Cette étoile perdue

Artiste : Yuuta

Parfois, la seule étoile qui brille

Est celle dans notre cœur,

Mais nous sommes trop occupés

A la chercher dans un ciel mouvementé

Pour seulement la remarquer.

 

22 juin 2017

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Trouver sa voix

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Je ne sais même pas par où commencer tellement c’est le bazar dans ma tête.  Au message reçu par Sylvie « On me dit de te rappeler que la foi est une flamme qui s’entretient et qui part de la foi en soi avant toute chose », je me sens profondément découragée. Pourquoi ?

Pourquoi certains jours, la foi en la vie semble couler de source et j’arrive à ressentir une forme de sérénité ? Et pourquoi d’autres jours, je ne sais même plus ce que veut dire le mot « foi » ? Et encore moins comment m’y connecter et raviver cette flamme ? Comme si je n’en avais plus la force, tellement je me sens parfois fatiguée et découragée. Comme si ce mot s’était vidé de son sens, à force d’errer dans cette nuit de l’âme et ce brouillard sans fin. Comme si l’absence d’amélioration face à la maladie malgré mes efforts l’avait vidé de sa substance.

Comment faire face quand on est submergé par un raz de marée de souffrance, de fatigue, de désespoir et de doutes ? Où trouver la matière pour entretenir cette flamme quand tout s’est écroulé autour de soi ? La perte de repères physiques, la perte d’un partenaire, la dégradation de ma santé, l’arrêt de ma vie professionnelle, l’altération de mon cercle social ?

J’imagine que la mort de tout ce que l’on croit connaitre,  de tout ce que l’on croit désirer, n’est là que pour mieux nous aider à renaitre à nous-même, nous pousser à l’introspection pour apprendre à vraiment se connaitre, et à ainsi mieux pouvoir suivre la voix de son âme.

Mais où est la mienne ? Pourquoi je ne l’entends plus ? Elle s’est soudain tût et je me retrouve dans un silence assourdissant, où seuls mes acouphènes me tiennent compagnie. Ne plus entendre la voix de ses guides quand on se sent plus perdue que jamais est difficile. Sentiments d’abandon, de douleur et d’incompréhension face aux appels à l’aide qui semblent rester sans réponse.

Comment prendre du recul sur ce que l’on vit lorsque l’on est constamment submergé de vagues émotionnelles douloureuses ? De tristesse, de solitude, de peurs et de doutes ? L’esprit cherche à rationaliser, à comprendre. Pourquoi ? D’où cela vient ? Quels sont les déclencheurs ? Mémoires émotionnelles qui remontent ? Travail d’épuration de la Kundalini ? Ou que sais-je d’autre ? Et pourquoi pourquoi pourquoi pourquoi pourquoi ? Comme s’il fallait que tout ait un sens pour supporter cette souffrance, une finalité, un objectif « ainsi je n’aurais pas vécu ça en vain ». Qui supporterait de vivre de la souffrance gratuite sans aucune utilité ?

Mais les émotions ne peuvent pas se rationaliser, car elles se vivent dans le cœur. Elles émergent et me submergent, peu importe leurs origines et le chemin qu’elles prennent. Elles effacent toute la sagesse et les guidances reçues, toute la patience et la foi en moi. Elles me retournent, et me laissent vidée, dans l’incompréhension, la solitude et le sentiment d’être impuissante. Impuissante à contrôler mon hypersensibilité, mes nuits et rêves agités, mon état de santé totalement aléatoire et fortement impacté par mes nuits.

Comment dans ces conditions trouver le calme et la foi pour prendre des décisions par rapport à mon orientation professionnelle ? Comment avoir le courage et la foi d’imaginer un chemin professionnel dans la relation d’aide à autrui ou la thérapie, quand je ne semble pas capable moi-même de faire face à la maladie, à l’hypersensibilité et surtout à mes propres doutes ?

J’ai une liste de métiers potentiels établie avec la psychologue du travail qui m’accompagne dans la démarche de réorientation demandée auprès de Pôle Emploi. Après de nombreux échanges et questionnaires, il est temps d’appliquer la méthode de « l’entonnoir », resserrer les possibilités pour mettre au point un projet professionnel cohérent, me renseigner sur le métier et les formations.

Mais je regarde cette liste et je me demande où est ma voie. Où est ma voix ? Je me sens comme paralysée, face à l’idée de choisir et de m’engager dans une direction, et ma peur de me tromper ressurgit. Ma peur de mal choisir, de ne pas en être capable, de ne pas réussir. Pourquoi rien ne résonne-t-il comme une évidence ? Pourquoi toutes les options ne me semblent que de longs parcours du combattant, pour lesquels je ne me sens pas prête ? Ma confiance en moi semble s’étioler plus que jamais, les doutes me submerger et la clarté me fuir.

Comment dans ces moments-là peut-on entretenir sa foi en soi-même ? Quel acte concret et quotidien peut-on poser chaque jour pour nourrir cette flamme, quand tout à l’extérieur semble peser pour l’étouffer ?

Parfois, j’aimerais bien que l’on me donne « la bonne réponse ». Peut-être est-ce pour cela que ma guidance s’est tût, c’est à moi de la trouver par moi-même. Personne ne peut choisir à ma place. C’est à la fois un beau cadeau et en même temps une lourde responsabilité. Comment choisir quand je ne sais pas ce que je veux ? Ni ce dont je suis capable ? Ni vers quoi je veux aller concrètement ?

Faire un pas au hasard ? Avoir la foi que je ferais le bon choix quel qu’il soit ? Je sais qu’en vérité, peu importe le chemin, c’est la façon dont on le vit qui importe. « Tous les chemins se valent », il n’y en a pas un bon ni un mauvais, ce ne sont que des expériences. Et comme la vie est évolution, rien n’est jamais figé, on peut changer d’avis, rebondir, évoluer. Alors pourquoi ai-je si peur de me tromper ou de ne pas être capable ? Comment guérit-on ce genre de manque de confiance en soi ?

21 juin 2017

La vérité du Coeur

Il y a quelques jours, des personnes mal intentionnées ont trouvé intelligent de chercher à m’attaquer énergétiquement. L’attaque qui se voulait subtile et vicieuse, en passant via mes rêves inconscients a lamentablement échouée en terme de discrétion et m’a rendu bien consciente du genre de comportement que certains avaient décidé de manifester à mon égard.

Je ne m’attarderai pas sur ce genre de comportement déplorable et sans intégrité. Attaquer les gens par derrière, c’est toujours moche. Le fait est qu’au-delà de rechercher une atteinte énergétique, il y a là aussi une volonté de déstabiliser et de faire peur.

Et si justement j’en parle, c’est pour dire haut et fort que je ne me laisserai ni déstabilisée ni atteindre par ce genre de comportement. Alors certes, au premier abord, cela a soulevé des vagues en moi sous le coup de la surprise, de l’indignation et de la colère. Je ne pensais franchement pas que mes énergies pouvaient intéressées des personnes malveillantes, surtout comparé à d’autres personnes bien plus brillantes dans l’astral telles que Sylvie et Camille Fraise. Non, j’ai une image assez simple et terre à terre de moi-même, aussi je n’avais pas anticipé un tel comportement.

Mais une personne avertie en vaut dix, aussi je préfère prévenir que je considère ce genre de comportement absolument intolérable. Je ne tolérerai pas que cela se reproduise sans renvoyer la balle dans la figure de celui qui l’a lancé. Contrairement à Sylvie, je n’ai pas des guides lumineux qui se contentent de remettre gentiment les personnes à leur place. Non, je suis plutôt du genre à répondre quand on m’agresse. Et croyez-moi que si mes guides laissent passer une attaque pour que j’en sois consciente et que j’y fasse face, je ne ferai pas dans la dentelle. Et là, je dis ça sous l’angle du  déploiement de la Volonté avec l’appui de l’Ombre. Je ne plaisante pas. Les prochains qui osent se pointer, que ce soit seul ou en groupe, je les attends au tournant.

Voilà, maintenant que ça s’est dit, j’ai envie d’aborder un sujet attenant. 1+1 font deux et j’ai remarqué que ces derniers temps, ce genre de comportement augmente en fréquence dans le cercle virtuel que je suis. Entre Camille qui parle des attaques fréquentes qu’elle subit dans ses rêves lucides en ce moment, les guides de Sylvie qui lui soulignent les attaques énergétiques émises à son encontre, et celles que j’ai pu ressentir la nuit… Et probablement d’autres personnes qui n’en parlent pas. C’est quoi leur problème ? Pourquoi ne pourrait-on pas rayonner ce qu’on est tranquillement ? Pourquoi chercher à nous ébranler et nous voler nos énergies ? Quand nous, on laisse les autres tranquilles ?

Tu ne devrais pas t’en préoccuper.

Et pourquoi ça ?

Parce que c’est donner du poids à leur agissement et que cela n’en vaut pas la peine. Vraiment pas la peine. Tu avais besoin de prendre conscience qu’en effet, certaines personnes sont mal intentionnées et que ce ne sont pas forcément des entités ou des âmes errantes. Les premiers à chercher à vous nuire directement sont souvent d’autres êtres humains, même si cela n’exclue pas qu’il fasse appel aux seconds (entités et compagnie).

Et bien, je peux l’imaginer de par mon passé. Mais je ne pensais pas que l’on passerait via mon blog et mes commentaires ailleurs pour identifier ma signature énergétique et attaquer vois-tu. La fréquentation de mon blog n’a pas des stats démentiels et je m’en fiche. Mais j’avais toujours eu la sensation d’être dans une bulle protégée, justement de par sa visibilité limitée. Et cela m’allait bien. Sauf que vous m’avez encouragée à la partager un peu plus. Et les années passant, le référencement amène un peu plus de monde dessus. Si bien que malgré moi, son exposition augmente.

Et n’est-ce pas une bonne chose ?

Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou pas. Ce que je n’aime pas avec l’histoire d’apprendre à rayonner, c’est que l’on attire en même temps toutes sortes de gens, des gens intéressés, des gens bienveillants, mais aussi des gens qui vous critiquent et vous remettent en question (par jalousie ?), des gens qui sont mal intentionnés, etc. C’est bien plus compliqué que de rester dans sa bulle, tranquille. Et moi j’aime bien ma bulle. J’ai envie d’être libre de dire ce que je veux, comme je veux et quand je veux. Même si je suis malade et que cela montre un état de baisse énergétique, que certains pourraient interprétés comme une faiblesse et une faille pour m’attaquer.

Ce qui n’est pas vrai et tu le sais. C’est des doutes sur ta foi qui entrainent les réelles failles. C’est lorsque tu doutes de ton propre pouvoir que tu t’exposes à être réellement impactée, mais nous ne permettrons pas que cela se reproduise. On peut te dire ce que tu veux, cela ne doit pas ébranler la personne que tu es et la réalité que toi tu vis. Si une formatrice ne te croit pas capable de canaliser tes guides, et alors ? Est-ce que cela efface la réalité du nombre d’articles que tu as publié ici qui en sont ? Absolument pas. Tu ne dois pas laisser la méfiance de cette personne te déstabiliser. Chacun vit selon sa réalité et selon sa propre vérité. Il te suffit de te concentrer sur la tienne. Cela ne doit néanmoins pas t’empêcher de faire preuve d’ouverture d’esprit, de confronter des visions différentes, d’en discuter, de faire évoluer tes idées et de corriger certaines de tes pensées. Mais, en aucun cas cela ne doit ébranler ta foi.

Les expériences qui peuvent et doivent ébranler ta foi et ta conception du monde doivent venir de ton intérieur, de quelque chose que tu as profondément ressenti en toi et vécu dans ta réalité du monde. Peu importe ce que disent d’autres personnes, tant que toi tu n’en as pas vécu la réalité émotionnelle et/ou énergétique au fond de ton être, cela ne veut rien dire pour toi, cela reste une vue abstraite et extérieure à toi. Et tu ne dois pas laisser ton mental être perturbé.

C’est pour ça que les écrits de Sylvie te parlent, parce qu’ils mettent très souvent des mots et des explications sur des expériences et des ressentis que tu as vécu, sans avoir le recul nécessaire pour comprendre tes ressentis. Alors cela peut t’ébranler après coup, parce que tu amènes de la lumière et de la conscience sur un vécu profond et intime que tu ne peux pas ignorer.

Et c’est dans ce sens que cela doit se passer, de l’intérieur vers l’extérieur, même si parfois, il faut un miroir extérieur pour prendre conscience de ce bouleversement intérieur et réussir à l’intégrer au plus profond de soi, dans une acceptation totale qui concerne tous les plans : physique, mental, émotionnel et énergétique. De cette façon alors, tu es certaines que la vérité qui émerge en toi, la prise de conscience, le bouleversement de ta conception du monde est quelque chose de bon pour toi et ne t’est pas imposé de l’extérieur, que ce soit par une personne, une entité ou même un guide.

Ce que nous te disons n’aurait aucune portée réelle si cela ne résonnait pas comme juste en toi. Et tu le sais. C’est pour ça que parfois tu fuis nos discussions ici, parce que tu sais que l’on ne peut pas mentir avec les énergies et ce que l’on ressent au fond de soi dans son cœur et dans son corps. Tu le sais. C’est pour ça que la mise en lumière de ton déni de viol t’a tellement ébranlé. Parce que tu savais que c’était juste, tu l’as ressenti en toi. Nous n’avons été que les messagers, et c’est parce que la charge émotionnelle cristallisée en toi a résonné, que cela t’a ébranlé au point de décider de couper ta connexion à nous. C’est normal, cela peut vous arriver, de confondre le messager et le message.

Tu as néanmoins maintenant suffisamment de recul pour comprendre que tout vient de toi et que nous ne sommes là que pour t’aider à prendre conscience de ces réalités en toi. Que ce soit tes blocages émotionnels, tes schémas de pensées limitants, tes propres capacités ou bien tes aspirations. Ce qui est juste est ce qui vient de toi, de ton cœur. Et c’est aussi la meilleure façon de vérifier que quelque chose est bon pour toi, en écoutant ton cœur.

Le reste n’a pas l’importance que tu lui accordes. Le premier « juge » s’il doit y en avoir un pour vérifier la justesse de ce qui t’est apporté est ton propre cœur. Ce n’est ni nous, tes guides spirituels, ni d’autres personnes physiques, encore moins d’autres entités qui possèdent Ta Vérité. C’est ton cœur et ton âme. Aussi si un jour tu es ébranlée par quelque chose que l’on te dit, que ce soit nous ou de êtres incarnés, connecte-toi à ton âme et demande lui la Vérité qui la concerne elle. Et tu sauras.

De cette façon-là, tu n’as plus aucune raison de douter de tes capacités de discernement, que ce soit, encore une fois, avec nous ou avec d’autres personnes que tu côtoies. Rappelle-toi que tu pourras toujours nous demander des conseils, jamais des Vérités, et encore moins des décisions à prendre à ta place.

Merci.

[suite au prochain article]

20 janvier 2017

Des hauts et des bas

Artiste :

Artiste : SunnySanki

Je me sens totalement épuisée. Cela fait plusieurs nuit que je dors mal, que je me réveille à 5h du mat et que je n’arrive pas à me rendormir. Que je ne rêve pas et que j’ai l’impression de ne pas du tout m’être reposée, comme si je n’avais pas dormi. Même pendant mes siestes, j’ai l’impression de ne pas récupérer. Et plus les jours passent, plus les cernes s’accentuent et la fatigue me plombe.

Alors que je dois faire face à des dépenses imprévues d’énergie. Marcher pour aller prendre le bus, stresser de prendre le bus. Ils ne sont pas à l’heure, souvent en avance de façon aléatoire et il n’y en a qu’un par heure. Je stresse de le rater, ou qu’il n’y ait pas de place et que je reste sur la touche. Comment je ferais le jour où le bus sera plein ? Après tout, il n’y a que 20 places, et hier j’ai pris la dernière… Et puis ça me stresse de devoir marcher entre l’arrêt et mon travail, parce qu’il n’y a pas de trottoir, une ravine, des virages sans visibilité. Ce matin une voiture est passée à 10 cm de moi, en serrant brusquement car une voiture arrivait en face, et ce sans ralentir, à 60 km/h. J’ai été choquée et ça m’a fait peur, un peu plus et elle me dégommait contre le mur.

Toute cette histoire de bus me stresse, parce que c’est très différent de toutes les années où je l’ai pris en métropole. Ici il fait très chaud, l’air en bord de route est très pollué, il y a beaucoup de bouchons. Marcher dans ces conditions ne me fait aucun bien, au contraire… J’essaye de rester optimiste et de faire avec, mais je n’aime pas me sentir en danger. Et puis c’est fatiguant aussi de devoir supporter tous ces regards en attendant le bus, dans le bus… parce que je suis la seule métro à le prendre on dirait, et que je ne parle pas créole… Les gens se demandent peut être ce que je fais là ? Je me le demande aussi…

Parfois j’ai vraiment envie de rentrer. Je suis fatiguée de lutter pour tout, pour aller au travail, pour mes différents sujets au travail, pour rentrer du travail, pour chercher une voiture, pour… J’essaye de ne pas faire une montagne de toutes ses petites choses nouvelles qui me fatiguent, mais ça fait beaucoup de changements, et même si je prends les choses une par une, je me sens vidée.

Vidée aussi par mon hypersensibilité émotionnelle et aux énergies. Je veux bien essayer de ne pas la combattre, mais la laisser s’exprimer me vide aussi. Au point que j’aimerais le soir pouvoir discuter avec mes guides, mais que je n’y arrive pas.

Et puis cette faim… J’ai tout le temps faim, par ennui au travail, par envie de manger, par besoin de sucré et de chocolat. Je sens que j’ai un grand manque affectif à combler, mais j’ai beau essayer en mangeant, en prenant soin de mon corps, en méditant, etc… rien ne semble marcher.

Je sais aussi que j’évite très soigneusement de penser à mon ex-compagnon. C’est horrible comment il revient encore et encore dans mes souvenirs, surtout liés à la sexualité… Je commence à réaliser que même s’il était probablement le meilleur amant que j’ai eu, il n’était pas forcément celui qui me convient en réalité. Difficile de le comprendre avant en me connaissant si peu sur ce point, mais en apprenant à m’explorer, je cerne un peu mieux ce qui me correspond.

Toutefois, rien de tout ce que je fais, me purifier quotidiennement, méditer, manger plus de fruits et de légumes, me remettre à la cuisine, prendre le temps d’écrire, prendre soin de ma peau et de mon acné, essayer de dormir au moins 8h par nuit ; rien ne semble porter ces fruits. Et rien ne semble combler ce vide affectif immense. J’ai même l’impression de régresser, de compenser avec de la nourriture en mangeant plus gras et moins équilibré, de bâcler ma routine soin de peau sans y mettre du mien, de négliger de remettre de la crème solaire en journée… Comme si tout à coup je n’arrivais plus à me connecter à mon amour envers moi-même, alors que je le sentais tant encore la semaine passée. Alors que j’essaye d’apprendre à avoir foi en moi et à faire confiance à la vie. Alors pourquoi ?

Quand c’est comme ça, tu devrais juste te reposer. Tu ne peux pas être tout le temps au top. Tu dois accepter que des fois tu te sentes mal, c’est normal. Faire preuve de douceur est la meilleure des solutions. Ok tu essayes de prendre soin de toi, de te faire du bien, ok cela ne marche pas comme d’habitude. Peut-être que tu as juste besoin de quelque chose de différent aujourd’hui ? De te rouler dans ton plaid moelleux et de dormir, de manger du chocolat. D’accepter que parfois tout ne parait pas parfait, que c’est difficile pour toi et saluer tes efforts. Tu te débrouilles, tu fais avec, même si tu dois te lever pour 7h20 alors qu’avant tu dormais jusqu’à 8h. Même si tu dois supporter un bus bondé par 35°C plein d’énergies étrangères. Même si tu dois porter tes kilos de fruits et légumes et rentrer à pied. Tu as le droit de dire que ce n’est pas facile.

Ce n’est pas facile. Et je ne sais pas ce qui le rendrait plus facile. Je m’ennuie au travail. J’ai des tas de choses à faire, mais elles ne me motivent pas et ne m’intéressent pas. J’ai l’impression que c’est juste une liste de choses urgentes à faire sans fin… Je préfèrerais plutôt travailler mes cours d’astrologie, reprendre le chant, aller me balader en forêt. J’ai l’impression d’avoir déjà besoin de vacances… Que les journées se trainent, que je n’attends que le soir mais que je suis trop épuisée pour en profiter quand il arrive… Cela me frustre. Je n’ai plus d’énergie pour travailler mes cours d’astro le soir ! Et puis j’attends le we, pour avoir du temps pour moi, mais je n’en aurai pas vu que je serai en stage.

C’est peut être bien, c’est peut être déclencheur de prise de conscience et de guérison sur le féminin, mais c’est épuisant ! Alors que j’ai juste envie de dormir, cela me semble une trop grande dépense d’énergie à venir…

Alors demande du soutien. Mieux encore, aie foi en ta propre puissance. Elle n’a pas besoin d’être éclatante et dure, instantanée et brutale. Elle peut être douce et sous-jacente, silencieuse mais présente. Il te reste encore à l’expérimenter d’une façon féminine, et non masculine. Ta force peut résider dans la douceur, dans le fait de faire les choses à ton rythme, avec patience, sans te précipiter mais surement. A quoi bon t’épuiser à courir ? Fais confiance à tes ressentis pour te guider sur le moment où donner une impulsion ou bien sur l’ordre des priorités.

Cela te semble abstrait, tu ne vois pas comment appliquer ça au travail.

Non, je ne vois pas du tout. Je t’avoue que j’ai juste envie de dormir et de rêver, rêver, rêver… De ces rêves doux et agréables où je me sens bien, où je me sens bercée, où je suis déçue de me réveiller.

Pourtant c’est dans la réalité que tu dois vivre.

Je sais, mais le problème c’est que la réalité ne me fait pas du tout envie en ce moment. Rien ne me fait envie, même la nourriture ! Je sens bien qu’elle est là pour me servir à compenser, mais qu’elle ne m’apporte pas de plaisir réel, et au contraire qu’elle me pèse parce que c’est juste du « bourrage ». Mais j’ai beau me demander « de quoi ai-je envie ? » je ne trouve pas la réponse. Ou si, j’ai juste envie que la journée s’achève, que la semaine s’achève… J’ai beau essayer de me témoigner de l’amour, de me sourire, cela ne me fait pas me sentir mieux…. Je me sens coincée, impuissante, frustrée. Je voudrais dessiner, mais je n’ai pas d’idées. Je voudrais cuisiner mais je n’ai pas la motivation. Je voudrais faire de l’astro mais je n’ai pas d’énergie.

En bref, tu te sens coincée dans tes énergies créatrices et donc sexuelles. Tu n’arrives pas à les lier à l’amour de toi-même, à de la douceur.

Laisse-moi deviner, c’est un nœud qui remonte avant le we de stage sur le féminin ?

Il y a parfois des choses désagréables à expérimenter pour comprendre leur origine et leur présence. Qu’as-tu vu sur ton thème astrologique ?

J’ai Vénus en opposition à la Lune, ce qui dénote une dualité au niveau de la féminité. Le vécu d’une opposition entre « être mère », donc je suppose la sexualité, et « aimer », ressentir des sentiments.

Est-ce que tu penses que c’est vrai ?

Et bien, je n’aime pas trop parler de ça… Mais tu sais bien que je ne me sens pas capable d’être mère, et de prendre soin de moi en même temps (donc de m’aimer ?). Que je ne me vois pas construire un couple aimant et avoir un enfant en même temps. Et puis que tomber enceinte est une des choses qui m’effraye dans l’acte sexuel… Je ne semble pas réussir à concilier les deux, faire l’amour et procréer… Je sais que ce déni de me capacité à être mère est une des sources de mon endométriose. Mais pour autant, je ne sais pas résoudre cette dualité…

Ça peut être le thème et l’intention de travail d’un de tes prochains stages.

Je ne suis pas à l’aise sur ce sujet du tout. Je n’aime pas en parler.

Comme tu n’aimais pas parler de tes autres blocages et pourtant tu l’as fait. Est-ce que tu le regrettes ?

Non, c’était très dur, mais quelque part libérateur…

Tu te demandes ce qu’est « être une femme », mais tu te demandes aussi ce qu’est « être une mère ». Quand beaucoup sont passées par là pour arriver à la 1ère question, tu le fais dans le sens inverse. Qu’est-ce que c’est « être une mère » pour toi au jour d’aujourd’hui ?

Je n’en ai pas une image très positive, pour moi c’est vraiment synonyme de sacrifices et de responsabilités… De choses que je ne veux pas endosser, cela ne me fait vraiment, vraiment pas envie.

Pourquoi ?

Pourquoi « pourquoi » ? Tu sais que je n’ai pas vraiment envie de répondre à cette question. Peut-être parce que je ne le sais pas trop moi-même. Parce que je n’ai pas envie de devoir m’occuper de quelqu’un d’autre que moi-même. Voilà. Comme une grosse égoïste.

Non, comme quelqu’un qui ne veut pas avoir un enfant pour combler ses propres manques. Tu as un grand vide affectif, tu pourrais vouloir un enfant pour le compenser, un enfant qui t’aimerait sans conditions parce que tu serais sa mère. Tu as vu de très jeunes femmes dans ce genre de situation.

Je ne veux pas d’un enfant pour moi-même, pour combler quelque chose ou m’apporter quelque chose que je n’ai pas. Si je devais avoir un enfant, ce serait pour offrir la vie sans attente. Je ne veux pas avoir un enfant pour des raisons égoïstes. Et je considère que j’ai bien trop de choses à guérir et à apprendre sur moi-même avant même d’être capable d’y penser. Comment pourrais-je aimé et prendre soin d’un autre être, si je ne le suis pas capable d’abord pour moi-même ? Comme cela pourrait s’appliquer dans un couple.

Tu sais qu’on n’est jamais vraiment prête pour être mère, que c’est aussi un apprentissage.

Peut-être, mais je suis très loin d’être prête pour ce genre d’apprentissage.

Tu as tout ton temps, et même celui de tomber enceinte à 40 ans.

C’est une drôle d’idée.

Qui pourtant t’a rassuré quand le numérologue te l’a dit. Parce que la porte n’est pas définitivement fermée. Tu verras ce que la vie te réserve, laisse toi le temps de cheminer, tranquillement, avec une force en douceur. Mais ne te sens pas moins capable qu’une autre d’être mère. Cesse surtout de te comparer.

Chaque chemin est unique, et l’objectif est d’y trouver le soleil qui brille. Cherche le soleil qui brille, tranquillement. Tu le trouveras peut être à un endroit incongru, mais il est là quelque part, même si tu ne le sens pas en ce moment. Laisse-toi le temps.

Merci.

2 mars 2016

Foi en l’amour ?

Artiste :

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Quand je vois son profil public, je suis en colère. En colère de le voir sourire, rire et vivre sa vie comme s’il ne s’était rien passé. Ça me fait mal. De voir qu’il peut continuer sa vie sans moi, comme si tout allait bien. Pourtant je n’ai jamais cherché à être indispensable, je n’ai pas spécialement envie de le voir souffrir. Mais cela me fait pleurer.

Et puis c’est injuste, lui il est chez lui, il est entouré de ses amis, il a pu reprendre les activités qu’il aimait. Moi je suis seule à l’autre bout du monde, je n’ai pas d’amis, pas de famille ici, et rien de mes activités favorites pour me changer les idées. C’est injuste. Pourquoi ça serait plus facile pour lui, alors qu’il n’a même pas eu le courage de me le dire en face, qu’il m’a largué à distance ? J’ai mal, cela me donne juste envie de rentrer à la maison, de me rouler en boule, de ne pas me réveiller. Plus le temps passe et plus ce silence devient insupportable.

Je ne sais pas quoi faire de telles émotions qui surgissent tel des geysers, qui me laissent anéantie. Je ne comprends pas d’où elles viennent, ni leur violence.

En réalité ta colère est une façon d’exprimer la souffrance que tu n’arrives pas à admettre. Ton égo vient se mêler à tout ça, c’est lui qui ne supporte pas que l’autre vive normalement sans toi. Après toutes ces promesses d’être unique et d’être la complétude de l’autre. Il interprète ces paroles passées comme des mensonges face au présent : « Comment puis-je avoir été son tout et son complément s’il peut vivre sans moi maintenant ? » Cela réveille ta vieille blessure de la trahison. Cela remet en cause le passé pour ton égo. Et c’est cela qui te blesse tellement. Douter de son amour, douter de la réalité de ce que vous avez vécu, de ce qu’il t’a dit.

J’ai envie de hurler. Comment c’est possible ? Comment c’est possible de faire comme si rien n’était après ça ? De continuer à avancer ?

Comme tu le fais toi. Comme tu continues à te lever pour aller travailler, à parler à d’autres personnes. A travailler à ta guérison et avancer sur ton chemin.

Sauf que moi je ne l’expose pas ça. Je n’expose pas non plus mes moments heureux parce que je trouverais ça déplacé, comme si je disais « regarde, je suis heureuse sans toi ». Je trouverais ça cruel et méchant.

Sauf que lui ne fait pas ça contre toi, il le fait parce que c’est un personnage public.

Savoir qu’il sépare sa vie privée de sa vie publique ne m’aide en rien du tout. Voir les photos de l’impro, ça me tue. Le voir heureux avec ces personnes qui sont aussi mes amis me fait mal.

En réalité c’est parce que tu te sens exclue, que tu as l’impression d’avoir perdu ce groupe, ce loisir-là. Qu’il puisse continuer à faire ça sans toi. Comme si tu n’existais pas, comme si tu n’étais pas importante. Encore une fois c’est ton égo qui parle. La partie de toi qui a besoin de se sentir reconnue et acceptée. Et puis une partie de ton égo trouve ça injuste « Pourquoi c’est moi qui devrait perdre ça alors que ce n’est pas moi qui ait pris cette décision ? »

Comment je peux laisser ces émotions me traverser et couler ? Tout se bloque dans ma gorge et embrouille ma tête.

J’ai aussi cette immense violence en moi. Cette envie de tout déchirer, de tout fracasser, de tout jeter de lui. Comme si cela pouvait me libérer de ma souffrance, de cette impression d’être victime de la situation, de subir ses décisions. Je lui en veux de me faire subir ça. Comment peut-il m’aimer et me faire ça, me faire tant de mal ? C’est antinomique, je ne comprends pas, je ne comprends pas. Je ne veux pas comprendre.

C’est simple, il s’aime plus lui-même qu’il ne t’aime toi. Il fait ça pour se préserver. Et ton égo n’apprécie pas ça. Encore une fois, ton égo veut être aimé par-dessus tout, avant tout et plus fort que tout. Cette recherche d’absolu, c’est quelque part l’amour du Divin que tu recherches, un amour inconditionnel, sans limite, primordial. Ce n’est pas lui qui peut te l’apporter, même si tu peux le vivre avec lui. Ce n’est pas lui qui peut t’apporter ça, il n’est qu’humain, avec ses défauts, ses qualités, ses blessures et son propre égo. Son amour sera toujours imparfait pour toi, jusqu’à ce que tu cesses d’exiger.

Mais exiger quoi ? Je ne comprends pas.

Exiger qu’il écoute tes besoins, qu’il comprenne tes difficultés, qu’il fasse des efforts pour les respecter. Exiger qu’il tienne compte de ton hypersensibilité, de ton empathie, de ta sensibilité aux énergies. Exiger qu’il t’accepte comme tu es et fasse avec, même si tu es blessée. Ce sont des exigences de ton égo, que tu retranscris inconsciemment dans ton comportement. Parce que tu veux être aimée inconditionnellement. Cet amour divin, pur et entier n’est pas à la portée de tout le monde. Peux-tu toi-même l’offrir ?

Je ne sais pas… Je n’ai jamais eu la sensation d’exiger toutes ces choses… Suis-je capable d’aimer sans conditions ? Ça dépend des personnes et du type d’amour… Il y a un certain nombre de choses que je n’appréciais pas spécialement chez lui, dans son comportement, son physique, ses blessures, mais je l’aimais malgré ça, au-delà de ça, je l’aimais pour l’ensemble de ce qu’il était.

Mais aimes-tu encore quand l’on te blesse, te brusque et te perturbe ?

Je ne sais pas… Quand on me trompe, me ment et me trahit, j’ai tendance à retirer mon amour. On me trahit une fois et pas deux, la preuve même que j’ai accepté de lui parler après ça montre combien je l’aime… Parce que j’ai vécu ses non-dits et sa rupture comme une trahison. J’aurais donc dû l’envoyer bouler sans même vouloir lui parler et régler les choses.

Mais tu as envie de le faire maintenant ?

Oui, parce que c’est trop dur de le voir continuer à être heureux et vivre sa vie. Je ne veux plus de lui, je ne veux plus le voir, je ne veux plus le lire, je ne veux plus l’entendre. Pour longtemps, car j’ai trop mal. Je ne sais pas si je vais être capable de lui pardonner le mal qu’il m’a fait.

Tu as besoin de le rejeter. Cela fait partie de ton processus de guérison. Ne luttes pas. Tu as le droit de te sentir trahie, tu as le droit de lui en vouloir, tu as même le droit d’avoir soif de vengeance. Tu as le droit de ressentir toutes ces émotions, ce spectre entier de l’amour à la haine. Car si tu ne ressentais plus rien pour lui, tu ne vivrais pas toutes ces émotions violentes. Encore une fois, il faut plus de courage pour ressentir toutes ces émotions que pour les fuir ou les enfouir. La majorité des gens te diront qu’ils ne ressentent pas ça, qu’ils n’éprouvent pas cette colère, cette envie de vengeance, mais ils ne seront pas honnêtes, parce qu’ils en ont honte. La vérité c’est que l’amour peut prendre de drôle de nuances quand il est rejeté. Des nuances qui ne sont pas comprises par le mental, qui sont jugées comme bien ou mal, et qui peuvent provoquer de la honte.

Qu’importe que l’on te juge ? Ne juges pas tes émotions, soit douce avec toi-même. Personne ne peut les comprendre de l’extérieur, personne ne peut savoir leur signification mieux que toi. Ces émotions montrent qu’une part de toi veut continuer à le toucher. Et puisqu’il ne se laisse plus toucher par ton amour, alors celui-ci s’exprime différemment. Tu veux toucher son âme, une part de toi veut provoquer des réactions en lui pour te prouver qu’il ne t’est pas indifférent. Car tu as bien compris que l’indifférence est le pire signe, celui que l’autre ne ressent plus aucune émotion pour toi. Tu as peur de ça, tu as très peur de ça. Que tu deviennes transparente, invisible, sans importance pour lui. Qu’il ne t’aime plus d’aucune façon, ne se soucie plus de toi. C’est ta peur profonde. En réalité, c’est pour masquer cette peur là que tu hurles et tu cries, tu rages et tu tempêtes.

Comment faire face à cette peur qui m’oppresse le cœur et me déchire en deux ?

Tu ne peux pas. Tu ne pourras jamais être rassurée si tu n’as pas foi en son amour. Aimer réellement, c’est offrir son amour sans rien attendre en retour. Tu ne dois rien attendre de lui, aucune promesse, aucun réconfort, aucun espoir. Pour faire face à la peur, il n’y a que la foi, la confiance. Simplement avoir foi en son amour, en la force de votre amour, qui peut-être vous réunira un jour.

« La peur est une projection sur l’avenir d’une issue tirée d’une mémoire de souffrance. » Camille

J’ai peur parce que j’ai déjà eu foi en mon amour, en l’amour de quelqu’un, pendant de longues années. Et cette personne en a simplement profité pour en abuser, pour me rabaisser, me manipuler, m’humilier et jouer avec moi, pendant plus de 5 ans.

Tu n’es pas obligée de faire preuve d’une foi aveugle. Tu peux déjà commencer par ne plus douter de ce qui a été, en reconnaître la réalité, même si elle n’existe plus aujourd’hui. Sa décision ne remet pas en cause ce qu’il a ressenti par le passé pour toi. C’est quelque chose de difficile à comprendre et à admettre pour toi. Toi qui a été trahi, à qui on a menti. Pour toi cela annule tout amour, présent comme passé. Or cela n’est pas vrai, pas avec tout le monde. Tu ne peux pas faire de généralités avec une expérience passée. C’est te laisser gouverner par ta souffrance et par tes peurs.

Nous savons que ce n’est plus ce que tu veux vivre dans ton présent. Il est temps de reconnaître ces peurs, de les accepter et de lâcher prise. Tu es toi, tu es unique. Avoir foi en son amour, c’est aussi avoir foi en toi, en la belle personne que tu es. Personne ne peut remplacer qui tu es, accepter ça, c’est accepter le fait que s’il aime vraiment la personne que tu es, alors il t’aimera toujours et il reviendra vers toi, quand la vie lui permettra. Même s’il venait à rencontrer quelqu’un d’autre et l’aimer, son amour pour cette personne serait différent. Comme il l’a si bien dit, son amour a ta forme, et celle de personne d’autre. Comme ton amour a sa forme, et celle de personne d’autre. Tu pourrais essayer de le faire rejaillir sur une autre personne, mais cela ne serait pas en adéquation.

Mais… je regarde les photos. Je prends conscience de combien il est entouré de lourdeurs, de combien il conserve certaines peurs et certaines blessures comme des remparts. Combien il est enfermé dans des énergies et au final, combien il évolue assez peu. Parce qu’on a beau dire. Quand on évolue réellement intérieurement, cela se manifeste par des changements dans son physique, dans son environnement concret autour de soi. Je ne vois pas ses évolutions chez lui… Alors que moi je suis en train d’évoluer de manière radicale… Je me demande vraiment si un jour on retrouvera un mode de vie compatible…

Peut-être, peut-être pas. Seules vos évolutions pourront le dire, et celles-ci sont imprédictibles, tout du moins leur vitesse de réalisation. Tu es un peu injuste avec lui, car il a opéré de grandes modifications avant de te rencontrer, et il en a réalisé aussi pendant que vous étiez ensembles. Mais je comprends ce que tu veux dire. Rien n’a évolué dans sa maison, dans son bureau, rien que les modifications que tu y avais apporté. Or la maison, le cocon, est aussi une projection de l’intérieur. Mais tu ne peux pas forcer ce genre d’évolutions, cela doit venir de l’intérieur, il doit sentir un appel, une envie de changer les choses par lui-même.

Il est vrai qu’il a beaucoup de chemin à parcourir pour pouvoir un jour te rejoindre. Nous le savons, toi un peu moins. Néanmoins, cela n’exclue pas une possibilité de réunion. Mais nous ne te mentirons pas, elle n’est pas à portée de vous pour l’instant. Tu croyais que c’était parce que tu avais beaucoup de choses à guérir, seulement de ton côté. Mais il en a aussi beaucoup du sien. Ton avantage est que tu en as déjà conscience et que tu as déjà entamé plusieurs processus de guérison, sur tous les plans. Lui a un gros travail de prise de conscience et d’acceptation. Comme tu le faisais, il vit enfermé dans des peurs qu’il pense être des protections. Comme toi, il a une rigidité au changement importante. Et il se remet moins en question que ce qu’il pense, tout du moins sur les choses acquises et en profondeur. Il se focalise sur certaines choses et ignorent les autres. Cela bousculerait trop de choses dans sa vie, comme cela le fait dans la tienne, bien qu’il ne soit plus là pour le voir. C’est dommage, mais cela viendra en son temps, quand il acceptera d’avoir l’oreille moins dure.

Et ne rigoles pas, parce que tu étais pareille !

« L’oreille moins dure », lol ! Mais je vois de quoi tu parles. Son inconvénient à lui, c’est qu’il a une routine, un chez lui fixe, des habitudes. Il a finalement peu de choses pour le stimuler au changement dans son cadre de vie. Et puis il a vraiment les caractéristiques d’un signe fixe, de la rigueur mais même de la rigidité, de la persévérance mais de l’obstination. Quelque chose d’ancré mais justement de trop fixe, de trop contrôlant, envers lui-même mais aussi envers l’extérieur. Je n’envie pas sa place, pas du tout. Je suis contente de l’évolution que j’ai entamée, même si je sors vraiment de ma zone de confort, que je dois entamer plein de reconstruction, que j’ai encore peur de ce changement et du jugement par mes proches.

C’est pour ça qu’il était plus facile pour toi, de le faire seule et à l’abri du regard de tes proches. Tu as toute liberté pour évoluer sans te sentir freinée. Quelque chose que lui n’a pas, par son cadre de vie et par son métier. Tu l’imagines du jour au lendemain s’habiller en rose ? Tout le monde serait choqué et irait de son commentaire. Pour prendre un exemple extrême.

Oui, je vois ce que tu veux dire. Ma liberté pour évoluer est une vraie chance, même si elle implique une solitude difficile, et un éloignement douloureux avec les gens que j’aime.

Cet éloignement n’est pas définitif, il a vocation à te permettre de découvrir qui tu es librement, de le concrétiser et de l’assumer. Alors tu seras libre de faire ce que tu veux.

Merci.

15 novembre 2015

Les 10 principes de Celia

  1.  Avoir foi en soi : reconnaître son âme, la respecter, la faire vivre et se réaliser. Être en accord avec soi-même, oser être qui l’on est, savoir se laisser guider par son intuition.
  2. Ne suivre que sa propre Vérité : pas de guides ou de conduites de pensées, à chacun de construire son propre chemin en accord avec son intériorité.
  3. Comprendre la leçon : chaque épreuve a pour but de nous faire avancer, chaque épreuve doit être reconnue, accepter et surmonter.
  4. Ne jamais posséder : chaque objet donné par la vie n’est qu’un prêt, chaque être vivant est uniquement sa propre propriété.
  5. Trouver l’équilibre : toujours, entre raison et cœur, entre spirituel et matériel, entre Ombre et Lumière. Trouver l’équilibre intérieur qui nous correspond, unique et dynamique.
  6. Évoluer: la vie est mouvement, ne jamais rester figé, toujours avancer, ne pas se réfugier dans des idées fixes, dans un lieu sclérosé, bouger et s’adapter, se mettre en danger pour mieux triompher.
  7. Ouvrir son esprit : accepter humblement que l’on ne sait rien, que tout est à apprendre, surmonter les peurs (de l’autre, de l’inconnu, de la vérité…), accepter de changer d’avis et de façon de penser, être capable de reconnaître ses erreurs et de s’en inspirer, apprendre et ne jamais se satisfaire de ce que l’on sait. Ne PAS juger autrui, accepter qu’à chacun correspond sa propre vérité, sa propre façon de fonctionner, d’aimer, d’évoluer, de communiquer…
  8. Assumer : quoique l’on fasse avoir le courage de regarder en face les conséquences, d’en porter les responsabilités. C’est aussi réfléchir à la portée de ses actes avant d’agir, anticiper, avoir conscience de l’environnement où l’on est, des personnes que l’on va affecter.
  9. Faire preuve d’humanité : parce que construire son propre chemin ne veut pas dire s’isoler, apprendre à donner, à recevoir et à partager. Aider son prochain quand cela est à notre portée et que notre cœur nous le réclame. Mais ne pas se sentir forcé, quand ce n’est pas spontané. Accepter sa sensibilité, son empathie, ne pas renier ses émotions, ses envies et même les élans de l’égo. Considérer toute vie comme une chose précieuse et digne de respect.
  10. Agir en toute liberté : explorer, expérimenter, se tromper, se corriger. Agir en accord avec la morale que l’on s’est fixé, en acceptant de se poser des limites pour mieux être libre de tester leurs valeurs et de les respecter : pas par principe, mais par CHOIX et par COMPRÉHENSION de leur portée. Ne pas s’enfermer dans des schémas sociaux et des liens de possessivités, ne pas s’accrocher « aux normes » pour se rassurer. Avoir peur, mais sauter, en sachant qu’on a des ailes pour s’envoler.

Et puis dernier principe que je voudrais citer, qui n’est pas de moi, et que j’emprunte à l’auteur Lionel Davoust (qui m’a inspiré la mise en forme de mes idées) : « les principes sont faits pour être dépassés », alors ne JAMAIS se sentir limité… Ne pas avoir peur des sentiers inconnus ou peu fréquentés.

Bien sûr, comme déjà écrit dans l’article précédent, ces principes sont les miens, et en AUCUN cas ne sont des lignes de conduite dictées à autrui. Chacun fait ce qu’il lui plaît. Si cela vous inspire, tant mieux, si cela vous donne envie de réagir, soyez libre d’écrire de manière respectueuse. A savoir, que selon le principe 6), 7) et 2), cet article risque fortement d’évoluer en même temps que ma pensée ;)

© Witchlight Dreams

28 décembre 2013