Le temps qui passe

Artiste : Yuumei

Bonjour à tous,

Je reviens ici et j’ai le sentiment de trouver un champ en friche. Cela me fait de la peine, car j’ai toujours beaucoup aimé mon blog, et accordé de la valeur à ce que j’avais construit ici moi-même, avec mes mots, mes émotions et mon vécu. Partager ma réalité, mes expériences. Bonnes comme mauvaises, on peut toujours en tirer quelque chose, un élément de compréhension, une expérience, des réactions émotionnelles, un miroir dans lequel s’analyser.

Pourquoi n’ai-je plus réussi à écrire pendant tous ces mois ? Comme si les mots m’avaient fui en même temps que mes conversations avec mes guides. J’aurais pu continuer à écrire malgré cela, comme je le faisais au début, avec mes émotions et mes réflexions. Décortiquer ce qui traverse mon cœur et perturbe mon mental. Comprendre mes propres réactions et débusquer derrière mes schémas de pensées, mes comportements récurrents.

Peut-être tout simplement que je n’en avais plus envie. Que je me sentais trop fatiguée. Après un an de repos, je me sens mieux. J’ai acquis la certitude que quoi je traversais, je devais être ma première et meilleure amie et toujours me soutenir. Moi intérieurement et moi mon corps aussi. Je constate de plus en plus à quel point je suis quelqu’un qui aime le calme et qui a besoin de tranquillité. Dans mes pensées, dans mes activités, dans mon environnement. Je l’avais toujours vu comme une contrainte, à travers mon hypersensibilité aux énergies, aux foules, mon hyperacousie, etc. Finalement, je comprends que toutes ces « contraintes » sont en fait là pour m’aider à cerner ce qui me convient le mieux : le calme.

Alors j’aime de plus en plus peindre, passer du temps dans la nature, écrire et lire. Je découvre la joie des couleurs, la magie de l’eau avec l’aquarelle. J’observe le temps qui passe et qui fuit. Tellement vite. Mais où donc va-t-il ? J’ai enfin le sentiment d’avoir le temps de vivre, calmement, tranquillement. Et je reste désemparée face à la réalité que ma vitesse de croisière est 3 fois plus lente que celle de la société qui m’entoure. Comment alors y trouver ma place ? M’adapter tout en respectant mes besoins propres ? Trouver une façon de gagner ma vie et d’être autonome ?

Tant de réponses manquent à l’appel. Malgré le temps que je laisse au temps. Un an, c’est peu de chose dans une vie. Et en même temps, cela peut être beaucoup, si cela permet d’ouvrir la bonne porte. Néanmoins la porte qui me correspond reste dérobée à ma vue, et je continue d’errer. Un pas après l’autre, en espérant que le chemin se trouve quelque part, même si je ne suis pas encore capable de le voir.

21 mars 2018

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Trouver sa voix

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Je ne sais même pas par où commencer tellement c’est le bazar dans ma tête.  Au message reçu par Sylvie « On me dit de te rappeler que la foi est une flamme qui s’entretient et qui part de la foi en soi avant toute chose », je me sens profondément découragée. Pourquoi ?

Pourquoi certains jours, la foi en la vie semble couler de source et j’arrive à ressentir une forme de sérénité ? Et pourquoi d’autres jours, je ne sais même plus ce que veut dire le mot « foi » ? Et encore moins comment m’y connecter et raviver cette flamme ? Comme si je n’en avais plus la force, tellement je me sens parfois fatiguée et découragée. Comme si ce mot s’était vidé de son sens, à force d’errer dans cette nuit de l’âme et ce brouillard sans fin. Comme si l’absence d’amélioration face à la maladie malgré mes efforts l’avait vidé de sa substance.

Comment faire face quand on est submergé par un raz de marée de souffrance, de fatigue, de désespoir et de doutes ? Où trouver la matière pour entretenir cette flamme quand tout s’est écroulé autour de soi ? La perte de repères physiques, la perte d’un partenaire, la dégradation de ma santé, l’arrêt de ma vie professionnelle, l’altération de mon cercle social ?

J’imagine que la mort de tout ce que l’on croit connaitre,  de tout ce que l’on croit désirer, n’est là que pour mieux nous aider à renaitre à nous-même, nous pousser à l’introspection pour apprendre à vraiment se connaitre, et à ainsi mieux pouvoir suivre la voix de son âme.

Mais où est la mienne ? Pourquoi je ne l’entends plus ? Elle s’est soudain tût et je me retrouve dans un silence assourdissant, où seuls mes acouphènes me tiennent compagnie. Ne plus entendre la voix de ses guides quand on se sent plus perdue que jamais est difficile. Sentiments d’abandon, de douleur et d’incompréhension face aux appels à l’aide qui semblent rester sans réponse.

Comment prendre du recul sur ce que l’on vit lorsque l’on est constamment submergé de vagues émotionnelles douloureuses ? De tristesse, de solitude, de peurs et de doutes ? L’esprit cherche à rationaliser, à comprendre. Pourquoi ? D’où cela vient ? Quels sont les déclencheurs ? Mémoires émotionnelles qui remontent ? Travail d’épuration de la Kundalini ? Ou que sais-je d’autre ? Et pourquoi pourquoi pourquoi pourquoi pourquoi ? Comme s’il fallait que tout ait un sens pour supporter cette souffrance, une finalité, un objectif « ainsi je n’aurais pas vécu ça en vain ». Qui supporterait de vivre de la souffrance gratuite sans aucune utilité ?

Mais les émotions ne peuvent pas se rationaliser, car elles se vivent dans le cœur. Elles émergent et me submergent, peu importe leurs origines et le chemin qu’elles prennent. Elles effacent toute la sagesse et les guidances reçues, toute la patience et la foi en moi. Elles me retournent, et me laissent vidée, dans l’incompréhension, la solitude et le sentiment d’être impuissante. Impuissante à contrôler mon hypersensibilité, mes nuits et rêves agités, mon état de santé totalement aléatoire et fortement impacté par mes nuits.

Comment dans ces conditions trouver le calme et la foi pour prendre des décisions par rapport à mon orientation professionnelle ? Comment avoir le courage et la foi d’imaginer un chemin professionnel dans la relation d’aide à autrui ou la thérapie, quand je ne semble pas capable moi-même de faire face à la maladie, à l’hypersensibilité et surtout à mes propres doutes ?

J’ai une liste de métiers potentiels établie avec la psychologue du travail qui m’accompagne dans la démarche de réorientation demandée auprès de Pôle Emploi. Après de nombreux échanges et questionnaires, il est temps d’appliquer la méthode de « l’entonnoir », resserrer les possibilités pour mettre au point un projet professionnel cohérent, me renseigner sur le métier et les formations.

Mais je regarde cette liste et je me demande où est ma voie. Où est ma voix ? Je me sens comme paralysée, face à l’idée de choisir et de m’engager dans une direction, et ma peur de me tromper ressurgit. Ma peur de mal choisir, de ne pas en être capable, de ne pas réussir. Pourquoi rien ne résonne-t-il comme une évidence ? Pourquoi toutes les options ne me semblent que de longs parcours du combattant, pour lesquels je ne me sens pas prête ? Ma confiance en moi semble s’étioler plus que jamais, les doutes me submerger et la clarté me fuir.

Comment dans ces moments-là peut-on entretenir sa foi en soi-même ? Quel acte concret et quotidien peut-on poser chaque jour pour nourrir cette flamme, quand tout à l’extérieur semble peser pour l’étouffer ?

Parfois, j’aimerais bien que l’on me donne « la bonne réponse ». Peut-être est-ce pour cela que ma guidance s’est tût, c’est à moi de la trouver par moi-même. Personne ne peut choisir à ma place. C’est à la fois un beau cadeau et en même temps une lourde responsabilité. Comment choisir quand je ne sais pas ce que je veux ? Ni ce dont je suis capable ? Ni vers quoi je veux aller concrètement ?

Faire un pas au hasard ? Avoir la foi que je ferais le bon choix quel qu’il soit ? Je sais qu’en vérité, peu importe le chemin, c’est la façon dont on le vit qui importe. « Tous les chemins se valent », il n’y en a pas un bon ni un mauvais, ce ne sont que des expériences. Et comme la vie est évolution, rien n’est jamais figé, on peut changer d’avis, rebondir, évoluer. Alors pourquoi ai-je si peur de me tromper ou de ne pas être capable ? Comment guérit-on ce genre de manque de confiance en soi ?

21 juin 2017

Un nouveau voyage

Artiste : Yuumei

Artiste : Yuumei

Demain, je commence un nouveau voyage. Je vais participer au premier rituel chamanique des sept apportés par la Femme Bison Blanc à l’homme : la cérémonie de l’Inipi, aussi appelé hutte de sudation. C’est un long rituel, où tous les participants construisent eux-mêmes la hutte de sudation, où l’on passe des heures (je ne sais même pas si c’est 8h ou 10h) dessous, au son des tambours, pour purifier le physique, le mental, l’émotionnel et le spirituel. Et puis, je vais aussi commencer un travail de soins chamaniques pour chercher à soigner ma blessure de viol, que je sais bien antérieure à cette vie-là.

Je n’ai jamais couru après le chamanisme. C’est quelque chose qui m’intriguait et par certains récits m’émouvait, mais je n’ai jamais eu une envie spéciale de l’étudier, car j’ai toujours pensé que cela se vivait plutôt que de s’apprendre. Je n’en avais jamais eu l’occasion, si ce n’est recourir au soutien d’Animaux Totems, et voilà qu’elle se présente d’elle-même. Qu’elle m’est même très clairement indiquée dans mes rêves.

Demain je commence un nouveau voyage, et je me demande où celui-ci va me mener. Va-t-il m’éloigner encore plus de certaines personnes que j’aime ? Va-t-il me changer fortement ? En un sens, j’espère que oui, car je souhaite évoluer sur le chemin de ma guérison. Mais en même temps, je ne peux m’empêcher d’avoir peur de creuser un peu plus le fossé. Néanmoins, je ne peux qu’être fidèle à moi-même et suivre l’appel de mon âme, que j’ai pour un temps rejeté.

Je ne peux aussi m’empêcher de penser ce que m’a dit une personne précieuse pour moi : « la spiritualité est un outil pour moi ». Et mon cœur de répondre intérieurement « c’est bien plus que cela pour moi ! ». Je la vie comme une composante à part entière de ma vie. Si je considère être constituée d’un corps, d’un esprit et d’une âme, alors je ne peux négliger aucun des trois. Mon corps est plus qu’un simple outil, ma raison et mon intellect sont plus que de simples outils, ma spiritualité est plus qu’un simple outil. Ce sont des choses qui font partie de moi, et qui font la personne que je suis. Et c’était d’ailleurs une grande source de frustration pour moi, par moments, de ne pas sentir cette réalité vécue et acceptée par cette personne, de le voir confiner la chose.

Pendant un certain temps, j’ai rejeté la spiritualité, parce que je n’arrivais pas à comprendre ce qui m’arrivait et à le contrôler. C’était trop effrayant de ressentir les esprits des décédés, trop effrayant de lire certaines choses dans l’âme des personnes de mes proches, trop effrayants de me sentir entourée d’entités du bas astral. Et surtout trop effrayant de ne pas tout comprendre, de ne pas connaître « les règles » et de ne rien contrôler. Car je pense que c’est ça le plus dur, ne pas avoir le contrôle.

Pour quelqu’un qui ne dirige sa vie que par la volonté, c’est terriblement difficile à admettre et je compatis, car je suis en partie comme ça. Cela demande un lâcher prise immense, et surtout une immense foi en soi-même et en la vie. Cela nécessite d’admettre que certaines choses nous dépassent et que l’on ne choisit pas forcément les épreuves que l’on attire – du moins pas consciemment. En revanche, cela ne nous soustraie pas à notre pouvoir d’acceptation et de réaction, à notre pouvoir de création à partir de ce qui peut s’imposer à nous. Comme cela n’affecte pas la règle des conséquences : chaque action a une conséquence, qui peut entraîner une chaîne d’évènements ; la responsabilité de nos choix reste donc entière.

Je crois qu’une des sources principales de mon rejet de la spiritualité et de mes ressentis médiumniques, au-delà de la souffrance engendrée par mes épreuves, était la peur de moi-même, de ce dont j’étais capable. La peur d’être différente et d’être incomprise, rejetée par les gens que j’aime. La peur des « responsabilités » que cela pouvait impliquer.

Demain, j’ai envie de me libérer de ces peurs. J’ai envie de pouvoir accepter qui je suis, peu importe qui je me révèle être au fond de moi-même et de mon âme, peu importe le chemin que cela me fera prendre. Je veux Être, tout simplement. C’est qui est peut-être le plus difficile à réaliser.

9 octobre 2015

Toutes ces émotions négatives…

Auteur image : KR0NPR1NZ

Auteur image : KR0NPR1NZ

Depuis quand suis-je si faible ? Physiquement et moralement ?

Peut-être depuis que j’ai renié la part sombre de moi-même.

Quand je ne sais plus qui je suis, je dois en revenir aux souvenirs de toutes les épreuves et souffrances que j’ai traversées. Pourquoi cela ? Pourquoi pas les moments heureux, les gens que j’aime, les vacances dans la nature ? Pourquoi faut-il que je revienne à une étincelle de ces moments de douleurs pour me rappeler ma force, ma capacité à continuer d’avancer malgré ça ? N’est-ce pas un peu sadique ?

Quand je vais mal, que je tourne en rond, que je me sens coincée, j’ai beau demander de l’aide, je ne la reçois pas… J’ai beau m’apitoyer sur moi-même et appeler la bienveillance de la lumière, rien n’y fait. C’est la colère, l’injustice et le désespoir profond qui me poussent à plonger au plus profond de moi-même. Dans les souvenirs de mon passé, pour me rappeler ce que j’ai déjà traversé et alors relever la tête en me disant que je suis capable de faire face à mon présent.

C’est dans ma part sombre que je pompe l’énergie pour me secouer. Dans mon ressentiment, mon amertume, ma tristesse, mon découragement, ma sensation d’impuissance. Dans mes émotions négatives et la hargne qu’elles éveillent.

Oui je suis déprimée, peut-être même dépressive, sombre et lunatique. Et alors ? Une rage nait en moi, face au monde et à la société, qui attend de moi de cacher, de masquer, voire d’annihiler toutes ces émotions négatives. Mais je ne veux PAS. Elles font partie de moi, comme ces souvenirs douloureux, ces cicatrices et ces peurs qui me collent à la peau. ET ALORS ? Je ne force personne à m’aimer pour ce que je suis. Mais je refuse de me conformer à un moule de lumière, de gentillesse et de positivité que je ne suis pas, même si c’est ce que les autres attendent de moi.

En ce moment, je n’ai pas envie d’être positive, je n’ai pas envie de recevoir des leçons de moral sur la façon dont chaque minute appréhendée avec positivité/négativité impacte sur notre vie. J’ai juste envie d’accepter et de laisser s’exprimer toutes ces émotions négatives, que la société nous pousse à ignorer, ranger dans une boîte ou résoudre : mon insatisfaction, mes peurs, mon inconfort, ma colère, ma rancœur, mes regrets, mes déceptions, mon insécurité, ma vulnérabilité, mon amertume, ma tristesse, la souffrance physique de mon corps, mon envie de feuler et de mordre, ma haine envers l’injustice de ce monde, ma soif de vengeance, mon mépris pour certaines personnes, ma soif d’avoir plus, mon besoin de reconnaissance.

Toutes ces émotions « négatives », toutes MES émotions négatives, je veux me les approprier, je veux les ressentir, les posséder pour les transformer en une force motrice. Celle qui me redonnera de la force, me fera relever la tête, hurler à la lune, défoncer les barrières qui m’emprisonnent, dépasser la cage qui m’enferme et enfin me sentir libre.

Alors oui, il est peut-être temps de reconnaitre que je suis plus reliée à l’Ombre que ce que je veux bien admettre. Que je me suis réfugiée dans la Lumière par crainte de l’Ombre, par peur de ce que je pourrais découvrir en moi : la soif de puissance, l’ambition aveugle, l’indifférence devant la souffrance d’autrui, la volonté d’écraser l’autre, l’égoïsme. Tout cela sont des choses qui me font terriblement peur. Parce qu’ouvrir la porte à l’Ombre, c’est aussi ouvrir la porte en soi même de ce qu’il y a de plus sombre, de plus cruel, de plus assoiffé de vengeance et de reconnaissance.

Pourtant, je devrais me rappeler que l’Ombre accomplie, ce n’est pas ça. L’Ombre accomplie recherche l’élévation de l’âme, mais d’une façon différente, par les propres moyens de chacun, le développement de la volonté, le travail via des alliances. Le dépassement des jugements du bien et du mal, le travail pour se détacher des voix de l’égo. L’Ombre accomplie ne vaut pas moins que la Lumière accomplie, c’est juste différent. Je le sais dans ma tête, mais dans mon cœur…

Finalement, si je refuse d’ouvrir la porte à l’Ombre, c’est peut-être surtout parce que j’ai le plus peur de moi-même, et de ce qui risque de s’y déchainer. Des années de douleurs, de colère, de soif de vengeance refoulées. Toutes les émotions négatives provoquées par les trahisons que j’ai vécues, par mon viol, par ma propre maltraitance envers mon corps. C’est plus qu’une tornade qui risque de se déchainer… Et je me surprends parfois moi-même à ne plus me reconnaitre face aux pulsions qui surgissent.

Pourtant, puis-je faire demi-tour ? Je suis à un point de non-retour. Je suis bloquée face au mur, je ne vois plus le ciel et les étoiles. Je ne peux pas me retourner et partir, ce serait renoncer à mes rêves, à mon couple et même à une part de moi-même. Ce serait tourner le dos à une partie de qui je suis. Je ne peux qu’avancer. Mais comment ?

Je suis prête à accepter ma reliance à l’Ombre. Je suis prête à travailler sur moi, à abandonner mes idées reçues, mes préjugés et les croyances qui ne correspondent pas à ma réalité intérieure. Mais à la condition que cela me permette d’avancer sur mon chemin, de dépasser ce buisson d’épines sur ma route sans m’écharper à sang tout le corps.

Je sais que j’en suis loin, je sais que je me débats vainement contre obstacles et sentiments d’injustice. Que je suis loin de la tempérance, que je ne connais pas et que j’ai peur d’assumer les valeurs qui me correspondent vraiment. Mais n’est-ce pas déjà un premier pas sur ce palier de stagnation ?

22 février 2015

Parole de vie

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Croire en moi
Croire en toi
La lumière brille au bout du chemin.
Tu ne la vois juste pas,
Mais elle attend pour toi
Où que te mènent tes pas.

Ne faiblit pas face aux aléas,
Ne brise pas sous les rafales.
Sois le roseau qui ploie
Et subit la tempête sans mal.

La lumière brille au bout du chemin
Tu ne la vois juste pas…

En réalité
La lumière brille déjà sous tes pas,
Mais tu ne la percevras
Que lorsque tu te retourneras,
Pour admirer
Le chemin réalisé.

Sois ta propre lumière,
Où que te mènent tes pas
Elle est avec toi,
Enveloppante de ses bras
Et alliée dans tes combats.

Sois ta propre lumière,
Où que te mènent tes pas

Elle est en toi

Guidant ton avancée

© Witchlight Dreams
13 septembre 2014

Source image : 253421

Décider par soi-même

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J’avais envie d’écrire, j’étais inspirée puis cela m’est passé… Pourtant j’aurai bien aimé le coucher par écrit, toutes ces pensées qui m’ont traversé. C’est rigolo, j’ai lu le commentaire d’Emmanuel juste après avoir fini mon article sur la volonté, et ça m’a conforté. Ça a aussi provoqué un déclic. Un déclic de compréhension. Pourquoi les plantes médicinales plutôt que la phytothérapie ?

Parce que depuis toujours, ce sont les plantes qui me passionne et non l’homme. C’est ce qui m’a retenu de me lancer dans une formation d’herboristerie. Je veux travailler pour le Terre, pas pour l’homme. C’est elle que je voudrais soigner, préserver et aider, avant tout. C’est sûrement une vision égoïste. Mais je n’en ai rien à faire des sous, du prestige et de la reconnaissance sociale pour une profession « à haute valeur ajoutée ». Mais bon, il faut être réaliste quand même… si l’argent n’est pas une fin en soi, il est quand même nécessaire pour vivre dans cette société, pour se nourrir, se loger, prendre soin de son corps et puis tout simplement profiter d’un certain confort, pouvoir voyager, se cultiver etc…. Je ne suis pas de ces « idéalistes » qui voudraient s’en passer (sans aucun jugement de valeur je précise, c’est juste ma façon de penser). Mon vieux rêve de gamine de devenir ermite dans la forêt  est plus que dépassé, lol. Et je ne lui cours plus après.

Je pense qu’on est plusieurs à un moment ou à un autre, lorsque l’on se sent en décalage complet avec la société, à se poser cette question. Celle de la place, du rôle que l’on veut jouer dans cette société. De rôle que l’on veut bien assumer. Veut-on vivre tranquillement en retrait dans son coin, profiter simplement des bienfaits de la vie ? Veut-on se mettre sur le devant de la scène pour se sentir exister ? Veut-on prendre la peine de lutter pour ses valeurs et faire évoluer les choses ? Ou veut-on se laisser porter ? Je crois qu’il y a autant de vision que d’individualité. Pourtant si je devais dessiner une tendance d’après les différentes personnes que j’ai rencontrées, je dirais que la reliance à l’Ombre ou la Lumière (le plus souvent inconsciente) a un effet important sur le rôle que l’on veut jouer. On peut aussi décider ou se retrouver à ignorer son cœur, choisir de prendre un rôle opposé, ou différent à celui dont on aurait rêvé. Et je me demande qu’est-ce qui fait que l’on s’accroche à ce rêve ? Qu’est ce qui fait que l’on veut écouter son cœur jusqu’au bout, même s’il semble avoir de folles idées ? Aller à l’encontre des attentes de la société ?

Pour ma part, j’ai toujours penser qu’un rôle en retrait me convenait, que je voulais juste pouvoir profiter pleinement et sereinement de chaque moment de la vie, de chaque merveille de la Nature. Je peux rester des heures à contempler le vent agiter les arbres et les nuages passer. Je suis à chaque fois émerveillée par la magie de la nature et de la vie. À en pleurer. C’est toujours ma gratitude envers la Nature qui m’a sauvée, toujours, toujours. Elle a réveillé mon cœur tombé dans l’apathie, elle m’a donné une raison d’apprécier la vie quand je voulais me suicider, elle a reposé mon âme et l’a soigné. Elle a toujours tenu sous mes pieds, m’a nourrie et abritée. Jamais je n’ai souffert de la faim, jamais je n’ai vu le sol s’effondrer (physiquement) sous mes pieds. Elle est ma mère nourricière, ma vie, mon souffle et ma mort. Elle est une de celle qui me guide et  elle est la seule à m’offrir l’ancrage dans la réalité. Je lui dois tout, je lui dois probablement le fait de « m’être éveillée », de par les plantes et les animaux, le souffle de l’eau,  les pierres taillées de sa chair chargées des énergies de centaines d’années. La Nature est belle, mais elle est aussi terrible et sans pitié. Elle est sauvage et indomptable, traitresse et pourtant alliée. Elle est la foudre qui s’abat, le prédateur qui mange sa proie. Elle est. Les mots seraient trop pauvres pour lui rendre hommage.

Alors est ce que je veux toujours rester en retrait ? Ou est-ce que je vais accepter de devoir me battre pour mes valeurs ? Clairement, en étant reliée uniquement à la Lumière, j’aurais eu tendance à rester en retrait. Mais avec la découverte de ma reliance à l’Ombre, je mesure mon envie de progresser, de me dépasser. Alors ou se situe le chemin entre les deux ? Qu’ai-je à apporter ? Et quelle est la manière la plus adaptée ? Ça c’est une sacrée question. Et là est tout le cœur de ma réflexion.

Puis je avoir la prétention que moi, petite personne que je suis, je puisse faire évoluer quelque chose ? J’aurai tendance à dire non. Mais n’est-ce pas par l’exemple que l’on inspire les autres à changer ? N’est-ce pas d’abord en regardant en soi, en se changeant soi-même intérieurement, que l’on peut espérer voir ce changement lentement se propager ?

Que m’a appris mon expérience ? Que lorsque j’ai confronté mes parents à la spiritualité, à ma spiritualité naissante, ils l’ont rejeté. Exactement comme moi je la rejetais. Et en évoluant moi-même, en acceptant de m’écouter, de prendre le temps d’appréhender, d’assimiler, de réaliser et d’accepter qui je suis au niveau de la spiritualité, mes parents ont suivi le même mouvement envers moi-même. Maintenant, j’accepte la spiritualité comme une partie intégrante de la personne que je suis, et je ne veux plus la rejeter (bien que j’ai toujours des périodes difficiles à accepter les réalités qui vont avec). Et mes parents ne la rejettent plus, ils l’ont aussi accepté et assimilé comme une partie intégrante de moi-même. Je cherchais leur approbation et leur acceptation, mais ils ne me l’ont jamais donné quand j’en avais besoin. C’est moi-même en m’acceptant, en faisant la paix avec moi-même, qui me la suis donnée. Et eux on suivit mes pensées. En étant en paix avec moi-même, en n’ayant plus peur de moi-même, ils ont arrêté d’avoir peur de cet aspect chez moi.  Quand il y a des années, je me suis vue regarder comme une folle à l’idée que je sentais les morts, maintenant, ma Maman accepte de regarder dans le journal les avis de décès pour me rassurer. Sans poser de questions, sans juger, avec application et méticulosité, juste avec le plus grand amour maternel. Alors oui, c’est au centre de moi que le changement doit commencer.

Mais quel est le changement que je voudrais diffuser autour de moi ? Quel est le changement que je voudrais, moi, personnellement apporter ? Je n’ai pas besoin de mes guides pour me le dicter, de mon âme pour me l’imposer. J’ai besoin de mon cœur pour m’aiguiller et de ma volonté pour le faire se matérialiser. La Lumière d’une main pour la vérité, l’Ombre de l’autre pour la matérialiser. Alors je vais chercher, et je vais trouver. Je ne veux pas laisser quiconque décider pour moi, pas même mes guides, le ciel ou mon âme. Je veux décider en étant à l’unisson entre le corps et l’esprit, entre l’âme et la raison, et avec le cœur pour seule direction, le « vrai » cœur.

16 janvier 2014

Source image : Wang Xiuying

Joie PURE

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Tu as rêvé de Jérémy cette nuit.

Oui, des souvenirs me sont revenu hier soir au coucher, encore cette pierre qui les a réactivé… J’ai revu notre rencontre, notre première fois, et surtout la fois où j’ai dû lui réexpliquer doucement que je ne pouvais plus l’aimer, pas parce que c’était lui, mais simplement parce que je n’étais plus amoureuse et que j’avais trop de choses à régler avec moi-même. Je me souviendrai toute ma vie la manière dont il a pâlit en instantanée. Ça m’a fait un coup au cœur, je crois que je n’ai jamais cessé de culpabiliser.

Tu aurais pu exercer ta volonté sur lui, tu aurais pu le manipuler. Il s’offrait à toi, à tes pieds, il te suppliait de revenir. Pourquoi ne l’as-tu pas fait ?

Parce que je l’aimais, pas de la même manière que lui, nos rapports étaient trop déséquilibrés. Je ne pouvais pas lui offrir ce qu’il recherchait, lui ne s’en rendait pas compte, alors c’est moi qui est dû stopper, avant que ce soit trop tard et qu’il soit irrémédiablement brisé. On se serait enfermé tous les deux dans une relation vouée à l’échec, c’est la frustration qui l’attendait. Il avait beau me dire que cela n’avait pas d’importance, qu’il lui suffisait juste de pouvoir m’aimer, mais…

Et puis il était trop jeune, il y a plein de choses chez toi qu’il ne pouvait pas aborder. A cause de ça, il te vénérait. Mais ce n’est pas ce que tu veux, hein ? Qu’on te vénère !!

Sûrement pas ! C’était bien la première fois que ça m’arrivait, et la dernière je le souhaite. C’est vrai que c’est flatteur, ça fait du bien, on pourrait se laisser tenter, se laisser porter par cet amour démesuré, mais démesuré dans la raison, l’action et la pensée, pas seulement le cœur. Or c’est dangereux, pour les deux.

Tu ne veux plus te laisser porter. Par quoi que ce soit. Comment en es-tu arrivée là ?

J’imagine trop de départs, trop d’abandons et de trahisons. Être détruite à chaque fois, ce n’est pas normal. Il vient un moment où l’on veut tenir sur ses pieds pour soi, on l’on ne veut plus avoir besoin d’une béquille. Je crois que c’est lorsque j’ai compris combien j’étais dépendante émotionnellement de ma sœur de cœur que j’ai pris cette résolution. Je crois qu’elle n’avait pas d’autre choix pour me faire avancer que de me rejeter.

Est-ce que tu peux comprendre ça ? Est-ce que tu peux comprendre que l’on peut rejeter quelqu’un par amour ? Et que c’est difficile de se le pardonner ?

Oh mon Dieu… Ce n’est que maintenant que je fais le parallèle entre Angélique et Jérémy… Comment n’y ai- je pas pensé plutôt ?

Tu n’étais pas prête à l’accepter. Il y avait trop de colère, de douleurs et de haine dans ton cœur. Tu étais trop blessée. C’est peut-être pour elle qu’elle l’a fait, pour se protéger, mais c’est bien aussi parce qu’elle t’aimait. Parce qu’elle ne savait plus comment t’aider autrement. Elle a dû couper le cordon qui vous reliez. Tu ne sais plus maintenant ces émotions, ces pensées pour toi, les souvenirs de ce que vous avez partagé. Tu as perdu quelque chose de très précieux ces jours-là, quelque chose que tu pensais acquis à vie, voir au-delà même de cette vie. Tu as dû faire ton deuil, parce que c’était comme si elle venait de mourir pour toi.

Oui, dans mon cœur, c’est comme si elle était morte. Je crois que c’était plus facile à accepter. Comme ça, il n’y aurait plus d’attente, plus d’espoir de se retrouver, plus personne vers qui se tourner lors de mes moments de faiblesse. Plus personne sur qui se reposer.

Elle t’avait montré le chemin pour apprendre à s’aimer, il t’a suffi de continuer sur cette voie pour y arriver toute seule. Elle t’a beaucoup aidé tu sais, sincèrement, avec un élan qui venait du fond du cœur.

Oui je sais, je ne veux pas l’oublier. J’aimerai la remercier. Après tout, au-delà du bien et du mal que l’on s’est fait, elle reste ma sœur de cœur.

Pourquoi pleures-tu ?

Parce que j’aimerai la pardonner, j’aimerai retrouver la paix dans mon cœur quand je pense à elle. J’aimerai juste pouvoir lui dire que je l’aime sans pleurer, sans avoir mal à cause du passé.

Qu’est ce qui te retient de le faire ?

Qu’est ce qui me retient ? Peux-tu m’aider à le trouver ?

Tu estimes que tu as suffisamment guéri tes blessures des années d’avant pour te pencher sur ce sujet ?

Oui, pour l’instant j’ai bien avancé. J’ai choisi entre m’enfoncer et me relever. Je me suis relevée, je tiens sur mes deux pieds, je suis de nouveau équilibrée. J’ai retrouvé toute ma volonté. Je vois mes cicatrices comme la preuve de la volonté qu’il m’a fallu pour arrêter de me couper, et non comme la faiblesse de m’être blessée. Je vois que c’était nécessaire pour m’éviter de me suicider à une époque où j’étais trop faible. Je vois aussi que cela appartient au passé, que je l’accepte et que je veux continuer d’avancer.

Je suis fatiguée d’être en guerre contre moi-même, alors je me fais la paix, de moi à moi-même <3. En remerciant le ciel chaque jour de pouvoir respirer ; en aimant avoir un sol sous mes deux pieds, admirer le lever du soleil et son coucher ; en appréciant de garder la tête dans les étoiles, de savoir aimer et partager ; en écoutant le battement effréné de mon cœur et ma respiration cadencée sous l’effort de la nage pour me sentir vivre. Nan, plus besoin de me couper :P . Ça fait des années que j’ai arrêté, et que je n’ai plus la tentation de rechuter… des années te dis-je ! Tiens d’ailleurs je devrais le célébrer :)

Pourquoi ris-tu et pleures-tu en même temps ?

Je pleure de joie, je suis tellement soulagée. Tellement, si tu savais… C’est comme une page qui vient de se tourner. En sortant de la piscine hier, après avoir nagé, nagé, nagé jusqu’à avoir chassé le dernier malaise qui me retenait, je ne me suis jamais sentie aussi forte. J’étais prête à tout affronter, tout. Je savais que plus rien ne pourrait m’abattre plus que ça, je savais que le plus dur de mon passé était justement terminé !!! Ahaha, je ne peux plus m’arrêter de pleurer de joie. Ça y est, j’en suis libérée. Libérée de Léon et de sa cohorte de démons, libérée des entraves que je m’étais moi-même posés, libérée de ma honte de m’être coupée. Je me sens le cœur tellement plus léger ! Aujourd’hui je vais le célébrer ! Et la mer sera mon plus bel allié :)

Quelles sont tes résolutions pour la nouvelle année ?

Nager, nager, nager, je ne dois plus arrêter, je dois faire preuve de plus de volonté pour ça. Profiter de la vie et célébrer chaque jour la chance d’être née :D Tracer la voie qui me correspond dans le cœur, l’esprit et l’âme. Aimer :)

Et apprendre à avoir réellement foi dans la vie, parce qu’elle nous offre toujours une chance de se relever, même si c’est elle qui nous a fait tomber.

4 janvier 2014

Source image : uchuubranko

La panthère noire

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Face à la forêt infranchissable qui s’est imposée à moi lors du jeu de visualisation proposé par Sylvie, j’ai décidé d’y retourner. Y retourner pour faire face à ce mur et le dépasser, tout du moins créer l’environnement énergétique et l’expression de ma volonté nécessaire. Il est tellement rassurant de savoir que, quoi que l’on rencontre lors d’un exercice de visualisation, même le plus effrayant des monstres ou des obstacles, on pourra toujours (me semble-t-il) l’influencer et le faire évoluer. Ça me rassure franchement de toujours me rappeler ça.

Je retourne devant la forêt. Je l’observe, elle forme une bande qui s’étire à l’infini sur les côtés. Impossible de la contourner, je dois bien la traverser. Comme déjà ressenti, je ne me vois pas la survoler, à un moment je tomberai dedans et la chute serait très douloureuse. Je ne me vois pas non plus prendre un large chemin éclairé sur le sol.

Non, je vois une panthère noire aux yeux verts s’avançait vers moi pour me guider. Plutôt que de monter sur son dos pour qu’elle me porte, je me transforme moi-même en panthère noire. Alors elle me guide, nous évoluons juste sous la cime des arbres, en hauteur. Nous voyons le sol, la faune et la flore de la forêt sans qu’elles puissent monter jusqu’à moi et m’attaquer. Nous sautons agilement de branches en branches, de lianes en troncs. C’est simple et rapide, je la suis. Je suis près de la canopée, parfois éclairée par le soleil, mais dans une demi-pénombre rafraichissante, je ne me sens pas étouffée. Nous avançons très rapidement et agilement, je n’ai jamais peur de tomber. À un moment des oiseaux tropicaux se joignent à nous pour nous guider. Nous traversons si vite la forêt, si facilement que j’en suis étonnée !

Une fois arrivée de l’autre côté, une autre épreuve m’attend (une montagne ?) mais bien que je l’ai aperçu, je l’ai oubliée. Je remercie la panthère qui m’a guidé.

Et la question qui me vient est : que représente cette auto-transformation en panthère ? Elle semble être la clé pour une avancée symbolique sûre, rapide et efficace, qui permettrait de découvrir la jungle sauvage sans avoir à l’affronter. Je me demande bien comment l’interpréter… Je crois qu’il me sera bénéfique de me pencher sur le symbolisme de cet animal.

31 décembre 2013

Source image : H-Ell

La forêt impénétrable…

Rainforest_by_skoora

Pourquoi cette peur stupide ? Pourquoi cette peur paralysante qui m’empêchait même d’aller voir ma boîte email scolaire ? Pourquoi… ? Je veux comprendre pour la dépasser. Je ne veux pas me laisser terrasser par cette peur. On dit que la peur est utile, que la peur a une fonction de protection. De quoi ma raison veut me protéger ? Je veux la regarder bien en face, dans les yeux et la surmonter. Comme cette peur qui me tenaillait les tripes pour mon rapport de stage. Qui prenait une forme futile et superficielle, mais qui pourtant s’ancrait très profondément, dans les racines de mon être et de ma connaissance de moi-même. Dans quelque chose de profond et de pourrissant, qu’il m’a fallu reconnaitre, admettre, nettoyer et panser.

Mais que cache cette peur-là ? Je sais que sa source ne réside pas dans un manque de foi en moi-même. Tout du moins, je ne le pense pas. J’ai fait du progrès sur ce chemin-là. Je suis prête à reconnaitre mes qualités (mais aussi mes défauts je l’espère) et à ne plus me dénigrer, me priver moi-même de mon pouvoir et de ma volonté. C’est vrai que la force de l’Ombre aide beaucoup pour ça.

Quelle est cette peur qui me tord le ventre ? Et quelle est son origine ? Je veux creuser, peux-tu m’aider ?

Es-tu sûre de vouloir creuser si profond ? Es-tu prête à t’engager dans ce chemin-là ?

Je n’ai pas le choix. J’ai bien compris que je ne pourrais pas vivre en ne respectant pas « mon cœur », en ne suivant pas mon propre chemin unique, qu’il va me falloir forger.

Que t’a évoqué la visualisation sur les chemins possibles que tu as faite ? Que t’a évoqué cette forêt ?

Elle me fait peur, elle m’effraye totalement. Je suis seule face à ça. Quoi que représente cette forêt je ne suis pas sûre d’être de taille pour la traverser. Je sais que ce n’est pas le but qu’il faut viser, de réussir à la traverser, mais la manière d’y arriver, mais… Comment évoluer dans cette jungle gigantesque et oppressante ? Je sens son hostilité. Et c’est dans ça, dans cette réalité énergétique que je dois m’engager ? Que représente-t-elle d’abord cette forêt ? Est-ce liée à mon évolution professionnelle ?

Tu viens toi-même d’évoquer la manière de surmonter cette peur. Concentre-toi sur le moyen plutôt que sur le but derrière. Comment pourrais-tu traverser cette forêt ? Dis le moi.

Et bien le plus simple serait de la survoler… Trouver un moyen de voler haut dans le ciel, dépasser ses cimes sans s’arrêter. Mais justement ça serait trop simple…. Je ne ferais pas face aux lianes et fougères, aux prédateurs et morsures des serpents. Et j’aurai bien peur qu’en cours de vol, mon « parachute » crève et me fasse tomber brusquement dans cette jungle impitoyable.

Alors tu ne veux pas de la solution de facilité…

Non, tu sais bien qu’elle ne me correspond pas. Mais je ne vois pas comment. Si je m’engage dans cette forêt à coup de machette, je ne vais jamais avancer, elle est trop immense.

Et si tu trouvais un allié ?

Une panthère noire qui accepte de me porter sur son dos et me fasse traverser la forêt dense en courant et sautant de branches en branches ?

Par exemple…

Je ne suis pas sûre de pouvoir trouver un tel allié… Quelque chose me dérange. Je ne sais pas pourquoi je dois entrer dans cette forêt. Je ne peux pas y pénétrer sans savoir ce qui me pousse en avant.

Pourtant tu es consciente que tu l’as choisi ? Tu as choisi de te diriger vers cette forêt.

Non j’ai choisi de prendre la prairie qui y menait. Peut-être qu’un autre chemin s’offre à moi pour la contourner ?

Observe, retournes y.

Je préfèrerai y retourner plus tard, lors de ma méditation de ce soir. C’est d’accord, je vais observer. Je retournerai observer cette forêt, ses contours, son étendu, sa faune, mais sans m’y aventurer.

Sylvie te conseille de visualiser « un chemin dans la foret, un chemin vaste et éclairé ».

Oui… J’y avais déjà pensé mais bizarrement, je sens que cela ne me correspond pas. Trop « lumineux ». Il me faut quelque chose d’unique, qui me correspond.

Qu’est ce qui te correspond ?

C’est là une très bonne question. Qui me renvoie à « qui suis-je » ?

31 décembre 2013

Source image : skoora

Visualisation pour préparer l’année 2014

Comme proposé par Sylvie sur son blog ICI, j’ai décidé de tester son jeu de visualisation  « sur les ponts » pour préparer l’année qui vient. Je vous invite vivement à aller lire les lignes directrices de ce jeu sur son blog. L’idée est de ressentir et visualiser les chemins qui s’offrent à nous, les réalités énergétiques qui nous entourent pour mieux être préparé. J’ai décidé au passage de partager la mienne ici.

Je vois la prairie verdoyante devant moi, la cascade fraiche sur la gauche, le ruisseau avec une route rectiligne et triste sur la droite. Derrière la prairie, des nuages gris menaçants. Je m’assois sur le pont  (un large pont solide en bois sous lequel se rejoignent ruisseau et cascade)  en tailleur, pour méditer, réfléchir au chemin que je vais emprunter.

Mais je me sens attirée par le passé, comme une corde s’enroulant autour de ma taille et me tirant en arrière. Alors je me retourne pour faire face à mon passé. C’est un champ de blé fané et couché. Face à moi se tient un monstre gigantesque, un monstre japonais à contour noir et masque (comme dans le voyage de Chihiro). Alors je m’incline pour le saluer plusieurs fois. Puis je me mets à genoux dans la position du salut de l’aïkido (à genoux, mains en triangle, front posé dessus, en mode prosterné)  pour lui demander pardon, pour me pardonner à moi-même de l’avoir engendré. Je lui tends une boulette de riz en offrande, pour me faire pardonner. Alors le monstre retire son masque, montre un visage étrange mais de type humain, mange la boulette et rétrécit. Il devient un tout petit personnage étrange du folklore japonais que j’assis sur mon épaule droite, et que je me promets d’aider à l’avenir.

Puis je me retourne de nouveau vers la prairie. Tout à coup je suis transformée en enfant portant kimono et getas (chaussures japonaises) en bois brut. Je m’élance dans le pré, courant joyeusement parmi les épis de blés vert tendre. Le ciel est toujours gris et menaçant mais je ne semble pas m’en préoccuper. Je monte la colline, pour découvrir à son sommet, en contrebas de la falaise où je suis, une forêt vierge tropicale inexplorée, dense, sauvage et couverte de brume. Je ne suis pas rassurée par cette vision qui promet une avancée difficile, même pas de sentier…

Et vous, l’avez-vous testé ?

30 décembre 2013