Trouver la force en soi

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Artiste : Asuka111

Je n’aime pas du tout le rêve que j’ai fait cette nuit et les énergies qu’il a réveillé…

De quoi as-tu rêvé ?

J’ai rêvé de lorsque j’étais en couple avec mon amie et que nous l’avions annoncé à ses parents. J’ai rêvé que lorsque ses parents ont annoncé me mettre à la porte, elle partait avec moi. Alors on allait dans sa chambre et je l’aidais à faire ses valises. Son père déboulait dans la chambre, plein de jugements, me faisant comprendre que j’étais une dévergondée. J’étais très en colère contre lui, je lui balançais ses quatre vérités, je lui parlais de mon viol aussi.

Et comment t’es-tu sentie au réveil ?

En colère contre ses parents. Me sont venue en tête ce que je disais à son père. « Je n’oublierai jamais que des instituteurs, censés représenter la liberté, l’égalité et la fraternité, ont fait preuve d’intolérance et d’homophobie. Je n’oublierai jamais que des parents ont privilégié les apparences et la peur du jugement par-dessus le bonheur de leur propre fille. Je n’oublierais jamais qu’ils ont été irrespectueux envers mes parents, en décidant que les règles de politesse ne s’appliquaient plus à eux, à cause de moi. Je n’oublierais jamais qu’ils ont fait preuve d’hypocrisie en me laissant revenir dans leur maison des années plus tard, en faisant comme si de rien n’était. Jamais un mot d’excuse. » Cela me fait pleurer de colère. Comment peut-on se comporter comme ça et ne montrer aucun signe de remord ou d’excuse ?

Et pourquoi est-ce cela qui remonte dans la nuit, alors que je pensais à mon amie hier soir et que je lui demandais des nouvelles ? Je me demandais comment je pouvais faire pour la soutenir dans la période difficile qu’elle traverse et qui ne semble jamais en finir… J’ai envie d’être solidaire, envie d’honorer la belle femme qu’elle est, de lui transmettre de l’amour et de la lumière pour qu’elle reprenne confiance en elle. Mais je me sens désemparée… On ne peut pas aider quelqu’un si la personne ne le décide pas d’elle-même, si elle ne s’aide pas d’abord elle-même. Je suis triste de la voir si éloignée et renfermée dans sa bulle. Comment aider à faire face à des émotions, si elles ne sont même pas reconnues et exprimées ?

Plutôt que de chercher à l’aider, tu ferais mieux de travailler sur tes propres nœuds en lien avec elle. Cela l’aiderait d’autant plus.

Faire le travail pour deux ?

Pas vraiment. Dans ce genre de travail, l’âme de la personne aide aussi, même si elle n’en a pas forcément conscience. D’où souvent un travail à travers les rêves, dans l’inconscient de la personne, et au moment de la journée où l’âme est la plus libre d’agir et de voyager.

Ok, je comprends… Je comprends aussi que tous ces rêves intenses que je fais ces derniers jours – et qui me vident de mon énergie – sont en lien avec le processus de nettoyage de fin d’année… Mais qu’est-ce que je fais concrètement ?

Tu publies l’article que tu n’as jamais osé publier concernant ton amie et les nœuds évoqués. Tu le relis avec attention, à la lumière de ce que tu as appris et vécu depuis juin dernier. Tu la laisses en prendre connaissance et revenir vers toi si c’est son souhait. Cela va la perturber, c’est vrai, mais certaines émotions et énergies ont besoin d’être exprimées et extériorisées pour être déliées.

Est-ce juste (comprendre ici bon) pour moi ?

Si cela ne l’était pas, tu n’aurais pas reçu l’information en premier lieu.

Est-ce juste pour elle ?

Comment était-elle dans ton rêve ?

Elle était affaiblie, je devais limite la porter jusqu’à sa chambre. C’était moi qui faisais ses valises pour elle, selon ses souhaits, car elle n’en avait pas la force. Elle ne disait rien.

Cela te rappelle-t-il quelque chose ?

Et bien… Elle n’arrive pas à m’exprimer réellement comment elle se sent, je crois. Je sens bien qu’elle n’est pas vraiment heureuse dans le fond, elle ne rayonne pas. Elle fait face à ses peurs, ses doutes, et j’ai l’impression qu’elle n’arrive pas à se sortir de cette spirale-là.

Tu peux l’aider à  « défaire ses valises », à prendre conscience des poids dont elle ne s’est pas libérée. Après, ce sera son choix à elle d’écouter et de réagir en fonction. L’aide est toujours apportée à celui qui le demande à l’univers, même s’il faut souvent d’abord commencer à s’aider soi-même. A se prendre en main, se responsabiliser. Tu as compris que rester assise en attendant une aide miraculeuse ne marche pas. Il faut se prendre par la main, faire un petit pas. Rien qu’un tout petit pas peut suffire. Cela peut être de commencer une thérapie avec une psychologue, d’utiliser des outils pour reprendre confiance en soi (comme le Défi des 100 jours de Lilou Macé), de trouver une activité sportive ou créative qui fait du bien et qui aide à réaliser qu’on peut faire des choses.

Qu’as-tu appris depuis ton début de dépression nerveuse ?

Qu’il faut savoir accepter son état de faiblesse, reconnaître qu’on est mal et qu’on a besoin d’aide. C’est le premier pas. S’écouter, écouter son corps, ses rêves et ses pensées permet de prendre la mesure de notre mal être et de le reconnaitre. Si on passe son temps à penser du mal de soi « Je suis nulle… Je suis incapable de… Je ne mérite pas ceci… C’est bien fait pour moi… Je ne vais jamais y arriver… Tout le monde s’en fout de moi… » ; si on passe son temps à avoir des doutes et avoir peur de tout « j’ai peur de sortir de chez moi pour aller faire des courses… j’ai peur de conduire… j’ai peur de rencontrer de nouveaux gens… j’ai peur de demander quelque chose… j’ai peur d’affirmer mes besoins… » ; si on n’interagit plus avec l’extérieur et que l’on se renferme dans sa bulle… Tout ça, ce sont des symptômes de dépression nerveuse.

Moi j’ai aussi des insomnies, des crises de fatigue. Je n’arrive plus à manger comme avant, j’ai dû arrêter le lactose car mon corps ne le supporte plus. J’ai perdu du poids. J’ai beaucoup de vieilles émotions et de vieux schémas de pensées qui remontent. C’est une grosse période de nettoyage, qui me permet de me libérer de l’ancien pour aller vers le nouveau. Parce que j’ai une spiritualité développée et que j’arrive de plus en plus à m’ouvrir à ma guidance spirituelle, je sais que c’est normal. Cela fait partie d’un processus pour m’aider à grandir, à me défaire de ce qui ne me correspond plus. Cette dépression me force à quitter un travail qui ne me correspond plus. Elle me fait travailler ma foi. Ai-je foi en moi et en la guidance que je reçois pour sortir de cette épreuve ? Dans le fond, oui, même si certains jours, je doute, j’ai peur, je passe ma journée à pleurer, et je suis tellement épuisée que j’arrive à peine à marcher.

Mais voilà, combattre cet état, c’est dépenser son énergie pour rien. Mieux vaut reconnaitre la situation telle qu’elle est, l’accepter pleinement, pour ensuite trouver le courage et les armes pour la faire évoluer. Plus on est dans le déni, et plus la situation se prolongera, jusqu’à sombrer encore et encore, jusqu’à briser nos dernières résistances pour nous faire admettre la situation.

Est-ce une situation d’échec ? Du point de vue du jugement de la société, sûrement. De point de vue des parents de mon amie, peut-être. Mais du point de vue de l’âme, c’est une porte vers la reconnaissance de soi-même. Qui es-tu ? Que veux-tu ? On n’est pas défini par notre travail, on n’est pas défini par l’argent que l’on a ou que l’on n’a pas, on n’est pas défini par nos liens sociaux, notre « réussite », les jugements de nos parents. Cette période sombre, elle est là pour nous reconnecter à notre Essence, à celle qui dépasse les jugements et les apparences. Qui que l’on soit, on a chacun un Cœur, et dans ce cœur réside un trésor infini. Celui de l’Amour. Celui qui sait s’aimer soi-même est le plus riche en ce monde. Car alors il pourra accéder à ses propres talents, à ses propres envies et il pourra rayonner l’amour autour de lui. On en est tous capable. Il n’y a pas besoin d’être médium pour cela. Il n’y a pas besoin d’avoir de diplômes.

Il suffit d’apprendre à écouter son cœur. Alors comment faire me direz-vous ? Parce qu’en réalité, ce n’est pas si « simple » que ça, et j’ai mis bien du temps avant d’accepter ce que le mien me disait. Car souvent, on s’est coupé de son cœur pour une bonne raison, parce que celui-ci nous transmettait des messages de souffrance et de douleur, dont on ne savait pas quoi faire. Alors parfois, dans les premiers temps, il est difficile de se reconnecter à lui, car toutes ces émotions que l’on avait fuies remontent à la surface. La meilleure façon est de les laisser s’exprimer, d’accepter qu’elles nous traversent, aussi douloureux soit-il, elles passeront si on sait les accueillir. Dans ces moments-là, l’écriture (dans un journal intime par exemple), le dessin, le chant, le sport, le dialogue avec un professionnel ou une amie de confiance, tout moyen d’expression est bon pour exprimer ces émotions.

« Je pleure car je me sens triste… » Mais pourquoi est-ce que je me sens triste ? Quel est le message que veut me faire passer mon « état d’âme » ? Est-ce parce que je ne me sens pas reconnue pour qui je suis réellement ?  Est-ce parce que je me sens seule ? Incomprise ? Quelle est l’origine de cette tristesse ? De quoi ai-je besoin pour l’apaiser ?

Un exemple concret serait plus parlant. Prenons le tien. Pourquoi es-tu en colère contre les parents de ton amie ? Pourquoi n’arrives-tu pas à lâcher cette colère ?

Je suis en colère contre eux, parce que leur comportement a fait terriblement souffrir mon amie, leur propre fille, mais il a aussi blessé mes parents. Je déteste quand mes actions impactent ce que j’aime d’une telle façon, je trouve cela injuste ! Que l’on s’en prenne à moi, je peux le comprendre, mais que l’on s’en prenne à mes parents, je trouve ça injuste. Je déteste aussi qu’ils fassent comme si de rien n’était, comme si leur comportement avait été « normal », comme si ce n’était pas important. J’imagine que je n’arrive pas à lâcher prise, parce que je n’ai jamais pu leur dire ce que je pensais, mes émotions, que nous n’en avons jamais parlé en face à face. Ils se sont comportés en adultes autoritaires en disant « tu n’as plus rien à faire dans cette maison » sans prendre la peine de discuter avec la personne que je suis, ni à cette époque, ni même par la suite. Ils me diraient « nous avons eu peur pour notre fille, nous voulions la protéger, nous sommes désolés » je pourrais comprendre, je pourrais pardonner. Mais il n’en est rien, ils ont décidé d’ignorer la chose et l’ont rendu tabou.

As-tu la moindre raison de conserver ces émotions et de porter cette colère ? Cela va-t-il changer le passé ?

Non…

Alors nous t’invitons à leur écrire une lettre. Écris ce que tu as ressenti, écris ce que tu ressens encore aujourd’hui. Écris ce que tu aurais aimé leur dire, sans aucune restriction. Libère ton cœur et laisse les émotions sortir. Puis, au 31 décembre, tu brûleras cette lettre en demandant au feu de transmuter ces énergies lourdes en énergie d’amour et de lumière. Connecte toi à ton cœur, trouves-y l’amour inconditionnel que tu ressens pour ton amie, et parce que tu l’aimes elle, envoie de l’énergie d’amour à ses parents. Fais preuve de compassion et de pardon. Peu importe les raisons qui les ont poussés à agir comme ça, tu peux te libérer de ce poids, tu peux faire en sorte que cela ne pèse plus sur ton cœur et sur ta relation d’amitié avec elle. Le reste sera de son propre ressort.

Merci.

29 décembre 2016

 

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La douceur de vivre

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Artiste : Dunkeltoy

Il fait doux vivre

Quand le chant des oiseaux résonne

Quand les fougères chantent sous le vent

Quand le soleil me réchauffe

Quand mon cœur est en paix

Et que mon âme respire la nature

28 mars 2016

« Maintenant, c’est ma vie »

Auteur :

Auteur : Destiny Blue

Je suis choquée par la fin de ce roman jeunesse que je lisais [attention spoiler]. Je n’ai pas compris. C’était idyllique, un peu fantasque, bien que décrivant une triste réalité malgré tout vécue avec bonheur par des enfants. Et d’un seul coup, c’est devenu violent par le sang et les émotions. Et cette fin, qu’est-ce que cette fin ? C’est horrible ! Un trou comme ça dans l’histoire, et puis revenir en découvrant l’être aimé en lambeaux, automutilé… Pour mon cœur d’hypersensible, c’est violent et sordide. Une histoire ne devrait jamais finir comme ça… Pourtant la dernière phrase, qui est aussi le titre du livre, est « Maintenant, c’est ma vie ». Une forme d’acceptation ou de résignation ?

Cela me révolte, me donne envie de pleurer et en même temps me met en colère. C’est cruel pour le personnage principal. C’est absurde, et quelque part cela me rappelle seulement comment la vie peut être des fois. Impitoyable, injuste, incompréhensible et terrible. Tout autant qu’elle a pu paraitre le moment d’avant belle et heureuse, pleine de vie et de beautés.

Je trouve ça dégueulasse. Comme faire ça à un de ses personnages ? A ses personnages ? Même si c’est de la fiction, je trouve cela profondément cruel et injuste. Je ne suis pas d’accord. Qui souhaiterait une telle fin d’histoire ? Et dire qu’il y a des papillons et des roses sur la couverture et que le titre est en rose ! C’est hypocrite. Si la vie est réellement comme ça, ça donne envie d’abandonner, de laisser tomber si c’est pour faire face à tant d’injustices et d’absurdités. A quoi bon alors ?

Cela m’a tellement perturbé que je me sens déracinée, choquée, avec une envie bloquée dans la gorge de pleurer. J’ai le sentiment de m’être fait rouler. Je voulais un roman jeunesse léger, drôle et simple, et je découvre seulement à la fin que c’est une tragique histoire de guerre, après m’être attachée à des perso insouciants et rêveurs. Mais qui aurait envie de lire une histoire qui finit si tristement s’il le savait à l’avance ? J’en veux à l’auteur… Peut-être à moi-même. D’avoir été autant capturée, d’avoir autant été chamboulée et de me sentir blessée par le sort de l’héroïne. Et ce sentiment qu’on ne peut pas réparer certaines blessures. Qu’elles laissent des traces physiques qu’on ne pourra jamais masquer et que quelque part on reste brisé à vie. Et que maintenant, c’est ta vie, il faut faire avec.

Mais comment ? On ne nous donne pas de mode d’emploi, on ne nous explique pas comment vivre avec de telles blessures, comment apprendre à les accepter et les porter, encore plus quand on se les est infligé à soi-même à cause de la souffrance. Dans le livre l’héroïne a du temps et de la tranquillité, un jardin et une famille pour aider celui qu’elle aime. Mais dans la vrai vie, on n´a pas tout ça. On doit continuer à avancer comme si de rien n’était, à faire bonne figure aux collègues et à la famille, on doit se lever chaque jour pour aller travailler et gagner sa vie, payer les assurances et la nourriture. On dépense son énergie dans une société allant à toute allure, juste pour avoir le droit de vivre –et de consommer- et rarement d’être heureux. Et le sens se perd.

Le sens de la vie m’échappe. En a-t-il seulement un ? Cela sert-il seulement à quelque chose de vouloir lui en attribuer un ? Ce soir, j’ai envie de pleurer, pour ces injustes blessés, ces absurdités cruelles de la vie, tous ces êtres qui souffrent chaque jour sur la terre, meurent de rien pour des raisons incompréhensibles. Parfois je me dis que je n’ai pas envie de vivre dans un monde cruel comme ça, que mon cœur empathique n’est pas capable de supporter toute cette violence et cette dureté. Que je ne suis pas armée face à ça, quand je lutte déjà avec ma propre souffrance, comment supporter celle des autres ?

Je suis fermée à mon propre cœur, mais je n’arrive pas à fermer mon coeur aux autres. Alors quand vous voyez comment un simple livre me met dans cet état, vous imaginez ma réaction face aux émotions d’une foule ? Au désarroi d’une nation ? Au cri de l’âme des gens qu’ils n’écoutent pas ? Je ne sais pas y faire face, je ne sais pas laisser les émotions couler sans me toucher. Pourtant, j’aimerais m’en distancer, si vous saviez. J’aimerais allumer la radio sans avoir envie de pleurer de tristesse ou de joie, j’aimerais marcher dans une foule sans me sentir tirailler dans tous les sens, j’aimerais pouvoir écouter une personne se confier sans me sentir directement touchée par son malheur.

A quoi donc servent cette empathie et cette hypersensibilité ? Tout le monde les ressent-il ? Comment les autres la gèrent ? Comment font-ils ? Et que font-ils de ce trop plein d’émotions dérangeantes et débordantes qui épuisent le cœur ?

PS : pour ceux qui veulent être ému(e), l’auteur c’est Meg Rosoff.

17 septembre 2015

Ce moi inconnu

Auteur : Destiny Blue

Auteur : Destiny Blue

On parle toujours de l’importance de s’aimer soi-même. C’est plus qu’à la mode dans les conversations dans notre ère du bien-être et du développement personnel. Mais quelqu’un a-t-il déjà trouvé un guide simple pour y arriver ? Pour certains, cela semble couler de source, ils se demandent même comment il est possible de vivre autrement. Il y en a d’autres qui doivent rechercher l’étincelle pour la porter aux regards. Et puis il y en a d’autres qui naissent gravement handicapés. Avec cette incapacité à s’aimer soi-même. Mais était-ce là dès le départ ? Ou bien est-ce l’éducation qui a étouffé cette capacité ? Un traumatisme ? Une dévalorisation constante par des tiers ? Comment peut-on éteindre sa propre flamme d’amour intérieur envers soi ? Pourquoi ? Je me dis que si j’avais les réponses à ses questions, peut-être que je saurais mieux la ranimer. Parce qu’évidemment, je fais partie de la dernière catégorie de ces personnes. Celles qui n’arrivent pas à s’aimer soi-même.

Quand c’est comme ça, par où commencer ? Comment peut-on avoir un cœur immense capable d’aimer ces proches avec patience et ne pas en avoir un peu pour soi ? Comment peut-on être empathique envers les personnes physiques en face de soi et être aussi insensible envers soi-même ?

« S’aimer, c’est prendre soin de soi. » Pour être gentil avec soi, il faut se traiter comme on traiterait sa meilleure amie. Est-ce que tu dirais à ton amie qu’elle est nulle de ne pas réussir cet exercice, alors qu’elle manque de sommeil et n’a pas le moral ? Non, tu serais gentille et compatissante avec elle, tu lui rappellerais gentiment sa fatigue et l’encouragerais à se coucher tôt, tu lui remonterais le moral en lui rappelant ses dernières réussites scolaires. C’est toujours ce que je conseille à mes proches.

Mais le cordonnier est toujours le plus mal chaussé. Et moi-même reste cette inconnue incompréhensible qui n’éveille aucune empathie et aucune compassion. Pourquoi ? Pourquoi alors que je suis parfois capable de faire preuve de tant d’émotion, de compassion et de tendresse auprès des gens que j’aime ?

Je rentre en moi et j’essaye d’éveiller cette flamme de compassion, cet amour chaleureux sensé me réconforter moi-même. Mais je ne trouve qu’un vide froid et insensible. Pire, parfois je ne me sens pas concernée, comme si ce n’était pas moi, pas ma vie. Je reste distante à moi-même sans pouvoir toucher mon propre cœur. Alors que tout mon environnement est capable de m’émouvoir aux larmes pour si peu, à cause de mon empathie. Ce miroir permanent qu’est la vie qui m’entoure fait vibrer, pleurer et crier mon cœur sans me laisser le moindre contrôle. Je suis ballotée par ces émotions sans bien les discerner, identifier leurs sources et comprendre leur raison. Reflets éphémères de ma capacité à ressentir. Et pourtant un cœur fermé à moi-même. Comment est-ce possible ?

Qu’ai­-je pu faire pour fermer mon cœur à moi-même de cette façon ? N’est-ce qu’une barrière de protection mise en place pour ne pas mourir émotionnellement encore et encore, toute ces fois où l’on m’a humiliée ? Me suis-je coupée de mon propre cœur pour ne plus ressentir la souffrance qu’on lui a infligé ? Comment renouer avec soi-même quand le cœur reste sourd à notre propre amour ?

Je me sens cassée. Comme une poupée avec qui on aurait été cruel. Mon cœur s’est réfugié quelque part ailleurs. Et j’ai l’impression d’en avoir perdu la clé. Elle est visible de tous, sauf de moi. Les émotions reflets des gens le heurtent, mais quand je veux moi-même le toucher, il se dérobe. Alors que faire ?

13 septembre 2015

Colère rentrée

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Je ne suis pas contente du tout, je suis même très en colère. A. m’a posé un lapin, on devait skyper.

Pourquoi cela te met tellement en colère ?

Parce que j’avais hésité à accepter le RDV skype, parce que j’avais envie de voir KW. Parce que je me suis dit que je pouvais bien lui accorder la soirée, que depuis que j’avais rencontré KW on skypait très peu (voir quasiment plus). Que c’était une occasion d’éclaircir un peu les choses et de voir ce que mon cœur me disait. Mais je suis profondément en colère et frustrée. Merde quoi, c’est lui qui m’a demandé de skyper ! Pourquoi ça me fait rager comme ça ?

Parce que tu considères que tu lui fais une fleur, qu’il devrait s’estimer heureux que tu lui accordes du temps, que tu restes attaché à lui. Mais tu sais, lui il s’en fout de ça. Dans sa tête c’est comme si tu l’avais déjà quitté.

Je ne suis pas d’accord avec toi, ce n’est pas ma pensée. Est-ce que ce n’est pas plutôt que je suis en colère contre lui parce qu’il me donne des arguments pour le repousser ? Il fait bêtement comme s’il avait oublié, je sais qu’il n’a pas oublié. Qu’est-ce qu’il cherche à prouver ? Il croit que sinon il a perdu sa fierté ? Alors là, ça ne lui ressemble tellement pas… Je ne sais même pas comment répondre… je ne peux rien lui reprocher. On a dit pas de contraintes, jute des opportunités. Mais là pour le coup, moi je me sens arnaquée. Ça va vite régler les choses si ça continue comme ça…

Et si c’était sa manière à lui de te faire comprendre qu’il n’aime pas te savoir tout le temps accaparer ailleurs ? Et que lui aussi est occupé ?

Et alors ? Je l’enverrai bouler dans ce cas, c’est ma liberté. Et puis je ne compte pas sacrifier QUOIQUE ce soit pour lui. Même si je suis attachée à lui.

Lui essaye justement de se détacher de toi. Qu’est ce qui te dit qu’il ne t’a pas écrit dans un moment de faiblesse ? Dans un moment où il avait besoin de toi ?

Je ne sais pas, mais je suis blessée par son manque de délicatesse. Sa réponse sent bizarre, je sens qu’il est en train de se bourrer la gueule ou un truc dans le genre, il n’écrit pas pareil dans ces moments-là. C’est vraiment difficile d’estimer dans quel état il est. Tu sais comment il est… il fait sa grande gueule, il blague et il rigole en public. Et puis il y a la face cachée, celle où il est vulnérable, où il ne parle pas de ses souffrances physiques ni émotionnelles. Je n’ai toujours pas pu évaluer ce que mon annonce lui a fait. C’est trop difficile à distance. En plus il a l’air d’esquiver jusqu’à ce que je le vois en face. Ahaha, moi qui voulais prendre mes billets de train ce soir… me voilà baisée. C’est peut être ça qui m’énerve autant.

Et si tu ne devais pas y aller ? Est-ce que tu aurais des regrets ?

Oui, je veux éclaircir la situation. Je veux lui dire de vive voix, mes yeux dans les siens.

Et s’il esquivait parce qu’il a peur de souffrir ? Peur que tu changes d’avis et que tu le rejettes ? Peur de ne pas être celui que tu choisis, il le sait… Il sait que votre histoire n’est pas faite pour durer, ne l’a jamais été. Mais il s’est attaché, au-delà de ce qu’il veut bien admettre. Il a fait pour toi des choses qu’il n’avait jamais faites : ces roses qu’il t’a offert, ce cadeau qu’il t’a ramené du Japon, ces choses qu’il t’a confié. Tu as mis son âme à nu et tu t’es dévoilée comme tu es à lui. Personne ne l’avait jamais fait pour lui. Tu es celle qui a osé, osé regarder au-delà de la façade, au-delà des préjugés et de ses erreurs du passé. Tu as écouté, tu as écouté ses erreurs sans juger, le mal qu’il avait fait, le mal qu’il avait récolté. Cela ne t’a pas arrêté, tu es allée creuser plus loin, plus profond encore, jusqu’à découvrir le cœur de son âme, celui qu’il n’avait jamais dévoilé. Un lien comme ça peut-il si facilement être oublié ? Crois-tu qu’il a mal de te savoir aimer un autre ? Ce que KW a dit n’est pas faux, les actes physiques scellent des liens. Mais un lien est-il réellement scellé si l’on n’y met pas la volonté ? Crois-tu qu’il se lie, lui, lors de ces aventures d’un soir ?

Non, bien sûr que non. Il ne veut pas se lier. Il veut juste profiter, le jeu est clair dès le départ.

Alors pourquoi avec toi était-ce différent ?

Et bien je dirais… parce qu’on s’est reconnu ? Il y a eu cette sorte d’alchimie, c’était fou, c’était intense et rapide. Et avant même qu’on est réalisé, on était déjà en train d’en parler, de poser les limites et les conditions, d’accepter ce que l’on voulait mutuellement partager. Rien à voir avec KW. C’était une rencontre, que dis-je, une découverte (parce qu’on s’était déjà croisé par le passé) complétement différente. Il n’y a rien à comparer. Pourquoi ai-je l’impression que tout le monde veut comparer deux choses qui ne peuvent être comparées ? C’est comme le feu et l’eau, il n’y a pas de ressemblances.

Et s’il y en avait ? Repense à cette question de L.A., n’y aurait-il pas un type d’homme qui t’attire ? Les deux partageraient alors des qualités communes que tu apprécierais. Peux-tu les trouver ?

Mais pourquoi chercher ça ? Pourquoi les comparer ? Je ne veux pas, je m’y refuse catégoriquement, ce serait comme de les juger. Ça n’a pas sa place dans mon cœur.

Bon, on y reviendra quand tu seras prête. Que crois-tu que lui ferais à ta place ?

Je ne sais pas…

Si tu le sais. Comme il te l’a dit, il n’aurait pas de scrupules. Il accepterait toutes opportunités qui lui plairaient. Il ne tergiverserait pas à te blesser. C’est le deal que vous avez fait. Pas d’engagement, pas de rupture. Totale liberté. Mais ça veut dire aussi que tu ne dois pas toi-même t’autolimiter et t’attacher. Pourquoi as-tu tergiversé à lui annoncer la nouvelle ?

Parce que j’avais peur de le blesser…

Arrête de te mentir à toi-même. C’est parce que tu avais peur de le perdre.

Oui peut-être, mais AUSSI par peur de le blesser. J’étais vraiment inquiète de la manière dont il allait le prendre. Je ne voulais pas le voir peiné.

Toi et ta sensibilité… Quand vas-tu arrêter de te préoccuper des autres et penser d’abord à toi ? Rappelles toi ce que tu t’as écrit : « c’est ma vie, je ne dois rien lui sacrifier ».

Je ne suis toujours pas du tout contente, ma colère ne retombe pas. Je ne veux pas que ça finisse comme ça.

Alors comment voudrais-tu que cela se termine ? Tu crois vraiment qu’une relation ouverte pourrait marcher ? Ne crois-tu pas que c’est une belle utopie à laquelle te raccrocher parce que tu as peur de t’engager ? Tu as peur d’admettre que peut-être il  n’y a que KW que tu peux aimer de la sorte ?

Je ne sais pas… Pas prête à m’engager définitivement c’est sûr, je l’admets, j’ai trop besoin de liberté, j’ai trop besoin de ne pas me sentir engagée pour l’instant, sinon dans la pureté et la sincérité du moment. Je ne peux m’engager qu’au présent pour l’instant.

De toute façon, peut-on vraiment s’engager autrement qu’au présent ? N’est-ce pas un pari insensé que de s’engager sur celui que l’on sera dans des années ? Sais-tu qui tu deviendras ?

Non.

Alors comment peux-tu savoir ce qui te conviendra dans des années ?

Je ne le peux pas. Ça semble alors hypocrite de s’engager. La seule chose sur laquelle je peux m’engager, c’est de toujours faire preuve d’honnêteté, d’agir en accord avec mon cœur et de toujours répondre la vérité lorsqu’une question m’est posée. Mais si j’aime, et que ma relation est dynamique et vivante (qu’elle évolue en même temps que le « je », le « tu » et le « nous »), il n’y a aucune raison que je n’aime pas le lendemain, si aucune catastrophe n’est venue briser mon amour.

C’est en effet plus réaliste comme engagement. De cette manière tu ne te mens pas à toi-même, tu ne t’illusionnes pas et tu ne t’enfermes pas dans des promesses, qui pourraient des années après, se retourner contre toi. Est-ce que tu te sens apaisée ?

Non pas vraiment, je me sens plutôt le cœur écartelé, cette conversation n’est pas très plaisante.

Oui, oui, mais tu t’es engagée à faire preuve d’honnêteté. Alors fais face à la situation telle qu’elle est. Si jamais tu étais dans une situation de faiblesse, vers qui des deux tu te tournerais ? Où ton cœur se porterait ?

… c’est une méchante question, là tu abordes la confiance. Je dirais sans hésiter vers KW.

Pourquoi ?

Parce que je lui fais plus confiance. Il a reconnu les erreurs de son passé, il les accepte et veut éviter de les renouveler. Il a fait face. Alors que A. en est encore à seulement accepter les siennes. Il y a toute une grande part de ténèbres en lui qu’il ne veut pas affronter, il est bien plus instable et j’ai peur qu’un jour cela lui explose au nez. Non, je ne me reposerai pas sur A en cas de nécessité. Je sais qu’il serait là pour m’apporter son soutien affectif, mais il risquerait trop d’abuser du pouvoir que je pourrais alors lui laisser involontairement.

Et dans ta réponse, où est ton absence de jugement ?

Cela ne change rien à mes sentiments pour lui. Je fais juste face à cette vérité. Je me suis promise de ne plus jamais me laisser aveugler, ni par amour, ni par amitié.

Bien, c’est bon de te l’entendre répéter. Et alors ? Où cela va te mener ?

Qu’en sais-je ? Je me sens coincée ! Je me dis que c’est peut être une épreuve pour voir si KW et moi, on est vraiment capable de ne pas se posséder. Parce qu’évidemment, je n’exigerai jamais de lui quelque chose que je ne respecte pas moi-même. Alors il a totalement le droit d’exercer sa liberté, de voir quelqu’un d’autre, de l’embrasser etc… Je n’ai aucune condition à lui imposer, il est libre de ses gestes et pensées. Et je ne veux surtout pas avoir à le questionner. J’imagine que si cela devait arriver, il serait capable de juger la pertinence de m’en informer ou pas, et de faire preuve d’honnêteté. De toute façon, je pense que je le sentirai dans son regard s’il me mentait… Bref la question n’est pas là.

Alors où elle est ? Qu’est-ce que cela te ferait s’il voyait quelqu’un d’autre ? Essaye de l’imaginer. Disons qu’une autre fille de l’école attire son attention, quelqu’un pour qui il ressent une reconnaissance, une attirance qu’il ne peut pas ignorer.

Si ce sont deux âmes qui se sont vraiment reconnues, je ne pourrai qu’accepter les circonstances, s’ils ont quelque chose à régler entre eux, alors il faut que ce soit fait. Je ne crois pas au « pur hasard », je pense que dans ce cas, s’ils se sont rencontrés, c’est pour une bonne raison. J’ai bien eu des choses à régler de cette manière avec d’autres hommes. Alors je ne peux qu’observer et faire preuve de foi en lui, en nous, savoir accepter la situation.

N’aurais tu pas peur qu’il soit captivé par cette personne et qu’il ne revienne jamais ?

SI j’aurais peur. J’imaginerais la souffrance que cela me causerait s’il partait. Mais cela ne changerait pas la vérité, mieux vaudrait très vite l’accepter. A quoi bon se mentir ? A quoi bon retenir l’autre s’il a envie de partir ? C’est se torturer, car jamais les sentiments ne pourront revenir à ce qu’ils étaient. Je sais, je l’ai vécu. Quand J. m’a quittée pour L. Et justement, quand on aime vraiment l’autre, on est capable d’accepter qu’on ne peut pas lui apporter le bonheur qu’il recherchait et qu’il vaut mieux le laisser partir. Au final, je suis heureuse pour J. qu’elle m’ait quittée, elle a trouvé une personne formidable avec qui elle est depuis toutes ces années. Et puis au final, ce n‘est pas moi qu’elle avait rejeté, elle était partie car elle avait trouvé la personne qui lui correspondait vraiment. Ça a fait écho, ils se sont trouvés, le hasard les a rassemblés, ils ont été attirés dès le début, elle ne pouvait pas lutter et elle a bien fait.

Tu as rêvé d’elle l’autre nuit.

Ah, encore une mémoire à nettoyer ?

Racontes moi le rêve que tu as écris.

Il était très bizarre, il m’a perturbé toute la journée !!! Bon allez c’est parti pour la session de travail sur le passé… Laisse-moi allumer une bougie et de l’encens pour me conditionner. Tu sais que je n’ai pas fini ce que je voulais écrire au sujet de KW rencontrant une autre personne ? Et de A. qui m’a énervée ?

Allez, laisse-toi couler, laisse-moi doucement te porter vers là où tu dois aller. Ça sera plus facile après.

Juste avant, *voie très douce* tu voudrais bien te présenter à moi ? Je crois que l’on n’a jamais eu l’occasion de discuter avant.

Tu ne me reconnais pas, mais moi je te connais très bien. Ce n’est pas grave tu sais, tu me reconnaîtras plus tard. Reprenons là où l’on en était.

Dois-je vraiment écrire mon rêve ? Il était si long.

Contentes toi des étapes clés.

Bon, alors j’ai rêvé que J. m’appelait à l’aide chez ses parents et je venais. Elle m’expliquait qu’elle avait entendu un esprit lui parler, et comme je m’y connaissais, elle voulait que je fasse quelque chose. Je la croyais difficilement, J. n’était pas une personne à l’ouverture d’esprit capable d’entendre des entités.

On allait donc examiner la salle de bain. J. lançait alors un ordre dans l’air, « Entité, je te somme de te montrer ici et maintenant selon ma volonté ». Je lui expliquais alors qu’il ne fallait pas faire ce genre d’appel ! Elle ne le savait pas mais c’était le meilleur moyen pour invoquer de force une entité fâchée. Et tout à coup, je me sentais saisie à l’avant de mon col par une main invisible et soulevée dans les airs. Mes pieds ne touchaient plus terre et l’entité me maintenait dans le vide. Cette démonstration de puissance était très très très impressionnante. Jamais je n’avais vu une entité faire preuve d’une telle capacité physique à maîtriser un vivant. Mais je ne paniquais pas malgré la situation. Je m’excusais platement auprès de l’esprit, je lui expliquais que J. ne savait pas ce qu’elle faisait. L’entité me relâchait et alors je m’inclinais (comme les japonais) en signe de pardon et de respect. J’avais une preuve irréfutable que c’était bien une entité qu’entendait J..

J. et moi on se prenait ensuite dans les bras, s’enlaçait de manière serrée (pour se rassurer ?). Ses deux petits frères faisaient irruption dans la pièce, ils me faisaient des reproches, me disaient que je n’avais pas le droit d’être là, que si leur parents savaient… Je leur expliquais doucement que j’avais vraiment sincèrement aimé J., qu’on s’était aimé, mais que la flamme s’en était allée, et que maintenant on était juste simplement amies, sans ambiguïtés, que jamais je ne m’étais moquée de J. (comme ses parents l’avaient insinué), que j’avais toujours été sincère mais que cet amour était définitivement fini.

L’un de ses frères était alors possédé par l’esprit (ses pupilles devenaient blanches), la pièce se couvrait de givre et il faisait très froid tout à coup. L’esprit me disait quelque chose, puis il réclamait plusieurs fois que je fasse du chant diphonique. Alors je chantais, je produisais 4 notes de chant diphonique à la suite. La première était une note inhumainement grave avec une harmonique superposée très aigüe, et la dernière était une notre inhumainement aigüe avec une harmonique superposée encore plus aigüe. Je ne me savais pas capable de faire de tels sons. Ils avaient purifiés quelque chose.

Tous revenait à la normal (givre et esprit disparus), mais les 2 frères avaient tout oublié. Je parlais de ce qu’il venait de se passer avec J. Je cherchais à savoir dans quel contexte l’esprit s’était manifesté. En fait J. et ses parents étaient en train de faire du tri, du rangement dans leurs vieilles affaires, ils étaient en train de nettoyer leur maison. L’esprit était parti, en réalité il n’était pas mauvais, il était juste venu pour aider à nettoyer le passé, alors je le remerciais.

Alors que penses-tu de ce rêve ?

Hum… il m’a fait une si forte impression… j’en reste perplexe. Je pense que c’est un rêve spirituel. Je pense que quelque chose a effectivement été nettoyée. Est-ce qu’une entité est vraiment venue m’aider ?

Oui, et tu la connaissais, c’est pour ça que tu n’as absolument pas été effrayée par sa démonstration de puissance, tu te sentais en sécurité dans ton rêve.

C’est vrai… Une chose me perturbe. C’est le 4ème rêve spirituel depuis que je suis à Rennes, où je rêve que je fais du chant diphonique pour purifier ou protéger… C’est récurrent. C’est louche même… ça fait écho à cette histoire de bols chantants. Et le cadeau que l’on m’a fait. Bizarrement, il y a le stage de formation de massage aux bols tibétains au même moment que celui où je pensais aller à Bruxelles. Et pile entre la fin de mes cours et le début hypothétique  de mon stage. J’hésite encore à choisir si je devrais le faire ou pas…

Tu n’as qu’à demander à ton âme.

Bon, je vais aller me coucher… Toujours insatisfaite de ce qu’il s’est passé avec A.

Laisse tes rêves t’éclairer, laisse-moi encore te guider.

Alors tu es cette fameuse entité dont j’ai rêvé ?

Oui, c’est une des formes que je peux emprunter. Mais elles sont multiples et variées, je choisis celle où je peux être à ta portée. N’aie pas peur de me solliciter. Je suis bien plus douce que ton guide sombre, même s’il t’est plus difficile de me solliciter. Penses alors à laisser le soleil doucement te réchauffer… comme Sylvie te l’a conseillé.

Merci.

13 janvier 2014

Source image : Kyrie0201

Le rempart de protection

Quel a été l’effet de cette agressivité énergétique sur toi ?

Je me suis coupée de l’extérieur. J’ai senti mon cœur se refermer. Ça fait mal, comme si quelque chose s’était brisée. Et ça fait peur, parce que je ne sais pas ce que c’est… Je sens mon cœur froid et glacé, je ne comprends pas, j’ai peur d’être tout à coup dans l’incapacité d’aimer. Pourquoi ?

Tu as réveillé une très profonde blessure. Tu as réactivé des automatismes de défense. Cette insensibilité est un réflexe pour te protéger. Comment souffrir quand on ne peut pas ressentir ? C’est ça qui t’a sauvé au collège. Mais cette défense n’est plus nécessaire, il faut la laisser tomber. Il te faut détruire ce rempart entre toi et l’humanité. Car il a beau t’avoir sauvé, il t’a isolé. Tu l’as longtemps combattu, trop consterné par ton isolement. Il t’a désespéré de par ton incapacité à t’ouvrir aux autres et à vraiment aimer. Pourtant, des portes ont été ouvertes, tu as su le dépasser. Tu dois maintenant détruire le reste qui t’empêche d’avancer.

Cette violence inattendue a réveillé ma méfiance. Et je suis triste de constater combien elle est grande. Me voilà à douter de tout, de mon passé, des personnes qui m’entourent, des entités  venues m’aider. Je ne sais plus sur quel pied danser, ma confiance a volé en éclat. Ma peur de la manipulation énergétique réapparait. Ou devrais-je dire ma paranoïa ? Et j’en ai honte. Comment vais-je surmonter ça ? Quand est ce que je vais enfin me libérer des influences de mon passé ?

C’est là où tu te trompes. Tu n’as pas à t’en libérer parce que ces influences font partie de toi. Elles t’ont forgée, elles t’ont faite ce que tu es, elles ont nourri ta compassion, ta capacité à observer, à te faire discrète, à écouter, à comprendre sans juger. Elles t’ont meurtri pour mieux te renforcer. Ce qui ne tue pas rend plus fort, c’était pour t’éprouver, te tester. Maintenant regardes en arrière et vois que tu as avancé. Sois fière de te tenir debout sur tes deux pieds. Tu pensais te laisser mourir à l’époque, tu aurais été soulagé de crever. Et regardes maintenant, tu souries à la vie, tu profites du soleil, du vent dans les arbres, du réveillon en famille, des amis proches que tu as trouvé.

Hummm… Vu le vocabulaire, j’en déduis que j’ai changé d’interlocuteur, qui es-tu ?

Est-ce que cela a de l’importance ? Je suis venue t’aider. On va la faire tomber cette barrière, tu vas pouvoir aimer en toute liberté. Après tout, n’est-ce pas ce que tu Lui a demandé hier ?

Alors c’est la Déesse qui t’a envoyé ?

Oui, Non, Peut-être, mais je suis là pour t’aider.

Comment en être sure ?

Tu ne peux pas. Tu n’as qu’à méditer, essayer de me voir et toucher mes énergies. Je te rappelle que tu es protégée par la bulle de lumière que tu as invoquée.

1er janvier 2014

VOLONTÉ

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VOLONTÉ

Je m’engage solennellement, envers moi-même, à la vérité.

Je refuse le mensonge par peurs, illusions, craintes de ne pas être capable d’assumer qui je suis, ce que je veux et où mon âme désire aller.

Par ces mots, j’ancre ce choix dans MA réalité.

Que mon âme toujours me guide pour respecter ce serment prononcé.

.

Ne jamais mentir pour « protéger »

Car c’est de soi même que l’on veut se protéger,

La blessure à l’autre alors infligée est celle de l’égoïsme

Celle de la peur d’être soi-même rejeté,

Je refuse d’être celle qui n’ose pas l’affronter.

.

C’est le plus beau cadeau que je puisse me faire à moi-même

Celui de l’authenticité, de la franchise et de la sincérité,

Je ne me mentirai plus à moi-même

Sur celle que je n’ose révéler.

Witchlight Dreams

28 décembre 2013

Source image : gothic-icecream

Vérité

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Bonsoir,

Enfin te voilà. Tu as repoussé ma voix tout le we, sous prétexte que tu préférais écrire. Pourquoi ne pas m’écouter en continu quand cela te vient ? Simplement ?

Parce que je veux garder un certain contrôle, j’aurai trop peur que cela dérive vers de la schizophrénie.

Voilà que tu as maintenant la tête « polluée » par cette chanson. Ça c’est une manœuvre de ton égo pour ne pas  m’écouter, il sait que j’ai des choses dérangeantes pour toi à te dire ce soir. Il m’a repoussé tout le we. Il te faut apprendre à lâcher prise. Je me manifeste au bon moment, quand tu es prête à entendre. C’est aussi simple que ça. Il n’y a pas de peur à avoir, pas de doutes à maintenir. Ecoute ton cœur, que te dit-il ? A-t-il peur de nos échanges ?

Un petit peu oui, parce que cela soulève beaucoup de questions, tellement de questions que je ne sais pas quoi en faire.

Non ça c’est ta tête qui parle. Ecoute ton cœur, ou ton enfant intérieur si tu préfères.

Eh bien, j’ai tout le temps envie d’écrire avec toi. Justement, il y a tellement de questions qui méritent d’être approfondies ! J’y pense souvent ! Je me dis « ah autrefois, je n’aurais jamais su quoi écrire ». C’est vrai, quand je lisais Sylvie, je me disais, mais comment fait elle pour avoir un sujet d’écriture par jour ? Et là pouf ! J’en ai 10 qui me passent par la tête ! Si j’avais plus de temps, qu’est-ce que j’aimerai écrire plus sur mon blog !

Oui, ton cœur y prend plaisir. Ça te fait du bien. Alors crois-tu vraiment que ce soit de la schizophrénie ? Souviens-toi ce que tu as lu sur le blog de Sylvie : « des voix étrangères et méchantes » qui passaient leur temps à lui dire des horreurs. Est-ce vraiment mon cas ?

Non, lol. Tu m’aides plutôt à mettre en ordre mes idées, comprendre ce que je ressens et ce que je vis. À prendre conscience de certaines choses, avoir des déclics. Mais c’est vrai que c’est effrayant ! J’imagine que je vais m’y habituer… Parce que c’est vrai que ça me plaît, ça me fait du bien ! Je crois  même que je craquerai à cause des cours sans ça.

Tu dois apprendre à te faire confiance, surtout en cette sombre période pour toi où tout est plus dur. Tu t’étais reconstruite avec l’appui d’Angélique. Puis cet appui c’est écroulé et tu as dû apprendre à te reconstruire mais dans un environnement protégé, un cocon douillet que tu t’étais constitué avec le temps à Angers. Maintenant ton cocon a disparu, tu dois de nouveau tout recommencer, sans appui autre que tes ressources intérieures. Et sans aucun appui extérieur. Toutes tes personnes les plus proches sont hors de ta portée ou presque. Comprends-tu ?

Oui, oui, je sais… J’ai moi-même « choisi cette épreuve » pour tester ma capacité à être entière. Ma capacité d’adaptation, et surtout ma confiance en moi.

Et alors, qu’en penses-tu ?

Ce n’est décidément pas très brillant ! Il en a fallu peu pour éparpiller par terre la confiance en moi durement acquise à Angers.

Ne sois pas si dure. Il n’en a pas fallu « si peu ». Tu es partie dans une nouvelle ville, une nouvelle école sans appui. Tu fais face à un rythme scolaire très intense, voir infernal pour toi. Tu es dans un contexte social défavorable à ton ouverture spirituelle. D’ailleurs, qu’en penses-tu ? N’as-tu pas remarqué ce phénomène ? Alors que depuis quelques années tu ne faisais qu’attirer à toi les personnes ouvertes à ce sujet ?

Lol, ça ce n’est pas drôle du tout. Es-tu en train d’essayer de me faire comprendre que j’ai aussi choisi cette  « épreuve » là ? Celle de devoir assumer ma spiritualité face à des gens fermés ?

Pas seulement assumer, ça tu sais le faire toute seule comme une grande dans ton coin. Assumer et dévoiler. Oser être celle que tu es. Penses-y. Pourquoi tu sens-tu maintenant à l’aise à parler de spiritualité sur ton blog ? Avant tu n’osais même pas en parler ! Tu te contentais à peine de publier des poèmes et textes inspirés de tes expériences spirituelles. Tu n’aurais jamais osé y publier les conversations intérieures que tu as avec ton âme ! D’après toi, qu’est-ce qui a changé ?

Je suppose que je suis prête à le faire… Je suppose que c’est le moment que j’assume ma part de spiritualité dans la vie de tous les jours. Sans la cacher de manière exagérée.

Ce qui m’amène à ce que je t’ai suggéré aujourd’hui sous la douche.

Non mais c’est un peu gros ça…

Laisse-moi seulement t’en parler pour que tu puisses y réfléchir. D’accord ? Donnes-moi ton accord, je ne suis pas là pour te forcer, mais pour t’aider.

D’accord… J’en ai déjà les tripes nouées.

Mais non, c’est ton enfant intérieure qui est toute excitée. Tu sens bien que ça éveille quelque chose en toi cette idée. Ta raison est juste là pour douter et remettre en question. C’est normal et c’est bien ce qui prouve que tu es saine d’esprit.

Bon tu vas arrêter de tourner autour du pot !

Bien, c’est très bien ça. Rappelle-toi toujours cette pensée que tu as appelé à l’instant, ce leitmotiv que tu t’es fixé «je préfère faire face à la vérité, aussi dure soit elle ». Surtout concernant la connaissance de toi-même.

Oui, ça peut paraître dur. Ça me paraît parfois dur envers moi-même. Mais je n’ai pas de pitié envers les illusions quand j’ai la force d’y faire face. C’est pour ça que je préfère tellement qu’on me dise une mauvaise nouvelle plutôt que me mentir. Je peux faire face à la vérité. À n’importe qu’elle vérité, je l’espère. J’ai beaucoup de mal à faire face au mensonge, que je ne comprends pas.

C’est ta nature qui veut ça. Tu es limpidité. Du moins, tu y tends, il te reste encore du travail ;)

Lol, beaucoup de travail tu veux dire ! Ce n’est pas grave, c’est le chemin qui compte et pas l’arrivée.

Tu sais que ça peut paraître très prétentieux ce que tu dis « je peux faire face à n’importe quelle vérité ».

Et bien quand je suis à ce niveau vibratoire là, cela m’apparaît simplement comme une vérité. C’est simple et profond. C’est comme une pierre de fondation tout au fond de moi, une conviction intérieure qui vient de très loin. « Je suis capable de faire face à n’importe quelle vérité ». Est-ce là ce qu’on appelle la foi en soi-même ? Je ne le réfléchis pas, je ne l’admets pas, je ne doute pas, je le sens, c’est tout.

Bien, tu touches à la corde intérieure de la confiance en soi. Tu y as découvert une première porte d’accès. Il va maintenant falloir t’apprendre à l’utiliser, à l’ouvrir et la fermer, la comprendre et l’anticiper. Tu progresses. Comprends-tu l’importance de ce constat ?

Oui, je progresse. Je progresse bien plus vite qu’autrefois…

Je suis venue pour ça. Il est temps que tu avances d’un pas. Tu as besoin d’un peu d’aide pour ce défi là, et je suis là pour ça.

Parfois je me demande si tu n’es pas un guide plutôt que mon âme. Pourtant, tu as bien « ma » voix, c’est comme un souffle, une voix mentale sans son, rahhh je ne sais pas comment le décrire.

Ne cherche pas. C’est simple comme ça. Qui te dit que ton âme ne peut pas être ton guide ? L’âme est faite pour te guider sur le chemin qui est le tien. Elle est venue pour accomplir sa mission et apprendre sa leçon. Pour évoluer. Mais toi, ta conscience et ta raison ont oublié tout ça, il te faut renouer avec elle, renouer avec moi. Il n’y a qu’ensemble que nous avancerons sur ton chemin.

Je commence à fatiguer.

Oui il est temps d’aller te coucher.

Mais nous n’avons même pas parlé du sujet qui fâche.

Ce n’est pas grave, ça viendra. Chaque chose en son temps, il te faut déjà assimiler ce que tu as écris ce soir. Tu dois admettre que tu possèdes la clé de ton propre pouvoir intérieur. Il ne tient qu’à toi d’en ouvrir la porte. Est-ce que tu oseras ?

Brrrr, ça m’en fait des frissons partout. C’est un peu grandiloquent comme tournure de phrase. « Est-ce que tu oseras ? » Tadadadammm… Comme dans les films, lol !

Moque-toi si tu veux. Pourtant la gravité de ce choix reste la même. Viens me voir quand tu sauras.

Arggh c’est vache ça. Ça veut dire que si je veux parler du reste avec toi, je n’ai pas le choix.

Il me semble que tu as réclamé à l’univers des carottes plutôt que des bâtons. Alors estime-toi heureuse ;)

Oui, bon d’accord lol, je ne me plaindrais pas. Je vais réfléchir à ce que tu m’as dit. Bonne nuit.

Et n’oublie pas de prendre soin de toi.

Merci. Maintenant j’ai envie de chanter  =)

La vie est légèreté, alors chante ma belle, chante chaque journée la joie dans ton cœur.

1er décembre 2013

Source image : Kaytseki

Les chaînes de l’amour…

7a4c7f33259a3a2ca28ecdf384bd073d-d63zn2iBonsoir…

Bonsoir. Tu as le cœur lourd ce soir…

Oui, et un poids terrible au creux de l’estomac. Je me sens vraiment mal, dans un état de stress énorme… Prête à exploser. Pourquoi est-ce que je ressens cet état d’urgence intense ? C’est diffus, continus et épuisant. Cela me vide de mon énergie sans même que je fasse des choses. Comme une épée de Damoclès qui me pendait au-dessus de la tête.

Veux-tu comprendre pourquoi ? Penches toi sur l’étang de ton âme… dans quel état est-il ?

Il est trouble, agité par des vagues et la brise. Comme une tempête se préparant, l’eau est grise. Je m’y sens si seule… Pourquoi suis-je dans cet état ? Après tout, ce n’est qu’un stage, ce n’est qu’une option… Il n’y a pas mort d’homme ou danger létal. Pourquoi cette urgence ?

Penses-tu qu’elle vient de profond ?

Oui… Les exercices de respiration et d’ancrage ne l’allège pas (ou peu).

Confie-toi à moi.

Aujourd’hui j’ai avoué à mon cousin… Que je pouvais sentir les âmes défuntes et errantes, que je pouvais les aider à traverser, que je suis capable de faire des soins énergétiques… J’ai pris mon courage à deux mains pour me lancer, j’avais repoussé pendant tout le we. Puis je lui ai dit.

Comment a-t-il réagi ?

Il a été surpris et un peu choqué je crois, alors même qu’il ne dit ne pas y croire. Mais finalement, il l’a plutôt bien pris, il ne m’a pas rejeté… Il m’a dit qu’il ne me croyait pas folle, et puis après coup, que finalement cela ne l’étonnait pas tant que ça venant de moi. Il a bien compris que c’était une marque de confiance de ma part, et pas une volonté de le convaincre de quoi que ce soit.

Mais  j’étais tellement mal à l’aise quand je lui ai dit… C’était tellement inconfortable et précaire. Ai-je bien fait ? Et s’il le répétait au reste de ma famille ? C’est tellement tabou…

Pourquoi cela te fait-il pleurer ?

Parce que je suis fatiguée… fatiguée d’avoir peur que l’on découvre cet aspect de moi. Pourquoi la spiritualité doit-elle une telle source de tabous et de secrets ?

Pourquoi penses-tu à A. à cet instant ?

Parce que lui m’accepte telle que je suis…

J’ai mal… A. me manque. Pourquoi cela doit-il être si douloureux à chaque séparation ? Quand nous sommes ensemble, nous sommes biens, mais il est évident qu’on ne peut rester constamment ensemble. Mais quand on est séparés c’est dur. Je ne sais pas quoi faire… Y a-t-il seulement une échappatoire à ce statut ? Je me sens piégée… Je déteste me sentir piégée.

Les liens émotionnels sont-ils donc tant des chaînes pour toi ?

J’ai trop soufferts de telles chaînes. Je n’arrive plus à m’engager… C’est ironique, moi qui ne veux me lier qu’à des personnes laissant tomber tous leurs masques entre nous. Mais voilà que je le suis alors que rien n’est possible durablement entre nous.

Crois-tu que cela peut évoluer ?

Je ne sais pas… Il n’est pas plus près à s’engager que moi. Et puis à quoi bon avec la distance ? Arrrhg j’ai envie de hurler de frustration. Pourquoi ai-je attiré à moi ce genre de situation ? Qu’est-ce que je cherche à y apprendre ?

Ta propre peur d’aimer et de te lier à quelqu’un. La prise de conscience de toutes les barrières de protection que tu as mise entre toi et le monde. Sous couvert de te protéger à cause du tabou de la spiritualité.

Arrrshh, tu ne mâches pas tes mots…

N’as-tu jamais pensé que tu adoptes toi-même un masque pour cacher la part de toi qui est médium, sorcière et souffle de spiritualité ?

Non… Parce que je vis dans un monde matériel, que je dois garder les pieds sur terre, construire ma vie et trouver ma profession. Ce n’est pas la spiritualité qui me donnera du pain à manger, qui comblera ma curiosité scientifique.

Oui, mais tu ne réponds pas à ma question…

Et bien… Si les gens sont curieux sur ça et me posent des questions, je réponds. Je ne mens pas… Mais oui je ne dis pas tout. De toute façon, qui pourrait accepter mes expériences spirituelles sans les avoir lui-même vécu ? C’est trop fou et abstrait. Moi-même je serai la première à rejeter ça en bloc si je ne l’avais pas vécu moi-même. Et encore, cela ne m’empêche pas de douter…

Pourquoi cela ne peut-il être simplicité ? Pourquoi n’acceptes-tu pas que ton âme puisse percevoir au-delà du matériel et des masques ? Pourquoi n’acceptes tu pas d’avoir le potentiel d’une capacité de soigner ?

Parce que soigner les gens, c’est un processus long et complexe. On n’est qu’un intermédiaire. C’est une responsabilité dont je ne veux pas. Il faudrait déjà que je me sois soignée moi-même, avant de pouvoir aider autrui.

Pourtant tu as déjà aidé plusieurs personnes sur ton parcours, tout en étant toi-même aidée en même temps. Ne penses-tu pas que l’aide peut être mutuelle ?

Si, mais alors pour moi, ce n’est pas de la guérison…

Ahhh j’ai envie de voir A. Que faire de ce manque ?

Commences par le reconnaître, l’accepter et puis le cajoler. Il prouve que tu es humaine, que tu es de nouveau capable de t’attacher. Il peut te donner de la force.

Vraiment ? Comment ?

Imagine la douceur de ses bras pour te consoler et le respect dans ses yeux pour te prouver ta valeur. Souffle un bon coup pour évacuer la souffrance. Relève la tête et avance. Tu es plus forte que ça. Ne t’attache pas, lâche prise sur cet amour… Toi comme lui n’êtes pas prêt à accepter ce qu’il implique. Ce n’est pas grave. Ne t’en veux pas, vous vous retrouvez une autre fois.

24 novembre 2013

Source image : MeredithDillman

Le corps des femmes…

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Est-ce que désirer le corps des femmes veut dire que notre cœur peut en tomber amoureux? Ce désir inconscient et latent, qui me prend tellement au dépourvu, surgit tout le temps à l’improviste. En croisant une brune à la chevelure cascadante et aux lèvres soyeuses. En observant la jupe de cette fille qui lui met si bien en valeur les hanches. En percevant les minces seins pointés  sous un haut outrageusement porté sans soutien-gorge. Pourquoi cela me met-il en émois ?

Cela me met-il plus en émois que le torse musclé et les bras forts d’un homme protecteur ? Qu’une chevelure courte et rebelle ? Qu’une mâchoire carrée outrageusement sexy ? Qu’une étreinte serrée laissant deviner son désir masculin ?

Non définitivement, j’aime la peau douce et les lèvres soyeuses, qu’elles appartiennent autant à un homme, qu’à une femme. Mon cœur aime une grande part de douceur, enveloppant, une grande force (quelle soit juste intérieure ou non). Car ce qui fait la différence pour moi, c’est la personnalité (oserais-je dire, l’âme que je perçois) enfouie aux tréfonds de la personne. Derrière ces masques et ces protections. Peu importe le sexe.

© Witchlight Dreams
2 novembre 2013

Source image : pauline-greefhorst