Les émotions profondes

Artiste : Yuumei

Vous est-il déjà arrivé de vous sentir frustré, comme si vous tourniez en rond, mais sans savoir pourquoi et d’où cela vient ? Et bien je me sens exactement comme ça en ce moment. J’ai beau essayer de faire ceci, ou cela, de méditer, d’aller me promener, d’écrire mes pensées, ce sentiment revient toujours. Décuplé par l’hypersensibilité.

Un nouvel automne arrive. Et sans savoir pourquoi, cette idée provoque une profonde envie de pleurer en moi. Que je ne comprends pas, sinon cela serait trop facile. On dit, et moi la première, que les émotions sont des messagers de notre âme. Elles nous permettent de comprendre ce qui est important pour nous, ce qui nous touche, ce qui nous parle, ce qui nous fait réagir et réouvre de vieilles plaies. Alors je me demande pourquoi, parfois, elles sont si difficiles à décrypter.

Vous savez, c’est comme si, par exemple, vous étiez allongé dans un champ, sur un drap moelleux, vous regardez le ciel bleu et ressentez la caresse du soleil. Il fait beau et chaud, vous êtes en agréable compagnie. Tout va bien. Et d’un seul coup, sans savoir pourquoi, vous ressentez une profonde et lancinante émotion désagréable (au choix : tristesse, désespoir, colère, amertume, …). Alors que vous n’avez ABSOLUMENT aucune raison de vous sentir mal. Et alors qu’absolument rien d’extérieur ne l’a provoqué. Ou peut-être  était-ce le passage d’un papillon, mais c’était tellement fugace que vous ne l’aviez même pas remarqué consciemment. Et là est le détail important, vous ne l’aviez pas remarqué CONSCIEMMENT. Mais quelque chose s’est passé, et a réveillé cette émotion en vous.

Comment comprendre un tel déferlement d’émotion quand la logique ne l’explique pas ? Quand vous ne savez pas ce qui l’a déclenché ? C’est un casse-tête sur lequel je me heurte encore et encore. Parfois, quelques petits bouts de réponses me sont donnés par des articles de Sylvie. En lien avec l’âme, quasi toujours. Mais la plupart du temps, je dois juste faire avec. Continuer à marcher alors que je ressens une solitude plus glaciale que le fin fond du cosmos. Ou bien me lever alors qu’une tristesse inconnue et abyssale pèse sur ma poitrine et m’empêche de respirer.

C’est exactement comme ça que je me sens en cet instant. Je n’arrive plus à Respirer. Respire Camille. J’ai beau faire entrer et sortir l’oxygène de mes poumons, rien ne change. Pourquoi ? Quelque chose m’oppresse, et je n’arrive pas à en identifier la source. Habituellement, quand ce sont des émotions de surface, « superficielles » comme je les appelle, écrire dans mon journal, méditer, peindre, cela suffit… Mais les émotions de grand fond, c’est une autre paire de manche. Même l’exercice de l’œuf intérieur de Camille Fraise ne suffit pas à les apaiser.

Elles sont là. Juste là. Sans explications, sans solutions. Comme un panneau écrit en chinois qui vous dit que quelque chose ne va pas. Mais quoi ? Me suis-je trompée de direction ? Est-ce que j’ai oublié de faire quelque chose ? Alors j’essaye de tendre l’oreille, et c’est comme si cette émotion me fuyait et jouait à cache-cache. Elle ne veut pas se dévoiler et me dire son secret. N’ai-je pas fait assez silence pour l’entendre ? Ou ai-je peur de l’écouter ? Que va-t-elle me révéler pour provoquer quelque chose de si terrible en moi ?

16 septembre 2018

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La première des médecines

Artiste : Piccolo-kun

La première des médecines est d’avoir un bon sommeil, me souffle-t-on à l’oreille.

Mais, pour moi qui lutte à trouver le moyen de faire des nuits complètes, qu’est-ce que cela veut dire « un bon sommeil » ? Qu’est-ce que c’est ? Et comment est-ce qu’on y parvient ?

Evidemment, il y a tous les conseils de bon sens que vous pouvez trouver à divers endroits : se coucher à heure fixe, faire une activité calme avant d’aller au lit, éviter les stimulants (caféine, etc). Mais cultiver un bon sommeil va au-delà de ça. Dans un monde où l’on dort de moins en moins, cultiver un bon sommeil est un peu comme aller à contrecourant. Au lieu de chercher à faire plus, produire plus, être plus pour répondre aux exigences énormes de cette société de consommation, chercher à avoir un bon sommeil est un état d’esprit qui appelle au ralentissement. Ralentir pour donner un repos réel et efficace à son corps, et pas juste un minimum vital dont on doit s’accommoder.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé dormir. Petite, j’aimais que mes parents me lisent des histoires au coucher avant de m’endormir. J’adore la sensation d’une couette chaude et moelleuse alors qu’il fait froid en dehors du lit. Et puis cet engourdissement bienfaisant de l’esprit, où tout est léger et irréel. J’ai toujours beaucoup rêvé et j’adorais ça, car je sentais un esprit bienveillant veiller sur mes nuits. Ainsi enfant, je n’ai, il me semble, jamais subit d’attaques astrales dans mon sommeil.

Comment en suis-je passée à avoir peur d’aller dormir et à repousser l’heure du coucher ? A passer des nuits longues et difficiles, où la douleur physique me réveille et m’empêche de dormir ? Où le mental en profite pour tourner en rond et me harceler de doutes et de questions ? Où les attaques astrales se faufilent par moment dans mes rêves ? Où mes rêves deviennent pénibles, fatiguant et où le travail énergétique qui se fait me rend plus fatiguée au réveil qu’au coucher ?

C’est de cette façon il me semble que l’on tombe dans une spirale vicieuse. Le manque de sommeil entraine une fatigue sur tous les plans, corporel, émotionnel, mental et énergétique. Je deviens fatiguée, alors je dors dès que j’en sens l’envie, cassant ainsi ma dynamique et mes cycles de sommeil. La fatigue s’accumule, avec elle, je suis plus irritable et plus sensible à la douleur. La douleur augmentant et restant continue, je dors de moins en moins bien… Et la boucle est bouclée… La seule solution : casser le cycle.

 

La première des médecines est d’avoir un bon sommeil.

Pour cela, il est nécessaire d’apprendre à se connaitre. Quels sont mes besoins en sommeil ? Plutôt 6h, 8h ou 10h ? Suis-je du matin ou du soir ? Ces facteurs dépendent de notre capital génétique mais aussi de notre âge, ils évoluent au cours du temps avec nous et notre corps. Autant vous dire que rien ne sert d’appliquer le miracle morning, si vous êtes du soir comme moi. Il est parfois difficile d’accepter un besoin en sommeil important (9h ou plus) quand la société tend à imposer un rythme 23-7h, voire moins. Pourtant, à un moment, il est nécessaire de poser une priorité.

On ne sait pas que l’on vit en dette de sommeil, tant que l’on n’a pas mis en place des nuits de sommeil suffisamment longues et ce de façon quotidienne. C’est le jour et la nuit. Je m’en suis rendue compte lorsque j’avais changé d’études, de ville et de cercle social. J’étais passé d’un état de zombie qui s’ignorait, à une personne enfin en pleine possession de ses moyens intellectuels, de sa capacité d’observation et de sa faculté à s’ouvrir aux autres. Tout ça parce que je dormais plus.

Manquer de sommeil, c’est comme survivre la tête dans un bocal. Les idées sont confuses sans qu’on le sache, on passe son temps à courir après la compréhension des choses, des gens, des situations, et cela rend le quotidien encore plus fatiguant. On ne pense qu’à se reposer, sans en avoir le temps, puisqu’on accumule le retard car la fatigue nous rend plus lent. C’est bien un cercle vicieux.

Pour avoir un bon sommeil, il ne suffit pas de se coucher suffisamment tôt, bien que cela aide. Vous pouvez le faire, et ne pas forcément réussir à vous endormir. Je pense qu’une bonne nuit de sommeil se prépare, comme une bonne journée avec un petit dej’ adéquat. J’imagine que c’est pour cela que l’on trouve des articles de blog du type « mon rituel du soir avant de me coucher », décrivant ce que la personne fait pour se mettre dans un état d’esprit propice au sommeil.

De mon expérience, la préparation à un bon sommeil passe par plusieurs points :

  • Mettre en place un environnement adéquat : certains ne supporteront pas la lumière (fermer les volets), ou bien le bruit (mettre des boules quiès), d’autres peuvent avoir besoin d’une chambre rangée, d’un lit bien fait, d’une porte fermée ou ouverte, d’une température fraiche ou chaude, d’une moustiquaire, d’une veilleuse ou pas, d’un talisman ou d’une peluche de « protection ». Selon votre histoire et vos blessures, vous aurez besoin d’identifier quelles sont les conditions dans votre chambre qui vous permettent de vous sentir en sécurité pour relâcher votre vigilance.

Par exemple, dans mon cas, j’ai besoin de savoir que la porte d’entrée de ma maison est fermée à clé, et que je connais les gens qui dorment dans cette maison, pour rassurer ma peur d’être violée dans mon sommeil.  Pour d’autre, ce sera la peur du noir, etc…

Précisons que pour certains, il sera indispensable d’avoir une confiance absolue en son (sa) partenaire, même passager(e) pour bien dormir à côté.

  • Nettoyer l’émotionnel : difficile de bien dormir quand des émotions nous pèsent sur le cœur, notamment à cause d’évènements vécus au cours de la journée. Prendre un temps le soir pour identifier ses émotions et les extérioriser permet de se sentir plus léger. Pour ma part, c’est là que j’aime bien sortir mon journal intime et que celui-ci m’aide grandement à faire un peu de ménage. Mais vous pouvez utiliser le dessin, le chant, le sport…
  • Apaiser le mental : de la même façon, il est difficile de s’endormir lorsque l’on ressasse des pensées, ou que le mental turbine à cent à l’heure. Il existe de nombreuses façons pour le calmer, là encore écrire dans un journal peut aider. Pour ma part, j’évite également de stimuler trop mon mental avant de me coucher : un roman trop prenant me maintiendra en haleine, je me suis rendue compte que les films et ciné du soir avaient tendance à polluer la qualité de mon sommeil, car mon mental s’y raccrochait durant la nuit. On peut aussi tenter de déconnecter le mental en faisant des exercices de respiration, de méditation, ce qui rejoint le point suivant…
  • Tenter de détendre le corps physique : pour moi, c’est un des points les plus difficiles avec mes douleurs chroniques. J’essaye de le rendre confortable au maximum, en calant avec des cousins, utilisant une bouillotte sur les zones douloureuses. Des exercices de respiration et de décontraction peuvent aider. Et quand la douleur est trop forte, j’essaye de m’échapper de mes sensations physiques jusqu’à m’endormir. Je visualise une prairie verte où coule un ruisseau agréable. Ou bien encore un lac de lumière dorée où je peux laver mes zones douloureuses et voir la douleur se dissoudre dans l’eau. Si vous avez un partenaire volontaire, un massage décontractant peut aider… Une bougie parfumée, des draps tout doux, etc.
  • Entretenir des énergies « propres » : comme vous ne dormiriez pas dans un lit infecté de puces ou plein de déjections, vous préférerez probablement dormir dans un lieu « sain » au niveau des énergies. C’est là que le rangement et le ménage peuvent aider, lorsqu’ils sont faits en conscience et avec l’intention, à assainir les énergies de votre chambre. Il existe également diverses techniques de purification des énergies, dont la fréquence est à adapter selon ce que vous ressentez. Etes-vous bien dans votre chambre ? Est-ce un lieu où vous pouvez vous détendre en journée ? Où n’y allez-vous que pour « l’obligation de dormir » ? Vous y sentez-vous mal en journée ?
  • Protéger énergétiquement son sommeil : ce volet-là est un sacré volet, qui variera grandement d’une personne à l’autre. Selon que vous êtes médiums ou pas, sensibles aux entités ou âmes errantes ou pas, ce point sera plus ou moins à prendre au sérieux. Pour certains, les guides sont là pour faire le boulot, ou une demande d’aide et d’accompagnement peut suffire. Pour d’autres, l’entretien régulier des énergies sera suffisant pour décourager les petites entités. D’autres (bénis des Dieux dirons-nous) n’auront jamais aucun soucis, soit qu’ils n’attirent pas les problèmes, soient qu’ils sont naturellement protégés.

Alors, vous l’aurez deviné en lisant ce blog, je ne fais malheureusement pas partie de cette dernière catégorie. Car il y a aussi le groupe de ceux qui se font plus ou moins harcelés durant leur sommeil, parfois sans le savoir. Je ne dirais pas qu’il y a une méthode générale pour régler ce problème, c’est faux car cela dépend de chaque cas. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que cela n’arrive pas par hasard. Jamais. Si vous êtes attaqués dans l’astral durant votre sommeil, ce n’est pas parce que vous êtes une pauvre victime prise au hasard (ou alors c’est vraiment très très rare). En général, c’est parce que vous présentez des failles émotionnelles ou énergétiques qui permettent à diverses entités de se frayer un chemin et de se nourrir de vos énergies. Ces failles, souvent inconscientes, peuvent être des blessures de diverses origines. Dans tous les cas, c’est à vous de faire le boulot de prise de conscience et de guérison, qui permettra la fermeture des failles et donc condamnera l’accès à des entités extérieures. Je ne dis pas que c’est facile. C’est un travail parfois long et ingrat, mais il n’y a pas vraiment beaucoup d’autres solutions durables… Mettre des protections énergétiques en place autour de vous marchera un temps, mais cela vous fatiguera et ne tiendra pas sur le long terme, mieux vaut aller à la source du problème.

  • Prendre en considération vos rêves. Je sais, certains rêves, d’autres pas. En réalité, plus l’on accorde de l’attention à ses rêves, mêmes les plus banaux, et plus ceux-ci deviendront au fil du temps un canal d’expression. La manière façon pour cela est de les écrire dans un carnet à rêve, tous les matins, dès le réveil. Et ne me dites pas « oui mais mes rêves sont nuls ou ne veulent rien dire… » Oui, peut être que cela sera le cas au départ, et même moi, j’en ai encore. Mais en tendant l’oreille, vous ouvrez une porte aux messages. Ceux-ci peuvent vous donner des indications sur la qualité de votre gestion émotionnelle, mentale ou énergétique qui peut faire obstacle à un bon repos. Vous donner des conseils comme chez Camille Fraise. Ou bien, comme moi, vous renseigner sur des tentatives d’intrusion par des entités.

Voici pour le tour d’horizon de quelques pistes afin d’améliorer son sommeil. Quand il y a un réel problème de fond derrière, il faut s’attendre à ce qu’une telle démarche prenne du temps et ne soit pas effective dès les premiers jours. Mais ce travail de fond peut être vraiment bénéfique. Bien dormir, c’est avoir les ressources nécessaires pour bien vivre sa journée.

Frustrée

artiste
Artiste : Wataboku

Je voulais dessiner autre chose, je ne comprends pas pourquoi cette image-là est sortie… Celle d’une femme hurlant de colère.

De rage ou de frustration ?

De frustration. Mais je n’arrive pas à bien à rendre les émotions sur un visage, je manque vraiment de technique. Le résultat n’est pas celui que j’avais dans la tête. Même si en fait, justement je n’avais pas vraiment d’image précise. Je comprends l’importance des modèles et des références, jusqu’à avoir acquis la fluidité des proportions. C’est limitant de devoir réfléchir à ça, au lieu de simplement se concentrer sur la création.

Un minimum de technique peut aider à créer plus librement, en fonction de ce que vous désirez faire.

Pour dessiner des visages et des corps réalistes, c’est mieux.

Mais ce n’est pas nécessaire pour faire quelque chose d’abstrait ou simplement faire sortir vos émotions. Pourquoi as-tu voulu donner un visage à cette émotion enfouie ?

Et bien… C’est une bonne question. Je ressentais un blocage au niveau de la gorge et j’avais envie de l’exprimer, de le faire sortir. Dessiner c’est avéré plus simple que de hurler, ce qui est peut-être libérateur, mais nécessite un environnement isolé. Mais je ne sais pas pourquoi.

Je voulais dessiner autre chose mais je ne m’en sentais pas l’état d’esprit (enfin comprendre l’état émotionnel). Je ne sais pas pourquoi. J’ai l’impression qu’une fois l’inspiration du moment passé, l’émotion envolée, même si je l’ai en mémoire, c’est difficile de la coucher sur papier. Il y avait ce dessin que j’ai eu envie de faire la dernière fois suite à ma discussion avec ma sœur. Je l’ai toujours en tête, mais je n’arrive pas à m’y mettre.

Et tu t’interdis de faire autre chose, tant que tu ne l’auras pas dessiné. Comme tu t’interdis de penser à un autre projet tant que tu n’auras pas fini ta toile actuelle.

J’ai ce problème-là. Celui de vouloir faire les choses « dans l’ordre ». De ne pas commencer quelque chose d’autre si je n’ai pas terminé la première. Parce qu’alors, en général, je ne la termine jamais… Je passe à autre chose et pouf, le premier projet reste inachevé, avorté.

Donc tu essayes de te « forcer » à terminer les choses dans l’ordre. Mais plutôt que de t’aider, cela ne fait que te limiter, te frustrer. Te bloquer dans ta créativité. Hors, bloquer ton élan créatif, c’est comme bloquer ton énergie de vie, puisque que tu ne l’exprimes que sous cette forme, et pas sous une autre forme qu’est celle de la sexualité.

C’est vrai. Je ne l’avais jamais pensé de cette façon-là.

Alors tu t’enfonces dans des énergies stagnantes, tu n’es plus capable de renouveler tes énergies, d’entretenir l’élan pour te faire avancer. La créativité est une force plus importe que tu ne le crois dans ta vie. C’est un de tes moteurs. Tu as besoin de créer pour avancer. Comme tu as besoin d’écrire pour évoluer, c’est une façon de créer. De donner corps à une énergie. D’incarner une idée, une inspiration, une petite flamme divine qui vous ait donné.

Et quid de l’environnement pour créer ? Alors que j’essaye d’écrire, j’ai encore mes voisins qui font la numba et ont dû inviter la moitié de leur promo. Je veux bien croire que l’on ne doit pas se laisser impacter par les perturbations extérieures, mais ils sont aussi discrets qu’un troupeau d’éléphants. Cela m’énerve… Souffrir d’hyperacousie n’est déjà pas simple, mais alors dans ces conditions-là… Mes bouchons d’oreille ne sont pas suffisants avec l’isolation sonore aussi mauvaise. J’aimerais vraiment qu’ils se dépêchent de partir en boite de nuit, mais il en arrive encore et encore. A combien vont-ils rentrer dans cet appartement ? Vont-ils rester toute la nuit ?

Quand je suis malade, je ne supporte pas les stimuli extérieurs. J’ai besoin de silence, de lumière tamisée, de calme et de tranquillité.  Les stimuli intérieurs de mon corps sont déjà assez forts, tension musculaire, douleur, migraine… L’extérieur devient vite invasif, et c’est dans ces moments-là que je trouve le plus difficile d’être hypersensible à son environnement. Je suis fatiguée, j’ai envie de me coucher, mais je sais que je ne vais pas réussir à dormir avec ce vacarme. Le pire, c’est que ce n’est même pas à cause de la musique, je ne peux même pas leur demander de baisser le son, à moins qu’il arrête de crier et gueuler à tout va… *soupir*

Comment trouver la paix intérieure dans un environnement bruyant que l’on ne peut pas fuir ? Coincée chez moi, car malade, je ne peux même pas trouver un répit en partant ailleurs un petit moment. Je déteste cette impression de subir. Même en mettant des boules quiès et en cherchant à m’isoler dans une bulle de lumière, je n’arrive pas à faire fi du bruit et des perturbations que je perçois. Il faudrait que je puisse me déconnecter totalement de mes sens pour ça…

Remonter à la source du problème reste compliqué. Quand la musique est trop forte trop tard, je vais leur demander de baisser, mais là ? Je peux demander à 25 mecs de baisser le volume de leur voix de fêtards ? Où se situe la limite entre la liberté d’autrui et le seuil de tolérance de ce que l’on peut supporter ? Surtout quand mon propre seuil à moi est particulièrement bas à cause de mon hypersensibilité ? Et quel poids la demande d’une personne contre 25 à moitié saoulés ?

*grrrmmmmml* Vivement que je déménage.

23 février 2017

 

Prendre le temps

Artiste :
Artiste : Asuka111

Il semblerait qu’entretenir la qualité des énergies de mon plan astral soit plus coton que je ne le pensais. Je ne sais pas trop comment je suis censée faire pour identifier l’origine des perturbations que j’y perçois. Ce n’est pas comme s’il y avait un panneau indicateur de la source du problème.

Mais c’est une bonne idée, tu pourrais demander à ce que l’information se manifeste de cette façon. Si tu acceptes vraiment d’accueillir la perturbation sans la rejeter, ce devrait être facile d’en scanner la source. Encore faut-il que tu sois prête à accueillir l’information, qui risque parfois de ne pas te faire plaisir.

Oui, j’ai remarqué… J’ai du mal avec les infos que je capte ces derniers temps. Franchement… c’est plutôt pourri, enfin cela me file le bourdon. Je n’aime pas nager comme ça dans l’incompréhension face à des phénomènes spirituels ou énergétiques.

Mais si tu n’en as pas encore la compréhension, c’est pour une bonne raison. Chaque chose en son temps, pas à pas. Il faut que tu acceptes que tout ne puisse pas se régler d’un claquement de doigts. Qu’il faille du temps.

Et combien de temps ?

Le temps n’a pas de réelle importance. Ce qui compte c’est ton acceptation des épreuves que tu traverses. Tant que tu bloques sur un point, tu devrais te laisser du temps. Prendre soin de toi, te concentrer sur ces choses agréables qui te rappellent que la vie est belle. Peu importe les informations désagréables que tu peux capter dans ton environnement énergétique.

Ok, je vois l’idée… mais…

C’est accepter de lâcher prise. Tu ne comprends pas tout, mais peut être que ton mental ne le peut pas aujourd’hui. Peut-être que c’est trop pour lui. Et ce n’est pas grave. Cela ne sert à rien de forcer.

Je me sens pressée… Je me sens stressée. Je prends conscience que la date de mon billet d’avion avance à grand pas, et que j’ai des tas de choses à préparer pour mon déménagement.

Alors tu devrais te concentrer sur ça, sur ce qui t’amène de la tranquillité. Parfois vous avez besoin de faire certaines choses pour rassurer votre mental et votre égo. Parfois cela est nécessaire pour laisser le reste décanter. De toute façon, nous ne partirons nulle part. Tes guides seront toujours là, ainsi que tes entités alliés, le temps qu’il faudra.

Mais pourquoi, alors que je veux me concentrer sur tout ça, mon corps me lâche ? Je suis de nouveau malade ! Ce n’est pas possible ? Qu’est-ce que j’ai fait pour déclencher cette fièvre et cette fatigue ?

Ou que n’as-tu pas fait ?

Je ne sais pas.

Si tu sais, tu n’as pas écouté ton rêve.

Celui où j’étais clouée sur un lit d’hôpital à cause de la fièvre et de l’épuisement ? Au point de ne plus pouvoir bouger ?

C’était un avertissement.

Mais comment je pouvais le deviner ?

Quand tu te réveilles de très mauvaise humeur à cause d’un rêve, tu devrais y être plus attentive. Cela veut dire qu’un message a du mal à passer au niveau du mental, mais qu’il est important. Tu devrais prendre le temps de l’accueillir et d’essayer de comprendre son message.

Mais comment je pouvais deviner ? Je m’emmêle entre les différents types de rêves, voyages astraux, attaques dans mon sommeil. Je ne sais plus quoi interpréter comment.

Si tu prenais réellement le temps, tu saurais.

Et comment ? Avec quelle méthode ?

Avec celle du livre des rêves. Connecte-toi à ton espace de paix intérieure et appelle ton livre des rêves. Demande à l’ouvrir à la page du rêve qui te tracasse et à y lire les explications. Elles devraient te venir en tête assez facilement.

Tu es sûre ? Cela me semble assez complexe. Je n’ai jamais « lu » lors d’une visualisation ou d’un voyage chamanique… Je ne sais pas si c’est à ma portée.

Si ce n’était pas à ta portée, nous ne t’en aurions pas parlé. Les infos ne viennent pas à toi de façon spontanée, mais si tu vas les chercher, il n’y a aucune raison que tu ne les trouves pas. A travail méritant, récompense est donnée.

Ok, merci…

21 février 2017