Endométriose & repos

Article et liens très intéressants !

Mod.imaginaire

Les personnes atteintes d’endométriose ou plus généralement d’une maladie chronique doivent souvent se reposer.

Mais, en fait, comment on fait ??!

Je viens juste d’être opérée. Je suis en convalescence et me reposer c’est toujours compliqué. Car j’ai mal et ne trouve aucune position parfaite et sans douleur mais pas seulement. Car j’angoisse de ne pas pouvoir travailler, que ma dépendance physique me fait peur, que je n’ai pas la force de me concentrer longtemps sur quoi que ce soit et que j’ai du mal à m’ennuyer, beaucoup de mal ! J’aime beaucoup le site The Mighty (en anglais) pour les personnes atteintes de maladies chroniques et il y a cette vidéo géniale sur la réalité du repos pour ces personnes: Le repos en vrai!

En fait c’est un repos forcé, avec des douleurs, des cicatrices, une fatigue incroyable, et un état psychique pas vraiment au top. Pas franchement un…

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Hyperacousie et stress [Endométriose]

 

Artiste : Picolo-kun

Je sors d’un RDV avec l’ORL et je suis dépitée… Depuis plus de 6 mois, mes acouphènes ne cessent d’augmenter, ainsi que mon hyperacousie. A un niveau qui en devient gênant : je ne peux plus aller au cinéma sans boule quiès, les bruits de travaux dans le quartier me collent la migraine pour la journée, je supporte de plus en plus mal d’aller dans des cafés et magasins avec de la musique d’ambiance. Et cerise sur le gâteau, depuis quelques temps, j’ai carrément des douleurs quand je suis exposée au son : quand mes parents écoutent la radio ou regarde la télé, le volume du son est beaucoup trop fort pour moi.

J’en ai parlé à ma nouvelle médecin traitant qui m’a envoyé voir un ORL. Coup de chance, j’ai eu un RDV très vite grâce à un désistement (sinon compter 3 mois d’attente). Et mes acouphènes ne sont pas liés à une perte d’ouïe, ce qui est rassurant. Evidemment, j’ai oublié de poser la question à savoir « est-ce que des allergies peuvent les augmenter ? » mais j’en reparlerais à ma médecin. Après un check up total, le verdict est : « je ne peux rien pour vous ». Pas de problème physiologique. On pourrait dire que c’est positif, oui mais alors quelle remède ? Comment me débarrasser de ses douleurs provoquées par le son ? A priori, cela relève plutôt de la sphère psychologique avec le coupable fréquent : « trop de stress, trop d’anxiété ». Son conseil : prendre des anxiolytiques. Pas vraiment la solution rêvée…

Voilà la 2ème fois dans la semaine que j’entends une personne du corps médical me parler de « stress ». La première fois, c’était ma nouvelle kiné, qui a émis l’hypothèse que ma sciatique serait provoquée par le stress que l’endométriose me cause, physiquement et psychologiquement. Donc, 2 personnes du corps médical qui appuie sur ça.

Sauf que jusque-là, je ne me sentais pas psychologiquement si stressée que ça. Le stress de mon ancien boulot et de mon supérieur ont disparu. J’ai un toit sur la tête et à priori je suis protégée des soucis financiers pour quelques mois à venir. Depuis que j’ai déménagé, ce souci-là a disparu aussi. Le problème c’est que j’ai du mal à voir pourquoi je serai stressée ! Ou alors, si je le suis, je ne m’en rends plus compte, tellement je suis habituée (et dans ce cas-là la source de stress remonterait à loin ?). Enfin, tout du moins habituée mentalement, car mon corps lui semble protester de tous les bords.

Et le résultat de la prise sang tombe : anémie. Comment ça anémie ? Je n’en ai plus eu depuis mon arrêt du gluten il y a un an ! Et ça revient quand je rentre en métropole ? Alors que je n’ai pas eu de perte de sang depuis plus de 4 mois ? Et qu’en plus ma consommation de viande a augmenté depuis mon retour ? Qézako ? Franchement, je ne comprends rien du tout…

Tout ça m’exaspère. Stressée moi ? Je le suis pourtant bien moins que mes parents avec leur boulot. Je me lève quand je veux, je ne cours nulle part, j’essaye de prendre mon temps. Je médite, passe du temps au contact de la nature. Comment je pourrais être stressée ?

Bon, c’est vrai… Je suis stressée à cause de la maladie. Rien que les douleurs physiques et les crampes sont sources de stress interne biologique (défini comme un stimulus à un niveau inhabituel sur une durée de temps trop longue). Et puis, il y a la part psychologique : comment intégrer les contraintes causées par la maladie à ma vie professionnelle, sociale et sentimentale ? La peur du rejet aussi, à cause de ces contraintes, que ce soit au boulot ou dans les relations… Celle de l’incompréhension, de la solitude générée. Et blablabla. C’est une réalité. Mais comment je suis censée désamorcer ce stress de fond, qui est là depuis des années et ne fait qu’augmenter avec le temps et l’apparition de nouveaux symptômes ? Erk, c’est un cercle vicieux…

Et puis, peut être que je suis stressée par l’incertitude de mon futur professionnel, étant donné que je n’ai aucune idée de ce que j’ai envie de faire : reconversion partielle ? Reconversion totale ? Formation ? Sortir du circuit classique de l’emploi ? Est-ce possible de trouver un poste de travail dans une ambiance de respect et d’épanouissement dans ce contexte de crise sociale (bonne pour les chantages et autres ambiances pourries de boulot) ?

A l’heure qu’il est, je m’interroge vraiment sur le type de modèle de travail qui me conviendrait le mieux : quel type de structure ? Quel fonctionnement managérial ? Quelles relations d’autorité ? Travail à mon compte ? À domicile ? Quelle politique d’entreprise ? Quelle philosophie derrière ? Quelle utilité sociale ou environnementale ?

Qu’est-ce qu’il me conviendrait le mieux, à moi personnellement ? A ma santé fragile, à ma soif d’apprentissage, à mon ennui facile et à mon besoin de créativité ? Mais aussi à mon besoin d’humanisme, de respect, de partage, d’écoute et de compréhension ? Et puis aussi : comment une médium, hypersensible, empathe, peut-elle s’intégrer dans le monde du travail et y trouver une place pour elle en valorisant ses qualités ? Et dernière question cruciale : comment conjuguer le boulot et vivre au mieux l’endométriose (souvent source de précarité professionnelle) ?

Franchement, je suis sûre que vous êtes d’accord, ça fait beaucoup de questions. Ah, cela me rappelle mon dernier post « tu réfléchis trop avec la tête et pas assez avec le cœur ». Mais que me dit mon cœur, les élans de mon âme ?

Et bien j’ai récupéré quatre dessins d’enfant avec mon âme. Qu’est-ce que j’en fais maintenant ? Deux indiquent une voie de cheminement spirituel, mais ce n’est pas quelque chose qui peut se développer directement dans un environnement professionnel. Et les deux autres : qézako ? Ça veut dire quoi des fleurs qui n’existent pas et un soleil ? Franchement, mes guides, je suis censée en faire quoi ? C’était juste pour me pousser à me remettre en lien direct avec mon âme ? Ce n’est pas une réponse ça !

Ce sont des réponses métaphoriques. Le soleil c’est l’épanouissement, la joie et la chaleur. Tes fleurs inconnues ce sont la subtilité ; la sagesse et la…

La quoi ? La médiumnité ? C’est ça que j’ai capté ? Ou la créativité ?

La créativité est une forme de médiumnité. La notion que recouvre ce dernier concept n’a pas de mot concret dans ton esprit, tu ne peux pas la traduire.

D’accord, donc la « … » me voilà bien avancée ! Ce terme recouvre aussi une notion de magie non ?

Comme la magie de l’émerveillement, mais aussi de celle qui lie toutes choses entre elles. C’est plus un concept qu’un mot, tu ne peux pas chercher à le résumer comme ça. Il te faudrait pleinement le ressentir en toi pour pouvoir vraiment bien le décrire.

Ah… De toute façon, je me sens paumée, alors un peu plus ou un peu moins. Avoir les élans de mon âme, c’est bien. Mais je ne vois aucunement comment les transcrire dans le monde du travail. Je veux dire, cela a peu à voir avec la réalité concrète de ce monde. Je sais, je me suis déjà cassée les dents dessus… Ça veut dire quoi, que ce n’est pas le moment de chercher un boulot et que je suis censée développer d’autres choses ? Je veux bien, mais comment je suis censée subvenir à mes besoins matériels et construire une vie matérielle ?

Chaque chose en son temps. Pour l’instant, tu n’as pas besoin de « subvenir à tes besoins matériels ». As-tu faim ? Es-tu frustrée ? Manques-tu d’argent ?

Non, mais cette situation ne sera pas éternelle.

Concentrons-nous sur le présent.

Il n’y a pas besoin d’un travail pour que le soleil brille dans ton cœur. Il n’y a pas besoin d’une direction professionnelle pour te connecter aux éléments.

Me connecter aux éléments ?

Essaye de rentrer un peu plus en contact avec les esprits des fleurs. Tu seras surprise. Elles ont peut-être des choses à t’apprendre « en attendant ».

En attendant quoi ?

Le reste.

Et bien, vous êtes bien cryptiques…

Un pas après l’autre. Pas plus vite. De toute façon, tu ne le peux pas.

Je vais être malade longtemps comme ça ?

Tu verras.

Bon, merci… ?

17 mai 2017

« Trop de questions dans la tête »

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Cela va faire plus d’une semaine que je me traine comme une lamentable chaussette. Crise de fatigue chronique ? Crise d’endométriose ? Virus ? Allergies ou autre chose ? Processus énergétique ? C’est quoi ce bazar, j’aimerais bien comprendre pour mieux savoir comment réagir ! On ne se comporte pas pareil si on a attrapé la grippe, que si on a une montée de Kundalini par exemple…

On commence par aller chez le médecin pour vérifier que tout va bien au niveau physique.

Ah, j’aimerais bien ! Dire que j’ai mis un mois entier avant de trouver un médecin traitant ! Entre le fait de chercher quelqu’un d’un minimum compétent et recommandé face à l’endométriose, et des « on ne prend plus de nouveaux patients », des congés et des délais… J’ai rdv la semaine prochaine et cela va faire plusieurs semaines que j’ai posé le RDV, alors que j’étais juste fatiguée…

Franchement, dans ce genre de cas, je suis vraiment désespérée. Que suis-je censée faire si je n’arrive pas à trouver un fichu médecin traitant ? La même pour le kiné avec des délais de 3 semaines… Et je ne parle même pas du gynéco, pour lequel j’ai encore de l’attente et où je vais devoir me déplacer à 1h30 de route… Je ne pensais pas me heurter à un tel désert médical, alors que pourtant la ville où je suis est une des principales du département ! C’était plus facile à la Réunion, ce qui est un comble vu qu’on me disait « tu seras mieux suivi en métropole ». Que dalle, préjugés à la c**. Ça me donnerait presque envie de repartir, tiens ! Sauf qu’il n’y a pas de centre de cure thermale spécialisé en gynéco à la Réunion. Mais je me demande si je vais réussir à la faire cette cure…

Ah, ça me décourage tout ça. Ça m’énerve aussi. J’ai l’impression d’être laissée sur le bord de la route, d’être à la ramasse et de ne rien comprendre. Je demande guidance et soutien, des explications aussi et que dalle… J’aimerais savoir ce qu’il se passe, parce que je sens que ce n’est pas habituel. J’aimerais savoir pour mieux accueillir et m’adapter dans la façon de le gérer. C’est trop demander ? Qu’est-ce que vous faites mes guides ? Yoooouuuuhou c’est le moment de vous manifester !

J’en ai marre d’être larguée. Marre de devoir lâcher prise sans rien comprendre. Je suis rentrée pour prendre soin de ma santé, et celle-ci ne fait que se dégrader depuis, c’est de pire en pire ! Qu’est-ce que je fais mal au juste ? Je fais bien attention à mon régime sans gluten et sans lactose. Je n’ai même pas craqué alors que je vois mon père manger mon ancien fromage de chèvre préféré. Je prends bien mon traitement. J’essaye de soigner mon sommeil du mieux que je peux. D’alléger mes douleurs à coup de bouillote. Je me suis remise à méditer comme vous me l’aviez conseillé.

Je ne comprends pas, ça m’énerve, ça me désespère (oui, oui, je me répète, je sais). Ça me fait me sentir impuissante et bientôt je vais péter un câble ! Comble de l’ironie, alors que je me dis que j’aurais besoin d’une aide, une amie m’appelle pour m’en demander, car elle est à peu près dans le même état. C’est quoi, c’est les énergies du moment ? C’est pour ça que je ne fais que rêver de tempêtes dehors et de devoir fermer mes volets ?

Putain de bord** ! Pourquoi vous ne me répondez pas ? Il va falloir encore que je râle longtemps pour que vous vous manifestiez ? (oui, oui, ça s’adresse à mes guides, l’exaspération me pousse à la grossièreté, mais je vous rassure, c’est plutôt rare). Ça vous fait rigoler de rester en retrait sans rien me dire pendant que moi je galère toute seule ?

Franchement, il y a des moments comme ça où je me sens bien seule, même si je suis censée pourvoir parler avec mes guides, recevoir des messages, blablabla… Si je pouvais être médium uniquement sur commande, quand j’ai besoin d’explications, ça m’arrangerait bien tiens. Au lieu de ça, mon hypersensibilité me fait faire l’éponge face à mes parents, et ma médiumnité me fait capter des infos désagréables dont je me passerais bien.

Comme celle de ce soir. En descendant, j’ai remarqué que le bon de réduction, que j’avais laissé sur la marche de l’escalier pour le monter plus tard, avait disparu. Et j’ai su tout de suite. Ma mère l’avait embarqué en le prenant pour le sien (qui était pourtant rangé à l’autre opposé de la maison) et l’avait utilisé. En soi, absolument rien de dramatique. Mais ce geste inconscient m’a fait capté l’info que ma mère n’a toujours pas intégré que je VIS dans cette maison, et pas que je suis juste de passage. Elle se comporte encore sans le vouloir, par moment, comme si tout ce qui était dans cette maison était à elle, sans faire attention à distinguer ce qui m’appartient, de ce qui est à elle. Alors pour les objets très différents, ça se voit (et encore…) mais pour ceux qui sont identiques…

Je ne peux pas lui en vouloir, après tout, cela fait des années que je ne vivais plus à la maison. Et cela ne va faire bientôt qu’un mois que je suis de retour. Mais je sens qu’elle a beaucoup de mal à intégrer cette réalité. Pour elle, je ne suis de passage que quelques mois, je vais bientôt re-déménager. Alors que ce n’est pas mon intention, je ne me vois pas partir avant la fin de l’année, et je lui ai bien dit. Et la réaction émotionnelle de mon côté est disproportionnée. Parce que cela me renvoit à ma blessure de rejet par la mère. Une part d’elle n’arrive pas à intégrer l’idée que je vais rester, une part d’elle est pressée de me voir repartie. Même si c’est une part totalement inconsciente, cette réalité subtile me fait mal, parce que je la « sens », je la « sais ».

Je mets des mots dessus parce que j’y ai réfléchi et que j’ai essayé de retracer le chemin me menant à cette émotion et cette connaissance. Mais en vrai, elle a été instantanée. Dès que j’ai vu le coupon manquant, j’ai capté tout ça. Evidemment, il m’a fallu un peu de recul pour décrypter pourquoi j’ai eu une réaction émotionnelle si forte. Evidemment, j’ai vérifié la véracité de ce que j’ai capté : était-ce bien elle qui avait pris le bon ? L’avait-elle utilisé ? Etait-ce une confusion ? Oui, oui et re-oui. Elle m’a donné le sien à la place. Alors pourquoi cela n’a-t-il pas suffi à apaiser ces émotions violentes de tristesse ?

Parce que cela n’efface pas l’information que j’ai capté, et que je suis sûre qu’elle refoule elle-même. Une part d’elle n’a pas envie que je reste vivre à la maison. Je peux le comprendre. Dans son conditionnement, enfant à la maison = responsabilités, travail en plus, restriction de sa liberté gagnée. Ma mère a eu l’habitude de tout sacrifier pour nous quand nous étions petites. Pourtant, ce n’est pas ce que je souhaite. Je n’ai plus 9 ans, je participe aux tâches domestiques communes, je peux rendre des services, je suis autonome pour mes repas ou j’ai un plan B pour les repas communs s’il y a du gluten. Alors c’est vrai, quand je suis malade et coincée au lit, je suis d’une moins grande aide et mes parents écopent de mes courses à faire car je ne peux pas sortir. Mais je compte bien veiller à ne pas être un poids financier, à participer au paiement des charges.

Cela m’a frappé que ce petit « accident » ait eu lieu après leur avoir demandé à combien ils pensaient estimer ma part aux frais d’électricité et d’eau, pour que je leur fasse un virement mensuel. Alors que je tiens à leur montrer ma volonté de ne pas être une surcharge (au moins financière, à défaut de malade à aider de temps en temps) en tant qu’habitante de la maisonnée, voilà ce message incongru que je capte. Je suis censée en faire quoi au juste ?

Lui laisser du temps. Ta mère a besoin de temps pour s’adapter à la situation et pour comprendre que ses peurs et préjugés sur ton retour à la maison ne sont pas fondés. Elle n’est pas dans une période propice à la réceptivité. Ton père l’est bien plus, et tu as vu qu’il commence à prendre le pli. Il commence à lire toutes les étiquettes pour vérifier s’il y a du gluten ou du lactose.

Oui, j’ai vu et cela me touche. Je sais bien que les changements ne se font pas du jour au lendemain. Et j’ai bien noté ce que vous m’avez dit sur le fait de subvenir à mes propres besoins par moi-même. Qui sont en grande partie des besoins immatériels, de l’attention, de la bienveillance, de la douceur, du soutien moral, etc…

Je me rends compte que je porte des attentes sur eux, et qu’en plus, je ne fais pas forcément pour eux, ce que j’attends moi-même d’eux. Comme leur demander comment c’est passé leur journée. A vrai dire, je n’en ai pas vraiment besoin. Il suffit de les écouter et de les observer, et mon hypersensibilité fait le reste. Mais leur poser la question ouvre aussi la porte aux plaintes ou aux pensées formulées de façon négatives, surtout chez ma mère. Et ça, j’ai du mal à gérer… Vraiment du mal. Je suis déjà touchée de plein fouet par leurs énergies sans qu’ils parlent, alors avec… Quand elles sont positives, cela ne me gêne pas. Mais après une journée de boulot, c’est rarement le cas. C’est plutôt épuisement, stress, déception, anxiété, préoccupation pour les futures tâches à faire, dévalorisation, etc. Ma mère n’attend qu’une chose, c’est d’être à la retraite. Plus le temps passe et plus le travail devient difficile, car elle fatigue, mais aussi parce que les conditions de travail se dégradent dans son entreprise. Franchement, ça ne fait pas envie…

Ça ne fait pas envie, et au milieu de tout ça et de mes soucis de santé, je suis convoquée à un entretien par Pôle emploi ! Franchement, qu’est-ce que je vais bien pouvoir y dire ? SOS ma vie est en bordel, je ne sais plus du tout ce que je veux faire, et ma santé est pire qu’une roulette russe ?

Peut-être que les deux sont liés.

Méchant ! Ce n’est pas ce que j’ai envie d’entendre ! Tu es en train de me dire qu’il faut que je retrouve un boulot pour retrouver la santé ?

Non, ce que nous sommes en train de te dire c’est qu’il ne sert à rien d’attendre de retrouver la santé pour commencer à faire des projets et te projeter. Tu auras toujours une santé fragile, comme l’a si bien décrit Sylvie dans son article, que tu aurais pu copié-collé pour parler de ta propre santé. Ce n’est pas une raison pour t’arrêter dessus, suspendre indéfiniment ton futur professionnel. Si tu as le bon projet et que c’est le bon moment, il se fera, bonne santé ou pas. Tout ça, ce n’est qu’une excuse pour reculer des quatre fers.

Ouah, super… C’est moi qui vient pour pousser un coup de gueule et c’est vous qui m’engueuler parce que je ne me bouge pas assez pour mon projet professionnel ?

Il est temps que tu te remettes en mouvement, si ce n’est extérieur, au moins intérieur. Tu as créé de l’espace pour semer une nouvelle graine, il serait peut-être temps maintenant de la semer.

Et semer quoi comme graine ? Parce que je veux bien moi, réfléchir tout ce que tu veux. Mais je suis comme une girouette avec mille directions possibles. Comment en choisir une quand je ne sais pas ce dont j’ai envie ? C’est un casse-tête sans fin pour moi.

Tu n’as pas besoin d’y réfléchir, pas pour l’instant. Tu as besoin de le ressentir, au fond de toi, au fond de ton cœur. Tu as besoin de te laisser guider par ton âme. D’où les messages que tu reçois de rester en retraite, de t’occuper de toi, de te connecter à ton esprit intérieur. Ce n’est pas par plaisir que nous te coupons en grande partie du monde extérieur. C’est pour te pousser à te tourner vers l’intérieur et à écouter le message de ton âme. Il n’y a pas de meilleure guide qu’elle.

Et je suis censée deviner ça toute seule ? Vous ne croyez pas que ça serait plus efficace avec les sous titres ? Parce que franchement, laissez tomber, je peux être malade pendant 3 piges si vous ne m’aidez pas à comprendre l’origine du problème.

L’origine du problème. Et bien tu te réveilles chaque matin avec un fort mal de gorge : problème d’expression. Tu es épuisée et tu n’as plus d’énergie vitale : tes activités ne sont pas suffisamment nourrissantes. Ton hyperacousie s’est accentuée, d’après toi, ça veut dire quoi ?

Je ne sais pas, je me suis posée la question, mais je n’arrive pas à trouver la réponse.

Nous allons t’aider : tu entends trop de plaintes au sujet du monde du travail. A la télé, à la radio, dans la bouche de ta famille, mais globalement de toute la société. Le travail est associé à une corvée, pour beaucoup de gens, la grande majorité. Ce n’est pas ce que tu veux dans ta vie. Ce n’est pas ce que tu peux te permettre avec ta maladie.

Oui, ce dernier point, je l’ai compris. J’ai peu d’énergie et une santé fragile. Avec l’endométriose, j’ai besoin de beaucoup de repos et de récupération. Le peu d’énergie que j’ai passe souvent au quotidien dans le boulot. Si ce boulot n’est pas régénérant, qu’il me pompe tout, je m’épuise et je ne tiens pas le coup dans la durée… Mon équilibre est fragile et il faut vraiment que je trouve un moyen de le préserver au quotidien (enfin commençons déjà par le restaurer, ça serait bien).

Mais c’est une sacrée contrainte. Je ne me vois pas la remplir dans le monde classique du travail actuel. Je sais bien que certaines personnes arrivent à se créer le job qui leur convient sur mesure. Mais il faut quelque chose : une idée, un talent ou une facilité, une passion ou une forte motivation. Un élément moteur et surtout un concept, quelque chose qui donne une ossature.

Moi je suis à des années lumières de tout ça. Je ne sais même pas dans quel domaine je veux évoluer : la recherche, l’enseignement, le journalisme, le bien être ? Formation ou pas formation ? Vers quoi aller ? Comment ? Pfuit, c’est le vide absolu !

Il est trop tôt pour faire de telles projections. Si déjà tu essayais de capter l’élan de ton âme, ça irait mieux. Tu te poses trop de question avec la tête et pas assez avec le cœur.

Facile à dire dans notre société… « Tu te poses trop de question avec la tête et pas assez avec le cœur. » Et comment je fais pour poser des questions à mon cœur et à mon âme, hein ? Elle semble bien en standby cette dernière.

Parce que si tu ne l’écoutes pas, elle ne prend pas la peine de s’égosiller pour rien. C’est comme une plante qu’on arrose. Plus tu en prends soin, plus tu apportes de l’attention, plus elle se fait expressive.

Oui, je comprends l’idée, merci. Et concrètement ?

*sourire mystérieux* Demande à te connecter à elle et tu verras bien.

Bon, vois par toi-même, quoi. Ok, merci.

13 mai 2017

 

Lettre à l’univers

Auteur :
Auteur : Les Rêves de Celia, octobre 2016.

Je me sens très instable émotionnellement. Je me rends compte que je suis en colère. En colère contre mes proches, en colère qu’ils ne me semblent pas se soucier de moi et du fait que je n’aille pas bien. Mais pourquoi suis-je en colère ? Parce que mon mental pose l’interprétation que ce silence est égal à de l’indifférence. Mais je vois qu’en réalité, je ne fais que reporter cette colère, sur des personnes qui ont un visage, parce qu’ainsi, j’ai l’impression de pourvoir me « venger » en les ignorant à mon tour. Cela me donne l’illusion de ne pas être impuissante face à cette colère et ce sentiment d’indifférence.

Mais la réalité, c’est que ces personnes ne m’ont absolument rien fait. Elles sont égales à elles-mêmes, vive leur propre vie, à un rythme souvent soutenu, celui de la société. Le temps peut parfois paraitre bien long lorsqu’on est en arrêt maladie, et la journée bien solitaire.

La vérité, c’est que ma colère a commencé en réaction à ma souffrance. Lorsqu’on m’a répondu à Pôle emploi « non, nous ne pouvons pas vous accorder un entretien avec un conseiller (pour demander de l’aide sur mon orientation professionnelle) car vous êtes en arrêt maladie. Tant que vous serez en arrêt, vous êtes considérée comme non disponible à la recherche d’emploi et cette catégorie-là n’a pas le droit à des entretiens. Essayez auprès de la mission locale. » Je suis allée à la mission locale « non, on ne peut pas vous conseiller, vous avez plus de 26 ans révolus ».

Je n’en veux pas à ces conseillères, elles font leur job, et à priori elles ne sont pas payées pour me conseiller. Restriction de budget, règles à appliquer, blabla, toute la machine administrative. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de me sentir abandonnée, laissée seule à me débrouiller par la vie.

Ma psychologue, comme mon psychiatre, m’ont conseillé de me renseigner sur une réorientation professionnelle, de faire un bilan de compétences, bref de trouver un fil à suivre, une nouvelle envie et remotivation professionnelle pour lutter contre les troubles anxio-dépressifs. Tout le monde n’avait que ce mot à la bouche « bilan de compétences », et je me suis dit qu’au vu de la répétition, c’était une piste envoyée par l’Univers. Pourquoi cela tombe à la l’eau ?

Je suis en colère que la réponse soit « on ne peut pas vous aider ». Je suis en colère de ne pas trouver l’aide pour identifier une porte de sortie. Est-ce que c’est une blague ? M’orienter vers une piste pour me retrouver face à un mur ?  J’ai vu mes espoirs se casser en petits morceaux à la réponse de la conseillère. Pour être aidée, je ne dois plus être en arrêt maladie, mais pour m’aider à aller mieux, il faudrait que je trouve une piste sur ce que je veux faire de ma vie. C’est le serpent qui se mord la queue ! Et voilà, j’ai de nouveau l’impression d’être abandonné par l’univers, de faire face à une indifférence générale. Sauf que l’univers n’a pas de visage sur qui on peut crier sa colère, pas pour moi. Alors c’est plus facile de la reporter sur ses proches, injustement.

Sauf que c’est nul. Parce que c’est moi-même que je punis en m’isolant de mes proches. Parce que c’est moi-même que je rends malheureuse en laissant mon mental me convaincre que ces personnes sont indifférentes à moi…  Et parce que je suis fatiguée de répéter ce même schéma mental de « silence = indifférence » qui me fait tellement mal. C’est comme remuer le couteau dans la plaie encore et encore, de cette blessure de l’abandon maternel.

Alors j’ai plutôt envie de dire à l’Univers que je suis en colère ! J’en ai marre d’être perdue, de me sentir mal, de ne rien comprendre, de ne pas savoir où je veux aller, ni comment y arriver ! Et cette colère n’est qu’un masque à une souffrance, plus profonde, celle de me sentir abandonnée dans ma guidance au moment où j’ai le sentiment d’en avoir le plus besoin…

« Il est possible d’éviter certaines embûches. Encore faut-il pouvoir se faire confiance lorsque volontairement, la guidance devient plus floue afin que vous écoutiez votre propre cœur. » disait Elémiah sur le blog de Sylvie ici.

Mais comment puis-je écouter mon propre cœur quand je suis submergée par tant d’émotions ? Que je suis perturbée par tant de rêves choquants et de cauchemars qui me laissent dans un malaise profond au réveil ? Que la guidance apportée lors de mes voyages chamaniques fait ressurgir tant de choses lourdes et tristes dont ne j’arrive pas à gérer les énergies dans le monde matériel ?

Je pense aller mieux physiquement, et j’envisage de reprendre le travail, mais mes insomnies reviennent en force et me laissent dans un état lamentable. Je ne comprends toujours pas ce qui se passe dans mon ventre, et je me demande s’il n’y a pas d’autres choses en plus que le lactose qu’il faut que j’arrête. Mes douleurs sacro-iliaques explosent et conduire devient difficile… Mon acné est revenue en force, preuve que quelque chose ne va pas avec mes hormones et mon traitement hormonal. Mais je ne comprends rien, je ne sais plus où donner de la tête et quoi faire… Devrais-je retourner chez le médecin un millionième de fois pour lui réclamer des tests d’allergie alimentaire ? Le fera-t-elle seulement si je lui demande ?

Prends RDV lundi si cela peut te rassurer…

Je ne sais pas quoi faire sur le plan professionnel. Je ne sais pas si mon arrêt maladie va être prolongé ou pas ? Je n’arrive même pas à estimer si je suis en état de reprendre le travail…

Pas avec les bouleversements émotionnels que tu traverses.

Combien de temps ?

Tant que tu n’auras pas pris les bonnes décisions.

Mais c’est quoi les bonnes décisions ?

Celles que tu refuses d’envisager. Pourquoi ne veux-tu pas quitter ton travail sans avoir trouvé autre chose ?

Parce que je n’ai pas d’argent de côté, et que je ne toucherai pas le chômage si je démissionne. Parce qu’alors je n’aurais pas les moyens de payer mes charges. Parce que je n’ai pas envie de retourner vivre chez mes parents. Parce que j’ai peur de ne pas savoir quoi chercher et encore combien de temps je mettrais pour retrouver du travail. Parce que quitter un CDI dans les conditions actuelle d’emploi…

Mais quoi que je dise, j’ai l’impression que tout cela sonne creux. Je ne connais pas la réponse.

Parce qu’il n’y en a pas. Ce sont tes peurs qui te retiennent de partir.

Mais enfin, réussir à subvenir à ses besoins, ce n’est pas juste une chiquenaude. C’est la réalité matérielle. Payer le loyer, l’assurance, l’essence de la voiture, etc…

Qui te dit que tu seras sans le sou, que tu ne pourras pas toucher le chômage le temps de retomber sur tes pieds ?

Je ne suis pas sûre que mon supérieur accepte de signer une rupture conventionnelle…

As-tu essayé ?

Non. Parce que je ne sais pas ce que je veux.

As-tu envie de retourner y travailler ?

Non, je n’ai plus envie de travailler dans ces conditions-là. Je n’ai plus envie de m’infliger ça…

… par peur de le quitter et d’aller vers l’inconnu ?

C’est vrai… C’est vrai aussi que j’ai accepté ce travail par défaut d’avoir autre chose. Parce qu’il me donnait une sécurité matérielle, en même temps que je m’offrais l’opportunité de travailler sur mon féminin à la Réunion.

Tu n’es plus obligée d’y rester. Un cycle s’est achevé, un nouveau va commencer. Il faut t’ouvrir aux possibilités, tu ne peux pas le faire en gardant ce travail comme un boulet à tes pieds.

J’ai peur de partir, j’ai peur de la réaction de mon supérieur et de la façon dont cela va se passer. J’ai peur que la situation que j’ai vécue dans mon travail précédent se répète.

Comme tu le dis, c’est une peur, tu n’as pas à t’identifier à elle. Est-ce une raison valable de rester ? Par peur, alors que peut être d’autres magnifiques et enrichissantes expériences t’attendent ailleurs ?

Mais où ? C’est difficile pour moi de partir sans avoir une idée de destination à court terme…

Parfois il faut laisser un peu de temps pour que les choses apparaissent. Parfois il faut dissiper la brume présente avant de pouvoir se projeter dans un avenir proche. Ton travail ne t’apporte plus aucune satisfaction, ni aucun épanouissement. Pire il t’apporte du stress et des désordres psychosomatiques. En plus de cela tu es payé avec 3 semaines de retard. Dis-moi quels avantages il y a à rester ?

« La paix des ménages ». La paix auprès de mes parents, éviter l’angoisse étouffante que ma mère projette sur moi. Eviter les regards et les jugements de la société.

Encore une fois, est-ce une bonne raison ?

Non, bien sûr que non…  Il n’y a pas de bonne raison à rester à cet endroit, quand cela n’a plus de sens.

Alors il est temps de partir.

Mais comment ?

Renseigne-toi bien sur les conditions de rupture conventionnelle. Essaye d’expliquer honnêtement la situation à ton supérieur, dans la mesure de ce qu’il est capable d’entendre. Que tes problèmes de santé vont nécessiter une réorientation professionnelle, que tu ne pourras plus aller sur le terrain comme il le souhaite. Essaye de voir et de négocier avec lui. Tu sais déjà ce qu’il va attendre de toi, essaye de t’en servir comme arguments pour le rassurer.

Oui, la rédaction de ces rapports… et la transmission. J’ai peur de ne pas réussir à négocier. Je ne sais pas non plus si je vais être capable de le faire. Cela suppose quand même d’y retourner. Avec mon état physique instable, ça risque d’être compliqué…

Commence par te renseigner, puis tu verras.

Merci.

4 novembre 2016