Dire au revoir à une âme soeur

 

 

                                       Artiste : Orpheelin


Pourquoi écrire aujourd’hui ? Parce que j’en ai gros sur la patate, et qu’après tout, cet espace est le mien, et qu’à la base, c’était aussi un journal. Qu’est-ce qui a changé depuis tout ce temps ? Je ne sais pas, il y a un jour, où je n’ai plus eu envie de publier. Bien que je continue activement d’écrire avec mes guides en toute intimité. C’était comme ça, et je ne me suis pas trop questionnée.

 


Mais aujourd’hui, j’ai envie de m’exprimer, de partager mon ras le bol. Je découvre depuis quelque temps, que le lien dans l’astral, avec mon ex-compagnon ,était encore très actif, et que sans le savoir, il me vampirisait mes énergies sexuelles la nuit. Qui aurait cru que ma fatigue chronique était liée à ça, en plus de toutes les frasques et missions que réalise mon âme, la nuit, en voyage astral, pendant que je dors ?


Je ne l’aurais jamais cru, pas après toutes ces années ! Si mon âme ne me l’avait pas clairement montré en rêves, et si Camille ne m’avait pas aidé à comprendre ce qu’il se passait (entre autre grâce à son article ici, sur la gestion du lien avec une âme soeur). Alors soit, je savais que je partageais un lien fort avec cet homme, que c’est une de mes âmes soeurs, puisque l’on s’était reconnu rapidement après notre rencontre physique. Et que le lien était d’une intensité encore jamais éprouvée avec les autres âmes soeurs que j’avais pu croisées. Mais de là, à imaginer, qu’inconsciemment, je pouvais encore nourrir cet amour et ce lien dans l’astral, encore 5 ans après, j’en reste scotchée… Parce que si l’autre se sert dans mes énergies, c’est bien parce que je l’ai laissé faire ! Pendant toutes ces années, j’ai cherché à comprendre et guérir mes failles, à travailler à ne pas me faire parasiter et envahir par l’extérieur… quand finalement, la source de vampirisation était au plus proche, dans mon coeur et dans ma sphère intime.


Une partie de moi est effarée, comment un homme qui prétendait m’aimer et me respecter consciemment, peut inconsciemment se servir du lien d’amour que je nourris pour lui, pour s’alimenter comme si j’étais une simple lavandière qui s’occuperait de son linge ? Où est l’amour et le respect dans le fait de profiter de mes failles et de notre histoire pour se nourrir dans mon dos ? Je n’y perçois que de la froideur, de l’opportunisme et de la volonté personnelle, dénuée de tout amour…


Une autre partie de moi est consternée : comment, moi, ai-je pu continuer à nourrir ce lien, dans l’astral la nuit et inconsciemment, sans me rendre compte de rien ? Comment ai-je pu être assez « bête » pour continuer à l’aimer inconsciemment et le nourrir, dans l’attente qu’il m’aime de nouveau, alors qu’il m’a déjà rejetée ? Sui-je à ce point désespérée d’amour ? Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ?


Voilà, je me demande « qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ? ». Suis-je masochiste à ce point pour m’infliger cela ? Ou bien, ai-je une gestion si déplorable de mes énergies sexuelles que je préfère laisser mon ex me les siphonner ? Ai-je idéalisé l’Amour au point de donner une confiance aveugle à l’autre ? Par quelles méandres suis-je passée pour à ce point m’être oubliée moi-même ? C’est comme, découvrir que cela fait des années que le jour, vous arrosez, plantez et désherbez soigneusement votre jardin intérieur, pour prendre soin de vous-même, mais que la nuit, votre moi inconscient passe pour rafler tous les légumes et les fleurs cultivés avec amour pour vous-même, pour les distribuer à l’autre, alors qu’il s’en fout de vous ! Et le pire, qu’il n’a aucune gratitude ou amour pour vous, car il a décidé de se servir de ses ressources pour lui-même, puisqu’àprès tout, vous lui laissez l’accès au jardin. C’est vrai, pourquoi ne pas en profiter, une belle récolte gratuite obtenue sans effort ?


Je m’interroge vraiment sur l’histoire de notre lien et le lourd passif que nous avons eu de vies en vies antérieures, pour qu’une telle situation soit autorisée respectivement par nos deux âmes, et considérée comme « normale ». Qu’est-ce que cela raconte de notre histoire personnelle ? Que l’un a l’habitude d’abuser de l’autre au profit de ses intéret personnels ? Que l’autre se laisse faire par amour ? Et pourquoi ? Par culpabilité ? Par soif d’amour ? Par idéalisme et espoir que l’autre changera ? Comment de tels pots cassés de vies en vies peuvent-ils être réparés ? Et pourquoi nos âmes ont-elles choisies de se retrouver pour vivre cette expérience dans cette vie-là ?
Quand j’ai appris ce qui se passait dans l’astral, ma réaction première a été de dire « ah non, ce n’est pas possible que ça continue comme ça, STOP ! ». J’ai ressenti de la détermination à changer et cesser de nourrir ce lien, le besoin de le rejeter. Mais je n’ai même pas réussi à éprouver de la colère. Je pense que j’étais choquée, et que mon mental a simplement fait un déni. Ce n’était pas possible pour moi, qu’une personne que j’ai tant aimé, ait son âme qui se serve de moi comme un simple objet, une simple source d’énergie gratuite…
Après le rejet et le déni, vient la tristesse. Alors c’est ça, aimer l’autre ? Offrir un faille et une opportunité pour que l’autre abuse de vous ? Comment ai-je pu autoriser ça ? Comment ai-je pu aimer l’autre, lui donner tant, au point de m’oublier et de ne pas me préserver ? Tout ça pour quoi ? Pour expérimenter le rejet et la souffrance ?


Qu’est-ce que mon âme cherche à apprendre au juste de cette expérience ? Que l’amour de l’autre ne peut pas exister sans l’amour de soi et la préservation de soi-même en premier lieu ? Je le sais pourtant. Cela fait des années que j’avais constaté mon « syndrome de l’infirmière », avec mes amis, ma mère, les autres… Et cela fait des années que je travaille consciemment à ne plus nourrir ce comportement, à m’occuper d’abord de moi et de mon bien être, pour pouvoir ensuite partager avec les autres. Et seulement dans cet ordre là. Et j’apprends que sur le plan de l’amour, inconsciemment, et dans l’astral, je suis encore dans ce schéma là ?! C’est à devenir chèvre !!!
Le pire, c’est que j’aimerais ressentir de la colère envers cet homme, qui utilise mes énergies pour nourrir sa propre créativité et s’en servir pour son succès professionnel personnel, alors que moi je galère tant à choisir une voie professionnelle et à me développer dedans. Mais je n’arrive même pas à le détester, ou à lui en vouloir. Il y a une part de moi, complétement désabusée, qui se dit : « ben c’est normal, il a profité de ce que tu lui offrais, il aurait été con de ne pas s’en servir ». D’un point de vue logique, je comprends qu’il se soit servi, mais d’un point de vue moral et sentimental, je ne comprends pas. Et je ressens une terrible tristesse. C’est comme ternir le souvenir de cette relation et l’amour « pur » que je lui portais, les détourner à son seul profit personnel, en me laissant croire qu’un jour, peut être, il y aura un espoir de réunion.


Je ne veux plus croire à cet espoir. Je ne veux plus le revoir. Je ne veux plus nourrir ce lien. Je veux me libérer de lui et de ses énergies. Même dans l’astral, je dois lutter contre cette tendance naturelle et cette sensation d’être accroc à lui, mais ca y est, le message est passé. Le changement est en train de s’installer.


Et j’ai envie de dire : « Lionel, c’est terminé. »
« Avec ces mots là, je mets un point final à notre histoire incarnée dans cette vie. Je renonce à l’idée d’une réunion, je renonce à l’idée de t’aimer, je renonce à l’idée que tu puisse m’aimer. Je ne veux plus nourrir ce lien. Je veux me préserver. Puisses-tu poursuivre ta propre route en paix. Je me souhaite de guérir de ces plaies, d’apprendre à toujours me préserver et à retrouver la joie et la confiance d’aimer.
Des âmes soeurs, on n’en a plein, et tu n’es pas la seule. J’en ai croisé et aimé d’autres avant toi. J’espère en croiser et en aimer d’autre(s) après toi. En te libérant, j’accepte aussi de me libérer de toi, pour continuer à avancer sur mon propre chemin. Pour ouvrir mon coeur et de nouveau aimer.
Je te remercie pour ce que tu m’as apporté et je te laisse t’en aller. Au revoir.« 

27 septembre 2020

 

 

Poser des limites

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Artiste : Guweiz

 

Je me sens énervée. La journée était bien partie, tout allait bien, jusqu’à ce que ma mère ait un comportement déplacé. Au lieu de me faire un bisou normal pour me dire au revoir, parce qu’elle partait, elle s’est jeté sur mon cou pour un espèce de bisou sniffage intrusif.

Je ne suis pas contente, j’en ai marre de son comportement invasif et imprévisible. Comment je pouvais deviner qu’elle allait faire ça ? Et sans me demander mon avis, ni me donner la possibilité de me retirer. Elle ne ferait pas ça à un inconnu, un collègue, ni même son amie proche. Pourquoi s’autorise-t-elle à le faire avec ses filles ? Ce n’est pas parce qu’elle est notre mère, qu’elle peut se permettre un comportement intime contre notre volonté. Je l’aime, là n’est pas le problème. Mais je ne suis plus son bébé. Je ne suis pas son mari, ni sa peluche. Je suis une personne humaine et adulte à part entière. Avec mon propre corps, mon propre libre-arbitre et mes propres envies. Je n’ai pas à subir les siennes. Si je n’ai pas envie d’être embrassée dans le cou, et bien c’est mon droit. L’amour, ce n’est pas comme ça. On ne prend pas ce que l’on veut, sans l’accord de l’autre. Et on ne donne pas non plus, si l’autre n’a pas envie de recevoir. L’amour c’est un échange consenti, pas quelque chose qu’on impose comme allant de soi.

Je suis vraiment remontée, là.

C’est encore une histoire de limites. Elle a dépassé les limites de ce que tu étais prête à donner, sans te demander ni ton avis, ni ton consentement. Elle t’a imposé son besoin et son envie à elle. Elle a voulu prendre, sans respecter tes propres besoins.

Oui, c’est encore une histoire de respect et de poser ses limites avec l’autre. Quand j’ai compris ce qu’elle faisait, je me suis reculée en disant « non », mais elle a essayé de s’agripper à mes épaules. Et quand je suis partie, elle m’a dit « allez reviens, que je te fasse juste un petit bisou », genre pour étouffer l’incident. Et j’ai répondu « non, non, non ». C’était hors de question pour moi qu’elle me touche encore après ce comportement invasif, que j’ai très mal supporté (d’ailleurs je me suis fait mal au cou en me dégageant). Et elle a alors répondu « Tu le regretteras ». Non mais tu y crois ça ?! Des menaces ?! Je suis fatiguée de son chantage affectif inconscient.

Elle ne se rend même pas compte de la conséquence de ses actes ! Après, elle s’étonne que je sois distante ! Mais c’est normal, je suis sur la défensive, je prends mes distances pour me protéger. Comment vais-je savoir quand elle s’avance pour me faire un bisou, si elle va se comporter normalement ou se jeter sur moi comme ça ? Comment je peux savoir quand elle vient dans ma chambre, si c’est pour prendre de mes nouvelles et se soucier de moi (comportement parental normal) ou bien pour réclamer de l’attention et de l’amour sans se soucier de ce que je suis en train de faire (comportement de son enfant intérieur blessé) ?

Non, vraiment, je n’en peux plus de cette situation.

Alors tu dois lui parler.

Je le sais, c’est juste que c’est compliqué… Déjà parce que l’on vit sous le même toit, et que c’est difficile de prendre le distance. Ensuite, parce que dès qu’elle a le sentiment qu’elle n’a pas fait ce qu’il fallait, elle passe en mode « enfant intérieur blessé » et alors, elle n’a plus un comportement émotionnel d’adulte.

Tu as peur de la blesser.

Bien sûr que j’ai peur de la blesser ! Ce n’est pas parce que je ne suis pas d’accord avec ses actes, que je ne l’aime pas ! Je n’ai pas envie de lui faire du mal !

Mais est-ce qu’exprimer tes ressentis et tes besoins de façon respectueuse, c’est lui faire du mal ?

Non, c’est la façon dont elle va le prendre qui va lui faire du mal. Elle va interpréter ça comme « je ne suis pas une bonne mère » et « tu me rejettes ».

Mais est-ce que cela t’appartient ?

Non, c’est vrai… C’est sa réaction en raison de ses blessures, son interprétation… Mais moi, je vois sa blessure, je n’ai pas envie de taper dedans.

Et pour cela, tu supporterais que l’on ne respecte pas tes propres besoins ?

Non…

Vivre ensemble, c’est apprendre à vivre intelligemment chacun avec vos blessures. Tu ne peux pas empêcher ta mère de réagir comme elle le fera, tant qu’elle n’aura pas guéri sa propre blessure. A la place, tu lui offres peut-être l’opportunité de prendre conscience de sa blessure. Comme avec ton autre amie dont tu parlais les jours précédents.

Si seulement… si seulement, c’était aussi simple que cela… Ma mère a une blessure béante et gigantesque de manque d’amour, par rapport à sa propre mère. Elle ne la voit pas, ou elle n’arrive pas à l’accepter, je ne sais pas. Toujours est-il que, c’est auprès de ses enfants qu’elle essaye de la combler. Et que de nombreuses fois, je me suis retrouvée face à une enfant intérieure blessée qui réclame de l’attention, de l’amour, alors que moi-même en tant qu’enfant, j’avais besoin d’une mère aimante.

Les blessures émotionnelles profondes peuvent vraiment transformer le comportement des gens. Et le rendre inadéquat par rapport aux situations et rôles vécus. C’est terrible…

Mais pour autant, tu n’y peux rien. Tu ne peux que t’occuper de tes propres blessures.

Oui, je sais… ça fait juste mal à voir. Mais tu as raison, ce n’est pas mon rôle de chercher à guérir sa blessure à elle. Je ne suis pas son thérapeute, ni son infirmière. Des années, je me suis escrimée à répondre à son besoin d’amour (mais ce n’était jamais assez) et à essayer de la pousser vers un travail thérapeutique sur elle-même. Mais en vrai, ce n’était pas lui rendre service, car elle s’est reposée sur moi et elle n’a pas pris sa propre responsabilité en main. Il n’y a qu’elle qui peut agir pour elle-même.

Tu ne peux que l’encourager et la soutenir d’à côté.

Mais pas faire le travail à sa place… je le sais. Si j’avais pu à une époque, je l’aurais fait. C’est toute la tragédie : je vois sa souffrance, alors qu’elle ne la voit pas elle-même. Ou qu’elle se leurre elle-même. C’est vraiment très difficile à vivre quand on aime quelqu’un comme j’aime ma maman.

Mais ton amour ne doit pas entraver ton jugement. Ce n’est pas parce que tu l’aimes que tu peux passer outre les comportements qui toi te nuisent et te blessent. C’est ton rôle d’adulte, en tant que parente aimante envers toi-même et ton enfant intérieur, de veiller sur toi- même, encore plus quand ta mère n’est pas en état de le faire elle-même.

Mais cela va plus loin, que ça… Je dois apprendre à me protéger de ma propre mère. Tu te rends compte ? C’est terrible.

Malheureusement, c’est fréquent. Des parents aux comportements toxiques, il y en a beaucoup. Parce que le cadre parent/enfant est souvent l’opportunité pour vous de travailler sur vos blessures intérieures. Autant pour les enfants, que pour les parents. Vous pouvez vraiment sortir grandis et guéris à travers ces expériences, si vous faites le travail adéquat.

Et bien, il y en a du boulot par chez moi…

Mais tu es en bonne voie. Autrefois, tu n’avais même pas conscience en quoi le comportement de ta mère était déplacé. Alors que ta sœur l’a tout de suite ressenti et a vite cherché à s’en protéger dès l’enfance. C’est pour ça que « ta sœur n’est pas tactile », d’après les propres mots de ta mère. Elle cherchait à se défendre de ses intrusions physiques et de ses câlins « vampirisant ».

Oui, je l’ai compris il y a peu… C’est dur d’en prendre conscience quand on est élevée comme ça et qu’on baigne dedans…

Alors que vas-tu dire à ta mère ?

Je vais lui dire que j’aimerais que nous revenions ensemble sur ce qui s’est passé tout à l’heure, pour en discuter tranquillement, car j’ai mal vécu cette situation et que je souhaite améliorer ça. Lorsqu’elle m’a embrassé de cette façon, je me suis sentie prise au dépourvue parce que je pensais qu’elle allait m’embrasser normalement, comme d’habitude. Je n’étais pas préparée à ce contact intime et donc je l’ai ressenti de façon intrusive. D’autre part, j’ai ressenti que mon libre-arbitre n’était pas respectée, car elle ne m’avait pas demandé mon consentement et je n’avais vraiment pas envie d’être touchée dans le cou à ce moment-là. Enfin, quand elle m’a dit « tu le regretteras », j’ai ressenti cela comme du chantage affectif et cela m’a mis en colère.

J’ai presque 30 ans, je suis une adulte, mon corps m’appartient et c’est mon droit de ne pas avoir envie d’être touchée comme ça, même par ma mère et même si je l’aime. D’autre part, les gestes d’amour physique pour être partagés doivent être consentis par les deux parties et non imposés seulement par un côté.

J’ai donc besoin, qu’à l’avenir, elle me prévienne de ses intentions pour des gestes aussi intimes, et qu’elle veille à ce que je sois d’accord avant de le faire. J’ai besoin qu’elle respecte mes limites physiques pour me sentir en sécurité et ne pas être constamment sur la défensive avec elle.

Voilà, je pense que j’ai fait le tour de ce que j’ai voulu exprimer. Je me suis relue, et je ne pense pas avoir formulé  les choses de façon agressive ou accusatoire.

C’est bien, mais tu peux rajouter ta question.

Est-ce qu’elle a conscience que ce genre de comportements souligne une blessure de manque d’amour en elle ?

Oui.

Brr, cela me fait des frissons dans le dos. J’ai peur de la manière dont elle va réagir.

Si tu arrives déjà à dire tout ça, c’est très bien. Veille à ne pas t’énerver, à être calme et patiente, et à vérifier qu’elle a bien compris chaque affirmation. Le reste coulera de source, du moment que tu te places bien dans une posture bienveillante. Tu ne lui parles pas pour la blesser ni la casser, mais pour défaire les nœuds entre vous et permettre plus de fluidité et d’amour dans vos échanges, sans qu’aucune ne soit blessée. Attends toi à ce qu’elle exprime ses ressentis et ses propres besoins en retour. Il est possible que ton refus de son geste l’ait blessé, car elle ne l’a pas compris. Explique-lui bien que ce n’est pas contre elle, mais par respect pour toi-même. On ne pénètre pas dans la sphère physique intime des gens sans leur consentement, enfant ou pas enfant.

Merci

1er octobre 2019

L’âme transie de notre amour

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Auteur : Kimir-Ra

 

Cachée dans ta chair
Si évaporée et évanescente,
Remplie de mystère
Comme la plus tendre des amantes,
Tes yeux me disent tout.

Ils éclairent la nuit de mes songes
D’une lueur phosphorescente,
Ils incendient nos ébats fous
D’un torride parfum de menthe.

Ô belle compagne insaisissable,
La lune court sur tes pas,
Les hommes chantent tes fables.

Mais nul ne sait le secret qui t’entoure,
Chante pour nous, les deux belles,
L’âme transie de notre amour,
La beauté des femmes
La puissance des naïades
La force dans un gant de velours.

Deux femmes qui s’enlacent,
Sous le buis éternel,
Leur amour comme un chant sacré,
Fiançailles les plus belles.

21 septembre 2019

Où es tu ?

Artiste : Guweiz

Où es-tu, sirène de mon cœur ?
Toi qui crée un abyme,
fend la houle, me noie sous les pleurs ?
Sais-tu combien, sous cette infinie
nuit sans étoiles, ton absence
perce le voile, efface le sens
de mes matins sans toi ?

Comme une toile à peine entamée
mon âme est vide de toi, de tes baisers.
Pourtant quel goût ont-ils,
papillons diaphanes et invisibles ?
J’attends leur douce envolée,
un soupir, une caresse, un baiser,
le parfum de tes lèvres à inhaler.
Un bonheur, une pluie de soleil
comme pour inonder avec ardeur
mon souffle éternel de ta chaleur.

Demain je crois, tu seras là,
dans cet infini temps suspendu,
je n’attends que ça.
Dis moi, pourquoi mets-tu
tant de temps à trouver le chemin vers moi ?
Ou est-ce moi qui me suis perdue
dans les méandres d’ici-bas ?

Toi qui vibre de si loin,
comment fais-tu
pour ignorer notre chemin ?
Cet immense pont suspendu,
ce terrible lien,
qui enchaine nos cœurs et nos destins ?

 

27 juin 2017

Existait-il ?

Artiste : Guweiz

 

Elle espérait un jour qui ne viendrait pas,
Elle attendait un jour qui ne viendrait plus,
Car en chemin, elle avait perdu
Le gout de vivre et la force d’avoir foi.

Trop d’amours déçus,
Trop de petits matins plein de désarroi,
Son cœur s’était tu,
Comme un oiseau en cage ne s’envole pas.

Elle n’avait plus la force d’aimer,
A quoi bon souffrir pour persister ?

Celui qu’elle attendait existait-il seulement ?
Ou n’était ce que rêves, promesses et vents ?
Elle ne voulait plus de vaines illusions,
Des courses poursuites, des fanions
Qu’on agiterait comme pour se distraire,
En oubliant que cet amour temporaire devient mortifère.

Son cœur déjà tant brisé, n’avait de place
Que pour l’être qui saurait pleinement l’aimer,
Sans peur, sans fards et sans masques,
Simplement dans la joie et la vérité.

 

25 juin 2017