Un petit pas après un autre petit pas

Artiste : Snatti89

 

Des fois, on aimerait que la solution arrive vite. Surtout quand cela ne va pas, quand on se sent mal, désespéré ou que l’on souffre de douleurs, qu’elles soient physiques ou morales. On voudrait un remède rapide, si ce n’est immédiat, qui apaiserait, soulagerait ou soignerait tous nos maux.

En réalité, ça ne se passe que rarement comme ça. J’avais déjà évoqué la chose dans un article précédent sur l’endométriose, mais je reviens dessus. Une émotion a un message à nous transmettre, aussi pénible soit-elle. Et bien la maladie aussi, aussi difficile soit-elle. On ne peut pas espérer voir l’un ou l’autre disparaitre si l’on a pas compris quel est le fond réel du problème, quel est le message à entendre ou la leçon à intégrer.

Et des fois, souvent même, cela prend du temps… Le temps de s’ouvrir à soi-même, d’apprendre à écouter ses émotions, mais aussi le message de son corps. Le temps d’apprendre à accepter ce que l’on vit, sans le rejeter ou rejeter la faute sur untel ou tel phénomène. Le temps de reprendre en main sa capacité d’action, d’apprendre à prendre soin de soi et à se faire du bien. Le temps d’user les résistances qui nous empêchent de changer, d’aller vers un autre schéma de fonctionnement, une autre façon de penser, d’agir et de se considérer soi-même.

Il est tentant, face à un tel cheminement, long et souvent fatiguant, de ne pas vouloir poser un pied sur un tel chemin. C’est bien sûr plus facile de rester dans une position de victime spectatrice. « Je ne peux rien faire… », « Les médecins ne font pas leur travail… », « C’est un tel qui devrait changer de comportement… ». Mais au bout d’un moment… il n’y a pas le choix. Si l’on veut que les choses changent, il faut remonter ses manches et se mettre au boulot.

Le plus dur est de s’y tenir. De continuer à avancer, même quand on a l’impression que rien ne va, que rien ne change, que rien ne s’améliore. On ne le voit pas en réalité. Les progrès sont tellement infimes qu’on ne s’en rend pas compte jour après jour. Auriez-vous le sentiment d’avancer si vous parcouriez 1 mm par jour ? Vous ne le verriez même pas.

Mais vaut-il mieux parcourir 1mm tous les jours (ce qui fait 365 mm par an) que 10 cm d’un coup une fois dans l’année (ce qui fait 100 mm par an) ? La première solution bien évidemment. D’une part, parce qu’au final, vous aurez avancé plus loin, et d’autre part, parce que vous l’aurez fait en douceur, de façon progressive et linéaire.

Je ne sais pas pourquoi dans notre société, nous sommes invités à faire les choses dans l’éclat. De manière « rapide et efficace ». D’un seul coup ou presque. On a tendance à croire, à tort, qu’un effort intense pour un résultat immédiat est plus efficace qu’un tout petit effort constant sur le long terme pour un résultat plus lointain.

Mais pourquoi une séance de sport intensive de 1h par semaine aurait plus de résultats que 5min d’exercices de kinésithérapie tous les jours ? Tout dépend évidemment de ce que vous recherchez comme résultat. Pourtant, ceux qui vont s’inscrire dans la durée seront probablement issus d’efforts, peut-être moins intenses, mais plus ciblés et surtout constants.

La clé est la constance et la persévérance. Peu importe ce dont vous ayez besoin.

Réduire votre stress ? C’est en méditant tous les jours et en changeant progressivement votre rapport à votre environnement anxiogène que vous le vivrez mieux au quotidien. Certes, vous pouvez aller vous payer un super massage. Il va vous détendre, mais est-ce que l’effet perdurera dans le temps ?

Il faut parfois savoir s’investir pour soi-même. Même si on n’est pas sûr du résultat et même si on ne sait pas quand celui-ci va arriver. Mais il faut avoir la foi qu’il arrivera. Par exemple, vous pouvez décider de vous investir dans une formation de 2 mois sur une méthode de méditation. Vous allez devoir y investir de l’argent (payer la formation), du temps (réaliser les exercices chez vous) et de l’attention (assister aux cours). Vous ne verrez peut être pas les effets tout de suite, peut être devrez-vous persister pendant 6 mois à faire les exercices pour ressentir un changement. Mais un jour, vous aurez un déclic, vous vous rendrez compte, après coup, que cela a bien changé quelque chose. Vos proches vous diront peut-être « tu es plus posée », « tu as l’air plus souriante ». Ce seront des petites remarques de votre entourage, des miroirs extérieurs, qui vous permettront de réaliser le changement que vous avez opéré en vous. Car puisqu’il est doux et progressif, vous ne vous en serez peut être pas rendu compte tout seul.

Conclusion, il faut persister. Même si vous faites un pas minuscule, ou qui pourrait paraitre à d’autre insignifiant. Il faut le faire. Encore, et encore. Il faut continuer. Même si vous êtes fatigué et découragé. Même si vous en avez marre. Même si vous ne voyez pas à quoi ça sert. Même si vous avez l’impression de ne pas obtenir de résultats. Même si vous faites une pause entre deux pas.

Il faut continuer. Un petit pas après un autre petit pas, cela vous permettra d’avancer et un jour, vous sortirez de votre tunnel. Ou bien de votre nuit de l’âme (lol).

Je suis loin d’être au bout de mon chemin. Pour chaque défi surmonté, il s’en présente un nouveau à ma porte, que ce soit sur le plan de la santé, du professionnel ou de mon environnement social. Mais j’essaye de me rappeler ça. Il faut persister. Même si j’ai le sentiment de faire du surplace depuis 2 ans, je vais continuer de faire un petit pas après un petit pas. Même si je ne le vois pas, certaines choses changent, c’est certain.

2 octobre 2018

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Brasser de l’air

Artiste : Yuumei

Ecrire, écrire… Lors du dernier cercle de femmes auquel j’ai participé, j’ai tiré une carte qui m’invitait à écrire « les mots qui ont besoin d’être écrits » et encore une autre à « ralentir ». Ralentir, je le comprends, c’est difficile d’adapter mon rythme à l’état de fatigue de mon corps, alors que je prépare un déménagement et que j’ai mille choses qui se bousculent à faire.

Pourtant, dès que je m’emballe trop, que je fais trop de choses dans la journée, que je me mets la pression et le stress pour faire un certain nombre d’actions et bien… Bim, mon corps me rappelle à l’ordre et je prends cher : migraine, fièvre, vertiges… Dès fois j’ai l’impression d’être en papier carton mâché et cela m’énerve et me frustre. Pourquoi porter les moindres trucs un peu lourds tels que des sacs de course m’essouffle autant et se répercute illico sur ma sciatique ? Comment on fait alors pour déménager dans ces cas-là ? *soupir*

Alors les mots qui ont besoin d’être écrit, c’est un râlage en règle ? Je sais bien que dans ma difficulté, je reçois quand même de l’aide, que les choses se mettent en place, que j’ai pu vendre un certain nombre de choses de ma liste… Que j’ai demandé de l’aide à des amis et qu’ils vont m’aider. Pourtant, le stress ne diminue pas. Et j’ai du mal à me poser, car dès que je prends le temps de me centrer sur mon corps, je sens un épuisement qui par la suite m’empêche de bouger.

Mais est-ce nécessaire de bouger ? De continuer à t’activer sans relâche ?

Je ne dirais pas que c’est « nécessaire » dans le sens où il n’y a pas mort d’homme, ni danger. C’est juste qu’il faut que je finisse mes cartons pour une date précise afin qu’on m’aide à les charger pour la poste. Et qu’il ne me reste que 2 jours pour les finir… alors que mon planning est déjà chargé.

Crois-tu qu’il te faudra longtemps pour les finir ?

Je ne sais pas… En soi, pas tant que ça…

Mais avant de les finir tu veux peser la totalité de tes affaires pour être sure que tout ce qui restera après rentrera bien dans tes valises.

Oui, je n’ai pas trop envie de me retrouver avec des trucs qui ne rentrent pas dans ma valise alors que je veux les ramener.

Tu veux donc contrôler tout ce que tu vas ramener. Tu sais, ce n’est pas tant le fait de préparer tes cartons et faire ton déménagement qui t’épuise, que le fait de tout vouloir contrôler, planifier, organiser. Et ne pas laisser place au hasard, à l’imprévu, à l’aide providentielle ou encore aux surprises.

Dis comme ça, c’est sûr que ça parait plus attrayant de lâcher prise. Mais j’essaye aussi d’être réaliste. Qui va finir mes cartons sinon ? Qui peut trier à ma place ce que je veux garder ? Comment mes cartons vont aller à la poste ?

Fais simple. Fais au plus simple. Rappelle-toi, simplicité et douceur. Est-ce que la source de cette surcharge de stress en vaut la peine ? Quelle est la priorité ?

C’est ma santé la priorité…

Alors ne mérite-t-elle pas que tu fasses des pauses ? Que tu te ménages ? Que tu prennes le temps de cuisiner correctement ? Que tu te couches tôt malgré tout ce que tu as à faire ? Ou veux-tu  faire comme d’habitude ? Bourrer la mule, faire tout ce que ton mental t’impose sans te ménager, brasser de l’air pour rien, t’épuiser, puis tomber malade après coup, une fois que le défi est passé ? Ça c’est ton fonctionnement habituel. Il est temps d’essayer de le changer. Pourquoi te prendre la tête ? Pourquoi te compliquer la vie ? Laisse les choses venir à toi. Demande de l’aide et laisses les choses venir à toi. Ce sont tes peurs et tes doutes qui t’empêchent d’avoir la foi que cela viendra.

Mais exactement comme la vente de ta voiture, tu peux avoir la foi que tu recevras toute l’aide dont tu as besoin, parce que c’est ton chemin juste. A celui qui suit sa voie, il lui sera facilité l’accès à l’aide dont il a besoin. Autrement dit « aide-toi toi-même et la vie t’aidera ».

Ok, je comprends le message. Mais comment je l’applique concrètement ? Je ne comprends pas pourquoi j’ai ces terribles migraines à la fin de la journée… Comment je fais pour éviter ça ?

Tu te reposes et tu te ménages tout au long de la journée. Prends le temps de boire toutes les heures, et de respirer. Tu n’es pas assez connecté à ton corps. Tu laisses le stress s’accumuler et ta pression artérielle monter. Tu ne t’écoutes pas assez.

Mais si je m’écoutais, je ne ferais quasiment rien…

Et alors ? C’est grave ? Qu’est-ce que tu as de si urgent à faire ? Est-ce que ton avion est demain ?

Non, mais… il est bien dans moins de 10 jours.

A chaque jour suffit sa peine. Cela ne veut pas dire que tu dois remettre au lendemain ce que tu n’as pas envie de faire aujourd’hui, mais que cela ne sert à rien de forcer au-delà des limites de ton corps physique. Il est nécessaire que tu identifies ces limites et que tu t’y tiennes.

Merci de conseils.

3 avril 2017

 

Restaurer ses énergies

Artiste : Yuumei

Je me sens vraiment épuisée… Je ne sais pas si c’est à cause de la scintigraphie, ou bien de la séance d’acupuncture, mais je n’étais bonne à rien faire aujourd’hui. Pas l’énergie, impossible de rassembler ma volonté et d’avancer dans mes cartons. Mon corps est tellement lourd… Mais c’est une sensation bizarre, pas comme quand je suis ancrée au sol par le poids des énergies. Non c’est très différent. Comme une sensation de vide énergétique, seulement de densité de matière. Mais en même temps avec la sensation de ne pas du tout être ancrée à la Terre. Assez contradictoire et déroutant.

C’est parce que tu assimiles la remise en route de tes énergies.

Du coup je suis complétement déconnectée ? Je ne comprends pas comment mon Qi peut être si affaiblie, alors que je n’ai pas arrêté de brasser des énergies, notamment de soin, avec les pratiques chamaniques. Cela n’aurait-il pas dû me nourrir ?

Brasser des énergies et les assimiler sont deux choses bien différentes. Tu peux canaliser des énergies sans forcément qu’elles ne s’imprègnent en toi et impactent au niveau de ton corps.

Pourtant, ce processus est censé fatiguer non ?

Cela dépend, plus ton canal est pur, plus l’énergie transite de manière fluide, moins il y a d’accrochage dans le canal, de remous et de travail en toi au passage.

Est-ce que c’est le travail en chamanisme que je fais qui m’a épuisé autant ?

Pas vraiment. En soi, cela aurait pu être le chamanisme, comme le travail ou bien la randonnée qui aurait pu t’épuiser. Le problème ne réside pas dans ce que tu fais, mais plutôt dans ce que tu ne fais pas.

Ce que je ne fais pas ? Tu veux dire des choses qui me restaurent ?

Oui, comme méditer dans la nature, peindre ou bien faire quelque chose de créatif.

Mais quand je vais peindre à l’atelier, je me sens plus vidée qu’autre chose après une séance de peinture… Je n’ai pas du tout la sensation de me restaurer.

Et quand tu as peint ton arbre intérieur ?

C’était différent, c’est vrai…

Tu as besoin d’un cadre précis pour mener des activités artistiques qui te feront du bien. Déjà le calme, du silence ou les bruits de la nature. Du temps, tu as besoin de ne pas te sentir pressée, ni stressée. Enfin un environnement neutre au niveau des émotions et des énergies. Parce que quand tu crées, tu es en mode plus réceptive, aussi les émotions des personnes autour de toi peuvent te « polluer » et te gêner. L’atelier n’est pas l’endroit le plus approprié pour toi, car il y a trop de paramètres autour que tu dois gérer et supporter. Ainsi le bénéfice est bien moindre, même si la fatigue engendrée est différente de celle avec laquelle tu arrives.

Alors la solution idéale serait que je peigne chez moi ?

La solution idéale serait que tu peignes dans un environnement calme et serein, voire si possible dans la nature. Quand tu auras acheté ton chevalet, tu pourrais t’installer à l’ombre des arbres dans le jardin de tes parents. Tu essayeras ? Tu verras, ce sera surprenant et rafraichissant de peindre dans cet environnement, tu pourrais même être surprise des résultats.

Ah, j’aurais la visite de fées ? C’est à ça que je pense quand je me vois peindre dans le jardin. Ça me semble rigolo en effet.

Tu verras bien, mais tu devrais essayer, surtout que les beaux jours se rapprochent chez tes parents.

Et en attendant, qu’est-ce que je peux faire pour nourrir et restaurer mes énergies ?

La même chose. Prends ton carnet et tes feutres et va faire des croquis dans la nature. Tu n’as pas besoin d’aller loin, il te suffit de trouver un endroit calme, comme la ravine où tu es déjà allée.

Ce que je ne comprends pas, c’est que pourtant, je dors mieux qu’avant, j’ai moins d’insomnies. Mon sommeil ne devrait-il pas me permettre de restaurer mes énergies ?

Non, ton sommeil n’est pas suffisant. Il permet de maintenir les énergies qu’ils te restent, mais c’est très loin d’être suffisant pour les développer à nouveau.

Sont-elles tombées à un niveau si bas que ça ?

Nous ne te le dirons pas, parce que cela ne sert à rien d’en parler ici. Mais sache qu’elles ne se rétabliront pas pleinement sans intervention volontaire et consciente de ta part.

Mais pourtant, je fais des méditations et des visualisations dans ce sens… Notamment la pluie de lumière et même le bain de lumière. Pourquoi cela n’aide-t-il pas ?

Ton corps est trop fatiguée pour transmuter ces énergies d’un niveau purement éthérique à un niveau plus incarné.

Ça veut dire quoi ça ? Il n’existe pas une seule source d’énergie ? Celle de la Source, du tout, du Qi ou de ce que vous voulez comme nom ? L’énergie qui circule dans notre corps est différente ?

Elle est adaptée afin d’être accessible à vos cellules. L’énergie de la Source doit descendre à travers différentes couches et corps éthériques, et à chacun d’un, elle est un peu modifiée pour pouvoir mieux s’incarner. Il y a donc un travail « d’affinage » si l’on peut dire. Voilà pourquoi tout soin énergétique ou chamanique nécessite un temps d’intégration, plus ou moins long selon l’impact du travail.

Pfff… Alors ça ne sert à rien que j’aille à la prochaine journée de pratique de voyages chamaniques ? Puisque que mon corps est trop fatigué pour intégrer les énergies ?

Pour cette fois-ci nous allons t’y aider. Parce que ça ne sert jamais « à rien » d’apprendre de nouvelles techniques et de s’ouvrir à de nouvelles expériences.

Ouais, ouais… je me sens poussée à mort par mes guides à pratiquer le chamanisme au maximum avant de repartir de la Réunion. Pourquoi donc ?

Parce que c’est le bon moment et le bon endroit, avec la bonne personne. La conjonction est parfaite, aussi nous t’encourageons à en profiter au maximum.

Ouais… mais comme vous dites, je suis fatiguée. J’ai aussi ma santé à soigner, mon déménagement à gérer. Et je ne reçois pas d’aide sur ce dernier point… Mes cartons et démarches ne vont pas se faire tout seul. Alors est-ce une bonne idée de dépenser le peu d’énergie que j’ai dans du travail spirituel ? Franchement ? Je me dis que je commence à en avoir marre. Parce que je ne vois pas les bénéfices arriver… Cela fait des mois que je travaille sur ça, que je voyage dans mes profondeurs et tout et tout, que j’apprends à donner des soins, que j’en reçois. Pour quelle évolution ?

Tu ne la vois pas pour l’instant. Mais nous t’encourageons à continuer. Tu devrais y aller, cela te fera du bien. Tu devrais continuer, cela va t’apporter beaucoup de choses, même si tu n’es pas encore capable de le voir.

Mouais… Ben désolée, mais ce soir, je suis sceptique.

Tu es fatiguée.

Et vous ne pouvez pas m’aider, vous, à restaurer mes énergies ? Vous ne pouvez pas intervenir, dans mes rêves ou pendant mes méditations ? S’il vouuuuuuuuuuuuus plait ? *regard épuisé de chaton*

Nous pouvons t’aider à trouver ce qui te permet de restaurer tes énergies. Mais non ne voulons pas intervenir directement.

Vous ne voulez pas ou vous ne pouvez pas ?

Il n’est pas dans ton intérêt que nous intervenions directement. Tu dois apprendre toi-même à comprendre pourquoi tu en es arrivée là et comment rétablir la situation.

Et pourquoi j’en suis arrivée là ? Franchement, je ne comprends pas. J’ai quitté mon job qui était toxique et me pompait. J’ai essayé au maximum de prendre soin de ma santé. Je me suis remise à des activités créatrices. Qu’est-ce que j’ai fait au juste pour en arriver là, à ce stade d’épuisement ? Franchement, dites le moi ! Parce que je ne comprends vraiment pas là ! Alors comment ?

Nous allons te laisser méditer sur cette question. Nous n’allons te donner qu’une piste : le mot « amour ».

Super… ça me fait penser à Camille Fraise et l’histoire de ces mots lâchés comme des steaks à mâchouiller. Pfff, franchement, vous n’êtes pas cool comme guides dans le milieu. Et si moi je vous répondais « douceur », hein ? J’en ai marre des trucs chiants, fatiguants et preneurs de tête. Je suis trop fatiguée pour ça…

C’est la bonne réponse.

Ah, ouais ? Ben ça me fait une belle jambe ! Vous avez vu comment je deviens cynique quand je suis épuisée ? Vous ne croyez pas que vous pourriez au moins me donner un coup de pouce ?

Nous le faisons déjà.

Ah, ben je ne le sens pas… Alors je vais allez me vautrer dans mon lit pour la peine. Et puis tant pis pour le reste, hein. Je reviendrais vous causer quand vous aurez envie de m’aider de façon un peu plus efficace… *boude* Moi aussi je peux avoir un sale caractère par moment !

24 mars 2017

Se protéger

Artiste :
Artiste : Moonywolf

Pourquoi est-ce que je suis malade ? Je n’en reviens pas… C’est pour ça que je me sens aussi mal et démoralisée depuis ce matin ? Ça a commencé avec un mal de gorge hier soir, et voilà que j’ai de la fièvre. Je ne comprends pas. Et forcément quand je suis épuisée, je perds ma concentration et mes réflexes, et je suis rentrée dans ce foutu plot en béton avec ma voiture. Est-ce que j’étais déjà malade à ce moment sans m’en rendre compte ?

Tu étais déjà malade au réveil. C’est pour ça que tu étais d’aussi mauvaise humeur, tu aurais dû t’écouter.

Je pensais juste que c’était une passade, parce que je n’ai encore quasiment pas dormi cette nuit. Alors je n’ai pas fait attention à mes cernes et à mon teint pâle. Je me suis dit que c’était le manque de sommeil, et que j’allais juste y aller tranquille. Ça faisait des semaines que je n’étais pas allée au marché, par flemme ou par fatigue. Je me suis dit, « allez, bouge-toi ! »

Et tu as heurté un plot en béton sur le trottoir en revenant du marché…

Oui, je n’ai rien compris, je ne l’avais pas vu dans le démarrage en côte car il était après l’angle à 90°. Ma voiture a fait un saut et un gros « boum » et voilà… Au final, plus de peur qu’autre chose. Ce n’est qu’un peu de tôle froissée, ça ne se voit pas beaucoup.

C’est ce que tu te répètes. Ce n’est que de la tôle froissée. Mais comment te sens-tu ?

Et bien choquée émotionnellement. Etant hypersensible, ce genre de petit accident m’atteint puissance 10. J’ai beau raisonner la partie mentale pour éviter les pensées négatives, le tsunami émotionnel, je ne peux pas le contrôler.

Si tu peux. En étant connectée à ton espace de paix intérieure.

Peut-être, mais je vais te dire. C’est bien beau d’avoir réussi à m’y connecter au cours d’une méditation. L’ancrer et le ressentir en pleine conscience dans son quotidien, c’est une autre paire de manches ! Et si c’était encore un de vos tests pour mesurer ma maitrise émotionnelle, et bien voilà, je l’ai foiré les doigts dans le nez ! Et je me sens déjà fatiguée par tout ça. A quoi bon une initiation de l’Ombre, quand ma vie n’a aucun sens et que je n’ai aucune direction à lui donner ?

C’est justement pour cela qu’une initiation de l’Ombre est nécessaire. Pour te sortir de ton marasme émotionnel. Te reconnecter à ta Volonté et ta Puissance et à terme te permettre d’avancer.

Pour aller où ?

Là où tu dois aller.

Alors vous ne me direz vraiment rien ? Pas un indice, pas un panneau ? Rien ?

C’est à toi de trouver. Nous te donnons plein d’indices, mais le temps n’est pas encore venu que les pièces de puzzle fassent sens. Concentre-toi sur ton quotidien, et sur cette initiation. Tu avais promis que tu écrirais tous les jours, mais tu ne l’as pas fait hier. Pourquoi ?

Parce que j’étais trop fatiguée.

Pourquoi ça ?

Parce que j’ai passé un certain temps au téléphone avec une connaissance, à répondre à ses questions et à lui donner des conseils.

Et qu’est-ce que cela t’a apporté ?

Je n’ai pas répondu à ses questions pour que cela m’apporte quelque chose.

Je répète ma question : et qu’est-ce que cela t’a apporté ?  Ne te mens pas à toi-même, car nous savons la vérité. Nous voulons que tu la formules. Exprimes ta vérité, peu importe ce que cela implique.

Et bien, des prises de conscience sur certains points… Que j’avais accumulé une certaine expérience sur les notions de soin VS guérison, de soins énergétiques, de travail d’accompagnement de l’âme, de compréhension des messages apportés par les maladies, etc, grâce à mon propre vécu. Qu’une part de moi avait soif de transmettre. Mais qu’en même temps, j’ai été étourdie par cette nouvelle position que je n’avais jamais vraiment expérimenté avant, sous cet angle enseignant-élève. J’ai perdu mon alignement, et j’ai trop donné de moi-même.

Et tu avais mal à la gorge après cette conversation. Cela t’a affaibli physiquement. Ta mauvaise nuit de sommeil ne t’a pas permis de récupérer de cette perte énergétique.

Et maintenant que c’est dit, tu as peur que la personne concernée culpabilise, car elle te lit.

Oui…

Pourtant, tu sais que ce n’est pas de sa faute. Il n’y a que toi-même qui connais tes propres limites physiques, surtout avec ta maladie. C’est à toi de t’imposer, et de savoir dire « stop, ça suffit pour aujourd’hui ». Tu n’as aucune obligation de donner non plus.

Dans la reliance à l’Ombre, on ne fait rien gratuitement. Chaque action entreprise a un but, celui de t’apporter quelque chose en échange, de te permettre d’évoluer tout en te respectant toi-même et autrui. C’est une question d’efficience et d’efficacité, rien de personnel face à autrui. C’est économiser et savoir quand donner, pour recevoir en retour, même si parfois de façon indirecte.

Dans ton cas, toi qui a très peu d’énergie physique, tu as tout intérêt à comprendre l’intérêt d’une telle vision. Pas parce que tu n’es pas capable de donner ni que tu n’as pas un grand cœur. Mais parce que tu dois apprendre à te préserver. Chez toi, chaque perte énergétique trop forte est synonyme de symptômes physiques quasi-immédiats. L’inverse n’étant pas vrai.

Tu ne peux pas, au jour d’aujourd’hui, te permettre de donner sans recevoir de la part de personnes qui te sont quasi-inconnues. Mais également auprès de tes proches. Tu dois apprendre à doser et te respecter, car sinon tu seras très vite dépassée et malade en permanence. Et cela est d’autant plus vrai que tu vas retourner vivre auprès de ta famille et de tes amis.

C’est un enseignement fondamental : la protection de soi-même.

Car si les autres peuvent t’attaquer énergétiquement, c’est parce que tu ne te protèges même pas de toi-même et de tes comportements destructeurs ! Donner sans compter lorsqu’on n’a quasiment rien n’est pas respectueux de soi-même. C’est une croyance fausse.

« Charité ordonnée commence par soi-même ». Crois-tu que Mère Theresa aurait été capable d’aider autant d’enfants dans le besoin si elle avait été constamment alitée ?

Non, je comprends l’image que tu veux me véhiculer.

Protèges toi, apprends à dire non, à poser des limites. Cela s’appelle prendre soin de soi, et se respecter. Et si tu le fais avec ton alimentation physique, pourquoi ne le ferais-tu pas dans tes échanges émotionnels et énergétiques avec autrui ? Comme avec ton supérieur, personne ne sera là pour ramasser les morceaux, quand après coups tu seras seule et malade. Veux-tu revivre ce que tu as ressenti aujourd’hui ?

Non.

Alors prend en considération ce que nous te disons.

Mais comment faire en pratique ?

N’ignore jamais un mal de gorge. Cela veut dire, chez toi, que tu ne t’es pas respectée. Tu as alors besoin de beaucoup de douceur pour compenser l’impact énergétique de cette propre violence que tu t’es faite à toi-même, sans en avoir conscience.

Ah, d’où la violence extérieure manifestée avec cet accrochage de voiture… Je ne comprenais pas… J’ai analysé mon schéma mental inconscient après coup. J’avais senti l’impact venir juste avant, mais je n’ai pas contrebraqué en me disant « ce n’est pas grave, ce n’est qu’un trottoir », comme si j’étais indifférente à ce qui arriverait, comme si je me punissais pour quelque chose, plutôt que de chercher à éviter le choc et prendre soin de moi. Sauf que finalement, ce n’était pas juste un trottoir, le choc a été violent et ma voiture a été abimée…

Cette indifférence, ce « laissé aller », ayant causé cet accident, est le miroir extérieur de la façon dont tu te traites intérieurement dans tes relations énergétiques à autrui. Tu ne peux pas te dire, « ce n’est pas grave, ce n’est que X temps passé à aider un tel ».

Nous serons très fermes sur ce point-là : tu n’as pas aujourd’hui la capacité physique d’aider autrui comme tu le souhaiterais, malgré tes connaissances acquises. Tu le sens inconsciemment, c’est bien pour ça que tu ne te sens pas du tout prête à donner des soins à autrui, encore moins à chercher un statut de thérapeute. Si tu veux aider autrui, publie tes articles sur ton blog. Si quelqu’un veut te poser une question sur son contenu, qu’il le fasse ici. Ce sera ça ou rien. A prendre ou à laisser. Nous n’avons pas le temps que tu te disperses au jour d’aujourd’hui, si tu veux pouvoir avancer sur ta propre voie.

Hum… « Nous n’avons pas le temps ». Combien de temps va durer cette initiation ?

[XX] jours. Utilises-les bien, ce n’est pas une opportunité à sous-estimer. Alors ne prévois rien de trop fatiguant pendant cette période-là. Laisse-toi du temps libre et fais-toi confiance pour avancer. Nous ne travaillons pas seulement quand tu écris, mais aussi pendant tes méditations et tes nuits.

Oui, j’avais remarqué. D’ailleurs, je ne vais pas pouvoir tenir ce rythme de sommeil là tant de jours…

Couche-toi tôt. Discipline-toi. Ta priorité, c’est ta santé, donc ton sommeil. Quoi qu’il arrive et peu importe qui t’appelle. C’est l’occasion de reprendre un rythme stable. C’est l’occasion de te remettre en phase avec ton environnement.

C’est vrai que les réunionnais sont plutôt des lèves tôt… J’ai entendu ton conseil.

N’attends pas d’avoir une raison pour te lever. Lève-toi pour trouver une raison d’avancer. C’est en pensant ainsi que tu attireras à toi les énergies favorables. Tu peux mettre en place une discipline tout en t’écoutant et en te respectant.

C’est là où j’ai du mal tu vois… Je me lève tard, parce que je me sens fatiguée, mais je n’arrive pas toujours à savoir si c’est parce que j’ai mal dormi, parce que j’ai une crise de fatigue chronique, ou bien simplement parce que je n’ai pas le moral et que je devrais me bouger.

Peu importe la situation, rien ne t’empêche de faire preuve de douceur. Tu n’es pas obligée de te lever exactement à heure fixe précise tous les jours. Tu peux t’adapter à ton état. Prends un temps le soir pour te connecter à ton corps et lui demander « de combien d’heures de sommeil ai-je besoin pour me reposer et respecter mon corps ? ». Prendre soin de son sommeil, c’est aussi prendre soin de soi. Comme toutes les personnes ayant une blessure d’amour de soi-même, cela demande un travail et un réel effort. Il faut mettre un place une discipline, des outils pour aider.

Nous savons que c’est un sujet qui te préoccupe, et qui a aussi fait l’objet de question d’une de tes lectrices. Nous reviendrons dessus à l’occasion, car c’est un très vaste sujet en réalité. Et de la qualité de vos nuits, dépend la qualité de vos jours, sois en persuadée. Donc, une des meilleures façons d’améliorer rapidement votre qualité de vie est d’améliorer votre qualité de sommeil. A bon entendeur.

Merci.

4 février 2017