Nœuds familiaux

Artiste : NanoMortis

Ecrire, écrire… cela fait un moment que je n’arrive plus à le faire régulièrement, ni sur mon blog, ni même dans mon journal intime. Je me demande bien pourquoi. Trop fatiguée ? Trop préoccupée à courir à droite et à gauche, à préparer mon départ ? Pas le courage de me poser pour faire face à tous mes ressentis intérieurs ?

J’ai l’impression que c’est toujours dans les périodes plus difficiles qu’il devient plus dur et laborieux pour moi de faire ces petits efforts pour prendre soin de moi. Je me laisser emporter, et cela fait comme un cercle vicieux. Parce que je ne prends plus assez soin de soi, peut-être parce je suis désancrée, décentrée, stressée ou choquée par quelque chose, le malaise grandit en moi. Et plus il grandit, plus il est difficile de me poser pour le regarder en face, de l’écouter et de l’accepter. Alors mon mental s’agite, il cherche à m’occuper pour détourner mon attention. Et le cercle s’accentue.

Mais parfois alors, je suis mise face à des évènements qui me rappellent la réalité sans détour. Ainsi, aujourd’hui, la médecin chinoise que je suis allée voir m’a bien dit : votre corps est complètement épuisée, votre Qi est très faible. Me revient alors en boomerang, au-delà de ma sensation de fatigue physique, tous ces rêves spirituels me soulignant une terrible fatigue.

Et ce n’est pas qu’une fatigue physique, c’est aussi une fatigue énergétique.

Mais je ne comprends pas comment une telle fatigue s’est installée. Qu’est-ce que j’ai fait de travers pour en arriver à un tel épuisement ? Cela va faire bientôt 5 mois que je suis tombée en arrêt maladie, et que je n’ai pas travaillé. Ce n’est plus le boulot qui me fatigue ! Je devrais avoir récupérer ! Je ne comprends pas… Je ne comprends vraiment pas !

Ta fatigue est bien plus profonde qu’une fatigue professionnelle. Même si elle est bien là.

Alors c’est quoi comme type de fatigue ?

La lutte contre la maladie.

C’est-à-dire ? Je lutte alors que je ne devrais pas lutter ?

Cela fait combien d’année que tu es malade ?

Au moins 7 ans, peut-être plus…

Cela fait combien d’année que tu as été diagnostiquée avec de l’endométriose ?

Cela fera bientôt 2 ans…

Qu’est-ce qui a changé depuis ce diagnostic ?

Physiquement parlant, pas grand-chose… J’ai essayé des tas de traitements hormonaux, qui n’ont pas vraiment marché. Je fais de la kiné 2 fois par semaine depuis mon arrêt. De l’ostéopathie. J’ai arrêté le gluten et le lactose. Mais la maladie n’a pas régressé, ni même ne s’est stabilisée. Elle se rapproche dangereusement de la paroi de mes intestins, elle s’est attaqué aux tissus qui les enveloppent en tout cas, ça ce que prouve la dernière IRM. Même si je m’en doutais déjà à cause des douleurs devenues bien plus fortes et chroniques. Et plus il y a cette foutue sciatique, qui a explosé les plafonds, et ne veut pas partir…

Donc en 2 ans, ton cas s’est aggravé ?

Oui, on peut dire ça… même si les douleurs sont moins fortes qu’autrefois, parce que j’ai appris à mieux les gérer pendant les crises.

Comment ?

Repos absolu pendant les règles, station allongée, avec du chaud en permanence sur le ventre. Et une alimentation légère, jus de fruit, compotes, soupes. Et surtout une alimentation sans gluten et sans lactose en permanence le mois précédent. Ça diminue les douleurs pendant les crises. Mais finalement, pas grand-chose de neuf sous le soleil. Pas de nouvelle astuce miraculeuse. Ah si, ma tisane « spéciale règle » : fleurs d’achillée millefeuille pour limiter l’inflammation et change-écorce pour aider à évacuer les toxines. Infusion 4 min avec de l’eau bouillante et cela 3 fois par jour, voire plus selon l’envie. Mais bon, maintenant que je quitte la réunion, pour le change écorce, ça va être compliqué…

Il existe d’autres plantes avec des vertus équivalentes en métropole.

Surement, même si elles n’auront pas ce petit gout spécial que j’adore.

Alors tu es triste de quitter la Réunion ?

Oui, je ne pensais pas que je le serai autant… La médecin a dit en prenant mon pouls que ma tristesse « se sentait » à travers lui. Ça m’a donné envie de pleurer. Et elle m’a demandé « mais pourquoi vous partez alors ? » et je ne savais pas quoi répondre.

Pourquoi pars-tu alors ?

Parce que je me sens fatiguée ?

Et tu penses que tu te reposeras en rentrant ?

Oui, je me disais que ce serait reposant de retrouver mon village natal, mes parents, ma maison et son jardin. Que ce serait moins stressant, je n’aurais plus à m’inquiéter de joindre les deux bouts avec les indemnités sécu ou le chômage. Et je pourrais même utiliser les quelques sous qu’on me versera pour des activités créatives.

Mais je commence à douter d’avoir pris la bonne décision. Pourquoi est-ce maintenant, alors que je vais partir, que je rencontre deux supers thérapeutes, qui ont aidé des patientes à se remettre quasi totalement de leur endométriose ? J’aurais pu mener une thérapie avec elles si je les avais rencontrées plus tôt.

Pourtant, tu vas quand même pouvoir tester le traitement de phytothérapie chinoise que va te prescrire cette médecin spécialisée dans l’endométriose.

Oui… Mais ai-je fait le bon choix ? Quand je lis les articles de Sylvie, il me revient en tête que ce n’est pas forcément facile de retourner vivre chez ses parents à 27 ans, alors que cela va faire 9 ans que je suis partie de la maison.

Exactement, cela va faire 9 ans. 9 ans, c’est la durée d’un cycle, cela ne t’interpelle pas ?

Je ne sais pas. Est- ce censé m’interpeller ? Que suis-je censée en déduire ?

Que tu commences un nouveau cycle. Pendant le cycle précédent, tu as récolté divers outils et expériences, que tu vas maintenant pouvoir appliquer dans le cadre familial.

C’est-à-dire ? Qu’est-ce que je suis censée faire dans le cadre familial ?

Développer tes compétences de thérapeute.

Cela n’a aucun sens pour moi. Tu pourrais développer ?

Tu as compris et acquis certaines connaissances et expériences en lien avec ta blessure du rejet de la maternité. Tu peux maintenant aider ta mère à accepter sa propre blessure.

Je ne sais pas… On ne peut pas aider les autres, s’ils ne veulent pas s’aider soi-même. J’ai essayé pendant des années de pousser ma mère vers l’apprentissage du bien être envers elle-même. Vers diverses thérapies aussi. Mais ça n’a pas marché, évidemment, parce qu’elle  n’avait pas la volonté de faire avancer la situation. Ou bien, elle n’avait pas la foi qu’elle pouvait faire évoluer et améliorer sa situation ? Je ne sais pas.

Ta mère souffre d’une blessure d’impuissance. Tu l’as déjà remarqué. Elle se place en victime, et elle réagit souvent par la tétanie face aux attentes d’autrui, notamment les tiennes, celles de sa fille.

Je ne vois pas vraiment en quoi je peux l’aider à vrai dire. Elle ne s’intéresse pas à l’énergétique. Donc je me vois difficilement lui proposer un soin énergétique, un soin chamanique ou de la radiesthésie… Franchement… Même l’encourager à faire des loisirs créatifs, ce qu’elle aime, n’a marché que très très moyennement… Je ne vois plus comment je peux l’aider.

Simplement en montrant l’exemple, et en communiquant. Avoir une enfant malade peut être un grand apprentissage. Parfois même plus que d’être malade vous-même. Parce qu’alors vous vous sentez impuissant face à la maladie d’un proche que vous aimez. Alors, forcément, cela vous fait travailler sur cette blessure de l’impuissance. Pourquoi est-elle là ? Que veut-elle me dire ? De quelle façon elle modifie mon comportement ? Pourquoi ne puis-je pas la dépasser ? Autant de question qui peuvent émerger face à cette situation. Tu t’es toujours plainte que tes parents n’ont jamais pris la pleine mesure de la maladie que tu subis, parce que tu étais partie de la maison quand elle s’est déclarée. Ils ne t’ont donc vu malade que rarement, c’est seulement au téléphone qu’ils ont eu des nouvelles.

Oui, et on sait tous que les nouvelles au téléphone, c’est toujours moins impressionnant que de visu. Alors, ils vont me voir malade. C’est pour ça que je rentre vivre chez mes parents ?

Bien sûr que non. Tu as tes propres objectifs d’âme derrière cette décision. Mais c’est un travail collaboratif, car vous ne choisissez jamais vos parents par hasard. Ce choix est une opportunité de travailler ensemble sur certaines blessures, à partir du moment où l’un des protagonistes est conscient de l’existence de ces blessures.

Youpi… Alors ma mère a une blessure d’impuissance et moi une blessure d’indifférence. Quand je suis face à une difficulté, ma mère se sent impuissante et se tétanise. Elle ne réagit pas et ne sait pas comment me soutenir. Moi j’interprète ça comme de l’indifférence et donc cela réactive ma blessure de rejet. Blessée, je lui fais alors des reproches, qu’elle interprète comme une critique de sa capacité à être mère, ce qui réactive ça blessure d’impuissance… Et la boucle est bouclée. Oui, je suis consciente de l’effet miroir de nos blessures. Mais je ne sais pas comment la briser de façon définitive. De façon temporaire, je commence à prendre un peu plus de recul mais…

Finalement, derrière sa peur de l’impuissance et ma peur de l’indifférence se cache une blessure de rejet de soi-même. Ma mère se sent impuissante parce qu’elle manque de confiance en elle, elle rejette ses propres capacités et ses propres qualités et ne se croit pas capable. Quant à moi… la peur de l’indifférence vient du fait que j’ai besoin de l’amour et de l’attention d’autrui pour me valider, parce que je me rejette moi-même et ne me donne pas l’amour nécessaire.

Franchement, à décrire comme ça, c’est plutôt triste. Etre consciente des blessures n’aide pas pour autant à les résoudre d’un claquement de doigt. Qu’est-ce que je fais maintenant ?

Tu continues à apprendre à prendre soin de toi. Et ce faisant, tu ne suis que tes propres besoins et envies, ce qui te poussera à te détacher des jugements et des attentes d’autrui, y compris de tes parents. En apprenant à prendre soin de toi, tu montreras à ta mère comment on fait et que c’est possible, tu lui ouvriras la voie, comme tu as déjà commencé à le faire avec les loisirs créatifs. « Après tout, vous n’avez qu’une vie ».

Oui, c’est ce que je me dis. « Après tout, on n’a qu’une vie », enfin tout du moins, là maintenant, avec cette personnalité-là. Alors fuck si les gens pensent que je glande pendant un an entier, parce que je ne vais pas chercher de boulot. C’est vrai, je n’ai absolument pas envie de travailler, et j’ai la chance de ne pas en avoir besoin. J’ai envie de faire des choses que j’aime.

En fait tu en as besoin, pour rétablir tes énergies internes.

Hier, j’ai fait une scintigraphie osseuse et je vais attendre les résultats pendant une semaine. J’ai appris il y a peu que les scintigraphies sont le genre d’examen que l’on fait pour détecter un cancer. Mais la rhumatologue ne m’a pas dit pourquoi elle me l’a prescrit, alors je me suis interdite de trop y penser. A quoi bon me faire des films et me stresser tant que je n’ai pas les résultats ? Elle n’a pas parlé de risque de cancer, même si moi j’en ai parlé dans les antécédents familiaux, alors si ça se trouve, c’est pour chercher autre chose.

Il n’empêche que je n’ai pu m’empêcher de me poser la question « Et si j’avais un cancer des os, qu’est-ce que je ferais ? ». Je me suis dit qu’alors, je profiterais au maximum de la vie, et je ne ferais que ce qu’il me plait jusqu’à être totalement rétablie [si possible]. Puis j’ai pensé « mais c’est stupide, tu attendrais d’avoir un cancer pour faire ce qu’il te plait ? » Est-ce là le genre de message que je veux envoyer à la vie ? Etre contrainte de subir une dure épreuve de plus pour apprendre à suivre mes envies et me faire plaisir ? Sûrement pas ! Alors cancer ou pas cancer, c’est décidé, quand je rentre, je ne me prends pas la tête à rentrer dans le moule. Même si je vais faire face à la pression et à l’angoisse de mes parents.

Enfin je dis ça, mais cela sera probablement plus compliqué que ça…

Ou peut-être plus simple. Si tu es capable de souligner l’essentiel et d’expliquer quels sont tes besoins. Vous oubliez souvent que l’incompréhension résulte de défauts de communication. Et que l’incompréhension génère la peur et le rejet. Même en communiquant vous arrivez à interpréter les choses différemment et à ne pas vous comprendre. C’est là ou l’empathie est intéressante, parce qu’alors tu es capable de ressentir en toi la justesse de tes paroles et de celles d’autrui, ainsi que la portée des tiennes. Tu es capable de ressentir si ton message est passé. Mais aussi si la personne ment par inadvertance, parce qu’elle se ment à elle-même sans le savoir. L’empathie est un grand plus dans la compréhension d’autrui, il faut simplement apprendre à la comprendre et à la décrypter.

Bon, donc travail sur mon empathie également… Évidemment, c’est plus dur d’apprendre à la contrôler en vivant seule… Mais tout cela me donne l’impression que rentrer chez mes parents ne sera pas de tout repos.

De toute façon, tu le savais déjà. Tu sais que tu as besoin de rentrer pour faire un certain travail auprès de tes parents. Ce n’est qu’à ce prix-là que tu pourras atteindre une certaine forme de guérison. Tu dois dénouer des nœuds familiaux. Et maintenant que tu as eu le recul nécessaire pour les identifier, cela devient possible.

Youpi… A vrai dire, je suis trop fatiguée pour avoir envie d’y penser là. J’aimerais un peu de répit et de vrai repos… J’aimerai récupérer des forces et me sentir mieux pour faire face à tout ça.

Tu l’auras, ne t’inquiètes pas.

J’espère. Merci et bonne nuit.

23 mars 2017

Publicités

On est tous aimé…

Artiste :

Artiste : Serafleur

J’ai besoin de votre guidance. Je ne sais pas comment réagir avec cette personne et gérer cette situation. Je me sens oppressée et mal à l’aise. Et je me demande comment j’en suis arrivée là… Je sais bien qu’on ne fait pas des rencontres par hasard. Mais j’ai vraiment du mal à saisir le message que cette personne miroir m’apporte.

Comment, après avoir fait une méditation ensemble, parler 10 min en face à face et échanger quelques sms, cet homme peut faire reposer autant d’attentes sur notre relation ? Je sais que cela ne concerne absolument pas le registre de la séduction et du couple. Et pourtant, il m’envoie un sms par jour, c’est presque la fréquence de mon ex-compagnon ! Aucun de mes amis très proches que je connais depuis plus de 10 ans ne m’envoie autant de messages. Pas même ma famille ! C’est au-delà de la recherche d’une simple relation amicale.

En apparence, ces messages sont sans attente, il me souhaite de bonnes choses, m’envoie des pensées positives. Mais la réalité énergétique derrière est très différente. Parce que je ressens des attentes émotionnelles, je ressens un besoin de réponse sur le même registre, alors que je n’en ai pas spécialement envie. Je sais quand c’est lui qui m’a écrit avant même de lire le message, car j’ai la sensation d’une invasion de mes énergies. Alors, je me sens oppressée et mal à l’aise. Cela m’énerve même qu’on puisse tant chercher à envahir autrui avec ses énergies, même si je sais qu’il n’en a pas conscience.

C’est un appel désespéré inconscient. Parle moi de ce que tu as ressenti quand tu as discuté avec lui au téléphone, mais que tu n’as pas osé lui dire.

Et bien, je me sentais très mal à l’aise. Je n’ai pas compris sur le coup, mais c’est comme si je ressentais un très fort décalage entre ce qu’il me disait consciemment, et sa réalité énergétique inconsciente. Il me parlait de son éveil spirituel, de son parcours d’évolution, de ses capacités, mais moi je ne ressentais pas les énergies correspondantes. J’entendais les « j’ai lu », « on m’a dit », « j’ai entendu à telle conférence », mais pas des « je pense », « je crois », « je vis ».

C’est terrible, comment veux-tu lui dire ? Alors qu’en plus c’est un quasi inconnu pour moi, mais que les autres proches que nous en avons en commun me disent « oui, tu verras, il connait plein de choses et fait de super soins ». Je n’ai pas envie de le blesser. Je ne suis pas là pour juger, mais je suis très dérangée par le décalage entre ce que j’entends sortir de la bouche de cette personne et de ses amis et ce que je ressens de ces énergies. Comment est-ce possible ? Au début je me demandais, est-ce quelqu’un enfermé dans une forme d’égo spirituel ? Mais je ne sens vraiment pas de sa part une volonté de dominer les autres par ses capacités spirituelles. Non, c’est quelque chose d’autre et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

Alors nous allons t’aider à l’identifier. Qu’est ce qui t’a touché le plus lors de la première conversation téléphonique que vous avez eu ?

Sa remarque « que de souffrances » au sujet de mon blog a réveillé une blessure émotionnelle chez moi. Il marquait sa surprise entre ce qu’il avait pu voir de moi lors de la méditation (une personne radieuse), et ce qu’il avait pu lire ici, en disant qu’il ne s’imaginait pas en me voyant comme ça face à lui, que je pouvais traverser de telles souffrances.

Moi cela m’a fait péter un câble intérieurement, parce que j’ai ressenti le mot « souffrances » comme un jugement, de la part d’une personne qui ne me connaissait pas. Il y a beaucoup de choses sur ce blog. Il y a, oui c’est vrai, des articles où je parle de mes émotions négatives, de mes difficultés, de mes moments de découragement. Mais il y a aussi des poèmes, des recettes, des photos, des articles de guidance avec mes guides, des ressources sur divers thèmes. Il y a beaucoup de choses que cette personne n’a pas lu avant d’exprimer une opinion sur ce lieu virtuel. Et ça m’énerve, on ne peut pas résumer une personne, ni à quelques articles, ni même au contenu entier d’un blog, ni encore à ce qu’on a vu d’elle lors d’une seule rencontre. Enfin pas, si on ne bénéficie pas de la capacité de scan énergétique. Humf. Ne me dites pas que c’est ça ce qui se passe ? Que j’ai scannée les énergies de cette personne ?

Cette personne te l’a demandé. Elle t’a demandé ce que tu ressentais de ces énergies, donc elle t’a donné son autorisation. En fait, c’est même son âme qui te l’a donné, parce qu’elle a besoin d’un intermédiaire pour se faire entendre.

C’est bien ce que je craignais… et je n’aime pas du tout du me retrouver dans cette position là, pas du tout. J’ai l’intuition que cette personne s’est enfermée dans une certaine conception de la spiritualité (il faut être amour inconditionnel – par exemple) pour se raccrocher aux branches et ne pas entendre la souffrance de son âme.

Cette personne me dit avoir vécu un éveil spirituel, et si je ne remets pas en cause son vécu, ma vision de l’éveil spirituel est très différente. Je vis ça comme quelque chose de progressif et d’étalé dans le temps, je ne conçois pas ça comme *pouf* une illumination subite. On peut en avoir, des illuminations, mais celles que j’ai eues ne sont que des petits pas sur le chemin de mon propre éveil. Je ne perçois pas un « avant » et un « après », c’est quelque chose de flou qui se met en place avec l’évolution de la personne. Et je ne me considère pas comme pleinement « éveillée », car je n’ai pas la pleine maitrise de mes capacités spirituelles. Je ne suis pas capable non plus de ressentir de façon directe et illimitée la Source. Je la ressens à travers mes guides, et ma propre flamme. Mais je n’ai jamais eu ce sentiment d’unité fondamentale directe avec la Source.

Je ne considère pas que, parce qu’on a vécu tel type d’épreuve, alors on est automatiquement éveillé. Cela n’a rien à voir pour moi. C’est la façon dont on vit les choses et dont on s’en sert pour se connecter à notre âme et à notre guidance intérieure qui fait la différence. Comment se considérer pleinement éveillé si l’on n’arrive pas à entendre et à suivre la guidance de son âme ? Si l’on se repose sur des guidances et des enseignements extérieurs à soi-même ? C’est inconcevable pour moi. Chaque être est unique, et donc il a son propre chemin d’éveil, sa propre guidance interne à suivre. Se reposer uniquement sur des guidances extérieures, c’est être dépendant, c’est se départir de son propre pouvoir intérieur à guider sa vie. C’est aussi faire peser de lourdes attentes sur autrui, notamment sur les médiums que l’on peut croiser sur notre chemin. Je le sais, j’ai été comme ça aussi avant.

D’où le sentiment d’oppression que tu ressens face à cette personne. Elle est complétement sourde à sa propre guidance intérieure, elle se base sur celle des autres, donc elle est en demande, tu l’as bien ressenti. Seulement, en faisant ça, elle se perd elle-même, elle n’arrive pas à identifier ce qui est bon pour elle, à agir selon les besoins de son âme. Elle transpose les enseignements spirituels reçus à sa vie, sans vérifier qu’ils sont en accord avec son âme et la situation qu’elle vit. Ce qui est une source de souffrance pour son âme, qui ne reçoit pas ce dont elle a besoin.

C’est comme chercher à se conformer à un moule qui ne correspond pas à la forme de notre corps. Par exemple, à quoi bon chercher à être une source infinie d’amour pour autrui, quand on n’a pas une reliance à la Lumière mais au Milieu ? Alors, on donne, on donne, on donne, en attendant un retour qui ne vient pas. Parce qu’en réalité le don n’est pas réalisé sans attentes, c’est juste que ces attentes sont inconscientes, la personne a besoin de recevoir de l’amour extérieur pour combler ses vides intérieurs. Et quand on est occupé à donner sans compter, en attendant de recevoir de l’extérieur, on ne se donne pas à soi-même. Alors qu’on est la première personne capable de combler notre manque d’amour envers nous-même. On ne peut alors pas s’en sortir sans un travail d’introspection. Je le sais, parce que je suis passée par là. Moi aussi, je donnais sans discernement à une époque, cela me distrayait de mon propre mal être et me donner l’impression d’exister grâce à autrui. Mais ce n’est pas une solution durable, c’est un mensonge inconscient à soi-même.

Car pendant ce temps, l’âme est en souffrance. Elle n’est pas nourrie, elle n’est pas écoutée. Alors maintenant, dis-moi ce qui se passerait si on retournait le miroir que tu as vécu vers cette personne.

Et bien j’ai été choquée de constater la différence, entre ce que l’on percevait de moi à l’extérieur (lumineuse), sans me connaitre, et la réalité intérieure (en souffrances et pleine d’ombres). Quand cette personne me montre du doigt cette réalité, c’est comme si elle la pointait chez elle dans le miroir que je représente pour elle. En reconnaissant cette écart entre les apparences et la réalité énergétique profonde chez moi, c’est comme si cette personne soulignait le même écart chez elle. Elle a beau avoir l’apparence et l’image d’une personne très lumineuse et évoluée (chez les autres mais aussi chez elle-même), elle est en réalité en grande souffrance intérieure au niveau de son âme.

Et tu sais pourquoi ?

J’en ai une petite idée, mais je ne sais en aucun cas si c’est la réalité, je ne suis pas cette personne, je ne suis pas dans sa tête et dans son cœur. Je n’ai pas trop envie de raconter des bêtises !

Fais conscience à ton scan énergétique. Si tu as faux, nous te corrigerons.

Et bien, j’ai le sentiment que le début de l’éveil spirituel de cette personne a créé de grandes souffrances dans sa vie. Comme si tout à coup, le décalage entre elle et sa famille, entre lui et sa partenaire étaient trop grands pour qu’ils puissent se comprendre, d’où la réaction de rejet. Et c’est comme si cette personne refusait d’admettre que l’éveil spirituel puisse être source de tant de souffrances, et qu’il fallait que ce soit transcendé immédiatement. Un peu cette croyance que « lorsqu’on est éveillé,  on est amour et lumière », on est dans la paix intérieure.

J’ai le ressenti qu’en réalité ces souffrances-là n’ont pas été transcendés, mais seulement refoulées, et que cette personne n’arrive pas à voir et reconnaitre ces « ombres » à cause du conditionnement spirituel qu’elle s’est imposé. Et son âme en souffre, profondément. Or il est d’autant plus difficile de se connecter à la guidance de son âme quand on n’est pas prêt à entendre sa souffrance, et à réaliser que l’intérieur n’est pas en accord avec l’image extérieure que l’on donne ou que l’on voudrait donné de soi, selon nos croyances spirituelles (il faut être lumière et amour). Voilà ce qui explique pour moi, ce besoin si fort de guidance spirituelle extérieure. Où l’on ne conserve que ce qui nous rassure.

Mais ? Ce n’est pas tout.

Et bien je suis triste de ressentir ça… Ces attentes émotionnelles que je ressens, ce besoin de se créer des amis ouverts à la spiritualité, avec des échanges très fréquents, au point d’être envahissants… Est-ce moi ou ai-je l’impression qu’il recherche inconsciemment une famille de substitution ? Avec des membres qui acceptent son ouverture à la spiritualité et ses capacités énergétiques ?  En opposition à sa famille actuelle qui l’a renié à cause de son ouverture à la spiritualité ?

Tu ne te trompes pas. En réalité, il recherche à l’extérieur, ce qu’il a perdu à l’intérieur. Il pense avoir guéri cette blessure, mais ce n’est pas entièrement vrai, sinon il ne ferait pas une telle projection. Et que sais-tu sur les blessures de rejet par autrui ?

Et bien, j’ai récemment appris, que lorsqu’on vivait des blessures de rejet avec autrui, c’est parce qu’au fond, c’est nous même qui nous rejetons, nous ne nous acceptons pas pleinement pour ce qu’on est. Je me souviens très bien d’avoir pesté encore et encore que ma famille n’acceptait pas mes capacités médiumniques et mon intérêt pour la spiritualité. Mais en fait, c’était moi qui me fermais et mettais des barrières, car je n’acceptais pas moi-même mes capacités.

Que pourrais-tu dire à cette personne pour l’aider ?

Je suis profondément touchée par sa détresse. Je sais combien il est difficile de reconnaitre que l’on souffre intérieurement. C’est difficile d’accepter de porter en soi douleur, tristesse, colère, rejet de soi, parce que ce sont des émotions jugées « négatives » et que la majorité des enseignements spirituels nous apprennent qu’il faut les surpasser, qu’on doit se sentir en paix et donner de l’amour aux autres. J’aimerais rappeler à cette personne que ce n’est pas parce qu’on chemine sur le sentier de l’éveil spirituel que l’on est des « surhommes ». On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » ne sont pas quelque chose de mal, ce sont des messages de notre âme en souffrance. On peut écouter le message de nos émotions sans les laisser nous contrôler et nous faire agir de façon inconsidérée. Elles ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. A identifier les moments où l’on ne se respecte pas, où l’on a besoin de douceur, d’amour, de joie… Et ces besoins-là, c’est à chacun de nous d’apprendre à les nourrir en nous-mêmes, par nous-mêmes et pour nous-mêmes. C’est un travail qui se fait petit à petit, et il faut apprendre à faire preuve de douceur et de patience avec soi-même. Avant de chercher à guérir autrui, il faut commencer par chercher à se guérir soi-même, à prendre soin de soi. Qu’est-ce qui dans ma vie extérieure se reflète ? Suis-je bien dans mon environnement ? De quoi mon Cœur a envie ? De quoi ai-je besoin pour être bien ?

Maintenant, je t’invite à retourner le miroir vers toi-même. Le message que tu as envie de délivrer à cette personne est également celui que ton âme souhaite que tu entendes. « On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » […] ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. » C’est une invitation à comprendre et à aimer ton hypersensibilité. Parce que tu es hypersensible et empathe, tu es capable de ressentir les émotions et les blessures d’autrui. En réalité, ton scan énergétique s’active quand tu es face à une blessure miroir. En te permettant d’aider l’autre à comprendre ce qu’il traverse, tu t’aides toi-même. C’est comme ça que marche l’effet miroir.

Merci… J’espère que ce post sera bien accueilli par cette personne…

Tu lui donnes l’opportunité de prendre conscience de sa souffrance intérieure. Car il cherche ce qui ne va pas dans sa vie, sans comprendre, en se demandant ce qu’il fait de travers pour rester dans une situation matérielle qui lui pèse. La réalité, c’est que sa situation extérieure reflète son état intérieur. Il a maintenant les clés pour le voir et le reconnaitre. Il a reçu l’aide qu’il avait demandé. C’est maintenant à lui de décider s’il accepte ou pas le message que tu lui envois, s’il décide d’en prendre considération ou pas. Tu ne peux rien faire de plus pour l’aider, les clés sont dans ses mains maintenant.

Oui, je sais, mais je me dis que c’est difficile comme message à avaler… Que son égo risque d’en prendre un coup et de tout rejeter en bloc.

C’est là que se montre le vrai travail d’éveil déjà réalisé. Est-il capable au jour d’aujourd’hui d’écouter le message indirect de son âme ? Ou bien va-t-il préférer rester dans le confort de son égo et tout rejeter ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réaction. Il y a juste ce qu’une personne est capable d’accepter et d’accueillir à un moment donné. Si ce n’est pas aujourd’hui, peut-être que cela sera plus tard, ce n’est pas grave. L’important est que cette personne sache qu’elle est aimée pour ce qu’elle est, peu importe la façon dont elle réagit. Car en vérité, vous êtes tous aimés de la Source, même si vous n’êtes pas tous capable de le sentir par vous-même.

Merci.

5 février 2017

 

Transformations

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Cela fait un moment que je n’ai pas écrit sur mon blog. J’en avais l’envie et puis je n’arrivais jamais à trouver le temps et l’énergie pour rester derrière mon clavier. Les choses ont pas mal changé pour moi depuis mon départ en vacances et mon retour à la Réunion. Beaucoup de retrouvailles, de moments en famille, de discussions, de prises de conscience, de rencontres aussi. Beaucoup de transformation. Je me suis vue changée depuis la dernière fois que j’avais les pieds sur le sol de la métropole. Cette période loin de mon bout de caillou m’a aussi permis de prendre du recul sur mon quotidien, sur ma situation engluée dans ma maladie (endométriose), mon travail qui ne me satisfait pas. Mais ce temps m’a aussi permis de concrétiser tous les changements pour lesquels j’ai travaillé cette année.

Ainsi j’ai changé de coupe de cheveux, de lunette, j’ai renouvelé ma garde-robe. Cela peut paraitre superficiel, mais en réalité, les changements d’apparence extérieurs sont toujours le signe d’une évolution intérieure et ce n’est jamais anodin. Alors oui, de grands changements. J’ai fait le pas de prendre des lunettes colorés et rondes, à des années lumières de ce que j’aurais imaginé choisir et oser porter avant. Ma vision évolue vers plus de douceur, plus de légèreté et plus de féminité, comme mes lunettes. Ma coupe de cheveux aussi, j’ai décidé d’assumer mes boucles, qui sont sur-boosté à cause de mon traitement hormonal. De façon ironique, je n’ai jamais aimé les cheveux bouclés sur moi, j’ai toujours trouvé ça vieillot, ça me faisait penser à ma grand-mère. Mais je dois bien admettre que cela met mes cheveux en valeur et adoucit la forme de mon visage. J’apprends donc à assumer.

Il aura donc fallu tout ce temps pour que les transformations intérieures que j’ai vécues à la Réunion s’expriment extérieurement ! Qui l’aurait cru ? Définitivement, prendre de la distance, physique et psychologique, permet d’intégrer plein de choses et de mieux en comprendre certaines. Ironiquement, j’aurais pensé les partager au fur et à mesure sur mon blog, mais certaines choses doivent être vécues parfois tranquillement sans revenir dessus, analyser, disséquer, mettre des mots.

Et mon maître mot a été de profiter, simplement, de l’instant, de mes amis, de ma famille. De tous ces gens que j’aime infiniment et que je n’avais pas vus depuis si longtemps. De profiter et de prendre soin de moi, malgré le mouvement constant, les changements et l’environnement extérieur pas forcément familier. Car j’ai été malade de mon endométriose à plusieurs reprises et pas forcément très en forme tout du long. Mais je l’ai pris avec douceur. C’était aussi l’opportunité d’affirmer mes besoins, celui de me reposer, de faire des siestes, de manger différemment (sans gluten !), de rester au chaud, ou de simplement marcher à mon rythme. Ce dernier point peut paraitre bête et pourtant ! Avec mes ovaires gonflés et douloureux, marcher s’avère parfois me donner la sensation d’avoir des boules de bowling dans le ventre qui jouent avec mes autres organes. Alors je marche TRES lentement, parce que sinon c’est douloureux. Or dans ma vie, j’ai toujours eu l’habitude d’adapter mon rythme de marche à celui des personnes avec qui j’étais. Par exemple mes amis belges marchent assez vite. J’ai dû apprendre à écouter mon corps et ne plus me laisser porter sans le prendre en considération, apprendre à dire « hé, vous marchez trop vite pour moi, j’ai mal au ventre ». Un petit pas important pour moi. Comme apprendre à dire non quand on me propose quelque chose avec du gluten, même si c’est chose a été faite exprès pour moi.

Je ne m’étais jamais rendue compte à quel point j’étais « plastique », combien je m’adaptais aux autres, à leur rythme, à leur alimentation, à leurs envies etc… Quand je suis avec d’autres personnes, j’ai vraiment tendance à « m’effacer », les besoins de mon corps s’effacent, je ne les entends plus, mes envies non plus. Cela m’a toujours créé des problèmes, car après, quand je me retrouvais seule, mon corps se rappelait à moi et me faisait payer les pots cassés, tout comme mes émotions et mon moral. Je n’avais jamais compris que ces « symptômes » étaient en fait l’expression de mon hypersensibilité, couplée à mon empathie. Car finalement, le problème n’est pas seulement d’être submergée par les émotions des autres, mais tout simplement par leurs énergies. Au point d’en oublier les miennes, celles de mon corps, mes besoins et mes envies. La prise de conscience a été claire et en ça, elle a beaucoup été aidée par les articles de Camille Fraise, comme j’en parle ici :  L’histoire de mon hypersensibilité

Alors que faire ? J’ai décidé de me prendre en main, même si c’est le travail d’une vie entière. Accepter mon hypersensibilité doublée de mon empathie. Rien que le prendre en compte et l’anticiper peut changer la donne. Je comprends que je suis trop sensible aux énergies des gens mais aussi des lieux. Que celles de mon travail me plombent. Que celle de mon appartement aussi. Alors je veux changer ça. La première étape a été évidemment de ranger et de nettoyer, mais ça je le fais régulièrement. La deuxième a été de me trouver des alliés. Je me suis mise à chercher des plantes qui m’aideraient à transmuter les énergies lourdes, pour chez moi, mais aussi au travail. Couplée à des cristaux, parce que « Yeah, merci Camille Fraise » ça envoie de la balle au niveau des énergies !

J’ai décidé aussi qu’un certain nombre de « poids émotionnels » au travail n’étaient plus mon problème. Je ne veux plus être le défouloir de mon supérieur, ses émotions ne me concernent pas et la coordination et la prise de décision sont sa responsabilité à lui. Je veux bien être empathe et compatissante, à un moment, quand cela me bouffe, il faut que j’apprenne à poser des limites. Je vais donc travailler sur ça.

Et puis, je me suis instaurée une routine. Celle d’écrire systématiquement dans mon journal tous les soirs. Un petit moment rituel que je m’offre à moi-même. Au début c’était difficile, maintenant j’en écris des tartines. Cela me permet plusieurs choses :

  • Me décharger des émotions qui me pèsent en écrivant dessus. Quand j’ai fait face à une émotion qui m’a déstabilisée et déclenchée un tsunami émotionnel ingérable, j’essaye de revenir dessus, de comprendre la source, le pourquoi, qui, quel émotion, comme proposé par Camille Fraise ici : Hypersensibilité et filtres.
  • Prendre du recul sur ma journée, relativiser les choses, voir ce qu’elles m’ont apporté de nouveau, ce qu’elles évoquent en moi, comment cela résonne. C’est aussi un bon moyen d’apprendre à me connaître.
  • Souligner le positif dans ma journée. Apprendre à voir les choses de façon plus heureuse et optimiste. Parce que j’ai tendance à voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein. Mais, hé ! Si vous êtes comme ça aussi, sachez qu’il parait que c’est un fonctionnement normal et primitif du cerveau humain, qui avait tendance à enregistrer tous les évènements négatifs (dangers) que positifs pour assurer sa survie dans la cambrousse. Bonne nouvelle, on peut rééduquer son cerveau en créant des associations neuronales positives ! Je dois donc avoir un cerveau très primitif… lol !

Bref, tout ça pourquoi ? Et bien ma raison d’écrire ici a elle aussi évolué. Avant, j’écrivais surtout pour me décharger d’émotions et les transformer en une expérience à partager. Ce qui pouvait peut-être être pesant à lire pour certains ? Je ne sais pas à vrai dire. Dans tous les cas, mon journal remplit très bien cet office maintenant, et c’est vraiment mon nouvel ami. Je peux donc dédier cet espace à une nouvelle fonction. J’ai réfléchi à ça, me demandant toujours « pourquoi j’écris ici ? Pourquoi je le partage ? » Et bien, tout d’abord, j’aime écrire. Ensuite, j’aime être lue. Et j’adore encore plus quand cela crée un échange avec d’autres personnes. J’ai reçu des commentaires qui sont pour certains de vrais perles, et ont changé ma façon de penser, mes connaissances et ma vision sur certaines choses. Je pense par exemple à ce magnifique commentaire de Bluebird sur la « construction de son royaume intérieur » (ici : L’histoire de mon hypersensibilité) plutôt que le but d’être heureuse. C’est génial, et à chaque fois cela me touche, m’enrichit et me nourrit le cœur. Je ressens beaucoup de gratitude pour cela. Merci à vous qui me lisez et partagez vos réactions !

Alors je me suis dit que j’allais continuer à explorer ici ma spiritualité. J’ai des tas de questions qui ont émergées durant mes rencontres, mes discussions, mes retrouvailles. Des tas à explorer pour me connaître mieux, et partager une vision parmi tant d’autres, la mienne, qui n’a à offrir de modeste qu’un aperçu parmi la richesse d’une multitude. Mais, hey, si on était tous pareils, où serait l’intérêt ?

Alors, à venir, selon mes envies : quel lien entre plantes et spiritualité ? Quelle place pour la conscience des plantes dans notre société ? Comment changer de regard sur son quotidien ? Que faire quand on se rend compte qu’on veut changer de vie ? En quoi mon endométriose me rend-elle différente ? Quel lien entre hypersensibilité et médiumnité ? Quel lien entre mon endométriose et ma médiumnité ? Quels ont été les facteurs déclenchant pour les deux ? Comment la guérison sur soi par rapport à un tiers affecte ce tiers aussi ? Comment développer sa foi dans la guidance divine ? Et bien d’autres…

31 juillet 2016

L’histoire de mon hypersensibilité

Artiste : Yumei

Artiste : Yuumei, Through the Distorted Lens

Je n’en reviens pas. Je voulais réserver un foutu Uber pour mon trajet vers l’aéroport, et je découvre qu’on ne peut le faire qu’en utilisant leur application et que mon « vieux » téléphone n’est pas compatible ! Je ne peux même pas le faire sur internet, c’est hallucinant ! Je ne vais quand même pas acheter un nouveau téléphone juste pour une foutue course de 40€ ?!! Cela me frustre et c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Parce que je ne me sens pas bien, je suis encore malade depuis plusieurs jours. Je n’ai pas envie de finir ma valise et de repartir à la Réunion. Je n’ai pas envie de quitter ma famille, mes amis et de me retrouver seule. Je n’ai pas envie de reprendre mon travail, il ne me manque pas, enfin c’est surtout mon supérieur qui ne me manque pas.

Et puis je ne me sens pas bien dans mon corps, voilà deux semaines que mon endométriose me rend malade, que j’ai mal au ventre, que je suis épuisée etc. Je sais ce qui a été le déclencheur, mais je me demande pourquoi, maintenant que le travail d’exploration est fini, cela ne s’arrête pas. Est ce que ce sont mes émotions qui me rendent malade ? Mon hypersensibilité que je ne gère pas ?

J’avoue que ça fait beaucoup à encaisser, ce que j’ai appris sur la nature de ma blessure à l’âme grâce à Sylvie, blessure qui est la source de mon endométriose, et qui me bloque sur beaucoup de plans, notamment celui de simplement me sentir bien dans ma peau. Et puis aussi toutes ces prises de conscience sur mon hypersensibilité.

Ça a commencé avec des questions que je me suis posées au cours de mon dernier article, face à des situations provoquant des tsunamis émotionnels. Et puis beaucoup grâce aux article de Camille sur le sujet, que je vous recommande très vivement (le 1er est un peu technique, mais le 2ème y apporte bien les réponses : Hypersensibilité et émotivité , Hypersensibilité et filtres, Hypersensibilité et empathie et Hypersensibilité et Compassion .

J’ai senti un profond soulagement à voir décrit par une autre ce que je vivais « enfin, je ne suis pas folle, enfin je suis comprise ». Camille a mis des mots tellement justes pour décrire ce que c’est que d’être hypersensible, la difficulté que c’est au quotidien, le besoin d’isolement que cela entraîne, le besoin de choisir avec précaution son entourage… Tellement de choses que je vis au quotidien, mais qui semblent faire de moi une extra-terrestre dans mon environnement. Et puis, enfin une compréhension de pourquoi je vis ça, des mécanismes énergétiques sousjacent. Qu’est ce qui explique donc que je ressente autant ? Comment ? Et pourquoi de telles répercussions sur mon bien être ? Comment gérer ça ? Alors oui, Camille a soulevé la monstrueuse difficulté à maîtriser une telle capacité. C’est décourageant, mais en même temps, ça m’a donné de l’espoir.

Et ça m’a forcé aussi à bien regarder la vérité en face. Cela fait des années que je sais que je suis « hypersensible », que je capte et réagis trop aux émotions des autres. J’en ai déjà parlé ici dans plusieurs articles (Liberté… ? , Trop ressentir… ou l’hypersensibilité empoisonnante ). Mais je n’ai jamais pris la peine de me pencher sur le sujet, d’apprendre ce que cela voulait RÉELLEMENT dire et quelles sont les implications pour moi, pour les autres et sur le long terme. Je n’ai jamais pris la peine de revoir ma routine quotidienne et d’installer une « hygiène émotionnelle » moi qui capte les émotions des autres, comme d’autre les microbes ou les calories.

J’ai bien vaguement tenté de faire une bulle protégée chez moi, en purifiant les énergies, mettant des pierres de protection. Et aussi d’évacuer les énergies négatives en rentrant chez moi. Et même si les émotions sont finalement véhiculées par des énergies, je n’ai jamais pris la peine de traiter la partie émotionnelle de tout ça.

Je sais que je ne peux m’en prendre qu’à moi même pour cette incapacité à gérer mon hypersensibilité. Je ne l’ai jamais travaillé. Quand elle a commencé à se manifester à l’adolescence et grandir en même temps que moi, je n’ai rien compris, je ne m’en suis pas rendu compte. Et j’ai été laminer par la méchanceté dont peuvent faire preuve les collégiens. J’ai vécu un enfer émotionnel et je me suis repliée sur moi même, je me suis coupée des autres.

Par mécanisme de défense, j’ai commencé à m’habiller toute en noir, en gothique, pour effrayer les autres et éviter qu’ils ne m’approchent. J’avais déjà une lucidité et une perception exacerbée des choses, qu’on ne pouvait pas juger les autres sans connaître leur souffrance, leur vie et leur histoire. Et je refusais de me plier aux jeux des apparences, de la popularité, de l’hypocrisie et de la méchanceté gratuite. Alors je préférais rester seule. J’avais peu d’amis mais de bien choisis, ceux qui avait su voir au-delà des apparences et s’ouvrir à moi pour que je m’ouvre à eux. Faire fuir les autres ne me gênaient pas, et c’était la meilleure façon de me protéger inconsciemment contre leurs émotions.

Plus tard, quand j’ai commencé à être moins sauvage, j’ai voulu me protéger des « énergies négatives » des autres en me bardant de pierre de protection, de bulle énergétique de protection. J’étais devenu agoraphobe, je ne supportais plus les émotions négatives dans les foules, les concerts, les cinémas, etc.

Mais tout ça, ce n’était que des armures, des artifices pour me protéger inconsciemment de mon hypersensibilité, de toutes ces choses que je captais malgré moi et qui me plombaient. Seulement voilà, une armure en grandissant devient trop petite. En évoluant cette armure de protection est devenu un carcan qui ne faisait qu’accentuer mon mal être. J’ai été amenée à la faire tomber. Cela fait plusieurs mois que je ne porte plus de noir. Que je ne me réfugie plus derrière des pierres de protection à moins qu’une situation le rende vraiment nécessaire.

Seulement, je me retrouve maintenant à la case départ, et même à la case moins 2. Toutes ces années où j’ai fui et ignoré mon hypersensibilité sont autant d’années où je n’ai pas appris à la comprendre et à la gérer. Des années de retard, où pendant ce temps, mon armure imparfaite me laissait accumuler toutes ces émotions et énergies sans les gérer. J’en suis maintenant au point de rupture. Celui où une émotion extérieure de trop me fait exploser, ou bien me met à terre. Je me sens vidée, et en même temps avec ce trop plein de résonances et de blessures à vif.

Me voir confirmer que je ne suis pas seulement hypersensible mais aussi empathe (voir cet article de Camille pour les explications sur la notion : Hypersensibilité et empathie ) m’a vraiment atteinte. Je le soupçonnais, je le disais parfois, mais sans vraiment y croire et y donner du poids. Sauf que maintenant, après avoir lu Camille, je ne peux plus faire semblant.

Moi quand j’étais jeune ado, je ne rêvais pas d’être astronaute, riche banquière ou médecin. Je rêvais d’être une sorcière, une sage, une « guérisseuse », une herboriste. Et même une passeuse d’âme (les médiums qui accompagnent les âmes des défunts lors de leur transition entre ce monde et ailleurs). Je ne sais franchement pas trop d’où cela m’est venu, parce que ce n’est vraiment pas un dada dans la famille, plutôt un interdit, et que personne ne m’en a jamais parlé. Peut être mon lien à la nature ? Mes lectures de fantastique ? Je me souviens que la série des Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley m’avait beaucoup marquée et parlé au coeur, or c’est un roman initiatique qui parle de prêtresse et de magie druidique…

Personne ne partageait réellement mon intérêt, ma meilleure amie un peu, puis cela lui a fait peur et elle s’est fermée, idem pour ma sœur. Je me suis renseignée seule, j’ai du apprendre et comprendre seule. Je faisais des recherches sur internet et empruntais des livres à la bibliothèque en cachette. J’avais aussi acheté des bougies et de l’encens que je devais bien caché de mes parents. J’ai même du me faire offrir un coffre qui fermait pour y mettre tout ça. Parce qu’évidemment mes parents n’approuvaient absolument pas ce genre de centre d’intérêt.

Je me souviens que la première amie avec qui j’ai pu en parler, était une de mes surveillantes de collège, elle avait 40 ans et elle était un peu magnétiseuse. Je l’aimais beaucoup et on s’entendait bien. Elle m’a expliqué des choses, et j’ai acheté mon premier pendule, morte de trouille à l’idée d’être découverte par mes parents.

Sauf que voilà, on a des rêves et on croit vouloir des choses. Mais la première fois que je me suis mise à sentir des âmes défuntes errantes, des années plus tard, j’ai totalement paniquée. Je croyais savoir ce que c’était, comment on faisait, mais en réalité, je me suis retrouvée totalement désemparée. Je ne dormais plus la nuit tellement j’étais effrayée, je ne savais pas quoi faire. C’est à ce moment là que j’ai commencé à faire des rencontres avec d’autres personnes ouvertes dans le domaine de la spiritualité. Et la seule chose que je voulais, c’était que mes perceptions s’arrêtent, que « tout redevienne normal » .

Avec la rétrospective, c’est aussi à ce moment là que mon endométriose a commencé. Faut-il y voir un lien ? Est-ce un hasard ? Je n’en sais rien. Mais j’ai pu trouver une magnétiseuse qui m’a expliqué ce qui se passait, que mon 3ème œil était sur-actif et que c’est pour ça que je percevais tout ça. Elle m’a promis un moyen de ne plus sentir les âmes errantes, un moyen d’arriver à gérer ça de façon simple. Je n’ai pas compris à l’époque que la solution qu’elle m’offrait – une forme de forçage énergétique dont j’ai déjà parlé ici sur « Discernement et énergétique » – n’était qu’une porte ouverte sur bien plus. Parce qu’à partir de ce moment là, je n’ai plus pu tourner le dos aux réalités énergétiques. Et les rares fois où je l’ai fait, j’en tombais malade. Alors que je voulais tout laisser tomber et ne plus avoir affaire au « spirituel ».

Mais je n’avais jamais capté que je devais mettre autant de soin et d’attention aux émotions qui m’environnaient. Je n’ai jamais rêvé d’être hypersensible et empathe. A quoi donc peuvent servir de telles capacités ? A apprendre à exprimer mes émotions, ça c’est sur. A être capable de les écrire et de les communiquer, peut être ? Mais encore ?

Sincèrement, je suis fatiguée. J’aimerai parfois appuyer sur le bouton pause, vivre ma vie simplement sans avoir à me soucier des émotions et des énergies qui m’entourent, celles des autres et des lieux, ainsi que des miennes. Tant de gens vivent dans l’insouciance de ça ! N’est-ce pas déjà suffisant de se préoccuper des factures, des courses à faire et du patron agaçant ? Et je ne parle même pas de vivre au jour le jour avec une maladie chronique inflammatoire (comme l’endométriose). Tout ça n’est-il pas déjà suffisant ? Je n’ai pas besoin de ça en plus, je n’en veux pas !! Je n’en vois pas l’intérêt.

Et pourtant, puis-je simplement rejeter cela comme je le voudrais ? C’est malheureusement impossible. C’est comme si je disais « je ne veux plus être brune ». Cela fait partie de moi, je ne peux pas le changer et si je le rejette, c’est comme rejeter une partie de moi même. Je suis obligée de voir, d’entendre et de prendre soin de cette partie de moi, si je veux me sentir bien dans l’entièreté de mon être. Or cette partie de moi est en grande souffrance, je me sens dépassée et impuissante.

Je pourrais en écrire des tartines à ce sujet là, mais je préférerais simplement être consolée, que quelqu’un qui comprenne me prenne dans ces bras, et me rassure. Que pour une fois, on me dise « cela va bien se passer », et que « je vais y arriver ».

C’est à ce moment là que je déteste ne pas être capable de « voir » et « d’entendre » clairement mes guides comme Sylvie ou Camille dans ses rêves lucides. Où est mon soutien quand je tombe, que je trébuche et que je n’arrive pas à me relever ? Personne n’a conscience de la dureté de cet aspect de ma vie. Et j’ai conscience que parfois j’ai besoin d’aide, je n’y arrive plus toute seule, malgré ma volonté. L’épuisement émotionnel, mental et la fatigue de la maladie me cloue au sol et je ne trouve plus la force pour me relever…

Pourtant je reçois de l’aide. Évidemment, pas sous la forme et de la façon dont je le souhaiterais. Mais je ne peux pas le dénier. De nombreuses personnes m’ont apporté leur aide, sans rien attendre en retour. Je pense à Sylvie, à Camille, à mes quelques rares amis à la Réunion, à mes amies en métropole et je les en remercie du fond du cœur.

Mais que puis-je faire moi, maintenant, pour m’aider moi même ?

Mes rêves d’être guérisseuse ou sorcière ont depuis longtemps été éteints. Face à la réalité de notre société qui n’admet pas l’existence d’autres énergies et mondes subtils, d’autres façon de soigner des blessures qui ne sont pas physiques. Face à la prise de conscience de mes propres blessures et limites : qui serais-je donc pour soigner autrui quand je ne suis pas capable de me guérir moi même ? Face au manque de confiance en moi, comment assumer la responsabilité de la santé physique / émotionnelle / énergétique d’une personne qui vous donne sa confiance ? Face à mon manque total de contrôle de mon hypersensibilité et de mon incapacité à sentir clairement et gérer les énergies : je ne suis pas capable de gérer ce que moi même je projette vers l’extérieur, hors de question de le faire peser sur quelqu’un.

J’ai une conscience assez aiguë de mes manques et de mes faiblesses. Je sais aussi qu’« être guérisseuse », ce n’est pas quelque chose que l’on « veut », c’est quelque chose qui vient par la force des choses, par le parcours de la personne ou par de réelles prédispositions. Ce n’est pas mon cas, je n’ai pas de telles capacités, et je ne veux pas être aveuglée par un égo qui chercherait une position de « sauveur ». Je sais que chaque personne est son propre et unique sauveur. Mais je comprends aussi que parfois on a besoin d’aide, de soutien, d’éclairage et de soins. Et que certaines personnes peuvent offrir cela. Il me faut juste admettre que ce n’est pas mon cas.

Alors que reste-t-il de mes rêves de jeunesse ? J’ai rabattu mes désirs vers une alternative, celle de la production de plantes médicinales, à défaut de leur utilisation pour soigner. Mais même là, je ne m’y sens pas à ma place. Je me sens inadéquate dans ce monde qui m’apparaît trop violent, pour moi et ma si grande hypersensibilité. Peut-on vivre en se cachant du monde ? Dans une bulle en verre filtrant les émotions ? Peut-on vivre sans but qui parle au coeur ?

11 juillet 2016

Petit à petit

cko_by_kr0npr1nz-d7lp7xf

Artiste : Kuvshinov-Ilya

 

C’est le premier dimanche, depuis que je suis sur cette île, que j’arrive à ressentir une paix intérieure en étant seule. Malgré l’éloignement de la famille, les tracas quotidiens, les lourdeurs et les tristesses en moi. C’est d’habitude le jour le plus difficile de la semaine pour moi, celui où je ressens toute la mélancolie de ne pas pouvoir manger en famille, voir mes amis ou sortir dans mes lieux familiers de verdure en métropole.

Aujourd’hui j’ai médité, chanté, fait de la couture, je me suis promenée, j’ai regardé un film que j’apprécie, j’ai réfléchi à ce que j’ai envie de me cuisiner ce soir. Je me suis occupée de moi, dans une bulle réconfortante. J’ai accueilli les émotions de tristesse, de désespoir et de besoin de repères extérieurs. J’ai écouté mon corps avec attention, ses douleurs, ses besoins. Et je célèbre toutes ses petites victoires, qui semblent si petites, si normales, mais ne le sont pas pour moi après toutes les tempêtes que j’ai traversées. Et alors même que j’écris cela, une émotion énorme me submerge et me donne les larmes aux yeux.

J’aimerais que tout soit aussi paisible et doux, chaque jour. Peut-être est-ce l’effet, de savoir que demain lundi c’est encore le we, qui me permet de lâcher prise au temps. Je me sens en vacances, et cela me fait du bien. Juste être là, pour moi, dans l’instant présent, dans le lieu où je suis, avec ce que j’ai à la portée de mes mains pour créer et pour cuisiner.

Hier j’ai fait des pancakes au sarrasin, ma première fois. J’ai décidé de réduire progressivement le gluten de mon alimentation, car mon estomac semble fait un rejet du pain blanc, et mon intestin ne plus bien le digérer. C’est bizarre, c’est vraiment devenu évident suite à mes stages sur le Féminin. Comme si une évolution de mes pratiques et de mes énergies engendraient une plus grande exigence de mon corps envers ce que j’avale. Progressivement aussi, j’ai vu mon alimentation se changer, intégrer la papaye, manger plus de fruits et de légumes. Cuisiner beaucoup plus, des choses simples mais meilleures pour mon corps. Je me suis mise aux cakes salés à la farine de maïs. Ce soir, je pense me faire une soupe de pois cassé, demain des cookies farine de sarrasin, chocolat et raisins.

La seule chose qui me chagrine, c’est que je n’ai pas trouvé de farine de riz, car c’était en rupture de stock…

Ce n’est pas plus mal, car du riz reste du riz et garde son effet « colle » pour tes intestins. Tu as besoin de faciliter ton transit, pas de le plomber avec du riz. Cela te pousse à explorer d’autres farines, et à changer de façon progressive les proportions.

Oui, j’ai appris plein de choses sur les farines sans gluten ou à faible quantité de gluten, sur les fécules aussi ! Je ne pensais pas qu’il y en avait autant ! Je trouve que cela élargit la palette des goûts, les possibilités et me donne envie de faire preuve de créativité ! Et puis l’avantage, c’est que je ne suis pas une malade céliaque, du coup, je peux quand même prendre les produits notés « trace de gluten » et donc déjà réduire un peu le coût… Parce que c’est vrai que ce n’est pas donné de bien manger, même quand on cuisine soi-même. L’époque où j’achetais des barquettes de carry me semble bien loin…

Mais je suis contente de cette évolution. Je sens que c’est bon pour mon corps, et puis c’est aussi une forme d’amour que de cuisiner pour moi. J’avoue que j’ai bien été aidéé par le cadeau de récupérer un four et des plaques au gaz, ça me change la vie, et me donne vraiment envie de cuisiner !

La prochaine étape, je crois, sera d’apprendre à faire mes pâtes brisées toute seule et avec moins de farine de blé. Mais on peut trouver plein de recettes et d’idée sur internet, c’est vraiment génial ! J’ai vraiment envie aussi d’essayer la farine de petit épeautre. J’ai goûté un cake pomme cannelle avec cette farine, c’était une tuerie ! D’ailleurs il faut que je demande la recette !

Cette perspective me remplit de joie, alors qu’il y a peu encore, cuisiner me semblait de nouveau une corvée terrible. Je n’avais pas d’idée, pas d’envie, pas d’inspiration. Mais depuis les stages Cœur de Femme, ça a beaucoup changé. J’ai pu voir que l’on pouvait manger différemment et ce, tout en se faisant plaisir et en étant gourmande ! J’ai gouté plein de plats végétarien, sans gluten, des céréales inconnues, des graines germées, etc, etc… C’était génial !

Et j’ai constaté aussi que depuis les stages, je ne mange plus de viande du tout. Ce n’est pas vraiment un choix conscient, c’est juste que je n’en ai pas envie, cela m’attire encore moins qu’avant. J’ai plutôt envie du super pâté végétal à la tomate que j’ai gouté ! Exit donc la charcuterie, la viande rouge, les pâtés, le jambon, etc… Par contre, j’ai une envie forte de fromage, encore et encore ! Parfois de poisson. Mais il va falloir que je vois comment équilibrer mon apport en fer, parce que je ne voudrais pas être carencée.

Pfff, je me dis que quand je vais rentrer en vacances en métropole, ça va être compliqué pour manger… Ce ne sont pas des habitudes alimentaires présentes dans ma famille. Et encore moins chez certains de mes amis… Il va falloir que je sois maligne et que je m’adapte. Je devrais réfléchir à des recettes et des plats passent partout, que je peux faire rapidement chez d’autres personnes sans nécessiter d’ingrédients assez particuliers. C’est un défi assez inattendu pour moi… Comment penser à moi et me respecter dans un environnement inconnu, instable et variant, face à des habitudes bien établies.

Plus les jours passent et plus je me rends compte combien je suis en train de changer. Dans ma façon de penser, de manger, de m’habiller, de marcher en conscience dans mon ancrage, de méditer et de prier différemment. Plein de prises de conscience s’enchainent depuis les derniers mois. J’ai la sensation que des choses que je « savais » commencent enfin à être « intégrées ».

Mon hypersensibilité aux émotions et aux énergies a refait surface. Mais cette fois-ci je m’emploie à ne pas la refouler, à l’accepter et à vivre avec. Cela fait tout doucement son chemin. J’ai compris que mon plus gros problème par rapport à ça est que je manque d’ancrage et de stabilité en moi-même, de centrage dans mon propre corps. Que tout le travail spirituel que l’on fait n’a pas vocation à nous permettre de nous élever pour voyager hors de notre corps, mais bien à nous élever en étant bien ancré dans notre corps et nos émotions. C’est quelque chose d’assez nouveau pour moi, d’accepter cette réalité. Car j’ai toujours voulu la fuir, retrouver cette « maison d’où je viens », ce retour au divin déconnecté de la matérialité. Et c’est un vrai challenge. D’essayer chaque jour d’être présente à mon corps, à ses douleurs, aux émotions qui le traversent, tout en arrivant par moment à faire le vide en moi, à lâcher le mental et à simplement être présente, sans jugement et avec bienveillance envers moi-même.

Je crois que tout doucement j’avance, j’ai repris ma route. Tout à coup, je n’ai plus l’impression de stagner dans le désert, même si je ne sais pas encore où je suis et où je vais, que je ne vois pas de chemin, ni de panneaux indicateurs. Je me dis qu’ils apparaitront en leur temps, quand cela sera le moment. Je suis simplement heureuse et pleine de gratitude d’avoir fait toutes ces rencontres, d’avoir découvert tant de choses, d’avoir ressenti et expérimenté tant d’émotions, même si c’était difficile pour moi.

J’ai l’impression de repartir de ce cycle de stages Cœur de Femme avec plein d’outils à la fois simple et précieux. Tellement d’outils ! J’apprécie particulièrement ce chant de femmes qui me tient chaud au cœur et m’enveloppe quand je le chante. Et puis ces mantras et ces méditations avec le son. Et ce rappel du Kototama, qui m’avait intéressé par le passé (aller voir ici pour savoir ce que c’est). J’ai vraiment envie de travailler avec le son. J’aimerais beaucoup récupérer mes autres bols tibétains en métropole, voir m’acheter un petit bol en cristal, et ces carillons si magnifiques…

Et puis j’ai bien aimé cette réintroduction aux cristaux, et aux soins énergétiques. J’ai apprécié, même si je m’en étais détourné par le passé. Cela me fait envie, plus pour l’aspect d’explorer mes ressentis, mes intuitions et les énergies que pour vraiment apporter une guérison. Quelque chose s’est relâchée en moins à ce sujet. Je faisais un blocage total sur l’idée de soin, de responsabilité et d’efficacité. Je ne voulais pas que l’on vienne vers moi pour ça. Mais l’expérimenter sans attentes et sous forme d’échange, j’ai trouvé ça super, ça m’a donné envie de recommencer. Juste pour le plaisir de donner sans attente de résultats, et le plaisir de recevoir. Je trouve que c’est une belle façon d’apprendre à donner et recevoir, pour moi qui est du mal avec ça. Je me demande si des opportunités de présenteront, parce qu’on en a parlé mais…

Tu n’es pas encore tout à fait prête. Il te fait trouver une stabilité émotionnelle. Un endroit intérieur où te réfugier et te sentir en sérénité quand les émotions des autres tempêtent. Cela ne t’empêchera pas de faire preuve de compassion, mais d’avoir le recul nécessaire pour ne pas le prendre pour toi et sur toi, et surtout de rester bien ancrée. Ton problème à toi est que de trop fortes émotions vont te déraciner. C’était le cas quand tu les transcrivais sous forme de poèmes et perdais totalement le sens de la réalité. Ça l’est encore d’une autre façon, tu vas alors te déconnecter de tes propres émotions et des ressentis de ton corps, pour que l’écho ne t’ébranle pas au point de te déraciner. Ce qui entraîne une forme de décentrage, et donc une perte de justesse dans ton alignement et dans ce que tu as à transmettre. Il te faut apprendre à être en présence de ces émotions, sans qu’elle te perturbe dans ta structure énergétique profonde. Car traiter des blocages et des nœuds, ce sont souvent des émotions cristallisées à libérer. Même si tu ne passes que pas le corps et le massage, même si tu utilises des cristaux ou des auxiliaires. De par ton empathie, tu les capteras si tu t’ouvres vraiment à tes ressentis et que tu acceptes de ressentir les nœuds émotionnels de l’autre. Tu en as la capacité, mais elle n’est pas encore pleinement maitrisée donc pas encore pleinement libérée.

Il ne faut pas que tu prennes cela comme une nécessité, une responsabilité. Mais comme l’opportunité d’apprendre en apportant à l’autre ce dont il a besoin à l’instant précis, même si cela ne semble pas juste d’un point de vue extérieur. Il n’y a que l’âme de la personne qui peut le dire. Et puis de toute façon, nous sommes toujours là pour te guider et t’empêcher de faire des bêtises. Tu peux avoir confiance en toi. Car ce que tu veux et ce que tu peux offrir ne touche à rien de vital, mais au bien être de la personne. Tu ne touches pas à sa santé profonde, mais à son bien être émotionnel et énergétique.

Merci.

27 mars 2016

Des hauts et des bas

Artiste :

Artiste : SunnySanki

Je me sens totalement épuisée. Cela fait plusieurs nuit que je dors mal, que je me réveille à 5h du mat et que je n’arrive pas à me rendormir. Que je ne rêve pas et que j’ai l’impression de ne pas du tout m’être reposée, comme si je n’avais pas dormi. Même pendant mes siestes, j’ai l’impression de ne pas récupérer. Et plus les jours passent, plus les cernes s’accentuent et la fatigue me plombe.

Alors que je dois faire face à des dépenses imprévues d’énergie. Marcher pour aller prendre le bus, stresser de prendre le bus. Ils ne sont pas à l’heure, souvent en avance de façon aléatoire et il n’y en a qu’un par heure. Je stresse de le rater, ou qu’il n’y ait pas de place et que je reste sur la touche. Comment je ferais le jour où le bus sera plein ? Après tout, il n’y a que 20 places, et hier j’ai pris la dernière… Et puis ça me stresse de devoir marcher entre l’arrêt et mon travail, parce qu’il n’y a pas de trottoir, une ravine, des virages sans visibilité. Ce matin une voiture est passée à 10 cm de moi, en serrant brusquement car une voiture arrivait en face, et ce sans ralentir, à 60 km/h. J’ai été choquée et ça m’a fait peur, un peu plus et elle me dégommait contre le mur.

Toute cette histoire de bus me stresse, parce que c’est très différent de toutes les années où je l’ai pris en métropole. Ici il fait très chaud, l’air en bord de route est très pollué, il y a beaucoup de bouchons. Marcher dans ces conditions ne me fait aucun bien, au contraire… J’essaye de rester optimiste et de faire avec, mais je n’aime pas me sentir en danger. Et puis c’est fatiguant aussi de devoir supporter tous ces regards en attendant le bus, dans le bus… parce que je suis la seule métro à le prendre on dirait, et que je ne parle pas créole… Les gens se demandent peut être ce que je fais là ? Je me le demande aussi…

Parfois j’ai vraiment envie de rentrer. Je suis fatiguée de lutter pour tout, pour aller au travail, pour mes différents sujets au travail, pour rentrer du travail, pour chercher une voiture, pour… J’essaye de ne pas faire une montagne de toutes ses petites choses nouvelles qui me fatiguent, mais ça fait beaucoup de changements, et même si je prends les choses une par une, je me sens vidée.

Vidée aussi par mon hypersensibilité émotionnelle et aux énergies. Je veux bien essayer de ne pas la combattre, mais la laisser s’exprimer me vide aussi. Au point que j’aimerais le soir pouvoir discuter avec mes guides, mais que je n’y arrive pas.

Et puis cette faim… J’ai tout le temps faim, par ennui au travail, par envie de manger, par besoin de sucré et de chocolat. Je sens que j’ai un grand manque affectif à combler, mais j’ai beau essayer en mangeant, en prenant soin de mon corps, en méditant, etc… rien ne semble marcher.

Je sais aussi que j’évite très soigneusement de penser à mon ex-compagnon. C’est horrible comment il revient encore et encore dans mes souvenirs, surtout liés à la sexualité… Je commence à réaliser que même s’il était probablement le meilleur amant que j’ai eu, il n’était pas forcément celui qui me convient en réalité. Difficile de le comprendre avant en me connaissant si peu sur ce point, mais en apprenant à m’explorer, je cerne un peu mieux ce qui me correspond.

Toutefois, rien de tout ce que je fais, me purifier quotidiennement, méditer, manger plus de fruits et de légumes, me remettre à la cuisine, prendre le temps d’écrire, prendre soin de ma peau et de mon acné, essayer de dormir au moins 8h par nuit ; rien ne semble porter ces fruits. Et rien ne semble combler ce vide affectif immense. J’ai même l’impression de régresser, de compenser avec de la nourriture en mangeant plus gras et moins équilibré, de bâcler ma routine soin de peau sans y mettre du mien, de négliger de remettre de la crème solaire en journée… Comme si tout à coup je n’arrivais plus à me connecter à mon amour envers moi-même, alors que je le sentais tant encore la semaine passée. Alors que j’essaye d’apprendre à avoir foi en moi et à faire confiance à la vie. Alors pourquoi ?

Quand c’est comme ça, tu devrais juste te reposer. Tu ne peux pas être tout le temps au top. Tu dois accepter que des fois tu te sentes mal, c’est normal. Faire preuve de douceur est la meilleure des solutions. Ok tu essayes de prendre soin de toi, de te faire du bien, ok cela ne marche pas comme d’habitude. Peut-être que tu as juste besoin de quelque chose de différent aujourd’hui ? De te rouler dans ton plaid moelleux et de dormir, de manger du chocolat. D’accepter que parfois tout ne parait pas parfait, que c’est difficile pour toi et saluer tes efforts. Tu te débrouilles, tu fais avec, même si tu dois te lever pour 7h20 alors qu’avant tu dormais jusqu’à 8h. Même si tu dois supporter un bus bondé par 35°C plein d’énergies étrangères. Même si tu dois porter tes kilos de fruits et légumes et rentrer à pied. Tu as le droit de dire que ce n’est pas facile.

Ce n’est pas facile. Et je ne sais pas ce qui le rendrait plus facile. Je m’ennuie au travail. J’ai des tas de choses à faire, mais elles ne me motivent pas et ne m’intéressent pas. J’ai l’impression que c’est juste une liste de choses urgentes à faire sans fin… Je préfèrerais plutôt travailler mes cours d’astrologie, reprendre le chant, aller me balader en forêt. J’ai l’impression d’avoir déjà besoin de vacances… Que les journées se trainent, que je n’attends que le soir mais que je suis trop épuisée pour en profiter quand il arrive… Cela me frustre. Je n’ai plus d’énergie pour travailler mes cours d’astro le soir ! Et puis j’attends le we, pour avoir du temps pour moi, mais je n’en aurai pas vu que je serai en stage.

C’est peut être bien, c’est peut être déclencheur de prise de conscience et de guérison sur le féminin, mais c’est épuisant ! Alors que j’ai juste envie de dormir, cela me semble une trop grande dépense d’énergie à venir…

Alors demande du soutien. Mieux encore, aie foi en ta propre puissance. Elle n’a pas besoin d’être éclatante et dure, instantanée et brutale. Elle peut être douce et sous-jacente, silencieuse mais présente. Il te reste encore à l’expérimenter d’une façon féminine, et non masculine. Ta force peut résider dans la douceur, dans le fait de faire les choses à ton rythme, avec patience, sans te précipiter mais surement. A quoi bon t’épuiser à courir ? Fais confiance à tes ressentis pour te guider sur le moment où donner une impulsion ou bien sur l’ordre des priorités.

Cela te semble abstrait, tu ne vois pas comment appliquer ça au travail.

Non, je ne vois pas du tout. Je t’avoue que j’ai juste envie de dormir et de rêver, rêver, rêver… De ces rêves doux et agréables où je me sens bien, où je me sens bercée, où je suis déçue de me réveiller.

Pourtant c’est dans la réalité que tu dois vivre.

Je sais, mais le problème c’est que la réalité ne me fait pas du tout envie en ce moment. Rien ne me fait envie, même la nourriture ! Je sens bien qu’elle est là pour me servir à compenser, mais qu’elle ne m’apporte pas de plaisir réel, et au contraire qu’elle me pèse parce que c’est juste du « bourrage ». Mais j’ai beau me demander « de quoi ai-je envie ? » je ne trouve pas la réponse. Ou si, j’ai juste envie que la journée s’achève, que la semaine s’achève… J’ai beau essayer de me témoigner de l’amour, de me sourire, cela ne me fait pas me sentir mieux…. Je me sens coincée, impuissante, frustrée. Je voudrais dessiner, mais je n’ai pas d’idées. Je voudrais cuisiner mais je n’ai pas la motivation. Je voudrais faire de l’astro mais je n’ai pas d’énergie.

En bref, tu te sens coincée dans tes énergies créatrices et donc sexuelles. Tu n’arrives pas à les lier à l’amour de toi-même, à de la douceur.

Laisse-moi deviner, c’est un nœud qui remonte avant le we de stage sur le féminin ?

Il y a parfois des choses désagréables à expérimenter pour comprendre leur origine et leur présence. Qu’as-tu vu sur ton thème astrologique ?

J’ai Vénus en opposition à la Lune, ce qui dénote une dualité au niveau de la féminité. Le vécu d’une opposition entre « être mère », donc je suppose la sexualité, et « aimer », ressentir des sentiments.

Est-ce que tu penses que c’est vrai ?

Et bien, je n’aime pas trop parler de ça… Mais tu sais bien que je ne me sens pas capable d’être mère, et de prendre soin de moi en même temps (donc de m’aimer ?). Que je ne me vois pas construire un couple aimant et avoir un enfant en même temps. Et puis que tomber enceinte est une des choses qui m’effraye dans l’acte sexuel… Je ne semble pas réussir à concilier les deux, faire l’amour et procréer… Je sais que ce déni de me capacité à être mère est une des sources de mon endométriose. Mais pour autant, je ne sais pas résoudre cette dualité…

Ça peut être le thème et l’intention de travail d’un de tes prochains stages.

Je ne suis pas à l’aise sur ce sujet du tout. Je n’aime pas en parler.

Comme tu n’aimais pas parler de tes autres blocages et pourtant tu l’as fait. Est-ce que tu le regrettes ?

Non, c’était très dur, mais quelque part libérateur…

Tu te demandes ce qu’est « être une femme », mais tu te demandes aussi ce qu’est « être une mère ». Quand beaucoup sont passées par là pour arriver à la 1ère question, tu le fais dans le sens inverse. Qu’est-ce que c’est « être une mère » pour toi au jour d’aujourd’hui ?

Je n’en ai pas une image très positive, pour moi c’est vraiment synonyme de sacrifices et de responsabilités… De choses que je ne veux pas endosser, cela ne me fait vraiment, vraiment pas envie.

Pourquoi ?

Pourquoi « pourquoi » ? Tu sais que je n’ai pas vraiment envie de répondre à cette question. Peut-être parce que je ne le sais pas trop moi-même. Parce que je n’ai pas envie de devoir m’occuper de quelqu’un d’autre que moi-même. Voilà. Comme une grosse égoïste.

Non, comme quelqu’un qui ne veut pas avoir un enfant pour combler ses propres manques. Tu as un grand vide affectif, tu pourrais vouloir un enfant pour le compenser, un enfant qui t’aimerait sans conditions parce que tu serais sa mère. Tu as vu de très jeunes femmes dans ce genre de situation.

Je ne veux pas d’un enfant pour moi-même, pour combler quelque chose ou m’apporter quelque chose que je n’ai pas. Si je devais avoir un enfant, ce serait pour offrir la vie sans attente. Je ne veux pas avoir un enfant pour des raisons égoïstes. Et je considère que j’ai bien trop de choses à guérir et à apprendre sur moi-même avant même d’être capable d’y penser. Comment pourrais-je aimé et prendre soin d’un autre être, si je ne le suis pas capable d’abord pour moi-même ? Comme cela pourrait s’appliquer dans un couple.

Tu sais qu’on n’est jamais vraiment prête pour être mère, que c’est aussi un apprentissage.

Peut-être, mais je suis très loin d’être prête pour ce genre d’apprentissage.

Tu as tout ton temps, et même celui de tomber enceinte à 40 ans.

C’est une drôle d’idée.

Qui pourtant t’a rassuré quand le numérologue te l’a dit. Parce que la porte n’est pas définitivement fermée. Tu verras ce que la vie te réserve, laisse toi le temps de cheminer, tranquillement, avec une force en douceur. Mais ne te sens pas moins capable qu’une autre d’être mère. Cesse surtout de te comparer.

Chaque chemin est unique, et l’objectif est d’y trouver le soleil qui brille. Cherche le soleil qui brille, tranquillement. Tu le trouveras peut être à un endroit incongru, mais il est là quelque part, même si tu ne le sens pas en ce moment. Laisse-toi le temps.

Merci.

2 mars 2016

Trop ressentir… ou l’hypersensibilité empoisonnante

Artiste :

Artiste : NanoMortis

Reste avec nous, ce n’est pas une solution de te laisser emporter par la vague de tes émotions, de te déconnecter de la réalité, de perdre la notion de qui tu es, où tu, quel jour il est. De te laisser envahir par elle et de laisser parler les pulsions autodestructrices qu’elles déclenchent face à leur intensité douloureuse.

Mais comment suis-je censée faire ? Expliquez-moi ? Moi qui ressens tout puissance dix mille, qui ne suis qu’émotions avant même la réalité et la réflexion. Je ne sais pas.

Parle-nous, mets des mots sur ta souffrance. Tu es ici chez toi, tu peux dire ce que tu veux, raconter ce que tu veux, déverser les émotions que tu veux. Juste être toi.

Je n’en peux plus de tout ressentir comme ça. J’ai l’impression d’être un cœur à vif sur patte, qui ressent tout, encore et encore, sans protection, sans discernement, sans choix. « Le cancer est le signe du zodiaque le plus sensible, c’est celui qui ressent le plus, c’est pour cela que c’est aussi le plus fragile. Il ressent tout, sous les mots, rien qu’avec le langage du corps. C’est pour ça aussi qu’il est susceptible, car trop sensible, et que la personne en face n’ose parfois plus lui parler, de peur de savoir comment le cancer va le recevoir. »

C’était assez dur d’entendre mon prof d’astrologie dire ça. Je le sais que je ressens trop… Mais cette dernière phrase, j’ai eu l’impression d’avoir mon ex en face de moi, je le revois encore me dire ça…

Qui pensait que cela pouvait être une malédiction de trop ressentir ? Au point d’être conscient des émotions chez l’autre qu’il refoule inconsciemment ? Mais quand on est mal à cause de ces émotions-là, comment le dire à l’autre sans qu’il se braque ou se vexe ?

J’ai l’impression que c’est l’histoire de ma vie… Trop sensible, trop émotive, trop vite blessée, trop vite compatissante et abusée… C’est déjà dure en étant seule, mais alors à deux ça devient ingérable, surtout quand je n’ai pas mon espace et que je suis déstabilisée au niveau des hormones… Je ne vois pas comment gérer ça. C’est presque un handicap social pour moi… ! Il y a plein d’endroits où je ne veux pas aller à cause de tous les gens et de leurs émotions… Je n’arrive pas à gérer. Je ne sais pas comment gérer. Même si je sais intellectuellement qu’une émotion de colère n’est pas contre moi, c’est trop tard, je l’ai ressenti dans mon cœur et cela, l’émotion même, m’a fait mal, indépendamment de la cible… Je ne vois pas de solution…

Le lâcher prise. Tu peux essayer de te protéger, comme on te le conseille tout le temps, mais tu sais que cela n’est pas possible. En vérité, ce serait comme de te priver d’un de tes sens, ce n’est pas possible. Être toi, c’est tout ressentir, le bon comme le meilleur. Le numérologue t’a dit qu’en réalité, tes décisions étaient émotives, qu’elles venaient du cœur, même si tu réfléchissais. Les émotions prévalent chez toi sur tout. C’est comme ça et te ne peux pas le contrôler. Parce que tu es un être d’émotion et pas de raison. Il te suffit de l’accepter pour pouvoir évoluer.

Nous savons que c’est quelque chose que ton ex-compagnon ne comprenait pas intérieurement, dans son corps et son cœur. Nous savons que tu aimerais lui expliquer, encore mieux lui faire RESSENTIR cette réalité, ta réalité. Tu es frustrée qu’il ne comprenne pas ça, lui qui est hyper contrôlant sur ces émotions, c’est quelque chose que tu ne sais pas faire.

En revanche, croire que c’est un point qui vous sépare est une erreur. En réalité vous être très complémentaires sur cet aspect-là et vous pourriez vous apporter un équilibre mutuel. Lui en te permettant de raisonner tes émotions et toi en lui permettant de les ressentir et les écouter un peu plus. Je sais que c’est quelque chose que tu aimerais qu’il entende. Cela arrivera éventuellement un jour, quand il sera prêt à l’accepter.

Mais pour en revenir à ce qui te concerne. Il te faut en réalité, encore une fois, accepter que tu ressentes à cette extension extrême. C’est vrai, tout le monde ne ressent pas comme toi, tout le monde ne te comprend pas, tout le monde ne voit pas les souffrances que cela crée en toi. Mais les choses sont comme ça, lutter contre ne fera que te faire souffrir encore et encore. Mieux vaut l’accepter et lâcher prise. Laisser les émotions couler plutôt que faire barrage.

C’est un gros travail que tu as à faire sur toi, petit être d’eau. Mais tu sais il existe des outils pour t’aider, l’écriture par exemple. La respiration aussi. La méditation, laisser tes pensées dériver comme sur les flots, les émotions s’évacuer… C’est bien que tu reprennes la méditation.

Je sais que tu es frustrée que personne ne comprenne ton épuisement. En réalité c’est souvent de la fatigue émotionnelle. Car tu ressens trop et dépenses beaucoup de ton énergie à lutter contre tes émotions, les fuir ou les chasser. Les museler ou les contrôler. En réalité rien de ça n’est la bonne méthode.

Quelle est la bonne méthode ?

Accepter ce qui est. Accepter la douleur qui te tord le cœur. Accepter la souffrance de la solitude, la peur de perdre l’amour de celui que tu aimes, le découragement face aux épreuves de ta vie. Accepter la frustration de ne pas pouvoir changer la situation rapidement.

Tu as compris avec ton rêve de cette nuit que ton chemin de guérison n’en est qu’à ses débuts. Que tu as beaucoup de marches à grimper. Et cela te désespère, tu te dis « mais combien de temps vais-je être séparée de lui ? ». Et si je te réponds toute une vie, arriveras-tu à accepter ? Si je te dis que tu dois lâcher prise sur cet espoir, arriveras-tu à l’accepter ?

Je ne pense pas… Cela fait plusieurs semaines que j’essaye de me faire à cette idée. Que c’est fini pour de bon, parce que je ne connais pas mes chances de le retrouver. Que j’essaye de me faire à l’idée qu’il ne m’aime probablement plus, maintenant qu’il est parti sur son propre chemin, et que je n’ai plus d’importance pour lui. Mais cela ne provoque que colères et souffrances en moi. Je n’y arrive pas. C’est au-dessus de mes forces. C’est déjà à peine dans mes forces de me retenir de courir vers lui, de lui demander si vraiment il m’aime encore. Mais la peur du contraire me retient. Et si je venais vers lui pour ne trouver qu’un cœur froid et un regard glacial ? Honnêtement je ne le supporterais pas. Je crois que mon cœur s’arrêterait de battre ou mes poumons se rempliraient d’eau, je crois que je n’aurais plus la force de vivre.

Il n’y a que le fait de me rappeler son amour passé, de penser qu’il m’aime qui m’apaise. Parce qu’alors je peux autoriser mon propre amour à exister, et ça fait un peu moins mal. Toute cette colère, cette partie de moi qui a mal, qui veut se venger, qui cherche à le haïr et le détester. Toute cette partie de moi me fait mal, me pèse, elle cherche à m’interdire de l’aimer. Je n’en veux pas, je n’en veux pas… C’est aimer ou haïr. Et je préfère l’aimer.

Mais comment savoir ce que lui a décidé de son côté ? Comment savoir lui vers quelle voie il va évoluer ? J’ai peur, j’ai envie d’être rassurée. Je recherche ses mots, mais il n’y en a pas. Et ce silence est horrible. J’ai toujours détesté ça. C’est une terrible souffrance pour moi, comme si c’était de l’indifférence. S’il ne m’aime plus, à quoi bon continuer à lutter ? Parce que, tristement, j’ai pris conscience que je n’aime pas ma vie, que je n’aime pas la vie… Que je suis fatiguée de lutter pour moi-même, que j’ai envie de me reposer. Comment se repose-t-on de vivre ?

On se laisse aimer par la Source bel enfant. Tu n’es pas seule, regardes tous les cadeaux que tu as reçu dans ton rêve, regardes tous ces joyaux étincelants.

Mais où sont mes amies ? Et ma famille ? Pourquoi personne ne me répond ?

Ce n’est pas qu’ils ne t’aiment pas, c’est qu’ils sont occupés avec leur vie. Tu ne peux pas toujours te reposer sur eux en cas de besoin.

J’ai l’impression de m’isoler de plus en plus du monde, de mes proches. A qui est-ce que je parle ? A qui est-ce que je me confie ? Qui est là pour m’écouter quand je n’écoute plus les autres ? Qui même me lit ? Pourquoi est-ce que je partage tout ça ? Rien n’a de sens… Vous me dites de ne pas perdre pied avec la réalité, pourtant j’ai l’impression de ne jamais en avoir été autant coupée…

En réalité, tu en as besoin pour être à l’écoute de ta guidance intérieure. Tout est juste comme c’est, même si c’est dur à accepter. Veuilles simplement à ne pas refuser les nouvelles mains qui se tendent vers toi.

22 novembre 2015

Emotions et créativité

Artiste :

Artiste : Yuumei

Mes amies parisiennes m’ont fait part de leur choc face aux attentats d’hier. Je ne souhaitais pas parler de ce sujet, mais rien que leurs mots m’ont fait ressortir ces énergies. Et je n’aime pas être une éponge face à ces énergies collectives. Quand je l’ai appris, je me suis tout de suite inquiétée pour mes parents, qui étaient en vacances là-bas pour le we. J’avoue avoir ressentie de la honte quand j’ai reçu un sms d’une de mes amies pour me dire qu’elle allait bien, parce que je ne m’étais pas inquiétée une seconde pour elle. Elle m’était sortie de l’esprit.

C’est intéressant, tu sais. Tu devrais essayer de comprendre pourquoi « tu la mets de côté » comme ça. Après tout cela a été une personne importante pour toi pendant très longtemps.

Oui, c’est ma plus vieille amie, mais j’ai comme un sentiment d’inadéquation, de superficialité, de relation forcée. Comme si on était amies plus par notre passé que par ce que l’on partage au présent.

Et puis elle te rappelle des choses ?

Je ne comprends pas cette violence gratuite, je ne comprends pas ces guerres de religions. Ça me bouleverse, moi qui suis déjà si émotive. Je ne pouvais pas ne pas me tenir informée, j’ai lu quelques articles. Mais je vais éviter les témoignages, les photos et vidéo chocs. Je n’ai pas besoin de voir du sang, ni de violence. C’est fou l’attrait morbide que peut avoir ce genre d’évènement sur les gens.

Accepter l’émotion et la laisser s’exprimer t’aide plus facilement à y faire face.

Je me demande, car à peine tu me disais ça que je sentais cette boule dans la gorge… J’aimerais bien comprendre ce qu’elle veut dire.

Les émotions non dites, les émotions refoulées. Tu dois les exprimer, tu dois les expulser de ton corps énergétique, sinon cela te nuit. Tu ne peux pas en contenir autant, malgré que tu ressentes si fort. C’est un avantage et un défaut, comme tout. Il te fait faire de progrès pour apprendre à gérer ça. Il faut que tu laisses les énergies circuler en toi, et te traverser. Il ne faut pas que tu les retiennes. Et les émotions sont une forme d’énergie.

Oui mais c’est parfois compliqué… Je ne peux pas me mettre à pleurer en plein milieu de mon travail ou d’une réunion… Alors forcément, ce sont bien les émotions négatives que je refoule le plus, parce que c’est celle dont l’expression est la moins tolérée par la société.

Acceptes déjà de les ressentir à l’instant où elles émergent, sans forcément les exprimer physiquement. Laisses les te traverser, comme un filet d’eau. Et essaye de remonter à la source, pour voir ce qui a déclenché cette émotion. Vient-elle de toi ou est-elle extérieure ? Si c’est celle d’une autre personne, pourquoi est-ce qu’elle raisonne en toi ?

Parce que tu as bien compris que si ton empathie te fait ressentir certaines émotions et pas d’autres appartenant à autrui, c’est bien parce qu’il y a là un phénomène de miroir, d’ailleurs souvent sur des émotions enfouies ou refoulées.

Tu sais, je suis surprise par la tournure de cette discussion, je voulais parler d’autre chose. Comme ça m’a fait bizarre d’entendre la chamane me dire les mêmes que vous lors de notre dernière conversation.

Tu as demandé une confirmation au bienfondé de nos échanges, nous te l’avons donné. Tu dois maintenant croire qu’en étant centrée, alignée, ancrée correctement à la Terre et au Ciel, ce que tu captes est juste. Comme elle le dit si bien. Il te faut apprendre à avoir plus de confiance en toi, et à rester centrée. Ce qu’à priori tu ne sais pas faire quand tu vis avec quelqu’un.

Mais tout peut s’apprendre. Nous ne te disons pas de renoncer à l’amour. Juste que ce n’est pas le bon moment pour toi, mais tu le sais. C’est ainsi. Plutôt que de voir la perte et le vide, vois l’opportunité, la liberté, l’espace pour la création de nouvelles choses.

La création… ça m’a surpris lors de l’analyse de mon thème numérologique, que l’importance de la créativité ressorte encore et encore. Comme je suis sûre qu’elle sera patente dans mon thème astral. Ce n’est pas une part si présente que ça chez moi… Je veux dire, les gens s’attendent face à ça à ce que je leur dise que je suis artiste, ou dans une profession créative. Hors non, je fais un métier scientifique et rigoureux. C’est vrai que je lis des personnes dont je me sens proche, par de nombreux aspects, qui le sont, que ce soit Camille avec ses tableaux, Sylvie avec son scrapbooking etc…

C’est une part de toi à développer, que tu n’exploites pas. Parce que tu ne sais pas comment faire, tu n’as pas trouvé le bon média. Autrefois tu écrivais beaucoup de poésie. Mais tu as remarqué que c’était toujours sous le coup de fortes émotions, et en général tu étais complétement déconnectée de la Terre, dans la Lune, littéralement. Cela résultait en fait d’un déséquilibre. Tu n’as plus accès à cette source d’inspiration aujourd’hui que tu es plus équilibrée. Car c’est un moyen d’évacuer les émotions trop fortes, trop intenses et parfois trop violentes.

J’ai chanté, fait des croquis, du zen doodle, dessiné des mandalas, écrit de la poésie, écrit des textes, fait un peu de peinture, créé quelques bijoux, essayé la photo, voulu faire du tricot, testé de la couture basique, réalisé un peu de calligraphie, plié des origamis, testé le kirigami. Mais en réalité aucun de mes projets n’a vraiment abouti. J’ai l’impression de commencer mille choses, de ne rien finir car finalement cela ne me parle pas. C’est frustrant. Je ne sais plus par quel biais exprimer cette créativité.

Tu as fini plusieurs toiles, tu en es à ta quatrième.

Oui mais… La dernière m’a vidée de mes énergies, j’étais épuisée et j’ai mis du temps avant de m’y remettre. Celle en cours… je me laisse portée au feeling, mais je suis un peu déçue par le dernier ajout.

Tu vois clairement que tes créations répondent à tes énergies, et qu’elles évoluent en fonction de celle-ci ?

Oui, c’est clair… Je vois le processus de nettoyage en cours, je vois les lourdeurs et les noirceurs qui se dissipent. Mais… Je ne suis pas sûre qu’écrire ici soit une forme de créativité. Je suis admirative de Sylvie qui a réalisé plein de projets créatifs, se lance des défis, prend des cours, etc…

Tu ne peux pas trouver si tu ne testes pas. L’important est de suivre ton intuition. Le reste viendra. Et l’idée de créer des choses pour ton intérieur ? Pourquoi vouloir te limiter à une technique ? Et si au contraire, c’était le fait d’en connaître plein qui te permette d’avoir la liberté de créer sans être enfermée dans une technique ? Penses plutôt à pourquoi tu veux créer, comme pour ta dernière toile et ton projet en cours, car l’inspiration est venue d’elle-même.

Merci.

14 novembre 2015