pour les animaux. Et les plantes alors ?

Faire ce parallèle est un peu troublant. Je sais qu’il est assez simpliste, se nourrit de notions « grossières » et que je ne fais que survoler la description scientifique (qui par ailleurs trouve des exceptions dans le domaine végétal faisant contresens). Mais l’idée n’est pas ici d’être « précise, scientifique ». Juste de poser des mots sur un ressenti. Car ici, toutes les comparaisons que je fais sont placées du point de vue « humain ». Et du coup, tombent sous le coup de l’anthropomorphisme.

Quelles seraient ces perceptions du point de vue du végétal ? Comment un organisme vivant si différent « perçoit »-il les êtres humains ? Et quelle en est sa lecture ?

Alors je sais que l’on peut arguer que les plantes ne « perçoivent pas ». C’est vrai d’un point de vue scientifique, on n’a pas prouvé que les plantes possèdent des organes ou des récepteurs biochimiques capables de reconnaitre les êtres humains. Il n’existe aucune preuve de cette capacité physique à reconnaitre les humains.

Bien que les plantes soient capable de « reconnaitre » les minéraux dont elles ont besoin, l’eau dont elles ont besoin (et d’orienter leurs racines vers elle), les insectes qui les agressent ou au contraire qui les aident, les végétaux amis ou ennemis (compétition, plantules issus du même pied, etc…). Alors pourquoi ne pas posséder aussi un mécanisme pour « reconnaitre » les animaux et les humains ?

Si d’après le parallèle précédent, on postule que les plantes possèdent un corps énergétique, alors grâce à celui-ci, les plantes sont capables de ressentir les autres corps énergétiques qui entrent en contact avec le leur (de par la proximité physique). Ainsi, si un homme se promène sous un arbre, la portée de son corps énergétique entrera en contact avec celui de l’arbre, rendant ainsi possible à l’arbre de « sentir la présence » de l’homme, sans qu’il n’y ait pourtant de contact physique entre eux ou d’interaction biochimique. Ce qui pourrait par exemple donner des pistes de compréhension sur l’effet apaisant et ressourçant de la proximité d’un arbre chez l’homme. Être mis en lien avec les travaux existants sur les propriétés des élixirs floraux, des propriétés énergétiques de guérison des arbres (cf Patrice Bouchardon).

Bon, ce que je dis n’a rien de nouveau, dans la sphère spirituelle et de développement personnel. Bien que je n’ai encore jamais lu de livres dessus, malgré certaines références données, je suis certaine que ce discours sur la « conscience des arbres » existe de par ailleurs.

Mais ce qui m’intéresse ici, c’est de renverser cette notion. Car quoi que j’ai entendu ou lu de façon superficielle, la question de la conscience du végétal se base toujours sur le modèle de l’être humain. On cherche toujours à projeter notre forme de conscience sur les autres modèles de vie, que cela soit l’animal ou le végétal. Mais a-t-on déjà essayé, plutôt que de l’appréhender par nos yeux et notre cerveau humain, de le faire depuis les cellules d’un arbre ? A-t-on déjà essayé d’imaginer la façon dont « sent » un arbre ? Ou « clairsient » (à travers des sens énergétique) ? Quel est sa propre conscience de lui-même ? Est-elle à un niveau spirituel bien supérieur à celui des hommes ? Peut-elle seulement être appréhendée par un cerveau humain ? Et si oui, comment l’arbre nous perçoit nous être humain ? Peut-on créer une carte de ses « sens » qu’ils soient physiques ou énergétiques ? Peut-on représenter sa perception du monde ? Avec quels outils ?

J’imagine que c’est ici que l’on sort du domaine scientifique et philosophique pour passer à celui du spirituel. Car je n’ai pas connaissance, à ce jour, d’outils capables de réaliser un tel travail exploratoire dans les domaines cartésiens. C’est donc probablement ici que le chamanisme et l’art entre dans la danse. Premièrement pour pouvoir canaliser une autre vision, celle d’un être différent de soi, et deuxièmement, pour représenter et donner forme à cette vision inconnue, en s’affranchissant des mots et du mental humain.

Peut-on seulement s’approcher du type de conscience de l’arbre et des plantes en général ? Dans ce documentaire sur Francis Hallé et son éloge des plantes (que je vous conseille vivement : vidéo ici), il fait part de cette différence fondamentale entre l’arbre et l’homme. L’homme maitrise la composante spatiale de son environnement (car il peut se déplacer) alors que l’arbre maitrise la composante temporelle (de par son immortalité théorique, l’adaptation aux saisons, etc). Je me suis alors rappelée de cet article que j’avais écrit il y a bien longtemps « La vision de l’homme », où je parlais justement de l’incapacité de l’homme à se projeter dans l’échelle de temps des arbres…

Et si l’arbre et l’homme pouvaient se « rencontrer » dans un plan atemporel et sans espace pour aplanir leurs différences et engager une forme de d’échange de « conscience humaine à clairsentience végétale » ?

1er novembre 2016

Ajout postérieur : Si ce sujet vous intéresse, je vous invite également à lire cet article de blog que j’ai beaucoup apprécié « Plantes sensibles, plantes intelligentes : ce qui devait être dit »

PS : merci aux personnes qui m’ont aider à nourrir cette réflexion, elles se reconnaitront ;)

 

Chamanisme et guérison de l’âme

Artiste : Kanekiru

Comment je vais ? C’est toujours quand je voudrais fuir cette question, qu’elle vient de l’extérieur et de la part de personnes dont je ne l’attends pas forcément sur le moment. Je viens de passer mon we à briquer mon appartement, à m’attaquer aux moisissures des joints de partout, à laver les rideaux, à dépoussiérer, passer l’aspi et serpiller. Malgré que j’aie reçu le message en rêve que je devrais apprendre à me relaxer et me détendre, à ralentir, je n’ai pas réussi.

Mon mental me pousse à faire ceci et cela, me crée des obligations de toutes pièces. « Et si je ne le fais pas maintenant, quand le ferais-je ? »  Mes peurs aussi « et si tu ne t’occupes pas de cette invasion d’acariens cirons dans ta cuisine, ils vont tout envahir ». Et voilà, je n’ai pas réussi à me poser et à me reposer. Pas autrement qu’en lisant pour fuir la réalité.

Parce que je sens un mal être profond, celui qui vient de l’âme, qui ne s’explique et ne se comprend pas avec la raison. Et il est parfois dur d’écouter une telle souffrance, qui quand on lui laisse la place de s’exprimer vous submerge comme un tsunami, vous met à terre avec une force écrasante. Vraiment dur, quand on n’a pas quelqu’un pour vous accompagner, un cercle de confiance pour oser libérer les émotions et la parole, puis recevoir une pluie d’amour, comme durant mon stage de chamanisme.

Seule, dans l’isolement de mon appartement, sans la connexion à mes guides, sans le soutien de personnes bienveillantes et sans jugement, cela semble insurmontable. Comment aurais-je pu m’attendre à voir resurgir des émotions si difficiles et si profondément endormie ? Comment pouvais-je m’attendre à ce que ce stage de chamanisme soit si puissant et si déstabilisant ?

Depuis le nombre de mois que mon amie avait créé et mis en place ses stages, pas un seul ne correspondait à un moment où j’étais en forme, disponible et motivée. Je ne le sentais juste pas, alors je n’ai pas forcé. Mais pour celui-ci, j’ai senti cette urgence et cette pensée qui me harcelait en me disant que c’était le bon moment, qu’il fallait que j’y aille.

A vrai dire, j’y suis allée sans grandes attentes, à part celle peut-être d’enfin percevoir certains de mes guides ou de mes animaux de pouvoir, de pouvoir me connecter à eux durant les voyages chamaniques. Et si le contenu du stage, sur la théorie et le fond, m’a intéressée, et si les participants et le cercle de confiance créé ont été supers, et si la chamane qui le faisait a fait preuve de douceur et de compassion, rien ne s’est passé comme j’aurais pu l’espérer.

Parce que de 1) je n’ai rencontré ni mes guides, ni mes animaux de pouvoir, de façon direct, même si j’ai reçu des messages, et qu’apparemment ils ont voyagé avec moi (je ne les ai pas perçu) et m’ont prêté leur pouvoir durant les soins. Clairement, j’ai encore eu le message que c’était à moi de rencontrer et identifier par moi-même mes guides quand je serai prête. Et que c’était moi qui les tenais inconsciemment à distance, pas eux.

Parce que 2) je ne m’attendais pas à ce que ce stage de découverte de chamanisme tourne en fait en un we de travail intensif de guérison.

Ainsi j’ai appris ce qu’était le démembrement. Un « procédé chamanique » de guérison puissant, où l’âme décide de se démembrer bout par bout, de se déconstruire entièrement, pour ensuite recoller les morceaux un par un et guérir progressivement ce que chacun porte en lui. De mourir à soi-même pour renaitre. Ainsi, on peut laisser des bouts d’âmes après de lieux auxquels on était très attachés, ou de personnes. On peut laisser des bouts lors de grands chocs psychologiques. Un peu comme un processus de survie, durant lequel la douleur est tellement forte, qu’on préfère abandonner ces morceaux d’âme et ces émotions pour continuer à survivre.

Et ce we, j’ai appris que c’était le processus que mon âme avait choisi. Ce qui fait sens, car c’est exactement ce que j’ai le sentiment de vivre depuis des années. Et je sens cette douleur profonde qui émane de mon âme, ce sentiment de ne pas être complète. Cette sensation de mourir à moi-même, en perdant et abandonnant des parts essentielles de moi-même, au fur et à mesure, encore et sans fin. Ainsi, je revois des moments où clairement j’ai perdu des bouts d’âmes, des personnes auprès de qui j’en ai laissé, des lieux aussi.

Ma terre natale et ma maison d’enfance. Et ces pertes-là m’ont fait souffrir le martyre depuis 1 an, mais mon séjour en métropole m’a permis de recoller ces morceaux là et c’est pourquoi je suis revenue beaucoup plus apaisée et en paix. Je ne souffrais plus de me sentir en terre étrangère.

Mais voilà, on dirait que depuis quelques mois, le processus pour recoller les morceaux s’est enclenché. Sauf qu’à chaque fois que l’on réintègre un bout d’âme, il faut faire face à toutes les émotions et les blessures qui y sont liés. Autant dire que c’est un processus pénible et éprouvant.

Et ce dernier we, je crois que j’ai récupéré parmi mes morceaux d’âmes les plus blessés, ceux de mon adolescence. Et j’ai été littéralement submergée et crashée par la vague. Me sont revenus toutes ces émotions de mon adolescence, quand le collège était une torture, que j’étais moquée, ignorée par mes « amies » autre que ma meilleure amie, trahie et harcelée par le garçon que j’aimais, que j’étais seule chez moi et que mes parents restaient aveugles à ma détresse. Désespoir, souffrance, envie de mourir, sentiment de dévalorisation, colère, découragement… Un tsunami gigantesque, inattendu, me laissant complètement bouleversée, démunie…

Mais aussi la peur d’être jugée et rejetée, la peur d’être mauvaise élève et d’être méprisée par mes parents, le sentiment d’abandon maternel, une solitude indescriptible au-delà de tous mots. Et cette envie viscéral de mourir, là tout de suite, sur l’instant, de retourner au vide sidéral pour ne plus éprouver cette souffrance absolument démesurée.

Comment réintégrer de telles émotions et comment les transmuter ? On me dit d’accueillir, de me laisser traverser, de les accepter et de les écouter pour pouvoir les laisser se dissoudre. Mais comment accueillir de telles émotions sans s’autodétruire ? Comment réussir à réintégrer de telles lourdeurs, alors, qu’enfin, j’avais trouvé un certain équilibre, plus de joie et de légèreté dans mon quotidien et un sentiment de gratitude envers la vie ? Tout ça balayé, tout ça envolé.

Et je suis fatiguée de n’être qu’un fétu de paille. D’être baladée d’un processus de nettoyage à un de guérison, sans aucune douceur ! D’être sans cesse en train de « travailler à ma guérison ». Alors que dès que cela va mieux, c’est pour me prendre une autre claque qui me remet à terre. Combien de fois peut-on tomber dans l’abysse et se relever encore et encore ? A quoi cela sert-il ? J’en suis au point, où tout cela perd le moindre sens, où je ne peux même plus croire que je vais vers un mieux-être.

Mon âme a vraiment choisi un tel parcours de vie ? Elle n’avait bien aucune considération pour sa future enveloppe charnelle et sa future personnalité… Avait-elle donc oublié qu’après être incarnée on ressent des émotions, qui peuvent être une réelle source de souffrance ? Des fois, je me dis que mon âme est maso… Alors c’est sûr, comment avoir envie de l’écouter et de suivre son appel ?

Tout cela n’a aucun sens. Et parce que je suis incapable d’avoir un contact direct (que ce soit en channeling, ou en rêve…) avec mes guides depuis des mois, je me sens vraiment livrée à moi-même… Avançant plus que jamais dans un terrible flou artistique, sans oasis en vue, dans un désert sentimental et social, dans un isolement profond. Où est la douceur dans tout ça ?

A quoi cela me sert qu’on me dise que j’ai des guides puissants, s’ils ne sont même pas foutus de m’aider à faire face ? De prendre en considération mes états d’âmes ? J’en ai marre de me faire ballotée dans tous les sens, sans même voir une lumière au bout du tunnel. Je suis en colère. Je suis en colère contre mes guides, contre mon âme. Je suis fatiguée de tout ça. Vraiment. Pourquoi ne puis-je pas simplement siroter des cocktails sous les cocotiers comme les jeunes de mon âge ?

4 septembre 2016

 

Un nouveau voyage

Artiste : Yuumei

Artiste : Yuumei

Demain, je commence un nouveau voyage. Je vais participer au premier rituel chamanique des sept apportés par la Femme Bison Blanc à l’homme : la cérémonie de l’Inipi, aussi appelé hutte de sudation. C’est un long rituel, où tous les participants construisent eux-mêmes la hutte de sudation, où l’on passe des heures (je ne sais même pas si c’est 8h ou 10h) dessous, au son des tambours, pour purifier le physique, le mental, l’émotionnel et le spirituel. Et puis, je vais aussi commencer un travail de soins chamaniques pour chercher à soigner ma blessure de viol, que je sais bien antérieure à cette vie-là.

Je n’ai jamais couru après le chamanisme. C’est quelque chose qui m’intriguait et par certains récits m’émouvait, mais je n’ai jamais eu une envie spéciale de l’étudier, car j’ai toujours pensé que cela se vivait plutôt que de s’apprendre. Je n’en avais jamais eu l’occasion, si ce n’est recourir au soutien d’Animaux Totems, et voilà qu’elle se présente d’elle-même. Qu’elle m’est même très clairement indiquée dans mes rêves.

Demain je commence un nouveau voyage, et je me demande où celui-ci va me mener. Va-t-il m’éloigner encore plus de certaines personnes que j’aime ? Va-t-il me changer fortement ? En un sens, j’espère que oui, car je souhaite évoluer sur le chemin de ma guérison. Mais en même temps, je ne peux m’empêcher d’avoir peur de creuser un peu plus le fossé. Néanmoins, je ne peux qu’être fidèle à moi-même et suivre l’appel de mon âme, que j’ai pour un temps rejeté.

Je ne peux aussi m’empêcher de penser ce que m’a dit une personne précieuse pour moi : « la spiritualité est un outil pour moi ». Et mon cœur de répondre intérieurement « c’est bien plus que cela pour moi ! ». Je la vie comme une composante à part entière de ma vie. Si je considère être constituée d’un corps, d’un esprit et d’une âme, alors je ne peux négliger aucun des trois. Mon corps est plus qu’un simple outil, ma raison et mon intellect sont plus que de simples outils, ma spiritualité est plus qu’un simple outil. Ce sont des choses qui font partie de moi, et qui font la personne que je suis. Et c’était d’ailleurs une grande source de frustration pour moi, par moments, de ne pas sentir cette réalité vécue et acceptée par cette personne, de le voir confiner la chose.

Pendant un certain temps, j’ai rejeté la spiritualité, parce que je n’arrivais pas à comprendre ce qui m’arrivait et à le contrôler. C’était trop effrayant de ressentir les esprits des décédés, trop effrayant de lire certaines choses dans l’âme des personnes de mes proches, trop effrayants de me sentir entourée d’entités du bas astral. Et surtout trop effrayant de ne pas tout comprendre, de ne pas connaître « les règles » et de ne rien contrôler. Car je pense que c’est ça le plus dur, ne pas avoir le contrôle.

Pour quelqu’un qui ne dirige sa vie que par la volonté, c’est terriblement difficile à admettre et je compatis, car je suis en partie comme ça. Cela demande un lâcher prise immense, et surtout une immense foi en soi-même et en la vie. Cela nécessite d’admettre que certaines choses nous dépassent et que l’on ne choisit pas forcément les épreuves que l’on attire – du moins pas consciemment. En revanche, cela ne nous soustraie pas à notre pouvoir d’acceptation et de réaction, à notre pouvoir de création à partir de ce qui peut s’imposer à nous. Comme cela n’affecte pas la règle des conséquences : chaque action a une conséquence, qui peut entraîner une chaîne d’évènements ; la responsabilité de nos choix reste donc entière.

Je crois qu’une des sources principales de mon rejet de la spiritualité et de mes ressentis médiumniques, au-delà de la souffrance engendrée par mes épreuves, était la peur de moi-même, de ce dont j’étais capable. La peur d’être différente et d’être incomprise, rejetée par les gens que j’aime. La peur des « responsabilités » que cela pouvait impliquer.

Demain, j’ai envie de me libérer de ces peurs. J’ai envie de pouvoir accepter qui je suis, peu importe qui je me révèle être au fond de moi-même et de mon âme, peu importe le chemin que cela me fera prendre. Je veux Être, tout simplement. C’est qui est peut-être le plus difficile à réaliser.

9 octobre 2015