La puissance du coeur

Artiste : Serafleur

Je n’ai franchement pas aimé mes rêves de cette nuit… Encore au sujet d’attaques énergétiques. Je me suis réveillée une nouvelle fois de très mauvaise humeur, ne sachant pas comment comprendre ces rêves. Attaques réelles ? Avertissements ? Je déteste ce genre d’énergie collante qui me reste après… Et évidemment, je n’ai pas envie de me pencher dessus, au contraire, mon réflexe premier est plutôt de fuir cette réalité déplaisante et ces informations dont je ne sais pas quoi faire.

C’est vrai, je suis censée en faire quoi ? J’ai revu exactement le même chat que lors de la première attaque dans mes rêves inconscients, qui s’en prenait de nouveau à moi dans mon sommeil, en aspirant quelque chose par mon oreille droite… Dans mon rêve, je me réveillais et le mettais violemment à la porte en le menaçant de mort cette fois-ci s’il recommençait encore une fois…

Et pas un rêve, mais deux. Deux avertissements la même nuit. Dans le second rêve,  une femme prêt de chez moi, venait récupérer des déchets avec mon sang dans mes poubelles, pour s’en servir afin de créer des sorts contre moi, qu’elle enfouissait autour de chez moi. Encore et encore… Je devais les déjouer encore et encore…

Franchement, qu’est-ce que je suis censée faire de telle infos ? Comment je suis censée réagir à de tels avertissements ? Pourquoi ces gens veulent-ils s’en prendre énergétiquement à moi ? Les premiers, je sais, j’en ai déjà parlé avec mes guides. Mais la bonne femme de mon rêve, elle sort d’où ? Pourquoi ? Pourquoi dépenser tant d’énergie à me nuire ? Dans quel but ? C’est stupide, surtout que dans mon rêve, je déjouais toutes ses attaques.  Alors je préviens gentiment. Cela ne sert à rien. Ce n’est pas la peine…

De toute façon, tu as fait ce qu’il fallait concernant le premier type d’attaque.

Oui, je me demandais pourquoi ces rêves venaient juste après le stage chamanique d’initiation à des techniques de soin…

C’est justement parce que tu as fait ce stage que ces rêves sont venus.

Pour que je puisse appliquer certaines techniques… J’ai extrait quelque chose au niveau de mon oreille droite, quelque chose qui était profondément ancré dans mes énergies. Il m’a fallu l’aide d’animaux totems pour l’extraire tellement c’était « attaché ». Je ne suis pas bien sûre de ce que c’était…

De quoi ça avait l’air ?

Une espèce de clochette, un peu comme ce que l’on peut trouver sur certains colliers pour animaux. Ça m’a fait penser à un traceur. Un traceur énergétique.

Qui permet aux personnes de te retrouver n’importe où dans l’astral, et de pénétrer plus facilement dans tes énergies, parce qu’ils y ont un ancrage.

Hum, ce dont nous avions déjà parlé ? C’était vraiment profondément ancré dis donc. J’en ai encore mal à l’oreille.

Mais tu l’as extrais.

On dirait.

Tu ne devrais donc plus avoir à te soucier que ces personnes t’attaquent dans ton sommeil. Cela va être beaucoup plus compliqué d’avoir une prise sur toi, maintenant que tu as retiré leur traceur énergétique.

Mais comment a-t-il été possible d’en implanter un dans mes énergies aussi profondément ?

Cela fait longtemps qu’il a été placé en toi, et entre temps, il a pu développer toutes ces attaches noires que tu as vu, creuser son trou, en se nourrissant en partie de tes énergies sombres refoulées. Voilà pourquoi il s’est si bien maintenu et ancré en toi. Cela n’aurait pas été possible s’il n’avait pas trouvé de « nourriture ».

Cela m’aurait paru un peu fou comme idée avant… Mais…

Il existe de nombreuses réalités énergétiques invisibles à vos yeux normaux. En revanche, en utilisant les techniques que tu as appris ce we, il est possible de les détecter et d’agir dessus. C’est un des rôles des chamanes et des guérisseurs en règle générale. Le tout étant d’apprendre à développer cette capacité de perception ainsi que votre confiance en vous.

Oui… La confiance en soi et ses perceptions, c’est une des choses les plus dures je trouve avec les soins énergétiques. Faire confiance à ses ressentis. Quand je passe en mode « automatique » et que mon corps agit tout seul, guidé par les esprits ça va. C’est fluide, c’est évident. Mais dès qu’il s’agit juste de détection et de confronter des ressentis face à la personne, là tout de suite, c’est plus compliqué. Le mental revient au galop, il veut comprendre, il veut expliquer. Il veut faire des liens entre les perceptions et la réalité physique…

Pendant l’exercice, ma binôme – qui était une inconnue et ne savait rien de mes problèmes de santé – m’a surprise par la pertinence de ces ressentis. Elle a bien vu : mon problème de bassin, mon ovaire gauche stérile, même mon genou…

Et elle t’a aussi dit qu’elle avait senti quelque chose soit au niveau des yeux, soit au niveau de l’oreille droite. Mais tu n’as pas compris sur le coup.

Je pensais que c’était lié à mon hyperacousie. Mais maintenant, je me dis qu’elle a dû ressentir cet implant énergétique. Et je suis assez épatée…

Parfois, vous percevez des choses qui n’ont pas de réalité physique, ou bien qui ne se traduisent pas encore en symptômes physiques. Parce que soit le problème se situe sur un autre plan subtile, soit il n’est pas encore descendu dans les couches du corps physique. C’est là qu’il est le plus difficile de faire confiance à vos ressentis, parce que vous n’avez pas de corrélation à une réalité corporelle, vous n’avez pas de « validation » par la personne.

Hum… Et encore, c’est plus facile face à une personne « ouverte », prête à recevoir. Mais face à une personne réticente ? Qu’est-ce que tu dis ?

Tu ne dis pas forcément, c’est pour ça que lors de la phase d’échange avec la personne, après le soin, il est bien aussi de vous laisser guider par les esprits alliés de la personne, afin de transmettre ce qui est juste, et surtout, ce qui peut être reçu par la personne en fonction de son avancée spirituelle. Aurais-tu accepté que l’on te dise que tu avais un implant énergétique placé en toi pour te tracer dans l’astral ? Si tu n’avais pas fait ce travail d’initiation avec tes guides de l’ombre ?

Non. Et je t’avoue, que même en l’ayant fait, c’est un peu dur à accepter. Cela reste flippant pour la conscience humaine. Il y a tellement de choses qui nous dépassent dans toutes ces réalités énergétiques. Tellement de choses… Je me sens vraiment dépassée parfois. Vraiment perdue aussi, comme une petite coquille de noix perdue au milieu d’un grand océan agité.

Alors tu fuis la réalité dans des mondes de fictions imaginaires ?

Dans ces livres, les héroïnes sont souvent confrontées à des situations irréelles, qui sortent de leur conception du monde. Mais elles arrivent à les accepter, et même à en retirer des bénéfices. Moi, je ne sais pas trop ce que je retire de tout ça… A part me faire balloter par mon âme.

Je veux dire, ce n’est pas comme si je décidais. La majorité de ce que je fais en spirituel est plutôt une conséquence : conséquences de mon hypersensibilité aux énergies, conséquences de mon empathie, conséquences des messages que je reçois en rêve ou par ailleurs, etc… Si j’ignore ce que je ressens, ce qui vient ou ce qui se passe subtilement, je finis par être malade ou me prendre un mur en pleine face. Donc je n’ai pas vraiment l’impression de faire un choix. C’est un peu comme une rivière, si on cherche à lutter contre le courant, on s’épuise, on finit par avoir une crampe et couler, ou bien se cogner contre un rocher. Alors que si on suit le flot, cela coule mieux, on slalome entre les obstacles. Je ne pense pas qu’on décide consciemment de devenir chamane ou guérisseuse. Je pense que c’est « la vie » qui nous y amène. Pourquoi, ça je n’en sais rien. Je me demande bien, moi, où je vais atterrir…

Mais ce que j’aimerais savoir ce soir, c’est pourquoi ce deuxième rêve ? Qu’est-ce que je suis censée faire avec cette information ? J’imagine qu’elle n’est pas venue pour rien, et que je dois agir en conséquence. Mais dans quel sens ?

Ça dépend. Qu’as-tu envie de faire ?

Franchement, je n’en sais rien. Je ne suis pas du genre à contre-attaquer à tout va. Mais je n’aime pas pour autant être embêtée et avoir à supporter ça. Je veux dire, moi j’ai envie d’être tranquille dans mon coin, je ne demande rien à personne. J’imagine que j’aimerais comprendre : pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait à cette personne pour qu’elle veuille s’acharner comme ça sur moi ? Je ne suis même pas sûre de la connaitre, je n’ai pas reconnu ces énergies dans mon rêve.

Parce qu’elle se masque. Sa raison principale est la jalousie.

Je ne suis même pas sûre qu’elle en soit consciente…

Penses-tu vraiment que l’on peut décider de lancer des sorts inconsciemment ?

Et bien, c’était un rêve, donc symbolique. Je sais aussi que certaines personnes ne sont pas conscientes de l’impact énergétique de leurs pensées, émotions et médisances dans le dos des gens. Qui peuvent se manifester inconsciemment dans l’astral.

Mais là, dans ton rêve, l’action était clairement ciblée et voulue, puisque la personne allait même jusqu’à récupérer de ton sang pour chercher à te nuire.

C’est quelqu’un qui me connait, il semblerait. Et cela me met mal à l’aise. Je ne vois pas qui dans mon entourage ferait ce genre de chose.

C’est quelqu’un qui te connait, mais que tu ne connais pas. D’où l’avertissement, car il aurait été difficile pour toi de le percevoir, sans aucun lien réel avec elle.

Bon, en fait, je ne veux pas savoir qui c’est. Je veux juste que la personne se calme. Je veux qu’elle arrête, un point c’est tout. Si pour ça, elle doit se prendre dans la tronche ce qu’elle essaye de m’envoyer et bien tant pis pour elle. Ce n’est pas mon problème. Elle n’a qu’à déployer toute cette énergie à travailler sur elle-même pour progresser.

Pourquoi j’ai cette pensée horrible qui m’a traversé la tête ? Je ne la connais pas, mais elle me connait et elle est jalouse. Le sang, c’est rouge. Rouge comme le symbolisme de l’amour. Ça pourrait être une compagne ou ex-compagne de mon ancien compagnon ? Ou bien mon cerveau part en sucette ?

Cela se pourrait. Ou bien, c’est quelqu’un qui est jaloux de tes « pouvoirs » et de ta puissance spirituelle.

Ouais, franchement, ça, ça me fait rire. A la limite dans 10 ans, je ne dis pas, mais je ne fais qu’à peine commençait mon apprentissage ! Comment être jalouse de quelqu’un qui ne fait que découvrir son potentiel ? C’est comme être jaloux de quelqu’un qui commence à apprendre à lire et écrire, alors qu’il ne maitrise pas encore. Je trouve ça inconcevable.

Pourtant l’égo peut être très fort chez les personnes « évoluées spirituellement ».

Oui, j’en ai eu un rappel ce we, avec une des participantes qui est devenue super agressive à cause de son égo… C’est dur à percevoir quand on est soi-même dedans. Je ne sais pas si elle s’en est rendue compte… Mais avec moi, ça ne passe pas. Hors de question de travailler en binôme avec elle quand elle est comme ça. Même si je la respecte. Je me demande si moi aussi, ça m’arrive d’être comme ça… Et si je ne m’en rends pas compte ?

Nous t’avons déjà dit que nous serions là pour remettre ton égo à ta juste place si cela arrivait. Et les miroirs extérieurs seront là pour te le rappeler. Mais ce n’est pas ce qui tu as ressenti ce we.

Oui, c’est la première fois que je ressentais une humilité aussi profonde. Le guide qui est venu m’accompagner ce we m’a beaucoup ému. Il était tellement simple, humble. Et même si son enseignement porté sur mon propre pouvoir, ma propre capacité d’auto-guidance, je me suis sentie tellement humble, tellement rien dans ce grand tout qu’est la Vie. En réalité, on ne fait vraiment que se laisser guider, lâcher prise et transmettre ce qui ne nous appartient pas. Rien que d’en parler, je sens mon cœur plein d’amour et de gratitude pour ce guide. Il ne m’a même pas donné son nom, comme si cela n’avait pas d’importance, et il est reparti comme il est venu, accompagné de son grand oiseau.

Comment face à cette conscience-là de l’humilité, puis-je concevoir qu’une personne soit jalouse de moi au point de chercher à m’attaquer énergétiquement ? Cela me semble tellement vain. Nous sommes tous une flamme de la Source, nous possédons tous nos propres richesses intérieures. Alors pourquoi aller chercher à voler ou abimer celle de son besoin ? C’est le partage de toutes nos flammes ensembles qui les fait briller encore plus fort et révèlent leur éclat. Pas le combat, pas le fait de chercher à étouffer la flamme de son voisin. « Ce qui est pour soi est pour soi. » « Un temps pour chaque chose, et chaque chose en son temps. »

Cette personne devrait plutôt déployer son énergie à cultiver sa propre flamme, à apprendre à la partager avec autrui pour la faire rayonner. En voyant le trésor qu’elle possède en elle, et la façon dont elle peut le partager, alors elle ne sera plus jalouse. Elle n’aura plus besoin de se comparer à autrui, et de chercher à étouffer leur flamme pour se sentir exister. Il y a tellement de façon de rayonner… Je lui souhaite sincèrement de trouver la sienne, plutôt que de se focaliser sur la mienne.

Alors tu choisis de répondre par la compassion ?

Je ne peux pas répondre par l’agressivité. Ce n’est pas dans ma nature, à moins que cela ne me soit indispensable pour me protéger des attaques. Mais mon rêve m’a bien fait comprendre que je ne suis pas atteinte par ces énergies. Je n’ai pas besoin de l’agresser en retour. En réalité, j’ai de la peine. De la peine que cette personne ressente le besoin de m’attaquer, alors que je ne lui ai jamais fait de mal, et que je ne la connais même pas. Qu’elle manque de confiance en soi cela dénote ? Quelle rage de se faire remarquer cela témoigne ? Cela me rend triste pour elle. Je ne souhaite à personne de se sentir ainsi au fond de soi.

Moi aussi, je manque de confiance en moi, mais cela ne m’a jamais poussé à attaquer ou me moquer d’autrui. Au contraire, cela me pousse à l’humilité. On a toujours quelque chose à apprendre. De la terre, des brins d’herbe, du vent même. De tout ce qui nous entoure. C’est pour ça que souvent je préfère observer que parler. Comment peut-on apprendre et accueillir en soi les enseignements de la vie, si on ne crée pas un espace pour les recevoir en soi ?

Une des premières leçons spirituelles que j’ai reçu, c’est qu’il faut créer un vide en soi pour pouvoir évoluer. Il faut déconstruire, perdre, lâcher ses croyances et ses connaissances, afin de laisser la place au nouveau et à l’évolution. C’est inconfortable, parfois même douloureux. Mais c’est le prix à payer pour créer cet espace d’accueil, qui permettra de recevoir de nouveaux enseignements. En allant à chaque fois un peu plus loin.

Je souhaite à cette personne d’être capable de se remettre en cause, et de déconstruire les croyances qu’elle possède au sujet de la « puissance spirituelle ». Ce n’est qu’alors qu’elle pourra s’ouvrir à sa propre puissance, celle du cœur. Car c’est la puissance du cœur qui permet réellement tout. L’accueil, la perception et la transmutation des énergies. Tout passe par le cœur. Et seule l’ouverture du cœur permet de retrouver notre puissance réelle et immuable.

Je choisis donc la voie du cœur. Car l’amour sincère et la compassion permettent de transmuter toutes les énergies. J’ai confiance en la capacité de mon cœur à me protéger et à transmuter toutes les énergies négatives de ces attaques. Et en mes guides pour m’accompagner dans ce qui est juste pour moi.

Ainsi as-tu parlé, ainsi sera-t-il fait.

Merci.

13 mars 2017

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Transformations

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Cela fait un moment que je n’ai pas écrit sur mon blog. J’en avais l’envie et puis je n’arrivais jamais à trouver le temps et l’énergie pour rester derrière mon clavier. Les choses ont pas mal changé pour moi depuis mon départ en vacances et mon retour à la Réunion. Beaucoup de retrouvailles, de moments en famille, de discussions, de prises de conscience, de rencontres aussi. Beaucoup de transformation. Je me suis vue changée depuis la dernière fois que j’avais les pieds sur le sol de la métropole. Cette période loin de mon bout de caillou m’a aussi permis de prendre du recul sur mon quotidien, sur ma situation engluée dans ma maladie (endométriose), mon travail qui ne me satisfait pas. Mais ce temps m’a aussi permis de concrétiser tous les changements pour lesquels j’ai travaillé cette année.

Ainsi j’ai changé de coupe de cheveux, de lunette, j’ai renouvelé ma garde-robe. Cela peut paraitre superficiel, mais en réalité, les changements d’apparence extérieurs sont toujours le signe d’une évolution intérieure et ce n’est jamais anodin. Alors oui, de grands changements. J’ai fait le pas de prendre des lunettes colorés et rondes, à des années lumières de ce que j’aurais imaginé choisir et oser porter avant. Ma vision évolue vers plus de douceur, plus de légèreté et plus de féminité, comme mes lunettes. Ma coupe de cheveux aussi, j’ai décidé d’assumer mes boucles, qui sont sur-boosté à cause de mon traitement hormonal. De façon ironique, je n’ai jamais aimé les cheveux bouclés sur moi, j’ai toujours trouvé ça vieillot, ça me faisait penser à ma grand-mère. Mais je dois bien admettre que cela met mes cheveux en valeur et adoucit la forme de mon visage. J’apprends donc à assumer.

Il aura donc fallu tout ce temps pour que les transformations intérieures que j’ai vécues à la Réunion s’expriment extérieurement ! Qui l’aurait cru ? Définitivement, prendre de la distance, physique et psychologique, permet d’intégrer plein de choses et de mieux en comprendre certaines. Ironiquement, j’aurais pensé les partager au fur et à mesure sur mon blog, mais certaines choses doivent être vécues parfois tranquillement sans revenir dessus, analyser, disséquer, mettre des mots.

Et mon maître mot a été de profiter, simplement, de l’instant, de mes amis, de ma famille. De tous ces gens que j’aime infiniment et que je n’avais pas vus depuis si longtemps. De profiter et de prendre soin de moi, malgré le mouvement constant, les changements et l’environnement extérieur pas forcément familier. Car j’ai été malade de mon endométriose à plusieurs reprises et pas forcément très en forme tout du long. Mais je l’ai pris avec douceur. C’était aussi l’opportunité d’affirmer mes besoins, celui de me reposer, de faire des siestes, de manger différemment (sans gluten !), de rester au chaud, ou de simplement marcher à mon rythme. Ce dernier point peut paraitre bête et pourtant ! Avec mes ovaires gonflés et douloureux, marcher s’avère parfois me donner la sensation d’avoir des boules de bowling dans le ventre qui jouent avec mes autres organes. Alors je marche TRES lentement, parce que sinon c’est douloureux. Or dans ma vie, j’ai toujours eu l’habitude d’adapter mon rythme de marche à celui des personnes avec qui j’étais. Par exemple mes amis belges marchent assez vite. J’ai dû apprendre à écouter mon corps et ne plus me laisser porter sans le prendre en considération, apprendre à dire « hé, vous marchez trop vite pour moi, j’ai mal au ventre ». Un petit pas important pour moi. Comme apprendre à dire non quand on me propose quelque chose avec du gluten, même si c’est chose a été faite exprès pour moi.

Je ne m’étais jamais rendue compte à quel point j’étais « plastique », combien je m’adaptais aux autres, à leur rythme, à leur alimentation, à leurs envies etc… Quand je suis avec d’autres personnes, j’ai vraiment tendance à « m’effacer », les besoins de mon corps s’effacent, je ne les entends plus, mes envies non plus. Cela m’a toujours créé des problèmes, car après, quand je me retrouvais seule, mon corps se rappelait à moi et me faisait payer les pots cassés, tout comme mes émotions et mon moral. Je n’avais jamais compris que ces « symptômes » étaient en fait l’expression de mon hypersensibilité, couplée à mon empathie. Car finalement, le problème n’est pas seulement d’être submergée par les émotions des autres, mais tout simplement par leurs énergies. Au point d’en oublier les miennes, celles de mon corps, mes besoins et mes envies. La prise de conscience a été claire et en ça, elle a beaucoup été aidée par les articles de Camille Fraise, comme j’en parle ici :  L’histoire de mon hypersensibilité

Alors que faire ? J’ai décidé de me prendre en main, même si c’est le travail d’une vie entière. Accepter mon hypersensibilité doublée de mon empathie. Rien que le prendre en compte et l’anticiper peut changer la donne. Je comprends que je suis trop sensible aux énergies des gens mais aussi des lieux. Que celles de mon travail me plombent. Que celle de mon appartement aussi. Alors je veux changer ça. La première étape a été évidemment de ranger et de nettoyer, mais ça je le fais régulièrement. La deuxième a été de me trouver des alliés. Je me suis mise à chercher des plantes qui m’aideraient à transmuter les énergies lourdes, pour chez moi, mais aussi au travail. Couplée à des cristaux, parce que « Yeah, merci Camille Fraise » ça envoie de la balle au niveau des énergies !

J’ai décidé aussi qu’un certain nombre de « poids émotionnels » au travail n’étaient plus mon problème. Je ne veux plus être le défouloir de mon supérieur, ses émotions ne me concernent pas et la coordination et la prise de décision sont sa responsabilité à lui. Je veux bien être empathe et compatissante, à un moment, quand cela me bouffe, il faut que j’apprenne à poser des limites. Je vais donc travailler sur ça.

Et puis, je me suis instaurée une routine. Celle d’écrire systématiquement dans mon journal tous les soirs. Un petit moment rituel que je m’offre à moi-même. Au début c’était difficile, maintenant j’en écris des tartines. Cela me permet plusieurs choses :

  • Me décharger des émotions qui me pèsent en écrivant dessus. Quand j’ai fait face à une émotion qui m’a déstabilisée et déclenchée un tsunami émotionnel ingérable, j’essaye de revenir dessus, de comprendre la source, le pourquoi, qui, quel émotion, comme proposé par Camille Fraise ici : Hypersensibilité et filtres.
  • Prendre du recul sur ma journée, relativiser les choses, voir ce qu’elles m’ont apporté de nouveau, ce qu’elles évoquent en moi, comment cela résonne. C’est aussi un bon moyen d’apprendre à me connaître.
  • Souligner le positif dans ma journée. Apprendre à voir les choses de façon plus heureuse et optimiste. Parce que j’ai tendance à voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein. Mais, hé ! Si vous êtes comme ça aussi, sachez qu’il parait que c’est un fonctionnement normal et primitif du cerveau humain, qui avait tendance à enregistrer tous les évènements négatifs (dangers) que positifs pour assurer sa survie dans la cambrousse. Bonne nouvelle, on peut rééduquer son cerveau en créant des associations neuronales positives ! Je dois donc avoir un cerveau très primitif… lol !

Bref, tout ça pourquoi ? Et bien ma raison d’écrire ici a elle aussi évolué. Avant, j’écrivais surtout pour me décharger d’émotions et les transformer en une expérience à partager. Ce qui pouvait peut-être être pesant à lire pour certains ? Je ne sais pas à vrai dire. Dans tous les cas, mon journal remplit très bien cet office maintenant, et c’est vraiment mon nouvel ami. Je peux donc dédier cet espace à une nouvelle fonction. J’ai réfléchi à ça, me demandant toujours « pourquoi j’écris ici ? Pourquoi je le partage ? » Et bien, tout d’abord, j’aime écrire. Ensuite, j’aime être lue. Et j’adore encore plus quand cela crée un échange avec d’autres personnes. J’ai reçu des commentaires qui sont pour certains de vrais perles, et ont changé ma façon de penser, mes connaissances et ma vision sur certaines choses. Je pense par exemple à ce magnifique commentaire de Bluebird sur la « construction de son royaume intérieur » (ici : L’histoire de mon hypersensibilité) plutôt que le but d’être heureuse. C’est génial, et à chaque fois cela me touche, m’enrichit et me nourrit le cœur. Je ressens beaucoup de gratitude pour cela. Merci à vous qui me lisez et partagez vos réactions !

Alors je me suis dit que j’allais continuer à explorer ici ma spiritualité. J’ai des tas de questions qui ont émergées durant mes rencontres, mes discussions, mes retrouvailles. Des tas à explorer pour me connaître mieux, et partager une vision parmi tant d’autres, la mienne, qui n’a à offrir de modeste qu’un aperçu parmi la richesse d’une multitude. Mais, hey, si on était tous pareils, où serait l’intérêt ?

Alors, à venir, selon mes envies : quel lien entre plantes et spiritualité ? Quelle place pour la conscience des plantes dans notre société ? Comment changer de regard sur son quotidien ? Que faire quand on se rend compte qu’on veut changer de vie ? En quoi mon endométriose me rend-elle différente ? Quel lien entre hypersensibilité et médiumnité ? Quel lien entre mon endométriose et ma médiumnité ? Quels ont été les facteurs déclenchant pour les deux ? Comment la guérison sur soi par rapport à un tiers affecte ce tiers aussi ? Comment développer sa foi dans la guidance divine ? Et bien d’autres…

31 juillet 2016

Discernement et énergétique

Artiste : Eaphonia

Artiste : Eaphonia

Je crois que je suis malade. Ce matin j’ai failli ne pas réussir à me lever, j’étais épuisée. Toute la journée je me suis sentie lourde, fonctionner au ralenti, et même fiévreuse l’après-midi. Je me suis même foulée la cheville droite, deux fois. Hors cela ne m’arrive que lorsque je suis dans un état d’épuisement avancé. Ce que je ne comprends pas, c’est que je n’ai même pas eu une grosse semaine, je me suis couchée pour avoir mes heures de sommeil et j’ai même fait la sieste tous les jours. Mais c’est comme si je n’arrivais pas vraiment à dormir profondément comme d’habitude. Plus ça va, et plus je suis épuisée au réveil… Comme si je n’arrivais pas à récupérer, mon corps tellement à la ramasse que mon cerveau rame aussi. C’est très déplaisant comme sensation, je n’aime pas sentir que mes capacités de réflexion ne fonctionnent pas comme d’habitude. Comme si tout était voilé…

Tu l’as déjà deviné, ton corps peine à assimiler toutes les énergies reçues depuis le we dernier. Un signe prégnant que tu as remarqué et que tu as cet espèce d’acouphène, très aigu et faible, que tu n’entends que lorsque tu es dans le silence total.

Je me suis toujours demandé d’où cela venait. J’ai souvent remarqué que je l’entendais dans des périodes énergétiques « intenses », après ou avant des soins, des stages, des méditations, etc… Au début je me suis posée la question d’un symptôme médical, mais ça va et ça vient, sans vraiment avoir un impact conséquent. Ça fait un peu comme si j’entendais une surcharge ?

C’est bizarre comme sensation. Au début je pensais que comme j’ai l’ouïe assez sensible j’entendais des fréquences aigues, des appareils ou je ne sais quoi que je n’entendais pas d’habitude. Mais je n’ai jamais trouvé quelqu’un qui l’entende et cela me suit où que je sois. Je crois donc que ça vient de moi. Mais je ne sais pas si c’est physique, si je le capte via mes fonctions physiologiques, ou si ce sont « mes autres sens » comme ceux qui me font « entendre » mes guides – bien que ce soit plus des énergies que je capte qui se transforment toutes seules en mots dans mon cerveau.

Quand est-ce que ça a commencé ?

Et bien je dirais, si ma mémoire est juste, autour de mon premier stage d’énergétique. Celui où la formatrice a forcé nos chakras à se remettre « à tourner à 100% ». Je ne m’attendais pas du tout à ça ! Avec le recul, si j’avais su ce que cela voulait dire et impliquait, je n’y serais jamais allée. Je lui avais demandé quel était le programme précis de la journée, mais elle n’avait pas voulu me dire. Elle m’avait répondu « viens, tu verras ». Je me souviens que mon corps a très très mal supporté ce forçage énergétique. J’ai été malade toute la semaine suivante, couchée au lit. Avec de la fièvre. Et je me souviens dans la brume de la fièvre avoir ressenti des brûlures au niveau de chaque chakra, à peu près 2 jours par chakra, en montant le long du corps. Ce n’est qu’après coup que j’ai fait le rapprochement. Et bien plus tard que j’ai compris le danger que cela représentait. C’est totalement irresponsable de faire ça ! Si nos chakras ne fonctionnent pas pleinement, il y a une raison. Pourquoi forcer l’ouverture comme ça ? Avec le recul je trouve ça stupide, vraiment stupide et dangereux… Irresponsable surtout. Je ne comprends pas comment on peut prôner ça…

Pour aller vite à gagner de la « puissance spirituelle ». Tu doutais certes de l’efficacité de leurs méthodes, mais il n’empêche que cela brassait beaucoup d’énergie en effet. A bon ou mauvais escient, c’est autre chose.

Et c’est depuis ça, que je sens que mon corps physique rame à intégrer les énergies, toujours, souvent. Cela m’a parfois causé de forts désagréments, cela m’a souvent rendue malade aussi… Je ne pensais pas que la bénédiction mondiale de l’utérus serait aussi lourde à porter par mon corps…

Pourtant cela t’a déjà fait cet effet, même si tu n’avais pas fait le rapprochement. Cela fait vraiment beaucoup d’énergie à intégrer dans tes propres corps. Une sorte de « digestion », si tu veux, pour t’approprier ces énergies et les faire tiennes. Une digestion fatigante, qui t’occupe une bonne partie de la nuit et à tout moment de repos, et qui empêche ton corps physique de se reposer et de se ressourcer normalement. D’où la fatigue physique.

Comment je peux améliorer ce processus pour moins souffrir de ses effets ? Comment je peux aider mon corps physique ?

En accompagnant consciemment le mouvement. En prenant soin de ton corps physique et lui offrant beaucoup de repos. En prenant de courts temps de méditation fréquents où tu déconnectes ton cerveau pour laisser l’intégration s’étaler dans la journée. En méditant et visualisant l’intégration de ces énergies aux tiennes. En demandant à la terre d’absorber les énergies excédentes dont tu n’as pas besoin. Tu es saturée.

Je ne savais même pas que cela était possible…

Une coupe ne peut contenir plus que la taille qu’elle a. C’est pareil avec les énergies, même si tu peux travailler pour agrandir ta coupe car rien n’est figé. Elle ne peut cependant pas doubler de volume d’un coup sur demande. A moins d’être appuyée par d’autres entités.

Je vois que pour Sylvie, il y a plein de choses qui sont gérées par ses guides au niveau des énergies.

C’est de moins en moins vrai. Mais c’est vrai qu’elle est beaucoup soutenue de ce côté-là, c’est lié à sa reliance.

C’est tout ? Alors le fait d’être reliée au Milieu c’est « démerde-toi toute seule » ? Je ne comprends même pas comment on peut recevoir « trop d’énergie », ça me dépasse. L’eau ne coule-t-elle pas en dehors de la coupe quand elle est déjà pleine ?

C’est plus compliqué que ça, quand on t’envoie des énergies spécifiquement à toi, on les « marque », elle prenne « ta signature » pour t’atteindre toi et personne d’autre. Elles doivent donc te traverser avant de pouvoir être redirigées.

Mais je croyais que l’âme ne prenait que ce dont elle avait besoin. C’est ce qu’on m’a « enseigné ».

Comme on t’a enseigné que le forçage énergétique n’était pas quelque chose de mauvais ou à éviter. Ce avec quoi tu n’es pas du tout d’accord. Mais force est de constater que tu l’as vécu. Tu ne serais pas la même personne aujourd’hui sans ça. Et cela explique pourquoi tu perçois des choses sans être capables de les identifier et de les discerner. Parce que tu n’as pas appris progressivement à manier cette sensibilité au fur et à mesure que tu t’ouvrais à elle, comme a pu le faire Sylvie. Comme si on t’avait donné un jouet très complexe, sans aucune notice d’utilisation, plutôt que de te le laisser construire au fur et à mesure en ajoutant chaque fonctionnalité en même temps que tu l’apprenais.

Comment cela a-t-il été possible ? Pourquoi ?

Parce que ton âme a demandé en s’incarnant à avoir un moyen de pression fort et efficace pour percer à travers ta personnalité très forte et rigide. Il fallait bien ça pour pouvoir « t’ouvrir les oreilles » et nous permettre de t’aider et de te guider.

Alors c’est pour ça que je suis capable d’échanger avec vous ? Moi, tout ce que je sais, c’est que quand je suis venue pour cette formation, c’est parce que je percevais des choses qui me gênaient. Des âmes errantes, des entités, des choses chez les autres, sans être capable de gérer le moins du monde. C’est ça qui m’a poussé à faire ce stage d’énergétique, parce que la formatrice m’avait dit que j’arrêterais de sentir les morts après. Il s’était avéré que j’avais mon 3ème œil complètement ouvert et sur actif par rapport aux autres, ce qui expliquaient mes perceptions.

Et que ce serait-il passé si tu n’avais pas fait ce stage ?

Je ne sais pas… J’étais très flippée et effrayée, je ne comprenais pas grand-chose et je ne connaissais pas d’autres personnes vivant ça. Je pense que j’aurais dû apprendre à vivre avec, à me protéger des entités du bas astral que je ressentais, à faire passer les défunts que je croisais. Peut-être, peut-être pas, qui sait ? En tout cas, ce que je sais, ce qu’effectivement, après la formation je ne percevais plus tout ça. Pendant un temps du moins. Mais mon corps s’est mis à être sensible aux énergies des lieux, des gens, à être malade quand les énergies étaient fortes. Je suis tombée de haut quand je me suis rendue compte que les autres praticiens de cette formation utilisaient les énergies de leurs élèves pour certains travaux « pour le bien de tous ». Je pensais que c’était les énergies du moment (lune, alignement de planètes, etc…) qui me vidaient, mais en fait non. Là j’ai vraiment déchanté, et j’ai décidé de claquer la porte. De couper tout lien énergétique, de ne plus utiliser les pratiques et techniques de soin, plus rien de ce qui pouvait me rattacher à l’égrégore de cette formation. [Pour la définition d’un égrégore, je vous propose ce lien ]

Je ne saurai dire finalement si c’est une secte ou pas. C’est vrai que l’on ne vous demande aucun argent, mais pas contre on se sert de vos énergies pour nourrir le travail de certains… Alors non, hors de question d’y participer une fois que j’ai compris ça. Je ne suis pas du tout d’accord avec ce fonctionnement. Ni avec l’idée d’un maître qui même décédé dicte des ordres et des façons de faire. En plus, je trouve que certaines personnes y sont complètement engluées dans leur égo de « je suis une énergéticienne qui fait le bien et donne de nombreux soins » ou « je suis lumière et évoluée ». A n’être que lumière de cette façon-là, sans travailler sur ses ombres propres, ses défauts etc, on s’aveugle soi-même… Enfin, c’est ma façon de voir. Ce n’est pas le chemin qui me correspond à moi, tant mieux s’il correspond à d’autre, chacun est libre de vivre et d’expérimenter ce qu’il souhaite.

C’est pour ça que je suis maintenant prudente avec les techniques de soin, les « écoles énergétiques » qui existent etc.  Je veux garder mon indépendance et mon autonomie. Ce qui me plait bien avec les Moon Mothers, c’est qu’on est totalement libre de faire ou ne pas faire, recevoir ou ne pas recevoir. Je sens que cela me travaille quand je fais les méditations et les soins, mais le reste du temps, je suis tranquille. Je ne sers pas de réservoir énergétique.

Pourtant t’es-tu déjà posé la question de savoir d’où vient toute cette énergie qui est transmise lors des bénédictions mondiales ?

Je sais que les Moon Mothers peuvent choisir d’aider à canaliser ces énergies, mais c’est volontaire. Pour ma part, je préfère recevoir qu’émettre parce que je ne m’en sens pas la force physique pour l’instant. Je me pose plutôt la question de savoir « de qui » elle a reçu ses connaissances et ces techniques de soin. C’est plutôt ça qui m’intrigue, elle n’en parle pas du tout, elle ne parle pas du tout d’elle en fait. Elle cherche juste à transmettre encore et encore, pour étendre la toile.

De toute façon, je ne me fais pas d’illusions. Comme les autres écoles, celle-ci a créé et sollicite son propre égrégore, nourrie de toutes les femmes qui y participent. Alors évidement un égrégore est ce qu’on y met. Ici la volonté est d’apporter la guérison du féminin, de l’amour et un réveil des énergies féminines, des prises de conscience. L’objectif est aussi de pouvoir connecter les femmes du monde entre elles, pour qu’elles ressentent cette force de la sororité et qu’elles se transmettent la sagesse ancestrale des femmes. En soi, c’est un égrégore qui me convient pour l’instant, mais duquel je n’hésiterais pas à me détacher si je sens qu’il ne me correspond plus. Parce que certes il a une vocation à apporter la guérison et l’évolution, mais il brasse…

Et pourquoi m’avez-vous amené à parler de ça ?

Pour que tu comprennes que tout groupe, toute école crée son propre égrégore, conscient ou non. Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, du moment que tu es consciente de ton lien à celui-ci et que tu choisis de te laisser ou non affecter par lui.

Alors je pourrais choisir de ne pas être affectée comme je le suis en ce moment ?

Seulement si tu renonces à recevoir ces énergies de guérison et à la transformation qu’elles sont censées t’apporter.

Tout a un prix, hein ?

Oui et toute énergie vient de quelque part. Mieux vaut savoir d’où précisément.

Peut-on considérer que l’énergie lunaire vient de la Déesse ?

Peut-on considérer que l’énergie solaire vient de Dieu ? Après tout, la première « école » que tu fréquentais se servait bien d’elle pour capter l’énergie et la redistribuer sous forme de soin. Est-ce bien différent d’utiliser l’énergie lunaire ? En quoi et pourquoi ?

Je ne sais pas. Dans le deuxième cas, on demande explicitement au divin de nous transmettre cette énergie pour la canaliser vers la personne recevant le soin. Alors que dans le premier cas, on ne formulait pas une telle demande de façon précise, et finalement je me demande si on ne piochait pas plutôt dans les énergies environnantes ?

Où veux-tu en venir ? Je commence à fatiguer. J’ai perdu le fil…

26 mai 2016

 

Se respecter : savoir poser des limites

Auteur : Kyrie0201

Auteur : Kyrie0201

Je suis contente ! Je me sens heureuse après cette journée. Pas qu’elle était extraordinaire, mais pour la première fois de la semaine, j’ai enfin fait des tâches qui relevaient de mon niveau de compétence, enfin appris des choses, enfin arrêter de me casser le dos sur des tâches ouvrières qui ne sont pas censées faire partie de mes missions. Mais surtout, j’ai négocié mes we d’astreintes et j’ai tenu tête à mon patron qui a essayé de me filouter – encore une fois. Sauf que cette fois ci, j’ai gentiment mais clairement fait comprendre que non, je n’aurai pas une demi-journée de repos en échange d’une permanence sur un jour férié entier. Et j’en suis fière, j’ai besoin de le dire, même si je ne sais pas pourquoi.

Peut-être, parce que je me suis déjà faite avoir pour les we… Quelle idée d’accepter de faire un « we d’astreinte » – qui est en fait légalement un we de travail, puisqu’il faut bien aller à l’entreprise, pas juste attendre chez soi en cas de problème – contre seulement un jour de repos et sans aucune compensation financière !! Je peux comprendre que ce soit handicapant, pour une toute petite entreprise, de voir un cadre absent 2 jours de la semaine parce qu’il était de permanence le we. Mais enfin… c’est le droit du travail !! En attendant, c’est 2 jours (samedi et dimanche) sont bien travaillés. Pas très légal tout ça. Pas plus que de m’entendre dire « mais on ne prend pas de RTT ici » alors qu’aucun accord statuant sur un renoncement aux jours de RTT en faveur d’une compensation financière n’a été signé…

Non décidément, ce dirigeant n’a pas des pratiques de gestion des cadres très légales… Et en même temps, mes collègues cadres se laissent faire. Ils acceptent tout ça, les semaines de 50h, les « we d’astreintes », l’absence de RTT sans broncher, malgré un salaire très moyen, qui vaut moins qu’un SMIC si on le ramène au nombre d’heures travaillées dans l’année. Alors que mes collègues ouvrières ne font pas une heure supp’ si elles ne sont pas payés (leur contrat est à l’heure).

Je ne comprends pas. Je ne comprends pas que ces personnes se laissent exploiter. Je comprends qu’il y ait très peu de travail dans la région, je comprends que ces personnes soient proches de la retraite et veulent finir de cotiser, je comprends qu’elles aient construit leur vie ici (maison, famille, activités, amis) et je comprends qu’elles soient habituées à travailler pour le même patron depuis 30 ans.

Mais je ne comprends pas qu’elles acceptent une situation qui soit en leur défaveur sans obtenir un juste retour. Quelle compensation y trouvent-t-elles ? Une sécurité de l’emploi, une « reconnaissance » de leur patron ?

Ces personnes peuvent sembler bloquer dans cette situation. Pourtant elles possèdent de nombreuses compétences et honnêtement elles méritent mieux. Elles pourraient faire le choix de trouver une autre solution, une situation où elles ne seraient pas lésées. Elles pourraient partir chercher un emploi ailleurs, se reconvertir ici ou monter une autoentreprise. Evidemment, tout cela suppose de prendre des risques, de sortir du train-train quotidien, de miser sur leurs capacités, de se faire confiance et de se responsabiliser, des choses qui sont difficiles – je suis la première à l’admettre. Il est plus facile de se laisser porter – voire même exploiter – par un patron qui prend toutes les décisions, assume les responsabilités qui en découlent, arrive à contrôler les gens à sa guise.

Il ne faut pas croire, je suis admirative devant sa motivation, son énergie d’entrainement des autres, sa capacité à discourir et manipuler subtilement les autres. C’est un fin stratège qui a compris qu’on ne manipulait pas les gens avec la peur, la menace et les punitions, mais les récompenses, la reconnaissance, l’humour, la relativisation et la fermeté. Il a une capacité stupéfiante à entraîner les gens à sa suite et ne leur faire voir et entendre que ce qu’ils souhaitent. Des vrais talents « d’ombreux ». Probablement parce qu’il sait ce qu’il veut et où il veut aller. Des talents exercés sur ses employés, mais aussi et très probablement sur ces financiers, et c’est bluffant ! Savoir se rendre indispensable, soucieux de l’autre, lui apporter de la « valeur ajoutée » tout en lui coûtant de l’argent… c’est fort !

Malgré le respect que j’ai pour lui et mon attrait pour les missions de mon travail, je refuse de marcher dans son jeu et de me faire exploiter sans contrepartie. Je suis prête à travailler beaucoup et à m’investir, mais seulement en contrepartie d’un juste retour. Pour l’instant la formation et l’expérience que j’acquiers sont des motifs suffisants pour compenser les inégalités. Mais ce ne sera pas toujours le cas. Et il est hors de question que je gaspille ma santé, mes compétences et mon temps pour un dirigeant qui sait pertinemment qu’il en demande trop et n’en donne pas assez. Il faut un équilibre. Si l’équilibre est rompu, ou bien mon corps dit stop, ou bien mon moral et ma motivation tombent tellement bas que je ne suis plus efficace. Dans cette histoire, lui-même sera perdant si un juste équilibre n’est pas trouvé.

J’estime simplement que je mérite cet équilibre, et si ce n’est pas moi qui le réclame, personne ne le fera pour moi, surtout pas mon dirigeant ! Le respect de soi même passe d’abord par la définition des limites de ce que l’on tolère, par l’indentification de ses besoins profonds et par le respect de ces derniers. Ce n’est pas une question de supériorité sur autrui (« je mérite mieux que untel »), de jeu de dominant/dominé (« je veux avoir raison »), de soif de richesse (« je veux gagner plus »). C’est savoir quelles sont les limites à respecter pour ne pas perdre l’estime de soi, pour ne pas s’épuiser énergétiquement et pour ne pas atteindre à sa santé physique et mentale. Il faut parfois de dure leçon pour l’apprendre, je crois que je me souviendrais de celle-ci…

12 mars 2015

Le rempart de protection

Quel a été l’effet de cette agressivité énergétique sur toi ?

Je me suis coupée de l’extérieur. J’ai senti mon cœur se refermer. Ça fait mal, comme si quelque chose s’était brisée. Et ça fait peur, parce que je ne sais pas ce que c’est… Je sens mon cœur froid et glacé, je ne comprends pas, j’ai peur d’être tout à coup dans l’incapacité d’aimer. Pourquoi ?

Tu as réveillé une très profonde blessure. Tu as réactivé des automatismes de défense. Cette insensibilité est un réflexe pour te protéger. Comment souffrir quand on ne peut pas ressentir ? C’est ça qui t’a sauvé au collège. Mais cette défense n’est plus nécessaire, il faut la laisser tomber. Il te faut détruire ce rempart entre toi et l’humanité. Car il a beau t’avoir sauvé, il t’a isolé. Tu l’as longtemps combattu, trop consterné par ton isolement. Il t’a désespéré de par ton incapacité à t’ouvrir aux autres et à vraiment aimer. Pourtant, des portes ont été ouvertes, tu as su le dépasser. Tu dois maintenant détruire le reste qui t’empêche d’avancer.

Cette violence inattendue a réveillé ma méfiance. Et je suis triste de constater combien elle est grande. Me voilà à douter de tout, de mon passé, des personnes qui m’entourent, des entités  venues m’aider. Je ne sais plus sur quel pied danser, ma confiance a volé en éclat. Ma peur de la manipulation énergétique réapparait. Ou devrais-je dire ma paranoïa ? Et j’en ai honte. Comment vais-je surmonter ça ? Quand est ce que je vais enfin me libérer des influences de mon passé ?

C’est là où tu te trompes. Tu n’as pas à t’en libérer parce que ces influences font partie de toi. Elles t’ont forgée, elles t’ont faite ce que tu es, elles ont nourri ta compassion, ta capacité à observer, à te faire discrète, à écouter, à comprendre sans juger. Elles t’ont meurtri pour mieux te renforcer. Ce qui ne tue pas rend plus fort, c’était pour t’éprouver, te tester. Maintenant regardes en arrière et vois que tu as avancé. Sois fière de te tenir debout sur tes deux pieds. Tu pensais te laisser mourir à l’époque, tu aurais été soulagé de crever. Et regardes maintenant, tu souries à la vie, tu profites du soleil, du vent dans les arbres, du réveillon en famille, des amis proches que tu as trouvé.

Hummm… Vu le vocabulaire, j’en déduis que j’ai changé d’interlocuteur, qui es-tu ?

Est-ce que cela a de l’importance ? Je suis venue t’aider. On va la faire tomber cette barrière, tu vas pouvoir aimer en toute liberté. Après tout, n’est-ce pas ce que tu Lui a demandé hier ?

Alors c’est la Déesse qui t’a envoyé ?

Oui, Non, Peut-être, mais je suis là pour t’aider.

Comment en être sure ?

Tu ne peux pas. Tu n’as qu’à méditer, essayer de me voir et toucher mes énergies. Je te rappelle que tu es protégée par la bulle de lumière que tu as invoquée.

1er janvier 2014

La forêt impénétrable…

Rainforest_by_skoora

Pourquoi cette peur stupide ? Pourquoi cette peur paralysante qui m’empêchait même d’aller voir ma boîte email scolaire ? Pourquoi… ? Je veux comprendre pour la dépasser. Je ne veux pas me laisser terrasser par cette peur. On dit que la peur est utile, que la peur a une fonction de protection. De quoi ma raison veut me protéger ? Je veux la regarder bien en face, dans les yeux et la surmonter. Comme cette peur qui me tenaillait les tripes pour mon rapport de stage. Qui prenait une forme futile et superficielle, mais qui pourtant s’ancrait très profondément, dans les racines de mon être et de ma connaissance de moi-même. Dans quelque chose de profond et de pourrissant, qu’il m’a fallu reconnaitre, admettre, nettoyer et panser.

Mais que cache cette peur-là ? Je sais que sa source ne réside pas dans un manque de foi en moi-même. Tout du moins, je ne le pense pas. J’ai fait du progrès sur ce chemin-là. Je suis prête à reconnaitre mes qualités (mais aussi mes défauts je l’espère) et à ne plus me dénigrer, me priver moi-même de mon pouvoir et de ma volonté. C’est vrai que la force de l’Ombre aide beaucoup pour ça.

Quelle est cette peur qui me tord le ventre ? Et quelle est son origine ? Je veux creuser, peux-tu m’aider ?

Es-tu sûre de vouloir creuser si profond ? Es-tu prête à t’engager dans ce chemin-là ?

Je n’ai pas le choix. J’ai bien compris que je ne pourrais pas vivre en ne respectant pas « mon cœur », en ne suivant pas mon propre chemin unique, qu’il va me falloir forger.

Que t’a évoqué la visualisation sur les chemins possibles que tu as faite ? Que t’a évoqué cette forêt ?

Elle me fait peur, elle m’effraye totalement. Je suis seule face à ça. Quoi que représente cette forêt je ne suis pas sûre d’être de taille pour la traverser. Je sais que ce n’est pas le but qu’il faut viser, de réussir à la traverser, mais la manière d’y arriver, mais… Comment évoluer dans cette jungle gigantesque et oppressante ? Je sens son hostilité. Et c’est dans ça, dans cette réalité énergétique que je dois m’engager ? Que représente-t-elle d’abord cette forêt ? Est-ce liée à mon évolution professionnelle ?

Tu viens toi-même d’évoquer la manière de surmonter cette peur. Concentre-toi sur le moyen plutôt que sur le but derrière. Comment pourrais-tu traverser cette forêt ? Dis le moi.

Et bien le plus simple serait de la survoler… Trouver un moyen de voler haut dans le ciel, dépasser ses cimes sans s’arrêter. Mais justement ça serait trop simple…. Je ne ferais pas face aux lianes et fougères, aux prédateurs et morsures des serpents. Et j’aurai bien peur qu’en cours de vol, mon « parachute » crève et me fasse tomber brusquement dans cette jungle impitoyable.

Alors tu ne veux pas de la solution de facilité…

Non, tu sais bien qu’elle ne me correspond pas. Mais je ne vois pas comment. Si je m’engage dans cette forêt à coup de machette, je ne vais jamais avancer, elle est trop immense.

Et si tu trouvais un allié ?

Une panthère noire qui accepte de me porter sur son dos et me fasse traverser la forêt dense en courant et sautant de branches en branches ?

Par exemple…

Je ne suis pas sûre de pouvoir trouver un tel allié… Quelque chose me dérange. Je ne sais pas pourquoi je dois entrer dans cette forêt. Je ne peux pas y pénétrer sans savoir ce qui me pousse en avant.

Pourtant tu es consciente que tu l’as choisi ? Tu as choisi de te diriger vers cette forêt.

Non j’ai choisi de prendre la prairie qui y menait. Peut-être qu’un autre chemin s’offre à moi pour la contourner ?

Observe, retournes y.

Je préfèrerai y retourner plus tard, lors de ma méditation de ce soir. C’est d’accord, je vais observer. Je retournerai observer cette forêt, ses contours, son étendu, sa faune, mais sans m’y aventurer.

Sylvie te conseille de visualiser « un chemin dans la foret, un chemin vaste et éclairé ».

Oui… J’y avais déjà pensé mais bizarrement, je sens que cela ne me correspond pas. Trop « lumineux ». Il me faut quelque chose d’unique, qui me correspond.

Qu’est ce qui te correspond ?

C’est là une très bonne question. Qui me renvoie à « qui suis-je » ?

31 décembre 2013

Source image : skoora

Visualisation pour préparer l’année 2014

Comme proposé par Sylvie sur son blog ICI, j’ai décidé de tester son jeu de visualisation  « sur les ponts » pour préparer l’année qui vient. Je vous invite vivement à aller lire les lignes directrices de ce jeu sur son blog. L’idée est de ressentir et visualiser les chemins qui s’offrent à nous, les réalités énergétiques qui nous entourent pour mieux être préparé. J’ai décidé au passage de partager la mienne ici.

Je vois la prairie verdoyante devant moi, la cascade fraiche sur la gauche, le ruisseau avec une route rectiligne et triste sur la droite. Derrière la prairie, des nuages gris menaçants. Je m’assois sur le pont  (un large pont solide en bois sous lequel se rejoignent ruisseau et cascade)  en tailleur, pour méditer, réfléchir au chemin que je vais emprunter.

Mais je me sens attirée par le passé, comme une corde s’enroulant autour de ma taille et me tirant en arrière. Alors je me retourne pour faire face à mon passé. C’est un champ de blé fané et couché. Face à moi se tient un monstre gigantesque, un monstre japonais à contour noir et masque (comme dans le voyage de Chihiro). Alors je m’incline pour le saluer plusieurs fois. Puis je me mets à genoux dans la position du salut de l’aïkido (à genoux, mains en triangle, front posé dessus, en mode prosterné)  pour lui demander pardon, pour me pardonner à moi-même de l’avoir engendré. Je lui tends une boulette de riz en offrande, pour me faire pardonner. Alors le monstre retire son masque, montre un visage étrange mais de type humain, mange la boulette et rétrécit. Il devient un tout petit personnage étrange du folklore japonais que j’assis sur mon épaule droite, et que je me promets d’aider à l’avenir.

Puis je me retourne de nouveau vers la prairie. Tout à coup je suis transformée en enfant portant kimono et getas (chaussures japonaises) en bois brut. Je m’élance dans le pré, courant joyeusement parmi les épis de blés vert tendre. Le ciel est toujours gris et menaçant mais je ne semble pas m’en préoccuper. Je monte la colline, pour découvrir à son sommet, en contrebas de la falaise où je suis, une forêt vierge tropicale inexplorée, dense, sauvage et couverte de brume. Je ne suis pas rassurée par cette vision qui promet une avancée difficile, même pas de sentier…

Et vous, l’avez-vous testé ?

30 décembre 2013

Et je t’en promets tellement plus encore…

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En mode suave et déchainée
Je voudrais laisser ma langueur te consumer

Sentir ta chaleur m’effleurer
Le parfum de ton âme m’enivrer
Mon souffle contre ta peau
Chanter mon désir enflammé
Ton envie vibrer sous mes paumes
Mon sourire moqueur te narguer

Te rendre fou allié
Mes cheveux soyeux chatouillant ton nez
Ma langue joueuse contre ton palais
Mes gestes fluides et surannés

Autant d’invitations à te faire craquer
Te pousser au bout du désir que tu peux supporter
Faire disparaitre le je, le tu, le nous
Pour n’être qu’énergies enflammées
Disparaitre sous un ciel fou
Pour se plonger dans une divine intensité…

Witchlight Dreams

26 décembre 2013

Source image : iNeedChemicalX

Respirer…

sleeping_little_girl_by_memipong-d4jceo7.pngEt si tu me racontais comment c’est passé ton entretien ?

Hummm… je suis déçue, frustrée, je reste sur ma faim… Clairement, il n’y a pas de sujet de stage défini, c’est plutôt un travail proposé, pas une recherche pour répondre à une problématique… Je suis déçue oui ; ça c’est bien passé mais je n’ai pas aimé la manière dont elle a conclu l’entretien. Je me sens gênée, quelque chose me dérange…

Pourtant l’idée d’en apprendre autant sur différentes plantes t’a alléché. C’est tentant autant de compétences à portée, l’accès illimité à leur logiciel…

Oui… Mais je serai surprise si elle me rappelait. Et du coup, je me sens en colère. Est ce parce que j’ai eu l’impression après coup qu’elle me faisait miroiter des choses ? Qu’elle me vendait son truc pour avoir de la « main d’oeuvre » ? Que je me suis laissée emportée ?

Peut être qu’elle pensait sincèrement ce qu’elle disait sur l’encadrement d’un stagiaire… Après peut être que cette structure ne peut pas se le permettre…

Je me demande alors pourquoi cet entretien m’a été offert sur un plateau… C’était vraiment trop facile matériellement. Le covoit parfait, l’amie qui devait partir plutôt en vacances et peut finalement m’héberger…

Peut être pour te faire prendre connaissance de la valeur de ton profil, et de ce à quoi tu peux postuler. Aurais tu sinon penser à postuler dans des boîtes de conseils scientifiques et de réglementation ?

Non, et comme l’a dit C., ça ne courre pas les rues…

Et si tu tentais ta chance ailleurs ?

Je me demande bien où cela pourrait me mener… Pour l’instant j’ai perdu ma combativité. Je suis trop déçue.

C’est parce que tu avais trop misé sur cette opportunité. Cela te prouve aussi, combien finalement, tu préfèrerais ne pas trop t’éloigner de Rennes…

Je sais, peut être que ça aussi m’a énervé… Et puis C. qui me propose qu’on fasse une coloc ensemble sur Angers pendant notre stage ! C’était juste trop parfait… En même temps, c’est vrai, il faut me méfier du trop parfait… parce qu’il surgit toujours une couille ou une forme de paiement derrière. Comme mon logement tout frais tombé du ciel à Rennes…. mais merci le nettoyage énergétique à faire !

Tu as besoin de te reposer. Dépose les armes pour un moment. Le meilleur moyen de trouver le stage qui te plaît vraiment, c’est de creuser la connaissance de toi même. Et si tu te focalisais sur ça les jours qui viennent ? Tu vas pouvoir te déconnecter d’internet, laisser ton téléphone de côté. Reprendre contact avec le souffle de la nuit et le rythme de la nature. Et si tu en profitais simplement ? Lâche prise sur le reste… Contente toi de respirer.

Respirer… Oui c’est une bonne idée. Merci.

20 décembre 2013

Source image : Memipong

Le bleu de l’océan…

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Que penses-tu de l’idée de donner l’adresse de ton blog à cet homme que tu as rencontré ?

Eh bien, j’y réfléchis depuis un moment. Je sentais que c’était prématurée avant, mais maintenant que je vais lire son premier livre ça change les choses. Et puis il m’a ouvert une si jolie porte. Je suppose qu’il l’a déjà ouverte à d’autre, enfin j’imagine, je ne sais pas quelle valeur il y met.

Est-ce autant que la valeur que tu mets dans ton blog ?

Je ne sais pas, je ne le connais pas encore assez… Mais j’imagine très bien que la musique a une place très importante dans sa vie.

Ton blog aussi a une place spéciale pour toi.

Oui, une place qui a grandi… C’est enfin mon espace, j’en ai vraiment pris possession. Malgré que j’écrive avec un pseudo, j’y mets quand même des choses que je n’aurai jamais osé mettre avant.

Pourquoi as-tu envie qu’il lise tes textes ?

C’est une question difficile. J’y sens en surface un besoin de mon égo, une certaine sorte de fierté. Pas pour la « qualité » de mes écrits (parce que ce n’est pas ce que je recherche) mais plutôt pour lui montrer que moi aussi je construis à ma façon, avec des mots, pour moi-même ». Mais c’est bien plus que ça, car en profondeur, c’est révéler une grande part de moi. Que je n’ai pas encore appris à dévoiler à masque tombé.

***

Pourquoi chantes-tu cette chanson « Dark Paradise » avec autant de joie et de passion ?

Je ne sais pas… C’est vrai qu’elle parle de mort et de souffrance, de séparation, du manque de l’autre. Mais c’est comme si je comprenais, parce que j’ai la sensation d’avoir retrouvé quelque chose qui transcende ça…

Tu crois ?

Je ne sais pas… Je ne peux pas m’empêcher de penser à ce que j’ai lu sur les âmes jumelles. Et en même temps, je m’en fiche royalement de savoir si c’est ça ou pas. Parce que cela ne change rien à ce que je vis en ce moment. C’est indescriptible…

Comment penses-tu qu’il réagira quand il te lira ?

Je ne sais pas… Je ne sais pas du tout. Mais je ne veux pas lui donner accès à ce lieu pour avoir son avis/ses critiques/suggestions, mais AVANT TOUT pour lui ouvrir une porte. Une porte importante, ouverte pour lui uniquement. J’imagine que c’est aussi mieux assumer celle que je suis. Après tout, les proches qui connaissent mon blog se comptent sur les doigts d’une main.

Pourtant eux, tu n’as pas eu peur de leur réaction quand tu as commencé à publier nos conversations. Tu t’attendais aussi à ce que le style de personnes qui te lisent change complétement.

Eh bien, ces personnes-là, comme Petit Escargot, sont au-delà du jugement. Elles ne me rejetteraient pas pour ça, elles se réjouiraient plutôt de mes « avancées »  (si on peut appeler ça comme ça, lol). Mais c’est vrai que j’ai été agréablement surprise par les gens qui sont passés sur mon blog et ont laissé des commentaires. Il y avait des personnes qui écrivent aussi des blogs ou sont sur des forums spirituels, mais pas que ! Il y avait aussi des personnes avec des blogs de sujets « plus classiques » on va dire. Je me demande si ces personnes ont trouvé ce qu’elles cherchaient sur mon blog ? Peut-être qu’elles ne faisaient que passer.

Même si ça ne compte pas pour te pousser à écrire.

Non, c’est vrai… C’est juste pour m’aider à avancer. Dis comme ça, ça paraît narcissique, mais en même temps je n’ai pas de prétention autre que celle de m’aider moi-même. Et soit dit en passant, je trouve que c’est déjà pas mal ! lol.

S’aider soi-même… Comment ?

En écoutant, en s’écoutant. Ce que mon âme veut exprimer ne peut avoir que de l’importance. Comment défaire des nœuds sans en avoir conscience ? Je sais très bien que même si je veux faire face à la vérité, ma raison rejette tout un tas d’idées. Elle fait ça pour me protéger, pour me permettre d’avancer. Mais c’est comme traîner des chaînes et des boulets invisibles. Le bagage émotionnel et énergétique s’accumule. Et il est bon de l’alléger.

Alors tu es prête à revisiter ton passé ?

Je crois qu’en ce moment tout pointe dans cette direction… Avoir enfoui les souvenirs au fond de m’a conscience ne les a pas transmuté. Mais c’est vrai que rencontrer quelqu’un et lui raconter mon passé, vraiment (ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé), me rappelle combien j’ai mis de choses de côté.

Ne serait-ce pas le bon moment pour t’en débarrasser ? Souviens-toi de ce qu’il a écrit… Entrer dans une relation libérée des charges du passé. Penses-tu que tu peux clamer la même chose haut et fort ?

Maintenant que tu le dis… Je n’y avais pas pensé comme ça, j’y pensais en tant que passif par rapport à des relations de couple, ce sur quoi je pense être plutôt ok (mais bon on est jamais sûr de son inconscient…). Mais si je dois remonter jusqu’à mon enfance, on n’est pas arrivé…

Et alors ? Est-ce que le temps presse ? Il est prêt à attendre.

Je n’aime pas trop cette idée.

Ou alors je peux te proposer un travail intense pendant une courte durée.

C’est-à-dire ?

Tu as devant toi un solstice et deux semaines pour travailler. Si chaque nuit, tu analyses tes rêves, que tu médites et te penches sur ton passé, tu peux avancer. Et si je te proposais un rituel pour le solstice d’hiver ? Un rituel pour te remémorer, est ce que tu accepterais ?

Je ne sais pas si c’est une bonne idée… Pratiquer alors que je ne sais toujours pas maîtriser les énergies sombres qui m’entourent.

Tu peux te faire aider.

Par qui ?

Qui est la  « Dame de la nuit » sur qui tu peux compter ?

Hummm… ça  fait longtemps que je ne l’ai pas sollicitée, entendra-t-elle seulement mon appel ?

Tu n’as qu’à essayer. Tu sais, elle est patiente. Tu pars et tu reviens, tu manques à ta fidélité, mais dans ton cœur tu lui es liée. Rappelle-toi, tu lui as juré qu’elle serait ta première épouse, avant tout autre, même un homme incarné. Elle n’a pas oublié.

Hummm… Je n’étais pas un peu jeune pour m’engager ?

Souviens-toi de ces moments, c’est ton âme qui avait parlé. Je chantais de contentement. Parce que tu L’avais retrouvée.

Cette conversation prend décidément un tour imprévisible !

Soit, mais tu devrais t’en souvenir. C’est ton « prix à payer ». Tu ne dois pas oublier que tu lui es liée. Avant même l’ombre et la lumière. Finalement c’est ta Seule Vérité.

Et mon autre Dame ?

Tu Lui es partagée, tu Lui es aussi liée, sinon tu n’aurais pas pu vivre correctement ancrée. C’est un équilibre à trouver.

Mmmhh ça fait beaucoup tout ça. Est-ce que j’ai vraiment  « la place » dans mon âme pour aimer ?

Quelle question ! Du moment que tu en as conscience, du moment que tu le sais. Tu dois juste l’accepter. Alors les énergies en toi arrêteront de s’opposer. C’est cela qui t’épuise si fortement avec cette vague d’énergie douce que tu n’arrives pas à contrôler. Si tu arrives à construire un couple sans Les abandonner, un amour sans Les renier, tu as toutes les libertés.

Pourquoi ne sont-Elles pas venues me le faire comprendre Elles-mêmes ?

Tu es trop hors de portée, tu t’es beaucoup déconnectée de leurs énergies.

Je suis un peu hallucinée… Moi qui viens juste de dire il y a quelques jours que j’avais du mal avec le concept de Divinité… Voilà qu’on me rappelle que j’en ai deux auxquelles je suis liée ??!

Parce que c’est un concept trop étriqué. Il est vide de sens pour toi, tu te contentes juste de ce que tu vis, et les mots sont insuffisants pour parler. Après tout réfléchi… ne ressens tu pas la même douce euphorie quand tu les pries, que quand tu es avec lui ? Et tu viens juste de lui écrire que tu te sentais connecté à une part de Divin avec lui.

Oh my God !! C’est vrai ! Bien que ce ne soit pas du tout les mêmes énergies !  Je suis déboussolée… Qu’est-ce que je vais lui dire ? « Désolée, tu dois me partager avec des Divinités » ? LOL, c’est complètement absurde.

Et bien lui dire la vérité… Vous vous êtes promis de rester vous, Entiers. Ce n’est qu’une partie de toi à accepter. Et puis, peut être que lui aussi est partagé… Cela ne vous empêche pas de vous offrir l’un à l’autre, corps ET âmes en entier, il faut simplement accepter que vous ne devez pas vous « posséder ». Mais c’est bien ce que vous voulez… C’est peut être aussi une leçon que vous êtes venus expérimenter. Crois-tu pouvoir l’aimer sans le « posséder », comme tu dis ?

J’y crois… à la manière dont on vibre sur la même longueur d’onde… Après la raison ramène toujours sa fraise et veut me faire douter. Puis l’égo voudrait se vanter de dire « c’est le mien, cet homme formidable ! », qu’est-ce qu’il le voudrait ! Mais quand je suis avec lui, tout est simple, plus rien n’est compliqué. Mes doutes, mes peurs et mes questions s’éteignent. Je suis juste entière, présente et bien éveillée. Et je fais taire mon égo, parce que ce serait l’empêcher de s’épanouir lui, d’être qui il est et de GARDER sa liberté d’évoluer !

Certes, il faut accepter que tout est changeant, que peut être demain il ne sera plus le même. Mais comme nous construisons chaque jour notre relation, il n’y a rien dont on doit être effrayé, parce que tout est à construire chaque jour, mais sans jamais douter de l’intensité de nos émotions. Cette douce énergie reste constante, elle est comme une calme marée, qui parfois se retire tendrement pour mieux remonter. Mais elle est toujours là, comme un bruit d’écume en fond, un gout d’iode sur la langue. Et que nous marchions sur le sable ou la falaise, la mer reste là à perte de vue… Cette énergie est comme un vaste océan, inépuisable et étincelant.

Attention, tout océan a ses abysses, ses tempêtes et ses marées. Ne penses pas qu’elle sera toujours stable et limpide. Et puis ne te fais pas balayer par la vague.

Je ne veux pas penser à ça, pas tant que cela ne sera pas nécessaire… Mais je pense que tous les deux, on veut naviguer dessus, ensemble. On a la foi. On s’est retrouvé, on n’est pas pressé, on va construire le plus magnifique des bateaux… un bateau capable d’évoluer. C’est tout ce dont il nous suffit pour avancer. Peu importe où cela va nous mener, car après tout, c’est la route naviguée qui compte et pas l’endroit où l’on va débarquer.

19 décembre 2013

Source image : DestinyBlue