A long walk

Auteur :
Auteur : Les Rêves de Celia. Croquis petite plage de l’Etang Salé.

[Texte en anglais. La flemme de traduire en français aujourd’hui.]

 

 – It’s been hell of a long road. Do you think this path will lead me somewhere?

– I’m guessing the only way to find it is to keep walking, again and again, one step after another one.

– Are you sure it’s gonna take me somewhere?

Well, you don’t have somewhere to go, you’ve got to become yourself. The destination doesn’t count, you know.

– Sure, but it does matter to me that I’m seeing some improvements. If the landscape is always the same, how do I know that I’m really walking forward? And not simply standing still? Or worse, moving backward?

– Only faith can respond to this fear. As it is, you don’t need to go anywhere, well actually, not in your inner landscape. The outside world is only a reflection to help you looking in the mirror.

– Oh, well… That’s been helping me so much, thanks…

– Don’t mock me. You’re the only one choosing to make yourself unhappy. By your way of thinking, yours fears and your way of acting.

– Oh, so how I should do?

– Be gentle with yourself. Always. That’s all what will be needed for you to realise that your landscape is moving, and growing pretty nice. Even if slowly.

26 janvier 2017

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Rose de porcelaine

Auteur : Les Rêves de Celia
Rose de porcelaine. Auteur : Les Rêves de Celia

Aujourd’hui, je ne suis pas trop d’humeur à écrire, alors je vous laisse avec une photo de la belle fleur qu’est la Rose de Porcelaine. Je ne sais pas pourquoi elle porte ce nom là, est-ce parce qu’elle est fragile et cassante comme de la porcelaine ? Ou que ses sépales sont lisses et brillantes comme cette dernière ?

Aucune idée, mais elle me semble appropriée pour cette journée, alors que je viens de finir ma valise pour un week end de stage entre femmes. Je n’ai même pas envie d’aller chercher l’explication à son nom. Comme ça, la place reste libre à l’imagination.

Alors rêvons.

13 janvier 2017

La force du végétal

Artiste : Päivi Valkonen
Artiste : Päivi Valkonen

« Mises dans des conditions franchement défavorables, les plantes [notamment les arbres] peuvent évidemment mourir ; mais si vivre reste possible, elles surmontent les difficultés avec une opiniâtreté qui force l’admiration. Si j’osais cette métaphore animale, je parlerais de leur « courage » ; elles ne se contentent pas de survivre, elles reprennent leur place dans la végétation d’origine et, si les conditions redeviennent favorables, elles parviennent à effacer toute trace de périodes difficiles, aidés en cela par leur autonomie, par le fait qu’elles n’éprouvent aucune difficulté à changer de forme et par la manière qu’elles ont de disposer du temps. »

Eloge de la plante, Francis Hallé

Quand je suis tombée sur ce passage dans ma lecture, j’ai eu comme un tilt dans ma tête. Alors que ces derniers jours je réfléchis et j’échange sur les sujets de blessure de l’âme, de processus de guérison, de cicatrice sur le blog de Sylvie. Je suis admirative de la capacité du végétal à non pas « survivre », comme nous humains le faisons pour la majorité, mais à vivre et s’étendre, à rayonner et grandir, à « guérir » malgré les épreuves traversées. L’arbre et les plantes sont vraiment fascinantes, et je pense que si on prenait le temps de les observer, de les comprendre, on pourrait apprendre beaucoup d’elles… Car j’aimerais avoir ces qualités-là, à défaut qu’elles soient physiques, mais au moins sur les plans émotionnels, mentaux et énergétiques.

Certes quand on coupe la branche d’un arbre, elle n’est pas exactement remplacée, au même endroit avec la même structure, et il reste une cicatrice : on peut voir sur le tronc le nœud correspondant à la branche coupée. Mais l’arbre fait pousser une nouvelle branche à proximité pour remplir ce « vide » dans l’espace qui l’entoure et le valoriser.

Si un arbre tombe, et s’il est dans des conditions favorables (lumière, humidité, comme on peut en trouver dans une forêt tropicale), des rejets vont pousser sur ses racines, son tronc, ses branches. De « l’individu » couché au sol, il va se former sur cette ligne plusieurs nouveaux « individus », des répétitions d’une branche qui font en grandissant se transformer en arbre alors que le tronc d’origine va se décomposer autour et finir par disparaitre. Fort de cette apparente mort, un arbre renait en une colonie d’arbre. C’est un mécanisme fascinant !

Transposons cela à l’image énergétique d’un être humain : à chaque « mort spirituelle », celle où l’on abandonne une part de soi qui ne nous est plus utile (schémas de pensées négatifs, peurs cristallisées, etc), on serait, en mimant le principe de l’arbre, capable de renaitre à soi sous de multiples et nouvelles facettes, toutes plus jeunes et vigoureuses, nous permettant d’élargir notre enracinement dans le monde et d’étendre notre champ d’existence (et donc de conscience). Ce serait en soi un puissant processus d’évolution spirituel. Décidément, je n’en démords pas dans l’idée que les arbres feraient des guides spirituels fascinants pour ceux capable de travailler avec eux et d’arriver à leur portée ! Cela me fait envie !

6 décembre 2016