Se sentir soutenue

Artiste : Weewill

Cela m’a fait bizarre de retomber sur de vieilles lettres et mot échangés avec mes copines de collège et de lycée. Pas si surprenant, étant donné que je trie mes affaires d’adolescente laissées chez mes parents dans la chambre d’ado que j’ai quitté. Et j’ai un sacré rangement et ménage à faire. C’est fou ce que l’on peut accumuler avec le temps, et encore je ne parle même pas des personnes « qui gardent tout », dont c’est malheureusement mon cas. J’imagine que le parallèle émotionnel et énergétique est plutôt vrai. Il est certain que je suis du type éponge, et que j’ai du mal à me délester du passé et de ses blessures. Je me demande quel processus subtil est mis en branle dans un tel chantier physique…

Tout dépend de ton intention.

Et bien… Il est vrai que je n’avais pas formulé d’intention précise jusqu’à maintenant. Mais c’est simple. Je veux me délester des énergies et objets de mon passé qui ne me sont plus utiles. Je veux créer de l’espace pour y installer mes énergies telles quelles sont devenues, laisser une ouverture aux projets et aux possibles. Je veux me sentir respirer dans ma chambre aussi. Parce que pour l’instant, elle est encore pleine comme un œuf. Et optimiser le rangement, en imbriquant tout, je ne suis pas sûre que cela me satisfasse.

Tu as fait des progrès. Tu arrives maintenant à jeter ou à donner. A te poser la question « vais-je honnêtement reporter ce vêtement ? » Mieux encore « ai-je envie de reporter ce vêtement ? ».

Oui, je me suis rendue compte qu’il y a certains fringues que j’avais gardés depuis plus de 10 ans en me disant « et si jamais un jour, j’avais envie de les reporter ? ». La vérité c’est que, pour la majorité, ce n’est pas le cas. Pour quelques rares pièces, toutefois, il y a exception. Vu que j’ai arrêté de porter du noir, je peux remettre quelques vêtements.

Et c’était déjà tes préférés à l’époque.

Oui, c’est vrai. D’ailleurs, je suis dégouté, mon T-shirt préféré est trop petit, parce qu’entre temps, j’ai pris de la poitrine. Mais j’adorais ce motif rétro. D’ailleurs j’ai gardé le tissu pour tenter de faire quelque chose avec. Dire que je rentre de nouveau dans certains hauts que je portais à 13 ans… J’hésite entre trouver cela flippant et m’ébahir de ma nouvelle minceur !

Tu as perdu quelques kilos.

Oui, sans « rien faire ». Enfin, « à part » arrêter le lactose. Je suis revenue à un poids idéal, je dirais. Celui au début de mes études, avant que je ne commence à passer toutes mes frustrations sur la nourriture, ou bien à me récompenser pour mes efforts d’étudiantes… Je me trouve bien comme ça, mais je me demande si ce poids, enfin cette minceur va se maintenir. J’aimerais vraiment. Perdre des cuisses sans perdre des seins, c’est un miracle !

Peut-être est-ce aussi lié à ton changement de traitement hormonal.

Peut-être… Je ne m’explique pas trop cette fonte. Parce que je mange peut être un peu moins gras, mais pas tant que ça. Les graisses animales (beurre, fromage) ont été remplacées par des graisses végétales, mais j’en mange encore une certaine quantité. Mais bon, autant à la Réunion, cela allait. Autant depuis mon retour de métropole, il va falloir que je revois mes menus, que je cherche des recettes et que je trouve comment manger plus de fruits et de légumes de saison. Ça c’était plus facile là-bas. Et j’en ai déjà marre de ne manger presque que des pommes, même si je sais que c’est la saison qui veut ça, il est encore tôt pour le reste… En tout cas, j’ai faim, j’ai le sentiment de ne pas manger assez « solide ». Mais en même temps, je n’ai pas envie de cuisiner. Et sans envie, c’est galère…

Qu’est-ce qui pourrait te faire plaisir ?

Un super plateau de fruits frais en tout genre ? De la mangue fraiche ? Oh non, je sais !!! Des supers avocats de la Réunion, c’est la pleine saison là-bas et c’est une tuerie. Ici avocats et bananes sont bien fades. Je le savais en rentrant. Je savais que ça serait comme ça, mais j’ai du mal à rebondir, à remplacer les aliments, à me motiver pour aller faire des courses et cuisiner.

Tu devrais aller au marché avec ta mère ce samedi, cela te donnerait des idées sur les fruits et légumes de saisons. Et de là tu pourrais chercher des recettes adaptées.

Ouais, c’est une bonne idée… Même si cela ne me motive pas plus que ça. J’ai du mal à cuisiner chez mes parents. Je ne sais pas pourquoi, j’ai besoin de me sentir « chez moi ». Et ce n’est pas « au calme », parce que la journée, ils travaillent. Mais j’aime utiliser mes ustensiles de cuisines, mes ingrédients, avoir mes placards. Et même si j’ai négocié de récupérer un peu de place pour ranger mes affaires, je suis bien loin d’avoir l’espace que j’avais à la Réunion. Je suis limitée pour ranger mes ingrédients, donc pour les acheter. D’autant plus que comme j’ai un régime sans gluten et sans lactose, je dois utiliser un certain nombre de choses spécifiques.

Mes parents ne semblent pas du tout être prêts à s’adapter à ce genre de régime. Je ne leur en veux pas, si ma santé ne l’exigeait pas, je n’aurais jamais arrêté moi aussi. Mais ce n’est pas forcément évident tous les jours de les voir manger « normalement », ou encore de voir que ma mère a peur de tester des recettes sans gluten communes (même si je l’aide à cuisiner).

Alors je peux cuisiner pour moi-même. Mais ils vont forcément avoir envie de gouter et donc je vais partager. Sauf qu’eux, ils ne pourront jamais partager leurs plats, et cela va me frustrer… Échanges dans un seul sens…

Mais les échanges ne se limitent pas uniquement aux plats cuisinés.

Non je sais… Pourquoi est-ce que je me sens blessée qu’ils ne veuillent pas faire d’efforts pour cuisiner sans gluten et sans lactose ?

Ils en font à leur manière…

Pourquoi suis-je frustrée qu’ils ne se sentent pas concernés ?

Parce que tu as envie de te sentir soutenue au quotidien.

Pourquoi ai-je ces attentes auprès d’eux ?

C’est humain d’avoir des attentes.

Mais qu’est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que tu attends de l’extérieur ce que tu dois t’offrir de l’intérieur. Tu ne te sens pas soutenue par rapport à ton régime alimentaire et par rapport à la maladie. Pourquoi ? Pourquoi faudrait-il que ce soutien vienne de l’extérieur ? Ne peux-tu pas te l’offrir toi-même ?

Comment peux-tu te l’offrir toi-même ? Que faudrait-il que tu fasses pour te sentir soutenue de l’intérieur ? Que ne fais-tu pas qui ferait que tu te sentes prise en considération, par toi-même, à travers tes actes ? Réfléchis-y.

Alors oui, cela demande des efforts. Cela demande que tu te bouges et que tu agisses pour ton propre bien être, plutôt que d’attendre que cela vienne de l’extérieur. Les gens préfèrent attendre passivement, parce que cela est moins fatiguant, c’est moins de responsabilités également. Mais pourtant, tu es la mieux placée pour satisfaire tes propres besoins. Réfléchis-y.

Fais la liste des actions « pour me sentir soutenue face à la maladie ». Qu’attendrais-tu de la part d’une personne extérieure ? Que peux-tu faire par toi-même ?

Réalise également une liste d’actions « pour me sentir soutenue dans mon régime sans gluten et sans lactose ». Ecris cette liste comme si c’est ce que tu attendais des autres, de tes parents, de tes amis. Apprends à discerner les attentes que tu as, et derrière décrypter les besoins réels, afin d’apprendre à les satisfaire par toi-même.

Ok, merci des conseils. Mais là tout de suite, cela n’apaise pas ma tristesse.

Accueille là. Tu as le droit de te sentir triste, parce que tu te sens seule face à la maladie et ses conséquences. Alors même que tu es rentrée au sein de ta famille. Tu espérais que ce serait différent. Mais chacun donne ce qu’il peut, et tes parents sont occupés par ailleurs à gérer leur travail et leur propre santé. L’autonomie c’est apprendre à satisfaire ces propres besoins, même si tu vis en communauté. L’un n’empêche pas l’autre. Quand vous vivez seuls, vous êtes obligés d’apprendre à le faire. Pourtant, c’est tout aussi important de savoir le faire en communauté.

Oui… Merci.

3 mai 2017

Publicités

Incompatibilité physique

Artiste : Picolo-kun
Artiste : Picolo-kun

Ce matin, je me suis encore réveillée d’une terrible mauvaise humeur. Pas envie de me lever, pas envie de faire quoi que ce soit, alors que la liste de chose à faire pour mon déménagement est longue comme mon bras. Des tas de choses à faire, mais pas l’envie, pas la force. Pas concernée, comme si après tout, tous ces détails n’avaient aucune importance en comparaison de la façon dont je me sentais à l’intérieur.

Cette nuit, j’ai encore rêvé de mon ex. Ou plutôt cauchemardé. J’étais avec mes parents à une librairie, où son nouveau livre était sorti. Mes parents voulaient l’acheter, ils voyaient qu’il y avait une séance de dédicace de l’auteur, et voulait y rester car ils l’aimaient bien. Moi je ne voulais pas le voir, mais je ne pouvais m’empêcher de les rejoindre dans la ligne d’attente à l’approche de leur tour. Je voulais le voir… Et là, je sentais la présence de sa nouvelle compagne avec lui, derrière lui, les mains sur ses épaules. Mais ma vue s’estompait dans la lumière et mon ouïe aussi, comme un vertige. C’est comme si mon esprit était incapable de supporter sa vue, je l’entendais, lui, dire son nom « Emilie… », mais je ne pouvais ni voir, ni entendre cette femme, seulement sentir sa présence. Et moi j’étais là figée, le regard caché derrière mes lunettes de soleil, désarçonnée. J’étais incapable de parler, il ne me reconnaissait pas, et me traitait comme une inconnue.

C’était terrible comme rêve… Alors que je me pose la question de savoir s’il pense encore à moi, s’il est en couple, s’il est réellement passé autre chose, mon rêve vient me montrer que oui. Et que pire, je suis incapable de voir et de supporter cette situation. Incapable de le voir avec une autre femme, comme si j’étais une étrangère et que je n’avais jamais existé.

Et je comprends maintenant comment je me suis sentie au réveil. Exactement comme après la rupture, dans les mêmes énergies… Lui d’office est passé à autre chose, il me l’avait dit lui-même 3 mois après, mais je ne le croyais pas. Pourtant les messages sont clairs, c’est bien le cas. Il est passé à autre chose.

Pourquoi pas moi ? Pourquoi est-ce que je n’y arrive pas ? Pourquoi est-ce que je tourne toute seule en rond dans mon coin ? Incapable de passer à autre chose ? Incapable de me projeter dans une autre relation ? Je sais bien que je ne peux pas rencontrer quelqu’un avec qui cela marchera vraiment, si j’ai toujours dans mon cœur l’espoir de me remettre avec lui. C’est impossible, c’est comme si mon cœur était déjà pris. C’est évident que je ne suis pas disponible pour rencontrer quelqu’un dans ces conditions-là. Je n’en ai même pas envie…

Mais pourquoi est-ce que je n’arrive pas à renoncer à ce putain d’espoir ? Pourquoi est-ce qu’il revient encore et encore ? Pourquoi est-ce qu’il ressort toujours dans mes moments de faiblesse et de doutes alors que je pensais avoir lâcher prise ?

J’ai envie de hurler de rage tellement cela me désespère ! Et je le déteste pour avoir une telle emprise sur moi. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à faire ce foutu deuil de notre couple ? Pourquoi est-ce que j’ai toujours cet espoir complètement absurde ?

Parce que tu ne comprends pas pourquoi cela n’est pas possible. Tu ne comprends pas pourquoi, avec une telle compatibilité émotionnelle, intellectuelle et spirituelle votre couple n’a pas marché. Alors même que vous aviez une très forte attirance physique.

Mais justement cette attirance était très forte et ne pouvait pas pleinement se concrétiser. D’où l’incompatibilité au niveau physique. L’article de Sylvie l’explique très bien :

« Le seul cas de figure dangereux que je perçois c’est compatibilité intellectuelle et spirituelle mais pas physique. Parce que les gens tombent amoureux parfois sans comprendre la profondeur ni la réalité des sentiments. Il manque la dimension physique pour pouvoir apprécier la relation et ils ne peuvent pas tomber amoureux de quelqu’un d’autre. Et ils tournent en rond, en rond, en rond… »

Oui, je comprends mieux ça grâce à Sylvie… Mais je ne comprends toujours pas pourquoi on s’est rencontré, pourquoi on a eu cette opportunité d’être en couple, si de base il était impossible que cela marche. Et ne me dites pas que c’est nos âmes qui l’ont décidé ! Parce qu’elles sont masochistes alors !! Pourquoi ? A quoi ça sert, si ce n’est provoquer de la souffrance ?

Sais-tu pourquoi vous étiez incompatibles sur le plan physique ?

Et bien, parce qu’au niveau sexualité, j’opposais de nombreux blocages, en lien avec mon endométriose et ma blessure de viol…

Mais pas que. Tu culpabilises parce que tu penses que tu es responsable de votre incompatibilité physique, à cause de vos problèmes de sexualité.

Pourtant, il n’y avait pas que des problèmes… Il y avait aussi des moments magiques…

Imaginons que tu ais résolu tous tes blocages au niveau de la sexualité. Que tu ais trouvé une solution à tes endométriomes sur tes ligaments utérosacrés et derrière l’entrée du col de l’utérus. Et que tu n’ais plus de douleurs durant les rapports sexuels. Imaginons que tu ais guérie tes blessures psychologiques en lien avec le viol. Imaginons que tu ais été capable de te sentir en pleine sécurité et que la sexualité ne soit plus une problématique. Crois-tu pour autant que vous auriez dépassé votre incompatibilité physique ?

En réalité, non. Le problème vient des deux côtés. Toi tu as des blocages au niveau de la sexualité. Lui en a au niveau de l’alimentation. Cela serait resté et cela t’aurait frustrée toi aussi. Quelqu’un qui ne cuisine jamais, qui ne mange que des plats surgelés et des plats tout prêts. Quelqu’un qui n’aime pas les légumes et pas les fruits. Qui mange de la viande rouge et de la charcuterie à gogo. Quelqu’un qui ne prend aucun soin de son alimentation. Alors que toi tu viens de découvrir que tu es intolérante au gluten et au lactose. Crois-tu que vos modes d’alimentation auraient été compatibles ?

Non… J’avais en partie identifié le problème, et j’avais essayé de le soulever… Il a fait quelques efforts. Mais globalement, les excuses portaient sur ses soucis de santé dans sa jeunesse et sur ses problèmes de dentition. Il n’avait pas envie de changer sa façon de fonctionner. A moins que ce soit moi qui cuisine tout, qui cherche les recettes, les prépare et lui fasse gouter…

Exactement comme toi tu n’avais pas envie de faire des efforts volontaires pour aller vers lui sur le plan de la sexualité. Tu le laissais venir à toi et faire les efforts pour te faire apprécier ce domaine. Deux blessures miroirs et deux comportements identiques. La sexualité d’un côté, la nourriture de l’autre. Les deux plateaux d’une même balance dans l’équilibre que constitue l’incarnation dans un corps physique.

Toi tu compensais tes lacunes au niveau sexuel dans l’alimentation. Et lui ses lacunes alimentaires dans la sexualité. Tu en as pris conscience après coup, grâce à Sylvie et un de ses articles. Mais sur le moment, tu n’en avais pas fait grand cas dans ton couple. Une fois, tu t’es sentie vraiment fatiguée, énervée et découragée d’être la seule à faire des efforts pour votre alimentation commune. Tu as piqué une crise, tu lui as demandé s’il pouvait faire un effort, au moins montrer de la bonne volonté. Tu lui as expliqué que tu avais envie de partager ce plaisir ensemble. Il a fait un effort, mais c’est rester pour lui quelque chose d’assez superficiel. Il n’a jamais pris cette problématique aussi au sérieux que celle de votre sexualité, pour laquelle là il a été près à déployer des efforts également.

Mais toi non plus, tu n’as pas pris au sérieux cette problématique. Crois-tu qu’elle se serait résolue d’elle-même ? Crois-tu qu’au jour d’aujourd’hui tu ne serais pas frustrée de manger avec lui ?

Si, c’est vrai. Même si les problèmes en lien avec la sexualité étaient résolus, je ne serais pas épanouie sur ce point-là, et je suppose qu’avec le temps, cela me frustrerait encore plus. Je préfèrerais de loin que mon compagnon soit à la fois un bon amant et à la fois un bon cuisinier, capable de s’adapter à mes contraintes alimentaire, sans en être malheureux lui-même.

Et en disant ça, l’image d’une de tes connaissances te vient en tête.

Oui… Je sais qu’il est les deux à fois, que nous avons une bonne compatibilité intellectuelle, à priori physique. Quant à la compatibilité spirituelle… Je peux discuter avec lui de spiritualité, dans certaines mesures, mais il n’a pas conscience et n’a pas foi en la Source.

Malgré qu’il la cherche inconsciemment. De toute façon, le temps n’est pas à te projeter dans un nouveau couple. Laisse faire ce qui doit se faire. Laisse votre amitié se développer à nouveau. La vie est pleine de surprises, et tu ne sais pas ce qui t’attend. Peut-être que si tu n’arrives pas à lâcher prise sur ton espoir d’être en couple avec ton ex-compagnon, c’est parce que tu n’es pas capable de placer ton espoir dans la vie et les surprises qu’elle peut t’amener.

Pourtant, Sylvie et ses guides ont raison « ce qui est pour toi est pour toi ». Et ton ex-compagnon n’est plus pour toi. Il n’est plus ce dont tu as besoin au sein d’un couple. Est-ce plus facile à comprendre de cette façon ? Auras-tu ainsi moins de regret à tourner la page ?

Ça je ne sais pas, mais oui… je comprends mieux que je ne suis pas la seule responsable de notre incompatibilité physique… Et qu’elle n’est pas prête d’évoluer rapidement dans cette vie… Peut-être pas non plus dans les prochaines.

Ainsi, tu devrais travailler à gagner de la maturité spirituelle, pas pour le retrouver lui, mais pour toi-même. Pour être capable de comprendre ce qui te correspond, ce dont tu as besoin, et d’être capable de reconnaitre le moment venu la rencontre qui te rendra vraiment heureuse. Même si le bonheur est avant tout une question de vision intérieure et ne nécessite pas d’être en couple.

C’est pourquoi, ce soir, tu devrais simplement savourer un de tes cheesecakes sans gluten et sans lactose, en regardant un bon film. Le bonheur c’est aussi savoir prendre soin de soi. Et apprendre à apprécier les efforts que l’on fait pour soi-même.

Merci.

1 mars 2017

Artiste :
Artiste : Picolo-kun

Prends le temps

Artiste :
Artiste : Joodlez

Je me sens fatiguée ce soir, mais pas d’une fatigue physique. Comme si mes énergies étaient basses. J’ai fait plusieurs rêves assez confus cette nuit qui m’ont perturbée par leur étrangeté, et encore une fois je suis loin de les avoir compris… Je me sens surtout oppressée au niveau du plexus solaire.

C’est la reconnexion avec tes peurs. Tu y es beaucoup plus sensible maintenant que tu as accepté de les accueillir, plutôt que de les ignorer.

Mais je ne pensais pas que la sensation serait si physique… Je ne pensais pas non plus qu’elle durerait si longtemps après ce travail en voyage chamanique.

Parce que l’intégration se fait de façon progressive, elle descend de tes corps les plus subtils aux corps les plus denses, pour finir par t’impacter pleinement au niveau physique. Tu ne devrais pas lutter contre. Tu devrais suivre le flot, ce n’est pas grave si tu n’écris pas pendant quelques jours. Contente-toi de prendre soin de toi et de te faire plaisir. D’amener de la lumière et du bien-être face à ces lourdeurs que tu accueilles. Ton corps les digérera progressivement et tes énergies se mettront à remonter toutes seules, tu verras. Sois patiente, laisse-toi un peu de temps. Tu n’es pas pressée.

Ok… Mais j’aimerai bien surtout comprendre les messages de mon corps en attendant. Je sens que mes intestins ont du mal… J’ai bien compris que je suis intolérante au gluten et au lactose, mais il n’existe pas de traitement contre l’endométriose sans lactose. Alors j’en essaye un nouveau, pour voir s’il passe mieux que le précédent. Parce qu’évidemment, il n’y a pas les dosages en lactose sur les notices, histoire de choisir le moins pire. Il faut évaluer au pif.

Et au pendule aussi. Cela t’a permis d’écarter certains traitements.

Oui, mais je n’arrive pas pour autant à déterminer le traitement optimal…

Celui que tu prends aujourd’hui suffira pour l’instant.

Mais pas dans la durée. C’est bizarre ça. Pourquoi je pourrais le supporter 50 jours environ et pas plus longtemps ?

Parce qu’il n’a pas vocation à être pris dans la durée dans ton cas. D’ici là, tu auras trouvé une autre alternative. Fais confiance à la vie pour te guider.

Bon, on verra alors… Est-ce que je devrais diviser la prise en deux dans la journée ? J’ai vu que les cachets de celui-ci pouvait être coupé en deux. Est-ce qu’en étalant dans le temps, l’assimilation du lactose présent sera plus facile ?

Pas forcément. Cela dépend surtout de ce que tu manges à côté, et qui favoriserait la digestion ou pas.

Alors ce serait quoi la solution optimale ?

Un repas léger avec ton médicament, quelque chose qui n’accapare pas ton foie et le laisse disponible pour gérer ton traitement.

Bon alors plutôt le soir…

Pas de friture, pas de choses grasses. Préfère des fruits et des légumes. Evidemment pas de lactose au cours de ce repas-là, et encore moins de gluten à moins de plomber ta digestion.

De toute façon, le gluten c’est fini pour moi, je n’en prends plus. Même en « extra » durant les repas partage. Le sans lactose, en revanche c’est plus difficile…

C’est pourquoi tu as très envie de te cuisiner un cheesecake sans lactose et sans gluten. Pour te prouver que tu peux quand même satisfaire tes envies.

Oui, c’est prévu demain.

Alors je te dis bonne nuit.

Merci.

28 février 2017

 

Banana cake [sans gluten sans lactose]

Auteur : Les Rêves de Celia
Auteur : Les Rêves de Celia

Ingrédients :

  • 3 bananes bien mûres
  • 150 g de farine de riz
  • 100 g de farine de maïs
  • 200 g de sucre de canne
  • 50 g de miel
  • 1 oeuf
  • 110 g de margarine végétale
  • 80 ml de lait d’amande
  • 1 c. à c. de poudre de cannelle
  • 1 c. à s. de levure sans gluten
  • 1 pincée de sel

 

Préparation :

  1. Préchauffer le four à 180 °C.
  2. Mélanger les farines, la cannelle, le sel et la levure tamisée dans un récipient à part.
  3. Dans un grand saladier, faire fondre doucement la margarine (15 sec au micro-ondes).
  4. Ajouter à la margarine le sucre et le miel. Bien battre jusqu’à obtenir un mélange crémeux.
  5. Bien écrasez les bananes en purée et les ajouter au mélange.
  6. Incorporez l’œuf et le lait en mélangeant bien.
  7. Ajouter progressivement le mélange de farines.
  8. Graisser un moule à cake et le remplir.
  9. Cuire 1h à 180°C, avec la ventilation activée. Le gâteau est bien cuit quand la croute est dorée et qu’une lame de couteau ressort propre.

Source de la recette de base : https://charlotteindia.com/2013/10/20/banana-bread-gateau-banane-gluten-and-dairy-free-sans-gluten-sans-lait/

 

Mes astuces :

  • Je conseille de mettre 1 seule cuillère à café de cannelle (plutôt que 2 comme dans la recette de base) car le goût de la banane était masqué par la cannelle dans le mien. Si vous n’aimez pas la cannelle, n’hésitez pas à remplacer par de l’extrait de vanille ou autre chose.
  • Écraser bien les bananes en une purée assez homogène. J’ai eu envie d’avoir des morceaux de banane à sentir sous la dent dans le gâteau et j’avais laissé 1 banane en petit morceaux. Le problème est que ces morceaux contiennent plus d’eau que le reste de la préparation et du coup le gâteau n’a pas cuit de façon homogène : la pâte autour des morceaux n’est pas tout à fait assez cuite, mais si j’avais laissé le gâteau plus longtemps au four il aurait perdu de son moelleux et aurait été trop sec.
  • Démouler à chaud en faisant bien attention, car le cake est alors friable. Laisser refroidir avant de déguster, le gâteau se tiendra mieux et le goût de la banane se ressentira mieux.
  • Si vous avez un mini four, laisser votre gâteau cuire 10 min de plus.