Hyperacousie et stress [Endométriose]

 

Artiste : Picolo-kun

Je sors d’un RDV avec l’ORL et je suis dépitée… Depuis plus de 6 mois, mes acouphènes ne cessent d’augmenter, ainsi que mon hyperacousie. A un niveau qui en devient gênant : je ne peux plus aller au cinéma sans boule quiès, les bruits de travaux dans le quartier me collent la migraine pour la journée, je supporte de plus en plus mal d’aller dans des cafés et magasins avec de la musique d’ambiance. Et cerise sur le gâteau, depuis quelques temps, j’ai carrément des douleurs quand je suis exposée au son : quand mes parents écoutent la radio ou regarde la télé, le volume du son est beaucoup trop fort pour moi.

J’en ai parlé à ma nouvelle médecin traitant qui m’a envoyé voir un ORL. Coup de chance, j’ai eu un RDV très vite grâce à un désistement (sinon compter 3 mois d’attente). Et mes acouphènes ne sont pas liés à une perte d’ouïe, ce qui est rassurant. Evidemment, j’ai oublié de poser la question à savoir « est-ce que des allergies peuvent les augmenter ? » mais j’en reparlerais à ma médecin. Après un check up total, le verdict est : « je ne peux rien pour vous ». Pas de problème physiologique. On pourrait dire que c’est positif, oui mais alors quelle remède ? Comment me débarrasser de ses douleurs provoquées par le son ? A priori, cela relève plutôt de la sphère psychologique avec le coupable fréquent : « trop de stress, trop d’anxiété ». Son conseil : prendre des anxiolytiques. Pas vraiment la solution rêvée…

Voilà la 2ème fois dans la semaine que j’entends une personne du corps médical me parler de « stress ». La première fois, c’était ma nouvelle kiné, qui a émis l’hypothèse que ma sciatique serait provoquée par le stress que l’endométriose me cause, physiquement et psychologiquement. Donc, 2 personnes du corps médical qui appuie sur ça.

Sauf que jusque-là, je ne me sentais pas psychologiquement si stressée que ça. Le stress de mon ancien boulot et de mon supérieur ont disparu. J’ai un toit sur la tête et à priori je suis protégée des soucis financiers pour quelques mois à venir. Depuis que j’ai déménagé, ce souci-là a disparu aussi. Le problème c’est que j’ai du mal à voir pourquoi je serai stressée ! Ou alors, si je le suis, je ne m’en rends plus compte, tellement je suis habituée (et dans ce cas-là la source de stress remonterait à loin ?). Enfin, tout du moins habituée mentalement, car mon corps lui semble protester de tous les bords.

Et le résultat de la prise sang tombe : anémie. Comment ça anémie ? Je n’en ai plus eu depuis mon arrêt du gluten il y a un an ! Et ça revient quand je rentre en métropole ? Alors que je n’ai pas eu de perte de sang depuis plus de 4 mois ? Et qu’en plus ma consommation de viande a augmenté depuis mon retour ? Qézako ? Franchement, je ne comprends rien du tout…

Tout ça m’exaspère. Stressée moi ? Je le suis pourtant bien moins que mes parents avec leur boulot. Je me lève quand je veux, je ne cours nulle part, j’essaye de prendre mon temps. Je médite, passe du temps au contact de la nature. Comment je pourrais être stressée ?

Bon, c’est vrai… Je suis stressée à cause de la maladie. Rien que les douleurs physiques et les crampes sont sources de stress interne biologique (défini comme un stimulus à un niveau inhabituel sur une durée de temps trop longue). Et puis, il y a la part psychologique : comment intégrer les contraintes causées par la maladie à ma vie professionnelle, sociale et sentimentale ? La peur du rejet aussi, à cause de ces contraintes, que ce soit au boulot ou dans les relations… Celle de l’incompréhension, de la solitude générée. Et blablabla. C’est une réalité. Mais comment je suis censée désamorcer ce stress de fond, qui est là depuis des années et ne fait qu’augmenter avec le temps et l’apparition de nouveaux symptômes ? Erk, c’est un cercle vicieux…

Et puis, peut être que je suis stressée par l’incertitude de mon futur professionnel, étant donné que je n’ai aucune idée de ce que j’ai envie de faire : reconversion partielle ? Reconversion totale ? Formation ? Sortir du circuit classique de l’emploi ? Est-ce possible de trouver un poste de travail dans une ambiance de respect et d’épanouissement dans ce contexte de crise sociale (bonne pour les chantages et autres ambiances pourries de boulot) ?

A l’heure qu’il est, je m’interroge vraiment sur le type de modèle de travail qui me conviendrait le mieux : quel type de structure ? Quel fonctionnement managérial ? Quelles relations d’autorité ? Travail à mon compte ? À domicile ? Quelle politique d’entreprise ? Quelle philosophie derrière ? Quelle utilité sociale ou environnementale ?

Qu’est-ce qu’il me conviendrait le mieux, à moi personnellement ? A ma santé fragile, à ma soif d’apprentissage, à mon ennui facile et à mon besoin de créativité ? Mais aussi à mon besoin d’humanisme, de respect, de partage, d’écoute et de compréhension ? Et puis aussi : comment une médium, hypersensible, empathe, peut-elle s’intégrer dans le monde du travail et y trouver une place pour elle en valorisant ses qualités ? Et dernière question cruciale : comment conjuguer le boulot et vivre au mieux l’endométriose (souvent source de précarité professionnelle) ?

Franchement, je suis sûre que vous êtes d’accord, ça fait beaucoup de questions. Ah, cela me rappelle mon dernier post « tu réfléchis trop avec la tête et pas assez avec le cœur ». Mais que me dit mon cœur, les élans de mon âme ?

Et bien j’ai récupéré quatre dessins d’enfant avec mon âme. Qu’est-ce que j’en fais maintenant ? Deux indiquent une voie de cheminement spirituel, mais ce n’est pas quelque chose qui peut se développer directement dans un environnement professionnel. Et les deux autres : qézako ? Ça veut dire quoi des fleurs qui n’existent pas et un soleil ? Franchement, mes guides, je suis censée en faire quoi ? C’était juste pour me pousser à me remettre en lien direct avec mon âme ? Ce n’est pas une réponse ça !

Ce sont des réponses métaphoriques. Le soleil c’est l’épanouissement, la joie et la chaleur. Tes fleurs inconnues ce sont la subtilité ; la sagesse et la…

La quoi ? La médiumnité ? C’est ça que j’ai capté ? Ou la créativité ?

La créativité est une forme de médiumnité. La notion que recouvre ce dernier concept n’a pas de mot concret dans ton esprit, tu ne peux pas la traduire.

D’accord, donc la « … » me voilà bien avancée ! Ce terme recouvre aussi une notion de magie non ?

Comme la magie de l’émerveillement, mais aussi de celle qui lie toutes choses entre elles. C’est plus un concept qu’un mot, tu ne peux pas chercher à le résumer comme ça. Il te faudrait pleinement le ressentir en toi pour pouvoir vraiment bien le décrire.

Ah… De toute façon, je me sens paumée, alors un peu plus ou un peu moins. Avoir les élans de mon âme, c’est bien. Mais je ne vois aucunement comment les transcrire dans le monde du travail. Je veux dire, cela a peu à voir avec la réalité concrète de ce monde. Je sais, je me suis déjà cassée les dents dessus… Ça veut dire quoi, que ce n’est pas le moment de chercher un boulot et que je suis censée développer d’autres choses ? Je veux bien, mais comment je suis censée subvenir à mes besoins matériels et construire une vie matérielle ?

Chaque chose en son temps. Pour l’instant, tu n’as pas besoin de « subvenir à tes besoins matériels ». As-tu faim ? Es-tu frustrée ? Manques-tu d’argent ?

Non, mais cette situation ne sera pas éternelle.

Concentrons-nous sur le présent.

Il n’y a pas besoin d’un travail pour que le soleil brille dans ton cœur. Il n’y a pas besoin d’une direction professionnelle pour te connecter aux éléments.

Me connecter aux éléments ?

Essaye de rentrer un peu plus en contact avec les esprits des fleurs. Tu seras surprise. Elles ont peut-être des choses à t’apprendre « en attendant ».

En attendant quoi ?

Le reste.

Et bien, vous êtes bien cryptiques…

Un pas après l’autre. Pas plus vite. De toute façon, tu ne le peux pas.

Je vais être malade longtemps comme ça ?

Tu verras.

Bon, merci… ?

17 mai 2017

Discernement et énergétique

Artiste : Eaphonia
Artiste : Eaphonia

Je crois que je suis malade. Ce matin j’ai failli ne pas réussir à me lever, j’étais épuisée. Toute la journée je me suis sentie lourde, fonctionner au ralenti, et même fiévreuse l’après-midi. Je me suis même foulée la cheville droite, deux fois. Hors cela ne m’arrive que lorsque je suis dans un état d’épuisement avancé. Ce que je ne comprends pas, c’est que je n’ai même pas eu une grosse semaine, je me suis couchée pour avoir mes heures de sommeil et j’ai même fait la sieste tous les jours. Mais c’est comme si je n’arrivais pas vraiment à dormir profondément comme d’habitude. Plus ça va, et plus je suis épuisée au réveil… Comme si je n’arrivais pas à récupérer, mon corps tellement à la ramasse que mon cerveau rame aussi. C’est très déplaisant comme sensation, je n’aime pas sentir que mes capacités de réflexion ne fonctionnent pas comme d’habitude. Comme si tout était voilé…

Tu l’as déjà deviné, ton corps peine à assimiler toutes les énergies reçues depuis le we dernier. Un signe prégnant que tu as remarqué et que tu as cet espèce d’acouphène, très aigu et faible, que tu n’entends que lorsque tu es dans le silence total.

Je me suis toujours demandé d’où cela venait. J’ai souvent remarqué que je l’entendais dans des périodes énergétiques « intenses », après ou avant des soins, des stages, des méditations, etc… Au début je me suis posée la question d’un symptôme médical, mais ça va et ça vient, sans vraiment avoir un impact conséquent. Ça fait un peu comme si j’entendais une surcharge ?

C’est bizarre comme sensation. Au début je pensais que comme j’ai l’ouïe assez sensible j’entendais des fréquences aigues, des appareils ou je ne sais quoi que je n’entendais pas d’habitude. Mais je n’ai jamais trouvé quelqu’un qui l’entende et cela me suit où que je sois. Je crois donc que ça vient de moi. Mais je ne sais pas si c’est physique, si je le capte via mes fonctions physiologiques, ou si ce sont « mes autres sens » comme ceux qui me font « entendre » mes guides – bien que ce soit plus des énergies que je capte qui se transforment toutes seules en mots dans mon cerveau.

Quand est-ce que ça a commencé ?

Et bien je dirais, si ma mémoire est juste, autour de mon premier stage d’énergétique. Celui où la formatrice a forcé nos chakras à se remettre « à tourner à 100% ». Je ne m’attendais pas du tout à ça ! Avec le recul, si j’avais su ce que cela voulait dire et impliquait, je n’y serais jamais allée. Je lui avais demandé quel était le programme précis de la journée, mais elle n’avait pas voulu me dire. Elle m’avait répondu « viens, tu verras ». Je me souviens que mon corps a très très mal supporté ce forçage énergétique. J’ai été malade toute la semaine suivante, couchée au lit. Avec de la fièvre. Et je me souviens dans la brume de la fièvre avoir ressenti des brûlures au niveau de chaque chakra, à peu près 2 jours par chakra, en montant le long du corps. Ce n’est qu’après coup que j’ai fait le rapprochement. Et bien plus tard que j’ai compris le danger que cela représentait. C’est totalement irresponsable de faire ça ! Si nos chakras ne fonctionnent pas pleinement, il y a une raison. Pourquoi forcer l’ouverture comme ça ? Avec le recul je trouve ça stupide, vraiment stupide et dangereux… Irresponsable surtout. Je ne comprends pas comment on peut prôner ça…

Pour aller vite à gagner de la « puissance spirituelle ». Tu doutais certes de l’efficacité de leurs méthodes, mais il n’empêche que cela brassait beaucoup d’énergie en effet. A bon ou mauvais escient, c’est autre chose.

Et c’est depuis ça, que je sens que mon corps physique rame à intégrer les énergies, toujours, souvent. Cela m’a parfois causé de forts désagréments, cela m’a souvent rendue malade aussi… Je ne pensais pas que la bénédiction mondiale de l’utérus serait aussi lourde à porter par mon corps…

Pourtant cela t’a déjà fait cet effet, même si tu n’avais pas fait le rapprochement. Cela fait vraiment beaucoup d’énergie à intégrer dans tes propres corps. Une sorte de « digestion », si tu veux, pour t’approprier ces énergies et les faire tiennes. Une digestion fatigante, qui t’occupe une bonne partie de la nuit et à tout moment de repos, et qui empêche ton corps physique de se reposer et de se ressourcer normalement. D’où la fatigue physique.

Comment je peux améliorer ce processus pour moins souffrir de ses effets ? Comment je peux aider mon corps physique ?

En accompagnant consciemment le mouvement. En prenant soin de ton corps physique et lui offrant beaucoup de repos. En prenant de courts temps de méditation fréquents où tu déconnectes ton cerveau pour laisser l’intégration s’étaler dans la journée. En méditant et visualisant l’intégration de ces énergies aux tiennes. En demandant à la terre d’absorber les énergies excédentes dont tu n’as pas besoin. Tu es saturée.

Je ne savais même pas que cela était possible…

Une coupe ne peut contenir plus que la taille qu’elle a. C’est pareil avec les énergies, même si tu peux travailler pour agrandir ta coupe car rien n’est figé. Elle ne peut cependant pas doubler de volume d’un coup sur demande. A moins d’être appuyée par d’autres entités.

Je vois que pour Sylvie, il y a plein de choses qui sont gérées par ses guides au niveau des énergies.

C’est de moins en moins vrai. Mais c’est vrai qu’elle est beaucoup soutenue de ce côté-là, c’est lié à sa reliance.

C’est tout ? Alors le fait d’être reliée au Milieu c’est « démerde-toi toute seule » ? Je ne comprends même pas comment on peut recevoir « trop d’énergie », ça me dépasse. L’eau ne coule-t-elle pas en dehors de la coupe quand elle est déjà pleine ?

C’est plus compliqué que ça, quand on t’envoie des énergies spécifiquement à toi, on les « marque », elle prenne « ta signature » pour t’atteindre toi et personne d’autre. Elles doivent donc te traverser avant de pouvoir être redirigées.

Mais je croyais que l’âme ne prenait que ce dont elle avait besoin. C’est ce qu’on m’a « enseigné ».

Comme on t’a enseigné que le forçage énergétique n’était pas quelque chose de mauvais ou à éviter. Ce avec quoi tu n’es pas du tout d’accord. Mais force est de constater que tu l’as vécu. Tu ne serais pas la même personne aujourd’hui sans ça. Et cela explique pourquoi tu perçois des choses sans être capables de les identifier et de les discerner. Parce que tu n’as pas appris progressivement à manier cette sensibilité au fur et à mesure que tu t’ouvrais à elle, comme a pu le faire Sylvie. Comme si on t’avait donné un jouet très complexe, sans aucune notice d’utilisation, plutôt que de te le laisser construire au fur et à mesure en ajoutant chaque fonctionnalité en même temps que tu l’apprenais.

Comment cela a-t-il été possible ? Pourquoi ?

Parce que ton âme a demandé en s’incarnant à avoir un moyen de pression fort et efficace pour percer à travers ta personnalité très forte et rigide. Il fallait bien ça pour pouvoir « t’ouvrir les oreilles » et nous permettre de t’aider et de te guider.

Alors c’est pour ça que je suis capable d’échanger avec vous ? Moi, tout ce que je sais, c’est que quand je suis venue pour cette formation, c’est parce que je percevais des choses qui me gênaient. Des âmes errantes, des entités, des choses chez les autres, sans être capable de gérer le moins du monde. C’est ça qui m’a poussé à faire ce stage d’énergétique, parce que la formatrice m’avait dit que j’arrêterais de sentir les morts après. Il s’était avéré que j’avais mon 3ème œil complètement ouvert et sur actif par rapport aux autres, ce qui expliquaient mes perceptions.

Et que ce serait-il passé si tu n’avais pas fait ce stage ?

Je ne sais pas… J’étais très flippée et effrayée, je ne comprenais pas grand-chose et je ne connaissais pas d’autres personnes vivant ça. Je pense que j’aurais dû apprendre à vivre avec, à me protéger des entités du bas astral que je ressentais, à faire passer les défunts que je croisais. Peut-être, peut-être pas, qui sait ? En tout cas, ce que je sais, ce qu’effectivement, après la formation je ne percevais plus tout ça. Pendant un temps du moins. Mais mon corps s’est mis à être sensible aux énergies des lieux, des gens, à être malade quand les énergies étaient fortes. Je suis tombée de haut quand je me suis rendue compte que les autres praticiens de cette formation utilisaient les énergies de leurs élèves pour certains travaux « pour le bien de tous ». Je pensais que c’était les énergies du moment (lune, alignement de planètes, etc…) qui me vidaient, mais en fait non. Là j’ai vraiment déchanté, et j’ai décidé de claquer la porte. De couper tout lien énergétique, de ne plus utiliser les pratiques et techniques de soin, plus rien de ce qui pouvait me rattacher à l’égrégore de cette formation. [Pour la définition d’un égrégore, je vous propose ce lien ]

Je ne saurai dire finalement si c’est une secte ou pas. C’est vrai que l’on ne vous demande aucun argent, mais pas contre on se sert de vos énergies pour nourrir le travail de certains… Alors non, hors de question d’y participer une fois que j’ai compris ça. Je ne suis pas du tout d’accord avec ce fonctionnement. Ni avec l’idée d’un maître qui même décédé dicte des ordres et des façons de faire. En plus, je trouve que certaines personnes y sont complètement engluées dans leur égo de « je suis une énergéticienne qui fait le bien et donne de nombreux soins » ou « je suis lumière et évoluée ». A n’être que lumière de cette façon-là, sans travailler sur ses ombres propres, ses défauts etc, on s’aveugle soi-même… Enfin, c’est ma façon de voir. Ce n’est pas le chemin qui me correspond à moi, tant mieux s’il correspond à d’autre, chacun est libre de vivre et d’expérimenter ce qu’il souhaite.

C’est pour ça que je suis maintenant prudente avec les techniques de soin, les « écoles énergétiques » qui existent etc.  Je veux garder mon indépendance et mon autonomie. Ce qui me plait bien avec les Moon Mothers, c’est qu’on est totalement libre de faire ou ne pas faire, recevoir ou ne pas recevoir. Je sens que cela me travaille quand je fais les méditations et les soins, mais le reste du temps, je suis tranquille. Je ne sers pas de réservoir énergétique.

Pourtant t’es-tu déjà posé la question de savoir d’où vient toute cette énergie qui est transmise lors des bénédictions mondiales ?

Je sais que les Moon Mothers peuvent choisir d’aider à canaliser ces énergies, mais c’est volontaire. Pour ma part, je préfère recevoir qu’émettre parce que je ne m’en sens pas la force physique pour l’instant. Je me pose plutôt la question de savoir « de qui » elle a reçu ses connaissances et ces techniques de soin. C’est plutôt ça qui m’intrigue, elle n’en parle pas du tout, elle ne parle pas du tout d’elle en fait. Elle cherche juste à transmettre encore et encore, pour étendre la toile.

De toute façon, je ne me fais pas d’illusions. Comme les autres écoles, celle-ci a créé et sollicite son propre égrégore, nourrie de toutes les femmes qui y participent. Alors évidement un égrégore est ce qu’on y met. Ici la volonté est d’apporter la guérison du féminin, de l’amour et un réveil des énergies féminines, des prises de conscience. L’objectif est aussi de pouvoir connecter les femmes du monde entre elles, pour qu’elles ressentent cette force de la sororité et qu’elles se transmettent la sagesse ancestrale des femmes. En soi, c’est un égrégore qui me convient pour l’instant, mais duquel je n’hésiterais pas à me détacher si je sens qu’il ne me correspond plus. Parce que certes il a une vocation à apporter la guérison et l’évolution, mais il brasse…

Et pourquoi m’avez-vous amené à parler de ça ?

Pour que tu comprennes que tout groupe, toute école crée son propre égrégore, conscient ou non. Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, du moment que tu es consciente de ton lien à celui-ci et que tu choisis de te laisser ou non affecter par lui.

Alors je pourrais choisir de ne pas être affectée comme je le suis en ce moment ?

Seulement si tu renonces à recevoir ces énergies de guérison et à la transformation qu’elles sont censées t’apporter.

Tout a un prix, hein ?

Oui et toute énergie vient de quelque part. Mieux vaut savoir d’où précisément.

Peut-on considérer que l’énergie lunaire vient de la Déesse ?

Peut-on considérer que l’énergie solaire vient de Dieu ? Après tout, la première « école » que tu fréquentais se servait bien d’elle pour capter l’énergie et la redistribuer sous forme de soin. Est-ce bien différent d’utiliser l’énergie lunaire ? En quoi et pourquoi ?

Je ne sais pas. Dans le deuxième cas, on demande explicitement au divin de nous transmettre cette énergie pour la canaliser vers la personne recevant le soin. Alors que dans le premier cas, on ne formulait pas une telle demande de façon précise, et finalement je me demande si on ne piochait pas plutôt dans les énergies environnantes ?

Où veux-tu en venir ? Je commence à fatiguer. J’ai perdu le fil…

26 mai 2016