On est tous aimé…

Artiste :
Artiste : Serafleur

J’ai besoin de votre guidance. Je ne sais pas comment réagir avec cette personne et gérer cette situation. Je me sens oppressée et mal à l’aise. Et je me demande comment j’en suis arrivée là… Je sais bien qu’on ne fait pas des rencontres par hasard. Mais j’ai vraiment du mal à saisir le message que cette personne miroir m’apporte.

Comment, après avoir fait une méditation ensemble, parler 10 min en face à face et échanger quelques sms, cet homme peut faire reposer autant d’attentes sur notre relation ? Je sais que cela ne concerne absolument pas le registre de la séduction et du couple. Et pourtant, il m’envoie un sms par jour, c’est presque la fréquence de mon ex-compagnon ! Aucun de mes amis très proches que je connais depuis plus de 10 ans ne m’envoie autant de messages. Pas même ma famille ! C’est au-delà de la recherche d’une simple relation amicale.

En apparence, ces messages sont sans attente, il me souhaite de bonnes choses, m’envoie des pensées positives. Mais la réalité énergétique derrière est très différente. Parce que je ressens des attentes émotionnelles, je ressens un besoin de réponse sur le même registre, alors que je n’en ai pas spécialement envie. Je sais quand c’est lui qui m’a écrit avant même de lire le message, car j’ai la sensation d’une invasion de mes énergies. Alors, je me sens oppressée et mal à l’aise. Cela m’énerve même qu’on puisse tant chercher à envahir autrui avec ses énergies, même si je sais qu’il n’en a pas conscience.

C’est un appel désespéré inconscient. Parle moi de ce que tu as ressenti quand tu as discuté avec lui au téléphone, mais que tu n’as pas osé lui dire.

Et bien, je me sentais très mal à l’aise. Je n’ai pas compris sur le coup, mais c’est comme si je ressentais un très fort décalage entre ce qu’il me disait consciemment, et sa réalité énergétique inconsciente. Il me parlait de son éveil spirituel, de son parcours d’évolution, de ses capacités, mais moi je ne ressentais pas les énergies correspondantes. J’entendais les « j’ai lu », « on m’a dit », « j’ai entendu à telle conférence », mais pas des « je pense », « je crois », « je vis ».

C’est terrible, comment veux-tu lui dire ? Alors qu’en plus c’est un quasi inconnu pour moi, mais que les autres proches que nous en avons en commun me disent « oui, tu verras, il connait plein de choses et fait de super soins ». Je n’ai pas envie de le blesser. Je ne suis pas là pour juger, mais je suis très dérangée par le décalage entre ce que j’entends sortir de la bouche de cette personne et de ses amis et ce que je ressens de ces énergies. Comment est-ce possible ? Au début je me demandais, est-ce quelqu’un enfermé dans une forme d’égo spirituel ? Mais je ne sens vraiment pas de sa part une volonté de dominer les autres par ses capacités spirituelles. Non, c’est quelque chose d’autre et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

Alors nous allons t’aider à l’identifier. Qu’est ce qui t’a touché le plus lors de la première conversation téléphonique que vous avez eu ?

Sa remarque « que de souffrances » au sujet de mon blog a réveillé une blessure émotionnelle chez moi. Il marquait sa surprise entre ce qu’il avait pu voir de moi lors de la méditation (une personne radieuse), et ce qu’il avait pu lire ici, en disant qu’il ne s’imaginait pas en me voyant comme ça face à lui, que je pouvais traverser de telles souffrances.

Moi cela m’a fait péter un câble intérieurement, parce que j’ai ressenti le mot « souffrances » comme un jugement, de la part d’une personne qui ne me connaissait pas. Il y a beaucoup de choses sur ce blog. Il y a, oui c’est vrai, des articles où je parle de mes émotions négatives, de mes difficultés, de mes moments de découragement. Mais il y a aussi des poèmes, des recettes, des photos, des articles de guidance avec mes guides, des ressources sur divers thèmes. Il y a beaucoup de choses que cette personne n’a pas lu avant d’exprimer une opinion sur ce lieu virtuel. Et ça m’énerve, on ne peut pas résumer une personne, ni à quelques articles, ni même au contenu entier d’un blog, ni encore à ce qu’on a vu d’elle lors d’une seule rencontre. Enfin pas, si on ne bénéficie pas de la capacité de scan énergétique. Humf. Ne me dites pas que c’est ça ce qui se passe ? Que j’ai scannée les énergies de cette personne ?

Cette personne te l’a demandé. Elle t’a demandé ce que tu ressentais de ces énergies, donc elle t’a donné son autorisation. En fait, c’est même son âme qui te l’a donné, parce qu’elle a besoin d’un intermédiaire pour se faire entendre.

C’est bien ce que je craignais… et je n’aime pas du tout du me retrouver dans cette position là, pas du tout. J’ai l’intuition que cette personne s’est enfermée dans une certaine conception de la spiritualité (il faut être amour inconditionnel – par exemple) pour se raccrocher aux branches et ne pas entendre la souffrance de son âme.

Cette personne me dit avoir vécu un éveil spirituel, et si je ne remets pas en cause son vécu, ma vision de l’éveil spirituel est très différente. Je vis ça comme quelque chose de progressif et d’étalé dans le temps, je ne conçois pas ça comme *pouf* une illumination subite. On peut en avoir, des illuminations, mais celles que j’ai eues ne sont que des petits pas sur le chemin de mon propre éveil. Je ne perçois pas un « avant » et un « après », c’est quelque chose de flou qui se met en place avec l’évolution de la personne. Et je ne me considère pas comme pleinement « éveillée », car je n’ai pas la pleine maitrise de mes capacités spirituelles. Je ne suis pas capable non plus de ressentir de façon directe et illimitée la Source. Je la ressens à travers mes guides, et ma propre flamme. Mais je n’ai jamais eu ce sentiment d’unité fondamentale directe avec la Source.

Je ne considère pas que, parce qu’on a vécu tel type d’épreuve, alors on est automatiquement éveillé. Cela n’a rien à voir pour moi. C’est la façon dont on vit les choses et dont on s’en sert pour se connecter à notre âme et à notre guidance intérieure qui fait la différence. Comment se considérer pleinement éveillé si l’on n’arrive pas à entendre et à suivre la guidance de son âme ? Si l’on se repose sur des guidances et des enseignements extérieurs à soi-même ? C’est inconcevable pour moi. Chaque être est unique, et donc il a son propre chemin d’éveil, sa propre guidance interne à suivre. Se reposer uniquement sur des guidances extérieures, c’est être dépendant, c’est se départir de son propre pouvoir intérieur à guider sa vie. C’est aussi faire peser de lourdes attentes sur autrui, notamment sur les médiums que l’on peut croiser sur notre chemin. Je le sais, j’ai été comme ça aussi avant.

D’où le sentiment d’oppression que tu ressens face à cette personne. Elle est complétement sourde à sa propre guidance intérieure, elle se base sur celle des autres, donc elle est en demande, tu l’as bien ressenti. Seulement, en faisant ça, elle se perd elle-même, elle n’arrive pas à identifier ce qui est bon pour elle, à agir selon les besoins de son âme. Elle transpose les enseignements spirituels reçus à sa vie, sans vérifier qu’ils sont en accord avec son âme et la situation qu’elle vit. Ce qui est une source de souffrance pour son âme, qui ne reçoit pas ce dont elle a besoin.

C’est comme chercher à se conformer à un moule qui ne correspond pas à la forme de notre corps. Par exemple, à quoi bon chercher à être une source infinie d’amour pour autrui, quand on n’a pas une reliance à la Lumière mais au Milieu ? Alors, on donne, on donne, on donne, en attendant un retour qui ne vient pas. Parce qu’en réalité le don n’est pas réalisé sans attentes, c’est juste que ces attentes sont inconscientes, la personne a besoin de recevoir de l’amour extérieur pour combler ses vides intérieurs. Et quand on est occupé à donner sans compter, en attendant de recevoir de l’extérieur, on ne se donne pas à soi-même. Alors qu’on est la première personne capable de combler notre manque d’amour envers nous-même. On ne peut alors pas s’en sortir sans un travail d’introspection. Je le sais, parce que je suis passée par là. Moi aussi, je donnais sans discernement à une époque, cela me distrayait de mon propre mal être et me donner l’impression d’exister grâce à autrui. Mais ce n’est pas une solution durable, c’est un mensonge inconscient à soi-même.

Car pendant ce temps, l’âme est en souffrance. Elle n’est pas nourrie, elle n’est pas écoutée. Alors maintenant, dis-moi ce qui se passerait si on retournait le miroir que tu as vécu vers cette personne.

Et bien j’ai été choquée de constater la différence, entre ce que l’on percevait de moi à l’extérieur (lumineuse), sans me connaitre, et la réalité intérieure (en souffrances et pleine d’ombres). Quand cette personne me montre du doigt cette réalité, c’est comme si elle la pointait chez elle dans le miroir que je représente pour elle. En reconnaissant cette écart entre les apparences et la réalité énergétique profonde chez moi, c’est comme si cette personne soulignait le même écart chez elle. Elle a beau avoir l’apparence et l’image d’une personne très lumineuse et évoluée (chez les autres mais aussi chez elle-même), elle est en réalité en grande souffrance intérieure au niveau de son âme.

Et tu sais pourquoi ?

J’en ai une petite idée, mais je ne sais en aucun cas si c’est la réalité, je ne suis pas cette personne, je ne suis pas dans sa tête et dans son cœur. Je n’ai pas trop envie de raconter des bêtises !

Fais conscience à ton scan énergétique. Si tu as faux, nous te corrigerons.

Et bien, j’ai le sentiment que le début de l’éveil spirituel de cette personne a créé de grandes souffrances dans sa vie. Comme si tout à coup, le décalage entre elle et sa famille, entre lui et sa partenaire étaient trop grands pour qu’ils puissent se comprendre, d’où la réaction de rejet. Et c’est comme si cette personne refusait d’admettre que l’éveil spirituel puisse être source de tant de souffrances, et qu’il fallait que ce soit transcendé immédiatement. Un peu cette croyance que « lorsqu’on est éveillé,  on est amour et lumière », on est dans la paix intérieure.

J’ai le ressenti qu’en réalité ces souffrances-là n’ont pas été transcendés, mais seulement refoulées, et que cette personne n’arrive pas à voir et reconnaitre ces « ombres » à cause du conditionnement spirituel qu’elle s’est imposé. Et son âme en souffre, profondément. Or il est d’autant plus difficile de se connecter à la guidance de son âme quand on n’est pas prêt à entendre sa souffrance, et à réaliser que l’intérieur n’est pas en accord avec l’image extérieure que l’on donne ou que l’on voudrait donné de soi, selon nos croyances spirituelles (il faut être lumière et amour). Voilà ce qui explique pour moi, ce besoin si fort de guidance spirituelle extérieure. Où l’on ne conserve que ce qui nous rassure.

Mais ? Ce n’est pas tout.

Et bien je suis triste de ressentir ça… Ces attentes émotionnelles que je ressens, ce besoin de se créer des amis ouverts à la spiritualité, avec des échanges très fréquents, au point d’être envahissants… Est-ce moi ou ai-je l’impression qu’il recherche inconsciemment une famille de substitution ? Avec des membres qui acceptent son ouverture à la spiritualité et ses capacités énergétiques ?  En opposition à sa famille actuelle qui l’a renié à cause de son ouverture à la spiritualité ?

Tu ne te trompes pas. En réalité, il recherche à l’extérieur, ce qu’il a perdu à l’intérieur. Il pense avoir guéri cette blessure, mais ce n’est pas entièrement vrai, sinon il ne ferait pas une telle projection. Et que sais-tu sur les blessures de rejet par autrui ?

Et bien, j’ai récemment appris, que lorsqu’on vivait des blessures de rejet avec autrui, c’est parce qu’au fond, c’est nous même qui nous rejetons, nous ne nous acceptons pas pleinement pour ce qu’on est. Je me souviens très bien d’avoir pesté encore et encore que ma famille n’acceptait pas mes capacités médiumniques et mon intérêt pour la spiritualité. Mais en fait, c’était moi qui me fermais et mettais des barrières, car je n’acceptais pas moi-même mes capacités.

Que pourrais-tu dire à cette personne pour l’aider ?

Je suis profondément touchée par sa détresse. Je sais combien il est difficile de reconnaitre que l’on souffre intérieurement. C’est difficile d’accepter de porter en soi douleur, tristesse, colère, rejet de soi, parce que ce sont des émotions jugées « négatives » et que la majorité des enseignements spirituels nous apprennent qu’il faut les surpasser, qu’on doit se sentir en paix et donner de l’amour aux autres. J’aimerais rappeler à cette personne que ce n’est pas parce qu’on chemine sur le sentier de l’éveil spirituel que l’on est des « surhommes ». On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » ne sont pas quelque chose de mal, ce sont des messages de notre âme en souffrance. On peut écouter le message de nos émotions sans les laisser nous contrôler et nous faire agir de façon inconsidérée. Elles ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. A identifier les moments où l’on ne se respecte pas, où l’on a besoin de douceur, d’amour, de joie… Et ces besoins-là, c’est à chacun de nous d’apprendre à les nourrir en nous-mêmes, par nous-mêmes et pour nous-mêmes. C’est un travail qui se fait petit à petit, et il faut apprendre à faire preuve de douceur et de patience avec soi-même. Avant de chercher à guérir autrui, il faut commencer par chercher à se guérir soi-même, à prendre soin de soi. Qu’est-ce qui dans ma vie extérieure se reflète ? Suis-je bien dans mon environnement ? De quoi mon Cœur a envie ? De quoi ai-je besoin pour être bien ?

Maintenant, je t’invite à retourner le miroir vers toi-même. Le message que tu as envie de délivrer à cette personne est également celui que ton âme souhaite que tu entendes. « On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » […] ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. » C’est une invitation à comprendre et à aimer ton hypersensibilité. Parce que tu es hypersensible et empathe, tu es capable de ressentir les émotions et les blessures d’autrui. En réalité, ton scan énergétique s’active quand tu es face à une blessure miroir. En te permettant d’aider l’autre à comprendre ce qu’il traverse, tu t’aides toi-même. C’est comme ça que marche l’effet miroir.

Merci… J’espère que ce post sera bien accueilli par cette personne…

Tu lui donnes l’opportunité de prendre conscience de sa souffrance intérieure. Car il cherche ce qui ne va pas dans sa vie, sans comprendre, en se demandant ce qu’il fait de travers pour rester dans une situation matérielle qui lui pèse. La réalité, c’est que sa situation extérieure reflète son état intérieur. Il a maintenant les clés pour le voir et le reconnaitre. Il a reçu l’aide qu’il avait demandé. C’est maintenant à lui de décider s’il accepte ou pas le message que tu lui envois, s’il décide d’en prendre considération ou pas. Tu ne peux rien faire de plus pour l’aider, les clés sont dans ses mains maintenant.

Oui, je sais, mais je me dis que c’est difficile comme message à avaler… Que son égo risque d’en prendre un coup et de tout rejeter en bloc.

C’est là que se montre le vrai travail d’éveil déjà réalisé. Est-il capable au jour d’aujourd’hui d’écouter le message indirect de son âme ? Ou bien va-t-il préférer rester dans le confort de son égo et tout rejeter ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réaction. Il y a juste ce qu’une personne est capable d’accepter et d’accueillir à un moment donné. Si ce n’est pas aujourd’hui, peut-être que cela sera plus tard, ce n’est pas grave. L’important est que cette personne sache qu’elle est aimée pour ce qu’elle est, peu importe la façon dont elle réagit. Car en vérité, vous êtes tous aimés de la Source, même si vous n’êtes pas tous capable de le sentir par vous-même.

Merci.

5 février 2017

 

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Transmuter la colère

Artiste :
Artiste : Guweiz

Ça y est, mon contrat de rupture a été signé. Après des semaines et des semaines à en avoir parlé, c’est un fait concret, avec un morceau de papier signé. Mais plutôt que de me sentir heureuse et soulagée, je me sens effrayée. C’était mon but de ces derniers temps, quitter des conditions de travail toxiques qui ne me convenaient plus. Et maintenant ? C’est la porte ouverte sur un grand vide, un horizon des possibles. Je devrais être excitée, motivée, avoir mille idées et envies. Mais ce n’est pas le cas. Je me sens envahie d’émotions contradictoires, de tristesse et de peurs.

Je suis libre. Mais libre d’aller où ?

J’ai décidé que je ne voulais plus suivre la voie de mon mental, des « il faut », des attentes parentales, des jugements de la société, des « ça serait parfait sur mon CV ». Pour apprendre à suivre la voie du Cœur et donc l’appel de mon âme. Mais que me dit cette dernière ? Rien. Elle ne m’offre qu’un bref aperçu du tout petit prochain pas à faire, dans mon désert couvert de brume. Alors j’avance pas à pas, un jour après l’autre, sans savoir où je vais, ni pourquoi. Ni même si cela a un sens. Et c’est effrayant ! Il n’y a pas de panneaux de destination finale, et je n’ai aucune idée de l’endroit vers lequel je me dirige.

Ce qui est bien une particularité de la reliance et de la guidance du Milieu. Tâtonner, essayer, chercher, se tromper maintes fois, avant d’être capable, longtemps plus tard, de faire le choix qui nous correspond. De mettre après coup les pièces de puzzle ensemble et de comprendre le schéma qu’on a suivi et la cohérence qu’il y avait derrière sans qu’on le sache. C’est avec le recul que les choses prennent sens.

Qu’est-ce que j’aimerai avoir ce recul sur ma vie au jour d’aujourd’hui ! Alors qu’elle me semble ne ressembler à rien. A un tas de « que de souffrances » accumulées sur un blog. Pour me mener où ? Nulle part, parce que c’est ça l’illusion, il ne faut pas chercher à aller quelque part, à atteindre quelque chose, mais « simplement » à Etre. A trouver la paix en soi.

Objectif qui parfois semble quasi impossible pour une hypersensible. Comment trouver la paix, quand on est constamment en train de faire des montagnes russes avec nos émotions ? Qu’un rien, une phrase, une image miroir, une situation inattendue peut appuyer sur nos blessures et d’un seul coup provoquer des « états d’âme » à l’apparence insurmontable ? Et la vie se fait un malin plaisir à nous mettre ces miroirs partout sur notre chemin, pour nous donner les secousses nécessaires à notre évolution.

Mais voilà, on n’est aussi que des êtres humains. Et parfois on fatigue, on vacille, on se décourage. Etre hypersensible c’est épuisant. Si vous saviez la charge énergétique que l’on dépense à chaque fois que notre corps émotionnel est percuté par nos propres émotions, mais aussi celles des autres. Et à ne pas y manquer, aujourd’hui, en passant récupérer mes papiers, j’ai été frappée de plein fouet par la colère de mon supérieur, sur un sujet qui ne me concernait même pas. Mais il a craché son venin, comme un serpent colérique, devant moi et cela est passé à travers mes barrières.

Pourquoi la méthode du cube n’a-t-elle pas marché ? Bon, je sais pourquoi, je n’ai pas mis assez de concentration et d’efforts dans la création de ma barrière. Je l’ai fait à l’arrache, en me disant que cela suffirait, parce que je ne pensais pas voir mon supérieur, puisque sa voiture n’était pas là. Résultat, ça n’a pas loupé, je me suis mangée ces pics émotionnels de plein fouet. Je vous le dis, reliance au Milieu, la moindre erreur vous vous la mangez dans la figure…

Surtout lorsqu’on t’a donné la technique. Tu n’avais pas d’excuse pour ne pas la réaliser correctement. Tu as été négligente. Tu peux faire mieux que ça.

Oui, j’ai compris… Vous n’avez pas jugé nécessaire de limiter l’impact énergétique pour moi…

Il faut que tu te rendes compte de l’importance de la gestion de tes corps énergétique et émotionnels par toi-même. Ce n’est pas te rendre service que de te choyer. Nous ne serons pas toujours là pour ramasser les dégâts derrière toi. Tu dois apprendre à être autonome et à gérer par toi-même toutes les charges émotionnelles que tu laisses pénétrer dans ton champ énergétique.

Ah… la douceur de l’Ombre. Qu’est-ce que cela veut dire, « nous ne serons pas toujours là pour ramasser les dégâts derrière toi » ?

Nous ne sommes pas tes guides attitrés, nous sommes venus accompagner ton initiation à l’Ombre, selon un certain pacte passé (avant ton incarnation).

Ohhh… vous êtes des Démons ?

Nous ne dirons pas ce que nous sommes pour ne pas t’effrayer.

Pourquoi ça ?

Nous ne sommes pas des entités de l’Ombre qui se rencontrent à tous les coins de rue. Mais nous te sommes redevables d’un service, aussi nous respectons notre engagement à te Servir.

Ohh, j’aime encore moins ça.

Tu as été une grande combattante, par le passé, mais tu l’as oublié avec ton incarnation. Nous sommes venus te le rappeler. Ta puissance n’appartient qu’à toi, et il est dommage que tu l’ais muselé par peur de qui tu es.

Et qui je suis ?

Une guerrière de l’Ombre.

J’ai mal entendu, je crois ?

Si tu as autant de respect pour Camille Fraise, ce n’est pas pour rien. Dans une autre vie, vous avez combattu ensemble.

Euh… Comment pourrais-je avoir été une guerrière de l’ombre dans une autre vie si mon âme a une reliance au Milieu ? Là, je me sens très mal à l’aise par rapport à ce que tu me dis.

Nous te montrerons. Remets ta pierre pour clarifier les rêves sous ton oreiller et nous te montrerons des fragments de tes vies antérieures.

Je ne comprends toujours pas.

Pourquoi as-tu à avoir peur du futur, alors que tu possèdes entre tes mains la puissance de te battre ? Pourquoi avoir peur de l’adversité, alors que tu peux faire face à n’importe quelle menace ? Pourquoi avoir peur d’oser Etre alors qu’une force puissante coule en toi ? De quoi as-tu peur ? Qu’est-ce qui te retiens ? Pourquoi t’es-tu laissé endormir de cette façon ?

A une époque de ta vie, tu as su te battre. Tu as su te battre mentalement et subtilement pour défendre une personne que tu aimais. Tu as su te battre pour surmonter ton addiction à la scarification.

Par amour pour cette personne. Je sais me battre pour les autres. Mais je ne sais pas me battre pour moi-même.

Quel dommage petite fille. Pourquoi serais-tu capable de te battre pour quelqu’un d’autre que tu aimes, et pas pour toi-même ? A moins que tu ne t’aimes pas suffisamment pour avoir le courage de te défendre ? De la même façon que tu as la flemme de prendre au sérieux ta protection contre les charges émotionnelles ?

Que veux-tu que je te réponde ? Que vous aimez mettre le doigt là où ça fait mal ? Je sais que c’est une de mes failles. Mais je ne sais pas comment la résoudre.

Accepte ta part d’Ombre, accepte la Guerrière en toi. Tu ne te considéreras alors plus jamais comme faible, malgré ton hypersensibilité et ton Cœur grand comme un océan. Tu reconnaitras ta force, tu sauras que tu es capable de surmonter n’importe quel obstacle, peu importe la difficulté de la vie. Si les épreuves que tu vies sont de plus en plus dures et te poussent dans tes derniers retranchements, c’est pour te forcer à te reconnecter à cette part de toi.

Cette part de toi que tu as renié en blessant involontairement certains proches à toi. Parce qu’incapable de contrôler ta rage et ta colère contre toi-même, tu la reportais sur autrui pendant ton adolescence.

Ce n’est pas une fatalité. Comme nous te l’avons expliqué, combattre n’est pas synonyme d’attaquer. Il s’agit de canaliser. Canaliser la force de l’attaquant. Canaliser ta propre puissance. La colère peut se transmuter en énergie constructive, elle n’a pas de raison de rester une force destructrice.

Parfois la destruction est nécessaire, afin de faire tomber des préjugés, des barrières, des restrictions inutiles apposés par votre mental, votre éducation et votre société. Mais cette destruction-là ne se fait jamais dans une intention de violence, mais d’évolution. Et même si vous ne le percevez pas, elle est alors finement encadrée par vos guides, afin de ne pas dépasser les limites supportables.

Oui, enfin ça c’est votre vision… Parce que les limites du supportables, c’est subjectif. Vous n’êtes pas dans un corps incarné avec un corps émotionnel !! C’est toujours plus facile d’observer de l’extérieur *grmf* ça me fait grincer des dents. Si je savais comment « accepter la guerrière en moi », cela fait longtemps que je l’aurais fait ! Sans blague !

Plutôt que de te plaindre, tu pourrais canaliser cet énervement. Nous te proposons d’apprendre à créer une arme astrale grâce à laquelle tu transmuterais ces émotions « négatives » en puissance de combat.

Et ce n’est pas dangereux ça ? Une telle arme ne risque-t-elle pas de se retourner contre moi-même ou d’être utilisée à mauvais escient sous le coup de la colère ?

Tout d’abord, nous t’apprendrons la technique et il sera important que tu la respectes à la lettre. Mais tu ne la publieras pas ici, car en effet, un mauvais usage pourrait causer des dégâts énergétiques.

Ensuite, pour pouvoir utiliser une telle technique, cela nécessite plusieurs prérequis :

  • Avoir un cœur « pur » et par là, j’entends : aimant et profondément respectueux de la vie. C’est un cœur qui n’est pas capable de se défouler sur autrui, parce qu’il aime chaque flamme divine et chaque chose vivante et qu’il les respecte trop pour les blesser sans nécessité absolue. Mais pour cela, il faut être capable de l’écouter et de le suivre.
  • Avoir un mental qui ne juge pas. Il ne faut pas s’arrêter aux vues de l’Ego. Dépasser tout jugement est une de clés qui permet de se connecter à la flamme divine des autres et donc d’être en lien avec une forme d’amour inconditionnel.
  • Connaitre la puissance des émotions : on vous apprend dans la spiritualité classique, qu’il faut vous détacher des émotions pour devenir comme le sage. Mais dans l’Ombre, on se sert des émotions comme d’un carburant que l’on transmute pour nourrir la Volonté. Cela nécessite évidemment de savoir les identifier, se distancier d’elles pour ne pas se laisser diriger par elle.

Euh, sur ce dernier point, j’émets des réserves. Je ne suis pas sûre d’avoir une distanciation suffisante avec mes émotions !

Tu te sous-estimes. Peut-être pas concernant la tristesse, mais tu as passé le test concernant la colère. Tu as su cette semaine faire face à cette colère irrationnelle et puissante qui t’a animé en réaction à l’activation d’une de tes failles. Tu l’as d’abord contenue, sans la diriger vers d’autres personnes. Puis tu l’as redirigé pour passer en mode guerrière et prendre la décision d’accepter l’initiation qui t’a été proposée et le manifester en intention concrète. Enfin tu as questionné ta colère, tu as cherché à comprendre son origine, son message, l’émotion cachée derrière.

Oui, et le soufflé est retombé suite à ça. Ce qui m’a fait me dire qu’en effet, je m’étais nourrie physiquement de l’énergie de cette colère. Mais cela me pose question. Si tu utilises la charge émotionnelle de la colère pour une action astrale, alors tu renonces à l’enseignement que t’apporte cette émotion sur une de tes blessures ?

Bien au contraire. Tu peux transmuter cette énergie dans l’astral, et questionner quand même l’émotion. Elle sera juste vidée de sa charge énergétique, et cela aura donc moins de répercussion sur ton corps énergétique, donc moins de fatigue après coup.

Hum. Donc tu me dis que c’est une action gagnant-gagnant ?

Seulement si tu es capable de mettre en place dans ta vie tous les prérequis cités. C’est pourquoi nous avertissons les lecteurs qui souhaiteraient tester par eux-mêmes : ne tentez pas ce genre d’exercice sans la guidance personnelle appropriée. L’Ombre n’est pas un jeu, et le retour de bâton d’une action énergétique non maitrisée pourrait faire mal.

Pourquoi alors vous m’autorisez à en parler ici ?

Parce que tu en as besoin. Pourquoi publies-tu ?

Je ne sais pas… Pour donner une réalité concrète à mes textes ? Pour les ancrer dans la « matière » même si c’est de façon virtuelle ? A vrai dire, je ne m’explique pas le besoin que je ressens de publier mes échanges avec mes guides. Je pourrais les laisser dans mes dossiers privés.

Et à quoi cela servirait-il ?

Drôle de question. Cela me sert avant tout à moi. Donc concrètement, une fois que j’ai l’info, ça devrait être suffisant, non ?

Il est plus facile d’accepter la médiumnité quand on comprend la façon dont cela sert pour soi-même. Mais la vérité, c’est que la médiumnité sert toujours à autrui, même si vous pouvez avoir beaucoup de mal à l’accepter au départ. Donc tu ressens le besoin de publier, même si tu ne comprends pas encore en quoi cela aide autrui. Ce n’est pas grave.

En plus, j’ai cru comprendre que les guides de l’Ombre apprécient rarement qu’on étale leurs enseignements. Ils n’aiment pas ça, ils préfèrent rester discrets.

Nous ne sommes pas des guides de l’Ombre et tu as une reliance au Milieu. Tu as plus de libertés, même si elle aura ses limites dans les partages. La logique et le raisonnement oui, les prises de conscience oui. Mais les techniques précises, non. Nous ne donnerons pas les armes aux personnes mal intentionnées qui pourraient te lire. Les connaissances s’acquièrent. Ce qui te sera donné, ne sera obtenu que si tu l’as mérité ou bien parce que tu l’auras déjà apprivoisé dans une vie passée. Certains enseignements ne seront que des rappels.

Bon, je reste sidérée par cette tournure des évènements…

Remets toi de ta surprise et avance, c’est ce pourquoi tu nous as sollicité. Maintenant que c’est fait, tu ne peux qu’avancer, il n’y a pas de retour possible en arrière.

Soit, je vous remercie.

1er février 2017

 

La peur au ventre [endométriose]

Artiste : WLOP
Artiste : WLOP

[Ah, un autre coup de gueule, âme sensible s’abstenir]

Je ne sais pas par où commencer ce soir, tellement je me sens instable émotionnellement. Pourtant, je me sentais mieux malgré ma crise. Je m’étais cuisiné un truc sympas, j’ai trainé devant des épisodes de ma série du moment. Tout allait relativement bien, pas de drame majeur, des conseils à suivre. J’ai passé quelques heures à travailler dessus hier. Tout allait bien jusqu’à cet IRM.

Je ne sais pas pourquoi, j’étais dans la machine et là tout à coup j’ai eu envie de pleurer. Mon mental ne faisait que me souffler des peurs à l’oreille : et si un nodule d’endométriose s’était installé à proximité de ma colonne vertébrale ? Avait touché un nerf ? Et si mes problèmes de sciatique et de bassin étaient dus à ça ? En 14 ans de problème de genoux, de dos et j’en passe, je n’avais jamais eu ça. Pourquoi maintenant, et qu’est-ce que c’est ? Je n’ai pas envie de finir en fauteuil roulant dans quelques années !

Et là, je me disais, mais est-ce qu’il pourrait seulement le détecter si c’est le cas ? Car il faut normalement une injection spéciale, et même avec ça, c’est difficile à repérer, on voit surtout les dégâts secondaires (autres organes déplacés…). Devrais-je demander à voir le médecin qui analyse les images ? Lui demander s’il a été formé à identifier de l’endométriose ? Alors qu’à la base, je ne venais pas pour ça ? Mais que quand même, on devrait bien voir quelque chose s’il y a une inflammation en pleine crise ?

And on, and on, and on… Parce que je n’ai pas envie que la même histoire se répète. Qu’un médecin ne sache pas détecter – donc qu’il affirme qu’il n’y a rien – pour que la maladie et les nodules se développent sans traitement – jusqu’à ce que finalement quelqu’un de formé découvre tous les dégâts.

Comme ce qui m’est arrivé avec ma première IRM pour détecter l’endométriose. Ma gynéco de l’époque, au vu des douleurs, l’avait suspecté. Elle m’a envoyé faire une IRM. Mais comme le médecin n’avait pas été formé à reconnaitre cette maladie – enfin je suppose, sinon cela voudrait dire qu’il est incompétent – il a dit qu’il n’y avait rien. Période. Point final. Donc pas de traitement, le droit à un « c’est psychologique » et à des « faites un bébé et ça ira mieux ». 5 ans d’errance médicale pour faire une seconde IRM. Le nouveau gynéco spécialiste que j’ai m’a dit que la maladie se voyait sur les 2 clichés et qu’elle avait bien évolué depuis la toute 1ère IRM.

Pourquoi ? Comment peut-on passer à côté de ça ? En sortant de l’IRM aujourd’hui, la question m’est venue en tête : devrais-je informer ce médecin des conséquences de son mauvais diagnostic ? Pour lui éviter de refaire la même erreur ? Comment peut-on ne pas avoir l’humilité de refuser un examen si on ne sait pas le faire correctement ?

Depuis, tu ne fais plus confiance aux résultats d’IRM.

Non, pas en ce qui concerne l’endométriose en tout cas. Parce qu’en réalité, je sais que c’est dur à détecter, et qu’on ne détecte souvent les cas que quand ils sont assez avancés : chez moi des nodules gros au point de les sentir par touché à travers la paroi de l’utérus. Et de voir mes ovaires dans une position anormale sur les images, tractés vers le bas du ventre à cause des adhérences.

Pourquoi a-t-il fallu en arriver jusque-là pour que ma maladie soit détectée ? Le pire c’est qu’on ne sait pas l’étendu des dégâts tant que l’on n’ouvre pas le ventre ou que l’on ne fait pas une célioscopie. Parce que l’endométriose se constitue de différents types de tissus, et avec une variation dans le temps. On n’arrive pas à « pouf » repérer les cellules endométriales aussi bien qu’à l’œil nu. Que ce soit par IRM, par échographie, on ne peut pas se fier totalement aux images. Alors je ne sais pas l’étendue des dégâts. Et cela nourrit milles inquiétudes. Comme mon histoire de douleurs au bassin qui m’empêchent de conduire et me mène la vie dure. Et aussi mes crises intestinales quand j’ai des crises d’endométriose.

Et même si tu savais, que pourrais-tu faire ?

 Je ne sais pas ! J’ai envie de hurler de frustration !  Et pleurer de peur. Si je pouvais savoir, je ferais des analyses plus poussées, mais ils ne font de célioscopie que pendant/avant une opération ou pour une étude poussée d’infertilité avant une FIV.

Qu’aimerais-tu savoir ?

Quel est l’état de mon ventre ? Que dois-je faire ? Que dois-je éviter ? Faut-il que j’envisage une opération avant que cela n’empire ? Même avec mon traitement, j’ai des crises, j’ai des douleurs, est-ce que les nodules progressent ? Comment sont mes ovaires ? Et mes trompes de Fallope (les nodules peuvent les boucher et dans ce cas les ovules ne sortent jamais des ovaires…) ?

Pourquoi lorsque j’ai fait cette méditation de connexion à mon utérus, j’ai vu ma trompe gauche bouchée et mon ovaire gauche comme « mort » ?

Tu as vu quelque chose de positif aussi.

Oui, un ovule dans mon ovaire droit qui était doré, parmi un milliard d’autres. Une chance d’avoir un enfant. Un seul enfant, vraiment ? Au départ, je me suis sentie émerveillée, « waouh », alors je porte en moi la possibilité d’avoir un enfant ? Je ne suis pas complètement stérile ?

Et puis, après coup, avec un jour de prise de recul, je me demande pourquoi. Pourquoi à 26 ans ai-je un ovaire stérile ? Pourquoi pourrais-je n’avoir qu’un seul bébé ? Et pas deux ou trois ? Ou autant que je veux – même si je n’en veux pas plus ?

J’ai le sentiment que ma maladie me vole tellement de choses ! Elle me vole ma sexualité et elle m’a volé mon dernier couple. Elle me vole ma santé et mon énergie. Elle me vole la liberté de faire ce que je veux, d’être  « wild », de partir sur un coup de tête, d’aller en festival, de faire la fête comme les autres jeunes de mon âge. J’ai eu cette pensée qui m’est venue en tête tout à l’heure. « Si je n’étais pas occupée à être malade, là tout de suite, je pourrais être à un concert de rock ». Ma vie serait tellement différente si je n’étais pas malade ! J’aurais pu faire tellement de choses ! Je serai quelqu’un de différent !

Je DÉTESTE être malade ! Je DÉTESTE souffrir de fatigue chronique ! Je déteste ne pas pouvoir sortir comme je veux, me promener, voir des gens, faire de la randonnée pour regarder le 1er lever de soleil de l’année depuis le grand Bénard !!!! Non, au lieu de ça, je suis restée coincée toute seule sur mon canap à être malade pour le réveillon !! JE DÉTESTE CA !!! Je déteste être cette personne faible physiquement à cause de sa maladie. Tout le temps fatiguée. Tout le temps ! Même quand je dors beaucoup, prends des vitamines, etc. A quoi ressemble une vie comme ça ????????????????????

Je déteste savoir pourquoi j’ai cette maladie ! A cause de l’inconséquence de ma personnalité dans une vie antérieure, qui a décidé de considérer la maternité comme « une grippe », on tousse un bon coup, laisse les enfants à un foyer d’adoption et hop, on continue sa vie frivole et mondaine, sans se préoccuper de leur devenir. C’est injuste, injuste que moi – la personne que je suis aujourd’hui – doivent payer les pots cassés pour ça.

C’est pour t’apprendre la valeur de la maternité.

En s’assurant que je la désire, mais que – ah ! – je ne puisse pas l’avoir ou qu’avec de grandes difficultés !! Le numérologue que j’ai vu par curiosité, m’a dit qu’il voyait une naissance à l’âge de 38/39 ans. Qu’est-ce que ça veut dire que ça ??!!!! C’est une blague ? La naissance d’un projet c’est ça ? Pourtant il a aussi évoqué la possibilité d’un bébé. Pourquoi une info comme ça m’est parvenue, alors que je n’avais rien demandé sur ce sujet, ni au-delà des 2 ans ???

Je suis en COLÈRE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!  Dans une colère folle ! Ma vie est une blague ! Une grosse blague pour laquelle j’ai l’impression que l’Univers se moque bien de moi ! C’est totalement INJUSTE ! Et le plus hilarant, c’est que j’ai des capacités médiumniques pour tenter de guérir ça ? C’est une BLAGUE !

On ne peut pas guérir de l’endométriose. Au mieux, on peut avoir une rémission. Parce que – hé – bonne nouvelle, l’endométriose est la seule forme de « cancer » dont on ne meurt pas ! (cf la description donnée par le Nouvel Ob il y a 1 ou 2 ans). Car cela se propage exactement comme un cancer, les cellules se diffusent et s’implantent n’importent où, mais bien sûr quasi systématiquement sur vos ovaires – jusqu’à ce que les tissus cicatriciels « mangent vos ovules », votre utérus, vos trompes de Fallope. Je DÉTESTE cette maladie !!

Je déteste qu’elle envahisse autant d’aspects de ma vie, ma santé, mon moral, mon alimentation, mon couple, ma vie sociale mais aussi ma vie professionnelle. Pour m’apporter quoi en échange ??

Une leçon de vie.

Mais quel genre de leçon est-ce là ? J’ai plutôt l’impression de mourir à petit feu qu’autre chose ! Et PERSONNE parmi mes proches ne s’en rend compte ! Personne n’a vécu assez longtemps avec moi depuis ces 6 ans pour se rendre compte. Ils me voient quand je vais bien. Ils m’entendent dire que je suis malade. Mais ils ne voient pas l’impact sur mon quotidien, sur mon énergie. La théorie des cuillères le résume bien, mais parce que ce n’est pas une « maladie grave », personne ne pense qu’elle a autant d’impact sur moi. Je suis sûre que mes amis en Belgique ne savent pas que je suis malade la moitié du temps. Si je vivais là-bas, ils déchanteraient vite au nombre de soirées que je serai obligée de refuser à cause de la fatigue physique. Qui voudrait vivre avec quelqu’un de si souvent malade ? Je me le demande bien…

Et tu sais quoi ? Le pire, c’est de voir que chaque aspect de ma vie, chaque difficulté me pointe et me ramène encore et encore vers ma maladie ! Quelle folie d’avoir pensé un jour que « grâce à ma maladie, j’avais pu m’ouvrir à la spiritualité » ! Parce que ça aussi, c’est une grosse blague ! Qui aurait envie de sentir les âmes errantes ? Les énergies plombantes et les émotions négatives des autres ? Qui aurait envie d’avoir des infos pourris sur ces vies antérieures et de devoir les gérer ensuite ? Qui aurait envie de capter des choses pénibles chez les autres qu’ils ignorent eux-mêmes ? QUI ? Franchement, qui aurait envie d’être médium, en sachant le boulot que cela implique d’apprendre à gérer ses capacités ? Franchement, je comprends bien ce que dit Sylvie par moment…

Je suis totalement découragée. Je sais que je l’ai déjà dit dans mon coup de gueule d’il y a une semaine. Mais dès que mon moral va mieux, que je commence à remonter la pente, pouf je replonge à cause de ma maladie, des vrais montagnes russes. Dès que j’ai l’impression d’avoir fait des progrès, de m’être distanciée d’elle, d’avoir fait les efforts nécessaires pour lui donner profil bas, elle revient m’exploser en plein dans la figure. Je suis fatiguée de ce schéma répétitif. Tout ça pour me mener où ? Nulle part.

My life sucks. Définitivement, je ne vois pas d’avantages…

Tu devrais dessiner ce champ de tulipes que tu as vu.

Ok. Mais laisse-moi te faire une demande. Je demande – à l’ensemble des mes guides – de me montrer les aspects positifs au fait d’être médium. Je vous demande de me prouver qu’il y a de vrais avantages à cet état de fait. Il ne peut pas y avoir que des contraintes, n’est-ce pas ? Ce n’est pas possible, pas avec une reliance au Milieu, où tout est à double tranchant. Il y a forcément des choses positives, non ? S’il vous plait, j’ai besoin que vous m’aidiez à me raccrocher à ces choses positives. J’ai besoin d’aide. Je ne demande pas une réponse immédiate, je sais que je ne suis pas dans un état émotionnel me permettant de capter plus que des phrases courtes. Mais apportez-moi des réponses, quand le moment sera le bon. S’il vous plait. Parce que je me sens vraiment impuissante…

Je t’ai entendu.

Merci.

12 janvier 2017

Trouver la force en soi

Artiste
Artiste : Asuka111

Je n’aime pas du tout le rêve que j’ai fait cette nuit et les énergies qu’il a réveillé…

De quoi as-tu rêvé ?

J’ai rêvé de lorsque j’étais en couple avec mon amie et que nous l’avions annoncé à ses parents. J’ai rêvé que lorsque ses parents ont annoncé me mettre à la porte, elle partait avec moi. Alors on allait dans sa chambre et je l’aidais à faire ses valises. Son père déboulait dans la chambre, plein de jugements, me faisant comprendre que j’étais une dévergondée. J’étais très en colère contre lui, je lui balançais ses quatre vérités, je lui parlais de mon viol aussi.

Et comment t’es-tu sentie au réveil ?

En colère contre ses parents. Me sont venue en tête ce que je disais à son père. « Je n’oublierai jamais que des instituteurs, censés représenter la liberté, l’égalité et la fraternité, ont fait preuve d’intolérance et d’homophobie. Je n’oublierai jamais que des parents ont privilégié les apparences et la peur du jugement par-dessus le bonheur de leur propre fille. Je n’oublierais jamais qu’ils ont été irrespectueux envers mes parents, en décidant que les règles de politesse ne s’appliquaient plus à eux, à cause de moi. Je n’oublierais jamais qu’ils ont fait preuve d’hypocrisie en me laissant revenir dans leur maison des années plus tard, en faisant comme si de rien n’était. Jamais un mot d’excuse. » Cela me fait pleurer de colère. Comment peut-on se comporter comme ça et ne montrer aucun signe de remord ou d’excuse ?

Et pourquoi est-ce cela qui remonte dans la nuit, alors que je pensais à mon amie hier soir et que je lui demandais des nouvelles ? Je me demandais comment je pouvais faire pour la soutenir dans la période difficile qu’elle traverse et qui ne semble jamais en finir… J’ai envie d’être solidaire, envie d’honorer la belle femme qu’elle est, de lui transmettre de l’amour et de la lumière pour qu’elle reprenne confiance en elle. Mais je me sens désemparée… On ne peut pas aider quelqu’un si la personne ne le décide pas d’elle-même, si elle ne s’aide pas d’abord elle-même. Je suis triste de la voir si éloignée et renfermée dans sa bulle. Comment aider à faire face à des émotions, si elles ne sont même pas reconnues et exprimées ?

Plutôt que de chercher à l’aider, tu ferais mieux de travailler sur tes propres nœuds en lien avec elle. Cela l’aiderait d’autant plus.

Faire le travail pour deux ?

Pas vraiment. Dans ce genre de travail, l’âme de la personne aide aussi, même si elle n’en a pas forcément conscience. D’où souvent un travail à travers les rêves, dans l’inconscient de la personne, et au moment de la journée où l’âme est la plus libre d’agir et de voyager.

Ok, je comprends… Je comprends aussi que tous ces rêves intenses que je fais ces derniers jours – et qui me vident de mon énergie – sont en lien avec le processus de nettoyage de fin d’année… Mais qu’est-ce que je fais concrètement ?

Tu publies l’article que tu n’as jamais osé publier concernant ton amie et les nœuds évoqués. Tu le relis avec attention, à la lumière de ce que tu as appris et vécu depuis juin dernier. Tu la laisses en prendre connaissance et revenir vers toi si c’est son souhait. Cela va la perturber, c’est vrai, mais certaines émotions et énergies ont besoin d’être exprimées et extériorisées pour être déliées.

Est-ce juste (comprendre ici bon) pour moi ?

Si cela ne l’était pas, tu n’aurais pas reçu l’information en premier lieu.

Est-ce juste pour elle ?

Comment était-elle dans ton rêve ?

Elle était affaiblie, je devais limite la porter jusqu’à sa chambre. C’était moi qui faisais ses valises pour elle, selon ses souhaits, car elle n’en avait pas la force. Elle ne disait rien.

Cela te rappelle-t-il quelque chose ?

Et bien… Elle n’arrive pas à m’exprimer réellement comment elle se sent, je crois. Je sens bien qu’elle n’est pas vraiment heureuse dans le fond, elle ne rayonne pas. Elle fait face à ses peurs, ses doutes, et j’ai l’impression qu’elle n’arrive pas à se sortir de cette spirale-là.

Tu peux l’aider à  « défaire ses valises », à prendre conscience des poids dont elle ne s’est pas libérée. Après, ce sera son choix à elle d’écouter et de réagir en fonction. L’aide est toujours apportée à celui qui le demande à l’univers, même s’il faut souvent d’abord commencer à s’aider soi-même. A se prendre en main, se responsabiliser. Tu as compris que rester assise en attendant une aide miraculeuse ne marche pas. Il faut se prendre par la main, faire un petit pas. Rien qu’un tout petit pas peut suffire. Cela peut être de commencer une thérapie avec une psychologue, d’utiliser des outils pour reprendre confiance en soi (comme le Défi des 100 jours de Lilou Macé), de trouver une activité sportive ou créative qui fait du bien et qui aide à réaliser qu’on peut faire des choses.

Qu’as-tu appris depuis ton début de dépression nerveuse ?

Qu’il faut savoir accepter son état de faiblesse, reconnaître qu’on est mal et qu’on a besoin d’aide. C’est le premier pas. S’écouter, écouter son corps, ses rêves et ses pensées permet de prendre la mesure de notre mal être et de le reconnaitre. Si on passe son temps à penser du mal de soi « Je suis nulle… Je suis incapable de… Je ne mérite pas ceci… C’est bien fait pour moi… Je ne vais jamais y arriver… Tout le monde s’en fout de moi… » ; si on passe son temps à avoir des doutes et avoir peur de tout « j’ai peur de sortir de chez moi pour aller faire des courses… j’ai peur de conduire… j’ai peur de rencontrer de nouveaux gens… j’ai peur de demander quelque chose… j’ai peur d’affirmer mes besoins… » ; si on n’interagit plus avec l’extérieur et que l’on se renferme dans sa bulle… Tout ça, ce sont des symptômes de dépression nerveuse.

Moi j’ai aussi des insomnies, des crises de fatigue. Je n’arrive plus à manger comme avant, j’ai dû arrêter le lactose car mon corps ne le supporte plus. J’ai perdu du poids. J’ai beaucoup de vieilles émotions et de vieux schémas de pensées qui remontent. C’est une grosse période de nettoyage, qui me permet de me libérer de l’ancien pour aller vers le nouveau. Parce que j’ai une spiritualité développée et que j’arrive de plus en plus à m’ouvrir à ma guidance spirituelle, je sais que c’est normal. Cela fait partie d’un processus pour m’aider à grandir, à me défaire de ce qui ne me correspond plus. Cette dépression me force à quitter un travail qui ne me correspond plus. Elle me fait travailler ma foi. Ai-je foi en moi et en la guidance que je reçois pour sortir de cette épreuve ? Dans le fond, oui, même si certains jours, je doute, j’ai peur, je passe ma journée à pleurer, et je suis tellement épuisée que j’arrive à peine à marcher.

Mais voilà, combattre cet état, c’est dépenser son énergie pour rien. Mieux vaut reconnaitre la situation telle qu’elle est, l’accepter pleinement, pour ensuite trouver le courage et les armes pour la faire évoluer. Plus on est dans le déni, et plus la situation se prolongera, jusqu’à sombrer encore et encore, jusqu’à briser nos dernières résistances pour nous faire admettre la situation.

Est-ce une situation d’échec ? Du point de vue du jugement de la société, sûrement. De point de vue des parents de mon amie, peut-être. Mais du point de vue de l’âme, c’est une porte vers la reconnaissance de soi-même. Qui es-tu ? Que veux-tu ? On n’est pas défini par notre travail, on n’est pas défini par l’argent que l’on a ou que l’on n’a pas, on n’est pas défini par nos liens sociaux, notre « réussite », les jugements de nos parents. Cette période sombre, elle est là pour nous reconnecter à notre Essence, à celle qui dépasse les jugements et les apparences. Qui que l’on soit, on a chacun un Cœur, et dans ce cœur réside un trésor infini. Celui de l’Amour. Celui qui sait s’aimer soi-même est le plus riche en ce monde. Car alors il pourra accéder à ses propres talents, à ses propres envies et il pourra rayonner l’amour autour de lui. On en est tous capable. Il n’y a pas besoin d’être médium pour cela. Il n’y a pas besoin d’avoir de diplômes.

Il suffit d’apprendre à écouter son cœur. Alors comment faire me direz-vous ? Parce qu’en réalité, ce n’est pas si « simple » que ça, et j’ai mis bien du temps avant d’accepter ce que le mien me disait. Car souvent, on s’est coupé de son cœur pour une bonne raison, parce que celui-ci nous transmettait des messages de souffrance et de douleur, dont on ne savait pas quoi faire. Alors parfois, dans les premiers temps, il est difficile de se reconnecter à lui, car toutes ces émotions que l’on avait fuies remontent à la surface. La meilleure façon est de les laisser s’exprimer, d’accepter qu’elles nous traversent, aussi douloureux soit-il, elles passeront si on sait les accueillir. Dans ces moments-là, l’écriture (dans un journal intime par exemple), le dessin, le chant, le sport, le dialogue avec un professionnel ou une amie de confiance, tout moyen d’expression est bon pour exprimer ces émotions.

« Je pleure car je me sens triste… » Mais pourquoi est-ce que je me sens triste ? Quel est le message que veut me faire passer mon « état d’âme » ? Est-ce parce que je ne me sens pas reconnue pour qui je suis réellement ?  Est-ce parce que je me sens seule ? Incomprise ? Quelle est l’origine de cette tristesse ? De quoi ai-je besoin pour l’apaiser ?

Un exemple concret serait plus parlant. Prenons le tien. Pourquoi es-tu en colère contre les parents de ton amie ? Pourquoi n’arrives-tu pas à lâcher cette colère ?

Je suis en colère contre eux, parce que leur comportement a fait terriblement souffrir mon amie, leur propre fille, mais il a aussi blessé mes parents. Je déteste quand mes actions impactent ce que j’aime d’une telle façon, je trouve cela injuste ! Que l’on s’en prenne à moi, je peux le comprendre, mais que l’on s’en prenne à mes parents, je trouve ça injuste. Je déteste aussi qu’ils fassent comme si de rien n’était, comme si leur comportement avait été « normal », comme si ce n’était pas important. J’imagine que je n’arrive pas à lâcher prise, parce que je n’ai jamais pu leur dire ce que je pensais, mes émotions, que nous n’en avons jamais parlé en face à face. Ils se sont comportés en adultes autoritaires en disant « tu n’as plus rien à faire dans cette maison » sans prendre la peine de discuter avec la personne que je suis, ni à cette époque, ni même par la suite. Ils me diraient « nous avons eu peur pour notre fille, nous voulions la protéger, nous sommes désolés » je pourrais comprendre, je pourrais pardonner. Mais il n’en est rien, ils ont décidé d’ignorer la chose et l’ont rendu tabou.

As-tu la moindre raison de conserver ces émotions et de porter cette colère ? Cela va-t-il changer le passé ?

Non…

Alors nous t’invitons à leur écrire une lettre. Écris ce que tu as ressenti, écris ce que tu ressens encore aujourd’hui. Écris ce que tu aurais aimé leur dire, sans aucune restriction. Libère ton cœur et laisse les émotions sortir. Puis, au 31 décembre, tu brûleras cette lettre en demandant au feu de transmuter ces énergies lourdes en énergie d’amour et de lumière. Connecte toi à ton cœur, trouves-y l’amour inconditionnel que tu ressens pour ton amie, et parce que tu l’aimes elle, envoie de l’énergie d’amour à ses parents. Fais preuve de compassion et de pardon. Peu importe les raisons qui les ont poussés à agir comme ça, tu peux te libérer de ce poids, tu peux faire en sorte que cela ne pèse plus sur ton cœur et sur ta relation d’amitié avec elle. Le reste sera de son propre ressort.

Merci.

29 décembre 2016