Parole de vie

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Croire en moi
Croire en toi
La lumière brille au bout du chemin.
Tu ne la vois juste pas,
Mais elle attend pour toi
Où que te mènent tes pas.

Ne faiblit pas face aux aléas,
Ne brise pas sous les rafales.
Sois le roseau qui ploie
Et subit la tempête sans mal.

La lumière brille au bout du chemin
Tu ne la vois juste pas…

En réalité
La lumière brille déjà sous tes pas,
Mais tu ne la percevras
Que lorsque tu te retourneras,
Pour admirer
Le chemin réalisé.

Sois ta propre lumière,
Où que te mènent tes pas
Elle est avec toi,
Enveloppante de ses bras
Et alliée dans tes combats.

Sois ta propre lumière,
Où que te mènent tes pas

Elle est en toi

Guidant ton avancée

© Witchlight Dreams
13 septembre 2014

Source image : 253421

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Décider par soi-même

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J’avais envie d’écrire, j’étais inspirée puis cela m’est passé… Pourtant j’aurai bien aimé le coucher par écrit, toutes ces pensées qui m’ont traversé. C’est rigolo, j’ai lu le commentaire d’Emmanuel juste après avoir fini mon article sur la volonté, et ça m’a conforté. Ça a aussi provoqué un déclic. Un déclic de compréhension. Pourquoi les plantes médicinales plutôt que la phytothérapie ?

Parce que depuis toujours, ce sont les plantes qui me passionne et non l’homme. C’est ce qui m’a retenu de me lancer dans une formation d’herboristerie. Je veux travailler pour le Terre, pas pour l’homme. C’est elle que je voudrais soigner, préserver et aider, avant tout. C’est sûrement une vision égoïste. Mais je n’en ai rien à faire des sous, du prestige et de la reconnaissance sociale pour une profession « à haute valeur ajoutée ». Mais bon, il faut être réaliste quand même… si l’argent n’est pas une fin en soi, il est quand même nécessaire pour vivre dans cette société, pour se nourrir, se loger, prendre soin de son corps et puis tout simplement profiter d’un certain confort, pouvoir voyager, se cultiver etc…. Je ne suis pas de ces « idéalistes » qui voudraient s’en passer (sans aucun jugement de valeur je précise, c’est juste ma façon de penser). Mon vieux rêve de gamine de devenir ermite dans la forêt  est plus que dépassé, lol. Et je ne lui cours plus après.

Je pense qu’on est plusieurs à un moment ou à un autre, lorsque l’on se sent en décalage complet avec la société, à se poser cette question. Celle de la place, du rôle que l’on veut jouer dans cette société. De rôle que l’on veut bien assumer. Veut-on vivre tranquillement en retrait dans son coin, profiter simplement des bienfaits de la vie ? Veut-on se mettre sur le devant de la scène pour se sentir exister ? Veut-on prendre la peine de lutter pour ses valeurs et faire évoluer les choses ? Ou veut-on se laisser porter ? Je crois qu’il y a autant de vision que d’individualité. Pourtant si je devais dessiner une tendance d’après les différentes personnes que j’ai rencontrées, je dirais que la reliance à l’Ombre ou la Lumière (le plus souvent inconsciente) a un effet important sur le rôle que l’on veut jouer. On peut aussi décider ou se retrouver à ignorer son cœur, choisir de prendre un rôle opposé, ou différent à celui dont on aurait rêvé. Et je me demande qu’est-ce qui fait que l’on s’accroche à ce rêve ? Qu’est ce qui fait que l’on veut écouter son cœur jusqu’au bout, même s’il semble avoir de folles idées ? Aller à l’encontre des attentes de la société ?

Pour ma part, j’ai toujours penser qu’un rôle en retrait me convenait, que je voulais juste pouvoir profiter pleinement et sereinement de chaque moment de la vie, de chaque merveille de la Nature. Je peux rester des heures à contempler le vent agiter les arbres et les nuages passer. Je suis à chaque fois émerveillée par la magie de la nature et de la vie. À en pleurer. C’est toujours ma gratitude envers la Nature qui m’a sauvée, toujours, toujours. Elle a réveillé mon cœur tombé dans l’apathie, elle m’a donné une raison d’apprécier la vie quand je voulais me suicider, elle a reposé mon âme et l’a soigné. Elle a toujours tenu sous mes pieds, m’a nourrie et abritée. Jamais je n’ai souffert de la faim, jamais je n’ai vu le sol s’effondrer (physiquement) sous mes pieds. Elle est ma mère nourricière, ma vie, mon souffle et ma mort. Elle est une de celle qui me guide et  elle est la seule à m’offrir l’ancrage dans la réalité. Je lui dois tout, je lui dois probablement le fait de « m’être éveillée », de par les plantes et les animaux, le souffle de l’eau,  les pierres taillées de sa chair chargées des énergies de centaines d’années. La Nature est belle, mais elle est aussi terrible et sans pitié. Elle est sauvage et indomptable, traitresse et pourtant alliée. Elle est la foudre qui s’abat, le prédateur qui mange sa proie. Elle est. Les mots seraient trop pauvres pour lui rendre hommage.

Alors est ce que je veux toujours rester en retrait ? Ou est-ce que je vais accepter de devoir me battre pour mes valeurs ? Clairement, en étant reliée uniquement à la Lumière, j’aurais eu tendance à rester en retrait. Mais avec la découverte de ma reliance à l’Ombre, je mesure mon envie de progresser, de me dépasser. Alors ou se situe le chemin entre les deux ? Qu’ai-je à apporter ? Et quelle est la manière la plus adaptée ? Ça c’est une sacrée question. Et là est tout le cœur de ma réflexion.

Puis je avoir la prétention que moi, petite personne que je suis, je puisse faire évoluer quelque chose ? J’aurai tendance à dire non. Mais n’est-ce pas par l’exemple que l’on inspire les autres à changer ? N’est-ce pas d’abord en regardant en soi, en se changeant soi-même intérieurement, que l’on peut espérer voir ce changement lentement se propager ?

Que m’a appris mon expérience ? Que lorsque j’ai confronté mes parents à la spiritualité, à ma spiritualité naissante, ils l’ont rejeté. Exactement comme moi je la rejetais. Et en évoluant moi-même, en acceptant de m’écouter, de prendre le temps d’appréhender, d’assimiler, de réaliser et d’accepter qui je suis au niveau de la spiritualité, mes parents ont suivi le même mouvement envers moi-même. Maintenant, j’accepte la spiritualité comme une partie intégrante de la personne que je suis, et je ne veux plus la rejeter (bien que j’ai toujours des périodes difficiles à accepter les réalités qui vont avec). Et mes parents ne la rejettent plus, ils l’ont aussi accepté et assimilé comme une partie intégrante de moi-même. Je cherchais leur approbation et leur acceptation, mais ils ne me l’ont jamais donné quand j’en avais besoin. C’est moi-même en m’acceptant, en faisant la paix avec moi-même, qui me la suis donnée. Et eux on suivit mes pensées. En étant en paix avec moi-même, en n’ayant plus peur de moi-même, ils ont arrêté d’avoir peur de cet aspect chez moi.  Quand il y a des années, je me suis vue regarder comme une folle à l’idée que je sentais les morts, maintenant, ma Maman accepte de regarder dans le journal les avis de décès pour me rassurer. Sans poser de questions, sans juger, avec application et méticulosité, juste avec le plus grand amour maternel. Alors oui, c’est au centre de moi que le changement doit commencer.

Mais quel est le changement que je voudrais diffuser autour de moi ? Quel est le changement que je voudrais, moi, personnellement apporter ? Je n’ai pas besoin de mes guides pour me le dicter, de mon âme pour me l’imposer. J’ai besoin de mon cœur pour m’aiguiller et de ma volonté pour le faire se matérialiser. La Lumière d’une main pour la vérité, l’Ombre de l’autre pour la matérialiser. Alors je vais chercher, et je vais trouver. Je ne veux pas laisser quiconque décider pour moi, pas même mes guides, le ciel ou mon âme. Je veux décider en étant à l’unisson entre le corps et l’esprit, entre l’âme et la raison, et avec le cœur pour seule direction, le « vrai » cœur.

16 janvier 2014

Source image : Wang Xiuying

Joie PURE

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Tu as rêvé de Jérémy cette nuit.

Oui, des souvenirs me sont revenu hier soir au coucher, encore cette pierre qui les a réactivé… J’ai revu notre rencontre, notre première fois, et surtout la fois où j’ai dû lui réexpliquer doucement que je ne pouvais plus l’aimer, pas parce que c’était lui, mais simplement parce que je n’étais plus amoureuse et que j’avais trop de choses à régler avec moi-même. Je me souviendrai toute ma vie la manière dont il a pâlit en instantanée. Ça m’a fait un coup au cœur, je crois que je n’ai jamais cessé de culpabiliser.

Tu aurais pu exercer ta volonté sur lui, tu aurais pu le manipuler. Il s’offrait à toi, à tes pieds, il te suppliait de revenir. Pourquoi ne l’as-tu pas fait ?

Parce que je l’aimais, pas de la même manière que lui, nos rapports étaient trop déséquilibrés. Je ne pouvais pas lui offrir ce qu’il recherchait, lui ne s’en rendait pas compte, alors c’est moi qui est dû stopper, avant que ce soit trop tard et qu’il soit irrémédiablement brisé. On se serait enfermé tous les deux dans une relation vouée à l’échec, c’est la frustration qui l’attendait. Il avait beau me dire que cela n’avait pas d’importance, qu’il lui suffisait juste de pouvoir m’aimer, mais…

Et puis il était trop jeune, il y a plein de choses chez toi qu’il ne pouvait pas aborder. A cause de ça, il te vénérait. Mais ce n’est pas ce que tu veux, hein ? Qu’on te vénère !!

Sûrement pas ! C’était bien la première fois que ça m’arrivait, et la dernière je le souhaite. C’est vrai que c’est flatteur, ça fait du bien, on pourrait se laisser tenter, se laisser porter par cet amour démesuré, mais démesuré dans la raison, l’action et la pensée, pas seulement le cœur. Or c’est dangereux, pour les deux.

Tu ne veux plus te laisser porter. Par quoi que ce soit. Comment en es-tu arrivée là ?

J’imagine trop de départs, trop d’abandons et de trahisons. Être détruite à chaque fois, ce n’est pas normal. Il vient un moment où l’on veut tenir sur ses pieds pour soi, on l’on ne veut plus avoir besoin d’une béquille. Je crois que c’est lorsque j’ai compris combien j’étais dépendante émotionnellement de ma sœur de cœur que j’ai pris cette résolution. Je crois qu’elle n’avait pas d’autre choix pour me faire avancer que de me rejeter.

Est-ce que tu peux comprendre ça ? Est-ce que tu peux comprendre que l’on peut rejeter quelqu’un par amour ? Et que c’est difficile de se le pardonner ?

Oh mon Dieu… Ce n’est que maintenant que je fais le parallèle entre Angélique et Jérémy… Comment n’y ai- je pas pensé plutôt ?

Tu n’étais pas prête à l’accepter. Il y avait trop de colère, de douleurs et de haine dans ton cœur. Tu étais trop blessée. C’est peut-être pour elle qu’elle l’a fait, pour se protéger, mais c’est bien aussi parce qu’elle t’aimait. Parce qu’elle ne savait plus comment t’aider autrement. Elle a dû couper le cordon qui vous reliez. Tu ne sais plus maintenant ces émotions, ces pensées pour toi, les souvenirs de ce que vous avez partagé. Tu as perdu quelque chose de très précieux ces jours-là, quelque chose que tu pensais acquis à vie, voir au-delà même de cette vie. Tu as dû faire ton deuil, parce que c’était comme si elle venait de mourir pour toi.

Oui, dans mon cœur, c’est comme si elle était morte. Je crois que c’était plus facile à accepter. Comme ça, il n’y aurait plus d’attente, plus d’espoir de se retrouver, plus personne vers qui se tourner lors de mes moments de faiblesse. Plus personne sur qui se reposer.

Elle t’avait montré le chemin pour apprendre à s’aimer, il t’a suffi de continuer sur cette voie pour y arriver toute seule. Elle t’a beaucoup aidé tu sais, sincèrement, avec un élan qui venait du fond du cœur.

Oui je sais, je ne veux pas l’oublier. J’aimerai la remercier. Après tout, au-delà du bien et du mal que l’on s’est fait, elle reste ma sœur de cœur.

Pourquoi pleures-tu ?

Parce que j’aimerai la pardonner, j’aimerai retrouver la paix dans mon cœur quand je pense à elle. J’aimerai juste pouvoir lui dire que je l’aime sans pleurer, sans avoir mal à cause du passé.

Qu’est ce qui te retient de le faire ?

Qu’est ce qui me retient ? Peux-tu m’aider à le trouver ?

Tu estimes que tu as suffisamment guéri tes blessures des années d’avant pour te pencher sur ce sujet ?

Oui, pour l’instant j’ai bien avancé. J’ai choisi entre m’enfoncer et me relever. Je me suis relevée, je tiens sur mes deux pieds, je suis de nouveau équilibrée. J’ai retrouvé toute ma volonté. Je vois mes cicatrices comme la preuve de la volonté qu’il m’a fallu pour arrêter de me couper, et non comme la faiblesse de m’être blessée. Je vois que c’était nécessaire pour m’éviter de me suicider à une époque où j’étais trop faible. Je vois aussi que cela appartient au passé, que je l’accepte et que je veux continuer d’avancer.

Je suis fatiguée d’être en guerre contre moi-même, alors je me fais la paix, de moi à moi-même <3. En remerciant le ciel chaque jour de pouvoir respirer ; en aimant avoir un sol sous mes deux pieds, admirer le lever du soleil et son coucher ; en appréciant de garder la tête dans les étoiles, de savoir aimer et partager ; en écoutant le battement effréné de mon cœur et ma respiration cadencée sous l’effort de la nage pour me sentir vivre. Nan, plus besoin de me couper 😛 . Ça fait des années que j’ai arrêté, et que je n’ai plus la tentation de rechuter… des années te dis-je ! Tiens d’ailleurs je devrais le célébrer 🙂

Pourquoi ris-tu et pleures-tu en même temps ?

Je pleure de joie, je suis tellement soulagée. Tellement, si tu savais… C’est comme une page qui vient de se tourner. En sortant de la piscine hier, après avoir nagé, nagé, nagé jusqu’à avoir chassé le dernier malaise qui me retenait, je ne me suis jamais sentie aussi forte. J’étais prête à tout affronter, tout. Je savais que plus rien ne pourrait m’abattre plus que ça, je savais que le plus dur de mon passé était justement terminé !!! Ahaha, je ne peux plus m’arrêter de pleurer de joie. Ça y est, j’en suis libérée. Libérée de Léon et de sa cohorte de démons, libérée des entraves que je m’étais moi-même posés, libérée de ma honte de m’être coupée. Je me sens le cœur tellement plus léger ! Aujourd’hui je vais le célébrer ! Et la mer sera mon plus bel allié 🙂

Quelles sont tes résolutions pour la nouvelle année ?

Nager, nager, nager, je ne dois plus arrêter, je dois faire preuve de plus de volonté pour ça. Profiter de la vie et célébrer chaque jour la chance d’être née 😀 Tracer la voie qui me correspond dans le cœur, l’esprit et l’âme. Aimer 🙂

Et apprendre à avoir réellement foi dans la vie, parce qu’elle nous offre toujours une chance de se relever, même si c’est elle qui nous a fait tomber.

4 janvier 2014

Source image : uchuubranko

La panthère noire

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Face à la forêt infranchissable qui s’est imposée à moi lors du jeu de visualisation proposé par Sylvie, j’ai décidé d’y retourner. Y retourner pour faire face à ce mur et le dépasser, tout du moins créer l’environnement énergétique et l’expression de ma volonté nécessaire. Il est tellement rassurant de savoir que, quoi que l’on rencontre lors d’un exercice de visualisation, même le plus effrayant des monstres ou des obstacles, on pourra toujours (me semble-t-il) l’influencer et le faire évoluer. Ça me rassure franchement de toujours me rappeler ça.

Je retourne devant la forêt. Je l’observe, elle forme une bande qui s’étire à l’infini sur les côtés. Impossible de la contourner, je dois bien la traverser. Comme déjà ressenti, je ne me vois pas la survoler, à un moment je tomberai dedans et la chute serait très douloureuse. Je ne me vois pas non plus prendre un large chemin éclairé sur le sol.

Non, je vois une panthère noire aux yeux verts s’avançait vers moi pour me guider. Plutôt que de monter sur son dos pour qu’elle me porte, je me transforme moi-même en panthère noire. Alors elle me guide, nous évoluons juste sous la cime des arbres, en hauteur. Nous voyons le sol, la faune et la flore de la forêt sans qu’elles puissent monter jusqu’à moi et m’attaquer. Nous sautons agilement de branches en branches, de lianes en troncs. C’est simple et rapide, je la suis. Je suis près de la canopée, parfois éclairée par le soleil, mais dans une demi-pénombre rafraichissante, je ne me sens pas étouffée. Nous avançons très rapidement et agilement, je n’ai jamais peur de tomber. À un moment des oiseaux tropicaux se joignent à nous pour nous guider. Nous traversons si vite la forêt, si facilement que j’en suis étonnée !

Une fois arrivée de l’autre côté, une autre épreuve m’attend (une montagne ?) mais bien que je l’ai aperçu, je l’ai oubliée. Je remercie la panthère qui m’a guidé.

Et la question qui me vient est : que représente cette auto-transformation en panthère ? Elle semble être la clé pour une avancée symbolique sûre, rapide et efficace, qui permettrait de découvrir la jungle sauvage sans avoir à l’affronter. Je me demande bien comment l’interpréter… Je crois qu’il me sera bénéfique de me pencher sur le symbolisme de cet animal.

31 décembre 2013

Source image : H-Ell