Un nouveau voyage

Artiste : Yuumei
Artiste : Yuumei

Demain, je commence un nouveau voyage. Je vais participer au premier rituel chamanique des sept apportés par la Femme Bison Blanc à l’homme : la cérémonie de l’Inipi, aussi appelé hutte de sudation. C’est un long rituel, où tous les participants construisent eux-mêmes la hutte de sudation, où l’on passe des heures (je ne sais même pas si c’est 8h ou 10h) dessous, au son des tambours, pour purifier le physique, le mental, l’émotionnel et le spirituel. Et puis, je vais aussi commencer un travail de soins chamaniques pour chercher à soigner ma blessure de viol, que je sais bien antérieure à cette vie-là.

Je n’ai jamais couru après le chamanisme. C’est quelque chose qui m’intriguait et par certains récits m’émouvait, mais je n’ai jamais eu une envie spéciale de l’étudier, car j’ai toujours pensé que cela se vivait plutôt que de s’apprendre. Je n’en avais jamais eu l’occasion, si ce n’est recourir au soutien d’Animaux Totems, et voilà qu’elle se présente d’elle-même. Qu’elle m’est même très clairement indiquée dans mes rêves.

Demain je commence un nouveau voyage, et je me demande où celui-ci va me mener. Va-t-il m’éloigner encore plus de certaines personnes que j’aime ? Va-t-il me changer fortement ? En un sens, j’espère que oui, car je souhaite évoluer sur le chemin de ma guérison. Mais en même temps, je ne peux m’empêcher d’avoir peur de creuser un peu plus le fossé. Néanmoins, je ne peux qu’être fidèle à moi-même et suivre l’appel de mon âme, que j’ai pour un temps rejeté.

Je ne peux aussi m’empêcher de penser ce que m’a dit une personne précieuse pour moi : « la spiritualité est un outil pour moi ». Et mon cœur de répondre intérieurement « c’est bien plus que cela pour moi ! ». Je la vie comme une composante à part entière de ma vie. Si je considère être constituée d’un corps, d’un esprit et d’une âme, alors je ne peux négliger aucun des trois. Mon corps est plus qu’un simple outil, ma raison et mon intellect sont plus que de simples outils, ma spiritualité est plus qu’un simple outil. Ce sont des choses qui font partie de moi, et qui font la personne que je suis. Et c’était d’ailleurs une grande source de frustration pour moi, par moments, de ne pas sentir cette réalité vécue et acceptée par cette personne, de le voir confiner la chose.

Pendant un certain temps, j’ai rejeté la spiritualité, parce que je n’arrivais pas à comprendre ce qui m’arrivait et à le contrôler. C’était trop effrayant de ressentir les esprits des décédés, trop effrayant de lire certaines choses dans l’âme des personnes de mes proches, trop effrayants de me sentir entourée d’entités du bas astral. Et surtout trop effrayant de ne pas tout comprendre, de ne pas connaître « les règles » et de ne rien contrôler. Car je pense que c’est ça le plus dur, ne pas avoir le contrôle.

Pour quelqu’un qui ne dirige sa vie que par la volonté, c’est terriblement difficile à admettre et je compatis, car je suis en partie comme ça. Cela demande un lâcher prise immense, et surtout une immense foi en soi-même et en la vie. Cela nécessite d’admettre que certaines choses nous dépassent et que l’on ne choisit pas forcément les épreuves que l’on attire – du moins pas consciemment. En revanche, cela ne nous soustraie pas à notre pouvoir d’acceptation et de réaction, à notre pouvoir de création à partir de ce qui peut s’imposer à nous. Comme cela n’affecte pas la règle des conséquences : chaque action a une conséquence, qui peut entraîner une chaîne d’évènements ; la responsabilité de nos choix reste donc entière.

Je crois qu’une des sources principales de mon rejet de la spiritualité et de mes ressentis médiumniques, au-delà de la souffrance engendrée par mes épreuves, était la peur de moi-même, de ce dont j’étais capable. La peur d’être différente et d’être incomprise, rejetée par les gens que j’aime. La peur des « responsabilités » que cela pouvait impliquer.

Demain, j’ai envie de me libérer de ces peurs. J’ai envie de pouvoir accepter qui je suis, peu importe qui je me révèle être au fond de moi-même et de mon âme, peu importe le chemin que cela me fera prendre. Je veux Être, tout simplement. C’est qui est peut-être le plus difficile à réaliser.

9 octobre 2015

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Respirer…

sleeping_little_girl_by_memipong-d4jceo7.pngEt si tu me racontais comment c’est passé ton entretien ?

Hummm… je suis déçue, frustrée, je reste sur ma faim… Clairement, il n’y a pas de sujet de stage défini, c’est plutôt un travail proposé, pas une recherche pour répondre à une problématique… Je suis déçue oui ; ça c’est bien passé mais je n’ai pas aimé la manière dont elle a conclu l’entretien. Je me sens gênée, quelque chose me dérange…

Pourtant l’idée d’en apprendre autant sur différentes plantes t’a alléché. C’est tentant autant de compétences à portée, l’accès illimité à leur logiciel…

Oui… Mais je serai surprise si elle me rappelait. Et du coup, je me sens en colère. Est ce parce que j’ai eu l’impression après coup qu’elle me faisait miroiter des choses ? Qu’elle me vendait son truc pour avoir de la « main d’oeuvre » ? Que je me suis laissée emportée ?

Peut être qu’elle pensait sincèrement ce qu’elle disait sur l’encadrement d’un stagiaire… Après peut être que cette structure ne peut pas se le permettre…

Je me demande alors pourquoi cet entretien m’a été offert sur un plateau… C’était vraiment trop facile matériellement. Le covoit parfait, l’amie qui devait partir plutôt en vacances et peut finalement m’héberger…

Peut être pour te faire prendre connaissance de la valeur de ton profil, et de ce à quoi tu peux postuler. Aurais tu sinon penser à postuler dans des boîtes de conseils scientifiques et de réglementation ?

Non, et comme l’a dit C., ça ne courre pas les rues…

Et si tu tentais ta chance ailleurs ?

Je me demande bien où cela pourrait me mener… Pour l’instant j’ai perdu ma combativité. Je suis trop déçue.

C’est parce que tu avais trop misé sur cette opportunité. Cela te prouve aussi, combien finalement, tu préfèrerais ne pas trop t’éloigner de Rennes…

Je sais, peut être que ça aussi m’a énervé… Et puis C. qui me propose qu’on fasse une coloc ensemble sur Angers pendant notre stage ! C’était juste trop parfait… En même temps, c’est vrai, il faut me méfier du trop parfait… parce qu’il surgit toujours une couille ou une forme de paiement derrière. Comme mon logement tout frais tombé du ciel à Rennes…. mais merci le nettoyage énergétique à faire !

Tu as besoin de te reposer. Dépose les armes pour un moment. Le meilleur moyen de trouver le stage qui te plaît vraiment, c’est de creuser la connaissance de toi même. Et si tu te focalisais sur ça les jours qui viennent ? Tu vas pouvoir te déconnecter d’internet, laisser ton téléphone de côté. Reprendre contact avec le souffle de la nuit et le rythme de la nature. Et si tu en profitais simplement ? Lâche prise sur le reste… Contente toi de respirer.

Respirer… Oui c’est une bonne idée. Merci.

20 décembre 2013

Source image : Memipong