Progresser ou régresser ?

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Artiste : Mcptato

 

« Il n’y a que 2 manières d’évoluer, on peut progresser ou régresser. »

Quand on se dit que l’on évolue, on pense naturellement à l’idée d’avancer, celle de progresser. En lisant cette phrase, je me suis alors posée la question : « mais comment sait-on réellement dans quel sens on évolue ? ». Est-il vraiment possible de régresser sur la voie de son propre développement ? Et dans ce cas, est-ce que l’on finit par s’en rendre compte ?

A l’idée de régresser, les exemples qui me viennent en tête sont : retomber dans l’alcool pour un alcoolique ; reprendre la cigarette ; mais finalement ce serait renouer avec toute habitude qui nous est mauvaise. Par exemple, se critiquer et s’auto-flageller mentalement, négliger son corps, abandonner l’effort de cuisiner pour soi-même.

Personne n’est parfait, on a tous des moments où l’on faiblit, où l’on n’a pas la santé ou l’énergie pour fournir les efforts habituels pour prendre soin de soi. Parfois aussi, on peut se décourager, avoir la sensation d’essayer jour après jour, pour ne voir aucun résultat. Qu’est-ce qui nous motive à persévérer dans ces cas-là ?

Pour ma part, c’est l’espoir. L’espoir qu’un jour, tous mes efforts seront récompensés. Que tout le travail que je fais sur moi-même me permettra de simplement me sentir bien. Sans plus chercher midi à 14h, ou bien sans être submergée par mon hypersensibilité.

C’est quoi chercher à être bien ? Parfois j’ai l’impression de courir après une chimère. C’est trouver un sentiment de paix intérieur et le ressentir de façon réelle et quotidienne. Je l’ai déjà touché du doigt, ce sentiment profond de paix, au cours d’une visualisation. Mais le vivre les deux yeux ouverts, face à la réalité matérielle, et aux influences extérieures en tout genre, c’est une autre paire de manches. Cela se cultive, bien sûr. Et là, je pense au bel exemple que nous partage Sylvie sur son blog.

Mais à quoi ressemble la paix pour moi ? Est-ce passer une belle journée à la plage ? Est-ce sourire à la personne que j’aime ? Manger un gâteau devant un bon thé ?

Je me demande, si finalement, j’ai vraiment progressé… Toutes les apparences extérieures peuvent donner l’impression du contraire, puisque je n’ai plus de travail, plus mon propre logement, ni ma propre voiture, plus de compagnon, plus d’amis très proches à proximité. Plus de conversations avec mes guides, plus mes capacités comme avant, mon taux vibratoire a chuté d’autant.

Traverser une dépression nerveuse, après coup, ça donne le sentiment d’avoir terriblement régressé, comme si j’étais tombée de la montagne, je me retrouve dans le vallon. Et je dois tout regravir. Tout recommencer, rebâtir ma confiance en moi, ma confiance en ma guidance, mon cercle social, mon projet professionnel, mon environnement matériel.

Du coup, je me demande bien « à quoi ça a servi ? ». Mystère et boule de gomme, je ne peux pas attendre d’avoir la réponse. Je me contente de faire un pas après l’autre. Parfois dans le doute, parfois dans la foi que cela me mènera quelque part. Peut être à la sortie du désert, un jour, qui sait ?

23 septembre 2018

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Perdre ou gagner la bataille ?

Artiste : Yuumei

Qu’est ce qui m’empêche d’écrire sur mon blog ? Je me suis posée cette question il n’y a pas longtemps. J’étais fatiguée de ressentir de la tristesse à chaque fois que je lisais le blog d’autres personnes, parce que moi je n’arrivais plus à écrire et donner vie à mon propre univers.

Je pourrais chercher mille raisons. Après le retour au domicile familial, où la médiumnité est taboue, il était dur de donner du poids à mes ressentis, de poser des mots dessus et de partager à ce sujet. Alors qu’à la Réunion, je pouvais en discuter librement avec quasiment tous mes amis. Ce fut un changement brutal et difficile. Peut-être comme renier une partie de soi. Cela n’aurait dû que me motiver encore plus à écrire ici et partager mon vécu sur la médiumnité et ma spiritualité. Pourtant, cela a eu tout l’effet inverse. Comme une douche froide. Il n’y a pas à dire, mettre des mots et partager sur des énergies subtiles et invisibles, cela aide à rendre cette perception de la réalité tangible. A lui donner du poids, à y croire et à garder confiance en soi. On peut probablement dire que j’ai eu une crise de foi en mes propres capacités. Pourquoi n’arrivais-je plus à entendre mes guides ? Ni à accéder à mon domaine astral ? Et puis, bizarrement, les amies avec qui j’en parlais se sont comme éloignées ou n’abordaient plus le sujet. Je suis rentrée dans une nouvelle sorte de désert.

En plus du désert matériel, professionnel et sentimental, voilà que je rentrais dans un désert spirituel. Peut-être pour éprouver ma foi et ma confiance en moi-même. Peut-être pour me faire prendre conscience que, jusque-là, j’avais été accompagnée de près, même si je râlais et pestais le contraire. Fini les rêves messagers, fini les synchronicités sur un plateau, fini les rencontres providentielles, fini les conversations avec mes guides, fini ma capacité à tirer le tarot et utiliser le pendule. Je me suis sentie vide et inutile. Voilà que tout ce qui a créé ce foutu décalage avec mon environnement, tout ça m’échappait des mains. Pourtant, je ne pouvais pas faire comme si tout cela n’existait plus. Ce n’est pas parce que je ne sentais plus les énergies qu’elles n’existaient plus tout à coup. Ce n’est pas parce que je ne faisais plus passer les âmes errantes, qu’elles n’erraient plus. Ce n’est pas parce que je n’entendais plus mes guides, que tout à coup la Source et ses messagers étaient rayés du monde.

Non, je savais qu’ils étaient là, quelque part. Comme momentanément inaccessibles. C’est peut être ça, la « crise de foi » du médium. Je ne sais pas, je n’ai jamais eu l’occasion d’en parler avec quelqu’un. Cela vous est-il déjà arrivé ? J’ai déjà lu sur un autre blog, que souvent, dans ce cas de figure, c’est le médium qui n’est plus en état « d’entendre ». Question de taux vibratoire qui aurait chuté ? Après tout, c’est vrai que j’étais occupée à combattre une dépression nerveuse. J’avais probablement les mains déjà pleines avec ça, alors gérer les ressentis et les accès à différentes énergies, ce n’était peut-être tout simplement pas le bon moment. Peut-être mes guides ont-ils fermés mes accès pour me laisser me concentrer sur cette foutue dépression nerveuse.

Non, c’est vrai, je ne devrais pas avoir honte de dire que j’ai traversé une dépression nerveuse. Surtout alors que je suis atteinte d’une maladie chronique telle que l’endométriose, qui use et fatigue. Que j’ai perdu mon compagnon, mon travail et mon indépendance dans la bataille en chemin. Que me restait-il après ça ? Ma famille, mes proches et la spiritualité. J’ai découvert la peinture et d’autres choses sur moi-même. Non, on ne peut pas se définir en tant que « médium », mais perdre tout à coup ses capacités, c’est finalement comme perdre un sens dont on n’avait pas vraiment conscience. Une façon de percevoir et de lire le monde, de se relier à lui et de s’aligner au flot de la vie.

En conséquence de quoi, je me sens profondément isolée. Peut-être me suis-je isolée moi-même. Après tout, c’est une des caractéristiques de la dépression nerveuse, le repli sur soi. Et quel n’a pas été mon chagrin de voir que peu de mains et de présences se sont tendues vers moi. De façon positive, cela a fait du tri. Et j’ai été étonnée de constater combien j’attendais encore des autres, alors que je m’efforçais, depuis des années déjà, d’apprendre à m’aimer par moi-même et subvenir à mes propres besoins émotionnels. Un pas en avant, deux pas en arrière… Rien n’est jamais acquis on dirait, avec l’amour de soi-même. On peut être en haut d’une colline, puis sombrer dans un ravin. Il faut l’entretenir tous les jours, TOUS LES JOURS.

Je ne sais pas où je vais, je suis encore plus dans le brouillard qu’auparavant. Rester immobile ou avancer ? Vers où ? Vers quoi ? Je vais me contenter pour l’instant de trouver un moyen de sourire. Je n’ai pas fait tout ce chemin pour perdre la bataille.

11 août 2018

Le pouvoir de l’intention

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Artiste : Guweiz

On dirait que décidément, cette histoire de passeuse d’âme, c’est le moment de la travailler. Entre le livre sur lequel je suis tombée à ce sujet, la rencontre d’une maman désemparée parlant de son fils capable de les sentir, une amie qui m’a sollicité en lien avec ça… C’est le sujet d’étude du jour. Je me demande si cela va durer longtemps ?

Que s’est-il passé ce soir lors de la méditation guidée que tu as proposée à ton amie ?

Et bien, on dirait que l’intention de purification a fait passer les âmes errantes présentes à proximité de mon environnement énergétique. Je n’ai pas eu besoin, cette fois-ci, de visualiser une zone de passage, d’envoyer de l’amour et de les encourager au cas par cas. Mais je n’en suis pas trop sûre. Qu’est-ce qu’il s’est passé au juste, pour que ce paquet d’âmes soit parti comme ça ? Mon pendule s’est trompé ? Mon radar est brouillé ? Je ne comprends pas ?

Et puis, c’est quoi cette histoire ? Pas d’entité du bas astral dans mon environnement énergétique, mais une qui prélève mes énergies à distance ? C’est quoi ce binz ? J’ai fumé la moquette ou encore une fois mon radar était brouillé ?

Ton radar ne peut pas être brouillé quand tu fais appel à tes guides pour te montrer ce qui est caché. Eux seuls peuvent lever certains voiles de dissimulation, si c’est justifié et nécessaire. C’est-à-dire, si on te prélève des énergies sans ton consentement.

Et alors ? Ça veut dire qu’on m’en prélève ?

Oui. Nous t’avons déjà parlé de lien énergétique créé à ton insu à travers une de tes failles. Puisqu’on te lit, ces personnes ont compris que ce n’est plus la peine de t’envoyer des âmes errantes, tu les prends de nouveau en charge.

Alors ils m’ont envoyé des entités du bas astral en pensant que je ne saurais pas les prendre en charge, c’est ça ? Pas de pot, vous m’avez permis de créé une arme astrale redoutable, et j’ai lu chez Sylvie, qu’il ne fallait pas hésiter à renvoyer de telles entités à la Source pour qu’elles puissent recommencer leur cycle d’incarnation, plutôt que de rester coincées dans des plans du bas astral peu agréables. Ce que je trouve plutôt bénéfique pour elles, donc je n’ai eu absolument aucun remord à les trancher en deux et les dissoudre dans la lumière de la Source.

Bien, ça c’est fait. Mais maintenant, que penser de cette entité du bas astral à distance ? Celle-là, on ne me l’avait jamais faite.

Bien sûr que si. C’est même pour ça que certaines années, tu as été très mal psychologiquement, parce que complétement vampirisée de tes énergies. Si votre taux vibratoire est influencé par votre état de bonheur (comprendre ici que le bienêtre physique et psychologique a un réel impact dessus), l’inverse est vrai aussi. Vous pouvez être malade ou déprimé parce que votre taux vibratoire est anormalement bas. D’où l’instabilité émotionnelle et mentale de ton amie à demi possédée durant toutes ces années. D’où les problèmes de dépression nerveuse de personnes harcelées par des entités du bas astral ou des âmes errantes sans qu’elles en aient conscience. Evidemment tous les cas de dépression nerveuse ne sont pas causés par ça. Mais certains oui.

Humm… J’en avais entendu parler, mais je ne pensais pas l’avoir vraiment vécu.

Avec le recul, tu sais que si. Mais tu n’arrives juste pas à l’admettre parce que ce n’est pas « rationnel », il n’y a pas de preuve matérielle et c’est difficile à expliquer. Un peu comme le harcèlement moral au travail, surtout quand il est masqué et que vous n’en prenez conscience qu’après coup. Et bien c’est pareil, mais cela ne rend pas le phénomène moins réel.

Bien, je suis prête à l’accepter. Alors combien d’années ai-je subi ce harcèlement énergétique sans le savoir ? Quand est-ce que ça a commencé au juste ? Pourquoi vous ne voulez pas me répondre ?

Tu n’es pas prête à l’entendre, mais ce n’est pas grave. L’important, c’est qu’au jour d’aujourd’hui tu es consciente du problème et tu es prête à le prendre en charge et à y faire face. « A partir du moment où vous le voulez, vous en êtes capable », les guides de Sylvie ont tout à fait raison. A partir du moment où tu poses la volonté de te débarrasser de toute forme de harcèlement ou de soumission énergétique, alors tu es capable de t’en libérer.

Ok. Alors, je pose ici l’intention ferme et volontaire de me libérer de toute forme de harcèlement énergétique ou de soumission énergétique. Je pose l’intention de me réapproprier l’ensemble de mes énergies et de ma propre puissance. Je ne tolérerai plus qu’aucune entité, âme errante ou personne incarnée ne prélève mes énergies sans mon consentement et mon choix éclairé.

Ça vous va comme affirmation pour travailler dessus ?

Tout dépend si tu les ressens profondément en toi. Est-ce qu’elles résonnent justes en toi ?

Ok, je reformule : « Je me libère de toute forme de harcèlement, et de toute soumission qui ne m’est pas bénéfique. Je me réapproprie l’ensemble de mes énergies et j’affirme ma puissance. Mes énergies sont impénétrables à toute entité, âme errante ou personne incarnée, sans un choix contraire éclairé de ma part. »

En fait, la phrase « Je me réapproprie l’ensemble de mes énergies et j’affirme ma puissance. » suffit amplement. De là découle en conséquence le reste. Une fois que tu te réappropries pleinement tes énergies, sans les refouler par peur de qui tu es, alors il n’y a plus rien de disponible à détourner, à prélever. En affirmant ta puissance, tu assoies tes énergies, et tu fais comprendre qu’il n’y a rien à venir chercher, quelle que soit la forme d’attaque choisie. Tu densifies tes corps énergétiques et à moins d’avoir une faille à traiter, tu ne laisses plus rentrer personne sans l’avoir décidé.

Toute de suite, tu deviens moins drôle à harceler. Et c’est sûr que ces personnes finiront par se lasser. Parce que de toute façon, nous resterons jusqu’à ce que cela soit une vérité.

Ok. Concrètement, comment je fais ?

Laisse le pouvoir de ton intention travailler cette nuit. Tu verras ce qu’il va se passer, ce que tu vas ressentir au réveil. Tu devrais te sentir différente.

Ok, on verra bien. Alors je vais me concentrer sur mon intention :

« Je me réapproprie l’ensemble de mes énergies et j’affirme ma puissance. »

Bonne nuit !

Trouver la force en soi

Artiste
Artiste : Asuka111

Je n’aime pas du tout le rêve que j’ai fait cette nuit et les énergies qu’il a réveillé…

De quoi as-tu rêvé ?

J’ai rêvé de lorsque j’étais en couple avec mon amie et que nous l’avions annoncé à ses parents. J’ai rêvé que lorsque ses parents ont annoncé me mettre à la porte, elle partait avec moi. Alors on allait dans sa chambre et je l’aidais à faire ses valises. Son père déboulait dans la chambre, plein de jugements, me faisant comprendre que j’étais une dévergondée. J’étais très en colère contre lui, je lui balançais ses quatre vérités, je lui parlais de mon viol aussi.

Et comment t’es-tu sentie au réveil ?

En colère contre ses parents. Me sont venue en tête ce que je disais à son père. « Je n’oublierai jamais que des instituteurs, censés représenter la liberté, l’égalité et la fraternité, ont fait preuve d’intolérance et d’homophobie. Je n’oublierai jamais que des parents ont privilégié les apparences et la peur du jugement par-dessus le bonheur de leur propre fille. Je n’oublierais jamais qu’ils ont été irrespectueux envers mes parents, en décidant que les règles de politesse ne s’appliquaient plus à eux, à cause de moi. Je n’oublierais jamais qu’ils ont fait preuve d’hypocrisie en me laissant revenir dans leur maison des années plus tard, en faisant comme si de rien n’était. Jamais un mot d’excuse. » Cela me fait pleurer de colère. Comment peut-on se comporter comme ça et ne montrer aucun signe de remord ou d’excuse ?

Et pourquoi est-ce cela qui remonte dans la nuit, alors que je pensais à mon amie hier soir et que je lui demandais des nouvelles ? Je me demandais comment je pouvais faire pour la soutenir dans la période difficile qu’elle traverse et qui ne semble jamais en finir… J’ai envie d’être solidaire, envie d’honorer la belle femme qu’elle est, de lui transmettre de l’amour et de la lumière pour qu’elle reprenne confiance en elle. Mais je me sens désemparée… On ne peut pas aider quelqu’un si la personne ne le décide pas d’elle-même, si elle ne s’aide pas d’abord elle-même. Je suis triste de la voir si éloignée et renfermée dans sa bulle. Comment aider à faire face à des émotions, si elles ne sont même pas reconnues et exprimées ?

Plutôt que de chercher à l’aider, tu ferais mieux de travailler sur tes propres nœuds en lien avec elle. Cela l’aiderait d’autant plus.

Faire le travail pour deux ?

Pas vraiment. Dans ce genre de travail, l’âme de la personne aide aussi, même si elle n’en a pas forcément conscience. D’où souvent un travail à travers les rêves, dans l’inconscient de la personne, et au moment de la journée où l’âme est la plus libre d’agir et de voyager.

Ok, je comprends… Je comprends aussi que tous ces rêves intenses que je fais ces derniers jours – et qui me vident de mon énergie – sont en lien avec le processus de nettoyage de fin d’année… Mais qu’est-ce que je fais concrètement ?

Tu publies l’article que tu n’as jamais osé publier concernant ton amie et les nœuds évoqués. Tu le relis avec attention, à la lumière de ce que tu as appris et vécu depuis juin dernier. Tu la laisses en prendre connaissance et revenir vers toi si c’est son souhait. Cela va la perturber, c’est vrai, mais certaines émotions et énergies ont besoin d’être exprimées et extériorisées pour être déliées.

Est-ce juste (comprendre ici bon) pour moi ?

Si cela ne l’était pas, tu n’aurais pas reçu l’information en premier lieu.

Est-ce juste pour elle ?

Comment était-elle dans ton rêve ?

Elle était affaiblie, je devais limite la porter jusqu’à sa chambre. C’était moi qui faisais ses valises pour elle, selon ses souhaits, car elle n’en avait pas la force. Elle ne disait rien.

Cela te rappelle-t-il quelque chose ?

Et bien… Elle n’arrive pas à m’exprimer réellement comment elle se sent, je crois. Je sens bien qu’elle n’est pas vraiment heureuse dans le fond, elle ne rayonne pas. Elle fait face à ses peurs, ses doutes, et j’ai l’impression qu’elle n’arrive pas à se sortir de cette spirale-là.

Tu peux l’aider à  « défaire ses valises », à prendre conscience des poids dont elle ne s’est pas libérée. Après, ce sera son choix à elle d’écouter et de réagir en fonction. L’aide est toujours apportée à celui qui le demande à l’univers, même s’il faut souvent d’abord commencer à s’aider soi-même. A se prendre en main, se responsabiliser. Tu as compris que rester assise en attendant une aide miraculeuse ne marche pas. Il faut se prendre par la main, faire un petit pas. Rien qu’un tout petit pas peut suffire. Cela peut être de commencer une thérapie avec une psychologue, d’utiliser des outils pour reprendre confiance en soi (comme le Défi des 100 jours de Lilou Macé), de trouver une activité sportive ou créative qui fait du bien et qui aide à réaliser qu’on peut faire des choses.

Qu’as-tu appris depuis ton début de dépression nerveuse ?

Qu’il faut savoir accepter son état de faiblesse, reconnaître qu’on est mal et qu’on a besoin d’aide. C’est le premier pas. S’écouter, écouter son corps, ses rêves et ses pensées permet de prendre la mesure de notre mal être et de le reconnaitre. Si on passe son temps à penser du mal de soi « Je suis nulle… Je suis incapable de… Je ne mérite pas ceci… C’est bien fait pour moi… Je ne vais jamais y arriver… Tout le monde s’en fout de moi… » ; si on passe son temps à avoir des doutes et avoir peur de tout « j’ai peur de sortir de chez moi pour aller faire des courses… j’ai peur de conduire… j’ai peur de rencontrer de nouveaux gens… j’ai peur de demander quelque chose… j’ai peur d’affirmer mes besoins… » ; si on n’interagit plus avec l’extérieur et que l’on se renferme dans sa bulle… Tout ça, ce sont des symptômes de dépression nerveuse.

Moi j’ai aussi des insomnies, des crises de fatigue. Je n’arrive plus à manger comme avant, j’ai dû arrêter le lactose car mon corps ne le supporte plus. J’ai perdu du poids. J’ai beaucoup de vieilles émotions et de vieux schémas de pensées qui remontent. C’est une grosse période de nettoyage, qui me permet de me libérer de l’ancien pour aller vers le nouveau. Parce que j’ai une spiritualité développée et que j’arrive de plus en plus à m’ouvrir à ma guidance spirituelle, je sais que c’est normal. Cela fait partie d’un processus pour m’aider à grandir, à me défaire de ce qui ne me correspond plus. Cette dépression me force à quitter un travail qui ne me correspond plus. Elle me fait travailler ma foi. Ai-je foi en moi et en la guidance que je reçois pour sortir de cette épreuve ? Dans le fond, oui, même si certains jours, je doute, j’ai peur, je passe ma journée à pleurer, et je suis tellement épuisée que j’arrive à peine à marcher.

Mais voilà, combattre cet état, c’est dépenser son énergie pour rien. Mieux vaut reconnaitre la situation telle qu’elle est, l’accepter pleinement, pour ensuite trouver le courage et les armes pour la faire évoluer. Plus on est dans le déni, et plus la situation se prolongera, jusqu’à sombrer encore et encore, jusqu’à briser nos dernières résistances pour nous faire admettre la situation.

Est-ce une situation d’échec ? Du point de vue du jugement de la société, sûrement. De point de vue des parents de mon amie, peut-être. Mais du point de vue de l’âme, c’est une porte vers la reconnaissance de soi-même. Qui es-tu ? Que veux-tu ? On n’est pas défini par notre travail, on n’est pas défini par l’argent que l’on a ou que l’on n’a pas, on n’est pas défini par nos liens sociaux, notre « réussite », les jugements de nos parents. Cette période sombre, elle est là pour nous reconnecter à notre Essence, à celle qui dépasse les jugements et les apparences. Qui que l’on soit, on a chacun un Cœur, et dans ce cœur réside un trésor infini. Celui de l’Amour. Celui qui sait s’aimer soi-même est le plus riche en ce monde. Car alors il pourra accéder à ses propres talents, à ses propres envies et il pourra rayonner l’amour autour de lui. On en est tous capable. Il n’y a pas besoin d’être médium pour cela. Il n’y a pas besoin d’avoir de diplômes.

Il suffit d’apprendre à écouter son cœur. Alors comment faire me direz-vous ? Parce qu’en réalité, ce n’est pas si « simple » que ça, et j’ai mis bien du temps avant d’accepter ce que le mien me disait. Car souvent, on s’est coupé de son cœur pour une bonne raison, parce que celui-ci nous transmettait des messages de souffrance et de douleur, dont on ne savait pas quoi faire. Alors parfois, dans les premiers temps, il est difficile de se reconnecter à lui, car toutes ces émotions que l’on avait fuies remontent à la surface. La meilleure façon est de les laisser s’exprimer, d’accepter qu’elles nous traversent, aussi douloureux soit-il, elles passeront si on sait les accueillir. Dans ces moments-là, l’écriture (dans un journal intime par exemple), le dessin, le chant, le sport, le dialogue avec un professionnel ou une amie de confiance, tout moyen d’expression est bon pour exprimer ces émotions.

« Je pleure car je me sens triste… » Mais pourquoi est-ce que je me sens triste ? Quel est le message que veut me faire passer mon « état d’âme » ? Est-ce parce que je ne me sens pas reconnue pour qui je suis réellement ?  Est-ce parce que je me sens seule ? Incomprise ? Quelle est l’origine de cette tristesse ? De quoi ai-je besoin pour l’apaiser ?

Un exemple concret serait plus parlant. Prenons le tien. Pourquoi es-tu en colère contre les parents de ton amie ? Pourquoi n’arrives-tu pas à lâcher cette colère ?

Je suis en colère contre eux, parce que leur comportement a fait terriblement souffrir mon amie, leur propre fille, mais il a aussi blessé mes parents. Je déteste quand mes actions impactent ce que j’aime d’une telle façon, je trouve cela injuste ! Que l’on s’en prenne à moi, je peux le comprendre, mais que l’on s’en prenne à mes parents, je trouve ça injuste. Je déteste aussi qu’ils fassent comme si de rien n’était, comme si leur comportement avait été « normal », comme si ce n’était pas important. J’imagine que je n’arrive pas à lâcher prise, parce que je n’ai jamais pu leur dire ce que je pensais, mes émotions, que nous n’en avons jamais parlé en face à face. Ils se sont comportés en adultes autoritaires en disant « tu n’as plus rien à faire dans cette maison » sans prendre la peine de discuter avec la personne que je suis, ni à cette époque, ni même par la suite. Ils me diraient « nous avons eu peur pour notre fille, nous voulions la protéger, nous sommes désolés » je pourrais comprendre, je pourrais pardonner. Mais il n’en est rien, ils ont décidé d’ignorer la chose et l’ont rendu tabou.

As-tu la moindre raison de conserver ces émotions et de porter cette colère ? Cela va-t-il changer le passé ?

Non…

Alors nous t’invitons à leur écrire une lettre. Écris ce que tu as ressenti, écris ce que tu ressens encore aujourd’hui. Écris ce que tu aurais aimé leur dire, sans aucune restriction. Libère ton cœur et laisse les émotions sortir. Puis, au 31 décembre, tu brûleras cette lettre en demandant au feu de transmuter ces énergies lourdes en énergie d’amour et de lumière. Connecte toi à ton cœur, trouves-y l’amour inconditionnel que tu ressens pour ton amie, et parce que tu l’aimes elle, envoie de l’énergie d’amour à ses parents. Fais preuve de compassion et de pardon. Peu importe les raisons qui les ont poussés à agir comme ça, tu peux te libérer de ce poids, tu peux faire en sorte que cela ne pèse plus sur ton cœur et sur ta relation d’amitié avec elle. Le reste sera de son propre ressort.

Merci.

29 décembre 2016