Où es tu ?

Artiste : Guweiz

Où es-tu, sirène de mon cœur ?
Toi qui crée un abyme,
fend la houle, me noie sous les pleurs ?
Sais-tu combien, sous cette infinie
nuit sans étoiles, ton absence
perce le voile, efface le sens
de mes matins sans toi ?

Comme une toile à peine entamée
mon âme est vide de toi, de tes baisers.
Pourtant quel goût ont-ils,
papillons diaphanes et invisibles ?
J’attends leur douce envolée,
un soupir, une caresse, un baiser,
le parfum de tes lèvres à inhaler.
Un bonheur, une pluie de soleil
comme pour inonder avec ardeur
mon souffle éternel de ta chaleur.

Demain je crois, tu seras là,
dans cet infini temps suspendu,
je n’attends que ça.
Dis moi, pourquoi mets-tu
tant de temps à trouver le chemin vers moi ?
Ou est-ce moi qui me suis perdue
dans les méandres d’ici-bas ?

Toi qui vibre de si loin,
comment fais-tu
pour ignorer notre chemin ?
Cet immense pont suspendu,
ce terrible lien,
qui enchaine nos cœurs et nos destins ?

 

27 juin 2017

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Existait-il ?

Artiste : Guweiz

 

Elle espérait un jour qui ne viendrait pas,
Elle attendait un jour qui ne viendrait plus,
Car en chemin, elle avait perdu
Le gout de vivre et la force d’avoir foi.

Trop d’amours déçus,
Trop de petits matins plein de désarroi,
Son cœur s’était tu,
Comme un oiseau en cage ne s’envole pas.

Elle n’avait plus la force d’aimer,
A quoi bon souffrir pour persister ?

Celui qu’elle attendait existait-il seulement ?
Ou n’était ce que rêves, promesses et vents ?
Elle ne voulait plus de vaines illusions,
Des courses poursuites, des fanions
Qu’on agiterait comme pour se distraire,
En oubliant que cet amour temporaire devient mortifère.

Son cœur déjà tant brisé, n’avait de place
Que pour l’être qui saurait pleinement l’aimer,
Sans peur, sans fards et sans masques,
Simplement dans la joie et la vérité.

 

25 juin 2017

Authenticité

Plage de Grande Anse, La Réunion. Auteur : Les Rêves de Celia.

Ecrire, voilà bien longtemps que je n’ai pas pris la plume. On dirait que ma résolution d’écrire tous les jours n’a pas trop tenu avec mes soucis de santé et mon déménagement. Pourtant, il commence quand même à y avoir un certain nombre d’articles sur ce blog, et je suis contente d’avoir créé cet espace virtuel, qui reste là, peu importe où je vais, ce que je fais et ce que je deviens.

Certains de mes proches le trouvent trop intime, comme un journal, et du coup ont du mal à le lire. Pourtant, ce n’est pas la fonction que je lui donne. Un journal intime, j’en ai un, avec un joli papier crème et des lignes pour faciliter l’écriture. J’ai également un carnet à rêve, donc ceci n’est pas non plus un journal de bord de mes rêves, ni même de mes voyages chamaniques ou expériences spirituelles. Parfois j’en parle, parfois pas, cela dépend de ce qui ressort à l’humeur et de la guidance que je reçois.

Finalement, je crois que c’est plus un pèle mêle de réflexions psychologiques et spirituelles, ainsi que de guidances canalisées. Pourquoi écrire ? Cette petite ritournelle tourne dans ma tête, encore et encore. C’est vrai, à quoi bon écrire si on ne sait pas pourquoi ? Mon ex qui était un professionnel dans la littérature semblait tenir à cœur de savoir pourquoi et dans quelle direction d’écriture il allait. A son inverse, je suis incapable d’anticiper le sujet d’un article et la tournure qu’il prendra. Je peux commencer à parler de mon humeur, de mon état de santé ou de tout autre sujet qui me préoccupe, et finir par une discussion sur les âmes errantes, ou bien des conseils de mes guides sur X ou Y sujets.

Mais j’avoue, je crois, que la principale raison pour laquelle j’écris, c’est tout simplement parce que j’aime ça. Là dans le train, alors que je n’ai rien à faire, c’est une envie simple qui me vient. Mais c’est drôle la façon dont le mental peut considérer les choses et rester enfermer dans des cases et des préjugés. J’ai toujours considéré que je ne savais pas écrire, parce que je n’arrive pas à écrire de roman ou de nouvelle (même si bon on l’avouera, je n’ai jamais fortement essayé non plus). Ou bien encore parce que je n’ai pas de formation dans le journalisme, et que ce n’est pas non plus mon métier.

Quelle légitimité pour écrire ? Et puis écrire quoi et pourquoi ? Ici, je ne me prends pas la tête, c’est mon espace, je le fais par plaisir, par envie, par besoin d’une guidance. Pourtant, nombreux sont les proches qui me disent que j’ai une facilité pour écrire mes émotions et partager ce que je ressens, et que cela n’est pas donné à tout le monde. Pour autant, je suis fichtrement incapable d’écrire quand justement, cela ne me concerne pas ou ne me touche pas moi. On n’a jamais des facilités par hasard, et cela est revenu plusieurs fois sur le tapis, par des proches, qu’il serait probablement intéressant pour moi d’intégrer cet aspect-là dans mon futur professionnel (totalement indéfini à l’heure qu’il est).

Évidemment, ça m’interpelle, quand deux amies très proches, chacune à un bout de la planète et ne se connaissant pas, me disent toutes les deux qu’elles me verraient bien écrire, être journaliste dans un domaine qui me touche. Pour l’instant, je ne sais pas ce que je veux, hormis m’offrir du temps pour prendre soin de moi et réaliser des choses créatives. Et puis je verrais bien les opportunités qui se présentent à moi, pas le peine de se prendre le chou, ni de laisser mon mental tourner à mille à l’heure pour imaginer des scénarios les plus farfelus les uns que les autres. Ça c’est une des nombreuses choses que m’aura permis la Réunion. Reprendre contact avec le moment présent, arrêter de me projeter dans le futur de façon improductive. Même si parfois il est difficile de ne pas avoir mille pensées en tête et qu’il faut aussi savoir par moment les accueillir.

Et j’ai été surprise par celles qui me sont venues aujourd’hui, alors que je regardais les paysages défiler dans le train. Des réflexions sur la synchronicité entre mon retour au domicile familial et celui également de ma meilleure amie. De retour toutes les deux dans notre ville d’enfance, toutes les deux pour nous reconstruire. Et j’allais dire, chacune sur un sujet différent, mais peut-être pas… J’avoue que je trouve cela un peu gros comme une maison, pour être une simple coïncidence, alors que hier encore une amie me disait avant de me quitter « Tu sais, les amis, ce n’est pas que rire et danser… des fois, ce n’est pas drôle. Mais un ami est un ami. » En disant par-là, que c’est dans ces moments-là qu’on soutient ses vrais amis…

Et j’avoue que je suis d’accord. Mais parfois, je me demande comment est-ce que je peux aider la dite amie. Je me sens par moment impuissante, parce que c’est comme si elle m’avait fermé son cœur, pour une raison qui m’est inconnue. Même si dernièrement les choses évoluent dans l’autre sens. Je me demande : ai-je été assez présente ? Ai-je fait assez d’effort ? Ou ai-je abandonné devant cette barrière que j’ai ressentie, me fatiguant à force de m’y casser les dents sans qu’elle semble le remarquer ?

Tu étais occupée à te gérer toi-même. Tu n’as pas beaucoup aidé cette amie, mais tu ne lui as pas non plus imposé le besoin de recevoir son aide. Tu te poses trop de questions. C’était jute pour elle, c’était juste pour toi. Ce n’est pas parce que vous évoluez différemment que vous ne pouvez pas vous retrouver à des croisées de chemin. Regarde, c’est ce qui va se passer. Vous avez toutes les deux fait le choix conscient d’avancer et de changer radicalement votre vie. Toi par le travail, elle par sa relation de couple. Même si tout se rejoint, et tu verras que vous aurez mutuellement beaucoup de choses à vous apporter. Le « mutuel » étant ici la chose importante.

Oui, mais cela ne marche que si on est sur un pied d’égalité. Moi cela ne me pose pas de problème, mais mon amie a tendance à se placer en position d’infériorité, parce qu’elle ne vit pas ce que je vis, n’est pas malade, n’a pas de travail, ne reçoit pas de guidance spirituelle… etc. En fait, peu importe la raison, j’ai l’impression (peut être déformée) qu’elle manque de confiance en elle face à moi, alors elle n’ose pas toujours exprimer son opinion ou parler de ce qui l’intéresse, en ayant peur que cela m’ennuie je suppose. Comment peut-on établir un échange mutuel, sincère et authentique sur une base tronquée ? Moi je ne demande que ça.  Cela fait bien longtemps que je n’ai pas ressenti un échange d’âme à âme entre nous, vraiment profond. Peut-être bien depuis qu’on a rompu…

Pourtant, il n’y a pas besoin d’être en couple pour établir ce niveau de confiance, de profondeur et de sincérité. La preuve, j’ai développé plusieurs très belles amitiés comme ça à la Réunion. Où il y a un amour profond et désintéressé très intense, mais aucune ambiguïté sexuelle de quelque nature que ce soit. Comme une relation de sœurs aimantes. Moi, c’est ce genre de lien que j’ai envie de construire dans mes relations d’amitiés présentes. Quelque chose de profondément sincère et bienveillant, dans l’amour, la confiance et le partage décomplexé. Sans jugements, sans peurs, sans attentes. Une relation à cœur ouvert, où l’on ose être qui l’on est et le partager avec l’autre. C’est ça aussi aimer l’autre, l’accueillir tel qu’il est. Et parfois, lorsque le miroir est douloureux ou énervant, c’est accepter le vécu sans jugement, chercher à comprendre pourquoi en soi il y a une telle réaction. L’autre nous offre alors une belle opportunité pour mieux nous comprendre nous-même et pour évoluer. Définitivement, c’est de ce genre de relations dont je veux m’entourer. Cela n’empêche pas de partager du rire, des moments de légèreté, des soirées ciné, des journées shopping et que sais-je.  Mais ces moments-là sont d’autant plus précieux qu’on les partage avec une personne qui nous aime et nous accepte telle que l’on est. En, tout cas, c’est mon ressenti personnel.

Et aujourd’hui, je me sens le cœur lourd et triste d’avoir laissé tant de belles relations de ce genre à la Réunion. Je sais que les sœurs que je me suis faite restent dans mon cœur. Je sais que le lien d’amour est là, au-delà du temps et de l’espace, et qu’il perdurera. Que la vie m’amènera certainement à en revoir un certain nombre d’entre-elles. Mais cela reste dur quand même. Quand on a gouté à une telle authenticité et un amour si librement exprimé, on ne peut qu’avoir envie de s’entourer de ce genre de relations. Merci du fond du cœur à la vie de m’avoir permis de rencontrer de si belles personnes à la Réunion ! Et merci à la vie de me permettre d’en rencontrer de nouvelles, où que j’aille et quoi que je fasse !

13 avril 2017

Incompatibilité physique

Artiste : Picolo-kun

Artiste : Picolo-kun

Ce matin, je me suis encore réveillée d’une terrible mauvaise humeur. Pas envie de me lever, pas envie de faire quoi que ce soit, alors que la liste de chose à faire pour mon déménagement est longue comme mon bras. Des tas de choses à faire, mais pas l’envie, pas la force. Pas concernée, comme si après tout, tous ces détails n’avaient aucune importance en comparaison de la façon dont je me sentais à l’intérieur.

Cette nuit, j’ai encore rêvé de mon ex. Ou plutôt cauchemardé. J’étais avec mes parents à une librairie, où son nouveau livre était sorti. Mes parents voulaient l’acheter, ils voyaient qu’il y avait une séance de dédicace de l’auteur, et voulait y rester car ils l’aimaient bien. Moi je ne voulais pas le voir, mais je ne pouvais m’empêcher de les rejoindre dans la ligne d’attente à l’approche de leur tour. Je voulais le voir… Et là, je sentais la présence de sa nouvelle compagne avec lui, derrière lui, les mains sur ses épaules. Mais ma vue s’estompait dans la lumière et mon ouïe aussi, comme un vertige. C’est comme si mon esprit était incapable de supporter sa vue, je l’entendais, lui, dire son nom « Emilie… », mais je ne pouvais ni voir, ni entendre cette femme, seulement sentir sa présence. Et moi j’étais là figée, le regard caché derrière mes lunettes de soleil, désarçonnée. J’étais incapable de parler, il ne me reconnaissait pas, et me traitait comme une inconnue.

C’était terrible comme rêve… Alors que je me pose la question de savoir s’il pense encore à moi, s’il est en couple, s’il est réellement passé autre chose, mon rêve vient me montrer que oui. Et que pire, je suis incapable de voir et de supporter cette situation. Incapable de le voir avec une autre femme, comme si j’étais une étrangère et que je n’avais jamais existé.

Et je comprends maintenant comment je me suis sentie au réveil. Exactement comme après la rupture, dans les mêmes énergies… Lui d’office est passé à autre chose, il me l’avait dit lui-même 3 mois après, mais je ne le croyais pas. Pourtant les messages sont clairs, c’est bien le cas. Il est passé à autre chose.

Pourquoi pas moi ? Pourquoi est-ce que je n’y arrive pas ? Pourquoi est-ce que je tourne toute seule en rond dans mon coin ? Incapable de passer à autre chose ? Incapable de me projeter dans une autre relation ? Je sais bien que je ne peux pas rencontrer quelqu’un avec qui cela marchera vraiment, si j’ai toujours dans mon cœur l’espoir de me remettre avec lui. C’est impossible, c’est comme si mon cœur était déjà pris. C’est évident que je ne suis pas disponible pour rencontrer quelqu’un dans ces conditions-là. Je n’en ai même pas envie…

Mais pourquoi est-ce que je n’arrive pas à renoncer à ce putain d’espoir ? Pourquoi est-ce qu’il revient encore et encore ? Pourquoi est-ce qu’il ressort toujours dans mes moments de faiblesse et de doutes alors que je pensais avoir lâcher prise ?

J’ai envie de hurler de rage tellement cela me désespère ! Et je le déteste pour avoir une telle emprise sur moi. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à faire ce foutu deuil de notre couple ? Pourquoi est-ce que j’ai toujours cet espoir complètement absurde ?

Parce que tu ne comprends pas pourquoi cela n’est pas possible. Tu ne comprends pas pourquoi, avec une telle compatibilité émotionnelle, intellectuelle et spirituelle votre couple n’a pas marché. Alors même que vous aviez une très forte attirance physique.

Mais justement cette attirance était très forte et ne pouvait pas pleinement se concrétiser. D’où l’incompatibilité au niveau physique. L’article de Sylvie l’explique très bien :

« Le seul cas de figure dangereux que je perçois c’est compatibilité intellectuelle et spirituelle mais pas physique. Parce que les gens tombent amoureux parfois sans comprendre la profondeur ni la réalité des sentiments. Il manque la dimension physique pour pouvoir apprécier la relation et ils ne peuvent pas tomber amoureux de quelqu’un d’autre. Et ils tournent en rond, en rond, en rond… »

Oui, je comprends mieux ça grâce à Sylvie… Mais je ne comprends toujours pas pourquoi on s’est rencontré, pourquoi on a eu cette opportunité d’être en couple, si de base il était impossible que cela marche. Et ne me dites pas que c’est nos âmes qui l’ont décidé ! Parce qu’elles sont masochistes alors !! Pourquoi ? A quoi ça sert, si ce n’est provoquer de la souffrance ?

Sais-tu pourquoi vous étiez incompatibles sur le plan physique ?

Et bien, parce qu’au niveau sexualité, j’opposais de nombreux blocages, en lien avec mon endométriose et ma blessure de viol…

Mais pas que. Tu culpabilises parce que tu penses que tu es responsable de votre incompatibilité physique, à cause de vos problèmes de sexualité.

Pourtant, il n’y avait pas que des problèmes… Il y avait aussi des moments magiques…

Imaginons que tu ais résolu tous tes blocages au niveau de la sexualité. Que tu ais trouvé une solution à tes endométriomes sur tes ligaments utérosacrés et derrière l’entrée du col de l’utérus. Et que tu n’ais plus de douleurs durant les rapports sexuels. Imaginons que tu ais guérie tes blessures psychologiques en lien avec le viol. Imaginons que tu ais été capable de te sentir en pleine sécurité et que la sexualité ne soit plus une problématique. Crois-tu pour autant que vous auriez dépassé votre incompatibilité physique ?

En réalité, non. Le problème vient des deux côtés. Toi tu as des blocages au niveau de la sexualité. Lui en a au niveau de l’alimentation. Cela serait resté et cela t’aurait frustrée toi aussi. Quelqu’un qui ne cuisine jamais, qui ne mange que des plats surgelés et des plats tout prêts. Quelqu’un qui n’aime pas les légumes et pas les fruits. Qui mange de la viande rouge et de la charcuterie à gogo. Quelqu’un qui ne prend aucun soin de son alimentation. Alors que toi tu viens de découvrir que tu es intolérante au gluten et au lactose. Crois-tu que vos modes d’alimentation auraient été compatibles ?

Non… J’avais en partie identifié le problème, et j’avais essayé de le soulever… Il a fait quelques efforts. Mais globalement, les excuses portaient sur ses soucis de santé dans sa jeunesse et sur ses problèmes de dentition. Il n’avait pas envie de changer sa façon de fonctionner. A moins que ce soit moi qui cuisine tout, qui cherche les recettes, les prépare et lui fasse gouter…

Exactement comme toi tu n’avais pas envie de faire des efforts volontaires pour aller vers lui sur le plan de la sexualité. Tu le laissais venir à toi et faire les efforts pour te faire apprécier ce domaine. Deux blessures miroirs et deux comportements identiques. La sexualité d’un côté, la nourriture de l’autre. Les deux plateaux d’une même balance dans l’équilibre que constitue l’incarnation dans un corps physique.

Toi tu compensais tes lacunes au niveau sexuel dans l’alimentation. Et lui ses lacunes alimentaires dans la sexualité. Tu en as pris conscience après coup, grâce à Sylvie et un de ses articles. Mais sur le moment, tu n’en avais pas fait grand cas dans ton couple. Une fois, tu t’es sentie vraiment fatiguée, énervée et découragée d’être la seule à faire des efforts pour votre alimentation commune. Tu as piqué une crise, tu lui as demandé s’il pouvait faire un effort, au moins montrer de la bonne volonté. Tu lui as expliqué que tu avais envie de partager ce plaisir ensemble. Il a fait un effort, mais c’est rester pour lui quelque chose d’assez superficiel. Il n’a jamais pris cette problématique aussi au sérieux que celle de votre sexualité, pour laquelle là il a été près à déployer des efforts également.

Mais toi non plus, tu n’as pas pris au sérieux cette problématique. Crois-tu qu’elle se serait résolue d’elle-même ? Crois-tu qu’au jour d’aujourd’hui tu ne serais pas frustrée de manger avec lui ?

Si, c’est vrai. Même si les problèmes en lien avec la sexualité étaient résolus, je ne serais pas épanouie sur ce point-là, et je suppose qu’avec le temps, cela me frustrerait encore plus. Je préfèrerais de loin que mon compagnon soit à la fois un bon amant et à la fois un bon cuisinier, capable de s’adapter à mes contraintes alimentaire, sans en être malheureux lui-même.

Et en disant ça, l’image d’une de tes connaissances te vient en tête.

Oui… Je sais qu’il est les deux à fois, que nous avons une bonne compatibilité intellectuelle, à priori physique. Quant à la compatibilité spirituelle… Je peux discuter avec lui de spiritualité, dans certaines mesures, mais il n’a pas conscience et n’a pas foi en la Source.

Malgré qu’il la cherche inconsciemment. De toute façon, le temps n’est pas à te projeter dans un nouveau couple. Laisse faire ce qui doit se faire. Laisse votre amitié se développer à nouveau. La vie est pleine de surprises, et tu ne sais pas ce qui t’attend. Peut-être que si tu n’arrives pas à lâcher prise sur ton espoir d’être en couple avec ton ex-compagnon, c’est parce que tu n’es pas capable de placer ton espoir dans la vie et les surprises qu’elle peut t’amener.

Pourtant, Sylvie et ses guides ont raison « ce qui est pour toi est pour toi ». Et ton ex-compagnon n’est plus pour toi. Il n’est plus ce dont tu as besoin au sein d’un couple. Est-ce plus facile à comprendre de cette façon ? Auras-tu ainsi moins de regret à tourner la page ?

Ça je ne sais pas, mais oui… je comprends mieux que je ne suis pas la seule responsable de notre incompatibilité physique… Et qu’elle n’est pas prête d’évoluer rapidement dans cette vie… Peut-être pas non plus dans les prochaines.

Ainsi, tu devrais travailler à gagner de la maturité spirituelle, pas pour le retrouver lui, mais pour toi-même. Pour être capable de comprendre ce qui te correspond, ce dont tu as besoin, et d’être capable de reconnaitre le moment venu la rencontre qui te rendra vraiment heureuse. Même si le bonheur est avant tout une question de vision intérieure et ne nécessite pas d’être en couple.

C’est pourquoi, ce soir, tu devrais simplement savourer un de tes cheesecakes sans gluten et sans lactose, en regardant un bon film. Le bonheur c’est aussi savoir prendre soin de soi. Et apprendre à apprécier les efforts que l’on fait pour soi-même.

Merci.

1 mars 2017

Artiste :

Artiste : Picolo-kun

Passeuse d’âmes

Artiste : Yuumei

Artiste : Yuumei

Bonjour,

Je demande à discuter avec mes guides d’un sujet précis. J’aimerais que l’on parle ensemble du sujet des âmes errantes. Comment se fait-il que je me mette de nouveaux à les ressentir ponctuellement, et surtout à les attirer ? Je ne comprends pas ? Cela faisait un moment que ce n’était pas arrivé…

Cela faisait un moment que tu avais fermé la porte d’accès. Mais en ouvrant certaines autres, celle-ci s’est de nouveau débloquée.

Pourquoi ?

Plutôt que « pourquoi », tu devrais demander « comment ».

Comment ? Comment la porte s’est ré-ouverte ?

Tu l’as toi-même ré-ouverte, quand tu as décidé de faire passer les âmes errantes que ces personnes mal intentionnées t’avaient envoyées.

Je ne pouvais pas les laisser comme ça… Je trouve ça inadmissible de traiter ces âmes errantes comme des pions. En plus ce n’était que des âmes «affaiblis », des âmes d’enfants, de bébés, même un vieillard… J’avais déjà entendu dire que certaines personnes manipulant les énergies sombres se servaient de telles âmes… Arf, je connais moi-même quelqu’un de l’Ombre qui ne savait pas qu’on pouvait les faire passer, et donc en conservait une chez lui comme « gardienne ».

Mais je ne comprends pas… A quoi ça peut bien servir ?

Et bien d’un point de vue strictement pratique, à un tas de choses. Une âme errante que l’on contrôle peut servir à surveiller une zone, un accès astral et à « prévenir » son maître ; à transmettre des messages ; à alimenter un besoin en énergie pour un rituel ; à aller là où une personne physique n’est pas capable d’aller dans l’astral ; à pomper les énergies d’une personne désignée. A plein de choses en fait, mais tu devines bien que toutes ces choses ne prennent en aucun cas compte du libre arbitre de ces âmes errantes. Bien que cela arrive parfois.

Parfois, une âme errante ne veut pas partir, quelles que soient les conditions pour rester. Alors elle peut s’accrocher à des personnes pour prélever l’énergie nécessaire à son maintien dans des plans denses proches de la terre. Mais elles ont tendance à s’affaiblir. C’est là que certaines personnes peuvent venir à elles et leur proposer un marché. Un marché de soumission. Si l’âme errante se soumet à la volonté du praticien, alors celui-ci s’assurera qu’elle aura l’énergie nécessaire pour se maintenir dans le plan souhaité. Ainsi, toutes les âmes errantes ne sont pas que des « pions » dans le sens où elles ont fait le choix délibérée de se soumettre.

Évidemment, ce « choix » peut aussi résulter de manipulations de la part du praticien. Ou bien que les âmes errantes sont confuses sur leur état, car elles sont toujours en déni de leur propre mort, ou bien qu’elles soient trop affaiblies pour avoir vraiment le choix. Certaines aussi peuvent ne pas connaitre les autres alternatives possibles, celle notamment de monter vers la lumière, car elles sont trop engluées dans des émotions négatives pour imaginer que la Source puisse les accueillir dans l’amour inconditionnel, peu importe ce qu’elles ont fait par le passé.

En réalité, ils existent tout un tas de raison qui peuvent faire qu’une âme errante se retrouve « piégée » dans vos dimensions terrestres. C’est là que les passeurs d’âme interviennent, tu le sais.

Oui, mais je pensais que les passeurs d’âmes n’intervenaient que sur les âmes « perdues », celles qui restaient sans savoir, sans comprendre. Pas sur celles qui étaient « soumises » et encore cette idée là pour moi relevait de l’imagination fantastique !

Comment te sentirais-tu personnellement si l’âme de ta tante éloignée avait été « piégée » après son suicide ?

Mal évidemment. La plupart des âmes errantes que je « croise » sont des gens que je ne connaissais pas de leur vivant, donc je n’ai pas d’attache émotionnelle particulière. Mais avec mes proches, c’est une autre histoire. A partir du moment où j’ai su ce qu’était une âme errante et que je pouvais les faire passer, je me suis assurée qu’après chaque décès dans la famille, l’âme de la personne ne reste pas coincée ici-bas, et poursuive sa route.

Alors tu as aidé l’âme de cette tante à monter, malgré le choc du suicide.

Oui, et j’ai eu une visite d’elle en rêve après, pour me dire que tout allait bien, qu’elle était montée. C’était assez étrange par rapport au visuel de son corps à l’instant du décès, mais définitivement les énergies transmises étaient très claires, très douces et lumineuses. C’était un merci, je crois.

Mais je ne vois pas où tu veux en venir…

Chaque âme que tu fais monter a la même importance, même si tu ne connaissais pas la personne, tu dois garder ça dans ta tête et dans ton cœur. Tu ne dois pas oublier de faire preuve de compassion et de douceur. Repenser à ta grand-mère et à ta tante éloignée peut t’aider. Même face à des âmes récalcitrantes.

Comme l’âme de ce petit garçon qui se cachait dans mon environnement astral et ne voulait pas monter ?

C’est typiquement le genre d’âme qui ne veut pas passer et qui a donc accepté un contrat de soumission pour pouvoir rester.

Mais je ne comprends pas pourquoi il était là alors ? S’il ne voulait pas passer ?

Il était là pour te surveiller.

Me surveiller ? Ça veut dire quoi ? C’est totalement irréel pour moi tout ça ! On dirait un mauvais épisode de série B à la noix.

Tu te rappelles qu’à l’adolescence tu as eu des problèmes précis ?

Oui… Mais je ne veux pas parler de ça. Vu que je n’ai que des ressentis et pas de preuves physiques.

Ah, et le deal de drogues pour masquer d’autres activités et d’autres manipulations énergétiques, cela ne te parle pas ?

Je n’ai pas envie d’en parler, parce que c’est pareil, je trouve ça trop hallucinant pour être vrai…

Alors la personne qui donnait des soins et qui a refusé de te recevoir parce que je cite « il y a des entités trop sombres sur toi pour qu’elle puisse les faire partir » c’était une hallucination ?

Non, mais moi j’ai cru que c’était elle qui hallucinait. Je ne vois pas où tu veux en venir et je suis très mal à l’aise avec la tournure de cette conversation.

Nous voulons que tu fasses face à la situation présente. Nous voulons te faire comprendre que ce problème de harcèlement énergétique ne date pas d’hier, ni d’aujourd’hui. Qu’à vrai dire, tu as attiré l’attention de certaines personnes depuis un certain temps, bien que tu ais refusé de l’admettre.

Et pourquoi ?

Plutôt que « pourquoi », tu devrais demander « comment ».

Donc, si je résume, tu es en train de me dire que mes emmerdes d’aujourd’hui, sont liées aux mêmes personnes qu’il y a presque 10 ans ? Comment c’est possible ?

C’est la bonne question. Comment est-ce possible d’après toi ?

Je ne sais pas… Parce que je ne suis pas consciente des traces énergétiques que je laisse dans l’astral ?

Mauvaise réponse. Ce n’est pas tant une question de traces, que de liens énergétiques. Ces personnes ont créé des liens énergétiques à ton insu.

Mais comment est-ce possible ? Je croyais que nos énergies divines, notre flamme était inattaquable. Et qu’en plus, mes guides sont censés être là pour me protéger…

Votre flamme divine est inattaquable, mais pas les corps énergétiques qui l’entourent et la camouflent. Ceux-ci sont comme ton corps physique dans l’astral, ils servent notamment à vous protéger, mais aussi à contenir vos énergies en un réceptacle. Seulement, quand vous avez des failles énergétiques dans ces corps-là, certains peuvent en profiter, pour vous attaquer, pour vous apposer des liens indésirables.

Et les guides dans tout ça ? Pourquoi ils ne font pas quelque chose ? Pourquoi vous ne me dites ça que maintenant ?

Nous avons maintes fois cherché à attirer ton attention sur ton environnement astral. Mais effrayée comme tu l’étais par l’Ombre, tu n’étais pas prête à prendre mesure de cette vérité. Nous t’avons apporté l’aide dont tu avais besoin, mais c’est à toi-même de couper ces liens énergétiques et résorber la faille énergétique en toi. Il y a une limite à ce que nous pouvons faire pour toi, car alors tu ne prendrais pas en main ta propre puissance.

Quand vous avez une faille énergétique, il y a toujours une raison, toujours. C’est à vous de découvrir pourquoi, et comment la résorber. Nous sommes là pour vous aider et vous accompagner, mais pas pour vous priver de l’enseignement que cette situation est là pour vous apporter. Même si l’on en serait capable. Le but n’est pas là. Le but n’est pas d’aplanir tous les cailloux sur votre chemin pour qu’il soit beau et agréable. Le but est au contraire de vous aider à voir que cette montagne que vous croyez gigantesque n’est en réalité qu’un gros rocher à escalader. Et qu’en escaladant celui-ci, vous découvriez vos propres forces, ainsi que la capacité de voir votre chemin différent depuis le haut du rocher. C’est là notre rôle, et pas un autre.

Nous t’avons protégé maintes fois, des fois que tu ne saurais dire et que tu ne saurais compter. Mais à un certain moment, celui où tu es prête, nous devons laisser passer certains actes afin qu’ils t’atteignent pour que tu prennes conscience du problème. Te serais-tu penchée sur le sujet si tu n’avais pas subi des attaques ? Aurais-tu de toi-même sollicité une initiation de l’Ombre ?

Non, bien sûr que non, c’est évident…

Pourtant, c’est ce qui est nécessaire et bon pour toi. Parce que tu es toi, et que tu as besoin de découvrir cette autre part de toi.

Celle qui fait passer les âmes errantes ?

Celle qui est capable de faire passer des âmes errantes, alors qu’elles sont soumises à un contrat et qu’elles ne devraient pas pouvoir passer.

Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que, quelle que soit l’âme errante qui se présente à toi, tu es capable de l’aider à passer. Même si celle-ci est retenue par la chaine d’un contrat, même si celle-ci n’est pas « libre d’aller ».

En quoi cela est quelque chose de spécial ? Je ne comprends pas. Je suis sûre que d’autres personnes en sont capables, comme Sylvie ou Camille Fraise.

La majorité des passeurs d’âmes n’en sont pas capables. Même si effectivement, tu en connais d’autres qui le sont. En général, ce genre de personnes n’est pas très apprécié de la part de praticiens qui se servent de la magie et des énergies pour manipuler des âmes errantes. Vous représentez un danger potentiel, parce que vous êtes capables de libérer d’un coup toutes les âmes errantes qu’ils ont mis tant de temps à rassembler et à soumettre. Et le plus souvent, sans même vous en rendre compte.

Et c’est bien comme ça que tu as attiré l’attention de ces personnes, sans faire exprès, en faisant passer certaines de leurs âmes errantes soumises. Alors que toi tu cherchais juste à protéger les énergies de ton amie, qui avait un petit ami « douteux », dirons-nous, à l’époque.

Un pion lui aussi… Brr, je n’aime pas y repenser.

Non, comme tu n’aimes pas repenser à cette amie à toi, à demi possédée par un démon. C’était effrayant n’est-ce pas ?

Non, je n’aime pas, c’est très flippant. Je l’ai vu, dans ses yeux. Et elle n’en était pas du tout consciente, qu’il était encore à moitié là… Voilà ce qui se passe quand on joue à ce genre de choses. A invoquer un démon sans rien connaître, ni maîtriser… Pas étonnant qu’elle ait attiré un certain nombre d’évènements dans sa vie. J’espère qu’elle va mieux maintenant. Que mon autre amie a bien réussi à l’aider…

Comment a tourné sa vie après ?

Elle a enfin trouvé un job stable, un copain stable et non violent, un lieu de vie stable. Elle a pris du recul par rapport à sa famille très instable. Moins d’alcool et tout ça… Elle m’a semblé plus « normale » et plus heureuse.

Alors tu as ta réponse. Il ne faut pas croire que tout ce qui se joue sur les plans subtils reste du domaine de l’abstrait. Les énergies trouvent toujours un moyen de se matérialiser dans vos vies, autour de vous. Voilà pourquoi il est si intéressant pour une entité du bas astral ou de l’Ombre de posséder même partiellement une personne incarnée. Quelle belle porte ouverte pour pouvoir matérialiser ses énergies. Te rends-tu compte ? C’est très alléchant pour des entités tournant sur des plans proches de la terre mais ne pouvant pas avoir d’actions physiques, car cela demande trop d’énergie.

Oui, j’imagine que l’on ne s’en rend pas compte, nous, quand on est incarné. Mais je ne vois toujours pas où tu veux en venir.

C’est la même chose pour les âmes errantes. Vous ne vous rendez pas compte combien il peut être dure pour elles, d’être à proximité, sans pouvoir agir, sans pouvoir se faire entendre, sans pouvoir s’excuser ou bien s’expliquer. C’est pourquoi le rôle des passeurs d’âme est si important. Vous êtes des ponts, des ponts entre ces réalités subtiles et la réalité matérielle. Vous pouvez former des sons et des mots avec votre bouche, vous pouvez taper et écrire des textes avec vos doigts. Vous pouvez donner une réalité concrète à des énergies subtiles. Que cela soit en « bien » ou en « mal » comme vous dites, cela n’est pas donné à tout le monde, car il faut pouvoir le porter.

Et en quoi cela me concerne précisément ? Pourquoi ces explications ?

Si tu veux résorber ta faille énergétique, il va falloir que tu acceptes ton statut de passeuse d’âme. Il va falloir que tu intègres cette réalité à ta vie, car c’est en la rejetant que tu as créé cette faille-là. Aussi, pour quelque temps, nous te demandons de le faire en toute conscience, de façon volontaire et aimante, avec compassion et respect. Aide les âmes qui se présentent à toi à passer, et tu verras que cela ira mieux.

Ok, mais j’ai besoin que cela n’impacte pas mes réserves énergétiques. Je veux bien prendre le temps et faire l’effort, mais j’ai besoin de soutien énergétique, car le nombre ne cesse d’augmenter…

Nous te le donnerons. Il te suffit de solliciter l’archange Gabriel.

Et pas l’archange Michael ?

Et pas Michael, ou seulement quand tu as besoin de faire face à des âmes récalcitrantes ou « liées ».

Bon, ok, merci pour les informations… Je vais digérer tout ça.

11 février 2017

 

Tu peux rentrer

Artiste : Sylar113

Artiste : Sylar113

J’ai fait ce que vous m’aviez dit, j’ai dormi tard, je me suis reposée. J’ai fait la sieste, je me suis même cuisiné un gâteau – la seule chose que j’ai réussi à faire de la journée. Pourquoi est-ce que je ne me sens pas mieux ?

Tu as besoin de rentrer.

Quoi, d’un seul coup ? C’est ce qui me rend malade ? Pourquoi maintenant et pas avant ? Pourquoi cela ressort sous cette forme ? Et puis, je ne comprends pas… C’est prévu, j’ai mon billet.

Tu as besoin de comprendre que tu ne rentres pas par fatalité, mais parce que tu en as besoin. Tu pourrais rester, rien ne t’en empêcherait. Tu vas avoir le chômage, tu as un appartement que tu pourrais continuer à payer, une voiture que tu pourrais continuer à utiliser, une kiné que tu pourrais continuer à voir, des amies que tu pourrais continuer à fréquenter.

Mais ?

Mais il te manque certaines choses. Tu as besoin de ta famille. Tu as besoin d’apprendre à recevoir un soutien émotionnel pour sortir de ta maladie. Tu as besoin d’aimer et d’être aimée, de près. Tu as besoin de sortir de ton cocon de solitude où tu ne laisses personne vraiment t’approcher. Tu as besoin de te sentir aimée par ta famille, médium ou pas, travail ou pas, maladie ou pas.

Rien n’est une fatalité, on peut décider. On peut décider de changer, on peut décider de guérir, on peut décider d’aimer et de faire confiance. On peut décider d’être heureux. Sans conditions, sans « si », sans contraintes. Juste parce qu’on est en vie et que la vie est belle.

Je ne comprends pas…

Ce n’est pas une honte de rentrer chez tes parents, parce que tu es malade, que tu n’as plus de travail et que tu ne sais pas où tu veux aller et ni ce que tu veux faire de ta vie. Tes parents sont là pour ça, ils sont là pour t’aider et te soutenir, pour t’aimer sans condition.

Tu peux rentrer, pourquoi tu te l’interdis ?

Parce que j’ai peur de retourner dans mes vieux schémas, de retomber dans la facilité, l’inactivité, le laisser aller… De me retrouver à l’étroit dans ma chambre de 15m². Je n’ai pas envie de rentrer et de trouver tous ces cartons et ces vieux vêtements… Je n’ai pas envie de me souvenir de tellement de choses. Un retour ne me semble pas si facile… Je vois une marée d’obstacles et de difficultés. Manger sans gluten en voyant mes parents manger de la baguette tous les soirs ? Manger sans lactose en les voyant manger du fromage ? Réussir à décider de mon avenir professionnel en suivant mon cœur et non mon mental et mes peurs, avec mes parents me posant des questions sur mon avancée tous les jours ? Perdre mon indépendance ? Ne plus avoir de voiture ?

A quoi bon avoir tout ça, si tu restes enfermée dans ton appartement ici parce que tu es malade ?

Je ne trouve pas de solution au fait d’être malade ! J’ai pourtant l’impression de tout avoir essayé : changer mon alimentation, faire de la kiné, des exercices spécifiques, démêler les nœuds de mon mental avec la psy, tester plusieurs traitements, faire de le l’ostéopathie, travailler sur l’aspect émotionnel avec vous, faire des stages de développement personnel pour m’aider, développer ma créativité, apprendre à assumer ma féminité, méditer et accueillir, faire des soins et des voyages chamaniques…

Pourquoi rien ne m’aide ? Je ne demande pas une guérison totale !! Je demande juste à aller un peu mieux, ne serait-ce que pour avoir l’énergie de sortir de chez moi, de voir des gens, de profiter de l’île… Je ne demande pas la mère à boire ! Je ne demande pas même de pouvoir tomber enceinte, comme la majorité des femmes ayant de l’endométriose !!!

Mais si tu pouvais, le voudrais-tu ?

Ce n’est même pas une question qui se pose, car je n’ai pas rencontré de partenaire avec qui un tel projet serait à l’ordre du jour. Il faudrait déjà que j’arrive à rester en couple suffisamment longtemps pour que la question se pose… L’autre jour, le triste constat m’est venu que je n’ai jamais réussi à passer la barre des 2 ans…

A quoi bon passer la barre des 2 ans si de toute façon le couple n’est pas fait pour durer ?

Oui… A quoi bon… De toute façon, je suis totalement désabusée et dégoutée à l’idée de vivre une relation de couple. Après avoir vu partir ma dernière âme sœur ? C’est mort, je ne veux plus être en couple si c’est pour répéter le même schéma. Je ne peux pas. Il y a une limite au nombre de fois où un cœur peut se briser. Je n’ai toujours pas fini de recoller les morceaux.

Tu as besoin de voir que l’amour peut vraiment exister dans un couple. Et qu’il peut vraiment durer. Tes parents sont toujours ensemble, et ils s’aiment toujours.

Mes parents sont des ovnis, ce sont deux bisounours qui vivent dans leur petit sphère, celle qu’ils se sont créée, à l’abri du monde. Ils ne sont pas parfaits, mais ils arrivent à s’aimer quand même. Ils ont surmonté un certain nombre d’épreuves ensemble, dont une partie directement liées à moi : un bébé qui ne veut pas manger ? Moi. Un ado harcelée au collège qui pète des câbles à la maison ? Encore moi. Leur fille qui leur annonce qu’elle est en couple avec une autre fille et qu’elle ne voudra jamais d’enfant ? Bingo. Une réorientation scolaire ? C’est pour moi. Un premier job qui se finit en harcèlement moral ? Jackpot. Un départ pour une durée indéterminée à l’autre bout de la planète ? Encore moi. Ah et puis, j’oublie… le parcours d’errance médicale et la maladie « dans ma tête » jusqu’à ce que l’endométriose soit diagnostiquée et que je parte. On ne peut pas dire que j’ai été l’enfant la plus facile à soutenir…

Mais ça n’empêche pas tes parents de t’aimer. Malgré toutes les épreuves que tu leur as apportées. Tu devrais arrêter de te considérer comme un poids pour eux. Ce n’est pas ce qu’ils ressentent. Eux, ils t’aiment et ils sont fiers de toi et de qui tu es, peu importe ce que tu fasses. Ils te l’ont dit, ils te soutiendront peu importe où tu seras sur la planète, même si c’est à 6000 km de chez eux.

Et qui est venu 2 fois en vacances à la Réunion en l’espace d’un an et demi ? Alors que tes parents ne sont jamais partis en vacances hors d’Europe depuis qu’ils sont ensembles ? Jamais ils n’avaient voyagé dans l’hémisphère sud avant toi. Jamais aussi loin. Si tu ne peux pas venir à eux, alors ils viennent à toi. C’est à toi maintenant d’aller vers eux. Laisse les t’aider, il n’y a pas de mal à ça.

Crois-tu qu’ils préfèrent te savoir seule et malade à l’autre bout du monde, plutôt que chez eux sans travail ? Crois-tu que cela a vraiment de l’importance ? Ils sont inquiets pour toi, inquiets de te voir t’enliser dans cette situation. Ils seront heureux de pouvoir te soutenir, à leur manière.

Ce sera à toi de ne pas être trop exigeante et d’apprendre à recevoir leur amour comme il vient, sans jugements, sans attentes, sans préconçues. Parfois donné de façon maladroite, mais personne n’est parfait, tu le sais et tes parents ne différent pas des autres êtres humains. Cependant, en amenant les choses à leur conscience, avec douceur et tact, en faisant l’effort de communiquer et d’essayer de les comprendre, il n’y a aucun malentendu qui ne puisse être dissipé. Tu es suffisamment mature maintenant pour faire ce travail de prise de recul. Tu connais tes principales blessures émotionnelles, et tes schémas réactionnels. Maintenant, tu vas pouvoir apprendre à t’en détacher auprès d’eux. Peu importe le temps que cela nécessitera. Tu n’es pas pressée, l’es-tu ?

Non… Puisque je n’ai aucune direction vers laquelle aller. Non, je ne suis pas pressée…

Profites de cette chance, celle de resserrer tes liens familiaux, de profiter de tes parents, de ta famille, de ton village natal et de tout ce que tu aimes le plus. L’orme dans le jardin, les pâquerettes dans la pelouse, le tilleul de la grande place, le moulin de la promenade du dimanche, le calme de la maison, le parfum de la rosée, l’odeur de la pluie en forêt. Ce sont des choses simples qui rendent la vie belle. Elles seront à portée de mains, chez toi. Tu pourras apprendre à sourire à la vie, simplement, protégée par un cocon d’amour. Tu n’auras plus besoin de t’épuiser à en créer un dans un environnement qui te reste étranger malgré tous tes efforts d’adaptation.

Tu as appris et compris beaucoup de choses ici à la Réunion. Tu as fait la part du job que ton âme s’était fixée en venant. Tu peux rentrer maintenant. Tu n’es pas obligée de te faire violence à rester. Tu n’es pas obligée de continuer à t’imposer cet exil. Tu peux rentrer.

7 février 2017

On est tous aimé…

Artiste :

Artiste : Serafleur

J’ai besoin de votre guidance. Je ne sais pas comment réagir avec cette personne et gérer cette situation. Je me sens oppressée et mal à l’aise. Et je me demande comment j’en suis arrivée là… Je sais bien qu’on ne fait pas des rencontres par hasard. Mais j’ai vraiment du mal à saisir le message que cette personne miroir m’apporte.

Comment, après avoir fait une méditation ensemble, parler 10 min en face à face et échanger quelques sms, cet homme peut faire reposer autant d’attentes sur notre relation ? Je sais que cela ne concerne absolument pas le registre de la séduction et du couple. Et pourtant, il m’envoie un sms par jour, c’est presque la fréquence de mon ex-compagnon ! Aucun de mes amis très proches que je connais depuis plus de 10 ans ne m’envoie autant de messages. Pas même ma famille ! C’est au-delà de la recherche d’une simple relation amicale.

En apparence, ces messages sont sans attente, il me souhaite de bonnes choses, m’envoie des pensées positives. Mais la réalité énergétique derrière est très différente. Parce que je ressens des attentes émotionnelles, je ressens un besoin de réponse sur le même registre, alors que je n’en ai pas spécialement envie. Je sais quand c’est lui qui m’a écrit avant même de lire le message, car j’ai la sensation d’une invasion de mes énergies. Alors, je me sens oppressée et mal à l’aise. Cela m’énerve même qu’on puisse tant chercher à envahir autrui avec ses énergies, même si je sais qu’il n’en a pas conscience.

C’est un appel désespéré inconscient. Parle moi de ce que tu as ressenti quand tu as discuté avec lui au téléphone, mais que tu n’as pas osé lui dire.

Et bien, je me sentais très mal à l’aise. Je n’ai pas compris sur le coup, mais c’est comme si je ressentais un très fort décalage entre ce qu’il me disait consciemment, et sa réalité énergétique inconsciente. Il me parlait de son éveil spirituel, de son parcours d’évolution, de ses capacités, mais moi je ne ressentais pas les énergies correspondantes. J’entendais les « j’ai lu », « on m’a dit », « j’ai entendu à telle conférence », mais pas des « je pense », « je crois », « je vis ».

C’est terrible, comment veux-tu lui dire ? Alors qu’en plus c’est un quasi inconnu pour moi, mais que les autres proches que nous en avons en commun me disent « oui, tu verras, il connait plein de choses et fait de super soins ». Je n’ai pas envie de le blesser. Je ne suis pas là pour juger, mais je suis très dérangée par le décalage entre ce que j’entends sortir de la bouche de cette personne et de ses amis et ce que je ressens de ces énergies. Comment est-ce possible ? Au début je me demandais, est-ce quelqu’un enfermé dans une forme d’égo spirituel ? Mais je ne sens vraiment pas de sa part une volonté de dominer les autres par ses capacités spirituelles. Non, c’est quelque chose d’autre et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

Alors nous allons t’aider à l’identifier. Qu’est ce qui t’a touché le plus lors de la première conversation téléphonique que vous avez eu ?

Sa remarque « que de souffrances » au sujet de mon blog a réveillé une blessure émotionnelle chez moi. Il marquait sa surprise entre ce qu’il avait pu voir de moi lors de la méditation (une personne radieuse), et ce qu’il avait pu lire ici, en disant qu’il ne s’imaginait pas en me voyant comme ça face à lui, que je pouvais traverser de telles souffrances.

Moi cela m’a fait péter un câble intérieurement, parce que j’ai ressenti le mot « souffrances » comme un jugement, de la part d’une personne qui ne me connaissait pas. Il y a beaucoup de choses sur ce blog. Il y a, oui c’est vrai, des articles où je parle de mes émotions négatives, de mes difficultés, de mes moments de découragement. Mais il y a aussi des poèmes, des recettes, des photos, des articles de guidance avec mes guides, des ressources sur divers thèmes. Il y a beaucoup de choses que cette personne n’a pas lu avant d’exprimer une opinion sur ce lieu virtuel. Et ça m’énerve, on ne peut pas résumer une personne, ni à quelques articles, ni même au contenu entier d’un blog, ni encore à ce qu’on a vu d’elle lors d’une seule rencontre. Enfin pas, si on ne bénéficie pas de la capacité de scan énergétique. Humf. Ne me dites pas que c’est ça ce qui se passe ? Que j’ai scannée les énergies de cette personne ?

Cette personne te l’a demandé. Elle t’a demandé ce que tu ressentais de ces énergies, donc elle t’a donné son autorisation. En fait, c’est même son âme qui te l’a donné, parce qu’elle a besoin d’un intermédiaire pour se faire entendre.

C’est bien ce que je craignais… et je n’aime pas du tout du me retrouver dans cette position là, pas du tout. J’ai l’intuition que cette personne s’est enfermée dans une certaine conception de la spiritualité (il faut être amour inconditionnel – par exemple) pour se raccrocher aux branches et ne pas entendre la souffrance de son âme.

Cette personne me dit avoir vécu un éveil spirituel, et si je ne remets pas en cause son vécu, ma vision de l’éveil spirituel est très différente. Je vis ça comme quelque chose de progressif et d’étalé dans le temps, je ne conçois pas ça comme *pouf* une illumination subite. On peut en avoir, des illuminations, mais celles que j’ai eues ne sont que des petits pas sur le chemin de mon propre éveil. Je ne perçois pas un « avant » et un « après », c’est quelque chose de flou qui se met en place avec l’évolution de la personne. Et je ne me considère pas comme pleinement « éveillée », car je n’ai pas la pleine maitrise de mes capacités spirituelles. Je ne suis pas capable non plus de ressentir de façon directe et illimitée la Source. Je la ressens à travers mes guides, et ma propre flamme. Mais je n’ai jamais eu ce sentiment d’unité fondamentale directe avec la Source.

Je ne considère pas que, parce qu’on a vécu tel type d’épreuve, alors on est automatiquement éveillé. Cela n’a rien à voir pour moi. C’est la façon dont on vit les choses et dont on s’en sert pour se connecter à notre âme et à notre guidance intérieure qui fait la différence. Comment se considérer pleinement éveillé si l’on n’arrive pas à entendre et à suivre la guidance de son âme ? Si l’on se repose sur des guidances et des enseignements extérieurs à soi-même ? C’est inconcevable pour moi. Chaque être est unique, et donc il a son propre chemin d’éveil, sa propre guidance interne à suivre. Se reposer uniquement sur des guidances extérieures, c’est être dépendant, c’est se départir de son propre pouvoir intérieur à guider sa vie. C’est aussi faire peser de lourdes attentes sur autrui, notamment sur les médiums que l’on peut croiser sur notre chemin. Je le sais, j’ai été comme ça aussi avant.

D’où le sentiment d’oppression que tu ressens face à cette personne. Elle est complétement sourde à sa propre guidance intérieure, elle se base sur celle des autres, donc elle est en demande, tu l’as bien ressenti. Seulement, en faisant ça, elle se perd elle-même, elle n’arrive pas à identifier ce qui est bon pour elle, à agir selon les besoins de son âme. Elle transpose les enseignements spirituels reçus à sa vie, sans vérifier qu’ils sont en accord avec son âme et la situation qu’elle vit. Ce qui est une source de souffrance pour son âme, qui ne reçoit pas ce dont elle a besoin.

C’est comme chercher à se conformer à un moule qui ne correspond pas à la forme de notre corps. Par exemple, à quoi bon chercher à être une source infinie d’amour pour autrui, quand on n’a pas une reliance à la Lumière mais au Milieu ? Alors, on donne, on donne, on donne, en attendant un retour qui ne vient pas. Parce qu’en réalité le don n’est pas réalisé sans attentes, c’est juste que ces attentes sont inconscientes, la personne a besoin de recevoir de l’amour extérieur pour combler ses vides intérieurs. Et quand on est occupé à donner sans compter, en attendant de recevoir de l’extérieur, on ne se donne pas à soi-même. Alors qu’on est la première personne capable de combler notre manque d’amour envers nous-même. On ne peut alors pas s’en sortir sans un travail d’introspection. Je le sais, parce que je suis passée par là. Moi aussi, je donnais sans discernement à une époque, cela me distrayait de mon propre mal être et me donner l’impression d’exister grâce à autrui. Mais ce n’est pas une solution durable, c’est un mensonge inconscient à soi-même.

Car pendant ce temps, l’âme est en souffrance. Elle n’est pas nourrie, elle n’est pas écoutée. Alors maintenant, dis-moi ce qui se passerait si on retournait le miroir que tu as vécu vers cette personne.

Et bien j’ai été choquée de constater la différence, entre ce que l’on percevait de moi à l’extérieur (lumineuse), sans me connaitre, et la réalité intérieure (en souffrances et pleine d’ombres). Quand cette personne me montre du doigt cette réalité, c’est comme si elle la pointait chez elle dans le miroir que je représente pour elle. En reconnaissant cette écart entre les apparences et la réalité énergétique profonde chez moi, c’est comme si cette personne soulignait le même écart chez elle. Elle a beau avoir l’apparence et l’image d’une personne très lumineuse et évoluée (chez les autres mais aussi chez elle-même), elle est en réalité en grande souffrance intérieure au niveau de son âme.

Et tu sais pourquoi ?

J’en ai une petite idée, mais je ne sais en aucun cas si c’est la réalité, je ne suis pas cette personne, je ne suis pas dans sa tête et dans son cœur. Je n’ai pas trop envie de raconter des bêtises !

Fais conscience à ton scan énergétique. Si tu as faux, nous te corrigerons.

Et bien, j’ai le sentiment que le début de l’éveil spirituel de cette personne a créé de grandes souffrances dans sa vie. Comme si tout à coup, le décalage entre elle et sa famille, entre lui et sa partenaire étaient trop grands pour qu’ils puissent se comprendre, d’où la réaction de rejet. Et c’est comme si cette personne refusait d’admettre que l’éveil spirituel puisse être source de tant de souffrances, et qu’il fallait que ce soit transcendé immédiatement. Un peu cette croyance que « lorsqu’on est éveillé,  on est amour et lumière », on est dans la paix intérieure.

J’ai le ressenti qu’en réalité ces souffrances-là n’ont pas été transcendés, mais seulement refoulées, et que cette personne n’arrive pas à voir et reconnaitre ces « ombres » à cause du conditionnement spirituel qu’elle s’est imposé. Et son âme en souffre, profondément. Or il est d’autant plus difficile de se connecter à la guidance de son âme quand on n’est pas prêt à entendre sa souffrance, et à réaliser que l’intérieur n’est pas en accord avec l’image extérieure que l’on donne ou que l’on voudrait donné de soi, selon nos croyances spirituelles (il faut être lumière et amour). Voilà ce qui explique pour moi, ce besoin si fort de guidance spirituelle extérieure. Où l’on ne conserve que ce qui nous rassure.

Mais ? Ce n’est pas tout.

Et bien je suis triste de ressentir ça… Ces attentes émotionnelles que je ressens, ce besoin de se créer des amis ouverts à la spiritualité, avec des échanges très fréquents, au point d’être envahissants… Est-ce moi ou ai-je l’impression qu’il recherche inconsciemment une famille de substitution ? Avec des membres qui acceptent son ouverture à la spiritualité et ses capacités énergétiques ?  En opposition à sa famille actuelle qui l’a renié à cause de son ouverture à la spiritualité ?

Tu ne te trompes pas. En réalité, il recherche à l’extérieur, ce qu’il a perdu à l’intérieur. Il pense avoir guéri cette blessure, mais ce n’est pas entièrement vrai, sinon il ne ferait pas une telle projection. Et que sais-tu sur les blessures de rejet par autrui ?

Et bien, j’ai récemment appris, que lorsqu’on vivait des blessures de rejet avec autrui, c’est parce qu’au fond, c’est nous même qui nous rejetons, nous ne nous acceptons pas pleinement pour ce qu’on est. Je me souviens très bien d’avoir pesté encore et encore que ma famille n’acceptait pas mes capacités médiumniques et mon intérêt pour la spiritualité. Mais en fait, c’était moi qui me fermais et mettais des barrières, car je n’acceptais pas moi-même mes capacités.

Que pourrais-tu dire à cette personne pour l’aider ?

Je suis profondément touchée par sa détresse. Je sais combien il est difficile de reconnaitre que l’on souffre intérieurement. C’est difficile d’accepter de porter en soi douleur, tristesse, colère, rejet de soi, parce que ce sont des émotions jugées « négatives » et que la majorité des enseignements spirituels nous apprennent qu’il faut les surpasser, qu’on doit se sentir en paix et donner de l’amour aux autres. J’aimerais rappeler à cette personne que ce n’est pas parce qu’on chemine sur le sentier de l’éveil spirituel que l’on est des « surhommes ». On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » ne sont pas quelque chose de mal, ce sont des messages de notre âme en souffrance. On peut écouter le message de nos émotions sans les laisser nous contrôler et nous faire agir de façon inconsidérée. Elles ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. A identifier les moments où l’on ne se respecte pas, où l’on a besoin de douceur, d’amour, de joie… Et ces besoins-là, c’est à chacun de nous d’apprendre à les nourrir en nous-mêmes, par nous-mêmes et pour nous-mêmes. C’est un travail qui se fait petit à petit, et il faut apprendre à faire preuve de douceur et de patience avec soi-même. Avant de chercher à guérir autrui, il faut commencer par chercher à se guérir soi-même, à prendre soin de soi. Qu’est-ce qui dans ma vie extérieure se reflète ? Suis-je bien dans mon environnement ? De quoi mon Cœur a envie ? De quoi ai-je besoin pour être bien ?

Maintenant, je t’invite à retourner le miroir vers toi-même. Le message que tu as envie de délivrer à cette personne est également celui que ton âme souhaite que tu entendes. « On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » […] ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. » C’est une invitation à comprendre et à aimer ton hypersensibilité. Parce que tu es hypersensible et empathe, tu es capable de ressentir les émotions et les blessures d’autrui. En réalité, ton scan énergétique s’active quand tu es face à une blessure miroir. En te permettant d’aider l’autre à comprendre ce qu’il traverse, tu t’aides toi-même. C’est comme ça que marche l’effet miroir.

Merci… J’espère que ce post sera bien accueilli par cette personne…

Tu lui donnes l’opportunité de prendre conscience de sa souffrance intérieure. Car il cherche ce qui ne va pas dans sa vie, sans comprendre, en se demandant ce qu’il fait de travers pour rester dans une situation matérielle qui lui pèse. La réalité, c’est que sa situation extérieure reflète son état intérieur. Il a maintenant les clés pour le voir et le reconnaitre. Il a reçu l’aide qu’il avait demandé. C’est maintenant à lui de décider s’il accepte ou pas le message que tu lui envois, s’il décide d’en prendre considération ou pas. Tu ne peux rien faire de plus pour l’aider, les clés sont dans ses mains maintenant.

Oui, je sais, mais je me dis que c’est difficile comme message à avaler… Que son égo risque d’en prendre un coup et de tout rejeter en bloc.

C’est là que se montre le vrai travail d’éveil déjà réalisé. Est-il capable au jour d’aujourd’hui d’écouter le message indirect de son âme ? Ou bien va-t-il préférer rester dans le confort de son égo et tout rejeter ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réaction. Il y a juste ce qu’une personne est capable d’accepter et d’accueillir à un moment donné. Si ce n’est pas aujourd’hui, peut-être que cela sera plus tard, ce n’est pas grave. L’important est que cette personne sache qu’elle est aimée pour ce qu’elle est, peu importe la façon dont elle réagit. Car en vérité, vous êtes tous aimés de la Source, même si vous n’êtes pas tous capable de le sentir par vous-même.

Merci.

5 février 2017

 

Enjeux d’incarnation

Artiste :

Artiste : Yuumei

* Suite de l’article Les liens qui emprisonnent *

Tu te demandes comment ton supérieur a fait pour ignorer l’appel de son âme – probablement pas née de la première pluie, vu la puissance des énergies [de domination] ]qu’il dégage. Eh bien, tu as compris qu’il était complétement englué dans un égo dominateur et contrôlant. Voilà le problème de l’autorité et le piège à l’incarnation que cela peut représenter. Piège que tu as déjà toi-même rencontré dans une vie antérieure.

Et comment on fait pour s’en sortir ?

Et bien, une des manières possibles est de « casser l’égo » dès son réveil. Je sais que tu vois de quoi je parle, grâce aux articles de Sylvie.

Oui… Les brimades, le harcèlement, la dévalorisation, etc. Tout cela, ce sont des façons de casser l’égo, notamment chez de jeunes personnes. C’est sûr que mon adolescence a été très dure pour moi. Elle a totalement brisée mon estime et ma confiance en moi…

Ainsi que tes velléités d’autoritarisme. C’est important que tu comprennes maintenant pourquoi cela t’est arrivé. Ce n’était pas un hasard, ni une punition, juste un choix de ton âme. Une autre âme ne l’aurait peut-être pas vécue de cette façon-là, mais avec ton hypersensibilité et ton empathie, cela a été très dure… Tu ne comprenais pas pourquoi les autres ados de ton âges n’agissaient pas selon les émotions que toi tu percevais en eux. Tu t’es accrochée longtemps à ce garçon, tu savais qu’il t’aimait malgré qu’il se soit mis à te harceler et à t’humilier. Mais il n’est jamais revenu vers toi de la façon dont vous étiez au départ. Tu n’as jamais compris pourquoi. Et bien, sache que, lui a choisi de suivre les apparences et les jugements plutôt que son cœur.

Hum… Je trouve que ça fait beaucoup d’enjeux d’incarnation pour moi tout ça… Le travail sur ma relation à l’autorité, au masculin, au féminin, sur l’endométriose, etc… Mon âme a mis la barre haute pour cette incarnation ou je me trompe ?

Et bien, c’est le fameux retard dont tu as rêvé par rapport à ton âme jumelle.

Arf. Mais c’est utopique d’imaginer que je puisse jongler avec tant de sujets à la fois ! Je ne suis que moi, et essaye un peu en plus de guérir avec un « égo cassé »… ! Même avec une nuit de l’âme censée accélérer le processus, cela prend toujours 30 piges ! Voire je ne sais pas combien d’incarnations.

C’est pour cela que tu as été doté de capacités médiumniques.

Hum. Comme Sylvie, pour apprendre à me guérir ?

Oui, c’est le processus le plus rapide.

Bon, je veux bien l’admettre. Au moins, ça fait une question de moins sur ma liste de « pourquoi ». Cela en revanche ne me renseigne pas sur le type de médium que je suis, ni comment je fais pour gérer ces capacités-là. Je commence à peine à passer dans la phase où cela m’aide, plutôt que de me ralentir.

La vitesse d’acceptation de ses capacités propres est fonction de chacun et dépend de la puissance de l’égo. Comme le tien est évidemment puissant…

Oui, oui j’ai compris. Je viens de me souvenir grâce à Sylvie et Camille que ce n’était pas le cas quand j’étais enfant. Je sentais très bien les énergies de l’esprit de notre maison, de mon sapin, sans me poser de questions. Je pense que je sentais aussi ma connexion à la Source spontanément. Mes rêves étaient très présents et puissants aussi. Peut-être même des voyages astraux ? Mais tout cela a été « cassé » en même temps que mon égo à l’adolescence… Heureusement, la rupture du lien à la Source n’est qu’une illusion et les choses peuvent être « réparées » *ton cynique*. Mais des fois, je me demande à quel prix… Est-ce que mon âme ne réalise pas que des fois je me dis « à quoi bon ? Moi j’ai juste envie de me sentir bien et d’être heureuse là ». Après tout, si c’est juste pour courir après ma flamme jumelle… je peux toujours courir quoi. Tout du moins dans cette vie et dans les suivantes.

Tu n’en sais rien.

Non, mais je crois que je commence à perdre espoir. C’est pour ça que vous m’avez envoyé un rêve de réconciliation avec lui ?

Oui.

Sauf que je n’ai pas tout compris.

Cela n’est pas nécessaire de fermer la porte avec lui. Tu peux vivre d’autres choses et être heureuse en laissant la porte ouverte entre lui et toi. Même si cela n’aboutissait pas dans cette vie, crois-moi quand je te dis qu’une future réunion sera plus simple si la porte reste ouverte.

Peut-être. Et mon égo te dit « qu’est-ce que j’en ai à faire de toute façon, vu que je ne serai plus concernée ? »

Cela évitera de t’infliger une blessure supplémentaire à l’âme. Certains liens ne sont pas faits pour être coupés, même temporairement.

Que dire ? Suis-je réellement sûre d’avoir ce type de lien avec lui ?

Interroge ton Cœur et tu sauras.

Hum… Peut-on avoir plusieurs flammes jumelles ? Cela me ferait vraiment suer qu’il soit le seul, et que nous ayons raté notre réunion dans cette vie-là…

Qu’est-ce que « rater » veut dire ? Du point de vue de l’égo, peut être que oui, car vous vous êtes séparés. Mais peut être que du point de vue l’âme, vous avez vécu ce que vous deviez ensemble. A savoir la prise de conscience d’un certain nombre de blessures et de blocages pour pouvoir être ensemble.

Grrmmff.

Pas le genre de réponse qui fait plaisir n’est-ce pas ? Mais en même temps, si tu reçois cette réponse, c’est parce que tu es prête à l’entendre, et qu’au final tu le savais déjà.

Oui… Peut-être grâce à ce fameux rêve où il venait m’expliquer pourquoi on ne pouvait pas être ensemble. Je me demande quels infos il a lui de son côté ?

Celles nécessaires pour avancer.

Lol, c’est précis ça !

Il te faut accepter d’avancer séparément pour quelques temps. C’est pourquoi ton accès aux infos le concernant a été bloqué.

Grrmmff. Même pour savoir dans quel état d’esprit il est ?

Tu n’as qu’à le lui demander verbalement. Sans sollicitation énergétique de votre lien.

Bouh, c’est pas du juste. Etre médium pourrait quand même me servir à des trucs sympas de temps en temps ? Je n’ai pas du tout envie de reprendre contact si c’est pour me prendre une porte dans le nez… Et comme je n’arrive pas du tout à capter comment il se sent par rapport à moi… Je me demandais si c’était lui qui bloquait mes perceptions le concernant ; après tout, j’étais capable avant de ressentir son état émotionnel à distance grâce à notre lien. Mais en fait c’était vous ??

Pour une bonne raison. Tu ne peux pas apprendre à gérer tes émotions et tes énergies si tu es sans cesse connecter aux siennes. Connection qui n’a de toute façon plus besoin d’être, au vu de votre relation. A quoi cela te servirait-il de le sentir malheureux comme une pierre ou heureux avec une autre femme ? Ce serait juste de la torture, considère que c’est un service que nous te rendons par compassion.

Oui, j’imagine. Cela répond déjà à pas mal de mes questions le concernant. Puis-je demander quel est le « travail » que l’on a convenu de faire ensemble ?

Pas pour l’instant.

J’imagine que la réponse viendra en son temps.

Concentre-toi sur toi-même. C’est ce qui vous aidera le plus tous les deux.

Merci pour les réponses.

Attends.

Oui ?

N’oublies pas ce que j’ai dit. Cela ne sert à rien de solliciter votre lien énergétique. A part t’épuiser. Et à part le perturber lui.

Ah, alors il ne faut pas que je le dérange ?

C’est préférable. Pas dans la période où il est.

Ok, du moment que vous répondez à mes questions – au moins partiellement, je n’ai aucune raison d’aller à la pêche aux infos de son côté à lui. C’est pour ça que vous avez répondu à mon appel ?

Entre autre, mais nous sommes là pour t’aider sur bien d’autres sujets. Evidemment c’est plus facile quand tes énergies sont purifiées et stabilisées.

Vous voulez dire quand mes émotions sont exprimées et mon état émotionnel calme et stable ? Comme lorsque Camille est en rêve lucide ?

Le contrôle des émotions est un point clé pour le maintien d’un taux vibratoire stable. C’est pourquoi tu canalises mieux quand tu es fatiguée mais calme. Quand tu te sens mal, ta priorité devrait toujours être d’extérioriser tes émotions, par écrit, dessin ou chant, la méthode que tu veux. Mais extériorise ces émotions et transmute-les en énergies d’amour. Contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas lorsqu’on est le plus mal que l’on reçoit la meilleure guidance. C’est souvent le moment en revanche où vous êtes les plus aptes à la demander et à vous ouvrir à elle pour la recevoir, donc vous amalgamez les deux. Mais tu recevras toujours une guidance d’autant plus claire que ton état émotionnel le sera. C’est une règle fondamentale, surtout chez toi qui est hypersensible.

Quand tu es mal, demande autant que tu veux la guidance dont tu penses avoir besoin. Mais accepte l’idée que tu n’es pas en état de la recevoir sur le moment, et garde la foi qu’elle viendra au moment opportun. Fais de ton état émotionnel ta priorité. « Que puis-je faire pour me sentir bien ? » Cela peut être de pleurer un bon coup, d’écrire tes émotions, d’en parler avec une amie, de dormir, de manger, etc. Mais surement pas de chercher à canaliser un message qui de toute façon ne pourra être que tronqué. Cherche à te reconnecter à l’amour que tu éprouves pour toi-même, en prenant soin de toi, ce sera le meilleur moyen de transmuter ces énergies, via la compassion envers toi-même. Le reste suivra dans un second temps.

Merci pour cette discussion.

2 janvier 2017

Les liens qui emprisonnent

Auteur

Parc aux palmiers. Auteur : Les Rêves de Celia.

Cela fait un moment que j’avais envie d’écrire sur mon blog de façon plus régulière. Mais finalement le mois de décembre a été compliqué… J’ai enchainé les jours de rhume. Du coup, ce dernier mois, j’ai bien senti mon taux vibratoire plus bas que d’habitude et ma difficulté à canaliser aussi… A la place, j’ai bien senti que le travail s’est fait au cours de mes rêves. Certains ont été très forts, sont restés très nets et m’ont bien perturbée aussi… Mais l’interprétation ne suit pas forcément derrière et c’est frustrant.

Le dernier rêve était néanmoins assez clair sur ma gestion déplorable des énergies et des émotions que mon supérieur actuel projette et dont je n’arrive pas à me distancier. Je me laisse littéralement polluer par lui, en attendant que ça se finisse. Mais cette histoire de rupture de contrat traine encore et encore et peut être est-ce l’occasion pour que j’apprenne à ne plus me laisser atteindre. J’en ai marre d’être malade 3 juste après chaque interaction avec lui, ce n’est plus possible.

Mais comment je fais ? Comment je fais pour affirmer mes besoins et les faire respecter, sans être autoritaire et en restant souple ? J’ai l’impression de ne pas réussir à trouver un équilibre, tout ou rien, soit je bouffe soit je me laisse bouffée. Je ne veux pas de conflits et je veux que cela se résolve dans le bon sens, donc j’ai décidé de me coucher, de le laisser prendre les décisions suite à ma demande et de le faire à son rythme. Mais ce n’est plus possible.

Il suffit de le dire dans la douceur. Affirmer ses besoins n’est pas synonyme d’autorité. Tu peux expliquer pour amener à une compréhension.

Comment expliquer à quelqu’un qui n’écoute pas ?

C’est ton propre préjugé. Peut-être qu’il n’écoute pas ton avis pour des décisions dans le cadre du travail. Ou qu’il n’en donne pas l’impression. Mais concernant ton départ et la transmission, peut-être qu’il fera un effort.

Peut-être. Je ne sais juste pas comment le formuler. « Bonjour, je veux que la rupture soit la plus rapide possible car je ne supporte plus d’être en contact avec vous »

Pourquoi ne veux-tu plus lui parler ?

Parce qu’à chaque fois, il trouve le moyen de me parler de ses problèmes à lui au travail, de se plaindre, etc…

Et toi tu n’as pas envie d’en rajouter une couche avec tes demandes, alors tu n’oses pas affirmer ce dont tu as besoin.

Voilà. A chaque fois, je me trouve à jouer le rôle de la personne « compréhensive et compatissante » et je m’oublie. Et ça m’énerve. Pourquoi je tombe à chaque fois dans le panneau ? Pourquoi ?

Pourquoi te sens-tu obligée de l’écouter ?

Parce que je ne veux pas le froisser, je n’ai pas envie qu’il s’énerve.

Et s’il s’énervait, que se passerait-il ?

Et bien… Je ne me sentirais pas bien. Je ne saurais pas quoi faire.

Comprends bien que tu détestes les énergies en suspens non résolues. Mais que tu n’arrives à les exposer que lorsque c’est toi qui es dans la « position énervée », que lorsque c’est toi qui risque de craquer, de péter un plomb ou de pleurer. Quand tu es dans la situation inverse, tu ne sais pas mieux gérer la chose que ta sœur. Tu es prise au dépourvue.

Eh bien, si c’était un proche qui se mettait à pleurer, je lui ferais un câlin. Mais mon supérieur ? C’est déjà peu probable qu’il admette sa détresse et encore moins qu’il pleure, mais effectivement, je ne lui ferais pas de câlin !

L’empathie sans compassion rend les émotions, et donc les énergies, impossible à transmuter. C’est comme si tu mettais tout dans un entonnoir fermé. Cela crée un bouchon, qui empêche par la suite la circulation des autres émotions et énergies captées.

Ok, je saisis l’image, et cela explique pourquoi les jours suivants, j’ai du mal à gérer les contacts avec d’autres personnes, et si j’en ai, je tombe malade – souvent de la gorge d’ailleurs. Quand mes parents ont été là, j’ai carrément été aphone pendant plusieurs jours… Ma gestion des émotions et de la communication m’ont semblé bien plus dures que d’habitude !

Concrètement, comment je fais pour éviter la création de ce « bouchon » ?

Réfléchis-y.

Faire preuve de compassion ? Mais n’est-ce pas déjà le cas en l’écoutant ? Bon d’accord, ce n’est pas le cas, je fais « semblant ». Je l’écoute pour qu’il ait l’impression de se sentir écouté et compris, ce qu’il recherche.

Mais au fond, il sent bien qu’il n’obtient pas ce que les apparences montrent, c’est pour cela qu’il continue encore et encore. Qu’il te parle des mêmes choses encore et encore alors que toi tu es passée à autre chose.

Mais je suis censée faire quoi ?

Écouter sa peur. Il a peur de te laisser partir. Il n’y a qu’en écoutant sa peur avec le cœur et en le rassurant qu’il te laissera vraiment partir, et qu’il arrêtera de faire trainer les choses.

Comprendre qu’il ait peur je veux bien. Écouter avec le cœur, je l’apprends. Mais le rassurer ? Je ne vois pas comment je peux le rassurer alors que je ne vois pas moi-même d’avenir dans la structure et dans les choix qu’il a fait. Suis-je même en position de le rassurer ? Ça me parait un peu aberrant… Comment je peux faire ça ? Et puis on parle de quoi là, rassurer son égo, son mental, son âme ?

Tu peux faire preuve d’amour envers toi-même, en même temps qu’envers lui. Les deux ne sont pas incompatibles. Simplement dire que tu as besoin de temps pour prendre soin de ta santé.

Oui, c’est vrai…

Apprendre aussi la gestion des émotions et des énergies. Parce que tu penses « il me pollue ». En quittant ce job, tu t’éloignes de la source de toxicité. Mais la vérité c’est que « tu te laisses polluer ». Tu es responsable à 50% de votre relation. Il serait en effet préférable pour toi de ne pas avoir de telles relations dans ton entourage. Mais à défaut d’avoir pu choisir celle-ci, tu peux au moins décider de l’impact qu’elle peut avoir sur toi. Mieux vaut l’apprendre maintenant que de répéter la situation. On ne peut pas toujours fuir les situations ou les personnes qui nous sont toxiques, comme ton livre des Défis le suggère. Ou bien tu peux t’excuser, te lever et partir définitivement. Mais tu risques de courir de job en job très longtemps.

Oui, je trouve ça utopiste… Ce n’est pas toujours possible. Plutôt que de fuir, je voudrais apprendre à transformer la situation pour qu’elle ne m’atteigne plus. Comme je l’ai fait avec ma colère envers les parents de ma meilleure amie. J’ai été surprise de voir comment l’exercice que vous m’aviez donné a bien marché. Comment j’ai pu transmuter cette énergie de colère en gratitude et en amour. Après plus de 10 ans à l’avoir porté comme un fardeau, je me suis sentie plus légère. Ne puis-je pas faire la même chose avec mon supérieur ?

Tu peux essayer, mais comme tu as une relation dynamique avec lui (comprendre encore dans le présent) cela ne marchera que pour les émotions passées. Il te faut trouver une technique à utiliser au présent, sur le moment.

Humm, oui, je suis bien d’accord. Mais laquelle ? Écrire après coup m’aide à évacuer. Mais sur le moment ? M’ancrer, me connecter à mon cœur ne m’ont pas semblé suffisant… Je suis trop affectée par la quantité d’émotions refoulées chez lui et de pensées négatives, c’est comme une vague qui me balaye, me fait suffoquer et me fait perdre pied. Je m’oublie complètement face à lui, ses énergies m’écrasent littéralement. C’était peut-être pour ça que j’avais du mal à faire preuve de souplesse avec lui au départ sur certains points, parce que j’avais l’impression qu’en restant ferme sur mes positions, c’était le seul moyen de ne pas me faire envahir par ses énergies ? Je comprends mieux…

Je ferai bien l’exercice de Camille Fraise sur l’œuf intérieur (cf lien ici) mais j’ai besoin d’être seule et au calme pour y arriver.

Tu peux imaginer quelque chose de plus rapide. Visualiser un cube d’énergie doré autour de toi, ses vagues d’énergies à lui qui se fracasse dessus mais ne pénètrent pas à l’intérieur.

Hum. Pourquoi un cube ?

Les arrêtes désamorcent l’agressivité des énergies envahissantes. Elles brisent les vagues sans toutefois altérer les émotions en elles-mêmes. Tu casses l’emprise qu’elles ont sur toi sans toutefois être agressive toi-même.

Tu crois ? Cela protège, mais en quoi cela transmute ?

Le cube t’aide à ne pas être envahie. Mais pour le reste, il te faudra faire le boulot habituel. Connexion à ton cœur, écoute avec ton âme, connexion à un sentiment de gratitude et envoi d’amour. Tu n’as pas besoin de parler avec des mots pour le rassurer. Tu peux entendre sa peur, te sentir dans la gratitude pour la valeur qu’il t’accorde et l’intelligence qu’il reconnait en toi, tu peux le remercier pour l’opportunité qu’il t’a offert, tout ce qu’il t’a appris. Lui rappeler en pensée que ce que tu as apporté restera après toi, même si tu n’es plus là, et que justement il devrait s’en inspirer.

Taris la peur à sa source et tu verras qu’il cessera de chercher à attirer ton attention et ta pitié.

Mais peut-on vraiment faire ça ? Calmer la peur chez quelqu’un d’autre ? N’est-ce pas à chacun de faire ce travail sur soi-même ? N’est-ce pas pénétrer et interférer dans les énergies de la personne ?

Il est des fois où ce travail peut être fait – partiellement – par autrui, notamment dans le cas où ces peurs entretiennent un lien énergétique qui emprisonne. Ainsi, la personne en face, qui souhaite se libérer consciemment d’un tel lien, peut chercher à apaiser les émotions négatives de l’autre qui l’empêchent de partir. Quand la personne d’en face n’est pas du tout consciente de telles énergies, ce travail peut être fait de façon subtile. Cela sera alors plus facile et évitera à l’égo de se braquer.

Bon… Je vois. Je suis surprise de t’entendre parler de lien qui emprisonne émanant de mon supérieur. Mais maintenant que tu le dis… De nombreux employés autour de lui ont souhaité partir plus d’une fois et n’ont jamais réussi, je comprends un peu mieux pourquoi.

Seule une situation de crise et l’appel de moyens insoupçonnés leur permet alors de rompre ce lien. Dans le cas de ton collègue, son amour pour sa fille était plus fort que l’emprise de ton supérieur. Mais ne te leurres pas. La mise en place d’un tel lien a été consentie par votre âme, que vous ayez une situation de soumission à expérimenter ou bien d’autres choses à apprendre.

*suite au prochain article*

2 janvier 2017

Trouver la force en soi

Artiste

Artiste : Asuka111

Je n’aime pas du tout le rêve que j’ai fait cette nuit et les énergies qu’il a réveillé…

De quoi as-tu rêvé ?

J’ai rêvé de lorsque j’étais en couple avec mon amie et que nous l’avions annoncé à ses parents. J’ai rêvé que lorsque ses parents ont annoncé me mettre à la porte, elle partait avec moi. Alors on allait dans sa chambre et je l’aidais à faire ses valises. Son père déboulait dans la chambre, plein de jugements, me faisant comprendre que j’étais une dévergondée. J’étais très en colère contre lui, je lui balançais ses quatre vérités, je lui parlais de mon viol aussi.

Et comment t’es-tu sentie au réveil ?

En colère contre ses parents. Me sont venue en tête ce que je disais à son père. « Je n’oublierai jamais que des instituteurs, censés représenter la liberté, l’égalité et la fraternité, ont fait preuve d’intolérance et d’homophobie. Je n’oublierai jamais que des parents ont privilégié les apparences et la peur du jugement par-dessus le bonheur de leur propre fille. Je n’oublierais jamais qu’ils ont été irrespectueux envers mes parents, en décidant que les règles de politesse ne s’appliquaient plus à eux, à cause de moi. Je n’oublierais jamais qu’ils ont fait preuve d’hypocrisie en me laissant revenir dans leur maison des années plus tard, en faisant comme si de rien n’était. Jamais un mot d’excuse. » Cela me fait pleurer de colère. Comment peut-on se comporter comme ça et ne montrer aucun signe de remord ou d’excuse ?

Et pourquoi est-ce cela qui remonte dans la nuit, alors que je pensais à mon amie hier soir et que je lui demandais des nouvelles ? Je me demandais comment je pouvais faire pour la soutenir dans la période difficile qu’elle traverse et qui ne semble jamais en finir… J’ai envie d’être solidaire, envie d’honorer la belle femme qu’elle est, de lui transmettre de l’amour et de la lumière pour qu’elle reprenne confiance en elle. Mais je me sens désemparée… On ne peut pas aider quelqu’un si la personne ne le décide pas d’elle-même, si elle ne s’aide pas d’abord elle-même. Je suis triste de la voir si éloignée et renfermée dans sa bulle. Comment aider à faire face à des émotions, si elles ne sont même pas reconnues et exprimées ?

Plutôt que de chercher à l’aider, tu ferais mieux de travailler sur tes propres nœuds en lien avec elle. Cela l’aiderait d’autant plus.

Faire le travail pour deux ?

Pas vraiment. Dans ce genre de travail, l’âme de la personne aide aussi, même si elle n’en a pas forcément conscience. D’où souvent un travail à travers les rêves, dans l’inconscient de la personne, et au moment de la journée où l’âme est la plus libre d’agir et de voyager.

Ok, je comprends… Je comprends aussi que tous ces rêves intenses que je fais ces derniers jours – et qui me vident de mon énergie – sont en lien avec le processus de nettoyage de fin d’année… Mais qu’est-ce que je fais concrètement ?

Tu publies l’article que tu n’as jamais osé publier concernant ton amie et les nœuds évoqués. Tu le relis avec attention, à la lumière de ce que tu as appris et vécu depuis juin dernier. Tu la laisses en prendre connaissance et revenir vers toi si c’est son souhait. Cela va la perturber, c’est vrai, mais certaines émotions et énergies ont besoin d’être exprimées et extériorisées pour être déliées.

Est-ce juste (comprendre ici bon) pour moi ?

Si cela ne l’était pas, tu n’aurais pas reçu l’information en premier lieu.

Est-ce juste pour elle ?

Comment était-elle dans ton rêve ?

Elle était affaiblie, je devais limite la porter jusqu’à sa chambre. C’était moi qui faisais ses valises pour elle, selon ses souhaits, car elle n’en avait pas la force. Elle ne disait rien.

Cela te rappelle-t-il quelque chose ?

Et bien… Elle n’arrive pas à m’exprimer réellement comment elle se sent, je crois. Je sens bien qu’elle n’est pas vraiment heureuse dans le fond, elle ne rayonne pas. Elle fait face à ses peurs, ses doutes, et j’ai l’impression qu’elle n’arrive pas à se sortir de cette spirale-là.

Tu peux l’aider à  « défaire ses valises », à prendre conscience des poids dont elle ne s’est pas libérée. Après, ce sera son choix à elle d’écouter et de réagir en fonction. L’aide est toujours apportée à celui qui le demande à l’univers, même s’il faut souvent d’abord commencer à s’aider soi-même. A se prendre en main, se responsabiliser. Tu as compris que rester assise en attendant une aide miraculeuse ne marche pas. Il faut se prendre par la main, faire un petit pas. Rien qu’un tout petit pas peut suffire. Cela peut être de commencer une thérapie avec une psychologue, d’utiliser des outils pour reprendre confiance en soi (comme le Défi des 100 jours de Lilou Macé), de trouver une activité sportive ou créative qui fait du bien et qui aide à réaliser qu’on peut faire des choses.

Qu’as-tu appris depuis ton début de dépression nerveuse ?

Qu’il faut savoir accepter son état de faiblesse, reconnaître qu’on est mal et qu’on a besoin d’aide. C’est le premier pas. S’écouter, écouter son corps, ses rêves et ses pensées permet de prendre la mesure de notre mal être et de le reconnaitre. Si on passe son temps à penser du mal de soi « Je suis nulle… Je suis incapable de… Je ne mérite pas ceci… C’est bien fait pour moi… Je ne vais jamais y arriver… Tout le monde s’en fout de moi… » ; si on passe son temps à avoir des doutes et avoir peur de tout « j’ai peur de sortir de chez moi pour aller faire des courses… j’ai peur de conduire… j’ai peur de rencontrer de nouveaux gens… j’ai peur de demander quelque chose… j’ai peur d’affirmer mes besoins… » ; si on n’interagit plus avec l’extérieur et que l’on se renferme dans sa bulle… Tout ça, ce sont des symptômes de dépression nerveuse.

Moi j’ai aussi des insomnies, des crises de fatigue. Je n’arrive plus à manger comme avant, j’ai dû arrêter le lactose car mon corps ne le supporte plus. J’ai perdu du poids. J’ai beaucoup de vieilles émotions et de vieux schémas de pensées qui remontent. C’est une grosse période de nettoyage, qui me permet de me libérer de l’ancien pour aller vers le nouveau. Parce que j’ai une spiritualité développée et que j’arrive de plus en plus à m’ouvrir à ma guidance spirituelle, je sais que c’est normal. Cela fait partie d’un processus pour m’aider à grandir, à me défaire de ce qui ne me correspond plus. Cette dépression me force à quitter un travail qui ne me correspond plus. Elle me fait travailler ma foi. Ai-je foi en moi et en la guidance que je reçois pour sortir de cette épreuve ? Dans le fond, oui, même si certains jours, je doute, j’ai peur, je passe ma journée à pleurer, et je suis tellement épuisée que j’arrive à peine à marcher.

Mais voilà, combattre cet état, c’est dépenser son énergie pour rien. Mieux vaut reconnaitre la situation telle qu’elle est, l’accepter pleinement, pour ensuite trouver le courage et les armes pour la faire évoluer. Plus on est dans le déni, et plus la situation se prolongera, jusqu’à sombrer encore et encore, jusqu’à briser nos dernières résistances pour nous faire admettre la situation.

Est-ce une situation d’échec ? Du point de vue du jugement de la société, sûrement. De point de vue des parents de mon amie, peut-être. Mais du point de vue de l’âme, c’est une porte vers la reconnaissance de soi-même. Qui es-tu ? Que veux-tu ? On n’est pas défini par notre travail, on n’est pas défini par l’argent que l’on a ou que l’on n’a pas, on n’est pas défini par nos liens sociaux, notre « réussite », les jugements de nos parents. Cette période sombre, elle est là pour nous reconnecter à notre Essence, à celle qui dépasse les jugements et les apparences. Qui que l’on soit, on a chacun un Cœur, et dans ce cœur réside un trésor infini. Celui de l’Amour. Celui qui sait s’aimer soi-même est le plus riche en ce monde. Car alors il pourra accéder à ses propres talents, à ses propres envies et il pourra rayonner l’amour autour de lui. On en est tous capable. Il n’y a pas besoin d’être médium pour cela. Il n’y a pas besoin d’avoir de diplômes.

Il suffit d’apprendre à écouter son cœur. Alors comment faire me direz-vous ? Parce qu’en réalité, ce n’est pas si « simple » que ça, et j’ai mis bien du temps avant d’accepter ce que le mien me disait. Car souvent, on s’est coupé de son cœur pour une bonne raison, parce que celui-ci nous transmettait des messages de souffrance et de douleur, dont on ne savait pas quoi faire. Alors parfois, dans les premiers temps, il est difficile de se reconnecter à lui, car toutes ces émotions que l’on avait fuies remontent à la surface. La meilleure façon est de les laisser s’exprimer, d’accepter qu’elles nous traversent, aussi douloureux soit-il, elles passeront si on sait les accueillir. Dans ces moments-là, l’écriture (dans un journal intime par exemple), le dessin, le chant, le sport, le dialogue avec un professionnel ou une amie de confiance, tout moyen d’expression est bon pour exprimer ces émotions.

« Je pleure car je me sens triste… » Mais pourquoi est-ce que je me sens triste ? Quel est le message que veut me faire passer mon « état d’âme » ? Est-ce parce que je ne me sens pas reconnue pour qui je suis réellement ?  Est-ce parce que je me sens seule ? Incomprise ? Quelle est l’origine de cette tristesse ? De quoi ai-je besoin pour l’apaiser ?

Un exemple concret serait plus parlant. Prenons le tien. Pourquoi es-tu en colère contre les parents de ton amie ? Pourquoi n’arrives-tu pas à lâcher cette colère ?

Je suis en colère contre eux, parce que leur comportement a fait terriblement souffrir mon amie, leur propre fille, mais il a aussi blessé mes parents. Je déteste quand mes actions impactent ce que j’aime d’une telle façon, je trouve cela injuste ! Que l’on s’en prenne à moi, je peux le comprendre, mais que l’on s’en prenne à mes parents, je trouve ça injuste. Je déteste aussi qu’ils fassent comme si de rien n’était, comme si leur comportement avait été « normal », comme si ce n’était pas important. J’imagine que je n’arrive pas à lâcher prise, parce que je n’ai jamais pu leur dire ce que je pensais, mes émotions, que nous n’en avons jamais parlé en face à face. Ils se sont comportés en adultes autoritaires en disant « tu n’as plus rien à faire dans cette maison » sans prendre la peine de discuter avec la personne que je suis, ni à cette époque, ni même par la suite. Ils me diraient « nous avons eu peur pour notre fille, nous voulions la protéger, nous sommes désolés » je pourrais comprendre, je pourrais pardonner. Mais il n’en est rien, ils ont décidé d’ignorer la chose et l’ont rendu tabou.

As-tu la moindre raison de conserver ces émotions et de porter cette colère ? Cela va-t-il changer le passé ?

Non…

Alors nous t’invitons à leur écrire une lettre. Écris ce que tu as ressenti, écris ce que tu ressens encore aujourd’hui. Écris ce que tu aurais aimé leur dire, sans aucune restriction. Libère ton cœur et laisse les émotions sortir. Puis, au 31 décembre, tu brûleras cette lettre en demandant au feu de transmuter ces énergies lourdes en énergie d’amour et de lumière. Connecte toi à ton cœur, trouves-y l’amour inconditionnel que tu ressens pour ton amie, et parce que tu l’aimes elle, envoie de l’énergie d’amour à ses parents. Fais preuve de compassion et de pardon. Peu importe les raisons qui les ont poussés à agir comme ça, tu peux te libérer de ce poids, tu peux faire en sorte que cela ne pèse plus sur ton cœur et sur ta relation d’amitié avec elle. Le reste sera de son propre ressort.

Merci.

29 décembre 2016