« Trop de questions dans la tête »

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Cela va faire plus d’une semaine que je me traine comme une lamentable chaussette. Crise de fatigue chronique ? Crise d’endométriose ? Virus ? Allergies ou autre chose ? Processus énergétique ? C’est quoi ce bazar, j’aimerais bien comprendre pour mieux savoir comment réagir ! On ne se comporte pas pareil si on a attrapé la grippe, que si on a une montée de Kundalini par exemple…

On commence par aller chez le médecin pour vérifier que tout va bien au niveau physique.

Ah, j’aimerais bien ! Dire que j’ai mis un mois entier avant de trouver un médecin traitant ! Entre le fait de chercher quelqu’un d’un minimum compétent et recommandé face à l’endométriose, et des « on ne prend plus de nouveaux patients », des congés et des délais… J’ai rdv la semaine prochaine et cela va faire plusieurs semaines que j’ai posé le RDV, alors que j’étais juste fatiguée…

Franchement, dans ce genre de cas, je suis vraiment désespérée. Que suis-je censée faire si je n’arrive pas à trouver un fichu médecin traitant ? La même pour le kiné avec des délais de 3 semaines… Et je ne parle même pas du gynéco, pour lequel j’ai encore de l’attente et où je vais devoir me déplacer à 1h30 de route… Je ne pensais pas me heurter à un tel désert médical, alors que pourtant la ville où je suis est une des principales du département ! C’était plus facile à la Réunion, ce qui est un comble vu qu’on me disait « tu seras mieux suivi en métropole ». Que dalle, préjugés à la c**. Ça me donnerait presque envie de repartir, tiens ! Sauf qu’il n’y a pas de centre de cure thermale spécialisé en gynéco à la Réunion. Mais je me demande si je vais réussir à la faire cette cure…

Ah, ça me décourage tout ça. Ça m’énerve aussi. J’ai l’impression d’être laissée sur le bord de la route, d’être à la ramasse et de ne rien comprendre. Je demande guidance et soutien, des explications aussi et que dalle… J’aimerais savoir ce qu’il se passe, parce que je sens que ce n’est pas habituel. J’aimerais savoir pour mieux accueillir et m’adapter dans la façon de le gérer. C’est trop demander ? Qu’est-ce que vous faites mes guides ? Yoooouuuuhou c’est le moment de vous manifester !

J’en ai marre d’être larguée. Marre de devoir lâcher prise sans rien comprendre. Je suis rentrée pour prendre soin de ma santé, et celle-ci ne fait que se dégrader depuis, c’est de pire en pire ! Qu’est-ce que je fais mal au juste ? Je fais bien attention à mon régime sans gluten et sans lactose. Je n’ai même pas craqué alors que je vois mon père manger mon ancien fromage de chèvre préféré. Je prends bien mon traitement. J’essaye de soigner mon sommeil du mieux que je peux. D’alléger mes douleurs à coup de bouillote. Je me suis remise à méditer comme vous me l’aviez conseillé.

Je ne comprends pas, ça m’énerve, ça me désespère (oui, oui, je me répète, je sais). Ça me fait me sentir impuissante et bientôt je vais péter un câble ! Comble de l’ironie, alors que je me dis que j’aurais besoin d’une aide, une amie m’appelle pour m’en demander, car elle est à peu près dans le même état. C’est quoi, c’est les énergies du moment ? C’est pour ça que je ne fais que rêver de tempêtes dehors et de devoir fermer mes volets ?

Putain de bord** ! Pourquoi vous ne me répondez pas ? Il va falloir encore que je râle longtemps pour que vous vous manifestiez ? (oui, oui, ça s’adresse à mes guides, l’exaspération me pousse à la grossièreté, mais je vous rassure, c’est plutôt rare). Ça vous fait rigoler de rester en retrait sans rien me dire pendant que moi je galère toute seule ?

Franchement, il y a des moments comme ça où je me sens bien seule, même si je suis censée pourvoir parler avec mes guides, recevoir des messages, blablabla… Si je pouvais être médium uniquement sur commande, quand j’ai besoin d’explications, ça m’arrangerait bien tiens. Au lieu de ça, mon hypersensibilité me fait faire l’éponge face à mes parents, et ma médiumnité me fait capter des infos désagréables dont je me passerais bien.

Comme celle de ce soir. En descendant, j’ai remarqué que le bon de réduction, que j’avais laissé sur la marche de l’escalier pour le monter plus tard, avait disparu. Et j’ai su tout de suite. Ma mère l’avait embarqué en le prenant pour le sien (qui était pourtant rangé à l’autre opposé de la maison) et l’avait utilisé. En soi, absolument rien de dramatique. Mais ce geste inconscient m’a fait capté l’info que ma mère n’a toujours pas intégré que je VIS dans cette maison, et pas que je suis juste de passage. Elle se comporte encore sans le vouloir, par moment, comme si tout ce qui était dans cette maison était à elle, sans faire attention à distinguer ce qui m’appartient, de ce qui est à elle. Alors pour les objets très différents, ça se voit (et encore…) mais pour ceux qui sont identiques…

Je ne peux pas lui en vouloir, après tout, cela fait des années que je ne vivais plus à la maison. Et cela ne va faire bientôt qu’un mois que je suis de retour. Mais je sens qu’elle a beaucoup de mal à intégrer cette réalité. Pour elle, je ne suis de passage que quelques mois, je vais bientôt re-déménager. Alors que ce n’est pas mon intention, je ne me vois pas partir avant la fin de l’année, et je lui ai bien dit. Et la réaction émotionnelle de mon côté est disproportionnée. Parce que cela me renvoit à ma blessure de rejet par la mère. Une part d’elle n’arrive pas à intégrer l’idée que je vais rester, une part d’elle est pressée de me voir repartie. Même si c’est une part totalement inconsciente, cette réalité subtile me fait mal, parce que je la « sens », je la « sais ».

Je mets des mots dessus parce que j’y ai réfléchi et que j’ai essayé de retracer le chemin me menant à cette émotion et cette connaissance. Mais en vrai, elle a été instantanée. Dès que j’ai vu le coupon manquant, j’ai capté tout ça. Evidemment, il m’a fallu un peu de recul pour décrypter pourquoi j’ai eu une réaction émotionnelle si forte. Evidemment, j’ai vérifié la véracité de ce que j’ai capté : était-ce bien elle qui avait pris le bon ? L’avait-elle utilisé ? Etait-ce une confusion ? Oui, oui et re-oui. Elle m’a donné le sien à la place. Alors pourquoi cela n’a-t-il pas suffi à apaiser ces émotions violentes de tristesse ?

Parce que cela n’efface pas l’information que j’ai capté, et que je suis sûre qu’elle refoule elle-même. Une part d’elle n’a pas envie que je reste vivre à la maison. Je peux le comprendre. Dans son conditionnement, enfant à la maison = responsabilités, travail en plus, restriction de sa liberté gagnée. Ma mère a eu l’habitude de tout sacrifier pour nous quand nous étions petites. Pourtant, ce n’est pas ce que je souhaite. Je n’ai plus 9 ans, je participe aux tâches domestiques communes, je peux rendre des services, je suis autonome pour mes repas ou j’ai un plan B pour les repas communs s’il y a du gluten. Alors c’est vrai, quand je suis malade et coincée au lit, je suis d’une moins grande aide et mes parents écopent de mes courses à faire car je ne peux pas sortir. Mais je compte bien veiller à ne pas être un poids financier, à participer au paiement des charges.

Cela m’a frappé que ce petit « accident » ait eu lieu après leur avoir demandé à combien ils pensaient estimer ma part aux frais d’électricité et d’eau, pour que je leur fasse un virement mensuel. Alors que je tiens à leur montrer ma volonté de ne pas être une surcharge (au moins financière, à défaut de malade à aider de temps en temps) en tant qu’habitante de la maisonnée, voilà ce message incongru que je capte. Je suis censée en faire quoi au juste ?

Lui laisser du temps. Ta mère a besoin de temps pour s’adapter à la situation et pour comprendre que ses peurs et préjugés sur ton retour à la maison ne sont pas fondés. Elle n’est pas dans une période propice à la réceptivité. Ton père l’est bien plus, et tu as vu qu’il commence à prendre le pli. Il commence à lire toutes les étiquettes pour vérifier s’il y a du gluten ou du lactose.

Oui, j’ai vu et cela me touche. Je sais bien que les changements ne se font pas du jour au lendemain. Et j’ai bien noté ce que vous m’avez dit sur le fait de subvenir à mes propres besoins par moi-même. Qui sont en grande partie des besoins immatériels, de l’attention, de la bienveillance, de la douceur, du soutien moral, etc…

Je me rends compte que je porte des attentes sur eux, et qu’en plus, je ne fais pas forcément pour eux, ce que j’attends moi-même d’eux. Comme leur demander comment c’est passé leur journée. A vrai dire, je n’en ai pas vraiment besoin. Il suffit de les écouter et de les observer, et mon hypersensibilité fait le reste. Mais leur poser la question ouvre aussi la porte aux plaintes ou aux pensées formulées de façon négatives, surtout chez ma mère. Et ça, j’ai du mal à gérer… Vraiment du mal. Je suis déjà touchée de plein fouet par leurs énergies sans qu’ils parlent, alors avec… Quand elles sont positives, cela ne me gêne pas. Mais après une journée de boulot, c’est rarement le cas. C’est plutôt épuisement, stress, déception, anxiété, préoccupation pour les futures tâches à faire, dévalorisation, etc. Ma mère n’attend qu’une chose, c’est d’être à la retraite. Plus le temps passe et plus le travail devient difficile, car elle fatigue, mais aussi parce que les conditions de travail se dégradent dans son entreprise. Franchement, ça ne fait pas envie…

Ça ne fait pas envie, et au milieu de tout ça et de mes soucis de santé, je suis convoquée à un entretien par Pôle emploi ! Franchement, qu’est-ce que je vais bien pouvoir y dire ? SOS ma vie est en bordel, je ne sais plus du tout ce que je veux faire, et ma santé est pire qu’une roulette russe ?

Peut-être que les deux sont liés.

Méchant ! Ce n’est pas ce que j’ai envie d’entendre ! Tu es en train de me dire qu’il faut que je retrouve un boulot pour retrouver la santé ?

Non, ce que nous sommes en train de te dire c’est qu’il ne sert à rien d’attendre de retrouver la santé pour commencer à faire des projets et te projeter. Tu auras toujours une santé fragile, comme l’a si bien décrit Sylvie dans son article, que tu aurais pu copié-collé pour parler de ta propre santé. Ce n’est pas une raison pour t’arrêter dessus, suspendre indéfiniment ton futur professionnel. Si tu as le bon projet et que c’est le bon moment, il se fera, bonne santé ou pas. Tout ça, ce n’est qu’une excuse pour reculer des quatre fers.

Ouah, super… C’est moi qui vient pour pousser un coup de gueule et c’est vous qui m’engueuler parce que je ne me bouge pas assez pour mon projet professionnel ?

Il est temps que tu te remettes en mouvement, si ce n’est extérieur, au moins intérieur. Tu as créé de l’espace pour semer une nouvelle graine, il serait peut-être temps maintenant de la semer.

Et semer quoi comme graine ? Parce que je veux bien moi, réfléchir tout ce que tu veux. Mais je suis comme une girouette avec mille directions possibles. Comment en choisir une quand je ne sais pas ce dont j’ai envie ? C’est un casse-tête sans fin pour moi.

Tu n’as pas besoin d’y réfléchir, pas pour l’instant. Tu as besoin de le ressentir, au fond de toi, au fond de ton cœur. Tu as besoin de te laisser guider par ton âme. D’où les messages que tu reçois de rester en retraite, de t’occuper de toi, de te connecter à ton esprit intérieur. Ce n’est pas par plaisir que nous te coupons en grande partie du monde extérieur. C’est pour te pousser à te tourner vers l’intérieur et à écouter le message de ton âme. Il n’y a pas de meilleure guide qu’elle.

Et je suis censée deviner ça toute seule ? Vous ne croyez pas que ça serait plus efficace avec les sous titres ? Parce que franchement, laissez tomber, je peux être malade pendant 3 piges si vous ne m’aidez pas à comprendre l’origine du problème.

L’origine du problème. Et bien tu te réveilles chaque matin avec un fort mal de gorge : problème d’expression. Tu es épuisée et tu n’as plus d’énergie vitale : tes activités ne sont pas suffisamment nourrissantes. Ton hyperacousie s’est accentuée, d’après toi, ça veut dire quoi ?

Je ne sais pas, je me suis posée la question, mais je n’arrive pas à trouver la réponse.

Nous allons t’aider : tu entends trop de plaintes au sujet du monde du travail. A la télé, à la radio, dans la bouche de ta famille, mais globalement de toute la société. Le travail est associé à une corvée, pour beaucoup de gens, la grande majorité. Ce n’est pas ce que tu veux dans ta vie. Ce n’est pas ce que tu peux te permettre avec ta maladie.

Oui, ce dernier point, je l’ai compris. J’ai peu d’énergie et une santé fragile. Avec l’endométriose, j’ai besoin de beaucoup de repos et de récupération. Le peu d’énergie que j’ai passe souvent au quotidien dans le boulot. Si ce boulot n’est pas régénérant, qu’il me pompe tout, je m’épuise et je ne tiens pas le coup dans la durée… Mon équilibre est fragile et il faut vraiment que je trouve un moyen de le préserver au quotidien (enfin commençons déjà par le restaurer, ça serait bien).

Mais c’est une sacrée contrainte. Je ne me vois pas la remplir dans le monde classique du travail actuel. Je sais bien que certaines personnes arrivent à se créer le job qui leur convient sur mesure. Mais il faut quelque chose : une idée, un talent ou une facilité, une passion ou une forte motivation. Un élément moteur et surtout un concept, quelque chose qui donne une ossature.

Moi je suis à des années lumières de tout ça. Je ne sais même pas dans quel domaine je veux évoluer : la recherche, l’enseignement, le journalisme, le bien être ? Formation ou pas formation ? Vers quoi aller ? Comment ? Pfuit, c’est le vide absolu !

Il est trop tôt pour faire de telles projections. Si déjà tu essayais de capter l’élan de ton âme, ça irait mieux. Tu te poses trop de question avec la tête et pas assez avec le cœur.

Facile à dire dans notre société… « Tu te poses trop de question avec la tête et pas assez avec le cœur. » Et comment je fais pour poser des questions à mon cœur et à mon âme, hein ? Elle semble bien en standby cette dernière.

Parce que si tu ne l’écoutes pas, elle ne prend pas la peine de s’égosiller pour rien. C’est comme une plante qu’on arrose. Plus tu en prends soin, plus tu apportes de l’attention, plus elle se fait expressive.

Oui, je comprends l’idée, merci. Et concrètement ?

*sourire mystérieux* Demande à te connecter à elle et tu verras bien.

Bon, vois par toi-même, quoi. Ok, merci.

13 mai 2017

 

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Passeuse d’âmes

Artiste : Yuumei

Artiste : Yuumei

Bonjour,

Je demande à discuter avec mes guides d’un sujet précis. J’aimerais que l’on parle ensemble du sujet des âmes errantes. Comment se fait-il que je me mette de nouveaux à les ressentir ponctuellement, et surtout à les attirer ? Je ne comprends pas ? Cela faisait un moment que ce n’était pas arrivé…

Cela faisait un moment que tu avais fermé la porte d’accès. Mais en ouvrant certaines autres, celle-ci s’est de nouveau débloquée.

Pourquoi ?

Plutôt que « pourquoi », tu devrais demander « comment ».

Comment ? Comment la porte s’est ré-ouverte ?

Tu l’as toi-même ré-ouverte, quand tu as décidé de faire passer les âmes errantes que ces personnes mal intentionnées t’avaient envoyées.

Je ne pouvais pas les laisser comme ça… Je trouve ça inadmissible de traiter ces âmes errantes comme des pions. En plus ce n’était que des âmes «affaiblis », des âmes d’enfants, de bébés, même un vieillard… J’avais déjà entendu dire que certaines personnes manipulant les énergies sombres se servaient de telles âmes… Arf, je connais moi-même quelqu’un de l’Ombre qui ne savait pas qu’on pouvait les faire passer, et donc en conservait une chez lui comme « gardienne ».

Mais je ne comprends pas… A quoi ça peut bien servir ?

Et bien d’un point de vue strictement pratique, à un tas de choses. Une âme errante que l’on contrôle peut servir à surveiller une zone, un accès astral et à « prévenir » son maître ; à transmettre des messages ; à alimenter un besoin en énergie pour un rituel ; à aller là où une personne physique n’est pas capable d’aller dans l’astral ; à pomper les énergies d’une personne désignée. A plein de choses en fait, mais tu devines bien que toutes ces choses ne prennent en aucun cas compte du libre arbitre de ces âmes errantes. Bien que cela arrive parfois.

Parfois, une âme errante ne veut pas partir, quelles que soient les conditions pour rester. Alors elle peut s’accrocher à des personnes pour prélever l’énergie nécessaire à son maintien dans des plans denses proches de la terre. Mais elles ont tendance à s’affaiblir. C’est là que certaines personnes peuvent venir à elles et leur proposer un marché. Un marché de soumission. Si l’âme errante se soumet à la volonté du praticien, alors celui-ci s’assurera qu’elle aura l’énergie nécessaire pour se maintenir dans le plan souhaité. Ainsi, toutes les âmes errantes ne sont pas que des « pions » dans le sens où elles ont fait le choix délibérée de se soumettre.

Évidemment, ce « choix » peut aussi résulter de manipulations de la part du praticien. Ou bien que les âmes errantes sont confuses sur leur état, car elles sont toujours en déni de leur propre mort, ou bien qu’elles soient trop affaiblies pour avoir vraiment le choix. Certaines aussi peuvent ne pas connaitre les autres alternatives possibles, celle notamment de monter vers la lumière, car elles sont trop engluées dans des émotions négatives pour imaginer que la Source puisse les accueillir dans l’amour inconditionnel, peu importe ce qu’elles ont fait par le passé.

En réalité, ils existent tout un tas de raison qui peuvent faire qu’une âme errante se retrouve « piégée » dans vos dimensions terrestres. C’est là que les passeurs d’âme interviennent, tu le sais.

Oui, mais je pensais que les passeurs d’âmes n’intervenaient que sur les âmes « perdues », celles qui restaient sans savoir, sans comprendre. Pas sur celles qui étaient « soumises » et encore cette idée là pour moi relevait de l’imagination fantastique !

Comment te sentirais-tu personnellement si l’âme de ta tante éloignée avait été « piégée » après son suicide ?

Mal évidemment. La plupart des âmes errantes que je « croise » sont des gens que je ne connaissais pas de leur vivant, donc je n’ai pas d’attache émotionnelle particulière. Mais avec mes proches, c’est une autre histoire. A partir du moment où j’ai su ce qu’était une âme errante et que je pouvais les faire passer, je me suis assurée qu’après chaque décès dans la famille, l’âme de la personne ne reste pas coincée ici-bas, et poursuive sa route.

Alors tu as aidé l’âme de cette tante à monter, malgré le choc du suicide.

Oui, et j’ai eu une visite d’elle en rêve après, pour me dire que tout allait bien, qu’elle était montée. C’était assez étrange par rapport au visuel de son corps à l’instant du décès, mais définitivement les énergies transmises étaient très claires, très douces et lumineuses. C’était un merci, je crois.

Mais je ne vois pas où tu veux en venir…

Chaque âme que tu fais monter a la même importance, même si tu ne connaissais pas la personne, tu dois garder ça dans ta tête et dans ton cœur. Tu ne dois pas oublier de faire preuve de compassion et de douceur. Repenser à ta grand-mère et à ta tante éloignée peut t’aider. Même face à des âmes récalcitrantes.

Comme l’âme de ce petit garçon qui se cachait dans mon environnement astral et ne voulait pas monter ?

C’est typiquement le genre d’âme qui ne veut pas passer et qui a donc accepté un contrat de soumission pour pouvoir rester.

Mais je ne comprends pas pourquoi il était là alors ? S’il ne voulait pas passer ?

Il était là pour te surveiller.

Me surveiller ? Ça veut dire quoi ? C’est totalement irréel pour moi tout ça ! On dirait un mauvais épisode de série B à la noix.

Tu te rappelles qu’à l’adolescence tu as eu des problèmes précis ?

Oui… Mais je ne veux pas parler de ça. Vu que je n’ai que des ressentis et pas de preuves physiques.

Ah, et le deal de drogues pour masquer d’autres activités et d’autres manipulations énergétiques, cela ne te parle pas ?

Je n’ai pas envie d’en parler, parce que c’est pareil, je trouve ça trop hallucinant pour être vrai…

Alors la personne qui donnait des soins et qui a refusé de te recevoir parce que je cite « il y a des entités trop sombres sur toi pour qu’elle puisse les faire partir » c’était une hallucination ?

Non, mais moi j’ai cru que c’était elle qui hallucinait. Je ne vois pas où tu veux en venir et je suis très mal à l’aise avec la tournure de cette conversation.

Nous voulons que tu fasses face à la situation présente. Nous voulons te faire comprendre que ce problème de harcèlement énergétique ne date pas d’hier, ni d’aujourd’hui. Qu’à vrai dire, tu as attiré l’attention de certaines personnes depuis un certain temps, bien que tu ais refusé de l’admettre.

Et pourquoi ?

Plutôt que « pourquoi », tu devrais demander « comment ».

Donc, si je résume, tu es en train de me dire que mes emmerdes d’aujourd’hui, sont liées aux mêmes personnes qu’il y a presque 10 ans ? Comment c’est possible ?

C’est la bonne question. Comment est-ce possible d’après toi ?

Je ne sais pas… Parce que je ne suis pas consciente des traces énergétiques que je laisse dans l’astral ?

Mauvaise réponse. Ce n’est pas tant une question de traces, que de liens énergétiques. Ces personnes ont créé des liens énergétiques à ton insu.

Mais comment est-ce possible ? Je croyais que nos énergies divines, notre flamme était inattaquable. Et qu’en plus, mes guides sont censés être là pour me protéger…

Votre flamme divine est inattaquable, mais pas les corps énergétiques qui l’entourent et la camouflent. Ceux-ci sont comme ton corps physique dans l’astral, ils servent notamment à vous protéger, mais aussi à contenir vos énergies en un réceptacle. Seulement, quand vous avez des failles énergétiques dans ces corps-là, certains peuvent en profiter, pour vous attaquer, pour vous apposer des liens indésirables.

Et les guides dans tout ça ? Pourquoi ils ne font pas quelque chose ? Pourquoi vous ne me dites ça que maintenant ?

Nous avons maintes fois cherché à attirer ton attention sur ton environnement astral. Mais effrayée comme tu l’étais par l’Ombre, tu n’étais pas prête à prendre mesure de cette vérité. Nous t’avons apporté l’aide dont tu avais besoin, mais c’est à toi-même de couper ces liens énergétiques et résorber la faille énergétique en toi. Il y a une limite à ce que nous pouvons faire pour toi, car alors tu ne prendrais pas en main ta propre puissance.

Quand vous avez une faille énergétique, il y a toujours une raison, toujours. C’est à vous de découvrir pourquoi, et comment la résorber. Nous sommes là pour vous aider et vous accompagner, mais pas pour vous priver de l’enseignement que cette situation est là pour vous apporter. Même si l’on en serait capable. Le but n’est pas là. Le but n’est pas d’aplanir tous les cailloux sur votre chemin pour qu’il soit beau et agréable. Le but est au contraire de vous aider à voir que cette montagne que vous croyez gigantesque n’est en réalité qu’un gros rocher à escalader. Et qu’en escaladant celui-ci, vous découvriez vos propres forces, ainsi que la capacité de voir votre chemin différent depuis le haut du rocher. C’est là notre rôle, et pas un autre.

Nous t’avons protégé maintes fois, des fois que tu ne saurais dire et que tu ne saurais compter. Mais à un certain moment, celui où tu es prête, nous devons laisser passer certains actes afin qu’ils t’atteignent pour que tu prennes conscience du problème. Te serais-tu penchée sur le sujet si tu n’avais pas subi des attaques ? Aurais-tu de toi-même sollicité une initiation de l’Ombre ?

Non, bien sûr que non, c’est évident…

Pourtant, c’est ce qui est nécessaire et bon pour toi. Parce que tu es toi, et que tu as besoin de découvrir cette autre part de toi.

Celle qui fait passer les âmes errantes ?

Celle qui est capable de faire passer des âmes errantes, alors qu’elles sont soumises à un contrat et qu’elles ne devraient pas pouvoir passer.

Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que, quelle que soit l’âme errante qui se présente à toi, tu es capable de l’aider à passer. Même si celle-ci est retenue par la chaine d’un contrat, même si celle-ci n’est pas « libre d’aller ».

En quoi cela est quelque chose de spécial ? Je ne comprends pas. Je suis sûre que d’autres personnes en sont capables, comme Sylvie ou Camille Fraise.

La majorité des passeurs d’âmes n’en sont pas capables. Même si effectivement, tu en connais d’autres qui le sont. En général, ce genre de personnes n’est pas très apprécié de la part de praticiens qui se servent de la magie et des énergies pour manipuler des âmes errantes. Vous représentez un danger potentiel, parce que vous êtes capables de libérer d’un coup toutes les âmes errantes qu’ils ont mis tant de temps à rassembler et à soumettre. Et le plus souvent, sans même vous en rendre compte.

Et c’est bien comme ça que tu as attiré l’attention de ces personnes, sans faire exprès, en faisant passer certaines de leurs âmes errantes soumises. Alors que toi tu cherchais juste à protéger les énergies de ton amie, qui avait un petit ami « douteux », dirons-nous, à l’époque.

Un pion lui aussi… Brr, je n’aime pas y repenser.

Non, comme tu n’aimes pas repenser à cette amie à toi, à demi possédée par un démon. C’était effrayant n’est-ce pas ?

Non, je n’aime pas, c’est très flippant. Je l’ai vu, dans ses yeux. Et elle n’en était pas du tout consciente, qu’il était encore à moitié là… Voilà ce qui se passe quand on joue à ce genre de choses. A invoquer un démon sans rien connaître, ni maîtriser… Pas étonnant qu’elle ait attiré un certain nombre d’évènements dans sa vie. J’espère qu’elle va mieux maintenant. Que mon autre amie a bien réussi à l’aider…

Comment a tourné sa vie après ?

Elle a enfin trouvé un job stable, un copain stable et non violent, un lieu de vie stable. Elle a pris du recul par rapport à sa famille très instable. Moins d’alcool et tout ça… Elle m’a semblé plus « normale » et plus heureuse.

Alors tu as ta réponse. Il ne faut pas croire que tout ce qui se joue sur les plans subtils reste du domaine de l’abstrait. Les énergies trouvent toujours un moyen de se matérialiser dans vos vies, autour de vous. Voilà pourquoi il est si intéressant pour une entité du bas astral ou de l’Ombre de posséder même partiellement une personne incarnée. Quelle belle porte ouverte pour pouvoir matérialiser ses énergies. Te rends-tu compte ? C’est très alléchant pour des entités tournant sur des plans proches de la terre mais ne pouvant pas avoir d’actions physiques, car cela demande trop d’énergie.

Oui, j’imagine que l’on ne s’en rend pas compte, nous, quand on est incarné. Mais je ne vois toujours pas où tu veux en venir.

C’est la même chose pour les âmes errantes. Vous ne vous rendez pas compte combien il peut être dure pour elles, d’être à proximité, sans pouvoir agir, sans pouvoir se faire entendre, sans pouvoir s’excuser ou bien s’expliquer. C’est pourquoi le rôle des passeurs d’âme est si important. Vous êtes des ponts, des ponts entre ces réalités subtiles et la réalité matérielle. Vous pouvez former des sons et des mots avec votre bouche, vous pouvez taper et écrire des textes avec vos doigts. Vous pouvez donner une réalité concrète à des énergies subtiles. Que cela soit en « bien » ou en « mal » comme vous dites, cela n’est pas donné à tout le monde, car il faut pouvoir le porter.

Et en quoi cela me concerne précisément ? Pourquoi ces explications ?

Si tu veux résorber ta faille énergétique, il va falloir que tu acceptes ton statut de passeuse d’âme. Il va falloir que tu intègres cette réalité à ta vie, car c’est en la rejetant que tu as créé cette faille-là. Aussi, pour quelque temps, nous te demandons de le faire en toute conscience, de façon volontaire et aimante, avec compassion et respect. Aide les âmes qui se présentent à toi à passer, et tu verras que cela ira mieux.

Ok, mais j’ai besoin que cela n’impacte pas mes réserves énergétiques. Je veux bien prendre le temps et faire l’effort, mais j’ai besoin de soutien énergétique, car le nombre ne cesse d’augmenter…

Nous te le donnerons. Il te suffit de solliciter l’archange Gabriel.

Et pas l’archange Michael ?

Et pas Michael, ou seulement quand tu as besoin de faire face à des âmes récalcitrantes ou « liées ».

Bon, ok, merci pour les informations… Je vais digérer tout ça.

11 février 2017

 

On est tous aimé…

Artiste :

Artiste : Serafleur

J’ai besoin de votre guidance. Je ne sais pas comment réagir avec cette personne et gérer cette situation. Je me sens oppressée et mal à l’aise. Et je me demande comment j’en suis arrivée là… Je sais bien qu’on ne fait pas des rencontres par hasard. Mais j’ai vraiment du mal à saisir le message que cette personne miroir m’apporte.

Comment, après avoir fait une méditation ensemble, parler 10 min en face à face et échanger quelques sms, cet homme peut faire reposer autant d’attentes sur notre relation ? Je sais que cela ne concerne absolument pas le registre de la séduction et du couple. Et pourtant, il m’envoie un sms par jour, c’est presque la fréquence de mon ex-compagnon ! Aucun de mes amis très proches que je connais depuis plus de 10 ans ne m’envoie autant de messages. Pas même ma famille ! C’est au-delà de la recherche d’une simple relation amicale.

En apparence, ces messages sont sans attente, il me souhaite de bonnes choses, m’envoie des pensées positives. Mais la réalité énergétique derrière est très différente. Parce que je ressens des attentes émotionnelles, je ressens un besoin de réponse sur le même registre, alors que je n’en ai pas spécialement envie. Je sais quand c’est lui qui m’a écrit avant même de lire le message, car j’ai la sensation d’une invasion de mes énergies. Alors, je me sens oppressée et mal à l’aise. Cela m’énerve même qu’on puisse tant chercher à envahir autrui avec ses énergies, même si je sais qu’il n’en a pas conscience.

C’est un appel désespéré inconscient. Parle moi de ce que tu as ressenti quand tu as discuté avec lui au téléphone, mais que tu n’as pas osé lui dire.

Et bien, je me sentais très mal à l’aise. Je n’ai pas compris sur le coup, mais c’est comme si je ressentais un très fort décalage entre ce qu’il me disait consciemment, et sa réalité énergétique inconsciente. Il me parlait de son éveil spirituel, de son parcours d’évolution, de ses capacités, mais moi je ne ressentais pas les énergies correspondantes. J’entendais les « j’ai lu », « on m’a dit », « j’ai entendu à telle conférence », mais pas des « je pense », « je crois », « je vis ».

C’est terrible, comment veux-tu lui dire ? Alors qu’en plus c’est un quasi inconnu pour moi, mais que les autres proches que nous en avons en commun me disent « oui, tu verras, il connait plein de choses et fait de super soins ». Je n’ai pas envie de le blesser. Je ne suis pas là pour juger, mais je suis très dérangée par le décalage entre ce que j’entends sortir de la bouche de cette personne et de ses amis et ce que je ressens de ces énergies. Comment est-ce possible ? Au début je me demandais, est-ce quelqu’un enfermé dans une forme d’égo spirituel ? Mais je ne sens vraiment pas de sa part une volonté de dominer les autres par ses capacités spirituelles. Non, c’est quelque chose d’autre et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

Alors nous allons t’aider à l’identifier. Qu’est ce qui t’a touché le plus lors de la première conversation téléphonique que vous avez eu ?

Sa remarque « que de souffrances » au sujet de mon blog a réveillé une blessure émotionnelle chez moi. Il marquait sa surprise entre ce qu’il avait pu voir de moi lors de la méditation (une personne radieuse), et ce qu’il avait pu lire ici, en disant qu’il ne s’imaginait pas en me voyant comme ça face à lui, que je pouvais traverser de telles souffrances.

Moi cela m’a fait péter un câble intérieurement, parce que j’ai ressenti le mot « souffrances » comme un jugement, de la part d’une personne qui ne me connaissait pas. Il y a beaucoup de choses sur ce blog. Il y a, oui c’est vrai, des articles où je parle de mes émotions négatives, de mes difficultés, de mes moments de découragement. Mais il y a aussi des poèmes, des recettes, des photos, des articles de guidance avec mes guides, des ressources sur divers thèmes. Il y a beaucoup de choses que cette personne n’a pas lu avant d’exprimer une opinion sur ce lieu virtuel. Et ça m’énerve, on ne peut pas résumer une personne, ni à quelques articles, ni même au contenu entier d’un blog, ni encore à ce qu’on a vu d’elle lors d’une seule rencontre. Enfin pas, si on ne bénéficie pas de la capacité de scan énergétique. Humf. Ne me dites pas que c’est ça ce qui se passe ? Que j’ai scannée les énergies de cette personne ?

Cette personne te l’a demandé. Elle t’a demandé ce que tu ressentais de ces énergies, donc elle t’a donné son autorisation. En fait, c’est même son âme qui te l’a donné, parce qu’elle a besoin d’un intermédiaire pour se faire entendre.

C’est bien ce que je craignais… et je n’aime pas du tout du me retrouver dans cette position là, pas du tout. J’ai l’intuition que cette personne s’est enfermée dans une certaine conception de la spiritualité (il faut être amour inconditionnel – par exemple) pour se raccrocher aux branches et ne pas entendre la souffrance de son âme.

Cette personne me dit avoir vécu un éveil spirituel, et si je ne remets pas en cause son vécu, ma vision de l’éveil spirituel est très différente. Je vis ça comme quelque chose de progressif et d’étalé dans le temps, je ne conçois pas ça comme *pouf* une illumination subite. On peut en avoir, des illuminations, mais celles que j’ai eues ne sont que des petits pas sur le chemin de mon propre éveil. Je ne perçois pas un « avant » et un « après », c’est quelque chose de flou qui se met en place avec l’évolution de la personne. Et je ne me considère pas comme pleinement « éveillée », car je n’ai pas la pleine maitrise de mes capacités spirituelles. Je ne suis pas capable non plus de ressentir de façon directe et illimitée la Source. Je la ressens à travers mes guides, et ma propre flamme. Mais je n’ai jamais eu ce sentiment d’unité fondamentale directe avec la Source.

Je ne considère pas que, parce qu’on a vécu tel type d’épreuve, alors on est automatiquement éveillé. Cela n’a rien à voir pour moi. C’est la façon dont on vit les choses et dont on s’en sert pour se connecter à notre âme et à notre guidance intérieure qui fait la différence. Comment se considérer pleinement éveillé si l’on n’arrive pas à entendre et à suivre la guidance de son âme ? Si l’on se repose sur des guidances et des enseignements extérieurs à soi-même ? C’est inconcevable pour moi. Chaque être est unique, et donc il a son propre chemin d’éveil, sa propre guidance interne à suivre. Se reposer uniquement sur des guidances extérieures, c’est être dépendant, c’est se départir de son propre pouvoir intérieur à guider sa vie. C’est aussi faire peser de lourdes attentes sur autrui, notamment sur les médiums que l’on peut croiser sur notre chemin. Je le sais, j’ai été comme ça aussi avant.

D’où le sentiment d’oppression que tu ressens face à cette personne. Elle est complétement sourde à sa propre guidance intérieure, elle se base sur celle des autres, donc elle est en demande, tu l’as bien ressenti. Seulement, en faisant ça, elle se perd elle-même, elle n’arrive pas à identifier ce qui est bon pour elle, à agir selon les besoins de son âme. Elle transpose les enseignements spirituels reçus à sa vie, sans vérifier qu’ils sont en accord avec son âme et la situation qu’elle vit. Ce qui est une source de souffrance pour son âme, qui ne reçoit pas ce dont elle a besoin.

C’est comme chercher à se conformer à un moule qui ne correspond pas à la forme de notre corps. Par exemple, à quoi bon chercher à être une source infinie d’amour pour autrui, quand on n’a pas une reliance à la Lumière mais au Milieu ? Alors, on donne, on donne, on donne, en attendant un retour qui ne vient pas. Parce qu’en réalité le don n’est pas réalisé sans attentes, c’est juste que ces attentes sont inconscientes, la personne a besoin de recevoir de l’amour extérieur pour combler ses vides intérieurs. Et quand on est occupé à donner sans compter, en attendant de recevoir de l’extérieur, on ne se donne pas à soi-même. Alors qu’on est la première personne capable de combler notre manque d’amour envers nous-même. On ne peut alors pas s’en sortir sans un travail d’introspection. Je le sais, parce que je suis passée par là. Moi aussi, je donnais sans discernement à une époque, cela me distrayait de mon propre mal être et me donner l’impression d’exister grâce à autrui. Mais ce n’est pas une solution durable, c’est un mensonge inconscient à soi-même.

Car pendant ce temps, l’âme est en souffrance. Elle n’est pas nourrie, elle n’est pas écoutée. Alors maintenant, dis-moi ce qui se passerait si on retournait le miroir que tu as vécu vers cette personne.

Et bien j’ai été choquée de constater la différence, entre ce que l’on percevait de moi à l’extérieur (lumineuse), sans me connaitre, et la réalité intérieure (en souffrances et pleine d’ombres). Quand cette personne me montre du doigt cette réalité, c’est comme si elle la pointait chez elle dans le miroir que je représente pour elle. En reconnaissant cette écart entre les apparences et la réalité énergétique profonde chez moi, c’est comme si cette personne soulignait le même écart chez elle. Elle a beau avoir l’apparence et l’image d’une personne très lumineuse et évoluée (chez les autres mais aussi chez elle-même), elle est en réalité en grande souffrance intérieure au niveau de son âme.

Et tu sais pourquoi ?

J’en ai une petite idée, mais je ne sais en aucun cas si c’est la réalité, je ne suis pas cette personne, je ne suis pas dans sa tête et dans son cœur. Je n’ai pas trop envie de raconter des bêtises !

Fais conscience à ton scan énergétique. Si tu as faux, nous te corrigerons.

Et bien, j’ai le sentiment que le début de l’éveil spirituel de cette personne a créé de grandes souffrances dans sa vie. Comme si tout à coup, le décalage entre elle et sa famille, entre lui et sa partenaire étaient trop grands pour qu’ils puissent se comprendre, d’où la réaction de rejet. Et c’est comme si cette personne refusait d’admettre que l’éveil spirituel puisse être source de tant de souffrances, et qu’il fallait que ce soit transcendé immédiatement. Un peu cette croyance que « lorsqu’on est éveillé,  on est amour et lumière », on est dans la paix intérieure.

J’ai le ressenti qu’en réalité ces souffrances-là n’ont pas été transcendés, mais seulement refoulées, et que cette personne n’arrive pas à voir et reconnaitre ces « ombres » à cause du conditionnement spirituel qu’elle s’est imposé. Et son âme en souffre, profondément. Or il est d’autant plus difficile de se connecter à la guidance de son âme quand on n’est pas prêt à entendre sa souffrance, et à réaliser que l’intérieur n’est pas en accord avec l’image extérieure que l’on donne ou que l’on voudrait donné de soi, selon nos croyances spirituelles (il faut être lumière et amour). Voilà ce qui explique pour moi, ce besoin si fort de guidance spirituelle extérieure. Où l’on ne conserve que ce qui nous rassure.

Mais ? Ce n’est pas tout.

Et bien je suis triste de ressentir ça… Ces attentes émotionnelles que je ressens, ce besoin de se créer des amis ouverts à la spiritualité, avec des échanges très fréquents, au point d’être envahissants… Est-ce moi ou ai-je l’impression qu’il recherche inconsciemment une famille de substitution ? Avec des membres qui acceptent son ouverture à la spiritualité et ses capacités énergétiques ?  En opposition à sa famille actuelle qui l’a renié à cause de son ouverture à la spiritualité ?

Tu ne te trompes pas. En réalité, il recherche à l’extérieur, ce qu’il a perdu à l’intérieur. Il pense avoir guéri cette blessure, mais ce n’est pas entièrement vrai, sinon il ne ferait pas une telle projection. Et que sais-tu sur les blessures de rejet par autrui ?

Et bien, j’ai récemment appris, que lorsqu’on vivait des blessures de rejet avec autrui, c’est parce qu’au fond, c’est nous même qui nous rejetons, nous ne nous acceptons pas pleinement pour ce qu’on est. Je me souviens très bien d’avoir pesté encore et encore que ma famille n’acceptait pas mes capacités médiumniques et mon intérêt pour la spiritualité. Mais en fait, c’était moi qui me fermais et mettais des barrières, car je n’acceptais pas moi-même mes capacités.

Que pourrais-tu dire à cette personne pour l’aider ?

Je suis profondément touchée par sa détresse. Je sais combien il est difficile de reconnaitre que l’on souffre intérieurement. C’est difficile d’accepter de porter en soi douleur, tristesse, colère, rejet de soi, parce que ce sont des émotions jugées « négatives » et que la majorité des enseignements spirituels nous apprennent qu’il faut les surpasser, qu’on doit se sentir en paix et donner de l’amour aux autres. J’aimerais rappeler à cette personne que ce n’est pas parce qu’on chemine sur le sentier de l’éveil spirituel que l’on est des « surhommes ». On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » ne sont pas quelque chose de mal, ce sont des messages de notre âme en souffrance. On peut écouter le message de nos émotions sans les laisser nous contrôler et nous faire agir de façon inconsidérée. Elles ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. A identifier les moments où l’on ne se respecte pas, où l’on a besoin de douceur, d’amour, de joie… Et ces besoins-là, c’est à chacun de nous d’apprendre à les nourrir en nous-mêmes, par nous-mêmes et pour nous-mêmes. C’est un travail qui se fait petit à petit, et il faut apprendre à faire preuve de douceur et de patience avec soi-même. Avant de chercher à guérir autrui, il faut commencer par chercher à se guérir soi-même, à prendre soin de soi. Qu’est-ce qui dans ma vie extérieure se reflète ? Suis-je bien dans mon environnement ? De quoi mon Cœur a envie ? De quoi ai-je besoin pour être bien ?

Maintenant, je t’invite à retourner le miroir vers toi-même. Le message que tu as envie de délivrer à cette personne est également celui que ton âme souhaite que tu entendes. « On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » […] ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. » C’est une invitation à comprendre et à aimer ton hypersensibilité. Parce que tu es hypersensible et empathe, tu es capable de ressentir les émotions et les blessures d’autrui. En réalité, ton scan énergétique s’active quand tu es face à une blessure miroir. En te permettant d’aider l’autre à comprendre ce qu’il traverse, tu t’aides toi-même. C’est comme ça que marche l’effet miroir.

Merci… J’espère que ce post sera bien accueilli par cette personne…

Tu lui donnes l’opportunité de prendre conscience de sa souffrance intérieure. Car il cherche ce qui ne va pas dans sa vie, sans comprendre, en se demandant ce qu’il fait de travers pour rester dans une situation matérielle qui lui pèse. La réalité, c’est que sa situation extérieure reflète son état intérieur. Il a maintenant les clés pour le voir et le reconnaitre. Il a reçu l’aide qu’il avait demandé. C’est maintenant à lui de décider s’il accepte ou pas le message que tu lui envois, s’il décide d’en prendre considération ou pas. Tu ne peux rien faire de plus pour l’aider, les clés sont dans ses mains maintenant.

Oui, je sais, mais je me dis que c’est difficile comme message à avaler… Que son égo risque d’en prendre un coup et de tout rejeter en bloc.

C’est là que se montre le vrai travail d’éveil déjà réalisé. Est-il capable au jour d’aujourd’hui d’écouter le message indirect de son âme ? Ou bien va-t-il préférer rester dans le confort de son égo et tout rejeter ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réaction. Il y a juste ce qu’une personne est capable d’accepter et d’accueillir à un moment donné. Si ce n’est pas aujourd’hui, peut-être que cela sera plus tard, ce n’est pas grave. L’important est que cette personne sache qu’elle est aimée pour ce qu’elle est, peu importe la façon dont elle réagit. Car en vérité, vous êtes tous aimés de la Source, même si vous n’êtes pas tous capable de le sentir par vous-même.

Merci.

5 février 2017

 

Transmuter la colère

Artiste :

Artiste : Guweiz

Ça y est, mon contrat de rupture a été signé. Après des semaines et des semaines à en avoir parlé, c’est un fait concret, avec un morceau de papier signé. Mais plutôt que de me sentir heureuse et soulagée, je me sens effrayée. C’était mon but de ces derniers temps, quitter des conditions de travail toxiques qui ne me convenaient plus. Et maintenant ? C’est la porte ouverte sur un grand vide, un horizon des possibles. Je devrais être excitée, motivée, avoir mille idées et envies. Mais ce n’est pas le cas. Je me sens envahie d’émotions contradictoires, de tristesse et de peurs.

Je suis libre. Mais libre d’aller où ?

J’ai décidé que je ne voulais plus suivre la voie de mon mental, des « il faut », des attentes parentales, des jugements de la société, des « ça serait parfait sur mon CV ». Pour apprendre à suivre la voie du Cœur et donc l’appel de mon âme. Mais que me dit cette dernière ? Rien. Elle ne m’offre qu’un bref aperçu du tout petit prochain pas à faire, dans mon désert couvert de brume. Alors j’avance pas à pas, un jour après l’autre, sans savoir où je vais, ni pourquoi. Ni même si cela a un sens. Et c’est effrayant ! Il n’y a pas de panneaux de destination finale, et je n’ai aucune idée de l’endroit vers lequel je me dirige.

Ce qui est bien une particularité de la reliance et de la guidance du Milieu. Tâtonner, essayer, chercher, se tromper maintes fois, avant d’être capable, longtemps plus tard, de faire le choix qui nous correspond. De mettre après coup les pièces de puzzle ensemble et de comprendre le schéma qu’on a suivi et la cohérence qu’il y avait derrière sans qu’on le sache. C’est avec le recul que les choses prennent sens.

Qu’est-ce que j’aimerai avoir ce recul sur ma vie au jour d’aujourd’hui ! Alors qu’elle me semble ne ressembler à rien. A un tas de « que de souffrances » accumulées sur un blog. Pour me mener où ? Nulle part, parce que c’est ça l’illusion, il ne faut pas chercher à aller quelque part, à atteindre quelque chose, mais « simplement » à Etre. A trouver la paix en soi.

Objectif qui parfois semble quasi impossible pour une hypersensible. Comment trouver la paix, quand on est constamment en train de faire des montagnes russes avec nos émotions ? Qu’un rien, une phrase, une image miroir, une situation inattendue peut appuyer sur nos blessures et d’un seul coup provoquer des « états d’âme » à l’apparence insurmontable ? Et la vie se fait un malin plaisir à nous mettre ces miroirs partout sur notre chemin, pour nous donner les secousses nécessaires à notre évolution.

Mais voilà, on n’est aussi que des êtres humains. Et parfois on fatigue, on vacille, on se décourage. Etre hypersensible c’est épuisant. Si vous saviez la charge énergétique que l’on dépense à chaque fois que notre corps émotionnel est percuté par nos propres émotions, mais aussi celles des autres. Et à ne pas y manquer, aujourd’hui, en passant récupérer mes papiers, j’ai été frappée de plein fouet par la colère de mon supérieur, sur un sujet qui ne me concernait même pas. Mais il a craché son venin, comme un serpent colérique, devant moi et cela est passé à travers mes barrières.

Pourquoi la méthode du cube n’a-t-elle pas marché ? Bon, je sais pourquoi, je n’ai pas mis assez de concentration et d’efforts dans la création de ma barrière. Je l’ai fait à l’arrache, en me disant que cela suffirait, parce que je ne pensais pas voir mon supérieur, puisque sa voiture n’était pas là. Résultat, ça n’a pas loupé, je me suis mangée ces pics émotionnels de plein fouet. Je vous le dis, reliance au Milieu, la moindre erreur vous vous la mangez dans la figure…

Surtout lorsqu’on t’a donné la technique. Tu n’avais pas d’excuse pour ne pas la réaliser correctement. Tu as été négligente. Tu peux faire mieux que ça.

Oui, j’ai compris… Vous n’avez pas jugé nécessaire de limiter l’impact énergétique pour moi…

Il faut que tu te rendes compte de l’importance de la gestion de tes corps énergétique et émotionnels par toi-même. Ce n’est pas te rendre service que de te choyer. Nous ne serons pas toujours là pour ramasser les dégâts derrière toi. Tu dois apprendre à être autonome et à gérer par toi-même toutes les charges émotionnelles que tu laisses pénétrer dans ton champ énergétique.

Ah… la douceur de l’Ombre. Qu’est-ce que cela veut dire, « nous ne serons pas toujours là pour ramasser les dégâts derrière toi » ?

Nous ne sommes pas tes guides attitrés, nous sommes venus accompagner ton initiation à l’Ombre, selon un certain pacte passé (avant ton incarnation).

Ohhh… vous êtes des Démons ?

Nous ne dirons pas ce que nous sommes pour ne pas t’effrayer.

Pourquoi ça ?

Nous ne sommes pas des entités de l’Ombre qui se rencontrent à tous les coins de rue. Mais nous te sommes redevables d’un service, aussi nous respectons notre engagement à te Servir.

Ohh, j’aime encore moins ça.

Tu as été une grande combattante, par le passé, mais tu l’as oublié avec ton incarnation. Nous sommes venus te le rappeler. Ta puissance n’appartient qu’à toi, et il est dommage que tu l’ais muselé par peur de qui tu es.

Et qui je suis ?

Une guerrière de l’Ombre.

J’ai mal entendu, je crois ?

Si tu as autant de respect pour Camille Fraise, ce n’est pas pour rien. Dans une autre vie, vous avez combattu ensemble.

Euh… Comment pourrais-je avoir été une guerrière de l’ombre dans une autre vie si mon âme a une reliance au Milieu ? Là, je me sens très mal à l’aise par rapport à ce que tu me dis.

Nous te montrerons. Remets ta pierre pour clarifier les rêves sous ton oreiller et nous te montrerons des fragments de tes vies antérieures.

Je ne comprends toujours pas.

Pourquoi as-tu à avoir peur du futur, alors que tu possèdes entre tes mains la puissance de te battre ? Pourquoi avoir peur de l’adversité, alors que tu peux faire face à n’importe quelle menace ? Pourquoi avoir peur d’oser Etre alors qu’une force puissante coule en toi ? De quoi as-tu peur ? Qu’est-ce qui te retiens ? Pourquoi t’es-tu laissé endormir de cette façon ?

A une époque de ta vie, tu as su te battre. Tu as su te battre mentalement et subtilement pour défendre une personne que tu aimais. Tu as su te battre pour surmonter ton addiction à la scarification.

Par amour pour cette personne. Je sais me battre pour les autres. Mais je ne sais pas me battre pour moi-même.

Quel dommage petite fille. Pourquoi serais-tu capable de te battre pour quelqu’un d’autre que tu aimes, et pas pour toi-même ? A moins que tu ne t’aimes pas suffisamment pour avoir le courage de te défendre ? De la même façon que tu as la flemme de prendre au sérieux ta protection contre les charges émotionnelles ?

Que veux-tu que je te réponde ? Que vous aimez mettre le doigt là où ça fait mal ? Je sais que c’est une de mes failles. Mais je ne sais pas comment la résoudre.

Accepte ta part d’Ombre, accepte la Guerrière en toi. Tu ne te considéreras alors plus jamais comme faible, malgré ton hypersensibilité et ton Cœur grand comme un océan. Tu reconnaitras ta force, tu sauras que tu es capable de surmonter n’importe quel obstacle, peu importe la difficulté de la vie. Si les épreuves que tu vies sont de plus en plus dures et te poussent dans tes derniers retranchements, c’est pour te forcer à te reconnecter à cette part de toi.

Cette part de toi que tu as renié en blessant involontairement certains proches à toi. Parce qu’incapable de contrôler ta rage et ta colère contre toi-même, tu la reportais sur autrui pendant ton adolescence.

Ce n’est pas une fatalité. Comme nous te l’avons expliqué, combattre n’est pas synonyme d’attaquer. Il s’agit de canaliser. Canaliser la force de l’attaquant. Canaliser ta propre puissance. La colère peut se transmuter en énergie constructive, elle n’a pas de raison de rester une force destructrice.

Parfois la destruction est nécessaire, afin de faire tomber des préjugés, des barrières, des restrictions inutiles apposés par votre mental, votre éducation et votre société. Mais cette destruction-là ne se fait jamais dans une intention de violence, mais d’évolution. Et même si vous ne le percevez pas, elle est alors finement encadrée par vos guides, afin de ne pas dépasser les limites supportables.

Oui, enfin ça c’est votre vision… Parce que les limites du supportables, c’est subjectif. Vous n’êtes pas dans un corps incarné avec un corps émotionnel !! C’est toujours plus facile d’observer de l’extérieur *grmf* ça me fait grincer des dents. Si je savais comment « accepter la guerrière en moi », cela fait longtemps que je l’aurais fait ! Sans blague !

Plutôt que de te plaindre, tu pourrais canaliser cet énervement. Nous te proposons d’apprendre à créer une arme astrale grâce à laquelle tu transmuterais ces émotions « négatives » en puissance de combat.

Et ce n’est pas dangereux ça ? Une telle arme ne risque-t-elle pas de se retourner contre moi-même ou d’être utilisée à mauvais escient sous le coup de la colère ?

Tout d’abord, nous t’apprendrons la technique et il sera important que tu la respectes à la lettre. Mais tu ne la publieras pas ici, car en effet, un mauvais usage pourrait causer des dégâts énergétiques.

Ensuite, pour pouvoir utiliser une telle technique, cela nécessite plusieurs prérequis :

  • Avoir un cœur « pur » et par là, j’entends : aimant et profondément respectueux de la vie. C’est un cœur qui n’est pas capable de se défouler sur autrui, parce qu’il aime chaque flamme divine et chaque chose vivante et qu’il les respecte trop pour les blesser sans nécessité absolue. Mais pour cela, il faut être capable de l’écouter et de le suivre.
  • Avoir un mental qui ne juge pas. Il ne faut pas s’arrêter aux vues de l’Ego. Dépasser tout jugement est une de clés qui permet de se connecter à la flamme divine des autres et donc d’être en lien avec une forme d’amour inconditionnel.
  • Connaitre la puissance des émotions : on vous apprend dans la spiritualité classique, qu’il faut vous détacher des émotions pour devenir comme le sage. Mais dans l’Ombre, on se sert des émotions comme d’un carburant que l’on transmute pour nourrir la Volonté. Cela nécessite évidemment de savoir les identifier, se distancier d’elles pour ne pas se laisser diriger par elle.

Euh, sur ce dernier point, j’émets des réserves. Je ne suis pas sûre d’avoir une distanciation suffisante avec mes émotions !

Tu te sous-estimes. Peut-être pas concernant la tristesse, mais tu as passé le test concernant la colère. Tu as su cette semaine faire face à cette colère irrationnelle et puissante qui t’a animé en réaction à l’activation d’une de tes failles. Tu l’as d’abord contenue, sans la diriger vers d’autres personnes. Puis tu l’as redirigé pour passer en mode guerrière et prendre la décision d’accepter l’initiation qui t’a été proposée et le manifester en intention concrète. Enfin tu as questionné ta colère, tu as cherché à comprendre son origine, son message, l’émotion cachée derrière.

Oui, et le soufflé est retombé suite à ça. Ce qui m’a fait me dire qu’en effet, je m’étais nourrie physiquement de l’énergie de cette colère. Mais cela me pose question. Si tu utilises la charge émotionnelle de la colère pour une action astrale, alors tu renonces à l’enseignement que t’apporte cette émotion sur une de tes blessures ?

Bien au contraire. Tu peux transmuter cette énergie dans l’astral, et questionner quand même l’émotion. Elle sera juste vidée de sa charge énergétique, et cela aura donc moins de répercussion sur ton corps énergétique, donc moins de fatigue après coup.

Hum. Donc tu me dis que c’est une action gagnant-gagnant ?

Seulement si tu es capable de mettre en place dans ta vie tous les prérequis cités. C’est pourquoi nous avertissons les lecteurs qui souhaiteraient tester par eux-mêmes : ne tentez pas ce genre d’exercice sans la guidance personnelle appropriée. L’Ombre n’est pas un jeu, et le retour de bâton d’une action énergétique non maitrisée pourrait faire mal.

Pourquoi alors vous m’autorisez à en parler ici ?

Parce que tu en as besoin. Pourquoi publies-tu ?

Je ne sais pas… Pour donner une réalité concrète à mes textes ? Pour les ancrer dans la « matière » même si c’est de façon virtuelle ? A vrai dire, je ne m’explique pas le besoin que je ressens de publier mes échanges avec mes guides. Je pourrais les laisser dans mes dossiers privés.

Et à quoi cela servirait-il ?

Drôle de question. Cela me sert avant tout à moi. Donc concrètement, une fois que j’ai l’info, ça devrait être suffisant, non ?

Il est plus facile d’accepter la médiumnité quand on comprend la façon dont cela sert pour soi-même. Mais la vérité, c’est que la médiumnité sert toujours à autrui, même si vous pouvez avoir beaucoup de mal à l’accepter au départ. Donc tu ressens le besoin de publier, même si tu ne comprends pas encore en quoi cela aide autrui. Ce n’est pas grave.

En plus, j’ai cru comprendre que les guides de l’Ombre apprécient rarement qu’on étale leurs enseignements. Ils n’aiment pas ça, ils préfèrent rester discrets.

Nous ne sommes pas des guides de l’Ombre et tu as une reliance au Milieu. Tu as plus de libertés, même si elle aura ses limites dans les partages. La logique et le raisonnement oui, les prises de conscience oui. Mais les techniques précises, non. Nous ne donnerons pas les armes aux personnes mal intentionnées qui pourraient te lire. Les connaissances s’acquièrent. Ce qui te sera donné, ne sera obtenu que si tu l’as mérité ou bien parce que tu l’auras déjà apprivoisé dans une vie passée. Certains enseignements ne seront que des rappels.

Bon, je reste sidérée par cette tournure des évènements…

Remets toi de ta surprise et avance, c’est ce pourquoi tu nous as sollicité. Maintenant que c’est fait, tu ne peux qu’avancer, il n’y a pas de retour possible en arrière.

Soit, je vous remercie.

1er février 2017

 

Le combat n’est pas l’attaque

Artiste :

Artiste : Ihirotang

J’ai longtemps cherché quelle était ma forme de reliance au Divin, était-ce à travers la Lumière, le Milieu ou l’Ombre ? Attention, ici Ombre et Lumière n’ont rien à voir avec les termes de Bon ou de Mauvais [jugements purement de l’ordre du mental humain]. Ce sont juste des chemins différents choisis par l’âme pour avancer et retrouver son unité avec la Source. On va dire que la reliance donne une coloration sur la façon dont l’âme évolue, en choisissant de vivre la source à travers l’Amour ou la Volonté. Mais celle qui vous en parlera le mieux, et qui m’a permis de mettre des mots sur mon vécu, c’est Sylvie, et je vous invite à faire un tour sur son blog si la notion de reliance vous intrigue (cet article est un bon début :  Ce canal  )

Au-delà de cet aparté, autant vous dire que la reliance à l’Ombre suscite de nombreux préjugés (associé au mal, à l’égoïsme, à la soif de pouvoir, à la manipulation et la domination), y compris chez moi puisque je pourrais vous en sortir des tartines, sans même savoir d’où me viennent ces stupides idées reçues. Autant vous dire que quand j’ai appris les différentes formes de reliance, mon mental avait clairement envie d’avoir une reliance à la Lumière. Sauf qu’on ne choisit pas notre type de reliance, enfin c’est notre âme qui l’a choisi, et ce il y a perpète, souvent au début ou en cours de cycle d’incarnations semble-t-il. Et je me suis prise une sacrée porte dans la figure quand j’ai voulu m’accrocher à l’idée d’une reliance à la Lumière.

J’ai mis beaucoup de temps avant d’accepter l’idée d’avoir une reliance au Milieu. Parce que le Milieu, c’est putain de compliqué – vous m’excuserez le terme. En gros, c’est là où vos guides vous demandent le plus de vous débrouiller tout seul. Cela ne veut pas dire que vous n’en avez pas, ou que vous n’êtes pas guidés, mais que vous devez vous débrouiller par vous-même pour accéder aux guidances, et pour comprendre un certain nombre de choses. Et la pire de ces choses je crois, c’est le discernement. Parce qu’un mauvais choix entraine alors des retours de bâton, jusqu’à ce que l’on comprenne nos erreurs. On n’est pas choyés et aidés pour réparer les erreurs comme Sylvie le témoigne dans sa façon de vivre sa reliance à la Lumière.

Mais dans tous les cas de reliance, il ne faut pas croire qu’être médium est une partie de plaisir. Ce n’est pas parce que l’on a des capacités médiumniques, que l’on s’est reconnecté pleinement et entièrement avec son Esprit, au point de l’incarner à chaque instant. Au contraire, cela nous pousse souvent à devoir sacrément bosser sur notre égo, nos blessures émotionnelles, nos failles énergétiques, et ce n’est pas tous les jours faciles – soyons honnêtes. Cela apporte son lot de qualités, comme son lot de difficultés, car il faut souvent gérer une quantité d’informations (énergétiques, qui vibrent aussi sur le plan émotionnel) plus importantes qu’une personne sans. Parfois certaines expériences peuvent être très déplaisantes (âmes errantes agressives, larves et vampires énergétiques, énergies très denses et plombantes dans certains lieux, attaques énergétiques etc).

Tellement qu’il est assez fréquent que de jeunes médiums soient effrayés, malmenés, choisissent de renier leurs capacités face à ces difficultés. Qui a envie de se prendre la tête avec ça, quand d’autres gens de votre âge font la fête ? Vous l’aurez compris, je fais partie de cette classe-là. Mais l’appel de l’âme est plus fort que celui de l’égo, et à un moment on doit bien admettre cette petite particularité, si l’on veut entamer le processus d’acceptation entière de soi-même. Et donc apprendre au passage à vivre avec ! Je suis médium, et alors ? Finalement, cela fait juste de moi quelqu’un avec un plus dans un certain domaine, quand d’autres sont des cuisiniers nés, des artistes ou sont super doués en math. Evidemment, ces dernières qualités sont plus faciles à faire valoir dans notre société actuelle, lol.

Et je ne sais même plus où je voulais en venir.

Tu voulais en venir au fait, qu’on peut avoir une reliance donnée, mais cependant des guides provenant de toutes les reliances. Par exemple, avoir une reliance au Milieu, mais des guides liés à l’Ombre, le Milieu et la Lumière.

Oui… Cela parait logique, surtout avec une reliance au Milieu, où finalement on oscille plus facilement entre les différents enseignements des deux reliances complémentaires. Je le sais sur le papier. Mais l’accepter en pratique, c’est autre chose vois-tu.

C’est pourquoi tu as toujours fui devant tes guides de l’Ombre.

Encore une fois, et je ne m’en cache pas, je ne suis en effet pas très à l’aise avec eux. Pourtant, j’ai pu voir la beauté d’une reliance à l’Ombre. Mon ex-compagnon était de ce type, et je n’ai jamais rencontré un homme aussi respectueux des autres et de leurs opinions, aussi tendre et aimant. Les deux ne sont pas incompatibles. C’est aussi la personne à la Volonté la plus forte que je connaisse, il a tout acquis à la sueur de son front, avec un travail acharné et constant. Ce qui est assez impressionnant je l’avoue.

Et qui t’a en partie séduite.

Oui, j’apprécie la Volonté déployée avec sagesse et respect. Que ce soit le respect de soi même, d’autrui ou de toute forme de vie.

Alors qu’est-ce que tu reproches à l’Ombre ? Qu’est ce qui t’empêche de t’ouvrir pleinement à la guidance d’un Ange sombre ?

Et bien… Qu’est-ce que je n’aime pas cette question. La peur évidemment. Les préjugés aussi, même si j’ai travaillé à les déconstruire. Disons que je n’aime pas l’idée de devoir répliquer à une attaque par une attaque.

Alors tu préfères te faire saigner à blanc, comme dans ton rêve, plutôt que de te défendre ? Où est le respect de soi là-dedans ?

J’ai appris que la violence n’était jamais légitime.

Ah oui ? Alors tu dirais à une femme qui se fait menacer de viol et frapper qu’elle n’a pas le droit de se défendre avec ses poings ?

Non, je ne dirais pas ça. Si on m’agresse physiquement, il est hors de question que je reste inerte. Je répondrais avec les poings.

Et pourquoi en serait-il différemment sur un plan énergétique ? Pourquoi te laisserais-tu lacérer à coups de sabres ? Juste parce que cela n’a pas de réalité matérielle ? Mais qui est fatiguée après ? Ou se retrouve à devoir gérer l’impact émotionnel d’une telle violence formulée à son égard ?

C’est moi… Et oui, cela me pèse moralement.

Qu’as-tu appris de l’Aïkido ?

Que c’est un art martial pacifique et respectueux, qui vise seulement à retourner l’énergie de l’attaquant contre lui-même.

Et bien, il est temps de mettre en pratique cet enseignement dans les plans subtils. C’est un tort de penser que le combat est synonyme d’agressivité. Tu peux être une combattante respectueuse de la vie et d’autrui, les deux ne sont pas incompatibles. Tu peux même être une combattante POUR la vie. Il n’y a rien de mal à combattre. Voilà ce qui te retient à rendre les coups.

Il est temps que tu prennes conscience de cette limitation, car il ne te sera pas possible de faire face à ces attaques sans ça. Je le répète, le combat n’est pas synonyme de mal. Le combattant sage est celui qui possède le plus de force, car il a le choix de quand combattre et comment combattre. Tu peux désarmer un ennemi, comme le blesser superficiellement ou plus profondément, ou bien le tuer.

Tu peux combattre dans la paix intérieure, le calme et l’amour. Tu peux combattre pour protéger quelque chose qui te tient à cœur et est menacé. Tu peux combattre pour celui qui n’a pas la possibilité de se défendre. Le combat n’est pas synonyme d’attaque. Le meilleur combattant est même celui qui n’a pas besoin de sortir son arme, en réussissant à désamorcer un conflit par un autre moyen, la parole bien souvent, le regard, le charisme, les énergies qu’il dégage.

Mais comme le monde est vaste et que la Source vous a donné le libre arbitre, celui d’expérimenter toutes les possibilités, certains d’entre vous choisissent la violence, la domination et la soif de pouvoir. Alors ils utilisent le combat à ces fins-là. Ce qui crée cette image si négative du combat chez vous.

Pourtant, n’as-tu pas eu dans ton adolescence des modèles de combattantes ?

Si, l’un d’elle, ma préféré, Ellana est une combattante très douée. Et d’autres aussi…

Celles qui font face à la menace, aux attaques, qui se tiennent debout sur leur deux jambes et sont capables de se défendre. Mais aussi celles qui sont capables de contre-attaquer pour défendre quelque chose qui leur est cher.

Tout est toujours une question de but. Si tu combats avec dans ton cœur la flamme de l’amour et de la justesse, crois-tu que cela soit en désaccord avec ton âme ? L’Ombre c’est cela. C’est savoir défendre ses valeurs tout en respectant son Ame. Ce n’est pas tombé dans la violence par soif de pouvoir et en suivant l’égo de façon aveugle.

Dans toute religion, tu trouveras une force combattante. Prends par exemple le Christianisme et l’archange Saint Michael avec son épée. Il est parfois nécessaire de trancher la tête du dragon, pour pouvoir permettre à cette énergie de renaitre sous une forme libérée, qui ait de nouveau un choix d’évolution possible. Comme le décrit Camille dans son post.

Même dans le Bouddhisme ?

Dans le bouddhisme, le combat est immobile, il se joue contre les désirs et les aspirations de l’égo. Le dragon est intérieur à chacun, même s’il peut se refléter à l’extérieur.

Hum… je ne connais pas assez cette spiritualité pour pouvoir le dire ou pas.

L’important n’est pas là. L’important est de comprendre que tu peux et dois te saisir de ta facette de guerrière. Parce que cet aspect fait partie de toi. Il fait partie de chaque femme à vrai dire et de chaque homme. Il doit simplement être compris et dirigé en conscience. Lutter pour maintenir un commerce face à une situation de crise économique est un combat. Lutter contre une maladie et les pensées négatives associées est aussi un combat.

Le combat peut être mené sur de nombreux fronts et pour de nombreuses raisons. L’important étant qu’il soit mené selon le Cœur, qui exprime la volonté de l’âme. Ainsi, tu pourras te libérer de la peur de te voir dominer par ton égo et de tomber dans la soif de puissance. Nous pouvons te le dire, si tu prends ce chemin-là, nous serons les premiers à venir t’aider à remettre à sa place ton égo.

Oui, j’ai remarqué ça aujourd’hui… et vous ne faites pas dans la dentelle.

Nous faisons dans l’efficace, nous ne prenons pas de pincette, ou rarement, et c’est ce que tu n’aimes pas dans la guidance de l’Ombre. Nous ne tolérons pas les apitoiements et les jérémiades.

C’est si joliment dit… Je peux comprendre que vous soyez directifs et que vous ne passiez pas par quatre chemins pour mettre en avant une faille. Mais simplement, j’aimerais que vous preniez en considération que je suis une personne incarnée hypersensible. Et que certains chocs émotionnels ou mentaux peuvent se répercuter profondément et la résonance rester longtemps… La manière d’amener les choses peut faciliter l’acceptation. Il serait donc d’autant plus efficace et rapide de le prendre en compte dès le départ.

Soit. Nous t’avons entendu. Cela ne veut pas dire que nous serons moins directifs, mais nous veillerons à ce que l’impact émotionnel soit minoré afin d’accélérer le processus d’assimilation.

C’est déjà ça, lol ! Merci ! Et merci pour cette leçon sur le combat.

La prochaine fois, tu pratiqueras.

Oh… youpi ?

31 janvier 2017

 

La peur au ventre [endométriose]

Artiste : WLOP

Artiste : WLOP

[Ah, un autre coup de gueule, âme sensible s’abstenir]

Je ne sais pas par où commencer ce soir, tellement je me sens instable émotionnellement. Pourtant, je me sentais mieux malgré ma crise. Je m’étais cuisiné un truc sympas, j’ai trainé devant des épisodes de ma série du moment. Tout allait relativement bien, pas de drame majeur, des conseils à suivre. J’ai passé quelques heures à travailler dessus hier. Tout allait bien jusqu’à cet IRM.

Je ne sais pas pourquoi, j’étais dans la machine et là tout à coup j’ai eu envie de pleurer. Mon mental ne faisait que me souffler des peurs à l’oreille : et si un nodule d’endométriose s’était installé à proximité de ma colonne vertébrale ? Avait touché un nerf ? Et si mes problèmes de sciatique et de bassin étaient dus à ça ? En 14 ans de problème de genoux, de dos et j’en passe, je n’avais jamais eu ça. Pourquoi maintenant, et qu’est-ce que c’est ? Je n’ai pas envie de finir en fauteuil roulant dans quelques années !

Et là, je me disais, mais est-ce qu’il pourrait seulement le détecter si c’est le cas ? Car il faut normalement une injection spéciale, et même avec ça, c’est difficile à repérer, on voit surtout les dégâts secondaires (autres organes déplacés…). Devrais-je demander à voir le médecin qui analyse les images ? Lui demander s’il a été formé à identifier de l’endométriose ? Alors qu’à la base, je ne venais pas pour ça ? Mais que quand même, on devrait bien voir quelque chose s’il y a une inflammation en pleine crise ?

And on, and on, and on… Parce que je n’ai pas envie que la même histoire se répète. Qu’un médecin ne sache pas détecter – donc qu’il affirme qu’il n’y a rien – pour que la maladie et les nodules se développent sans traitement – jusqu’à ce que finalement quelqu’un de formé découvre tous les dégâts.

Comme ce qui m’est arrivé avec ma première IRM pour détecter l’endométriose. Ma gynéco de l’époque, au vu des douleurs, l’avait suspecté. Elle m’a envoyé faire une IRM. Mais comme le médecin n’avait pas été formé à reconnaitre cette maladie – enfin je suppose, sinon cela voudrait dire qu’il est incompétent – il a dit qu’il n’y avait rien. Période. Point final. Donc pas de traitement, le droit à un « c’est psychologique » et à des « faites un bébé et ça ira mieux ». 5 ans d’errance médicale pour faire une seconde IRM. Le nouveau gynéco spécialiste que j’ai m’a dit que la maladie se voyait sur les 2 clichés et qu’elle avait bien évolué depuis la toute 1ère IRM.

Pourquoi ? Comment peut-on passer à côté de ça ? En sortant de l’IRM aujourd’hui, la question m’est venue en tête : devrais-je informer ce médecin des conséquences de son mauvais diagnostic ? Pour lui éviter de refaire la même erreur ? Comment peut-on ne pas avoir l’humilité de refuser un examen si on ne sait pas le faire correctement ?

Depuis, tu ne fais plus confiance aux résultats d’IRM.

Non, pas en ce qui concerne l’endométriose en tout cas. Parce qu’en réalité, je sais que c’est dur à détecter, et qu’on ne détecte souvent les cas que quand ils sont assez avancés : chez moi des nodules gros au point de les sentir par touché à travers la paroi de l’utérus. Et de voir mes ovaires dans une position anormale sur les images, tractés vers le bas du ventre à cause des adhérences.

Pourquoi a-t-il fallu en arriver jusque-là pour que ma maladie soit détectée ? Le pire c’est qu’on ne sait pas l’étendu des dégâts tant que l’on n’ouvre pas le ventre ou que l’on ne fait pas une célioscopie. Parce que l’endométriose se constitue de différents types de tissus, et avec une variation dans le temps. On n’arrive pas à « pouf » repérer les cellules endométriales aussi bien qu’à l’œil nu. Que ce soit par IRM, par échographie, on ne peut pas se fier totalement aux images. Alors je ne sais pas l’étendue des dégâts. Et cela nourrit milles inquiétudes. Comme mon histoire de douleurs au bassin qui m’empêchent de conduire et me mène la vie dure. Et aussi mes crises intestinales quand j’ai des crises d’endométriose.

Et même si tu savais, que pourrais-tu faire ?

 Je ne sais pas ! J’ai envie de hurler de frustration !  Et pleurer de peur. Si je pouvais savoir, je ferais des analyses plus poussées, mais ils ne font de célioscopie que pendant/avant une opération ou pour une étude poussée d’infertilité avant une FIV.

Qu’aimerais-tu savoir ?

Quel est l’état de mon ventre ? Que dois-je faire ? Que dois-je éviter ? Faut-il que j’envisage une opération avant que cela n’empire ? Même avec mon traitement, j’ai des crises, j’ai des douleurs, est-ce que les nodules progressent ? Comment sont mes ovaires ? Et mes trompes de Fallope (les nodules peuvent les boucher et dans ce cas les ovules ne sortent jamais des ovaires…) ?

Pourquoi lorsque j’ai fait cette méditation de connexion à mon utérus, j’ai vu ma trompe gauche bouchée et mon ovaire gauche comme « mort » ?

Tu as vu quelque chose de positif aussi.

Oui, un ovule dans mon ovaire droit qui était doré, parmi un milliard d’autres. Une chance d’avoir un enfant. Un seul enfant, vraiment ? Au départ, je me suis sentie émerveillée, « waouh », alors je porte en moi la possibilité d’avoir un enfant ? Je ne suis pas complètement stérile ?

Et puis, après coup, avec un jour de prise de recul, je me demande pourquoi. Pourquoi à 26 ans ai-je un ovaire stérile ? Pourquoi pourrais-je n’avoir qu’un seul bébé ? Et pas deux ou trois ? Ou autant que je veux – même si je n’en veux pas plus ?

J’ai le sentiment que ma maladie me vole tellement de choses ! Elle me vole ma sexualité et elle m’a volé mon dernier couple. Elle me vole ma santé et mon énergie. Elle me vole la liberté de faire ce que je veux, d’être  « wild », de partir sur un coup de tête, d’aller en festival, de faire la fête comme les autres jeunes de mon âge. J’ai eu cette pensée qui m’est venue en tête tout à l’heure. « Si je n’étais pas occupée à être malade, là tout de suite, je pourrais être à un concert de rock ». Ma vie serait tellement différente si je n’étais pas malade ! J’aurais pu faire tellement de choses ! Je serai quelqu’un de différent !

Je DÉTESTE être malade ! Je DÉTESTE souffrir de fatigue chronique ! Je déteste ne pas pouvoir sortir comme je veux, me promener, voir des gens, faire de la randonnée pour regarder le 1er lever de soleil de l’année depuis le grand Bénard !!!! Non, au lieu de ça, je suis restée coincée toute seule sur mon canap à être malade pour le réveillon !! JE DÉTESTE CA !!! Je déteste être cette personne faible physiquement à cause de sa maladie. Tout le temps fatiguée. Tout le temps ! Même quand je dors beaucoup, prends des vitamines, etc. A quoi ressemble une vie comme ça ????????????????????

Je déteste savoir pourquoi j’ai cette maladie ! A cause de l’inconséquence de ma personnalité dans une vie antérieure, qui a décidé de considérer la maternité comme « une grippe », on tousse un bon coup, laisse les enfants à un foyer d’adoption et hop, on continue sa vie frivole et mondaine, sans se préoccuper de leur devenir. C’est injuste, injuste que moi – la personne que je suis aujourd’hui – doivent payer les pots cassés pour ça.

C’est pour t’apprendre la valeur de la maternité.

En s’assurant que je la désire, mais que – ah ! – je ne puisse pas l’avoir ou qu’avec de grandes difficultés !! Le numérologue que j’ai vu par curiosité, m’a dit qu’il voyait une naissance à l’âge de 38/39 ans. Qu’est-ce que ça veut dire que ça ??!!!! C’est une blague ? La naissance d’un projet c’est ça ? Pourtant il a aussi évoqué la possibilité d’un bébé. Pourquoi une info comme ça m’est parvenue, alors que je n’avais rien demandé sur ce sujet, ni au-delà des 2 ans ???

Je suis en COLÈRE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!  Dans une colère folle ! Ma vie est une blague ! Une grosse blague pour laquelle j’ai l’impression que l’Univers se moque bien de moi ! C’est totalement INJUSTE ! Et le plus hilarant, c’est que j’ai des capacités médiumniques pour tenter de guérir ça ? C’est une BLAGUE !

On ne peut pas guérir de l’endométriose. Au mieux, on peut avoir une rémission. Parce que – hé – bonne nouvelle, l’endométriose est la seule forme de « cancer » dont on ne meurt pas ! (cf la description donnée par le Nouvel Ob il y a 1 ou 2 ans). Car cela se propage exactement comme un cancer, les cellules se diffusent et s’implantent n’importent où, mais bien sûr quasi systématiquement sur vos ovaires – jusqu’à ce que les tissus cicatriciels « mangent vos ovules », votre utérus, vos trompes de Fallope. Je DÉTESTE cette maladie !!

Je déteste qu’elle envahisse autant d’aspects de ma vie, ma santé, mon moral, mon alimentation, mon couple, ma vie sociale mais aussi ma vie professionnelle. Pour m’apporter quoi en échange ??

Une leçon de vie.

Mais quel genre de leçon est-ce là ? J’ai plutôt l’impression de mourir à petit feu qu’autre chose ! Et PERSONNE parmi mes proches ne s’en rend compte ! Personne n’a vécu assez longtemps avec moi depuis ces 6 ans pour se rendre compte. Ils me voient quand je vais bien. Ils m’entendent dire que je suis malade. Mais ils ne voient pas l’impact sur mon quotidien, sur mon énergie. La théorie des cuillères le résume bien, mais parce que ce n’est pas une « maladie grave », personne ne pense qu’elle a autant d’impact sur moi. Je suis sûre que mes amis en Belgique ne savent pas que je suis malade la moitié du temps. Si je vivais là-bas, ils déchanteraient vite au nombre de soirées que je serai obligée de refuser à cause de la fatigue physique. Qui voudrait vivre avec quelqu’un de si souvent malade ? Je me le demande bien…

Et tu sais quoi ? Le pire, c’est de voir que chaque aspect de ma vie, chaque difficulté me pointe et me ramène encore et encore vers ma maladie ! Quelle folie d’avoir pensé un jour que « grâce à ma maladie, j’avais pu m’ouvrir à la spiritualité » ! Parce que ça aussi, c’est une grosse blague ! Qui aurait envie de sentir les âmes errantes ? Les énergies plombantes et les émotions négatives des autres ? Qui aurait envie d’avoir des infos pourris sur ces vies antérieures et de devoir les gérer ensuite ? Qui aurait envie de capter des choses pénibles chez les autres qu’ils ignorent eux-mêmes ? QUI ? Franchement, qui aurait envie d’être médium, en sachant le boulot que cela implique d’apprendre à gérer ses capacités ? Franchement, je comprends bien ce que dit Sylvie par moment…

Je suis totalement découragée. Je sais que je l’ai déjà dit dans mon coup de gueule d’il y a une semaine. Mais dès que mon moral va mieux, que je commence à remonter la pente, pouf je replonge à cause de ma maladie, des vrais montagnes russes. Dès que j’ai l’impression d’avoir fait des progrès, de m’être distanciée d’elle, d’avoir fait les efforts nécessaires pour lui donner profil bas, elle revient m’exploser en plein dans la figure. Je suis fatiguée de ce schéma répétitif. Tout ça pour me mener où ? Nulle part.

My life sucks. Définitivement, je ne vois pas d’avantages…

Tu devrais dessiner ce champ de tulipes que tu as vu.

Ok. Mais laisse-moi te faire une demande. Je demande – à l’ensemble des mes guides – de me montrer les aspects positifs au fait d’être médium. Je vous demande de me prouver qu’il y a de vrais avantages à cet état de fait. Il ne peut pas y avoir que des contraintes, n’est-ce pas ? Ce n’est pas possible, pas avec une reliance au Milieu, où tout est à double tranchant. Il y a forcément des choses positives, non ? S’il vous plait, j’ai besoin que vous m’aidiez à me raccrocher à ces choses positives. J’ai besoin d’aide. Je ne demande pas une réponse immédiate, je sais que je ne suis pas dans un état émotionnel me permettant de capter plus que des phrases courtes. Mais apportez-moi des réponses, quand le moment sera le bon. S’il vous plait. Parce que je me sens vraiment impuissante…

Je t’ai entendu.

Merci.

12 janvier 2017

Un chat est un chat

Auteur :

Auteur : Les Rêves de Celia

Je sens une grande frustration en moi. Elle est apparue à la suite d’une conversation avec un ami, qui me demandait ce que j’avais fait la semaine passée, et ce que je comptais faire. Ce à quoi je n’ai pas répondu grand-chose, à part que je n’avais pas trop eu la forme physique… Je n’ai pas ressenti sur l’instant l’ouverture nécessaire pour me confier. Qu’aurais-je pu bien dire ? J’ai encaissé le nettoyage énergétique de fin d’année et travaillé à la transmutation des émotions qui me pesaient ? J’ai continué mon travail d’exploration des mémoires familiales ? J’ai consacré du temps à développer ma créativité et mon intuition ? J’ai écrit sur mon blog ?

C’est parfois rageant de se rendre compte que tout le travail intérieur, émotionnel et énergétique que l’on fait ne se voit pas de l’extérieur, pour la plupart, et encore moins à distance. Ce genre d’échange me donne parfois l’impression que je ne fous rien sur le plan matériel. Comment expliquer qu’en réalité, je fais avec le corps que j’ai et que celui-ci est très vite impacté par les émotions et les énergies ?

Alors oui, des fois, je craque. J’aimerais que mon corps soit plus fort et en meilleure santé, que je puisse sortir et conduire quand je voudrais, que je puisse reprendre la danse et aller nager. Que je ne sois pas obligée de rester couchée pour limiter les douleurs, ou de faire deux siestes par jour. Que je ne sois pas obligée non plus de faire ultra attention à mon alimentation à cause de mon endométriose. Que je n’ai pas des crises de fatigue aiguë chronique. Etc, etc…

Je ne sais pas pourquoi j’ai un corps physique si « faible » ou tout du moins qui somatise à ce point. Au point que je n’ai pas le choix de faire un travail sur mes émotions et sur mes énergies. La moindre pollution énergétique extérieure, ou émotion refoulée devient tout de suite un mal à la gorge, une douleur… Alors je n’ai même pas le choix, pour aller mieux, je dois en tenir compte.

Des fois, j’aimerais tout envoyer valser. J’aimerais ne pas avoir ces contraintes-là de vie liée à mon hypersensibilité. Comme quoi, il y a du boulot à faire au niveau du contrôle de mes capacités et de ma gestion énergétique. Je ne demanderais que ça, qu’on m’explique comment je suis censée faire. Parce que des fois, je me sens putain de seule – excusez-moi pour la grossièreté mais ça fait du bien. Heureusement que j’ai la chance de pouvoir lire des blogs comme ceux de Sylvie et de Camille Fraise. Sinon, j’aurai pété les plombs depuis longtemps. Ils représentent pour moi un flambeau d’espoir et d’inspiration, et un modèle de ténacité.

Mon propre blog n’a évidemment pas cette prétention-là. Je l’avais créé au départ pour partager mes poèmes couplés à mes propres photos, avec une vision plutôt d’écriture littéraire. Et puis finalement, mon inspiration a dévié, et je ne suis plus capable d’écrire des poèmes comme je le faisais autrefois, comme pris dans une transe émotionnelle. Je me demande même pourquoi j’écris encore ici. Enfin, je le sais, on dirait que le partage est mon moteur pour canaliser. Même si des fois ça m’embête un peu, car j’ai l’impression de « copier » le modèle de Sylvie – surtout quand je partage mes photos en même temps.

En quoi est-ce un mal de « copier le modèle de Sylvie » ?

Je ne sais pas, cela me met parfois mal à l’aise.

Parce que tu te sens moins légitime qu’elle à écrire ce que tu captes ?

Evidemment. Je ne suis pas capable de nommer et distinguer mes guides. Je me sens comme un bébé dans la cour des grands à côté d’elle et de Camille.

Pourtant, tu te rends compte que ce que tu perçois est aussi une réalité pour les autres. Notamment cette histoire de fenêtre et de porte dans la relation aux autres.

Oui, mais… Je perçois peut être certaines choses sous un certain angle de par ma reliance au Milieu… Cela ne veut pas dire pour autant qu’elles soient justes. Ou que je sache mettre les bons mots dessus.

Un chat est un chat. Une phrase est composée d’un sujet, d’un verbe et d’un substantif. Voudrais-tu changer la structure même de la grammaire ? Il n’y a pas 36 façons d’écrire. Il faut aligner les mots. Et pour un échange interactif, un dialogue est ce qu’il y a de plus efficace. Sylvie ne l’a pas inventé. D’autres personnes qui canalisent utilisent ce modèle là aussi. Tu peux également écrire des articles inspirés sans dialogue, mais là c’est plutôt ton âme qui parle à travers toi, que nous tes guides qui t’inspirons.

Ah bon ? Je me demandais qu’elle était la différence. J’entends ce que tu dis, mais cela ne fait pas disparaitre ma gêne.

Il n’y a pas de suprématie à avoir. Ce n’est pas parce que le blog de Sylvie est bien plus vieux ou populaire que le tien que tu n’es pas légitime pour écrire ici. C’est ton espace, tu y partages ce que tu es. Il n’y a pas de comparaison à faire. Tout est complémentaire.

Je le sais… Alors pourquoi je ressens cette gêne liée à tant de tristesse ?

Parce que tu aimerais que tes proches reconnaissent ta médiumnité et l’acceptent. Tu voudrais qu’ils comprennent le travail que tu fais en ce moment, qui est pourtant invisible aux yeux des autres. Tu voudrais qu’ils ne te jugent pas et ne pensent pas que « tu ne fous rien ». D’un point de vue officiel, tu masques ta période de purification intensive sous l’appellation d’une « dépression nerveuse ».

Ce n’est pas moi qui ai choisi le terme, c’est le psy…

Certes, ce que tu vis possède tous les critères d’une dépression nerveuse. Toi et moi savons pourtant qu’il se passe bien plus de choses que cette appellation limitée.

Oui… mais combien de temps cela va-t-il encore durer ? Mon ostéopathe parlait de 3 mois… Mais les 3 mois sont passés !

Cela prendra le temps qu’il te faudra. Tu ne manques de rien à ce que je sache ?

Non, mais comment je le justifie aux yeux extérieurs ? Qu’est-ce que je dis à ma famille, aux personnes qui me posent des questions ?

Il est temps de réfléchir à ce que tu veux projeter dans le monde extérieur qui t’entoure. Penses-tu pouvoir cacher toute ta vie que tu es médium ?

… Je n’y ai jamais vraiment réfléchi, parce que je crois que je ne me suis jamais considérée comme telle. J’ai encore du mal à comprendre réellement ce que cela veut dire, et je ne sais même pas quel type de médium je suis, pourquoi et comment gérer mes capacités !

Sur le pourquoi, tu as déjà eu ta réponse. Tu penses que pour s’affirmer médium, il faut être capable de guider les autres et de les aider à guérir. C’est comme ça que tu le vois, parce que tu as l’exemple de Sylvie sous les yeux. En réalité, c’est bien plus complexe que ça et il existe des tas d’autres types de médium.

Pourquoi ne suis-je jamais tombé sur d’autres exemples ?

Tu en as eu. A vrai dire, tu en connais même un certain nombre dans ta vie physique. C’est juste que comme ces personnes-là ne savent pas forcément non plus quelle est leur particularité, tu n’identifies pas forcément le rôle de la médiumnité chez eux.

Non définitivement pas… Chez Sylvie et Camille, elles ont chacune trouver leur spécificité, ce qui les définit en tant que médium. Cela parait clair et évident, quand moi j’ai la sensation de patauger.

Tu oublies également que tu n’as que 26 ans, et que Sylvie et Camille ont également longtemps « patauger » pour reprendre tes termes. Il faut te laisser du temps. Tu ne peux pas avoir toutes les réponses alors que tu t’ouvres à peine et réellement à ta guidance. En revanche, tu peux pour progresser faire le choix d’écrire tous les jours comme Sylvie le faisait.

Oui, j’ai senti le message passer. Ecrire, écrire, écrire. Ça tombe bien, c’est un des trucs où je ne suis pas trop mauvaise et que j’aime faire. Comme une de mes amies me l’avaient souligné. Mais où cela va me mener d’écrire ici sur la spiritualité ?

Cela te mènera où tu dois. Tu aimerais avoir des réponses sur ton orientation professionnelle. Nous te le disons franchement, « ce n’est pas le moment ». Concentre-toi déjà sur l’apprentissage de la gestion de tes émotions et suis ton intuition de te concentrer sur ta santé pour le temps qui vient.

Ok, mais j’en reviens à ma question de tout à l’heure. Comment je justifie ça auprès de ma famille ?

Crois-tu que tu as réellement besoin de te justifier ? Dépends-tu financièrement de quelqu’un ?

Non, mais… Je sens déjà la pression familiale qui commence pour que je cherche un boulot.

C’est parce qu’ils s’inquiètent pour toi. Apprends à les écouter avec ton cœur, apprends à les rassurer. C’est toujours en apaisant la peur que l’on libère les poids émotionnels. Et il n’y a pas de meilleur remède que l’amour pour ça. Remercie-les. Fais leur comprendre que tu entends leur inquiétude et que tu l’as prend au sérieux. Explique-leur simplement que tu as d’abord besoin de rétablir ta santé pour pouvoir prendre les bonnes décisions et ils le comprendront. Fais leur confiance.

Hum…

Et réfléchis à ce que nous t’avons posé comme question sur ta médiumnité. Tu sais quelle carte tu as tiré aujourd’hui, tu n’as pas compris pourquoi sur le moment, mais cela fait sens maintenant. Cette carte t’invite à oser rayonner qui tu es. Quel mal y a-t-il à être médium ?

J’ai entendu tellement de critiques, d’accusations de charlatanisme, de manipulation etc, que…

Es-tu ce genre de personne ?

Non.

Les proches qui te connaissent le savent aussi. Il n’y a pas de raison qu’ils portent ce genre de jugements.

Je sais… mais j’ai pourtant le cœur qui se serre. J’ai peur d’être rejetée à cause de ça. Car mes parents ne sont pas très ouverts sur le sujet de la spiritualité. Et mes rares tentatives se sont souvent soldées par une incompréhension.

Il y a l’art et la manière d’expliquer. Ta tante ne s’est jamais moquée de toi quand tu lui as parlé de l’âme de ta mamie. Ta mère n’a jamais critiqué ta volonté d’accompagner ta grand-mère lors de son « passage vers la lumière ». Une de tes amies s’est ouverte au chamanisme suite à tes encouragements. Une autre est capable de discuter de spiritualité avec toi, même si elle vit la sienne très différemment. Tu as même un ami à toi, très sceptique envers tout ça, qui arrive à t’écouter sans jugement. Tes proches sont plus ouverts que tu ne le crois. Même ta propre sœur.

Je me demande des fois pourquoi je suis la seule comme ça dans la famille. Y en avait-il d’autre dans les générations précédentes ? J’imagine qu’en réalité, cela n’a pas grande importance. Je me questionne juste sur comment faire avec, alors que je fais seulement mes premiers pas en pleine conscience et dans l’acceptation de cette réalité.

C’est déjà un grand progrès. D’accepter sans opposer des « pourquoi » à chaque fois que tu reçois une guidance. C’est la clé pour la développer et t’y ouvrir encore plus. La foi. La foi que ce que tu reçois est juste pour toi, la foi que ce que tu captes est aussi légitime que ce qu’une autre personne capte. Encore une fois, la guidance est propre à chacun. Ce que tu captes peut être juste pour toi, mais ne pas correspondre à un autre. Cela ne veut pas dire que c’est « faux ou vrai », tu le sais. Cela signifie simplement que tu ne peux pas te tourner vers l’extérieur pour être rassurée et voir tes guidances confirmées. Je le répète encore une fois, la clé c’est la Foi.

Oui, au moins, cela ne diverge pas de ce que Sylvie canalise, lol.

Il y a autant de médiums que de personnalités, même si on peut distinguer des grands groupes. Avec le temps, tu découvriras tes propres particularités. Mais ne mets pas la charrue avant les bœufs. Apprends à développer ta foi et ton ouverture à ta guidance. Un pas après l’autre, comme vous dites.

Merci.

3 janvier 2017

Enjeux d’incarnation

Artiste :

Artiste : Yuumei

* Suite de l’article Les liens qui emprisonnent *

Tu te demandes comment ton supérieur a fait pour ignorer l’appel de son âme – probablement pas née de la première pluie, vu la puissance des énergies [de domination] ]qu’il dégage. Eh bien, tu as compris qu’il était complétement englué dans un égo dominateur et contrôlant. Voilà le problème de l’autorité et le piège à l’incarnation que cela peut représenter. Piège que tu as déjà toi-même rencontré dans une vie antérieure.

Et comment on fait pour s’en sortir ?

Et bien, une des manières possibles est de « casser l’égo » dès son réveil. Je sais que tu vois de quoi je parle, grâce aux articles de Sylvie.

Oui… Les brimades, le harcèlement, la dévalorisation, etc. Tout cela, ce sont des façons de casser l’égo, notamment chez de jeunes personnes. C’est sûr que mon adolescence a été très dure pour moi. Elle a totalement brisée mon estime et ma confiance en moi…

Ainsi que tes velléités d’autoritarisme. C’est important que tu comprennes maintenant pourquoi cela t’est arrivé. Ce n’était pas un hasard, ni une punition, juste un choix de ton âme. Une autre âme ne l’aurait peut-être pas vécue de cette façon-là, mais avec ton hypersensibilité et ton empathie, cela a été très dure… Tu ne comprenais pas pourquoi les autres ados de ton âges n’agissaient pas selon les émotions que toi tu percevais en eux. Tu t’es accrochée longtemps à ce garçon, tu savais qu’il t’aimait malgré qu’il se soit mis à te harceler et à t’humilier. Mais il n’est jamais revenu vers toi de la façon dont vous étiez au départ. Tu n’as jamais compris pourquoi. Et bien, sache que, lui a choisi de suivre les apparences et les jugements plutôt que son cœur.

Hum… Je trouve que ça fait beaucoup d’enjeux d’incarnation pour moi tout ça… Le travail sur ma relation à l’autorité, au masculin, au féminin, sur l’endométriose, etc… Mon âme a mis la barre haute pour cette incarnation ou je me trompe ?

Et bien, c’est le fameux retard dont tu as rêvé par rapport à ton âme jumelle.

Arf. Mais c’est utopique d’imaginer que je puisse jongler avec tant de sujets à la fois ! Je ne suis que moi, et essaye un peu en plus de guérir avec un « égo cassé »… ! Même avec une nuit de l’âme censée accélérer le processus, cela prend toujours 30 piges ! Voire je ne sais pas combien d’incarnations.

C’est pour cela que tu as été doté de capacités médiumniques.

Hum. Comme Sylvie, pour apprendre à me guérir ?

Oui, c’est le processus le plus rapide.

Bon, je veux bien l’admettre. Au moins, ça fait une question de moins sur ma liste de « pourquoi ». Cela en revanche ne me renseigne pas sur le type de médium que je suis, ni comment je fais pour gérer ces capacités-là. Je commence à peine à passer dans la phase où cela m’aide, plutôt que de me ralentir.

La vitesse d’acceptation de ses capacités propres est fonction de chacun et dépend de la puissance de l’égo. Comme le tien est évidemment puissant…

Oui, oui j’ai compris. Je viens de me souvenir grâce à Sylvie et Camille que ce n’était pas le cas quand j’étais enfant. Je sentais très bien les énergies de l’esprit de notre maison, de mon sapin, sans me poser de questions. Je pense que je sentais aussi ma connexion à la Source spontanément. Mes rêves étaient très présents et puissants aussi. Peut-être même des voyages astraux ? Mais tout cela a été « cassé » en même temps que mon égo à l’adolescence… Heureusement, la rupture du lien à la Source n’est qu’une illusion et les choses peuvent être « réparées » *ton cynique*. Mais des fois, je me demande à quel prix… Est-ce que mon âme ne réalise pas que des fois je me dis « à quoi bon ? Moi j’ai juste envie de me sentir bien et d’être heureuse là ». Après tout, si c’est juste pour courir après ma flamme jumelle… je peux toujours courir quoi. Tout du moins dans cette vie et dans les suivantes.

Tu n’en sais rien.

Non, mais je crois que je commence à perdre espoir. C’est pour ça que vous m’avez envoyé un rêve de réconciliation avec lui ?

Oui.

Sauf que je n’ai pas tout compris.

Cela n’est pas nécessaire de fermer la porte avec lui. Tu peux vivre d’autres choses et être heureuse en laissant la porte ouverte entre lui et toi. Même si cela n’aboutissait pas dans cette vie, crois-moi quand je te dis qu’une future réunion sera plus simple si la porte reste ouverte.

Peut-être. Et mon égo te dit « qu’est-ce que j’en ai à faire de toute façon, vu que je ne serai plus concernée ? »

Cela évitera de t’infliger une blessure supplémentaire à l’âme. Certains liens ne sont pas faits pour être coupés, même temporairement.

Que dire ? Suis-je réellement sûre d’avoir ce type de lien avec lui ?

Interroge ton Cœur et tu sauras.

Hum… Peut-on avoir plusieurs flammes jumelles ? Cela me ferait vraiment suer qu’il soit le seul, et que nous ayons raté notre réunion dans cette vie-là…

Qu’est-ce que « rater » veut dire ? Du point de vue de l’égo, peut être que oui, car vous vous êtes séparés. Mais peut être que du point de vue l’âme, vous avez vécu ce que vous deviez ensemble. A savoir la prise de conscience d’un certain nombre de blessures et de blocages pour pouvoir être ensemble.

Grrmmff.

Pas le genre de réponse qui fait plaisir n’est-ce pas ? Mais en même temps, si tu reçois cette réponse, c’est parce que tu es prête à l’entendre, et qu’au final tu le savais déjà.

Oui… Peut-être grâce à ce fameux rêve où il venait m’expliquer pourquoi on ne pouvait pas être ensemble. Je me demande quels infos il a lui de son côté ?

Celles nécessaires pour avancer.

Lol, c’est précis ça !

Il te faut accepter d’avancer séparément pour quelques temps. C’est pourquoi ton accès aux infos le concernant a été bloqué.

Grrmmff. Même pour savoir dans quel état d’esprit il est ?

Tu n’as qu’à le lui demander verbalement. Sans sollicitation énergétique de votre lien.

Bouh, c’est pas du juste. Etre médium pourrait quand même me servir à des trucs sympas de temps en temps ? Je n’ai pas du tout envie de reprendre contact si c’est pour me prendre une porte dans le nez… Et comme je n’arrive pas du tout à capter comment il se sent par rapport à moi… Je me demandais si c’était lui qui bloquait mes perceptions le concernant ; après tout, j’étais capable avant de ressentir son état émotionnel à distance grâce à notre lien. Mais en fait c’était vous ??

Pour une bonne raison. Tu ne peux pas apprendre à gérer tes émotions et tes énergies si tu es sans cesse connecter aux siennes. Connection qui n’a de toute façon plus besoin d’être, au vu de votre relation. A quoi cela te servirait-il de le sentir malheureux comme une pierre ou heureux avec une autre femme ? Ce serait juste de la torture, considère que c’est un service que nous te rendons par compassion.

Oui, j’imagine. Cela répond déjà à pas mal de mes questions le concernant. Puis-je demander quel est le « travail » que l’on a convenu de faire ensemble ?

Pas pour l’instant.

J’imagine que la réponse viendra en son temps.

Concentre-toi sur toi-même. C’est ce qui vous aidera le plus tous les deux.

Merci pour les réponses.

Attends.

Oui ?

N’oublies pas ce que j’ai dit. Cela ne sert à rien de solliciter votre lien énergétique. A part t’épuiser. Et à part le perturber lui.

Ah, alors il ne faut pas que je le dérange ?

C’est préférable. Pas dans la période où il est.

Ok, du moment que vous répondez à mes questions – au moins partiellement, je n’ai aucune raison d’aller à la pêche aux infos de son côté à lui. C’est pour ça que vous avez répondu à mon appel ?

Entre autre, mais nous sommes là pour t’aider sur bien d’autres sujets. Evidemment c’est plus facile quand tes énergies sont purifiées et stabilisées.

Vous voulez dire quand mes émotions sont exprimées et mon état émotionnel calme et stable ? Comme lorsque Camille est en rêve lucide ?

Le contrôle des émotions est un point clé pour le maintien d’un taux vibratoire stable. C’est pourquoi tu canalises mieux quand tu es fatiguée mais calme. Quand tu te sens mal, ta priorité devrait toujours être d’extérioriser tes émotions, par écrit, dessin ou chant, la méthode que tu veux. Mais extériorise ces émotions et transmute-les en énergies d’amour. Contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas lorsqu’on est le plus mal que l’on reçoit la meilleure guidance. C’est souvent le moment en revanche où vous êtes les plus aptes à la demander et à vous ouvrir à elle pour la recevoir, donc vous amalgamez les deux. Mais tu recevras toujours une guidance d’autant plus claire que ton état émotionnel le sera. C’est une règle fondamentale, surtout chez toi qui est hypersensible.

Quand tu es mal, demande autant que tu veux la guidance dont tu penses avoir besoin. Mais accepte l’idée que tu n’es pas en état de la recevoir sur le moment, et garde la foi qu’elle viendra au moment opportun. Fais de ton état émotionnel ta priorité. « Que puis-je faire pour me sentir bien ? » Cela peut être de pleurer un bon coup, d’écrire tes émotions, d’en parler avec une amie, de dormir, de manger, etc. Mais surement pas de chercher à canaliser un message qui de toute façon ne pourra être que tronqué. Cherche à te reconnecter à l’amour que tu éprouves pour toi-même, en prenant soin de toi, ce sera le meilleur moyen de transmuter ces énergies, via la compassion envers toi-même. Le reste suivra dans un second temps.

Merci pour cette discussion.

2 janvier 2017

Transformations

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Cela fait un moment que je n’ai pas écrit sur mon blog. J’en avais l’envie et puis je n’arrivais jamais à trouver le temps et l’énergie pour rester derrière mon clavier. Les choses ont pas mal changé pour moi depuis mon départ en vacances et mon retour à la Réunion. Beaucoup de retrouvailles, de moments en famille, de discussions, de prises de conscience, de rencontres aussi. Beaucoup de transformation. Je me suis vue changée depuis la dernière fois que j’avais les pieds sur le sol de la métropole. Cette période loin de mon bout de caillou m’a aussi permis de prendre du recul sur mon quotidien, sur ma situation engluée dans ma maladie (endométriose), mon travail qui ne me satisfait pas. Mais ce temps m’a aussi permis de concrétiser tous les changements pour lesquels j’ai travaillé cette année.

Ainsi j’ai changé de coupe de cheveux, de lunette, j’ai renouvelé ma garde-robe. Cela peut paraitre superficiel, mais en réalité, les changements d’apparence extérieurs sont toujours le signe d’une évolution intérieure et ce n’est jamais anodin. Alors oui, de grands changements. J’ai fait le pas de prendre des lunettes colorés et rondes, à des années lumières de ce que j’aurais imaginé choisir et oser porter avant. Ma vision évolue vers plus de douceur, plus de légèreté et plus de féminité, comme mes lunettes. Ma coupe de cheveux aussi, j’ai décidé d’assumer mes boucles, qui sont sur-boosté à cause de mon traitement hormonal. De façon ironique, je n’ai jamais aimé les cheveux bouclés sur moi, j’ai toujours trouvé ça vieillot, ça me faisait penser à ma grand-mère. Mais je dois bien admettre que cela met mes cheveux en valeur et adoucit la forme de mon visage. J’apprends donc à assumer.

Il aura donc fallu tout ce temps pour que les transformations intérieures que j’ai vécues à la Réunion s’expriment extérieurement ! Qui l’aurait cru ? Définitivement, prendre de la distance, physique et psychologique, permet d’intégrer plein de choses et de mieux en comprendre certaines. Ironiquement, j’aurais pensé les partager au fur et à mesure sur mon blog, mais certaines choses doivent être vécues parfois tranquillement sans revenir dessus, analyser, disséquer, mettre des mots.

Et mon maître mot a été de profiter, simplement, de l’instant, de mes amis, de ma famille. De tous ces gens que j’aime infiniment et que je n’avais pas vus depuis si longtemps. De profiter et de prendre soin de moi, malgré le mouvement constant, les changements et l’environnement extérieur pas forcément familier. Car j’ai été malade de mon endométriose à plusieurs reprises et pas forcément très en forme tout du long. Mais je l’ai pris avec douceur. C’était aussi l’opportunité d’affirmer mes besoins, celui de me reposer, de faire des siestes, de manger différemment (sans gluten !), de rester au chaud, ou de simplement marcher à mon rythme. Ce dernier point peut paraitre bête et pourtant ! Avec mes ovaires gonflés et douloureux, marcher s’avère parfois me donner la sensation d’avoir des boules de bowling dans le ventre qui jouent avec mes autres organes. Alors je marche TRES lentement, parce que sinon c’est douloureux. Or dans ma vie, j’ai toujours eu l’habitude d’adapter mon rythme de marche à celui des personnes avec qui j’étais. Par exemple mes amis belges marchent assez vite. J’ai dû apprendre à écouter mon corps et ne plus me laisser porter sans le prendre en considération, apprendre à dire « hé, vous marchez trop vite pour moi, j’ai mal au ventre ». Un petit pas important pour moi. Comme apprendre à dire non quand on me propose quelque chose avec du gluten, même si c’est chose a été faite exprès pour moi.

Je ne m’étais jamais rendue compte à quel point j’étais « plastique », combien je m’adaptais aux autres, à leur rythme, à leur alimentation, à leurs envies etc… Quand je suis avec d’autres personnes, j’ai vraiment tendance à « m’effacer », les besoins de mon corps s’effacent, je ne les entends plus, mes envies non plus. Cela m’a toujours créé des problèmes, car après, quand je me retrouvais seule, mon corps se rappelait à moi et me faisait payer les pots cassés, tout comme mes émotions et mon moral. Je n’avais jamais compris que ces « symptômes » étaient en fait l’expression de mon hypersensibilité, couplée à mon empathie. Car finalement, le problème n’est pas seulement d’être submergée par les émotions des autres, mais tout simplement par leurs énergies. Au point d’en oublier les miennes, celles de mon corps, mes besoins et mes envies. La prise de conscience a été claire et en ça, elle a beaucoup été aidée par les articles de Camille Fraise, comme j’en parle ici :  L’histoire de mon hypersensibilité

Alors que faire ? J’ai décidé de me prendre en main, même si c’est le travail d’une vie entière. Accepter mon hypersensibilité doublée de mon empathie. Rien que le prendre en compte et l’anticiper peut changer la donne. Je comprends que je suis trop sensible aux énergies des gens mais aussi des lieux. Que celles de mon travail me plombent. Que celle de mon appartement aussi. Alors je veux changer ça. La première étape a été évidemment de ranger et de nettoyer, mais ça je le fais régulièrement. La deuxième a été de me trouver des alliés. Je me suis mise à chercher des plantes qui m’aideraient à transmuter les énergies lourdes, pour chez moi, mais aussi au travail. Couplée à des cristaux, parce que « Yeah, merci Camille Fraise » ça envoie de la balle au niveau des énergies !

J’ai décidé aussi qu’un certain nombre de « poids émotionnels » au travail n’étaient plus mon problème. Je ne veux plus être le défouloir de mon supérieur, ses émotions ne me concernent pas et la coordination et la prise de décision sont sa responsabilité à lui. Je veux bien être empathe et compatissante, à un moment, quand cela me bouffe, il faut que j’apprenne à poser des limites. Je vais donc travailler sur ça.

Et puis, je me suis instaurée une routine. Celle d’écrire systématiquement dans mon journal tous les soirs. Un petit moment rituel que je m’offre à moi-même. Au début c’était difficile, maintenant j’en écris des tartines. Cela me permet plusieurs choses :

  • Me décharger des émotions qui me pèsent en écrivant dessus. Quand j’ai fait face à une émotion qui m’a déstabilisée et déclenchée un tsunami émotionnel ingérable, j’essaye de revenir dessus, de comprendre la source, le pourquoi, qui, quel émotion, comme proposé par Camille Fraise ici : Hypersensibilité et filtres.
  • Prendre du recul sur ma journée, relativiser les choses, voir ce qu’elles m’ont apporté de nouveau, ce qu’elles évoquent en moi, comment cela résonne. C’est aussi un bon moyen d’apprendre à me connaître.
  • Souligner le positif dans ma journée. Apprendre à voir les choses de façon plus heureuse et optimiste. Parce que j’ai tendance à voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein. Mais, hé ! Si vous êtes comme ça aussi, sachez qu’il parait que c’est un fonctionnement normal et primitif du cerveau humain, qui avait tendance à enregistrer tous les évènements négatifs (dangers) que positifs pour assurer sa survie dans la cambrousse. Bonne nouvelle, on peut rééduquer son cerveau en créant des associations neuronales positives ! Je dois donc avoir un cerveau très primitif… lol !

Bref, tout ça pourquoi ? Et bien ma raison d’écrire ici a elle aussi évolué. Avant, j’écrivais surtout pour me décharger d’émotions et les transformer en une expérience à partager. Ce qui pouvait peut-être être pesant à lire pour certains ? Je ne sais pas à vrai dire. Dans tous les cas, mon journal remplit très bien cet office maintenant, et c’est vraiment mon nouvel ami. Je peux donc dédier cet espace à une nouvelle fonction. J’ai réfléchi à ça, me demandant toujours « pourquoi j’écris ici ? Pourquoi je le partage ? » Et bien, tout d’abord, j’aime écrire. Ensuite, j’aime être lue. Et j’adore encore plus quand cela crée un échange avec d’autres personnes. J’ai reçu des commentaires qui sont pour certains de vrais perles, et ont changé ma façon de penser, mes connaissances et ma vision sur certaines choses. Je pense par exemple à ce magnifique commentaire de Bluebird sur la « construction de son royaume intérieur » (ici : L’histoire de mon hypersensibilité) plutôt que le but d’être heureuse. C’est génial, et à chaque fois cela me touche, m’enrichit et me nourrit le cœur. Je ressens beaucoup de gratitude pour cela. Merci à vous qui me lisez et partagez vos réactions !

Alors je me suis dit que j’allais continuer à explorer ici ma spiritualité. J’ai des tas de questions qui ont émergées durant mes rencontres, mes discussions, mes retrouvailles. Des tas à explorer pour me connaître mieux, et partager une vision parmi tant d’autres, la mienne, qui n’a à offrir de modeste qu’un aperçu parmi la richesse d’une multitude. Mais, hey, si on était tous pareils, où serait l’intérêt ?

Alors, à venir, selon mes envies : quel lien entre plantes et spiritualité ? Quelle place pour la conscience des plantes dans notre société ? Comment changer de regard sur son quotidien ? Que faire quand on se rend compte qu’on veut changer de vie ? En quoi mon endométriose me rend-elle différente ? Quel lien entre hypersensibilité et médiumnité ? Quel lien entre mon endométriose et ma médiumnité ? Quels ont été les facteurs déclenchant pour les deux ? Comment la guérison sur soi par rapport à un tiers affecte ce tiers aussi ? Comment développer sa foi dans la guidance divine ? Et bien d’autres…

31 juillet 2016

L’histoire de mon hypersensibilité

Artiste : Yumei

Artiste : Yuumei, Through the Distorted Lens

Je n’en reviens pas. Je voulais réserver un foutu Uber pour mon trajet vers l’aéroport, et je découvre qu’on ne peut le faire qu’en utilisant leur application et que mon « vieux » téléphone n’est pas compatible ! Je ne peux même pas le faire sur internet, c’est hallucinant ! Je ne vais quand même pas acheter un nouveau téléphone juste pour une foutue course de 40€ ?!! Cela me frustre et c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Parce que je ne me sens pas bien, je suis encore malade depuis plusieurs jours. Je n’ai pas envie de finir ma valise et de repartir à la Réunion. Je n’ai pas envie de quitter ma famille, mes amis et de me retrouver seule. Je n’ai pas envie de reprendre mon travail, il ne me manque pas, enfin c’est surtout mon supérieur qui ne me manque pas.

Et puis je ne me sens pas bien dans mon corps, voilà deux semaines que mon endométriose me rend malade, que j’ai mal au ventre, que je suis épuisée etc. Je sais ce qui a été le déclencheur, mais je me demande pourquoi, maintenant que le travail d’exploration est fini, cela ne s’arrête pas. Est ce que ce sont mes émotions qui me rendent malade ? Mon hypersensibilité que je ne gère pas ?

J’avoue que ça fait beaucoup à encaisser, ce que j’ai appris sur la nature de ma blessure à l’âme grâce à Sylvie, blessure qui est la source de mon endométriose, et qui me bloque sur beaucoup de plans, notamment celui de simplement me sentir bien dans ma peau. Et puis aussi toutes ces prises de conscience sur mon hypersensibilité.

Ça a commencé avec des questions que je me suis posées au cours de mon dernier article, face à des situations provoquant des tsunamis émotionnels. Et puis beaucoup grâce aux article de Camille sur le sujet, que je vous recommande très vivement (le 1er est un peu technique, mais le 2ème y apporte bien les réponses : Hypersensibilité et émotivité , Hypersensibilité et filtres, Hypersensibilité et empathie et Hypersensibilité et Compassion .

J’ai senti un profond soulagement à voir décrit par une autre ce que je vivais « enfin, je ne suis pas folle, enfin je suis comprise ». Camille a mis des mots tellement justes pour décrire ce que c’est que d’être hypersensible, la difficulté que c’est au quotidien, le besoin d’isolement que cela entraîne, le besoin de choisir avec précaution son entourage… Tellement de choses que je vis au quotidien, mais qui semblent faire de moi une extra-terrestre dans mon environnement. Et puis, enfin une compréhension de pourquoi je vis ça, des mécanismes énergétiques sousjacent. Qu’est ce qui explique donc que je ressente autant ? Comment ? Et pourquoi de telles répercussions sur mon bien être ? Comment gérer ça ? Alors oui, Camille a soulevé la monstrueuse difficulté à maîtriser une telle capacité. C’est décourageant, mais en même temps, ça m’a donné de l’espoir.

Et ça m’a forcé aussi à bien regarder la vérité en face. Cela fait des années que je sais que je suis « hypersensible », que je capte et réagis trop aux émotions des autres. J’en ai déjà parlé ici dans plusieurs articles (Liberté… ? , Trop ressentir… ou l’hypersensibilité empoisonnante ). Mais je n’ai jamais pris la peine de me pencher sur le sujet, d’apprendre ce que cela voulait RÉELLEMENT dire et quelles sont les implications pour moi, pour les autres et sur le long terme. Je n’ai jamais pris la peine de revoir ma routine quotidienne et d’installer une « hygiène émotionnelle » moi qui capte les émotions des autres, comme d’autre les microbes ou les calories.

J’ai bien vaguement tenté de faire une bulle protégée chez moi, en purifiant les énergies, mettant des pierres de protection. Et aussi d’évacuer les énergies négatives en rentrant chez moi. Et même si les émotions sont finalement véhiculées par des énergies, je n’ai jamais pris la peine de traiter la partie émotionnelle de tout ça.

Je sais que je ne peux m’en prendre qu’à moi même pour cette incapacité à gérer mon hypersensibilité. Je ne l’ai jamais travaillé. Quand elle a commencé à se manifester à l’adolescence et grandir en même temps que moi, je n’ai rien compris, je ne m’en suis pas rendu compte. Et j’ai été laminer par la méchanceté dont peuvent faire preuve les collégiens. J’ai vécu un enfer émotionnel et je me suis repliée sur moi même, je me suis coupée des autres.

Par mécanisme de défense, j’ai commencé à m’habiller toute en noir, en gothique, pour effrayer les autres et éviter qu’ils ne m’approchent. J’avais déjà une lucidité et une perception exacerbée des choses, qu’on ne pouvait pas juger les autres sans connaître leur souffrance, leur vie et leur histoire. Et je refusais de me plier aux jeux des apparences, de la popularité, de l’hypocrisie et de la méchanceté gratuite. Alors je préférais rester seule. J’avais peu d’amis mais de bien choisis, ceux qui avait su voir au-delà des apparences et s’ouvrir à moi pour que je m’ouvre à eux. Faire fuir les autres ne me gênaient pas, et c’était la meilleure façon de me protéger inconsciemment contre leurs émotions.

Plus tard, quand j’ai commencé à être moins sauvage, j’ai voulu me protéger des « énergies négatives » des autres en me bardant de pierre de protection, de bulle énergétique de protection. J’étais devenu agoraphobe, je ne supportais plus les émotions négatives dans les foules, les concerts, les cinémas, etc.

Mais tout ça, ce n’était que des armures, des artifices pour me protéger inconsciemment de mon hypersensibilité, de toutes ces choses que je captais malgré moi et qui me plombaient. Seulement voilà, une armure en grandissant devient trop petite. En évoluant cette armure de protection est devenu un carcan qui ne faisait qu’accentuer mon mal être. J’ai été amenée à la faire tomber. Cela fait plusieurs mois que je ne porte plus de noir. Que je ne me réfugie plus derrière des pierres de protection à moins qu’une situation le rende vraiment nécessaire.

Seulement, je me retrouve maintenant à la case départ, et même à la case moins 2. Toutes ces années où j’ai fui et ignoré mon hypersensibilité sont autant d’années où je n’ai pas appris à la comprendre et à la gérer. Des années de retard, où pendant ce temps, mon armure imparfaite me laissait accumuler toutes ces émotions et énergies sans les gérer. J’en suis maintenant au point de rupture. Celui où une émotion extérieure de trop me fait exploser, ou bien me met à terre. Je me sens vidée, et en même temps avec ce trop plein de résonances et de blessures à vif.

Me voir confirmer que je ne suis pas seulement hypersensible mais aussi empathe (voir cet article de Camille pour les explications sur la notion : Hypersensibilité et empathie ) m’a vraiment atteinte. Je le soupçonnais, je le disais parfois, mais sans vraiment y croire et y donner du poids. Sauf que maintenant, après avoir lu Camille, je ne peux plus faire semblant.

Moi quand j’étais jeune ado, je ne rêvais pas d’être astronaute, riche banquière ou médecin. Je rêvais d’être une sorcière, une sage, une « guérisseuse », une herboriste. Et même une passeuse d’âme (les médiums qui accompagnent les âmes des défunts lors de leur transition entre ce monde et ailleurs). Je ne sais franchement pas trop d’où cela m’est venu, parce que ce n’est vraiment pas un dada dans la famille, plutôt un interdit, et que personne ne m’en a jamais parlé. Peut être mon lien à la nature ? Mes lectures de fantastique ? Je me souviens que la série des Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley m’avait beaucoup marquée et parlé au coeur, or c’est un roman initiatique qui parle de prêtresse et de magie druidique…

Personne ne partageait réellement mon intérêt, ma meilleure amie un peu, puis cela lui a fait peur et elle s’est fermée, idem pour ma sœur. Je me suis renseignée seule, j’ai du apprendre et comprendre seule. Je faisais des recherches sur internet et empruntais des livres à la bibliothèque en cachette. J’avais aussi acheté des bougies et de l’encens que je devais bien caché de mes parents. J’ai même du me faire offrir un coffre qui fermait pour y mettre tout ça. Parce qu’évidemment mes parents n’approuvaient absolument pas ce genre de centre d’intérêt.

Je me souviens que la première amie avec qui j’ai pu en parler, était une de mes surveillantes de collège, elle avait 40 ans et elle était un peu magnétiseuse. Je l’aimais beaucoup et on s’entendait bien. Elle m’a expliqué des choses, et j’ai acheté mon premier pendule, morte de trouille à l’idée d’être découverte par mes parents.

Sauf que voilà, on a des rêves et on croit vouloir des choses. Mais la première fois que je me suis mise à sentir des âmes défuntes errantes, des années plus tard, j’ai totalement paniquée. Je croyais savoir ce que c’était, comment on faisait, mais en réalité, je me suis retrouvée totalement désemparée. Je ne dormais plus la nuit tellement j’étais effrayée, je ne savais pas quoi faire. C’est à ce moment là que j’ai commencé à faire des rencontres avec d’autres personnes ouvertes dans le domaine de la spiritualité. Et la seule chose que je voulais, c’était que mes perceptions s’arrêtent, que « tout redevienne normal » .

Avec la rétrospective, c’est aussi à ce moment là que mon endométriose a commencé. Faut-il y voir un lien ? Est-ce un hasard ? Je n’en sais rien. Mais j’ai pu trouver une magnétiseuse qui m’a expliqué ce qui se passait, que mon 3ème œil était sur-actif et que c’est pour ça que je percevais tout ça. Elle m’a promis un moyen de ne plus sentir les âmes errantes, un moyen d’arriver à gérer ça de façon simple. Je n’ai pas compris à l’époque que la solution qu’elle m’offrait – une forme de forçage énergétique dont j’ai déjà parlé ici sur « Discernement et énergétique » – n’était qu’une porte ouverte sur bien plus. Parce qu’à partir de ce moment là, je n’ai plus pu tourner le dos aux réalités énergétiques. Et les rares fois où je l’ai fait, j’en tombais malade. Alors que je voulais tout laisser tomber et ne plus avoir affaire au « spirituel ».

Mais je n’avais jamais capté que je devais mettre autant de soin et d’attention aux émotions qui m’environnaient. Je n’ai jamais rêvé d’être hypersensible et empathe. A quoi donc peuvent servir de telles capacités ? A apprendre à exprimer mes émotions, ça c’est sur. A être capable de les écrire et de les communiquer, peut être ? Mais encore ?

Sincèrement, je suis fatiguée. J’aimerai parfois appuyer sur le bouton pause, vivre ma vie simplement sans avoir à me soucier des émotions et des énergies qui m’entourent, celles des autres et des lieux, ainsi que des miennes. Tant de gens vivent dans l’insouciance de ça ! N’est-ce pas déjà suffisant de se préoccuper des factures, des courses à faire et du patron agaçant ? Et je ne parle même pas de vivre au jour le jour avec une maladie chronique inflammatoire (comme l’endométriose). Tout ça n’est-il pas déjà suffisant ? Je n’ai pas besoin de ça en plus, je n’en veux pas !! Je n’en vois pas l’intérêt.

Et pourtant, puis-je simplement rejeter cela comme je le voudrais ? C’est malheureusement impossible. C’est comme si je disais « je ne veux plus être brune ». Cela fait partie de moi, je ne peux pas le changer et si je le rejette, c’est comme rejeter une partie de moi même. Je suis obligée de voir, d’entendre et de prendre soin de cette partie de moi, si je veux me sentir bien dans l’entièreté de mon être. Or cette partie de moi est en grande souffrance, je me sens dépassée et impuissante.

Je pourrais en écrire des tartines à ce sujet là, mais je préférerais simplement être consolée, que quelqu’un qui comprenne me prenne dans ces bras, et me rassure. Que pour une fois, on me dise « cela va bien se passer », et que « je vais y arriver ».

C’est à ce moment là que je déteste ne pas être capable de « voir » et « d’entendre » clairement mes guides comme Sylvie ou Camille dans ses rêves lucides. Où est mon soutien quand je tombe, que je trébuche et que je n’arrive pas à me relever ? Personne n’a conscience de la dureté de cet aspect de ma vie. Et j’ai conscience que parfois j’ai besoin d’aide, je n’y arrive plus toute seule, malgré ma volonté. L’épuisement émotionnel, mental et la fatigue de la maladie me cloue au sol et je ne trouve plus la force pour me relever…

Pourtant je reçois de l’aide. Évidemment, pas sous la forme et de la façon dont je le souhaiterais. Mais je ne peux pas le dénier. De nombreuses personnes m’ont apporté leur aide, sans rien attendre en retour. Je pense à Sylvie, à Camille, à mes quelques rares amis à la Réunion, à mes amies en métropole et je les en remercie du fond du cœur.

Mais que puis-je faire moi, maintenant, pour m’aider moi même ?

Mes rêves d’être guérisseuse ou sorcière ont depuis longtemps été éteints. Face à la réalité de notre société qui n’admet pas l’existence d’autres énergies et mondes subtils, d’autres façon de soigner des blessures qui ne sont pas physiques. Face à la prise de conscience de mes propres blessures et limites : qui serais-je donc pour soigner autrui quand je ne suis pas capable de me guérir moi même ? Face au manque de confiance en moi, comment assumer la responsabilité de la santé physique / émotionnelle / énergétique d’une personne qui vous donne sa confiance ? Face à mon manque total de contrôle de mon hypersensibilité et de mon incapacité à sentir clairement et gérer les énergies : je ne suis pas capable de gérer ce que moi même je projette vers l’extérieur, hors de question de le faire peser sur quelqu’un.

J’ai une conscience assez aiguë de mes manques et de mes faiblesses. Je sais aussi qu’« être guérisseuse », ce n’est pas quelque chose que l’on « veut », c’est quelque chose qui vient par la force des choses, par le parcours de la personne ou par de réelles prédispositions. Ce n’est pas mon cas, je n’ai pas de telles capacités, et je ne veux pas être aveuglée par un égo qui chercherait une position de « sauveur ». Je sais que chaque personne est son propre et unique sauveur. Mais je comprends aussi que parfois on a besoin d’aide, de soutien, d’éclairage et de soins. Et que certaines personnes peuvent offrir cela. Il me faut juste admettre que ce n’est pas mon cas.

Alors que reste-t-il de mes rêves de jeunesse ? J’ai rabattu mes désirs vers une alternative, celle de la production de plantes médicinales, à défaut de leur utilisation pour soigner. Mais même là, je ne m’y sens pas à ma place. Je me sens inadéquate dans ce monde qui m’apparaît trop violent, pour moi et ma si grande hypersensibilité. Peut-on vivre en se cachant du monde ? Dans une bulle en verre filtrant les émotions ? Peut-on vivre sans but qui parle au coeur ?

11 juillet 2016