La première des médecines

Artiste : Piccolo-kun

La première des médecines est d’avoir un bon sommeil, me souffle-t-on à l’oreille.

Mais, pour moi qui lutte à trouver le moyen de faire des nuits complètes, qu’est-ce que cela veut dire « un bon sommeil » ? Qu’est-ce que c’est ? Et comment est-ce qu’on y parvient ?

Evidemment, il y a tous les conseils de bon sens que vous pouvez trouver à divers endroits : se coucher à heure fixe, faire une activité calme avant d’aller au lit, éviter les stimulants (caféine, etc). Mais cultiver un bon sommeil va au-delà de ça. Dans un monde où l’on dort de moins en moins, cultiver un bon sommeil est un peu comme aller à contrecourant. Au lieu de chercher à faire plus, produire plus, être plus pour répondre aux exigences énormes de cette société de consommation, chercher à avoir un bon sommeil est un état d’esprit qui appelle au ralentissement. Ralentir pour donner un repos réel et efficace à son corps, et pas juste un minimum vital dont on doit s’accommoder.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé dormir. Petite, j’aimais que mes parents me lisent des histoires au coucher avant de m’endormir. J’adore la sensation d’une couette chaude et moelleuse alors qu’il fait froid en dehors du lit. Et puis cet engourdissement bienfaisant de l’esprit, où tout est léger et irréel. J’ai toujours beaucoup rêvé et j’adorais ça, car je sentais un esprit bienveillant veiller sur mes nuits. Ainsi enfant, je n’ai, il me semble, jamais subit d’attaques astrales dans mon sommeil.

Comment en suis-je passée à avoir peur d’aller dormir et à repousser l’heure du coucher ? A passer des nuits longues et difficiles, où la douleur physique me réveille et m’empêche de dormir ? Où le mental en profite pour tourner en rond et me harceler de doutes et de questions ? Où les attaques astrales se faufilent par moment dans mes rêves ? Où mes rêves deviennent pénibles, fatiguant et où le travail énergétique qui se fait me rend plus fatiguée au réveil qu’au coucher ?

C’est de cette façon il me semble que l’on tombe dans une spirale vicieuse. Le manque de sommeil entraine une fatigue sur tous les plans, corporel, émotionnel, mental et énergétique. Je deviens fatiguée, alors je dors dès que j’en sens l’envie, cassant ainsi ma dynamique et mes cycles de sommeil. La fatigue s’accumule, avec elle, je suis plus irritable et plus sensible à la douleur. La douleur augmentant et restant continue, je dors de moins en moins bien… Et la boucle est bouclée… La seule solution : casser le cycle.

 

La première des médecines est d’avoir un bon sommeil.

Pour cela, il est nécessaire d’apprendre à se connaitre. Quels sont mes besoins en sommeil ? Plutôt 6h, 8h ou 10h ? Suis-je du matin ou du soir ? Ces facteurs dépendent de notre capital génétique mais aussi de notre âge, ils évoluent au cours du temps avec nous et notre corps. Autant vous dire que rien ne sert d’appliquer le miracle morning, si vous êtes du soir comme moi. Il est parfois difficile d’accepter un besoin en sommeil important (9h ou plus) quand la société tend à imposer un rythme 23-7h, voire moins. Pourtant, à un moment, il est nécessaire de poser une priorité.

On ne sait pas que l’on vit en dette de sommeil, tant que l’on n’a pas mis en place des nuits de sommeil suffisamment longues et ce de façon quotidienne. C’est le jour et la nuit. Je m’en suis rendue compte lorsque j’avais changé d’études, de ville et de cercle social. J’étais passé d’un état de zombie qui s’ignorait, à une personne enfin en pleine possession de ses moyens intellectuels, de sa capacité d’observation et de sa faculté à s’ouvrir aux autres. Tout ça parce que je dormais plus.

Manquer de sommeil, c’est comme survivre la tête dans un bocal. Les idées sont confuses sans qu’on le sache, on passe son temps à courir après la compréhension des choses, des gens, des situations, et cela rend le quotidien encore plus fatiguant. On ne pense qu’à se reposer, sans en avoir le temps, puisqu’on accumule le retard car la fatigue nous rend plus lent. C’est bien un cercle vicieux.

Pour avoir un bon sommeil, il ne suffit pas de se coucher suffisamment tôt, bien que cela aide. Vous pouvez le faire, et ne pas forcément réussir à vous endormir. Je pense qu’une bonne nuit de sommeil se prépare, comme une bonne journée avec un petit dej’ adéquat. J’imagine que c’est pour cela que l’on trouve des articles de blog du type « mon rituel du soir avant de me coucher », décrivant ce que la personne fait pour se mettre dans un état d’esprit propice au sommeil.

De mon expérience, la préparation à un bon sommeil passe par plusieurs points :

  • Mettre en place un environnement adéquat : certains ne supporteront pas la lumière (fermer les volets), ou bien le bruit (mettre des boules quiès), d’autres peuvent avoir besoin d’une chambre rangée, d’un lit bien fait, d’une porte fermée ou ouverte, d’une température fraiche ou chaude, d’une moustiquaire, d’une veilleuse ou pas, d’un talisman ou d’une peluche de « protection ». Selon votre histoire et vos blessures, vous aurez besoin d’identifier quelles sont les conditions dans votre chambre qui vous permettent de vous sentir en sécurité pour relâcher votre vigilance.

Par exemple, dans mon cas, j’ai besoin de savoir que la porte d’entrée de ma maison est fermée à clé, et que je connais les gens qui dorment dans cette maison, pour rassurer ma peur d’être violée dans mon sommeil.  Pour d’autre, ce sera la peur du noir, etc…

Précisons que pour certains, il sera indispensable d’avoir une confiance absolue en son (sa) partenaire, même passager(e) pour bien dormir à côté.

  • Nettoyer l’émotionnel : difficile de bien dormir quand des émotions nous pèsent sur le cœur, notamment à cause d’évènements vécus au cours de la journée. Prendre un temps le soir pour identifier ses émotions et les extérioriser permet de se sentir plus léger. Pour ma part, c’est là que j’aime bien sortir mon journal intime et que celui-ci m’aide grandement à faire un peu de ménage. Mais vous pouvez utiliser le dessin, le chant, le sport…
  • Apaiser le mental : de la même façon, il est difficile de s’endormir lorsque l’on ressasse des pensées, ou que le mental turbine à cent à l’heure. Il existe de nombreuses façons pour le calmer, là encore écrire dans un journal peut aider. Pour ma part, j’évite également de stimuler trop mon mental avant de me coucher : un roman trop prenant me maintiendra en haleine, je me suis rendue compte que les films et ciné du soir avaient tendance à polluer la qualité de mon sommeil, car mon mental s’y raccrochait durant la nuit. On peut aussi tenter de déconnecter le mental en faisant des exercices de respiration, de méditation, ce qui rejoint le point suivant…
  • Tenter de détendre le corps physique : pour moi, c’est un des points les plus difficiles avec mes douleurs chroniques. J’essaye de le rendre confortable au maximum, en calant avec des cousins, utilisant une bouillotte sur les zones douloureuses. Des exercices de respiration et de décontraction peuvent aider. Et quand la douleur est trop forte, j’essaye de m’échapper de mes sensations physiques jusqu’à m’endormir. Je visualise une prairie verte où coule un ruisseau agréable. Ou bien encore un lac de lumière dorée où je peux laver mes zones douloureuses et voir la douleur se dissoudre dans l’eau. Si vous avez un partenaire volontaire, un massage décontractant peut aider… Une bougie parfumée, des draps tout doux, etc.
  • Entretenir des énergies « propres » : comme vous ne dormiriez pas dans un lit infecté de puces ou plein de déjections, vous préférerez probablement dormir dans un lieu « sain » au niveau des énergies. C’est là que le rangement et le ménage peuvent aider, lorsqu’ils sont faits en conscience et avec l’intention, à assainir les énergies de votre chambre. Il existe également diverses techniques de purification des énergies, dont la fréquence est à adapter selon ce que vous ressentez. Etes-vous bien dans votre chambre ? Est-ce un lieu où vous pouvez vous détendre en journée ? Où n’y allez-vous que pour « l’obligation de dormir » ? Vous y sentez-vous mal en journée ?
  • Protéger énergétiquement son sommeil : ce volet-là est un sacré volet, qui variera grandement d’une personne à l’autre. Selon que vous êtes médiums ou pas, sensibles aux entités ou âmes errantes ou pas, ce point sera plus ou moins à prendre au sérieux. Pour certains, les guides sont là pour faire le boulot, ou une demande d’aide et d’accompagnement peut suffire. Pour d’autres, l’entretien régulier des énergies sera suffisant pour décourager les petites entités. D’autres (bénis des Dieux dirons-nous) n’auront jamais aucun soucis, soit qu’ils n’attirent pas les problèmes, soient qu’ils sont naturellement protégés.

Alors, vous l’aurez deviné en lisant ce blog, je ne fais malheureusement pas partie de cette dernière catégorie. Car il y a aussi le groupe de ceux qui se font plus ou moins harcelés durant leur sommeil, parfois sans le savoir. Je ne dirais pas qu’il y a une méthode générale pour régler ce problème, c’est faux car cela dépend de chaque cas. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que cela n’arrive pas par hasard. Jamais. Si vous êtes attaqués dans l’astral durant votre sommeil, ce n’est pas parce que vous êtes une pauvre victime prise au hasard (ou alors c’est vraiment très très rare). En général, c’est parce que vous présentez des failles émotionnelles ou énergétiques qui permettent à diverses entités de se frayer un chemin et de se nourrir de vos énergies. Ces failles, souvent inconscientes, peuvent être des blessures de diverses origines. Dans tous les cas, c’est à vous de faire le boulot de prise de conscience et de guérison, qui permettra la fermeture des failles et donc condamnera l’accès à des entités extérieures. Je ne dis pas que c’est facile. C’est un travail parfois long et ingrat, mais il n’y a pas vraiment beaucoup d’autres solutions durables… Mettre des protections énergétiques en place autour de vous marchera un temps, mais cela vous fatiguera et ne tiendra pas sur le long terme, mieux vaut aller à la source du problème.

  • Prendre en considération vos rêves. Je sais, certains rêves, d’autres pas. En réalité, plus l’on accorde de l’attention à ses rêves, mêmes les plus banaux, et plus ceux-ci deviendront au fil du temps un canal d’expression. La manière façon pour cela est de les écrire dans un carnet à rêve, tous les matins, dès le réveil. Et ne me dites pas « oui mais mes rêves sont nuls ou ne veulent rien dire… » Oui, peut être que cela sera le cas au départ, et même moi, j’en ai encore. Mais en tendant l’oreille, vous ouvrez une porte aux messages. Ceux-ci peuvent vous donner des indications sur la qualité de votre gestion émotionnelle, mentale ou énergétique qui peut faire obstacle à un bon repos. Vous donner des conseils comme chez Camille Fraise. Ou bien, comme moi, vous renseigner sur des tentatives d’intrusion par des entités.

Voici pour le tour d’horizon de quelques pistes afin d’améliorer son sommeil. Quand il y a un réel problème de fond derrière, il faut s’attendre à ce qu’une telle démarche prenne du temps et ne soit pas effective dès les premiers jours. Mais ce travail de fond peut être vraiment bénéfique. Bien dormir, c’est avoir les ressources nécessaires pour bien vivre sa journée.

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Frustrée

artiste

Artiste : Wataboku

Je voulais dessiner autre chose, je ne comprends pas pourquoi cette image-là est sortie… Celle d’une femme hurlant de colère.

De rage ou de frustration ?

De frustration. Mais je n’arrive pas à bien à rendre les émotions sur un visage, je manque vraiment de technique. Le résultat n’est pas celui que j’avais dans la tête. Même si en fait, justement je n’avais pas vraiment d’image précise. Je comprends l’importance des modèles et des références, jusqu’à avoir acquis la fluidité des proportions. C’est limitant de devoir réfléchir à ça, au lieu de simplement se concentrer sur la création.

Un minimum de technique peut aider à créer plus librement, en fonction de ce que vous désirez faire.

Pour dessiner des visages et des corps réalistes, c’est mieux.

Mais ce n’est pas nécessaire pour faire quelque chose d’abstrait ou simplement faire sortir vos émotions. Pourquoi as-tu voulu donner un visage à cette émotion enfouie ?

Et bien… C’est une bonne question. Je ressentais un blocage au niveau de la gorge et j’avais envie de l’exprimer, de le faire sortir. Dessiner c’est avéré plus simple que de hurler, ce qui est peut-être libérateur, mais nécessite un environnement isolé. Mais je ne sais pas pourquoi.

Je voulais dessiner autre chose mais je ne m’en sentais pas l’état d’esprit (enfin comprendre l’état émotionnel). Je ne sais pas pourquoi. J’ai l’impression qu’une fois l’inspiration du moment passé, l’émotion envolée, même si je l’ai en mémoire, c’est difficile de la coucher sur papier. Il y avait ce dessin que j’ai eu envie de faire la dernière fois suite à ma discussion avec ma sœur. Je l’ai toujours en tête, mais je n’arrive pas à m’y mettre.

Et tu t’interdis de faire autre chose, tant que tu ne l’auras pas dessiné. Comme tu t’interdis de penser à un autre projet tant que tu n’auras pas fini ta toile actuelle.

J’ai ce problème-là. Celui de vouloir faire les choses « dans l’ordre ». De ne pas commencer quelque chose d’autre si je n’ai pas terminé la première. Parce qu’alors, en général, je ne la termine jamais… Je passe à autre chose et pouf, le premier projet reste inachevé, avorté.

Donc tu essayes de te « forcer » à terminer les choses dans l’ordre. Mais plutôt que de t’aider, cela ne fait que te limiter, te frustrer. Te bloquer dans ta créativité. Hors, bloquer ton élan créatif, c’est comme bloquer ton énergie de vie, puisque que tu ne l’exprimes que sous cette forme, et pas sous une autre forme qu’est celle de la sexualité.

C’est vrai. Je ne l’avais jamais pensé de cette façon-là.

Alors tu t’enfonces dans des énergies stagnantes, tu n’es plus capable de renouveler tes énergies, d’entretenir l’élan pour te faire avancer. La créativité est une force plus importe que tu ne le crois dans ta vie. C’est un de tes moteurs. Tu as besoin de créer pour avancer. Comme tu as besoin d’écrire pour évoluer, c’est une façon de créer. De donner corps à une énergie. D’incarner une idée, une inspiration, une petite flamme divine qui vous ait donné.

Et quid de l’environnement pour créer ? Alors que j’essaye d’écrire, j’ai encore mes voisins qui font la numba et ont dû inviter la moitié de leur promo. Je veux bien croire que l’on ne doit pas se laisser impacter par les perturbations extérieures, mais ils sont aussi discrets qu’un troupeau d’éléphants. Cela m’énerve… Souffrir d’hyperacousie n’est déjà pas simple, mais alors dans ces conditions-là… Mes bouchons d’oreille ne sont pas suffisants avec l’isolation sonore aussi mauvaise. J’aimerais vraiment qu’ils se dépêchent de partir en boite de nuit, mais il en arrive encore et encore. A combien vont-ils rentrer dans cet appartement ? Vont-ils rester toute la nuit ?

Quand je suis malade, je ne supporte pas les stimuli extérieurs. J’ai besoin de silence, de lumière tamisée, de calme et de tranquillité.  Les stimuli intérieurs de mon corps sont déjà assez forts, tension musculaire, douleur, migraine… L’extérieur devient vite invasif, et c’est dans ces moments-là que je trouve le plus difficile d’être hypersensible à son environnement. Je suis fatiguée, j’ai envie de me coucher, mais je sais que je ne vais pas réussir à dormir avec ce vacarme. Le pire, c’est que ce n’est même pas à cause de la musique, je ne peux même pas leur demander de baisser le son, à moins qu’il arrête de crier et gueuler à tout va… *soupir*

Comment trouver la paix intérieure dans un environnement bruyant que l’on ne peut pas fuir ? Coincée chez moi, car malade, je ne peux même pas trouver un répit en partant ailleurs un petit moment. Je déteste cette impression de subir. Même en mettant des boules quiès et en cherchant à m’isoler dans une bulle de lumière, je n’arrive pas à faire fi du bruit et des perturbations que je perçois. Il faudrait que je puisse me déconnecter totalement de mes sens pour ça…

Remonter à la source du problème reste compliqué. Quand la musique est trop forte trop tard, je vais leur demander de baisser, mais là ? Je peux demander à 25 mecs de baisser le volume de leur voix de fêtards ? Où se situe la limite entre la liberté d’autrui et le seuil de tolérance de ce que l’on peut supporter ? Surtout quand mon propre seuil à moi est particulièrement bas à cause de mon hypersensibilité ? Et quel poids la demande d’une personne contre 25 à moitié saoulés ?

*grrrmmmmml* Vivement que je déménage.

23 février 2017

 

Prendre le temps

Artiste :

Artiste : Asuka111

Il semblerait qu’entretenir la qualité des énergies de mon plan astral soit plus coton que je ne le pensais. Je ne sais pas trop comment je suis censée faire pour identifier l’origine des perturbations que j’y perçois. Ce n’est pas comme s’il y avait un panneau indicateur de la source du problème.

Mais c’est une bonne idée, tu pourrais demander à ce que l’information se manifeste de cette façon. Si tu acceptes vraiment d’accueillir la perturbation sans la rejeter, ce devrait être facile d’en scanner la source. Encore faut-il que tu sois prête à accueillir l’information, qui risque parfois de ne pas te faire plaisir.

Oui, j’ai remarqué… J’ai du mal avec les infos que je capte ces derniers temps. Franchement… c’est plutôt pourri, enfin cela me file le bourdon. Je n’aime pas nager comme ça dans l’incompréhension face à des phénomènes spirituels ou énergétiques.

Mais si tu n’en as pas encore la compréhension, c’est pour une bonne raison. Chaque chose en son temps, pas à pas. Il faut que tu acceptes que tout ne puisse pas se régler d’un claquement de doigts. Qu’il faille du temps.

Et combien de temps ?

Le temps n’a pas de réelle importance. Ce qui compte c’est ton acceptation des épreuves que tu traverses. Tant que tu bloques sur un point, tu devrais te laisser du temps. Prendre soin de toi, te concentrer sur ces choses agréables qui te rappellent que la vie est belle. Peu importe les informations désagréables que tu peux capter dans ton environnement énergétique.

Ok, je vois l’idée… mais…

C’est accepter de lâcher prise. Tu ne comprends pas tout, mais peut être que ton mental ne le peut pas aujourd’hui. Peut-être que c’est trop pour lui. Et ce n’est pas grave. Cela ne sert à rien de forcer.

Je me sens pressée… Je me sens stressée. Je prends conscience que la date de mon billet d’avion avance à grand pas, et que j’ai des tas de choses à préparer pour mon déménagement.

Alors tu devrais te concentrer sur ça, sur ce qui t’amène de la tranquillité. Parfois vous avez besoin de faire certaines choses pour rassurer votre mental et votre égo. Parfois cela est nécessaire pour laisser le reste décanter. De toute façon, nous ne partirons nulle part. Tes guides seront toujours là, ainsi que tes entités alliés, le temps qu’il faudra.

Mais pourquoi, alors que je veux me concentrer sur tout ça, mon corps me lâche ? Je suis de nouveau malade ! Ce n’est pas possible ? Qu’est-ce que j’ai fait pour déclencher cette fièvre et cette fatigue ?

Ou que n’as-tu pas fait ?

Je ne sais pas.

Si tu sais, tu n’as pas écouté ton rêve.

Celui où j’étais clouée sur un lit d’hôpital à cause de la fièvre et de l’épuisement ? Au point de ne plus pouvoir bouger ?

C’était un avertissement.

Mais comment je pouvais le deviner ?

Quand tu te réveilles de très mauvaise humeur à cause d’un rêve, tu devrais y être plus attentive. Cela veut dire qu’un message a du mal à passer au niveau du mental, mais qu’il est important. Tu devrais prendre le temps de l’accueillir et d’essayer de comprendre son message.

Mais comment je pouvais deviner ? Je m’emmêle entre les différents types de rêves, voyages astraux, attaques dans mon sommeil. Je ne sais plus quoi interpréter comment.

Si tu prenais réellement le temps, tu saurais.

Et comment ? Avec quelle méthode ?

Avec celle du livre des rêves. Connecte-toi à ton espace de paix intérieure et appelle ton livre des rêves. Demande à l’ouvrir à la page du rêve qui te tracasse et à y lire les explications. Elles devraient te venir en tête assez facilement.

Tu es sûre ? Cela me semble assez complexe. Je n’ai jamais « lu » lors d’une visualisation ou d’un voyage chamanique… Je ne sais pas si c’est à ma portée.

Si ce n’était pas à ta portée, nous ne t’en aurions pas parlé. Les infos ne viennent pas à toi de façon spontanée, mais si tu vas les chercher, il n’y a aucune raison que tu ne les trouves pas. A travail méritant, récompense est donnée.

Ok, merci…

21 février 2017

 

Plan astral

Artiste : source inconnue

Artiste : source inconnue (merci de vous manifester si vous connaissez l’artiste)

Cela a été une sacrée journée. Premier cercle de femmes en co-création, où pour une fois je ne me laissais pas simplement portée en simple participante. C’est bizarre de se retrouver dans la position d’impulser et de proposer. J’ai ressenti beaucoup de brassage, beaucoup d’émotions remontées dans le cercle, qui faisaient également écho aux miennes. J’ai eu envie de pleurer, mais je n’ai pas réussi, ce n’est pas sorti, comme si je n’arrivais pas à me le permettre dans cette position-là.

Comme si aussi, ce qui me pesait sur le cœur était trop lourd et trop gros à accueillir dans ce tout début de cercle à peine formé. J’ai senti que ce n’était pas le lieu. Mais où est le lieu pour déposer ces émotions qui me pèsent ? Où est cet espace ?

Tu peux le créer, dans ton environnement astral protégé. Tu peux choisir un endroit où enterrer ces émotions pesantes, au pied d’un arbre et lui demander de s’en nourrir et de les recycler. Tu pourrais voir des choses y pousser dessus, des choses que tu pourrais te réapproprier sous une autre forme, plus accessible, plus compréhensible.

Il y a tellement de choses que je ne comprends pas en ce moment. Tellement de choses qui ne font aucun sens au niveau de ma conscience humaine. Des choses trop lourdes à accepter, à intégrer, et je me sens découragée et déboussolée.

Cette initiation de l’Ombre est comme un virage inattendu, un tournant à 90° auquel je ne m’attendais pas. Je ne l’ai pas vu venir, je ne m’y suis pas préparée. J’ai l’impression d’avoir changé de paysage et de ne plus m’y retrouver.

Pourtant ton nouveau paysage astral est devenu beaucoup plus agréable ?

Oui. Cet espace brumeux et tout gris a cédé la place à une grande prairie verte. Et c’est fou, depuis que Kalinda le garde, il n’y a plus la moindre entité. Pouf, c’est comme si cet espace s’était vidé d’un seul coup, il est totalement désert maintenant !

Les énergies de Kalinda ont augmenté le niveau vibratoire de ton espace astral et les entités qui s’y trouvaient et qui s’en nourrissaient ne le supportent pas.

Mais comment ça marche au juste ? Maintenant, je ressens ce plan astral comme immense et vide de présence. Mais aussi comme s’il m’appartenait tout entier. Un plan astral ne peut pas m’appartenir ? Ce n’est pas possible ?

Ce n’est pas « un » plan astral. C’est « ton » plan astral. Donc si, il t’appartient tout entier. C’est la zone de projection de tes énergies et de tes intentions. Celle aussi où tu peux laisser des âmes en transit, comme tu l’as vu.

Oui, j’ai remarqué. Mais c’est bizarre toutes ces âmes en attente qui font la queue devant ce passage de lumière. Je n’ai plus besoin de les faire passer volontairement ? C’est possible ça ? Je n’ai plus à les prendre en charge de façon consciente ?

Non, tu n’as plus à le faire. Maintenant que tu as nettoyé ton plan astral de toutes ces entités parasites, elles peuvent transiter sans soucis.

Donc je n’ai plus à les prendre en charge comme je le faisais juste avant ? Comme vous m’aviez encouragé à le faire ?

Ce n’est plus nécessaire, c’était une étape indispensable à la réappropriation de tes énergies, mais ce n’est plus nécessaire. Nous te le ferons savoir si une âme a besoin d’un accompagnement spécifique, nous l’accompagnerons vers toi. Mais cela devrait rester rare.

Ce que je ne comprends pas c’est la connexion entre plans astraux. Tout le monde a son propre plan astral, si je vous suis ? Une zone plus ou moins définie où sont projetées les énergies de la personne.

Le plus souvent cette zone est peu ou mal exploitée. Vous y laissez vos émotions refoulés, vos déchets énergétiques. C’est dans cette zone que s’accrochent les âmes errantes et les entités qui peuvent vous pomper.

Mais elles viennent bien de quelque part non ? Il existe bien des plans astraux communs ? C’est différent des corps énergétiques ? Comment ça marche ? Comment ça s’emboite ? C’est différent des émotions ?

Le mieux pour que tu le comprennes, c’est que tu l’expérimentes. Que tu essayes de sortir de ton propre plan astral, pour aller dans d’autres.

Mais comment je fais ?

Exactement comme quand on crée des passages en rêves lucides, avec des portes, des tunnels, des appels. Mais nous te conseillons de voyager accompagnée.

Oui, hors de question que je m’aventure je ne sais où toute seule, sans rien y comprendre.

Tu peux demander à Kalinda de t’appeler et de t’emmener, comme tout à l’heure. Mais cette fois ci en quittant ton plan.

Ah. Et ça ne le laisse pas vulnérable ?

Pas si tu décides d’en verrouiller l’accès lors de ton absence. C’est ton plan astral, c’est toi qui a les clés. Tu peux tout y projeter, tout y créer, tout y appeler. Du moment que tu as foi en ce que tu crées.

Hum… Bon, ok. Mais… à quoi ça sert ? A quoi ça sert d’avoir un plan astral ?

A quoi ça sert d’avoir un corps physique ?

Euh, à être incarné.

Et à créer dans la matière.

Un plan astral, cela permet de créer des « formes pensées » pour ensuite pourvoir les manifester dans le plan matériel.

Mais ça ce n’est pas au niveau du mental ça ?

Le plan astral lie le mental, l’émotionnel et l’énergétique. C’est un point de liaison qui permet la mise en place des intentions créatrices. Vous dites que la pensée est créatrice. Mais comme on te l’a expliqué, elle doit être liée à une émotion en adéquation, un peu comme une « charge énergétique »  que l’on insuffle pour donner vie à l’intention.

Car les émotions sont des énergies ?

C’est plus complexe que ça, mais les émotions sont véhiculées par des énergies. Et les énergies peuvent véhiculer des émotions, dirons-nous. Ce que vous appelez des « charges émotionnelles ».

Ah, et combinées à l’intention, c’est comme une flèche que l’on tire dans une certaine direction.

C’est le principe des actes magiques. Réunir une certaine charge énergétique et lui donner une cible par l’intention. Tout le symbolique et les rituels servant à permettre ces différentes étapes.

Oui, je vois l’idée. Donc c’est dans le plan astral que l’on fait ça ? Sans le savoir ?

C’est par le plan astral que passent vos énergies pour descendre de façon orientée dans la matière. Tu comprendras donc que si ton plan astral est dans un état très négligé, cela sera très difficile. Comment mettre en forme des intentions et les charger en énergies, si ces énergies sont pompés par des entités qui attendent sagement mais surement d’être nourries sans que tu en aies conscience ?

Oui, je vois le problème… C’est pour ça que je suis incapable de donner une direction et une impulsion globale à ma vie ?

Au-delà de savoir quelle impulsion donner, oui. Mais le problème est réglé.

Est-ce aussi simple que ça ?

Bien sûr que non. Il va falloir qu’à partir de maintenant tu veilles consciemment à prendre soin de ton espace astral, afin d’y maintenir des énergies confortables et de ne pas y attirer de nouveau toute sorte d’entités opportunistes.

Oui, lol, je me disais bien que sinon ça serait trop facile.

Ton espace astral est aussi un peu comme un tremplin. Il te permet d’avoir accès à certaines dimensions, à d’autres plans astraux, à d’autres informations. Il peut t’être très utile si tu apprends à naviguer à l’intérieur.

Mais quel intérêt aurais-je à le faire ?

Je vois que tu commences à adopter la façon de penser de l’Ombre. Quel effort à faire pour quelle récompense ? C’est une bonne question.

Disons que naviguer dans l’astral peut permettre d’identifier certains nœuds énergétiques, de voir à quoi ils sont reliés, comment et pourquoi. De remonter les fils de ces nœuds à travers l’espace et le temps, qui n’existent pas dans l’astral. C’est cela le principal intérêt. Tu te libères de cette contrainte-là. Tu te libères aussi de la lourdeur de la matière. Beaucoup plus de choses sont possibles, car tu peux les impulser par la volonté et les émotions, franchir les barrières de l’espace et du temps.

Disons que tu aies un nœud énergétique qui remonte à une vie antérieure. Tu peux aller naviguer pour remonter à l’origine de ce nœud, voir comment il s’est créé, pour mieux le dénouer.

C’est un sacré travail ça, dis donc. Et qui ne doit pas être très agréable.

Voilà pourquoi votre âme navigue souvent dans l’astral durant votre sommeil et dans votre inconscient. Pour aller chercher des informations et ramener une meilleure compréhension de certains problèmes, de certains évènements passés ou à venir.

Mais il est aussi possible de faire ce travail de façon consciente et volontaire. Pour une raison spécifique et avec un accompagnement adéquat. L’objectif n’est pas de forcer. Mais parfois, amener du sens et de la compréhension au niveau du mental peut soulager la personne, et aider son âme à avancer dans le travail inconscient qu’elle fait.

Oui, ça je le comprends bien. Donc tu veux dire qu’en voyageant dans l’astral, je serais capable d’aller chercher la compréhension du choix de mon âme à vivre dans cette vie des expériences répétées de harcèlement ?

Entre autre, selon certaines conditions et à un certain rythme. Ce n’est pas non plus instantané. Tu ne peux pas forcer la compréhension et surtout l’acceptation par ton mental. Cela doit se faire de façon progressive. Pour ne pas péter un câble. Comme Camille Fraise a eu accès de façon progressive à un certain nombre d’informations et d’expériences, afin de maintenir sa santé mentale intacte.

Oui, c’est clair, je comprends ça… Merci pour ces informations. Souhaites-tu me communiquer un dernier message particulier ?

Non, nous en reparlerons.

19 février 2017

On est tous aimé…

Artiste :

Artiste : Serafleur

J’ai besoin de votre guidance. Je ne sais pas comment réagir avec cette personne et gérer cette situation. Je me sens oppressée et mal à l’aise. Et je me demande comment j’en suis arrivée là… Je sais bien qu’on ne fait pas des rencontres par hasard. Mais j’ai vraiment du mal à saisir le message que cette personne miroir m’apporte.

Comment, après avoir fait une méditation ensemble, parler 10 min en face à face et échanger quelques sms, cet homme peut faire reposer autant d’attentes sur notre relation ? Je sais que cela ne concerne absolument pas le registre de la séduction et du couple. Et pourtant, il m’envoie un sms par jour, c’est presque la fréquence de mon ex-compagnon ! Aucun de mes amis très proches que je connais depuis plus de 10 ans ne m’envoie autant de messages. Pas même ma famille ! C’est au-delà de la recherche d’une simple relation amicale.

En apparence, ces messages sont sans attente, il me souhaite de bonnes choses, m’envoie des pensées positives. Mais la réalité énergétique derrière est très différente. Parce que je ressens des attentes émotionnelles, je ressens un besoin de réponse sur le même registre, alors que je n’en ai pas spécialement envie. Je sais quand c’est lui qui m’a écrit avant même de lire le message, car j’ai la sensation d’une invasion de mes énergies. Alors, je me sens oppressée et mal à l’aise. Cela m’énerve même qu’on puisse tant chercher à envahir autrui avec ses énergies, même si je sais qu’il n’en a pas conscience.

C’est un appel désespéré inconscient. Parle moi de ce que tu as ressenti quand tu as discuté avec lui au téléphone, mais que tu n’as pas osé lui dire.

Et bien, je me sentais très mal à l’aise. Je n’ai pas compris sur le coup, mais c’est comme si je ressentais un très fort décalage entre ce qu’il me disait consciemment, et sa réalité énergétique inconsciente. Il me parlait de son éveil spirituel, de son parcours d’évolution, de ses capacités, mais moi je ne ressentais pas les énergies correspondantes. J’entendais les « j’ai lu », « on m’a dit », « j’ai entendu à telle conférence », mais pas des « je pense », « je crois », « je vis ».

C’est terrible, comment veux-tu lui dire ? Alors qu’en plus c’est un quasi inconnu pour moi, mais que les autres proches que nous en avons en commun me disent « oui, tu verras, il connait plein de choses et fait de super soins ». Je n’ai pas envie de le blesser. Je ne suis pas là pour juger, mais je suis très dérangée par le décalage entre ce que j’entends sortir de la bouche de cette personne et de ses amis et ce que je ressens de ces énergies. Comment est-ce possible ? Au début je me demandais, est-ce quelqu’un enfermé dans une forme d’égo spirituel ? Mais je ne sens vraiment pas de sa part une volonté de dominer les autres par ses capacités spirituelles. Non, c’est quelque chose d’autre et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

Alors nous allons t’aider à l’identifier. Qu’est ce qui t’a touché le plus lors de la première conversation téléphonique que vous avez eu ?

Sa remarque « que de souffrances » au sujet de mon blog a réveillé une blessure émotionnelle chez moi. Il marquait sa surprise entre ce qu’il avait pu voir de moi lors de la méditation (une personne radieuse), et ce qu’il avait pu lire ici, en disant qu’il ne s’imaginait pas en me voyant comme ça face à lui, que je pouvais traverser de telles souffrances.

Moi cela m’a fait péter un câble intérieurement, parce que j’ai ressenti le mot « souffrances » comme un jugement, de la part d’une personne qui ne me connaissait pas. Il y a beaucoup de choses sur ce blog. Il y a, oui c’est vrai, des articles où je parle de mes émotions négatives, de mes difficultés, de mes moments de découragement. Mais il y a aussi des poèmes, des recettes, des photos, des articles de guidance avec mes guides, des ressources sur divers thèmes. Il y a beaucoup de choses que cette personne n’a pas lu avant d’exprimer une opinion sur ce lieu virtuel. Et ça m’énerve, on ne peut pas résumer une personne, ni à quelques articles, ni même au contenu entier d’un blog, ni encore à ce qu’on a vu d’elle lors d’une seule rencontre. Enfin pas, si on ne bénéficie pas de la capacité de scan énergétique. Humf. Ne me dites pas que c’est ça ce qui se passe ? Que j’ai scannée les énergies de cette personne ?

Cette personne te l’a demandé. Elle t’a demandé ce que tu ressentais de ces énergies, donc elle t’a donné son autorisation. En fait, c’est même son âme qui te l’a donné, parce qu’elle a besoin d’un intermédiaire pour se faire entendre.

C’est bien ce que je craignais… et je n’aime pas du tout du me retrouver dans cette position là, pas du tout. J’ai l’intuition que cette personne s’est enfermée dans une certaine conception de la spiritualité (il faut être amour inconditionnel – par exemple) pour se raccrocher aux branches et ne pas entendre la souffrance de son âme.

Cette personne me dit avoir vécu un éveil spirituel, et si je ne remets pas en cause son vécu, ma vision de l’éveil spirituel est très différente. Je vis ça comme quelque chose de progressif et d’étalé dans le temps, je ne conçois pas ça comme *pouf* une illumination subite. On peut en avoir, des illuminations, mais celles que j’ai eues ne sont que des petits pas sur le chemin de mon propre éveil. Je ne perçois pas un « avant » et un « après », c’est quelque chose de flou qui se met en place avec l’évolution de la personne. Et je ne me considère pas comme pleinement « éveillée », car je n’ai pas la pleine maitrise de mes capacités spirituelles. Je ne suis pas capable non plus de ressentir de façon directe et illimitée la Source. Je la ressens à travers mes guides, et ma propre flamme. Mais je n’ai jamais eu ce sentiment d’unité fondamentale directe avec la Source.

Je ne considère pas que, parce qu’on a vécu tel type d’épreuve, alors on est automatiquement éveillé. Cela n’a rien à voir pour moi. C’est la façon dont on vit les choses et dont on s’en sert pour se connecter à notre âme et à notre guidance intérieure qui fait la différence. Comment se considérer pleinement éveillé si l’on n’arrive pas à entendre et à suivre la guidance de son âme ? Si l’on se repose sur des guidances et des enseignements extérieurs à soi-même ? C’est inconcevable pour moi. Chaque être est unique, et donc il a son propre chemin d’éveil, sa propre guidance interne à suivre. Se reposer uniquement sur des guidances extérieures, c’est être dépendant, c’est se départir de son propre pouvoir intérieur à guider sa vie. C’est aussi faire peser de lourdes attentes sur autrui, notamment sur les médiums que l’on peut croiser sur notre chemin. Je le sais, j’ai été comme ça aussi avant.

D’où le sentiment d’oppression que tu ressens face à cette personne. Elle est complétement sourde à sa propre guidance intérieure, elle se base sur celle des autres, donc elle est en demande, tu l’as bien ressenti. Seulement, en faisant ça, elle se perd elle-même, elle n’arrive pas à identifier ce qui est bon pour elle, à agir selon les besoins de son âme. Elle transpose les enseignements spirituels reçus à sa vie, sans vérifier qu’ils sont en accord avec son âme et la situation qu’elle vit. Ce qui est une source de souffrance pour son âme, qui ne reçoit pas ce dont elle a besoin.

C’est comme chercher à se conformer à un moule qui ne correspond pas à la forme de notre corps. Par exemple, à quoi bon chercher à être une source infinie d’amour pour autrui, quand on n’a pas une reliance à la Lumière mais au Milieu ? Alors, on donne, on donne, on donne, en attendant un retour qui ne vient pas. Parce qu’en réalité le don n’est pas réalisé sans attentes, c’est juste que ces attentes sont inconscientes, la personne a besoin de recevoir de l’amour extérieur pour combler ses vides intérieurs. Et quand on est occupé à donner sans compter, en attendant de recevoir de l’extérieur, on ne se donne pas à soi-même. Alors qu’on est la première personne capable de combler notre manque d’amour envers nous-même. On ne peut alors pas s’en sortir sans un travail d’introspection. Je le sais, parce que je suis passée par là. Moi aussi, je donnais sans discernement à une époque, cela me distrayait de mon propre mal être et me donner l’impression d’exister grâce à autrui. Mais ce n’est pas une solution durable, c’est un mensonge inconscient à soi-même.

Car pendant ce temps, l’âme est en souffrance. Elle n’est pas nourrie, elle n’est pas écoutée. Alors maintenant, dis-moi ce qui se passerait si on retournait le miroir que tu as vécu vers cette personne.

Et bien j’ai été choquée de constater la différence, entre ce que l’on percevait de moi à l’extérieur (lumineuse), sans me connaitre, et la réalité intérieure (en souffrances et pleine d’ombres). Quand cette personne me montre du doigt cette réalité, c’est comme si elle la pointait chez elle dans le miroir que je représente pour elle. En reconnaissant cette écart entre les apparences et la réalité énergétique profonde chez moi, c’est comme si cette personne soulignait le même écart chez elle. Elle a beau avoir l’apparence et l’image d’une personne très lumineuse et évoluée (chez les autres mais aussi chez elle-même), elle est en réalité en grande souffrance intérieure au niveau de son âme.

Et tu sais pourquoi ?

J’en ai une petite idée, mais je ne sais en aucun cas si c’est la réalité, je ne suis pas cette personne, je ne suis pas dans sa tête et dans son cœur. Je n’ai pas trop envie de raconter des bêtises !

Fais conscience à ton scan énergétique. Si tu as faux, nous te corrigerons.

Et bien, j’ai le sentiment que le début de l’éveil spirituel de cette personne a créé de grandes souffrances dans sa vie. Comme si tout à coup, le décalage entre elle et sa famille, entre lui et sa partenaire étaient trop grands pour qu’ils puissent se comprendre, d’où la réaction de rejet. Et c’est comme si cette personne refusait d’admettre que l’éveil spirituel puisse être source de tant de souffrances, et qu’il fallait que ce soit transcendé immédiatement. Un peu cette croyance que « lorsqu’on est éveillé,  on est amour et lumière », on est dans la paix intérieure.

J’ai le ressenti qu’en réalité ces souffrances-là n’ont pas été transcendés, mais seulement refoulées, et que cette personne n’arrive pas à voir et reconnaitre ces « ombres » à cause du conditionnement spirituel qu’elle s’est imposé. Et son âme en souffre, profondément. Or il est d’autant plus difficile de se connecter à la guidance de son âme quand on n’est pas prêt à entendre sa souffrance, et à réaliser que l’intérieur n’est pas en accord avec l’image extérieure que l’on donne ou que l’on voudrait donné de soi, selon nos croyances spirituelles (il faut être lumière et amour). Voilà ce qui explique pour moi, ce besoin si fort de guidance spirituelle extérieure. Où l’on ne conserve que ce qui nous rassure.

Mais ? Ce n’est pas tout.

Et bien je suis triste de ressentir ça… Ces attentes émotionnelles que je ressens, ce besoin de se créer des amis ouverts à la spiritualité, avec des échanges très fréquents, au point d’être envahissants… Est-ce moi ou ai-je l’impression qu’il recherche inconsciemment une famille de substitution ? Avec des membres qui acceptent son ouverture à la spiritualité et ses capacités énergétiques ?  En opposition à sa famille actuelle qui l’a renié à cause de son ouverture à la spiritualité ?

Tu ne te trompes pas. En réalité, il recherche à l’extérieur, ce qu’il a perdu à l’intérieur. Il pense avoir guéri cette blessure, mais ce n’est pas entièrement vrai, sinon il ne ferait pas une telle projection. Et que sais-tu sur les blessures de rejet par autrui ?

Et bien, j’ai récemment appris, que lorsqu’on vivait des blessures de rejet avec autrui, c’est parce qu’au fond, c’est nous même qui nous rejetons, nous ne nous acceptons pas pleinement pour ce qu’on est. Je me souviens très bien d’avoir pesté encore et encore que ma famille n’acceptait pas mes capacités médiumniques et mon intérêt pour la spiritualité. Mais en fait, c’était moi qui me fermais et mettais des barrières, car je n’acceptais pas moi-même mes capacités.

Que pourrais-tu dire à cette personne pour l’aider ?

Je suis profondément touchée par sa détresse. Je sais combien il est difficile de reconnaitre que l’on souffre intérieurement. C’est difficile d’accepter de porter en soi douleur, tristesse, colère, rejet de soi, parce que ce sont des émotions jugées « négatives » et que la majorité des enseignements spirituels nous apprennent qu’il faut les surpasser, qu’on doit se sentir en paix et donner de l’amour aux autres. J’aimerais rappeler à cette personne que ce n’est pas parce qu’on chemine sur le sentier de l’éveil spirituel que l’on est des « surhommes ». On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » ne sont pas quelque chose de mal, ce sont des messages de notre âme en souffrance. On peut écouter le message de nos émotions sans les laisser nous contrôler et nous faire agir de façon inconsidérée. Elles ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. A identifier les moments où l’on ne se respecte pas, où l’on a besoin de douceur, d’amour, de joie… Et ces besoins-là, c’est à chacun de nous d’apprendre à les nourrir en nous-mêmes, par nous-mêmes et pour nous-mêmes. C’est un travail qui se fait petit à petit, et il faut apprendre à faire preuve de douceur et de patience avec soi-même. Avant de chercher à guérir autrui, il faut commencer par chercher à se guérir soi-même, à prendre soin de soi. Qu’est-ce qui dans ma vie extérieure se reflète ? Suis-je bien dans mon environnement ? De quoi mon Cœur a envie ? De quoi ai-je besoin pour être bien ?

Maintenant, je t’invite à retourner le miroir vers toi-même. Le message que tu as envie de délivrer à cette personne est également celui que ton âme souhaite que tu entendes. « On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » […] ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. » C’est une invitation à comprendre et à aimer ton hypersensibilité. Parce que tu es hypersensible et empathe, tu es capable de ressentir les émotions et les blessures d’autrui. En réalité, ton scan énergétique s’active quand tu es face à une blessure miroir. En te permettant d’aider l’autre à comprendre ce qu’il traverse, tu t’aides toi-même. C’est comme ça que marche l’effet miroir.

Merci… J’espère que ce post sera bien accueilli par cette personne…

Tu lui donnes l’opportunité de prendre conscience de sa souffrance intérieure. Car il cherche ce qui ne va pas dans sa vie, sans comprendre, en se demandant ce qu’il fait de travers pour rester dans une situation matérielle qui lui pèse. La réalité, c’est que sa situation extérieure reflète son état intérieur. Il a maintenant les clés pour le voir et le reconnaitre. Il a reçu l’aide qu’il avait demandé. C’est maintenant à lui de décider s’il accepte ou pas le message que tu lui envois, s’il décide d’en prendre considération ou pas. Tu ne peux rien faire de plus pour l’aider, les clés sont dans ses mains maintenant.

Oui, je sais, mais je me dis que c’est difficile comme message à avaler… Que son égo risque d’en prendre un coup et de tout rejeter en bloc.

C’est là que se montre le vrai travail d’éveil déjà réalisé. Est-il capable au jour d’aujourd’hui d’écouter le message indirect de son âme ? Ou bien va-t-il préférer rester dans le confort de son égo et tout rejeter ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réaction. Il y a juste ce qu’une personne est capable d’accepter et d’accueillir à un moment donné. Si ce n’est pas aujourd’hui, peut-être que cela sera plus tard, ce n’est pas grave. L’important est que cette personne sache qu’elle est aimée pour ce qu’elle est, peu importe la façon dont elle réagit. Car en vérité, vous êtes tous aimés de la Source, même si vous n’êtes pas tous capable de le sentir par vous-même.

Merci.

5 février 2017

 

Se protéger

Artiste :

Artiste : Moonywolf

Pourquoi est-ce que je suis malade ? Je n’en reviens pas… C’est pour ça que je me sens aussi mal et démoralisée depuis ce matin ? Ça a commencé avec un mal de gorge hier soir, et voilà que j’ai de la fièvre. Je ne comprends pas. Et forcément quand je suis épuisée, je perds ma concentration et mes réflexes, et je suis rentrée dans ce foutu plot en béton avec ma voiture. Est-ce que j’étais déjà malade à ce moment sans m’en rendre compte ?

Tu étais déjà malade au réveil. C’est pour ça que tu étais d’aussi mauvaise humeur, tu aurais dû t’écouter.

Je pensais juste que c’était une passade, parce que je n’ai encore quasiment pas dormi cette nuit. Alors je n’ai pas fait attention à mes cernes et à mon teint pâle. Je me suis dit que c’était le manque de sommeil, et que j’allais juste y aller tranquille. Ça faisait des semaines que je n’étais pas allée au marché, par flemme ou par fatigue. Je me suis dit, « allez, bouge-toi ! »

Et tu as heurté un plot en béton sur le trottoir en revenant du marché…

Oui, je n’ai rien compris, je ne l’avais pas vu dans le démarrage en côte car il était après l’angle à 90°. Ma voiture a fait un saut et un gros « boum » et voilà… Au final, plus de peur qu’autre chose. Ce n’est qu’un peu de tôle froissée, ça ne se voit pas beaucoup.

C’est ce que tu te répètes. Ce n’est que de la tôle froissée. Mais comment te sens-tu ?

Et bien choquée émotionnellement. Etant hypersensible, ce genre de petit accident m’atteint puissance 10. J’ai beau raisonner la partie mentale pour éviter les pensées négatives, le tsunami émotionnel, je ne peux pas le contrôler.

Si tu peux. En étant connectée à ton espace de paix intérieure.

Peut-être, mais je vais te dire. C’est bien beau d’avoir réussi à m’y connecter au cours d’une méditation. L’ancrer et le ressentir en pleine conscience dans son quotidien, c’est une autre paire de manches ! Et si c’était encore un de vos tests pour mesurer ma maitrise émotionnelle, et bien voilà, je l’ai foiré les doigts dans le nez ! Et je me sens déjà fatiguée par tout ça. A quoi bon une initiation de l’Ombre, quand ma vie n’a aucun sens et que je n’ai aucune direction à lui donner ?

C’est justement pour cela qu’une initiation de l’Ombre est nécessaire. Pour te sortir de ton marasme émotionnel. Te reconnecter à ta Volonté et ta Puissance et à terme te permettre d’avancer.

Pour aller où ?

Là où tu dois aller.

Alors vous ne me direz vraiment rien ? Pas un indice, pas un panneau ? Rien ?

C’est à toi de trouver. Nous te donnons plein d’indices, mais le temps n’est pas encore venu que les pièces de puzzle fassent sens. Concentre-toi sur ton quotidien, et sur cette initiation. Tu avais promis que tu écrirais tous les jours, mais tu ne l’as pas fait hier. Pourquoi ?

Parce que j’étais trop fatiguée.

Pourquoi ça ?

Parce que j’ai passé un certain temps au téléphone avec une connaissance, à répondre à ses questions et à lui donner des conseils.

Et qu’est-ce que cela t’a apporté ?

Je n’ai pas répondu à ses questions pour que cela m’apporte quelque chose.

Je répète ma question : et qu’est-ce que cela t’a apporté ?  Ne te mens pas à toi-même, car nous savons la vérité. Nous voulons que tu la formules. Exprimes ta vérité, peu importe ce que cela implique.

Et bien, des prises de conscience sur certains points… Que j’avais accumulé une certaine expérience sur les notions de soin VS guérison, de soins énergétiques, de travail d’accompagnement de l’âme, de compréhension des messages apportés par les maladies, etc, grâce à mon propre vécu. Qu’une part de moi avait soif de transmettre. Mais qu’en même temps, j’ai été étourdie par cette nouvelle position que je n’avais jamais vraiment expérimenté avant, sous cet angle enseignant-élève. J’ai perdu mon alignement, et j’ai trop donné de moi-même.

Et tu avais mal à la gorge après cette conversation. Cela t’a affaibli physiquement. Ta mauvaise nuit de sommeil ne t’a pas permis de récupérer de cette perte énergétique.

Et maintenant que c’est dit, tu as peur que la personne concernée culpabilise, car elle te lit.

Oui…

Pourtant, tu sais que ce n’est pas de sa faute. Il n’y a que toi-même qui connais tes propres limites physiques, surtout avec ta maladie. C’est à toi de t’imposer, et de savoir dire « stop, ça suffit pour aujourd’hui ». Tu n’as aucune obligation de donner non plus.

Dans la reliance à l’Ombre, on ne fait rien gratuitement. Chaque action entreprise a un but, celui de t’apporter quelque chose en échange, de te permettre d’évoluer tout en te respectant toi-même et autrui. C’est une question d’efficience et d’efficacité, rien de personnel face à autrui. C’est économiser et savoir quand donner, pour recevoir en retour, même si parfois de façon indirecte.

Dans ton cas, toi qui a très peu d’énergie physique, tu as tout intérêt à comprendre l’intérêt d’une telle vision. Pas parce que tu n’es pas capable de donner ni que tu n’as pas un grand cœur. Mais parce que tu dois apprendre à te préserver. Chez toi, chaque perte énergétique trop forte est synonyme de symptômes physiques quasi-immédiats. L’inverse n’étant pas vrai.

Tu ne peux pas, au jour d’aujourd’hui, te permettre de donner sans recevoir de la part de personnes qui te sont quasi-inconnues. Mais également auprès de tes proches. Tu dois apprendre à doser et te respecter, car sinon tu seras très vite dépassée et malade en permanence. Et cela est d’autant plus vrai que tu vas retourner vivre auprès de ta famille et de tes amis.

C’est un enseignement fondamental : la protection de soi-même.

Car si les autres peuvent t’attaquer énergétiquement, c’est parce que tu ne te protèges même pas de toi-même et de tes comportements destructeurs ! Donner sans compter lorsqu’on n’a quasiment rien n’est pas respectueux de soi-même. C’est une croyance fausse.

« Charité ordonnée commence par soi-même ». Crois-tu que Mère Theresa aurait été capable d’aider autant d’enfants dans le besoin si elle avait été constamment alitée ?

Non, je comprends l’image que tu veux me véhiculer.

Protèges toi, apprends à dire non, à poser des limites. Cela s’appelle prendre soin de soi, et se respecter. Et si tu le fais avec ton alimentation physique, pourquoi ne le ferais-tu pas dans tes échanges émotionnels et énergétiques avec autrui ? Comme avec ton supérieur, personne ne sera là pour ramasser les morceaux, quand après coups tu seras seule et malade. Veux-tu revivre ce que tu as ressenti aujourd’hui ?

Non.

Alors prend en considération ce que nous te disons.

Mais comment faire en pratique ?

N’ignore jamais un mal de gorge. Cela veut dire, chez toi, que tu ne t’es pas respectée. Tu as alors besoin de beaucoup de douceur pour compenser l’impact énergétique de cette propre violence que tu t’es faite à toi-même, sans en avoir conscience.

Ah, d’où la violence extérieure manifestée avec cet accrochage de voiture… Je ne comprenais pas… J’ai analysé mon schéma mental inconscient après coup. J’avais senti l’impact venir juste avant, mais je n’ai pas contrebraqué en me disant « ce n’est pas grave, ce n’est qu’un trottoir », comme si j’étais indifférente à ce qui arriverait, comme si je me punissais pour quelque chose, plutôt que de chercher à éviter le choc et prendre soin de moi. Sauf que finalement, ce n’était pas juste un trottoir, le choc a été violent et ma voiture a été abimée…

Cette indifférence, ce « laissé aller », ayant causé cet accident, est le miroir extérieur de la façon dont tu te traites intérieurement dans tes relations énergétiques à autrui. Tu ne peux pas te dire, « ce n’est pas grave, ce n’est que X temps passé à aider un tel ».

Nous serons très fermes sur ce point-là : tu n’as pas aujourd’hui la capacité physique d’aider autrui comme tu le souhaiterais, malgré tes connaissances acquises. Tu le sens inconsciemment, c’est bien pour ça que tu ne te sens pas du tout prête à donner des soins à autrui, encore moins à chercher un statut de thérapeute. Si tu veux aider autrui, publie tes articles sur ton blog. Si quelqu’un veut te poser une question sur son contenu, qu’il le fasse ici. Ce sera ça ou rien. A prendre ou à laisser. Nous n’avons pas le temps que tu te disperses au jour d’aujourd’hui, si tu veux pouvoir avancer sur ta propre voie.

Hum… « Nous n’avons pas le temps ». Combien de temps va durer cette initiation ?

[XX] jours. Utilises-les bien, ce n’est pas une opportunité à sous-estimer. Alors ne prévois rien de trop fatiguant pendant cette période-là. Laisse-toi du temps libre et fais-toi confiance pour avancer. Nous ne travaillons pas seulement quand tu écris, mais aussi pendant tes méditations et tes nuits.

Oui, j’avais remarqué. D’ailleurs, je ne vais pas pouvoir tenir ce rythme de sommeil là tant de jours…

Couche-toi tôt. Discipline-toi. Ta priorité, c’est ta santé, donc ton sommeil. Quoi qu’il arrive et peu importe qui t’appelle. C’est l’occasion de reprendre un rythme stable. C’est l’occasion de te remettre en phase avec ton environnement.

C’est vrai que les réunionnais sont plutôt des lèves tôt… J’ai entendu ton conseil.

N’attends pas d’avoir une raison pour te lever. Lève-toi pour trouver une raison d’avancer. C’est en pensant ainsi que tu attireras à toi les énergies favorables. Tu peux mettre en place une discipline tout en t’écoutant et en te respectant.

C’est là où j’ai du mal tu vois… Je me lève tard, parce que je me sens fatiguée, mais je n’arrive pas toujours à savoir si c’est parce que j’ai mal dormi, parce que j’ai une crise de fatigue chronique, ou bien simplement parce que je n’ai pas le moral et que je devrais me bouger.

Peu importe la situation, rien ne t’empêche de faire preuve de douceur. Tu n’es pas obligée de te lever exactement à heure fixe précise tous les jours. Tu peux t’adapter à ton état. Prends un temps le soir pour te connecter à ton corps et lui demander « de combien d’heures de sommeil ai-je besoin pour me reposer et respecter mon corps ? ». Prendre soin de son sommeil, c’est aussi prendre soin de soi. Comme toutes les personnes ayant une blessure d’amour de soi-même, cela demande un travail et un réel effort. Il faut mettre un place une discipline, des outils pour aider.

Nous savons que c’est un sujet qui te préoccupe, et qui a aussi fait l’objet de question d’une de tes lectrices. Nous reviendrons dessus à l’occasion, car c’est un très vaste sujet en réalité. Et de la qualité de vos nuits, dépend la qualité de vos jours, sois en persuadée. Donc, une des meilleures façons d’améliorer rapidement votre qualité de vie est d’améliorer votre qualité de sommeil. A bon entendeur.

Merci.

4 février 2017

Transmuter la colère

Artiste :

Artiste : Guweiz

Ça y est, mon contrat de rupture a été signé. Après des semaines et des semaines à en avoir parlé, c’est un fait concret, avec un morceau de papier signé. Mais plutôt que de me sentir heureuse et soulagée, je me sens effrayée. C’était mon but de ces derniers temps, quitter des conditions de travail toxiques qui ne me convenaient plus. Et maintenant ? C’est la porte ouverte sur un grand vide, un horizon des possibles. Je devrais être excitée, motivée, avoir mille idées et envies. Mais ce n’est pas le cas. Je me sens envahie d’émotions contradictoires, de tristesse et de peurs.

Je suis libre. Mais libre d’aller où ?

J’ai décidé que je ne voulais plus suivre la voie de mon mental, des « il faut », des attentes parentales, des jugements de la société, des « ça serait parfait sur mon CV ». Pour apprendre à suivre la voie du Cœur et donc l’appel de mon âme. Mais que me dit cette dernière ? Rien. Elle ne m’offre qu’un bref aperçu du tout petit prochain pas à faire, dans mon désert couvert de brume. Alors j’avance pas à pas, un jour après l’autre, sans savoir où je vais, ni pourquoi. Ni même si cela a un sens. Et c’est effrayant ! Il n’y a pas de panneaux de destination finale, et je n’ai aucune idée de l’endroit vers lequel je me dirige.

Ce qui est bien une particularité de la reliance et de la guidance du Milieu. Tâtonner, essayer, chercher, se tromper maintes fois, avant d’être capable, longtemps plus tard, de faire le choix qui nous correspond. De mettre après coup les pièces de puzzle ensemble et de comprendre le schéma qu’on a suivi et la cohérence qu’il y avait derrière sans qu’on le sache. C’est avec le recul que les choses prennent sens.

Qu’est-ce que j’aimerai avoir ce recul sur ma vie au jour d’aujourd’hui ! Alors qu’elle me semble ne ressembler à rien. A un tas de « que de souffrances » accumulées sur un blog. Pour me mener où ? Nulle part, parce que c’est ça l’illusion, il ne faut pas chercher à aller quelque part, à atteindre quelque chose, mais « simplement » à Etre. A trouver la paix en soi.

Objectif qui parfois semble quasi impossible pour une hypersensible. Comment trouver la paix, quand on est constamment en train de faire des montagnes russes avec nos émotions ? Qu’un rien, une phrase, une image miroir, une situation inattendue peut appuyer sur nos blessures et d’un seul coup provoquer des « états d’âme » à l’apparence insurmontable ? Et la vie se fait un malin plaisir à nous mettre ces miroirs partout sur notre chemin, pour nous donner les secousses nécessaires à notre évolution.

Mais voilà, on n’est aussi que des êtres humains. Et parfois on fatigue, on vacille, on se décourage. Etre hypersensible c’est épuisant. Si vous saviez la charge énergétique que l’on dépense à chaque fois que notre corps émotionnel est percuté par nos propres émotions, mais aussi celles des autres. Et à ne pas y manquer, aujourd’hui, en passant récupérer mes papiers, j’ai été frappée de plein fouet par la colère de mon supérieur, sur un sujet qui ne me concernait même pas. Mais il a craché son venin, comme un serpent colérique, devant moi et cela est passé à travers mes barrières.

Pourquoi la méthode du cube n’a-t-elle pas marché ? Bon, je sais pourquoi, je n’ai pas mis assez de concentration et d’efforts dans la création de ma barrière. Je l’ai fait à l’arrache, en me disant que cela suffirait, parce que je ne pensais pas voir mon supérieur, puisque sa voiture n’était pas là. Résultat, ça n’a pas loupé, je me suis mangée ces pics émotionnels de plein fouet. Je vous le dis, reliance au Milieu, la moindre erreur vous vous la mangez dans la figure…

Surtout lorsqu’on t’a donné la technique. Tu n’avais pas d’excuse pour ne pas la réaliser correctement. Tu as été négligente. Tu peux faire mieux que ça.

Oui, j’ai compris… Vous n’avez pas jugé nécessaire de limiter l’impact énergétique pour moi…

Il faut que tu te rendes compte de l’importance de la gestion de tes corps énergétique et émotionnels par toi-même. Ce n’est pas te rendre service que de te choyer. Nous ne serons pas toujours là pour ramasser les dégâts derrière toi. Tu dois apprendre à être autonome et à gérer par toi-même toutes les charges émotionnelles que tu laisses pénétrer dans ton champ énergétique.

Ah… la douceur de l’Ombre. Qu’est-ce que cela veut dire, « nous ne serons pas toujours là pour ramasser les dégâts derrière toi » ?

Nous ne sommes pas tes guides attitrés, nous sommes venus accompagner ton initiation à l’Ombre, selon un certain pacte passé (avant ton incarnation).

Ohhh… vous êtes des Démons ?

Nous ne dirons pas ce que nous sommes pour ne pas t’effrayer.

Pourquoi ça ?

Nous ne sommes pas des entités de l’Ombre qui se rencontrent à tous les coins de rue. Mais nous te sommes redevables d’un service, aussi nous respectons notre engagement à te Servir.

Ohh, j’aime encore moins ça.

Tu as été une grande combattante, par le passé, mais tu l’as oublié avec ton incarnation. Nous sommes venus te le rappeler. Ta puissance n’appartient qu’à toi, et il est dommage que tu l’ais muselé par peur de qui tu es.

Et qui je suis ?

Une guerrière de l’Ombre.

J’ai mal entendu, je crois ?

Si tu as autant de respect pour Camille Fraise, ce n’est pas pour rien. Dans une autre vie, vous avez combattu ensemble.

Euh… Comment pourrais-je avoir été une guerrière de l’ombre dans une autre vie si mon âme a une reliance au Milieu ? Là, je me sens très mal à l’aise par rapport à ce que tu me dis.

Nous te montrerons. Remets ta pierre pour clarifier les rêves sous ton oreiller et nous te montrerons des fragments de tes vies antérieures.

Je ne comprends toujours pas.

Pourquoi as-tu à avoir peur du futur, alors que tu possèdes entre tes mains la puissance de te battre ? Pourquoi avoir peur de l’adversité, alors que tu peux faire face à n’importe quelle menace ? Pourquoi avoir peur d’oser Etre alors qu’une force puissante coule en toi ? De quoi as-tu peur ? Qu’est-ce qui te retiens ? Pourquoi t’es-tu laissé endormir de cette façon ?

A une époque de ta vie, tu as su te battre. Tu as su te battre mentalement et subtilement pour défendre une personne que tu aimais. Tu as su te battre pour surmonter ton addiction à la scarification.

Par amour pour cette personne. Je sais me battre pour les autres. Mais je ne sais pas me battre pour moi-même.

Quel dommage petite fille. Pourquoi serais-tu capable de te battre pour quelqu’un d’autre que tu aimes, et pas pour toi-même ? A moins que tu ne t’aimes pas suffisamment pour avoir le courage de te défendre ? De la même façon que tu as la flemme de prendre au sérieux ta protection contre les charges émotionnelles ?

Que veux-tu que je te réponde ? Que vous aimez mettre le doigt là où ça fait mal ? Je sais que c’est une de mes failles. Mais je ne sais pas comment la résoudre.

Accepte ta part d’Ombre, accepte la Guerrière en toi. Tu ne te considéreras alors plus jamais comme faible, malgré ton hypersensibilité et ton Cœur grand comme un océan. Tu reconnaitras ta force, tu sauras que tu es capable de surmonter n’importe quel obstacle, peu importe la difficulté de la vie. Si les épreuves que tu vies sont de plus en plus dures et te poussent dans tes derniers retranchements, c’est pour te forcer à te reconnecter à cette part de toi.

Cette part de toi que tu as renié en blessant involontairement certains proches à toi. Parce qu’incapable de contrôler ta rage et ta colère contre toi-même, tu la reportais sur autrui pendant ton adolescence.

Ce n’est pas une fatalité. Comme nous te l’avons expliqué, combattre n’est pas synonyme d’attaquer. Il s’agit de canaliser. Canaliser la force de l’attaquant. Canaliser ta propre puissance. La colère peut se transmuter en énergie constructive, elle n’a pas de raison de rester une force destructrice.

Parfois la destruction est nécessaire, afin de faire tomber des préjugés, des barrières, des restrictions inutiles apposés par votre mental, votre éducation et votre société. Mais cette destruction-là ne se fait jamais dans une intention de violence, mais d’évolution. Et même si vous ne le percevez pas, elle est alors finement encadrée par vos guides, afin de ne pas dépasser les limites supportables.

Oui, enfin ça c’est votre vision… Parce que les limites du supportables, c’est subjectif. Vous n’êtes pas dans un corps incarné avec un corps émotionnel !! C’est toujours plus facile d’observer de l’extérieur *grmf* ça me fait grincer des dents. Si je savais comment « accepter la guerrière en moi », cela fait longtemps que je l’aurais fait ! Sans blague !

Plutôt que de te plaindre, tu pourrais canaliser cet énervement. Nous te proposons d’apprendre à créer une arme astrale grâce à laquelle tu transmuterais ces émotions « négatives » en puissance de combat.

Et ce n’est pas dangereux ça ? Une telle arme ne risque-t-elle pas de se retourner contre moi-même ou d’être utilisée à mauvais escient sous le coup de la colère ?

Tout d’abord, nous t’apprendrons la technique et il sera important que tu la respectes à la lettre. Mais tu ne la publieras pas ici, car en effet, un mauvais usage pourrait causer des dégâts énergétiques.

Ensuite, pour pouvoir utiliser une telle technique, cela nécessite plusieurs prérequis :

  • Avoir un cœur « pur » et par là, j’entends : aimant et profondément respectueux de la vie. C’est un cœur qui n’est pas capable de se défouler sur autrui, parce qu’il aime chaque flamme divine et chaque chose vivante et qu’il les respecte trop pour les blesser sans nécessité absolue. Mais pour cela, il faut être capable de l’écouter et de le suivre.
  • Avoir un mental qui ne juge pas. Il ne faut pas s’arrêter aux vues de l’Ego. Dépasser tout jugement est une de clés qui permet de se connecter à la flamme divine des autres et donc d’être en lien avec une forme d’amour inconditionnel.
  • Connaitre la puissance des émotions : on vous apprend dans la spiritualité classique, qu’il faut vous détacher des émotions pour devenir comme le sage. Mais dans l’Ombre, on se sert des émotions comme d’un carburant que l’on transmute pour nourrir la Volonté. Cela nécessite évidemment de savoir les identifier, se distancier d’elles pour ne pas se laisser diriger par elle.

Euh, sur ce dernier point, j’émets des réserves. Je ne suis pas sûre d’avoir une distanciation suffisante avec mes émotions !

Tu te sous-estimes. Peut-être pas concernant la tristesse, mais tu as passé le test concernant la colère. Tu as su cette semaine faire face à cette colère irrationnelle et puissante qui t’a animé en réaction à l’activation d’une de tes failles. Tu l’as d’abord contenue, sans la diriger vers d’autres personnes. Puis tu l’as redirigé pour passer en mode guerrière et prendre la décision d’accepter l’initiation qui t’a été proposée et le manifester en intention concrète. Enfin tu as questionné ta colère, tu as cherché à comprendre son origine, son message, l’émotion cachée derrière.

Oui, et le soufflé est retombé suite à ça. Ce qui m’a fait me dire qu’en effet, je m’étais nourrie physiquement de l’énergie de cette colère. Mais cela me pose question. Si tu utilises la charge émotionnelle de la colère pour une action astrale, alors tu renonces à l’enseignement que t’apporte cette émotion sur une de tes blessures ?

Bien au contraire. Tu peux transmuter cette énergie dans l’astral, et questionner quand même l’émotion. Elle sera juste vidée de sa charge énergétique, et cela aura donc moins de répercussion sur ton corps énergétique, donc moins de fatigue après coup.

Hum. Donc tu me dis que c’est une action gagnant-gagnant ?

Seulement si tu es capable de mettre en place dans ta vie tous les prérequis cités. C’est pourquoi nous avertissons les lecteurs qui souhaiteraient tester par eux-mêmes : ne tentez pas ce genre d’exercice sans la guidance personnelle appropriée. L’Ombre n’est pas un jeu, et le retour de bâton d’une action énergétique non maitrisée pourrait faire mal.

Pourquoi alors vous m’autorisez à en parler ici ?

Parce que tu en as besoin. Pourquoi publies-tu ?

Je ne sais pas… Pour donner une réalité concrète à mes textes ? Pour les ancrer dans la « matière » même si c’est de façon virtuelle ? A vrai dire, je ne m’explique pas le besoin que je ressens de publier mes échanges avec mes guides. Je pourrais les laisser dans mes dossiers privés.

Et à quoi cela servirait-il ?

Drôle de question. Cela me sert avant tout à moi. Donc concrètement, une fois que j’ai l’info, ça devrait être suffisant, non ?

Il est plus facile d’accepter la médiumnité quand on comprend la façon dont cela sert pour soi-même. Mais la vérité, c’est que la médiumnité sert toujours à autrui, même si vous pouvez avoir beaucoup de mal à l’accepter au départ. Donc tu ressens le besoin de publier, même si tu ne comprends pas encore en quoi cela aide autrui. Ce n’est pas grave.

En plus, j’ai cru comprendre que les guides de l’Ombre apprécient rarement qu’on étale leurs enseignements. Ils n’aiment pas ça, ils préfèrent rester discrets.

Nous ne sommes pas des guides de l’Ombre et tu as une reliance au Milieu. Tu as plus de libertés, même si elle aura ses limites dans les partages. La logique et le raisonnement oui, les prises de conscience oui. Mais les techniques précises, non. Nous ne donnerons pas les armes aux personnes mal intentionnées qui pourraient te lire. Les connaissances s’acquièrent. Ce qui te sera donné, ne sera obtenu que si tu l’as mérité ou bien parce que tu l’auras déjà apprivoisé dans une vie passée. Certains enseignements ne seront que des rappels.

Bon, je reste sidérée par cette tournure des évènements…

Remets toi de ta surprise et avance, c’est ce pourquoi tu nous as sollicité. Maintenant que c’est fait, tu ne peux qu’avancer, il n’y a pas de retour possible en arrière.

Soit, je vous remercie.

1er février 2017

 

Enjeux d’incarnation

Artiste :

Artiste : Yuumei

* Suite de l’article Les liens qui emprisonnent *

Tu te demandes comment ton supérieur a fait pour ignorer l’appel de son âme – probablement pas née de la première pluie, vu la puissance des énergies [de domination] ]qu’il dégage. Eh bien, tu as compris qu’il était complétement englué dans un égo dominateur et contrôlant. Voilà le problème de l’autorité et le piège à l’incarnation que cela peut représenter. Piège que tu as déjà toi-même rencontré dans une vie antérieure.

Et comment on fait pour s’en sortir ?

Et bien, une des manières possibles est de « casser l’égo » dès son réveil. Je sais que tu vois de quoi je parle, grâce aux articles de Sylvie.

Oui… Les brimades, le harcèlement, la dévalorisation, etc. Tout cela, ce sont des façons de casser l’égo, notamment chez de jeunes personnes. C’est sûr que mon adolescence a été très dure pour moi. Elle a totalement brisée mon estime et ma confiance en moi…

Ainsi que tes velléités d’autoritarisme. C’est important que tu comprennes maintenant pourquoi cela t’est arrivé. Ce n’était pas un hasard, ni une punition, juste un choix de ton âme. Une autre âme ne l’aurait peut-être pas vécue de cette façon-là, mais avec ton hypersensibilité et ton empathie, cela a été très dure… Tu ne comprenais pas pourquoi les autres ados de ton âges n’agissaient pas selon les émotions que toi tu percevais en eux. Tu t’es accrochée longtemps à ce garçon, tu savais qu’il t’aimait malgré qu’il se soit mis à te harceler et à t’humilier. Mais il n’est jamais revenu vers toi de la façon dont vous étiez au départ. Tu n’as jamais compris pourquoi. Et bien, sache que, lui a choisi de suivre les apparences et les jugements plutôt que son cœur.

Hum… Je trouve que ça fait beaucoup d’enjeux d’incarnation pour moi tout ça… Le travail sur ma relation à l’autorité, au masculin, au féminin, sur l’endométriose, etc… Mon âme a mis la barre haute pour cette incarnation ou je me trompe ?

Et bien, c’est le fameux retard dont tu as rêvé par rapport à ton âme jumelle.

Arf. Mais c’est utopique d’imaginer que je puisse jongler avec tant de sujets à la fois ! Je ne suis que moi, et essaye un peu en plus de guérir avec un « égo cassé »… ! Même avec une nuit de l’âme censée accélérer le processus, cela prend toujours 30 piges ! Voire je ne sais pas combien d’incarnations.

C’est pour cela que tu as été doté de capacités médiumniques.

Hum. Comme Sylvie, pour apprendre à me guérir ?

Oui, c’est le processus le plus rapide.

Bon, je veux bien l’admettre. Au moins, ça fait une question de moins sur ma liste de « pourquoi ». Cela en revanche ne me renseigne pas sur le type de médium que je suis, ni comment je fais pour gérer ces capacités-là. Je commence à peine à passer dans la phase où cela m’aide, plutôt que de me ralentir.

La vitesse d’acceptation de ses capacités propres est fonction de chacun et dépend de la puissance de l’égo. Comme le tien est évidemment puissant…

Oui, oui j’ai compris. Je viens de me souvenir grâce à Sylvie et Camille que ce n’était pas le cas quand j’étais enfant. Je sentais très bien les énergies de l’esprit de notre maison, de mon sapin, sans me poser de questions. Je pense que je sentais aussi ma connexion à la Source spontanément. Mes rêves étaient très présents et puissants aussi. Peut-être même des voyages astraux ? Mais tout cela a été « cassé » en même temps que mon égo à l’adolescence… Heureusement, la rupture du lien à la Source n’est qu’une illusion et les choses peuvent être « réparées » *ton cynique*. Mais des fois, je me demande à quel prix… Est-ce que mon âme ne réalise pas que des fois je me dis « à quoi bon ? Moi j’ai juste envie de me sentir bien et d’être heureuse là ». Après tout, si c’est juste pour courir après ma flamme jumelle… je peux toujours courir quoi. Tout du moins dans cette vie et dans les suivantes.

Tu n’en sais rien.

Non, mais je crois que je commence à perdre espoir. C’est pour ça que vous m’avez envoyé un rêve de réconciliation avec lui ?

Oui.

Sauf que je n’ai pas tout compris.

Cela n’est pas nécessaire de fermer la porte avec lui. Tu peux vivre d’autres choses et être heureuse en laissant la porte ouverte entre lui et toi. Même si cela n’aboutissait pas dans cette vie, crois-moi quand je te dis qu’une future réunion sera plus simple si la porte reste ouverte.

Peut-être. Et mon égo te dit « qu’est-ce que j’en ai à faire de toute façon, vu que je ne serai plus concernée ? »

Cela évitera de t’infliger une blessure supplémentaire à l’âme. Certains liens ne sont pas faits pour être coupés, même temporairement.

Que dire ? Suis-je réellement sûre d’avoir ce type de lien avec lui ?

Interroge ton Cœur et tu sauras.

Hum… Peut-on avoir plusieurs flammes jumelles ? Cela me ferait vraiment suer qu’il soit le seul, et que nous ayons raté notre réunion dans cette vie-là…

Qu’est-ce que « rater » veut dire ? Du point de vue de l’égo, peut être que oui, car vous vous êtes séparés. Mais peut être que du point de vue l’âme, vous avez vécu ce que vous deviez ensemble. A savoir la prise de conscience d’un certain nombre de blessures et de blocages pour pouvoir être ensemble.

Grrmmff.

Pas le genre de réponse qui fait plaisir n’est-ce pas ? Mais en même temps, si tu reçois cette réponse, c’est parce que tu es prête à l’entendre, et qu’au final tu le savais déjà.

Oui… Peut-être grâce à ce fameux rêve où il venait m’expliquer pourquoi on ne pouvait pas être ensemble. Je me demande quels infos il a lui de son côté ?

Celles nécessaires pour avancer.

Lol, c’est précis ça !

Il te faut accepter d’avancer séparément pour quelques temps. C’est pourquoi ton accès aux infos le concernant a été bloqué.

Grrmmff. Même pour savoir dans quel état d’esprit il est ?

Tu n’as qu’à le lui demander verbalement. Sans sollicitation énergétique de votre lien.

Bouh, c’est pas du juste. Etre médium pourrait quand même me servir à des trucs sympas de temps en temps ? Je n’ai pas du tout envie de reprendre contact si c’est pour me prendre une porte dans le nez… Et comme je n’arrive pas du tout à capter comment il se sent par rapport à moi… Je me demandais si c’était lui qui bloquait mes perceptions le concernant ; après tout, j’étais capable avant de ressentir son état émotionnel à distance grâce à notre lien. Mais en fait c’était vous ??

Pour une bonne raison. Tu ne peux pas apprendre à gérer tes émotions et tes énergies si tu es sans cesse connecter aux siennes. Connection qui n’a de toute façon plus besoin d’être, au vu de votre relation. A quoi cela te servirait-il de le sentir malheureux comme une pierre ou heureux avec une autre femme ? Ce serait juste de la torture, considère que c’est un service que nous te rendons par compassion.

Oui, j’imagine. Cela répond déjà à pas mal de mes questions le concernant. Puis-je demander quel est le « travail » que l’on a convenu de faire ensemble ?

Pas pour l’instant.

J’imagine que la réponse viendra en son temps.

Concentre-toi sur toi-même. C’est ce qui vous aidera le plus tous les deux.

Merci pour les réponses.

Attends.

Oui ?

N’oublies pas ce que j’ai dit. Cela ne sert à rien de solliciter votre lien énergétique. A part t’épuiser. Et à part le perturber lui.

Ah, alors il ne faut pas que je le dérange ?

C’est préférable. Pas dans la période où il est.

Ok, du moment que vous répondez à mes questions – au moins partiellement, je n’ai aucune raison d’aller à la pêche aux infos de son côté à lui. C’est pour ça que vous avez répondu à mon appel ?

Entre autre, mais nous sommes là pour t’aider sur bien d’autres sujets. Evidemment c’est plus facile quand tes énergies sont purifiées et stabilisées.

Vous voulez dire quand mes émotions sont exprimées et mon état émotionnel calme et stable ? Comme lorsque Camille est en rêve lucide ?

Le contrôle des émotions est un point clé pour le maintien d’un taux vibratoire stable. C’est pourquoi tu canalises mieux quand tu es fatiguée mais calme. Quand tu te sens mal, ta priorité devrait toujours être d’extérioriser tes émotions, par écrit, dessin ou chant, la méthode que tu veux. Mais extériorise ces émotions et transmute-les en énergies d’amour. Contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas lorsqu’on est le plus mal que l’on reçoit la meilleure guidance. C’est souvent le moment en revanche où vous êtes les plus aptes à la demander et à vous ouvrir à elle pour la recevoir, donc vous amalgamez les deux. Mais tu recevras toujours une guidance d’autant plus claire que ton état émotionnel le sera. C’est une règle fondamentale, surtout chez toi qui est hypersensible.

Quand tu es mal, demande autant que tu veux la guidance dont tu penses avoir besoin. Mais accepte l’idée que tu n’es pas en état de la recevoir sur le moment, et garde la foi qu’elle viendra au moment opportun. Fais de ton état émotionnel ta priorité. « Que puis-je faire pour me sentir bien ? » Cela peut être de pleurer un bon coup, d’écrire tes émotions, d’en parler avec une amie, de dormir, de manger, etc. Mais surement pas de chercher à canaliser un message qui de toute façon ne pourra être que tronqué. Cherche à te reconnecter à l’amour que tu éprouves pour toi-même, en prenant soin de toi, ce sera le meilleur moyen de transmuter ces énergies, via la compassion envers toi-même. Le reste suivra dans un second temps.

Merci pour cette discussion.

2 janvier 2017

Les liens qui emprisonnent

Auteur

Parc aux palmiers. Auteur : Les Rêves de Celia.

Cela fait un moment que j’avais envie d’écrire sur mon blog de façon plus régulière. Mais finalement le mois de décembre a été compliqué… J’ai enchainé les jours de rhume. Du coup, ce dernier mois, j’ai bien senti mon taux vibratoire plus bas que d’habitude et ma difficulté à canaliser aussi… A la place, j’ai bien senti que le travail s’est fait au cours de mes rêves. Certains ont été très forts, sont restés très nets et m’ont bien perturbée aussi… Mais l’interprétation ne suit pas forcément derrière et c’est frustrant.

Le dernier rêve était néanmoins assez clair sur ma gestion déplorable des énergies et des émotions que mon supérieur actuel projette et dont je n’arrive pas à me distancier. Je me laisse littéralement polluer par lui, en attendant que ça se finisse. Mais cette histoire de rupture de contrat traine encore et encore et peut être est-ce l’occasion pour que j’apprenne à ne plus me laisser atteindre. J’en ai marre d’être malade 3 juste après chaque interaction avec lui, ce n’est plus possible.

Mais comment je fais ? Comment je fais pour affirmer mes besoins et les faire respecter, sans être autoritaire et en restant souple ? J’ai l’impression de ne pas réussir à trouver un équilibre, tout ou rien, soit je bouffe soit je me laisse bouffée. Je ne veux pas de conflits et je veux que cela se résolve dans le bon sens, donc j’ai décidé de me coucher, de le laisser prendre les décisions suite à ma demande et de le faire à son rythme. Mais ce n’est plus possible.

Il suffit de le dire dans la douceur. Affirmer ses besoins n’est pas synonyme d’autorité. Tu peux expliquer pour amener à une compréhension.

Comment expliquer à quelqu’un qui n’écoute pas ?

C’est ton propre préjugé. Peut-être qu’il n’écoute pas ton avis pour des décisions dans le cadre du travail. Ou qu’il n’en donne pas l’impression. Mais concernant ton départ et la transmission, peut-être qu’il fera un effort.

Peut-être. Je ne sais juste pas comment le formuler. « Bonjour, je veux que la rupture soit la plus rapide possible car je ne supporte plus d’être en contact avec vous »

Pourquoi ne veux-tu plus lui parler ?

Parce qu’à chaque fois, il trouve le moyen de me parler de ses problèmes à lui au travail, de se plaindre, etc…

Et toi tu n’as pas envie d’en rajouter une couche avec tes demandes, alors tu n’oses pas affirmer ce dont tu as besoin.

Voilà. A chaque fois, je me trouve à jouer le rôle de la personne « compréhensive et compatissante » et je m’oublie. Et ça m’énerve. Pourquoi je tombe à chaque fois dans le panneau ? Pourquoi ?

Pourquoi te sens-tu obligée de l’écouter ?

Parce que je ne veux pas le froisser, je n’ai pas envie qu’il s’énerve.

Et s’il s’énervait, que se passerait-il ?

Et bien… Je ne me sentirais pas bien. Je ne saurais pas quoi faire.

Comprends bien que tu détestes les énergies en suspens non résolues. Mais que tu n’arrives à les exposer que lorsque c’est toi qui es dans la « position énervée », que lorsque c’est toi qui risque de craquer, de péter un plomb ou de pleurer. Quand tu es dans la situation inverse, tu ne sais pas mieux gérer la chose que ta sœur. Tu es prise au dépourvue.

Eh bien, si c’était un proche qui se mettait à pleurer, je lui ferais un câlin. Mais mon supérieur ? C’est déjà peu probable qu’il admette sa détresse et encore moins qu’il pleure, mais effectivement, je ne lui ferais pas de câlin !

L’empathie sans compassion rend les émotions, et donc les énergies, impossible à transmuter. C’est comme si tu mettais tout dans un entonnoir fermé. Cela crée un bouchon, qui empêche par la suite la circulation des autres émotions et énergies captées.

Ok, je saisis l’image, et cela explique pourquoi les jours suivants, j’ai du mal à gérer les contacts avec d’autres personnes, et si j’en ai, je tombe malade – souvent de la gorge d’ailleurs. Quand mes parents ont été là, j’ai carrément été aphone pendant plusieurs jours… Ma gestion des émotions et de la communication m’ont semblé bien plus dures que d’habitude !

Concrètement, comment je fais pour éviter la création de ce « bouchon » ?

Réfléchis-y.

Faire preuve de compassion ? Mais n’est-ce pas déjà le cas en l’écoutant ? Bon d’accord, ce n’est pas le cas, je fais « semblant ». Je l’écoute pour qu’il ait l’impression de se sentir écouté et compris, ce qu’il recherche.

Mais au fond, il sent bien qu’il n’obtient pas ce que les apparences montrent, c’est pour cela qu’il continue encore et encore. Qu’il te parle des mêmes choses encore et encore alors que toi tu es passée à autre chose.

Mais je suis censée faire quoi ?

Écouter sa peur. Il a peur de te laisser partir. Il n’y a qu’en écoutant sa peur avec le cœur et en le rassurant qu’il te laissera vraiment partir, et qu’il arrêtera de faire trainer les choses.

Comprendre qu’il ait peur je veux bien. Écouter avec le cœur, je l’apprends. Mais le rassurer ? Je ne vois pas comment je peux le rassurer alors que je ne vois pas moi-même d’avenir dans la structure et dans les choix qu’il a fait. Suis-je même en position de le rassurer ? Ça me parait un peu aberrant… Comment je peux faire ça ? Et puis on parle de quoi là, rassurer son égo, son mental, son âme ?

Tu peux faire preuve d’amour envers toi-même, en même temps qu’envers lui. Les deux ne sont pas incompatibles. Simplement dire que tu as besoin de temps pour prendre soin de ta santé.

Oui, c’est vrai…

Apprendre aussi la gestion des émotions et des énergies. Parce que tu penses « il me pollue ». En quittant ce job, tu t’éloignes de la source de toxicité. Mais la vérité c’est que « tu te laisses polluer ». Tu es responsable à 50% de votre relation. Il serait en effet préférable pour toi de ne pas avoir de telles relations dans ton entourage. Mais à défaut d’avoir pu choisir celle-ci, tu peux au moins décider de l’impact qu’elle peut avoir sur toi. Mieux vaut l’apprendre maintenant que de répéter la situation. On ne peut pas toujours fuir les situations ou les personnes qui nous sont toxiques, comme ton livre des Défis le suggère. Ou bien tu peux t’excuser, te lever et partir définitivement. Mais tu risques de courir de job en job très longtemps.

Oui, je trouve ça utopiste… Ce n’est pas toujours possible. Plutôt que de fuir, je voudrais apprendre à transformer la situation pour qu’elle ne m’atteigne plus. Comme je l’ai fait avec ma colère envers les parents de ma meilleure amie. J’ai été surprise de voir comment l’exercice que vous m’aviez donné a bien marché. Comment j’ai pu transmuter cette énergie de colère en gratitude et en amour. Après plus de 10 ans à l’avoir porté comme un fardeau, je me suis sentie plus légère. Ne puis-je pas faire la même chose avec mon supérieur ?

Tu peux essayer, mais comme tu as une relation dynamique avec lui (comprendre encore dans le présent) cela ne marchera que pour les émotions passées. Il te faut trouver une technique à utiliser au présent, sur le moment.

Humm, oui, je suis bien d’accord. Mais laquelle ? Écrire après coup m’aide à évacuer. Mais sur le moment ? M’ancrer, me connecter à mon cœur ne m’ont pas semblé suffisant… Je suis trop affectée par la quantité d’émotions refoulées chez lui et de pensées négatives, c’est comme une vague qui me balaye, me fait suffoquer et me fait perdre pied. Je m’oublie complètement face à lui, ses énergies m’écrasent littéralement. C’était peut-être pour ça que j’avais du mal à faire preuve de souplesse avec lui au départ sur certains points, parce que j’avais l’impression qu’en restant ferme sur mes positions, c’était le seul moyen de ne pas me faire envahir par ses énergies ? Je comprends mieux…

Je ferai bien l’exercice de Camille Fraise sur l’œuf intérieur (cf lien ici) mais j’ai besoin d’être seule et au calme pour y arriver.

Tu peux imaginer quelque chose de plus rapide. Visualiser un cube d’énergie doré autour de toi, ses vagues d’énergies à lui qui se fracasse dessus mais ne pénètrent pas à l’intérieur.

Hum. Pourquoi un cube ?

Les arrêtes désamorcent l’agressivité des énergies envahissantes. Elles brisent les vagues sans toutefois altérer les émotions en elles-mêmes. Tu casses l’emprise qu’elles ont sur toi sans toutefois être agressive toi-même.

Tu crois ? Cela protège, mais en quoi cela transmute ?

Le cube t’aide à ne pas être envahie. Mais pour le reste, il te faudra faire le boulot habituel. Connexion à ton cœur, écoute avec ton âme, connexion à un sentiment de gratitude et envoi d’amour. Tu n’as pas besoin de parler avec des mots pour le rassurer. Tu peux entendre sa peur, te sentir dans la gratitude pour la valeur qu’il t’accorde et l’intelligence qu’il reconnait en toi, tu peux le remercier pour l’opportunité qu’il t’a offert, tout ce qu’il t’a appris. Lui rappeler en pensée que ce que tu as apporté restera après toi, même si tu n’es plus là, et que justement il devrait s’en inspirer.

Taris la peur à sa source et tu verras qu’il cessera de chercher à attirer ton attention et ta pitié.

Mais peut-on vraiment faire ça ? Calmer la peur chez quelqu’un d’autre ? N’est-ce pas à chacun de faire ce travail sur soi-même ? N’est-ce pas pénétrer et interférer dans les énergies de la personne ?

Il est des fois où ce travail peut être fait – partiellement – par autrui, notamment dans le cas où ces peurs entretiennent un lien énergétique qui emprisonne. Ainsi, la personne en face, qui souhaite se libérer consciemment d’un tel lien, peut chercher à apaiser les émotions négatives de l’autre qui l’empêchent de partir. Quand la personne d’en face n’est pas du tout consciente de telles énergies, ce travail peut être fait de façon subtile. Cela sera alors plus facile et évitera à l’égo de se braquer.

Bon… Je vois. Je suis surprise de t’entendre parler de lien qui emprisonne émanant de mon supérieur. Mais maintenant que tu le dis… De nombreux employés autour de lui ont souhaité partir plus d’une fois et n’ont jamais réussi, je comprends un peu mieux pourquoi.

Seule une situation de crise et l’appel de moyens insoupçonnés leur permet alors de rompre ce lien. Dans le cas de ton collègue, son amour pour sa fille était plus fort que l’emprise de ton supérieur. Mais ne te leurres pas. La mise en place d’un tel lien a été consentie par votre âme, que vous ayez une situation de soumission à expérimenter ou bien d’autres choses à apprendre.

*suite au prochain article*

2 janvier 2017