Trouver sa voix

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Je ne sais même pas par où commencer tellement c’est le bazar dans ma tête.  Au message reçu par Sylvie « On me dit de te rappeler que la foi est une flamme qui s’entretient et qui part de la foi en soi avant toute chose », je me sens profondément découragée. Pourquoi ?

Pourquoi certains jours, la foi en la vie semble couler de source et j’arrive à ressentir une forme de sérénité ? Et pourquoi d’autres jours, je ne sais même plus ce que veut dire le mot « foi » ? Et encore moins comment m’y connecter et raviver cette flamme ? Comme si je n’en avais plus la force, tellement je me sens parfois fatiguée et découragée. Comme si ce mot s’était vidé de son sens, à force d’errer dans cette nuit de l’âme et ce brouillard sans fin. Comme si l’absence d’amélioration face à la maladie malgré mes efforts l’avait vidé de sa substance.

Comment faire face quand on est submergé par un raz de marée de souffrance, de fatigue, de désespoir et de doutes ? Où trouver la matière pour entretenir cette flamme quand tout s’est écroulé autour de soi ? La perte de repères physiques, la perte d’un partenaire, la dégradation de ma santé, l’arrêt de ma vie professionnelle, l’altération de mon cercle social ?

J’imagine que la mort de tout ce que l’on croit connaitre,  de tout ce que l’on croit désirer, n’est là que pour mieux nous aider à renaitre à nous-même, nous pousser à l’introspection pour apprendre à vraiment se connaitre, et à ainsi mieux pouvoir suivre la voix de son âme.

Mais où est la mienne ? Pourquoi je ne l’entends plus ? Elle s’est soudain tût et je me retrouve dans un silence assourdissant, où seuls mes acouphènes me tiennent compagnie. Ne plus entendre la voix de ses guides quand on se sent plus perdue que jamais est difficile. Sentiments d’abandon, de douleur et d’incompréhension face aux appels à l’aide qui semblent rester sans réponse.

Comment prendre du recul sur ce que l’on vit lorsque l’on est constamment submergé de vagues émotionnelles douloureuses ? De tristesse, de solitude, de peurs et de doutes ? L’esprit cherche à rationaliser, à comprendre. Pourquoi ? D’où cela vient ? Quels sont les déclencheurs ? Mémoires émotionnelles qui remontent ? Travail d’épuration de la Kundalini ? Ou que sais-je d’autre ? Et pourquoi pourquoi pourquoi pourquoi pourquoi ? Comme s’il fallait que tout ait un sens pour supporter cette souffrance, une finalité, un objectif « ainsi je n’aurais pas vécu ça en vain ». Qui supporterait de vivre de la souffrance gratuite sans aucune utilité ?

Mais les émotions ne peuvent pas se rationaliser, car elles se vivent dans le cœur. Elles émergent et me submergent, peu importe leurs origines et le chemin qu’elles prennent. Elles effacent toute la sagesse et les guidances reçues, toute la patience et la foi en moi. Elles me retournent, et me laissent vidée, dans l’incompréhension, la solitude et le sentiment d’être impuissante. Impuissante à contrôler mon hypersensibilité, mes nuits et rêves agités, mon état de santé totalement aléatoire et fortement impacté par mes nuits.

Comment dans ces conditions trouver le calme et la foi pour prendre des décisions par rapport à mon orientation professionnelle ? Comment avoir le courage et la foi d’imaginer un chemin professionnel dans la relation d’aide à autrui ou la thérapie, quand je ne semble pas capable moi-même de faire face à la maladie, à l’hypersensibilité et surtout à mes propres doutes ?

J’ai une liste de métiers potentiels établie avec la psychologue du travail qui m’accompagne dans la démarche de réorientation demandée auprès de Pôle Emploi. Après de nombreux échanges et questionnaires, il est temps d’appliquer la méthode de « l’entonnoir », resserrer les possibilités pour mettre au point un projet professionnel cohérent, me renseigner sur le métier et les formations.

Mais je regarde cette liste et je me demande où est ma voie. Où est ma voix ? Je me sens comme paralysée, face à l’idée de choisir et de m’engager dans une direction, et ma peur de me tromper ressurgit. Ma peur de mal choisir, de ne pas en être capable, de ne pas réussir. Pourquoi rien ne résonne-t-il comme une évidence ? Pourquoi toutes les options ne me semblent que de longs parcours du combattant, pour lesquels je ne me sens pas prête ? Ma confiance en moi semble s’étioler plus que jamais, les doutes me submerger et la clarté me fuir.

Comment dans ces moments-là peut-on entretenir sa foi en soi-même ? Quel acte concret et quotidien peut-on poser chaque jour pour nourrir cette flamme, quand tout à l’extérieur semble peser pour l’étouffer ?

Parfois, j’aimerais bien que l’on me donne « la bonne réponse ». Peut-être est-ce pour cela que ma guidance s’est tût, c’est à moi de la trouver par moi-même. Personne ne peut choisir à ma place. C’est à la fois un beau cadeau et en même temps une lourde responsabilité. Comment choisir quand je ne sais pas ce que je veux ? Ni ce dont je suis capable ? Ni vers quoi je veux aller concrètement ?

Faire un pas au hasard ? Avoir la foi que je ferais le bon choix quel qu’il soit ? Je sais qu’en vérité, peu importe le chemin, c’est la façon dont on le vit qui importe. « Tous les chemins se valent », il n’y en a pas un bon ni un mauvais, ce ne sont que des expériences. Et comme la vie est évolution, rien n’est jamais figé, on peut changer d’avis, rebondir, évoluer. Alors pourquoi ai-je si peur de me tromper ou de ne pas être capable ? Comment guérit-on ce genre de manque de confiance en soi ?

21 juin 2017

Publicités

La puissance du coeur

Artiste : Serafleur

Je n’ai franchement pas aimé mes rêves de cette nuit… Encore au sujet d’attaques énergétiques. Je me suis réveillée une nouvelle fois de très mauvaise humeur, ne sachant pas comment comprendre ces rêves. Attaques réelles ? Avertissements ? Je déteste ce genre d’énergie collante qui me reste après… Et évidemment, je n’ai pas envie de me pencher dessus, au contraire, mon réflexe premier est plutôt de fuir cette réalité déplaisante et ces informations dont je ne sais pas quoi faire.

C’est vrai, je suis censée en faire quoi ? J’ai revu exactement le même chat que lors de la première attaque dans mes rêves inconscients, qui s’en prenait de nouveau à moi dans mon sommeil, en aspirant quelque chose par mon oreille droite… Dans mon rêve, je me réveillais et le mettais violemment à la porte en le menaçant de mort cette fois-ci s’il recommençait encore une fois…

Et pas un rêve, mais deux. Deux avertissements la même nuit. Dans le second rêve,  une femme prêt de chez moi, venait récupérer des déchets avec mon sang dans mes poubelles, pour s’en servir afin de créer des sorts contre moi, qu’elle enfouissait autour de chez moi. Encore et encore… Je devais les déjouer encore et encore…

Franchement, qu’est-ce que je suis censée faire de telle infos ? Comment je suis censée réagir à de tels avertissements ? Pourquoi ces gens veulent-ils s’en prendre énergétiquement à moi ? Les premiers, je sais, j’en ai déjà parlé avec mes guides. Mais la bonne femme de mon rêve, elle sort d’où ? Pourquoi ? Pourquoi dépenser tant d’énergie à me nuire ? Dans quel but ? C’est stupide, surtout que dans mon rêve, je déjouais toutes ses attaques.  Alors je préviens gentiment. Cela ne sert à rien. Ce n’est pas la peine…

De toute façon, tu as fait ce qu’il fallait concernant le premier type d’attaque.

Oui, je me demandais pourquoi ces rêves venaient juste après le stage chamanique d’initiation à des techniques de soin…

C’est justement parce que tu as fait ce stage que ces rêves sont venus.

Pour que je puisse appliquer certaines techniques… J’ai extrait quelque chose au niveau de mon oreille droite, quelque chose qui était profondément ancré dans mes énergies. Il m’a fallu l’aide d’animaux totems pour l’extraire tellement c’était « attaché ». Je ne suis pas bien sûre de ce que c’était…

De quoi ça avait l’air ?

Une espèce de clochette, un peu comme ce que l’on peut trouver sur certains colliers pour animaux. Ça m’a fait penser à un traceur. Un traceur énergétique.

Qui permet aux personnes de te retrouver n’importe où dans l’astral, et de pénétrer plus facilement dans tes énergies, parce qu’ils y ont un ancrage.

Hum, ce dont nous avions déjà parlé ? C’était vraiment profondément ancré dis donc. J’en ai encore mal à l’oreille.

Mais tu l’as extrais.

On dirait.

Tu ne devrais donc plus avoir à te soucier que ces personnes t’attaquent dans ton sommeil. Cela va être beaucoup plus compliqué d’avoir une prise sur toi, maintenant que tu as retiré leur traceur énergétique.

Mais comment a-t-il été possible d’en implanter un dans mes énergies aussi profondément ?

Cela fait longtemps qu’il a été placé en toi, et entre temps, il a pu développer toutes ces attaches noires que tu as vu, creuser son trou, en se nourrissant en partie de tes énergies sombres refoulées. Voilà pourquoi il s’est si bien maintenu et ancré en toi. Cela n’aurait pas été possible s’il n’avait pas trouvé de « nourriture ».

Cela m’aurait paru un peu fou comme idée avant… Mais…

Il existe de nombreuses réalités énergétiques invisibles à vos yeux normaux. En revanche, en utilisant les techniques que tu as appris ce we, il est possible de les détecter et d’agir dessus. C’est un des rôles des chamanes et des guérisseurs en règle générale. Le tout étant d’apprendre à développer cette capacité de perception ainsi que votre confiance en vous.

Oui… La confiance en soi et ses perceptions, c’est une des choses les plus dures je trouve avec les soins énergétiques. Faire confiance à ses ressentis. Quand je passe en mode « automatique » et que mon corps agit tout seul, guidé par les esprits ça va. C’est fluide, c’est évident. Mais dès qu’il s’agit juste de détection et de confronter des ressentis face à la personne, là tout de suite, c’est plus compliqué. Le mental revient au galop, il veut comprendre, il veut expliquer. Il veut faire des liens entre les perceptions et la réalité physique…

Pendant l’exercice, ma binôme – qui était une inconnue et ne savait rien de mes problèmes de santé – m’a surprise par la pertinence de ces ressentis. Elle a bien vu : mon problème de bassin, mon ovaire gauche stérile, même mon genou…

Et elle t’a aussi dit qu’elle avait senti quelque chose soit au niveau des yeux, soit au niveau de l’oreille droite. Mais tu n’as pas compris sur le coup.

Je pensais que c’était lié à mon hyperacousie. Mais maintenant, je me dis qu’elle a dû ressentir cet implant énergétique. Et je suis assez épatée…

Parfois, vous percevez des choses qui n’ont pas de réalité physique, ou bien qui ne se traduisent pas encore en symptômes physiques. Parce que soit le problème se situe sur un autre plan subtile, soit il n’est pas encore descendu dans les couches du corps physique. C’est là qu’il est le plus difficile de faire confiance à vos ressentis, parce que vous n’avez pas de corrélation à une réalité corporelle, vous n’avez pas de « validation » par la personne.

Hum… Et encore, c’est plus facile face à une personne « ouverte », prête à recevoir. Mais face à une personne réticente ? Qu’est-ce que tu dis ?

Tu ne dis pas forcément, c’est pour ça que lors de la phase d’échange avec la personne, après le soin, il est bien aussi de vous laisser guider par les esprits alliés de la personne, afin de transmettre ce qui est juste, et surtout, ce qui peut être reçu par la personne en fonction de son avancée spirituelle. Aurais-tu accepté que l’on te dise que tu avais un implant énergétique placé en toi pour te tracer dans l’astral ? Si tu n’avais pas fait ce travail d’initiation avec tes guides de l’ombre ?

Non. Et je t’avoue, que même en l’ayant fait, c’est un peu dur à accepter. Cela reste flippant pour la conscience humaine. Il y a tellement de choses qui nous dépassent dans toutes ces réalités énergétiques. Tellement de choses… Je me sens vraiment dépassée parfois. Vraiment perdue aussi, comme une petite coquille de noix perdue au milieu d’un grand océan agité.

Alors tu fuis la réalité dans des mondes de fictions imaginaires ?

Dans ces livres, les héroïnes sont souvent confrontées à des situations irréelles, qui sortent de leur conception du monde. Mais elles arrivent à les accepter, et même à en retirer des bénéfices. Moi, je ne sais pas trop ce que je retire de tout ça… A part me faire balloter par mon âme.

Je veux dire, ce n’est pas comme si je décidais. La majorité de ce que je fais en spirituel est plutôt une conséquence : conséquences de mon hypersensibilité aux énergies, conséquences de mon empathie, conséquences des messages que je reçois en rêve ou par ailleurs, etc… Si j’ignore ce que je ressens, ce qui vient ou ce qui se passe subtilement, je finis par être malade ou me prendre un mur en pleine face. Donc je n’ai pas vraiment l’impression de faire un choix. C’est un peu comme une rivière, si on cherche à lutter contre le courant, on s’épuise, on finit par avoir une crampe et couler, ou bien se cogner contre un rocher. Alors que si on suit le flot, cela coule mieux, on slalome entre les obstacles. Je ne pense pas qu’on décide consciemment de devenir chamane ou guérisseuse. Je pense que c’est « la vie » qui nous y amène. Pourquoi, ça je n’en sais rien. Je me demande bien, moi, où je vais atterrir…

Mais ce que j’aimerais savoir ce soir, c’est pourquoi ce deuxième rêve ? Qu’est-ce que je suis censée faire avec cette information ? J’imagine qu’elle n’est pas venue pour rien, et que je dois agir en conséquence. Mais dans quel sens ?

Ça dépend. Qu’as-tu envie de faire ?

Franchement, je n’en sais rien. Je ne suis pas du genre à contre-attaquer à tout va. Mais je n’aime pas pour autant être embêtée et avoir à supporter ça. Je veux dire, moi j’ai envie d’être tranquille dans mon coin, je ne demande rien à personne. J’imagine que j’aimerais comprendre : pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait à cette personne pour qu’elle veuille s’acharner comme ça sur moi ? Je ne suis même pas sûre de la connaitre, je n’ai pas reconnu ces énergies dans mon rêve.

Parce qu’elle se masque. Sa raison principale est la jalousie.

Je ne suis même pas sûre qu’elle en soit consciente…

Penses-tu vraiment que l’on peut décider de lancer des sorts inconsciemment ?

Et bien, c’était un rêve, donc symbolique. Je sais aussi que certaines personnes ne sont pas conscientes de l’impact énergétique de leurs pensées, émotions et médisances dans le dos des gens. Qui peuvent se manifester inconsciemment dans l’astral.

Mais là, dans ton rêve, l’action était clairement ciblée et voulue, puisque la personne allait même jusqu’à récupérer de ton sang pour chercher à te nuire.

C’est quelqu’un qui me connait, il semblerait. Et cela me met mal à l’aise. Je ne vois pas qui dans mon entourage ferait ce genre de chose.

C’est quelqu’un qui te connait, mais que tu ne connais pas. D’où l’avertissement, car il aurait été difficile pour toi de le percevoir, sans aucun lien réel avec elle.

Bon, en fait, je ne veux pas savoir qui c’est. Je veux juste que la personne se calme. Je veux qu’elle arrête, un point c’est tout. Si pour ça, elle doit se prendre dans la tronche ce qu’elle essaye de m’envoyer et bien tant pis pour elle. Ce n’est pas mon problème. Elle n’a qu’à déployer toute cette énergie à travailler sur elle-même pour progresser.

Pourquoi j’ai cette pensée horrible qui m’a traversé la tête ? Je ne la connais pas, mais elle me connait et elle est jalouse. Le sang, c’est rouge. Rouge comme le symbolisme de l’amour. Ça pourrait être une compagne ou ex-compagne de mon ancien compagnon ? Ou bien mon cerveau part en sucette ?

Cela se pourrait. Ou bien, c’est quelqu’un qui est jaloux de tes « pouvoirs » et de ta puissance spirituelle.

Ouais, franchement, ça, ça me fait rire. A la limite dans 10 ans, je ne dis pas, mais je ne fais qu’à peine commençait mon apprentissage ! Comment être jalouse de quelqu’un qui ne fait que découvrir son potentiel ? C’est comme être jaloux de quelqu’un qui commence à apprendre à lire et écrire, alors qu’il ne maitrise pas encore. Je trouve ça inconcevable.

Pourtant l’égo peut être très fort chez les personnes « évoluées spirituellement ».

Oui, j’en ai eu un rappel ce we, avec une des participantes qui est devenue super agressive à cause de son égo… C’est dur à percevoir quand on est soi-même dedans. Je ne sais pas si elle s’en est rendue compte… Mais avec moi, ça ne passe pas. Hors de question de travailler en binôme avec elle quand elle est comme ça. Même si je la respecte. Je me demande si moi aussi, ça m’arrive d’être comme ça… Et si je ne m’en rends pas compte ?

Nous t’avons déjà dit que nous serions là pour remettre ton égo à ta juste place si cela arrivait. Et les miroirs extérieurs seront là pour te le rappeler. Mais ce n’est pas ce qui tu as ressenti ce we.

Oui, c’est la première fois que je ressentais une humilité aussi profonde. Le guide qui est venu m’accompagner ce we m’a beaucoup ému. Il était tellement simple, humble. Et même si son enseignement porté sur mon propre pouvoir, ma propre capacité d’auto-guidance, je me suis sentie tellement humble, tellement rien dans ce grand tout qu’est la Vie. En réalité, on ne fait vraiment que se laisser guider, lâcher prise et transmettre ce qui ne nous appartient pas. Rien que d’en parler, je sens mon cœur plein d’amour et de gratitude pour ce guide. Il ne m’a même pas donné son nom, comme si cela n’avait pas d’importance, et il est reparti comme il est venu, accompagné de son grand oiseau.

Comment face à cette conscience-là de l’humilité, puis-je concevoir qu’une personne soit jalouse de moi au point de chercher à m’attaquer énergétiquement ? Cela me semble tellement vain. Nous sommes tous une flamme de la Source, nous possédons tous nos propres richesses intérieures. Alors pourquoi aller chercher à voler ou abimer celle de son besoin ? C’est le partage de toutes nos flammes ensembles qui les fait briller encore plus fort et révèlent leur éclat. Pas le combat, pas le fait de chercher à étouffer la flamme de son voisin. « Ce qui est pour soi est pour soi. » « Un temps pour chaque chose, et chaque chose en son temps. »

Cette personne devrait plutôt déployer son énergie à cultiver sa propre flamme, à apprendre à la partager avec autrui pour la faire rayonner. En voyant le trésor qu’elle possède en elle, et la façon dont elle peut le partager, alors elle ne sera plus jalouse. Elle n’aura plus besoin de se comparer à autrui, et de chercher à étouffer leur flamme pour se sentir exister. Il y a tellement de façon de rayonner… Je lui souhaite sincèrement de trouver la sienne, plutôt que de se focaliser sur la mienne.

Alors tu choisis de répondre par la compassion ?

Je ne peux pas répondre par l’agressivité. Ce n’est pas dans ma nature, à moins que cela ne me soit indispensable pour me protéger des attaques. Mais mon rêve m’a bien fait comprendre que je ne suis pas atteinte par ces énergies. Je n’ai pas besoin de l’agresser en retour. En réalité, j’ai de la peine. De la peine que cette personne ressente le besoin de m’attaquer, alors que je ne lui ai jamais fait de mal, et que je ne la connais même pas. Qu’elle manque de confiance en soi cela dénote ? Quelle rage de se faire remarquer cela témoigne ? Cela me rend triste pour elle. Je ne souhaite à personne de se sentir ainsi au fond de soi.

Moi aussi, je manque de confiance en moi, mais cela ne m’a jamais poussé à attaquer ou me moquer d’autrui. Au contraire, cela me pousse à l’humilité. On a toujours quelque chose à apprendre. De la terre, des brins d’herbe, du vent même. De tout ce qui nous entoure. C’est pour ça que souvent je préfère observer que parler. Comment peut-on apprendre et accueillir en soi les enseignements de la vie, si on ne crée pas un espace pour les recevoir en soi ?

Une des premières leçons spirituelles que j’ai reçu, c’est qu’il faut créer un vide en soi pour pouvoir évoluer. Il faut déconstruire, perdre, lâcher ses croyances et ses connaissances, afin de laisser la place au nouveau et à l’évolution. C’est inconfortable, parfois même douloureux. Mais c’est le prix à payer pour créer cet espace d’accueil, qui permettra de recevoir de nouveaux enseignements. En allant à chaque fois un peu plus loin.

Je souhaite à cette personne d’être capable de se remettre en cause, et de déconstruire les croyances qu’elle possède au sujet de la « puissance spirituelle ». Ce n’est qu’alors qu’elle pourra s’ouvrir à sa propre puissance, celle du cœur. Car c’est la puissance du cœur qui permet réellement tout. L’accueil, la perception et la transmutation des énergies. Tout passe par le cœur. Et seule l’ouverture du cœur permet de retrouver notre puissance réelle et immuable.

Je choisis donc la voie du cœur. Car l’amour sincère et la compassion permettent de transmuter toutes les énergies. J’ai confiance en la capacité de mon cœur à me protéger et à transmuter toutes les énergies négatives de ces attaques. Et en mes guides pour m’accompagner dans ce qui est juste pour moi.

Ainsi as-tu parlé, ainsi sera-t-il fait.

Merci.

13 mars 2017

Plan astral

Artiste : source inconnue

Artiste : source inconnue (merci de vous manifester si vous connaissez l’artiste)

Cela a été une sacrée journée. Premier cercle de femmes en co-création, où pour une fois je ne me laissais pas simplement portée en simple participante. C’est bizarre de se retrouver dans la position d’impulser et de proposer. J’ai ressenti beaucoup de brassage, beaucoup d’émotions remontées dans le cercle, qui faisaient également écho aux miennes. J’ai eu envie de pleurer, mais je n’ai pas réussi, ce n’est pas sorti, comme si je n’arrivais pas à me le permettre dans cette position-là.

Comme si aussi, ce qui me pesait sur le cœur était trop lourd et trop gros à accueillir dans ce tout début de cercle à peine formé. J’ai senti que ce n’était pas le lieu. Mais où est le lieu pour déposer ces émotions qui me pèsent ? Où est cet espace ?

Tu peux le créer, dans ton environnement astral protégé. Tu peux choisir un endroit où enterrer ces émotions pesantes, au pied d’un arbre et lui demander de s’en nourrir et de les recycler. Tu pourrais voir des choses y pousser dessus, des choses que tu pourrais te réapproprier sous une autre forme, plus accessible, plus compréhensible.

Il y a tellement de choses que je ne comprends pas en ce moment. Tellement de choses qui ne font aucun sens au niveau de ma conscience humaine. Des choses trop lourdes à accepter, à intégrer, et je me sens découragée et déboussolée.

Cette initiation de l’Ombre est comme un virage inattendu, un tournant à 90° auquel je ne m’attendais pas. Je ne l’ai pas vu venir, je ne m’y suis pas préparée. J’ai l’impression d’avoir changé de paysage et de ne plus m’y retrouver.

Pourtant ton nouveau paysage astral est devenu beaucoup plus agréable ?

Oui. Cet espace brumeux et tout gris a cédé la place à une grande prairie verte. Et c’est fou, depuis que Kalinda le garde, il n’y a plus la moindre entité. Pouf, c’est comme si cet espace s’était vidé d’un seul coup, il est totalement désert maintenant !

Les énergies de Kalinda ont augmenté le niveau vibratoire de ton espace astral et les entités qui s’y trouvaient et qui s’en nourrissaient ne le supportent pas.

Mais comment ça marche au juste ? Maintenant, je ressens ce plan astral comme immense et vide de présence. Mais aussi comme s’il m’appartenait tout entier. Un plan astral ne peut pas m’appartenir ? Ce n’est pas possible ?

Ce n’est pas « un » plan astral. C’est « ton » plan astral. Donc si, il t’appartient tout entier. C’est la zone de projection de tes énergies et de tes intentions. Celle aussi où tu peux laisser des âmes en transit, comme tu l’as vu.

Oui, j’ai remarqué. Mais c’est bizarre toutes ces âmes en attente qui font la queue devant ce passage de lumière. Je n’ai plus besoin de les faire passer volontairement ? C’est possible ça ? Je n’ai plus à les prendre en charge de façon consciente ?

Non, tu n’as plus à le faire. Maintenant que tu as nettoyé ton plan astral de toutes ces entités parasites, elles peuvent transiter sans soucis.

Donc je n’ai plus à les prendre en charge comme je le faisais juste avant ? Comme vous m’aviez encouragé à le faire ?

Ce n’est plus nécessaire, c’était une étape indispensable à la réappropriation de tes énergies, mais ce n’est plus nécessaire. Nous te le ferons savoir si une âme a besoin d’un accompagnement spécifique, nous l’accompagnerons vers toi. Mais cela devrait rester rare.

Ce que je ne comprends pas c’est la connexion entre plans astraux. Tout le monde a son propre plan astral, si je vous suis ? Une zone plus ou moins définie où sont projetées les énergies de la personne.

Le plus souvent cette zone est peu ou mal exploitée. Vous y laissez vos émotions refoulés, vos déchets énergétiques. C’est dans cette zone que s’accrochent les âmes errantes et les entités qui peuvent vous pomper.

Mais elles viennent bien de quelque part non ? Il existe bien des plans astraux communs ? C’est différent des corps énergétiques ? Comment ça marche ? Comment ça s’emboite ? C’est différent des émotions ?

Le mieux pour que tu le comprennes, c’est que tu l’expérimentes. Que tu essayes de sortir de ton propre plan astral, pour aller dans d’autres.

Mais comment je fais ?

Exactement comme quand on crée des passages en rêves lucides, avec des portes, des tunnels, des appels. Mais nous te conseillons de voyager accompagnée.

Oui, hors de question que je m’aventure je ne sais où toute seule, sans rien y comprendre.

Tu peux demander à Kalinda de t’appeler et de t’emmener, comme tout à l’heure. Mais cette fois ci en quittant ton plan.

Ah. Et ça ne le laisse pas vulnérable ?

Pas si tu décides d’en verrouiller l’accès lors de ton absence. C’est ton plan astral, c’est toi qui a les clés. Tu peux tout y projeter, tout y créer, tout y appeler. Du moment que tu as foi en ce que tu crées.

Hum… Bon, ok. Mais… à quoi ça sert ? A quoi ça sert d’avoir un plan astral ?

A quoi ça sert d’avoir un corps physique ?

Euh, à être incarné.

Et à créer dans la matière.

Un plan astral, cela permet de créer des « formes pensées » pour ensuite pourvoir les manifester dans le plan matériel.

Mais ça ce n’est pas au niveau du mental ça ?

Le plan astral lie le mental, l’émotionnel et l’énergétique. C’est un point de liaison qui permet la mise en place des intentions créatrices. Vous dites que la pensée est créatrice. Mais comme on te l’a expliqué, elle doit être liée à une émotion en adéquation, un peu comme une « charge énergétique »  que l’on insuffle pour donner vie à l’intention.

Car les émotions sont des énergies ?

C’est plus complexe que ça, mais les émotions sont véhiculées par des énergies. Et les énergies peuvent véhiculer des émotions, dirons-nous. Ce que vous appelez des « charges émotionnelles ».

Ah, et combinées à l’intention, c’est comme une flèche que l’on tire dans une certaine direction.

C’est le principe des actes magiques. Réunir une certaine charge énergétique et lui donner une cible par l’intention. Tout le symbolique et les rituels servant à permettre ces différentes étapes.

Oui, je vois l’idée. Donc c’est dans le plan astral que l’on fait ça ? Sans le savoir ?

C’est par le plan astral que passent vos énergies pour descendre de façon orientée dans la matière. Tu comprendras donc que si ton plan astral est dans un état très négligé, cela sera très difficile. Comment mettre en forme des intentions et les charger en énergies, si ces énergies sont pompés par des entités qui attendent sagement mais surement d’être nourries sans que tu en aies conscience ?

Oui, je vois le problème… C’est pour ça que je suis incapable de donner une direction et une impulsion globale à ma vie ?

Au-delà de savoir quelle impulsion donner, oui. Mais le problème est réglé.

Est-ce aussi simple que ça ?

Bien sûr que non. Il va falloir qu’à partir de maintenant tu veilles consciemment à prendre soin de ton espace astral, afin d’y maintenir des énergies confortables et de ne pas y attirer de nouveau toute sorte d’entités opportunistes.

Oui, lol, je me disais bien que sinon ça serait trop facile.

Ton espace astral est aussi un peu comme un tremplin. Il te permet d’avoir accès à certaines dimensions, à d’autres plans astraux, à d’autres informations. Il peut t’être très utile si tu apprends à naviguer à l’intérieur.

Mais quel intérêt aurais-je à le faire ?

Je vois que tu commences à adopter la façon de penser de l’Ombre. Quel effort à faire pour quelle récompense ? C’est une bonne question.

Disons que naviguer dans l’astral peut permettre d’identifier certains nœuds énergétiques, de voir à quoi ils sont reliés, comment et pourquoi. De remonter les fils de ces nœuds à travers l’espace et le temps, qui n’existent pas dans l’astral. C’est cela le principal intérêt. Tu te libères de cette contrainte-là. Tu te libères aussi de la lourdeur de la matière. Beaucoup plus de choses sont possibles, car tu peux les impulser par la volonté et les émotions, franchir les barrières de l’espace et du temps.

Disons que tu aies un nœud énergétique qui remonte à une vie antérieure. Tu peux aller naviguer pour remonter à l’origine de ce nœud, voir comment il s’est créé, pour mieux le dénouer.

C’est un sacré travail ça, dis donc. Et qui ne doit pas être très agréable.

Voilà pourquoi votre âme navigue souvent dans l’astral durant votre sommeil et dans votre inconscient. Pour aller chercher des informations et ramener une meilleure compréhension de certains problèmes, de certains évènements passés ou à venir.

Mais il est aussi possible de faire ce travail de façon consciente et volontaire. Pour une raison spécifique et avec un accompagnement adéquat. L’objectif n’est pas de forcer. Mais parfois, amener du sens et de la compréhension au niveau du mental peut soulager la personne, et aider son âme à avancer dans le travail inconscient qu’elle fait.

Oui, ça je le comprends bien. Donc tu veux dire qu’en voyageant dans l’astral, je serais capable d’aller chercher la compréhension du choix de mon âme à vivre dans cette vie des expériences répétées de harcèlement ?

Entre autre, selon certaines conditions et à un certain rythme. Ce n’est pas non plus instantané. Tu ne peux pas forcer la compréhension et surtout l’acceptation par ton mental. Cela doit se faire de façon progressive. Pour ne pas péter un câble. Comme Camille Fraise a eu accès de façon progressive à un certain nombre d’informations et d’expériences, afin de maintenir sa santé mentale intacte.

Oui, c’est clair, je comprends ça… Merci pour ces informations. Souhaites-tu me communiquer un dernier message particulier ?

Non, nous en reparlerons.

19 février 2017

Apprendre à accueillir

Artiste : Guweiz

Artiste : Guweiz

Je suis étonnée. Je ne pensais pas qu’on pouvait mesurer un tel taux vibratoire. Je ne comprends pas comment il y peut y avoir un facteur 10 entre les différentes composantes d’un même taux global. Comment c’est possible ?

Le plus souvent c’est possible grâce à un guide ou une entité alliée qui t’appuie et te donne la puissance nécessaire pour pouvoir le supporter.

Même si littéralement, en état de méditation, cela m’assomme, comme si ma conscience décollait direct face à ça.

Il y a un phénomène de fatigue physique également. Comme je le disais, il n’est pas évidement d’adapter ton corps à de telles vibrations. C’est pour cela que ton initiation se fait de façon progressive.

Et que je n’ai pas dormi les nuits suivant des étapes décisives ? Comme si j’étais trop pleine d’énergie et que ma conscience ne pouvait pas partir en état de sommeil comme d’habitude.

Tu as l’impression que tu es consciente, mais c’est une demi-conscience, qui te permet de rapatrier les énergies via ton âme pour les intégrer à tes différents corps énergétiques.

Je n’ai pas réussi à maintenir ma conscience dans l’astral hier soir, trop fatiguée. Est-ce que finalement Kalinda a eu l’espace agrandi comme elle le souhaitait ?

Prends l’habitude de lui demander toi-même. Elle est juste à côté, c’est elle qui te permet de supporter un tel niveau vibratoire lié à l’Ombre.

Et toi, alors ? Pourquoi tu es là ? Et qui es-tu ?

Je suis là pour faciliter la transition, il est plus facile pour toi de te connecter de façon progressive pour laisser ton mental dériver et tes énergies s’acclimataient.

Alala, elle est arrivée… Je le sens, je m’endormirais presque devant mon écran tellement les énergies sont « écrasantes ». C’est particulier quand même…

Mais que sens-tu également ?

J’ai senti une ouverture se faire au niveau du chakra coronal aussi, et de la chaleur au niveau du chakra du cœur.

On est bien loin du ressenti que tu peux avoir en lien avec les entités du bas astral.

Oui, qui se traduit par une pression anormale au niveau du plexus solaire, chez moi.

Comme quoi, ce que l’on t’avait « appris » est faux : « les entités lumineuses se ressentent dans les chakras au-dessus et à partir du cœur, et en dessous ce sont des entités sombres, des âmes errantes etc ».

Je suppose que c’est une question de niveau vibratoire. Même dans l’Ombre on peut vibrer très haut, c’est juste que la qualité de l’énergie est différente. Moi je la ressens plus dense, mais je ne l’avais jamais vraiment expérimenté avant. Cela restait du domaine de la théorie.

Et maintenant cela devient de la pratique.

Oui, mais on dirait qu’un peu d’entrainement va être nécessaire pour mieux supporter ça au niveau physique. Vous ne pouvez pas arranger ça ?

Je le fais ce soir parce que tu es fatiguée, mais c’est à toi de travailler ça. Je ne le ferais pas tous les jours, car tu dois apprendre à pouvoir gérer ces énergies toute seule.

Et comment je fais concrètement ?

Plus tu parleras avec nous et avec Kalinda, plus tu t’habitueras à ces énergies. Néanmoins, tu peux tester un petit exercice pour améliorer ta réceptivité et ton intégration des énergies sombres sur le plan physique.

Ah, et c’est quoi ? Je ne suis pas trop sûre de correctement le canaliser avec cette fatigue plombante.

Fais-toi confiance. Si tu doutes de toi, connecte toi à ton espace de paix intérieure et ressens la stabilité en toi. Sois stable et droite, visualise ton canal clair et droit.

Vous ne voulez pas que je le canalise en fait ?

Ce n’est pas nécessaire de façon détaillée. De toute façon, il est propre à chaque âme et prend la forme dont l’âme a besoin. Donner une visualisation précise ne sert à rien, si ce n’est à embrouiller les personnes. En revanche, ce que tu peux partager, c’est de demander à sa propre âme d’appeler les énergies dont elle a besoin pour se renforcer et de les accueillir dans ses mains ouvertes avant de les boire avec son corps physique. Ainsi viendront les énergies nécessaires à la personne et uniquement celles-là.

Dans le type ainsi que dans la quantité, ce n’est pas bête…

L’Ombre est rarement « bête ». Nous ne faisons que des choses utiles.

Alors tout ça, cette initiation, cela a une utilité ? Un but ?

Oui, mais ce n’est pas comme ça que nous te le dirons. De toute façon, tu devras le découvrir par toi-même.

Bah, j’aurais essayé d’avoir l’info…

Oui, tu auras essayé.

Mais il va me falloir essayer un peu plus ?

Exactement. La facilité n’est pas donnée dans l’Ombre. Les progrès et les réussites sont à la mesure des efforts que tu y mets. Et parfois cela n’est pas suffisant. Parfois il y a une part d’impondérable, telles que les alliances que tu as pu nouer par le passé dans d’autres vies. Celui qui commencera son travail avec de puissants alliés sera nettement avantagé par rapport à celui qui n’en a pas. Mais avec du travail acharné, et du temps (compter des vies parfois), il pourra « rattraper » ce retard. Après tout, cet avantage n’est que le signe d’un travail intense mené dans d’autres vies pour forger ces alliances-là.

Et pourquoi me parles-tu de ça ?

Pour que tu prennes conscience de l’avantage que tu as à avoir certains alliés et serviteurs et surtout, que tu ne le gâches pas. Par peur ou par stupidité humaine. Ne t’avise pas de renvoyer des serviteurs par lesquels tu serais effrayée.

Pourquoi me dis-tu ça ? Suis-je censée être effrayée par une entité particulière qui serait en réalité un allié ?

Ne juge pas trop vite les apparences. Tu vas avoir une visite. Une visite qui sera déroutante. Nous t’invitons à l’accueillir du mieux que tu peux. Si tu es effrayée, demande à tes guides de te confirmer la nature du lien qui vous unit. Une chaine apparaitra si c’est un serviteur. Un bâton si c’est un veilleur. Une aura brillante si c’est un guide. Demande à ton âme de te montrer la réalité énergétique de votre lien. Si tu es toujours effrayée, nous t’invitons à appeler ton épée astrale. Si c’est une entité alliée, elle vibrera de façon spéciale, tu verras, d’une façon que tu ne pourras pas l’attaquer. Mais ne fais pas de bêtise. Sois respectueuse. Ne t’avises pas de froisser une telle entité, car cela ne serait pas en ta faveur.

Euh… c’est un peu inquiétant ce que tu me racontes là. Ahah, plus ça va et plus ça part dans un délire que je n’aime pas.

Je te rappelle que ce « délire », comme tu l’appelles, t’a permis de te sortir d’une bulle énergétique de soumission dans l’astral. Et d’éviter le suicide par influence d’entités de l’Ombre mal intentionnées. Alors tu ferais mieux de le prendre très au sérieux et d’être très attentive.

Vous n’être pas très drôle dans l’Ombre, dis donc… Je croyais que le Fou disait qu’il fallait savoir faire preuve d’humour et d’autodérision.

Pas quand cela consiste à fuir le sujet parce que tu es mal à l’aise.

Bon. Alors ne pas froisser l’entité super effrayante qui va se pointer vers moi. Où ? Quand ? Comment ? Et pourquoi surtout ?

Le pourquoi, tu le comprendras le moment venu. Disons que ce que tu as juste besoin de savoir, c’est qu’elle est là pour t’aider, et te faire prendre conscience d’autres réalités et d’autres fonctionnements énergétiques.

Bon… J’ai le droit de dire que c’est flou et flippant ?

Tu as le droit. Ta conscience humaine a du mal à rattraper le niveau de tes vies antérieures concernant l’Ombre. C’est toujours un point difficile pour vous quand vous avez choisi d’œuvrer en lien avec la Lumière dans une vie incarnée.

Je ne comprends pas trop comment me réapproprier ma puissance liée à l’Ombre peut m’aider à travailler en lien avec la Lumière. Franchement, là ça m’échappe complètement. Et je n’ai pas envie d’entendre « ce n’est pas grave, tu comprendras plus tard ».

Cela sera évident, quand tu te seras souvenu de tes capacités.

Hey, c’est le même type de réponse !

Non, c’est plus précis. Plus vite tu te réapproprieras tes capacités, plus vite tu comprendras. Cela veut dire que ça dépend de ton niveau de travail et d’implication. Tu veux une réponse, vas la chercher. Elle te sera accessible avec les efforts suffisants.

Youpi, merci la logique de l’Ombre… *grommelle*

C’est quand même mieux que de devoir attendre passivement un « je ne sais quoi », non ?

Oui, c’est mieux. Cela veut dire que les cartes sont dans mes mains. Bon, et je suis censée l’accueillir comment cette fameuse entité flippante ?

Déjà en l’appelant autrement que « flippante ». C’est ridicule et complètement déconnectée de la réalité qu’elle représente. Je sais que vous avez tendance à considérer toute chose étrangère à votre logique humaine comme effrayante. Mais vous devriez sonder les intentions d’une telle chose avant de vous enfermer dans un apriori.

Que veux-tu, conditionnements humains…

Cela se combat, cela se formate et cela se reboote avec les efforts appropriés. Accueille cette entité comme si elle était un ambassadeur pacifique, juste venu pour discuter et te montrer certaines choses.

Est-ce tout ce dont j’ai besoin de savoir ?

Non. Tu n’as pas besoin de montrer de signe particulier de respect ou de soumission. Mais tu ne dois pas non plus montrer de signe impliquant un sentiment de supériorité. Reste neutre, cela suffira. Tes énergies parleront pour toi-même, comme les siennes le feront.

D’accord… Je t’avoue que je suis surprise.

Tu peux demander à Kalinda de t’assister, si cela te rassure.

Mais tu sais, dans l’astral… Ma lucidité est un peu bizarre, elle est différente de celle que j’ai dans la réalité matérielle. Un peu comme en voyage chamanique. Je ne sais pas si je peux contrôler de telles choses.

Tu peux influencer par ton intention. Si tu décides de rester dans un comportement neutre d’ouverture à l’autre, cela devrait suffire amplement. Nous ne t’en demandons pas plus. C’est juste que cela va te demander de fournir un effort d’ouverture supérieur à celui que tu exerces habituellement.

Bon… Et vous ne voulez pas me dire quelle est la nature de cette entité ?

Apprends à la reconnaitre par toi-même. Tu sauras quand tu la percevras, mais si je la dis maintenant, tu vas laisser ton mental s’emballer et partir dans des projections erronées. Apprends à accueillir tel que les choses sont dans l’instant.

Ok, c’est compris. Merci des conseils.

18 février 2017

On est tous aimé…

Artiste :

Artiste : Serafleur

J’ai besoin de votre guidance. Je ne sais pas comment réagir avec cette personne et gérer cette situation. Je me sens oppressée et mal à l’aise. Et je me demande comment j’en suis arrivée là… Je sais bien qu’on ne fait pas des rencontres par hasard. Mais j’ai vraiment du mal à saisir le message que cette personne miroir m’apporte.

Comment, après avoir fait une méditation ensemble, parler 10 min en face à face et échanger quelques sms, cet homme peut faire reposer autant d’attentes sur notre relation ? Je sais que cela ne concerne absolument pas le registre de la séduction et du couple. Et pourtant, il m’envoie un sms par jour, c’est presque la fréquence de mon ex-compagnon ! Aucun de mes amis très proches que je connais depuis plus de 10 ans ne m’envoie autant de messages. Pas même ma famille ! C’est au-delà de la recherche d’une simple relation amicale.

En apparence, ces messages sont sans attente, il me souhaite de bonnes choses, m’envoie des pensées positives. Mais la réalité énergétique derrière est très différente. Parce que je ressens des attentes émotionnelles, je ressens un besoin de réponse sur le même registre, alors que je n’en ai pas spécialement envie. Je sais quand c’est lui qui m’a écrit avant même de lire le message, car j’ai la sensation d’une invasion de mes énergies. Alors, je me sens oppressée et mal à l’aise. Cela m’énerve même qu’on puisse tant chercher à envahir autrui avec ses énergies, même si je sais qu’il n’en a pas conscience.

C’est un appel désespéré inconscient. Parle moi de ce que tu as ressenti quand tu as discuté avec lui au téléphone, mais que tu n’as pas osé lui dire.

Et bien, je me sentais très mal à l’aise. Je n’ai pas compris sur le coup, mais c’est comme si je ressentais un très fort décalage entre ce qu’il me disait consciemment, et sa réalité énergétique inconsciente. Il me parlait de son éveil spirituel, de son parcours d’évolution, de ses capacités, mais moi je ne ressentais pas les énergies correspondantes. J’entendais les « j’ai lu », « on m’a dit », « j’ai entendu à telle conférence », mais pas des « je pense », « je crois », « je vis ».

C’est terrible, comment veux-tu lui dire ? Alors qu’en plus c’est un quasi inconnu pour moi, mais que les autres proches que nous en avons en commun me disent « oui, tu verras, il connait plein de choses et fait de super soins ». Je n’ai pas envie de le blesser. Je ne suis pas là pour juger, mais je suis très dérangée par le décalage entre ce que j’entends sortir de la bouche de cette personne et de ses amis et ce que je ressens de ces énergies. Comment est-ce possible ? Au début je me demandais, est-ce quelqu’un enfermé dans une forme d’égo spirituel ? Mais je ne sens vraiment pas de sa part une volonté de dominer les autres par ses capacités spirituelles. Non, c’est quelque chose d’autre et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

Alors nous allons t’aider à l’identifier. Qu’est ce qui t’a touché le plus lors de la première conversation téléphonique que vous avez eu ?

Sa remarque « que de souffrances » au sujet de mon blog a réveillé une blessure émotionnelle chez moi. Il marquait sa surprise entre ce qu’il avait pu voir de moi lors de la méditation (une personne radieuse), et ce qu’il avait pu lire ici, en disant qu’il ne s’imaginait pas en me voyant comme ça face à lui, que je pouvais traverser de telles souffrances.

Moi cela m’a fait péter un câble intérieurement, parce que j’ai ressenti le mot « souffrances » comme un jugement, de la part d’une personne qui ne me connaissait pas. Il y a beaucoup de choses sur ce blog. Il y a, oui c’est vrai, des articles où je parle de mes émotions négatives, de mes difficultés, de mes moments de découragement. Mais il y a aussi des poèmes, des recettes, des photos, des articles de guidance avec mes guides, des ressources sur divers thèmes. Il y a beaucoup de choses que cette personne n’a pas lu avant d’exprimer une opinion sur ce lieu virtuel. Et ça m’énerve, on ne peut pas résumer une personne, ni à quelques articles, ni même au contenu entier d’un blog, ni encore à ce qu’on a vu d’elle lors d’une seule rencontre. Enfin pas, si on ne bénéficie pas de la capacité de scan énergétique. Humf. Ne me dites pas que c’est ça ce qui se passe ? Que j’ai scannée les énergies de cette personne ?

Cette personne te l’a demandé. Elle t’a demandé ce que tu ressentais de ces énergies, donc elle t’a donné son autorisation. En fait, c’est même son âme qui te l’a donné, parce qu’elle a besoin d’un intermédiaire pour se faire entendre.

C’est bien ce que je craignais… et je n’aime pas du tout du me retrouver dans cette position là, pas du tout. J’ai l’intuition que cette personne s’est enfermée dans une certaine conception de la spiritualité (il faut être amour inconditionnel – par exemple) pour se raccrocher aux branches et ne pas entendre la souffrance de son âme.

Cette personne me dit avoir vécu un éveil spirituel, et si je ne remets pas en cause son vécu, ma vision de l’éveil spirituel est très différente. Je vis ça comme quelque chose de progressif et d’étalé dans le temps, je ne conçois pas ça comme *pouf* une illumination subite. On peut en avoir, des illuminations, mais celles que j’ai eues ne sont que des petits pas sur le chemin de mon propre éveil. Je ne perçois pas un « avant » et un « après », c’est quelque chose de flou qui se met en place avec l’évolution de la personne. Et je ne me considère pas comme pleinement « éveillée », car je n’ai pas la pleine maitrise de mes capacités spirituelles. Je ne suis pas capable non plus de ressentir de façon directe et illimitée la Source. Je la ressens à travers mes guides, et ma propre flamme. Mais je n’ai jamais eu ce sentiment d’unité fondamentale directe avec la Source.

Je ne considère pas que, parce qu’on a vécu tel type d’épreuve, alors on est automatiquement éveillé. Cela n’a rien à voir pour moi. C’est la façon dont on vit les choses et dont on s’en sert pour se connecter à notre âme et à notre guidance intérieure qui fait la différence. Comment se considérer pleinement éveillé si l’on n’arrive pas à entendre et à suivre la guidance de son âme ? Si l’on se repose sur des guidances et des enseignements extérieurs à soi-même ? C’est inconcevable pour moi. Chaque être est unique, et donc il a son propre chemin d’éveil, sa propre guidance interne à suivre. Se reposer uniquement sur des guidances extérieures, c’est être dépendant, c’est se départir de son propre pouvoir intérieur à guider sa vie. C’est aussi faire peser de lourdes attentes sur autrui, notamment sur les médiums que l’on peut croiser sur notre chemin. Je le sais, j’ai été comme ça aussi avant.

D’où le sentiment d’oppression que tu ressens face à cette personne. Elle est complétement sourde à sa propre guidance intérieure, elle se base sur celle des autres, donc elle est en demande, tu l’as bien ressenti. Seulement, en faisant ça, elle se perd elle-même, elle n’arrive pas à identifier ce qui est bon pour elle, à agir selon les besoins de son âme. Elle transpose les enseignements spirituels reçus à sa vie, sans vérifier qu’ils sont en accord avec son âme et la situation qu’elle vit. Ce qui est une source de souffrance pour son âme, qui ne reçoit pas ce dont elle a besoin.

C’est comme chercher à se conformer à un moule qui ne correspond pas à la forme de notre corps. Par exemple, à quoi bon chercher à être une source infinie d’amour pour autrui, quand on n’a pas une reliance à la Lumière mais au Milieu ? Alors, on donne, on donne, on donne, en attendant un retour qui ne vient pas. Parce qu’en réalité le don n’est pas réalisé sans attentes, c’est juste que ces attentes sont inconscientes, la personne a besoin de recevoir de l’amour extérieur pour combler ses vides intérieurs. Et quand on est occupé à donner sans compter, en attendant de recevoir de l’extérieur, on ne se donne pas à soi-même. Alors qu’on est la première personne capable de combler notre manque d’amour envers nous-même. On ne peut alors pas s’en sortir sans un travail d’introspection. Je le sais, parce que je suis passée par là. Moi aussi, je donnais sans discernement à une époque, cela me distrayait de mon propre mal être et me donner l’impression d’exister grâce à autrui. Mais ce n’est pas une solution durable, c’est un mensonge inconscient à soi-même.

Car pendant ce temps, l’âme est en souffrance. Elle n’est pas nourrie, elle n’est pas écoutée. Alors maintenant, dis-moi ce qui se passerait si on retournait le miroir que tu as vécu vers cette personne.

Et bien j’ai été choquée de constater la différence, entre ce que l’on percevait de moi à l’extérieur (lumineuse), sans me connaitre, et la réalité intérieure (en souffrances et pleine d’ombres). Quand cette personne me montre du doigt cette réalité, c’est comme si elle la pointait chez elle dans le miroir que je représente pour elle. En reconnaissant cette écart entre les apparences et la réalité énergétique profonde chez moi, c’est comme si cette personne soulignait le même écart chez elle. Elle a beau avoir l’apparence et l’image d’une personne très lumineuse et évoluée (chez les autres mais aussi chez elle-même), elle est en réalité en grande souffrance intérieure au niveau de son âme.

Et tu sais pourquoi ?

J’en ai une petite idée, mais je ne sais en aucun cas si c’est la réalité, je ne suis pas cette personne, je ne suis pas dans sa tête et dans son cœur. Je n’ai pas trop envie de raconter des bêtises !

Fais conscience à ton scan énergétique. Si tu as faux, nous te corrigerons.

Et bien, j’ai le sentiment que le début de l’éveil spirituel de cette personne a créé de grandes souffrances dans sa vie. Comme si tout à coup, le décalage entre elle et sa famille, entre lui et sa partenaire étaient trop grands pour qu’ils puissent se comprendre, d’où la réaction de rejet. Et c’est comme si cette personne refusait d’admettre que l’éveil spirituel puisse être source de tant de souffrances, et qu’il fallait que ce soit transcendé immédiatement. Un peu cette croyance que « lorsqu’on est éveillé,  on est amour et lumière », on est dans la paix intérieure.

J’ai le ressenti qu’en réalité ces souffrances-là n’ont pas été transcendés, mais seulement refoulées, et que cette personne n’arrive pas à voir et reconnaitre ces « ombres » à cause du conditionnement spirituel qu’elle s’est imposé. Et son âme en souffre, profondément. Or il est d’autant plus difficile de se connecter à la guidance de son âme quand on n’est pas prêt à entendre sa souffrance, et à réaliser que l’intérieur n’est pas en accord avec l’image extérieure que l’on donne ou que l’on voudrait donné de soi, selon nos croyances spirituelles (il faut être lumière et amour). Voilà ce qui explique pour moi, ce besoin si fort de guidance spirituelle extérieure. Où l’on ne conserve que ce qui nous rassure.

Mais ? Ce n’est pas tout.

Et bien je suis triste de ressentir ça… Ces attentes émotionnelles que je ressens, ce besoin de se créer des amis ouverts à la spiritualité, avec des échanges très fréquents, au point d’être envahissants… Est-ce moi ou ai-je l’impression qu’il recherche inconsciemment une famille de substitution ? Avec des membres qui acceptent son ouverture à la spiritualité et ses capacités énergétiques ?  En opposition à sa famille actuelle qui l’a renié à cause de son ouverture à la spiritualité ?

Tu ne te trompes pas. En réalité, il recherche à l’extérieur, ce qu’il a perdu à l’intérieur. Il pense avoir guéri cette blessure, mais ce n’est pas entièrement vrai, sinon il ne ferait pas une telle projection. Et que sais-tu sur les blessures de rejet par autrui ?

Et bien, j’ai récemment appris, que lorsqu’on vivait des blessures de rejet avec autrui, c’est parce qu’au fond, c’est nous même qui nous rejetons, nous ne nous acceptons pas pleinement pour ce qu’on est. Je me souviens très bien d’avoir pesté encore et encore que ma famille n’acceptait pas mes capacités médiumniques et mon intérêt pour la spiritualité. Mais en fait, c’était moi qui me fermais et mettais des barrières, car je n’acceptais pas moi-même mes capacités.

Que pourrais-tu dire à cette personne pour l’aider ?

Je suis profondément touchée par sa détresse. Je sais combien il est difficile de reconnaitre que l’on souffre intérieurement. C’est difficile d’accepter de porter en soi douleur, tristesse, colère, rejet de soi, parce que ce sont des émotions jugées « négatives » et que la majorité des enseignements spirituels nous apprennent qu’il faut les surpasser, qu’on doit se sentir en paix et donner de l’amour aux autres. J’aimerais rappeler à cette personne que ce n’est pas parce qu’on chemine sur le sentier de l’éveil spirituel que l’on est des « surhommes ». On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » ne sont pas quelque chose de mal, ce sont des messages de notre âme en souffrance. On peut écouter le message de nos émotions sans les laisser nous contrôler et nous faire agir de façon inconsidérée. Elles ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. A identifier les moments où l’on ne se respecte pas, où l’on a besoin de douceur, d’amour, de joie… Et ces besoins-là, c’est à chacun de nous d’apprendre à les nourrir en nous-mêmes, par nous-mêmes et pour nous-mêmes. C’est un travail qui se fait petit à petit, et il faut apprendre à faire preuve de douceur et de patience avec soi-même. Avant de chercher à guérir autrui, il faut commencer par chercher à se guérir soi-même, à prendre soin de soi. Qu’est-ce qui dans ma vie extérieure se reflète ? Suis-je bien dans mon environnement ? De quoi mon Cœur a envie ? De quoi ai-je besoin pour être bien ?

Maintenant, je t’invite à retourner le miroir vers toi-même. Le message que tu as envie de délivrer à cette personne est également celui que ton âme souhaite que tu entendes. « On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » […] ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. » C’est une invitation à comprendre et à aimer ton hypersensibilité. Parce que tu es hypersensible et empathe, tu es capable de ressentir les émotions et les blessures d’autrui. En réalité, ton scan énergétique s’active quand tu es face à une blessure miroir. En te permettant d’aider l’autre à comprendre ce qu’il traverse, tu t’aides toi-même. C’est comme ça que marche l’effet miroir.

Merci… J’espère que ce post sera bien accueilli par cette personne…

Tu lui donnes l’opportunité de prendre conscience de sa souffrance intérieure. Car il cherche ce qui ne va pas dans sa vie, sans comprendre, en se demandant ce qu’il fait de travers pour rester dans une situation matérielle qui lui pèse. La réalité, c’est que sa situation extérieure reflète son état intérieur. Il a maintenant les clés pour le voir et le reconnaitre. Il a reçu l’aide qu’il avait demandé. C’est maintenant à lui de décider s’il accepte ou pas le message que tu lui envois, s’il décide d’en prendre considération ou pas. Tu ne peux rien faire de plus pour l’aider, les clés sont dans ses mains maintenant.

Oui, je sais, mais je me dis que c’est difficile comme message à avaler… Que son égo risque d’en prendre un coup et de tout rejeter en bloc.

C’est là que se montre le vrai travail d’éveil déjà réalisé. Est-il capable au jour d’aujourd’hui d’écouter le message indirect de son âme ? Ou bien va-t-il préférer rester dans le confort de son égo et tout rejeter ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réaction. Il y a juste ce qu’une personne est capable d’accepter et d’accueillir à un moment donné. Si ce n’est pas aujourd’hui, peut-être que cela sera plus tard, ce n’est pas grave. L’important est que cette personne sache qu’elle est aimée pour ce qu’elle est, peu importe la façon dont elle réagit. Car en vérité, vous êtes tous aimés de la Source, même si vous n’êtes pas tous capable de le sentir par vous-même.

Merci.

5 février 2017

 

La vérité du Coeur

Il y a quelques jours, des personnes mal intentionnées ont trouvé intelligent de chercher à m’attaquer énergétiquement. L’attaque qui se voulait subtile et vicieuse, en passant via mes rêves inconscients a lamentablement échouée en terme de discrétion et m’a rendu bien consciente du genre de comportement que certains avaient décidé de manifester à mon égard.

Je ne m’attarderai pas sur ce genre de comportement déplorable et sans intégrité. Attaquer les gens par derrière, c’est toujours moche. Le fait est qu’au-delà de rechercher une atteinte énergétique, il y a là aussi une volonté de déstabiliser et de faire peur.

Et si justement j’en parle, c’est pour dire haut et fort que je ne me laisserai ni déstabilisée ni atteindre par ce genre de comportement. Alors certes, au premier abord, cela a soulevé des vagues en moi sous le coup de la surprise, de l’indignation et de la colère. Je ne pensais franchement pas que mes énergies pouvaient intéressées des personnes malveillantes, surtout comparé à d’autres personnes bien plus brillantes dans l’astral telles que Sylvie et Camille Fraise. Non, j’ai une image assez simple et terre à terre de moi-même, aussi je n’avais pas anticipé un tel comportement.

Mais une personne avertie en vaut dix, aussi je préfère prévenir que je considère ce genre de comportement absolument intolérable. Je ne tolérerai pas que cela se reproduise sans renvoyer la balle dans la figure de celui qui l’a lancé. Contrairement à Sylvie, je n’ai pas des guides lumineux qui se contentent de remettre gentiment les personnes à leur place. Non, je suis plutôt du genre à répondre quand on m’agresse. Et croyez-moi que si mes guides laissent passer une attaque pour que j’en sois consciente et que j’y fasse face, je ne ferai pas dans la dentelle. Et là, je dis ça sous l’angle du  déploiement de la Volonté avec l’appui de l’Ombre. Je ne plaisante pas. Les prochains qui osent se pointer, que ce soit seul ou en groupe, je les attends au tournant.

Voilà, maintenant que ça s’est dit, j’ai envie d’aborder un sujet attenant. 1+1 font deux et j’ai remarqué que ces derniers temps, ce genre de comportement augmente en fréquence dans le cercle virtuel que je suis. Entre Camille qui parle des attaques fréquentes qu’elle subit dans ses rêves lucides en ce moment, les guides de Sylvie qui lui soulignent les attaques énergétiques émises à son encontre, et celles que j’ai pu ressentir la nuit… Et probablement d’autres personnes qui n’en parlent pas. C’est quoi leur problème ? Pourquoi ne pourrait-on pas rayonner ce qu’on est tranquillement ? Pourquoi chercher à nous ébranler et nous voler nos énergies ? Quand nous, on laisse les autres tranquilles ?

Tu ne devrais pas t’en préoccuper.

Et pourquoi ça ?

Parce que c’est donner du poids à leur agissement et que cela n’en vaut pas la peine. Vraiment pas la peine. Tu avais besoin de prendre conscience qu’en effet, certaines personnes sont mal intentionnées et que ce ne sont pas forcément des entités ou des âmes errantes. Les premiers à chercher à vous nuire directement sont souvent d’autres êtres humains, même si cela n’exclue pas qu’il fasse appel aux seconds (entités et compagnie).

Et bien, je peux l’imaginer de par mon passé. Mais je ne pensais pas que l’on passerait via mon blog et mes commentaires ailleurs pour identifier ma signature énergétique et attaquer vois-tu. La fréquentation de mon blog n’a pas des stats démentiels et je m’en fiche. Mais j’avais toujours eu la sensation d’être dans une bulle protégée, justement de par sa visibilité limitée. Et cela m’allait bien. Sauf que vous m’avez encouragée à la partager un peu plus. Et les années passant, le référencement amène un peu plus de monde dessus. Si bien que malgré moi, son exposition augmente.

Et n’est-ce pas une bonne chose ?

Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou pas. Ce que je n’aime pas avec l’histoire d’apprendre à rayonner, c’est que l’on attire en même temps toutes sortes de gens, des gens intéressés, des gens bienveillants, mais aussi des gens qui vous critiquent et vous remettent en question (par jalousie ?), des gens qui sont mal intentionnés, etc. C’est bien plus compliqué que de rester dans sa bulle, tranquille. Et moi j’aime bien ma bulle. J’ai envie d’être libre de dire ce que je veux, comme je veux et quand je veux. Même si je suis malade et que cela montre un état de baisse énergétique, que certains pourraient interprétés comme une faiblesse et une faille pour m’attaquer.

Ce qui n’est pas vrai et tu le sais. C’est des doutes sur ta foi qui entrainent les réelles failles. C’est lorsque tu doutes de ton propre pouvoir que tu t’exposes à être réellement impactée, mais nous ne permettrons pas que cela se reproduise. On peut te dire ce que tu veux, cela ne doit pas ébranler la personne que tu es et la réalité que toi tu vis. Si une formatrice ne te croit pas capable de canaliser tes guides, et alors ? Est-ce que cela efface la réalité du nombre d’articles que tu as publié ici qui en sont ? Absolument pas. Tu ne dois pas laisser la méfiance de cette personne te déstabiliser. Chacun vit selon sa réalité et selon sa propre vérité. Il te suffit de te concentrer sur la tienne. Cela ne doit néanmoins pas t’empêcher de faire preuve d’ouverture d’esprit, de confronter des visions différentes, d’en discuter, de faire évoluer tes idées et de corriger certaines de tes pensées. Mais, en aucun cas cela ne doit ébranler ta foi.

Les expériences qui peuvent et doivent ébranler ta foi et ta conception du monde doivent venir de ton intérieur, de quelque chose que tu as profondément ressenti en toi et vécu dans ta réalité du monde. Peu importe ce que disent d’autres personnes, tant que toi tu n’en as pas vécu la réalité émotionnelle et/ou énergétique au fond de ton être, cela ne veut rien dire pour toi, cela reste une vue abstraite et extérieure à toi. Et tu ne dois pas laisser ton mental être perturbé.

C’est pour ça que les écrits de Sylvie te parlent, parce qu’ils mettent très souvent des mots et des explications sur des expériences et des ressentis que tu as vécu, sans avoir le recul nécessaire pour comprendre tes ressentis. Alors cela peut t’ébranler après coup, parce que tu amènes de la lumière et de la conscience sur un vécu profond et intime que tu ne peux pas ignorer.

Et c’est dans ce sens que cela doit se passer, de l’intérieur vers l’extérieur, même si parfois, il faut un miroir extérieur pour prendre conscience de ce bouleversement intérieur et réussir à l’intégrer au plus profond de soi, dans une acceptation totale qui concerne tous les plans : physique, mental, émotionnel et énergétique. De cette façon alors, tu es certaines que la vérité qui émerge en toi, la prise de conscience, le bouleversement de ta conception du monde est quelque chose de bon pour toi et ne t’est pas imposé de l’extérieur, que ce soit par une personne, une entité ou même un guide.

Ce que nous te disons n’aurait aucune portée réelle si cela ne résonnait pas comme juste en toi. Et tu le sais. C’est pour ça que parfois tu fuis nos discussions ici, parce que tu sais que l’on ne peut pas mentir avec les énergies et ce que l’on ressent au fond de soi dans son cœur et dans son corps. Tu le sais. C’est pour ça que la mise en lumière de ton déni de viol t’a tellement ébranlé. Parce que tu savais que c’était juste, tu l’as ressenti en toi. Nous n’avons été que les messagers, et c’est parce que la charge émotionnelle cristallisée en toi a résonné, que cela t’a ébranlé au point de décider de couper ta connexion à nous. C’est normal, cela peut vous arriver, de confondre le messager et le message.

Tu as néanmoins maintenant suffisamment de recul pour comprendre que tout vient de toi et que nous ne sommes là que pour t’aider à prendre conscience de ces réalités en toi. Que ce soit tes blocages émotionnels, tes schémas de pensées limitants, tes propres capacités ou bien tes aspirations. Ce qui est juste est ce qui vient de toi, de ton cœur. Et c’est aussi la meilleure façon de vérifier que quelque chose est bon pour toi, en écoutant ton cœur.

Le reste n’a pas l’importance que tu lui accordes. Le premier « juge » s’il doit y en avoir un pour vérifier la justesse de ce qui t’est apporté est ton propre cœur. Ce n’est ni nous, tes guides spirituels, ni d’autres personnes physiques, encore moins d’autres entités qui possèdent Ta Vérité. C’est ton cœur et ton âme. Aussi si un jour tu es ébranlée par quelque chose que l’on te dit, que ce soit nous ou de êtres incarnés, connecte-toi à ton âme et demande lui la Vérité qui la concerne elle. Et tu sauras.

De cette façon-là, tu n’as plus aucune raison de douter de tes capacités de discernement, que ce soit, encore une fois, avec nous ou avec d’autres personnes que tu côtoies. Rappelle-toi que tu pourras toujours nous demander des conseils, jamais des Vérités, et encore moins des décisions à prendre à ta place.

Merci.

[suite au prochain article]

20 janvier 2017

Trouver la force en soi

Artiste

Artiste : Asuka111

Je n’aime pas du tout le rêve que j’ai fait cette nuit et les énergies qu’il a réveillé…

De quoi as-tu rêvé ?

J’ai rêvé de lorsque j’étais en couple avec mon amie et que nous l’avions annoncé à ses parents. J’ai rêvé que lorsque ses parents ont annoncé me mettre à la porte, elle partait avec moi. Alors on allait dans sa chambre et je l’aidais à faire ses valises. Son père déboulait dans la chambre, plein de jugements, me faisant comprendre que j’étais une dévergondée. J’étais très en colère contre lui, je lui balançais ses quatre vérités, je lui parlais de mon viol aussi.

Et comment t’es-tu sentie au réveil ?

En colère contre ses parents. Me sont venue en tête ce que je disais à son père. « Je n’oublierai jamais que des instituteurs, censés représenter la liberté, l’égalité et la fraternité, ont fait preuve d’intolérance et d’homophobie. Je n’oublierai jamais que des parents ont privilégié les apparences et la peur du jugement par-dessus le bonheur de leur propre fille. Je n’oublierais jamais qu’ils ont été irrespectueux envers mes parents, en décidant que les règles de politesse ne s’appliquaient plus à eux, à cause de moi. Je n’oublierais jamais qu’ils ont fait preuve d’hypocrisie en me laissant revenir dans leur maison des années plus tard, en faisant comme si de rien n’était. Jamais un mot d’excuse. » Cela me fait pleurer de colère. Comment peut-on se comporter comme ça et ne montrer aucun signe de remord ou d’excuse ?

Et pourquoi est-ce cela qui remonte dans la nuit, alors que je pensais à mon amie hier soir et que je lui demandais des nouvelles ? Je me demandais comment je pouvais faire pour la soutenir dans la période difficile qu’elle traverse et qui ne semble jamais en finir… J’ai envie d’être solidaire, envie d’honorer la belle femme qu’elle est, de lui transmettre de l’amour et de la lumière pour qu’elle reprenne confiance en elle. Mais je me sens désemparée… On ne peut pas aider quelqu’un si la personne ne le décide pas d’elle-même, si elle ne s’aide pas d’abord elle-même. Je suis triste de la voir si éloignée et renfermée dans sa bulle. Comment aider à faire face à des émotions, si elles ne sont même pas reconnues et exprimées ?

Plutôt que de chercher à l’aider, tu ferais mieux de travailler sur tes propres nœuds en lien avec elle. Cela l’aiderait d’autant plus.

Faire le travail pour deux ?

Pas vraiment. Dans ce genre de travail, l’âme de la personne aide aussi, même si elle n’en a pas forcément conscience. D’où souvent un travail à travers les rêves, dans l’inconscient de la personne, et au moment de la journée où l’âme est la plus libre d’agir et de voyager.

Ok, je comprends… Je comprends aussi que tous ces rêves intenses que je fais ces derniers jours – et qui me vident de mon énergie – sont en lien avec le processus de nettoyage de fin d’année… Mais qu’est-ce que je fais concrètement ?

Tu publies l’article que tu n’as jamais osé publier concernant ton amie et les nœuds évoqués. Tu le relis avec attention, à la lumière de ce que tu as appris et vécu depuis juin dernier. Tu la laisses en prendre connaissance et revenir vers toi si c’est son souhait. Cela va la perturber, c’est vrai, mais certaines émotions et énergies ont besoin d’être exprimées et extériorisées pour être déliées.

Est-ce juste (comprendre ici bon) pour moi ?

Si cela ne l’était pas, tu n’aurais pas reçu l’information en premier lieu.

Est-ce juste pour elle ?

Comment était-elle dans ton rêve ?

Elle était affaiblie, je devais limite la porter jusqu’à sa chambre. C’était moi qui faisais ses valises pour elle, selon ses souhaits, car elle n’en avait pas la force. Elle ne disait rien.

Cela te rappelle-t-il quelque chose ?

Et bien… Elle n’arrive pas à m’exprimer réellement comment elle se sent, je crois. Je sens bien qu’elle n’est pas vraiment heureuse dans le fond, elle ne rayonne pas. Elle fait face à ses peurs, ses doutes, et j’ai l’impression qu’elle n’arrive pas à se sortir de cette spirale-là.

Tu peux l’aider à  « défaire ses valises », à prendre conscience des poids dont elle ne s’est pas libérée. Après, ce sera son choix à elle d’écouter et de réagir en fonction. L’aide est toujours apportée à celui qui le demande à l’univers, même s’il faut souvent d’abord commencer à s’aider soi-même. A se prendre en main, se responsabiliser. Tu as compris que rester assise en attendant une aide miraculeuse ne marche pas. Il faut se prendre par la main, faire un petit pas. Rien qu’un tout petit pas peut suffire. Cela peut être de commencer une thérapie avec une psychologue, d’utiliser des outils pour reprendre confiance en soi (comme le Défi des 100 jours de Lilou Macé), de trouver une activité sportive ou créative qui fait du bien et qui aide à réaliser qu’on peut faire des choses.

Qu’as-tu appris depuis ton début de dépression nerveuse ?

Qu’il faut savoir accepter son état de faiblesse, reconnaître qu’on est mal et qu’on a besoin d’aide. C’est le premier pas. S’écouter, écouter son corps, ses rêves et ses pensées permet de prendre la mesure de notre mal être et de le reconnaitre. Si on passe son temps à penser du mal de soi « Je suis nulle… Je suis incapable de… Je ne mérite pas ceci… C’est bien fait pour moi… Je ne vais jamais y arriver… Tout le monde s’en fout de moi… » ; si on passe son temps à avoir des doutes et avoir peur de tout « j’ai peur de sortir de chez moi pour aller faire des courses… j’ai peur de conduire… j’ai peur de rencontrer de nouveaux gens… j’ai peur de demander quelque chose… j’ai peur d’affirmer mes besoins… » ; si on n’interagit plus avec l’extérieur et que l’on se renferme dans sa bulle… Tout ça, ce sont des symptômes de dépression nerveuse.

Moi j’ai aussi des insomnies, des crises de fatigue. Je n’arrive plus à manger comme avant, j’ai dû arrêter le lactose car mon corps ne le supporte plus. J’ai perdu du poids. J’ai beaucoup de vieilles émotions et de vieux schémas de pensées qui remontent. C’est une grosse période de nettoyage, qui me permet de me libérer de l’ancien pour aller vers le nouveau. Parce que j’ai une spiritualité développée et que j’arrive de plus en plus à m’ouvrir à ma guidance spirituelle, je sais que c’est normal. Cela fait partie d’un processus pour m’aider à grandir, à me défaire de ce qui ne me correspond plus. Cette dépression me force à quitter un travail qui ne me correspond plus. Elle me fait travailler ma foi. Ai-je foi en moi et en la guidance que je reçois pour sortir de cette épreuve ? Dans le fond, oui, même si certains jours, je doute, j’ai peur, je passe ma journée à pleurer, et je suis tellement épuisée que j’arrive à peine à marcher.

Mais voilà, combattre cet état, c’est dépenser son énergie pour rien. Mieux vaut reconnaitre la situation telle qu’elle est, l’accepter pleinement, pour ensuite trouver le courage et les armes pour la faire évoluer. Plus on est dans le déni, et plus la situation se prolongera, jusqu’à sombrer encore et encore, jusqu’à briser nos dernières résistances pour nous faire admettre la situation.

Est-ce une situation d’échec ? Du point de vue du jugement de la société, sûrement. De point de vue des parents de mon amie, peut-être. Mais du point de vue de l’âme, c’est une porte vers la reconnaissance de soi-même. Qui es-tu ? Que veux-tu ? On n’est pas défini par notre travail, on n’est pas défini par l’argent que l’on a ou que l’on n’a pas, on n’est pas défini par nos liens sociaux, notre « réussite », les jugements de nos parents. Cette période sombre, elle est là pour nous reconnecter à notre Essence, à celle qui dépasse les jugements et les apparences. Qui que l’on soit, on a chacun un Cœur, et dans ce cœur réside un trésor infini. Celui de l’Amour. Celui qui sait s’aimer soi-même est le plus riche en ce monde. Car alors il pourra accéder à ses propres talents, à ses propres envies et il pourra rayonner l’amour autour de lui. On en est tous capable. Il n’y a pas besoin d’être médium pour cela. Il n’y a pas besoin d’avoir de diplômes.

Il suffit d’apprendre à écouter son cœur. Alors comment faire me direz-vous ? Parce qu’en réalité, ce n’est pas si « simple » que ça, et j’ai mis bien du temps avant d’accepter ce que le mien me disait. Car souvent, on s’est coupé de son cœur pour une bonne raison, parce que celui-ci nous transmettait des messages de souffrance et de douleur, dont on ne savait pas quoi faire. Alors parfois, dans les premiers temps, il est difficile de se reconnecter à lui, car toutes ces émotions que l’on avait fuies remontent à la surface. La meilleure façon est de les laisser s’exprimer, d’accepter qu’elles nous traversent, aussi douloureux soit-il, elles passeront si on sait les accueillir. Dans ces moments-là, l’écriture (dans un journal intime par exemple), le dessin, le chant, le sport, le dialogue avec un professionnel ou une amie de confiance, tout moyen d’expression est bon pour exprimer ces émotions.

« Je pleure car je me sens triste… » Mais pourquoi est-ce que je me sens triste ? Quel est le message que veut me faire passer mon « état d’âme » ? Est-ce parce que je ne me sens pas reconnue pour qui je suis réellement ?  Est-ce parce que je me sens seule ? Incomprise ? Quelle est l’origine de cette tristesse ? De quoi ai-je besoin pour l’apaiser ?

Un exemple concret serait plus parlant. Prenons le tien. Pourquoi es-tu en colère contre les parents de ton amie ? Pourquoi n’arrives-tu pas à lâcher cette colère ?

Je suis en colère contre eux, parce que leur comportement a fait terriblement souffrir mon amie, leur propre fille, mais il a aussi blessé mes parents. Je déteste quand mes actions impactent ce que j’aime d’une telle façon, je trouve cela injuste ! Que l’on s’en prenne à moi, je peux le comprendre, mais que l’on s’en prenne à mes parents, je trouve ça injuste. Je déteste aussi qu’ils fassent comme si de rien n’était, comme si leur comportement avait été « normal », comme si ce n’était pas important. J’imagine que je n’arrive pas à lâcher prise, parce que je n’ai jamais pu leur dire ce que je pensais, mes émotions, que nous n’en avons jamais parlé en face à face. Ils se sont comportés en adultes autoritaires en disant « tu n’as plus rien à faire dans cette maison » sans prendre la peine de discuter avec la personne que je suis, ni à cette époque, ni même par la suite. Ils me diraient « nous avons eu peur pour notre fille, nous voulions la protéger, nous sommes désolés » je pourrais comprendre, je pourrais pardonner. Mais il n’en est rien, ils ont décidé d’ignorer la chose et l’ont rendu tabou.

As-tu la moindre raison de conserver ces émotions et de porter cette colère ? Cela va-t-il changer le passé ?

Non…

Alors nous t’invitons à leur écrire une lettre. Écris ce que tu as ressenti, écris ce que tu ressens encore aujourd’hui. Écris ce que tu aurais aimé leur dire, sans aucune restriction. Libère ton cœur et laisse les émotions sortir. Puis, au 31 décembre, tu brûleras cette lettre en demandant au feu de transmuter ces énergies lourdes en énergie d’amour et de lumière. Connecte toi à ton cœur, trouves-y l’amour inconditionnel que tu ressens pour ton amie, et parce que tu l’aimes elle, envoie de l’énergie d’amour à ses parents. Fais preuve de compassion et de pardon. Peu importe les raisons qui les ont poussés à agir comme ça, tu peux te libérer de ce poids, tu peux faire en sorte que cela ne pèse plus sur ton cœur et sur ta relation d’amitié avec elle. Le reste sera de son propre ressort.

Merci.

29 décembre 2016

 

Entre Deux Mondes [vécu chamanique]

Artiste : Yuumei

Artiste : Yuumei

Je ressens une grande tristesse dans mon cœur ces temps-ci. Peut-être est-ce parce que je n’arrête pas de penser à mes parents, mon village natal, ma famille, les lieux que je connais ? J’ai envie de rentrer, comme on aurait envie de rester sous la couette. Pour retrouver un environnement chaleureux et rassurant, un endroit que l’on connait bien où l’on se sent dans un cocon de sécurité, une bulle d’amour protégée du monde extérieur.

J’ai cette envie de rentrer, cette envie de voir les gens que j’aime. Cette envie de vacances et de repos, de ressourcement profond et calme. Comme si mon arrêt maladie ici ne me le permettait pas. Comme s’il me manquait quelque chose d’essentiel, de l’amour extérieur peut être.

L’amour intérieur est-il suffisant pour guérir certaines blessures ? L’amour de soi est indispensable pour marcher de façon équilibrée dans ce monde, et être capable d’aimer autrui. J’en suis convaincue depuis quelque temps déjà. Mais est-il suffisant pour être capable d’aimer ?

«  Il était important que tu te sentes aimée par tes parents. […] Ce sont les premières personnes qui peuvent vous donner le sentiment d’être une personne spéciale.

Tout le monde ne sait pas faire sentir à l’autre qu’il est une personne spéciale. Il vous faut pour cela prendre conscience que vous avez vous-mêmes été aimés par au moins un autre être vivant qui vous accordait une place particulière dans son cœur.

C’est important de comprendre ce que c’est que l’amour au sens affectif au-delà de toute attache précise. Parce que dès lors vous serez toujours capables d’aimer, quelque puisse être la forme d’amour qu’il vous sera proposée de donner.»

Extrait de l’article de Sylvie que vous pouvez lire ici.

Cet article de Sylvie m’a beaucoup émue et remuée. Serait-il temps pour moi de rentrer ? De m’offrir ce temps de repos et de répit après un long voyage éprouvant et une quête de vision épuisante ? Mon amie me disait qu’après sa propre quête, elle s’était sentie vidée, qu’elle n’avait qu’une envie c’était de se dorloter, de se cocooner et de se reposer au calme. Et que ce que je ressentais en était peut-être l’équivalent.

Après tout, fatiguée par tout ce flou et cet entre-deux sans fin, j’ai fini par faire le choix de symboliser ma quête de vision de façon consciente, par un acte posé. En allant en forêt méditer plusieurs heures seule. Et j’y ai fait des voyages chamaniques puissants et très symboliques : une mort avec le Soleil, une régénération dans le ventre de la Terre et une renaissance avec la Lune.

Il s’est passé quelque chose de très fort. Et le plus surprenant, c’est que j’étais, le Je de ma conscience ou de mon mental, simple spectateur et ne contrôlais rien. J’ai observé mon Esprit – cette part de divin en soi – donner des soins énergétiques à mon corps physique. C’était beau, fluide et puissant. Ainsi mon Esprit m’a illustré sa force, sa connaissance et sa maîtrise des éléments, me montrant par-là que je ne devais pas douter de sa puissance, de ma propre puissance intérieure, celle de mon Âme.

Mais comment revenir à la vie mondaine et terrestre et intégrer cette connaissance dans son quotidien ? Comment se sentir forte et puissante alors qu’au jour le jour : on lutte contre ses peurs, ses angoisses ; on tente de maitriser ses émotions d’hypersensible indomptables ; on doute, on est perdu et on ne sait pas dans quel direction aller ? Comment réconcilier ces deux réalités en soi – alors qu’elles semblent si éloignées l’une de l’autre, bien que cela soit seulement une illusion ?

18 novembre 2016

Artiste : Yuumei

Artiste : Yuumei

Entre Deux [vécu chamanique]

Artiste : Yuumei

Artiste : Yuumei

Parfois il est dur de suivre son cœur, de comprendre où notre âme veut nous mener, en nous faisant traverser toutes ses épreuves, ses montagnes russes d’émotions, ses processus de purification et de guérison. La vie n’est qu’un cycle, vie-mort-renaissance, encore et encore. Tout est évolution, transformation. Et dans ces moments entre deux états, entre l’enfance et l’adolescence, entre la nuit et le matin levant, il y a tous ces espaces de transition, ces Entre-Deux. On n’est ni l’un, ni l’autre. On flotte dans cet espace de battement, sans plus savoir qui on est, où l’on va.

Cela va faire maintenant un mois que je suis coincée dans cet espace d’Entre Deux, ni employée, ni au chômage – en arrêt maladie. Ni seule, ni entourée. Ni en bonne santé, ni avec des symptômes identifiés. Sans repères, sans savoir où aller, sans plus savoir qui je suis.
Je ne suis Rien. Seulement processus de purification, encore et encore, sans savoir jamais à quel point le Vide peut prendre encore plus de place. Il n’y a plus rien, ou presque. Le silence, la solitude, l’incertitude. La remise en question de tout ce qui fait ma vie, mon quotidien, la société dans laquelle je vis. Et plus rien n’a de SENS.
Dans ces moments, le vide total peut aussi devenir opportunité. Il crée un nouvel espace où peut éclore de nouvelles choses, autrefois enfouies dans nos ténèbres intérieures.

Mais dans ce vide, je n’entends que mon cœur pleurer, encore et encore. Sans comprendre ce qu’il veut m’indiquer. Peut-être a-t-il soif de liberté, d’espaces et de verdure ? Peut-être a-t-il faim de spiritualité, de sacré et surtout de SENS dans une vie qui ne veut plus rien dire ? Peut-être hurle-t-il à mon mental de capituler, de laisser la foi me guider, par de là la raison ?
Je ne comprends pas le message de mon cœur. Alors je l’écoute pleurer, encore et encore, dans une tristesse qui semble infinie.

« Je veux rentrer à la maison. »
« Je veux retrouver le cocon maternel. »
« Je veux retrouver mon foyer chaleureux et aimant. »
« Je veux retrouver les arbres, les prairies et les paysages que je connais. »
« Je ne veux pas faire face à la vie toute seule. »
« Je ne veux pas devenir adulte. »
« Je veux me reposer hors du temps, et effacer les duretés de la vie. »
« Je ne veux pas vivre dans cette société, qui efface la magie et les rêves. »
« Je ne veux pas de cette réalité que l’on me vend, c’est un mensonge vide de sens. »
« Je ne veux pas vivre cette vie d’adulte si ce n’est que pour survivre et étouffer mon cœur. »
« Je ne peux pas faire un travail vide de sens pour répondre aux exigences de la société. »
« Je ne veux pas participer à la destruction inconsciente de cette planète. »
« Je ne peux plus exploiter les végétaux comme s’ils n’étaient que des objets. »

Est-ce mon cœur d’enfant qui pleure ? Toutes ses émotions enfouies qui remontent ?
Je suis dans cet Entre-Deux et mon cœur semble incapable de le quitter. Je ne peux plus revenir en arrière et retourner dans la place que j’occupais, traiter le végétal et le monde comme s’ils étaient sans conscience. Je ne peux plus vivre une vie séparée du sacrée, qui met les choses, les gens dans une boîte, les prive de libertés et d’évolution. Mais vers quoi puis-je aller ? Je ne connais pas de lieux qui répondent aux exigences de mon cœur, à sa soif utopiste de pureté, de conscience et de beauté.

Écouter son cœur ? Mais pour aller où quand rien ne semble suffisamment Pure et Beau pour le satisfaire ? De cette Beauté qui célèbre la vie, comme la nature le fait si bien, de cette Beauté qui rayonne d’autrui quand les personnes laissent leur âme parler et leurs qualités nourrir les autres. De cette Pureté du cœur qui ne tolère que l’amour, le respect, la compassion et la foi, à l’opposé d’un monde où règnent le jugement et les apparences, la peur et la colère.
Je ne veux pas d’un monde gris. Je ne veux pas d’un monde où je me sens tellement incomprise, même par ma propre mère. Je ne veux pas d’un monde où l’on doit se battre pour préserver la Beauté et la Pureté. Je ne veux pas vivre dans un quotidien régie par la peur et la retenue.

J’aimerais oser Être, même si je ne sais pas qui je suis. J’aimerais courir dans les prés et rire à gorge déployée. J’aimerais savourer le soleil et écouter les arbres parler. J’aimerais vivre tranquillement, au rythme de la nature, et loin de la course effrénée de nos sociétés – qui nous poussent à produire toujours plus vite pour nous étourdir et nous déconnecter de la Réalité. Celle de la Vie, celle de la nature qui respire, celle du cœur qui chante, celle de la patience dans la maturation des fruits, celle du partage et de la compassion qui n’enlèvent rien et offrent tout. J’aimerais vivre à l’unisson du battement de la Terre, en écoutant le langage de ces animaux et de ces plantes, humble de cœur mais riche de sagesse.

J’aimerais qu’enfin cette lente agonie intérieure cesse pour renaitre à moi-même, légère et lumineuse, forte de mes parts d’ombres et de mes errances, riche de mes chutes et des leçons apprises. J’aimerais que cette Quête de Vision touche à sa fin, pour dévoiler un nouveau jour, plein d’espoir et de joie.

« Malheureusement, dans les sociétés contemporaines avancées, le langage symbolique est vu comme secondaire, et ce faisant, il n’y a pas à l’école d’ouverture ou d’éveil au mystère de vivre et à la beauté du monde, qui sont si essentiels pour créer un être humain complet. L’éducation de masse s’attache essentiellement à faire des jeunes de meilleurs travailleurs et néglige complétement ces questions beaucoup plus radicales qui se réfèrent au sens de la vie. Quand une culture ou une personne a perdu la capacité à comprendre le langage symbolique de l’âme, le besoin exprimé par celle-ci est finalement pris à la lettre. Mon cœur a faim : je me bourre ! Mon âme a soif : je bois comme un trou ! Mon être veut plus : je consomme ! Cette « littéralisation » est […] la base de toute dépendance. »
Quête de vision, Quête de sens, de Paule Lebrun

12 novembre 2016

L’histoire de mon hypersensibilité

Artiste : Yumei

Artiste : Yuumei, Through the Distorted Lens

Je n’en reviens pas. Je voulais réserver un foutu Uber pour mon trajet vers l’aéroport, et je découvre qu’on ne peut le faire qu’en utilisant leur application et que mon « vieux » téléphone n’est pas compatible ! Je ne peux même pas le faire sur internet, c’est hallucinant ! Je ne vais quand même pas acheter un nouveau téléphone juste pour une foutue course de 40€ ?!! Cela me frustre et c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Parce que je ne me sens pas bien, je suis encore malade depuis plusieurs jours. Je n’ai pas envie de finir ma valise et de repartir à la Réunion. Je n’ai pas envie de quitter ma famille, mes amis et de me retrouver seule. Je n’ai pas envie de reprendre mon travail, il ne me manque pas, enfin c’est surtout mon supérieur qui ne me manque pas.

Et puis je ne me sens pas bien dans mon corps, voilà deux semaines que mon endométriose me rend malade, que j’ai mal au ventre, que je suis épuisée etc. Je sais ce qui a été le déclencheur, mais je me demande pourquoi, maintenant que le travail d’exploration est fini, cela ne s’arrête pas. Est ce que ce sont mes émotions qui me rendent malade ? Mon hypersensibilité que je ne gère pas ?

J’avoue que ça fait beaucoup à encaisser, ce que j’ai appris sur la nature de ma blessure à l’âme grâce à Sylvie, blessure qui est la source de mon endométriose, et qui me bloque sur beaucoup de plans, notamment celui de simplement me sentir bien dans ma peau. Et puis aussi toutes ces prises de conscience sur mon hypersensibilité.

Ça a commencé avec des questions que je me suis posées au cours de mon dernier article, face à des situations provoquant des tsunamis émotionnels. Et puis beaucoup grâce aux article de Camille sur le sujet, que je vous recommande très vivement (le 1er est un peu technique, mais le 2ème y apporte bien les réponses : Hypersensibilité et émotivité , Hypersensibilité et filtres, Hypersensibilité et empathie et Hypersensibilité et Compassion .

J’ai senti un profond soulagement à voir décrit par une autre ce que je vivais « enfin, je ne suis pas folle, enfin je suis comprise ». Camille a mis des mots tellement justes pour décrire ce que c’est que d’être hypersensible, la difficulté que c’est au quotidien, le besoin d’isolement que cela entraîne, le besoin de choisir avec précaution son entourage… Tellement de choses que je vis au quotidien, mais qui semblent faire de moi une extra-terrestre dans mon environnement. Et puis, enfin une compréhension de pourquoi je vis ça, des mécanismes énergétiques sousjacent. Qu’est ce qui explique donc que je ressente autant ? Comment ? Et pourquoi de telles répercussions sur mon bien être ? Comment gérer ça ? Alors oui, Camille a soulevé la monstrueuse difficulté à maîtriser une telle capacité. C’est décourageant, mais en même temps, ça m’a donné de l’espoir.

Et ça m’a forcé aussi à bien regarder la vérité en face. Cela fait des années que je sais que je suis « hypersensible », que je capte et réagis trop aux émotions des autres. J’en ai déjà parlé ici dans plusieurs articles (Liberté… ? , Trop ressentir… ou l’hypersensibilité empoisonnante ). Mais je n’ai jamais pris la peine de me pencher sur le sujet, d’apprendre ce que cela voulait RÉELLEMENT dire et quelles sont les implications pour moi, pour les autres et sur le long terme. Je n’ai jamais pris la peine de revoir ma routine quotidienne et d’installer une « hygiène émotionnelle » moi qui capte les émotions des autres, comme d’autre les microbes ou les calories.

J’ai bien vaguement tenté de faire une bulle protégée chez moi, en purifiant les énergies, mettant des pierres de protection. Et aussi d’évacuer les énergies négatives en rentrant chez moi. Et même si les émotions sont finalement véhiculées par des énergies, je n’ai jamais pris la peine de traiter la partie émotionnelle de tout ça.

Je sais que je ne peux m’en prendre qu’à moi même pour cette incapacité à gérer mon hypersensibilité. Je ne l’ai jamais travaillé. Quand elle a commencé à se manifester à l’adolescence et grandir en même temps que moi, je n’ai rien compris, je ne m’en suis pas rendu compte. Et j’ai été laminer par la méchanceté dont peuvent faire preuve les collégiens. J’ai vécu un enfer émotionnel et je me suis repliée sur moi même, je me suis coupée des autres.

Par mécanisme de défense, j’ai commencé à m’habiller toute en noir, en gothique, pour effrayer les autres et éviter qu’ils ne m’approchent. J’avais déjà une lucidité et une perception exacerbée des choses, qu’on ne pouvait pas juger les autres sans connaître leur souffrance, leur vie et leur histoire. Et je refusais de me plier aux jeux des apparences, de la popularité, de l’hypocrisie et de la méchanceté gratuite. Alors je préférais rester seule. J’avais peu d’amis mais de bien choisis, ceux qui avait su voir au-delà des apparences et s’ouvrir à moi pour que je m’ouvre à eux. Faire fuir les autres ne me gênaient pas, et c’était la meilleure façon de me protéger inconsciemment contre leurs émotions.

Plus tard, quand j’ai commencé à être moins sauvage, j’ai voulu me protéger des « énergies négatives » des autres en me bardant de pierre de protection, de bulle énergétique de protection. J’étais devenu agoraphobe, je ne supportais plus les émotions négatives dans les foules, les concerts, les cinémas, etc.

Mais tout ça, ce n’était que des armures, des artifices pour me protéger inconsciemment de mon hypersensibilité, de toutes ces choses que je captais malgré moi et qui me plombaient. Seulement voilà, une armure en grandissant devient trop petite. En évoluant cette armure de protection est devenu un carcan qui ne faisait qu’accentuer mon mal être. J’ai été amenée à la faire tomber. Cela fait plusieurs mois que je ne porte plus de noir. Que je ne me réfugie plus derrière des pierres de protection à moins qu’une situation le rende vraiment nécessaire.

Seulement, je me retrouve maintenant à la case départ, et même à la case moins 2. Toutes ces années où j’ai fui et ignoré mon hypersensibilité sont autant d’années où je n’ai pas appris à la comprendre et à la gérer. Des années de retard, où pendant ce temps, mon armure imparfaite me laissait accumuler toutes ces émotions et énergies sans les gérer. J’en suis maintenant au point de rupture. Celui où une émotion extérieure de trop me fait exploser, ou bien me met à terre. Je me sens vidée, et en même temps avec ce trop plein de résonances et de blessures à vif.

Me voir confirmer que je ne suis pas seulement hypersensible mais aussi empathe (voir cet article de Camille pour les explications sur la notion : Hypersensibilité et empathie ) m’a vraiment atteinte. Je le soupçonnais, je le disais parfois, mais sans vraiment y croire et y donner du poids. Sauf que maintenant, après avoir lu Camille, je ne peux plus faire semblant.

Moi quand j’étais jeune ado, je ne rêvais pas d’être astronaute, riche banquière ou médecin. Je rêvais d’être une sorcière, une sage, une « guérisseuse », une herboriste. Et même une passeuse d’âme (les médiums qui accompagnent les âmes des défunts lors de leur transition entre ce monde et ailleurs). Je ne sais franchement pas trop d’où cela m’est venu, parce que ce n’est vraiment pas un dada dans la famille, plutôt un interdit, et que personne ne m’en a jamais parlé. Peut être mon lien à la nature ? Mes lectures de fantastique ? Je me souviens que la série des Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley m’avait beaucoup marquée et parlé au coeur, or c’est un roman initiatique qui parle de prêtresse et de magie druidique…

Personne ne partageait réellement mon intérêt, ma meilleure amie un peu, puis cela lui a fait peur et elle s’est fermée, idem pour ma sœur. Je me suis renseignée seule, j’ai du apprendre et comprendre seule. Je faisais des recherches sur internet et empruntais des livres à la bibliothèque en cachette. J’avais aussi acheté des bougies et de l’encens que je devais bien caché de mes parents. J’ai même du me faire offrir un coffre qui fermait pour y mettre tout ça. Parce qu’évidemment mes parents n’approuvaient absolument pas ce genre de centre d’intérêt.

Je me souviens que la première amie avec qui j’ai pu en parler, était une de mes surveillantes de collège, elle avait 40 ans et elle était un peu magnétiseuse. Je l’aimais beaucoup et on s’entendait bien. Elle m’a expliqué des choses, et j’ai acheté mon premier pendule, morte de trouille à l’idée d’être découverte par mes parents.

Sauf que voilà, on a des rêves et on croit vouloir des choses. Mais la première fois que je me suis mise à sentir des âmes défuntes errantes, des années plus tard, j’ai totalement paniquée. Je croyais savoir ce que c’était, comment on faisait, mais en réalité, je me suis retrouvée totalement désemparée. Je ne dormais plus la nuit tellement j’étais effrayée, je ne savais pas quoi faire. C’est à ce moment là que j’ai commencé à faire des rencontres avec d’autres personnes ouvertes dans le domaine de la spiritualité. Et la seule chose que je voulais, c’était que mes perceptions s’arrêtent, que « tout redevienne normal » .

Avec la rétrospective, c’est aussi à ce moment là que mon endométriose a commencé. Faut-il y voir un lien ? Est-ce un hasard ? Je n’en sais rien. Mais j’ai pu trouver une magnétiseuse qui m’a expliqué ce qui se passait, que mon 3ème œil était sur-actif et que c’est pour ça que je percevais tout ça. Elle m’a promis un moyen de ne plus sentir les âmes errantes, un moyen d’arriver à gérer ça de façon simple. Je n’ai pas compris à l’époque que la solution qu’elle m’offrait – une forme de forçage énergétique dont j’ai déjà parlé ici sur « Discernement et énergétique » – n’était qu’une porte ouverte sur bien plus. Parce qu’à partir de ce moment là, je n’ai plus pu tourner le dos aux réalités énergétiques. Et les rares fois où je l’ai fait, j’en tombais malade. Alors que je voulais tout laisser tomber et ne plus avoir affaire au « spirituel ».

Mais je n’avais jamais capté que je devais mettre autant de soin et d’attention aux émotions qui m’environnaient. Je n’ai jamais rêvé d’être hypersensible et empathe. A quoi donc peuvent servir de telles capacités ? A apprendre à exprimer mes émotions, ça c’est sur. A être capable de les écrire et de les communiquer, peut être ? Mais encore ?

Sincèrement, je suis fatiguée. J’aimerai parfois appuyer sur le bouton pause, vivre ma vie simplement sans avoir à me soucier des émotions et des énergies qui m’entourent, celles des autres et des lieux, ainsi que des miennes. Tant de gens vivent dans l’insouciance de ça ! N’est-ce pas déjà suffisant de se préoccuper des factures, des courses à faire et du patron agaçant ? Et je ne parle même pas de vivre au jour le jour avec une maladie chronique inflammatoire (comme l’endométriose). Tout ça n’est-il pas déjà suffisant ? Je n’ai pas besoin de ça en plus, je n’en veux pas !! Je n’en vois pas l’intérêt.

Et pourtant, puis-je simplement rejeter cela comme je le voudrais ? C’est malheureusement impossible. C’est comme si je disais « je ne veux plus être brune ». Cela fait partie de moi, je ne peux pas le changer et si je le rejette, c’est comme rejeter une partie de moi même. Je suis obligée de voir, d’entendre et de prendre soin de cette partie de moi, si je veux me sentir bien dans l’entièreté de mon être. Or cette partie de moi est en grande souffrance, je me sens dépassée et impuissante.

Je pourrais en écrire des tartines à ce sujet là, mais je préférerais simplement être consolée, que quelqu’un qui comprenne me prenne dans ces bras, et me rassure. Que pour une fois, on me dise « cela va bien se passer », et que « je vais y arriver ».

C’est à ce moment là que je déteste ne pas être capable de « voir » et « d’entendre » clairement mes guides comme Sylvie ou Camille dans ses rêves lucides. Où est mon soutien quand je tombe, que je trébuche et que je n’arrive pas à me relever ? Personne n’a conscience de la dureté de cet aspect de ma vie. Et j’ai conscience que parfois j’ai besoin d’aide, je n’y arrive plus toute seule, malgré ma volonté. L’épuisement émotionnel, mental et la fatigue de la maladie me cloue au sol et je ne trouve plus la force pour me relever…

Pourtant je reçois de l’aide. Évidemment, pas sous la forme et de la façon dont je le souhaiterais. Mais je ne peux pas le dénier. De nombreuses personnes m’ont apporté leur aide, sans rien attendre en retour. Je pense à Sylvie, à Camille, à mes quelques rares amis à la Réunion, à mes amies en métropole et je les en remercie du fond du cœur.

Mais que puis-je faire moi, maintenant, pour m’aider moi même ?

Mes rêves d’être guérisseuse ou sorcière ont depuis longtemps été éteints. Face à la réalité de notre société qui n’admet pas l’existence d’autres énergies et mondes subtils, d’autres façon de soigner des blessures qui ne sont pas physiques. Face à la prise de conscience de mes propres blessures et limites : qui serais-je donc pour soigner autrui quand je ne suis pas capable de me guérir moi même ? Face au manque de confiance en moi, comment assumer la responsabilité de la santé physique / émotionnelle / énergétique d’une personne qui vous donne sa confiance ? Face à mon manque total de contrôle de mon hypersensibilité et de mon incapacité à sentir clairement et gérer les énergies : je ne suis pas capable de gérer ce que moi même je projette vers l’extérieur, hors de question de le faire peser sur quelqu’un.

J’ai une conscience assez aiguë de mes manques et de mes faiblesses. Je sais aussi qu’« être guérisseuse », ce n’est pas quelque chose que l’on « veut », c’est quelque chose qui vient par la force des choses, par le parcours de la personne ou par de réelles prédispositions. Ce n’est pas mon cas, je n’ai pas de telles capacités, et je ne veux pas être aveuglée par un égo qui chercherait une position de « sauveur ». Je sais que chaque personne est son propre et unique sauveur. Mais je comprends aussi que parfois on a besoin d’aide, de soutien, d’éclairage et de soins. Et que certaines personnes peuvent offrir cela. Il me faut juste admettre que ce n’est pas mon cas.

Alors que reste-t-il de mes rêves de jeunesse ? J’ai rabattu mes désirs vers une alternative, celle de la production de plantes médicinales, à défaut de leur utilisation pour soigner. Mais même là, je ne m’y sens pas à ma place. Je me sens inadéquate dans ce monde qui m’apparaît trop violent, pour moi et ma si grande hypersensibilité. Peut-on vivre en se cachant du monde ? Dans une bulle en verre filtrant les émotions ? Peut-on vivre sans but qui parle au coeur ?

11 juillet 2016