S’affoler pour rien

Artiste : Guweiz

Décidément, c’est dernier temps, me poser pour écrire devient difficile. Surtout quand je me lève de très mauvaise humeur le matin, à cause d’une nuit interrompue par la sciatique à me retourner encore et encore dans mon lit, et puis à cause de rêves perturbants. Je sais bien que dans ces cas-là, ces rêves marquants qui ne « passent pas » correspondent à un message spirituel qui ne veut pas passer. Et je sais bien que sous la surface, si je me mets à gratter, je vais mettre à jour des choses désagréables.

Alors c’est clair, dans ces cas-là, mon mental freine des quatre fers pour ne pas écrire. Parce que c’est aussi un travail, sur moi-même, surtout quand mes guides spirituels s’invitent dans la partie, pour souligner certains éléments ou m’aider à des prises de conscience. En général, cela n’est pas forcément agréable.

Même si parfois salutaire ?

Oui, parfois salutaire… Mais bon sang, je déteste me sentir « comme ça ». Je me sens mal au réveil, je me regarde dans le miroir et je me trouve « moche ». Je sais bien que ce n’est pas tant mon image physique qui me fait sentir comme ça, qu’une subite montée de manque d’amour de moi-même. Je me regarde dans le miroir et je n’aime pas ma tête ces jours ci.

Ma peau est affreuse, alors que pourtant, j’ai tout fait pour l’aider à bien vivre la transition eau de robinet volcanique vers eau de robinet calcaire. Justement, je n’utilise plus que de l’eau thermale en spray. J’ai acheté des produits spéciaux pour les rougeurs, crème, masque, produit lavant. Bref, je fais des efforts et pourtant, cela fait bien longtemps que ma peau n’a pas été aussi « horrible »,  avec rougeurs, gonflements, poussée d’acné. Cela me décourage. Et que dire de mes cheveux ? Deux lavages au calcaire, et c’est fini, ils ont perdu leur éclat, leur volume et on dirait limite du plâtre…

Et ne parlons pas de mes cernes ! C’est quoi le problème alors que j’essaye de faire des nuits de 9 à 10h de sommeil ? Je fais attention à prendre un bon rythme, ne pas me coucher trop tard… Et j’étais contente parce que mes premières nuits, j’ai dormi comme un bébé, des nuits complètes comme je n’en avais pas faites depuis tellement de mois. Voilà que je me fais la réflexion qu’un sentiment de sécurité profonde (grâce à mon retour dans la maison familiale) aide probablement à mieux dormir, et bim la nuit suivante… Insomnie, réveil sans raison, impossible de me rendormir avec ma sciatique. C’est à s’arracher les cheveux !!!

Je ne comprends pas pourquoi je me sens si mal. « I’m feeling like crap ». Est-ce mes hormones qui me rendent à fleur de peau et me donnent constamment envie de pleurer ? Est-ce tous ces changements dans mon environnement qui me perturbent tant ? Pourtant, j’essaye de faire preuve de douceur, de ralentir et de faire des pauses, notamment quand je vois que je me fatigue trop à trier mes cartons. Je me suis acheté un nouveau pull tout doux et tout rose. Je suis allée chez le coiffeur.

Mais surprise, mes efforts n’ont pas l’effet escompté ! Quand la coiffeuse a eu fini de me couper les cheveux, j’ai eu très envie de pleurer. Oui, pleurer, vous avez bien lu. Elle m’a coupé les cheveux trop courts, ce n’est pas du tout ce que j’avais en tête. Certes, j’avais envie de « changer de tête » parce que je n’en peux plus de la mienne ces derniers jours. Mais je ne m’attendais pas à un changement si radical, et cela m’a choqué. C’est dire combien je me sens à fleur de peau…

Alors je me demande : c’est quoi le fond du problème ? C’est quoi qui en réalité ne va pas ? Je ressens un profond ras le bol. Mais de quoi ? Cela fait à peine une semaine que je vis de nouveau chez mes parents, ce ne peut pas être déjà ça… alors que cela se passe plutôt bien. Non ?

Peut-être est-ce un découragement par rapport à la maladie. J’essaye de retrouver une équipe médicale compétente, et c’est un peu la croix et la bannière… Le gynéco spécialisé sur l’endo que j’ai vu m’a beaucoup déçu. Expéditif, toucher très douloureux, manque d’explications… De toute façon, la réponse a été claire, mon cas est trop complexe pour lui, il me renvoie vers un confrère de Bordeaux. Ce qui n’est pas plus mal, vu que je ne me suis pas du tout sentie à l’aise avec lui. Donc j’attends des nouvelles de ce monsieur… En espérant que la communication marche bien entre les deux.

Mais en attendant ? Le gynéco a été très clair : pour lui l’opération est indispensable, INDISPENSABLE, peu importe combien de temps j’attends, que je veuille des enfants ou pas… Il me dit que je peux tester le reste, infiltration épidurale pour la sciatique, la cure thermale pour l’endo, mais que pour lui, l’opération sera nécessaire. Pour éviter l’infiltration de l’endo dans les intestins, pour l’instant il suffit de « racler sans résection ». A la bonne heure, j’ai de la chance…

Et je crois que c’est cette pilule-là qui ne passe pas. Qui ne passe vraiment pas. Ma mère n’a pas compris pourquoi après cet affreux rdv médical, je tenais à m’offrir des boucles d’oreille. Mais moi je sais, c’était pour me remonter le moral, pour soigner et faire preuve d’attention auprès de ma femme intérieure, meurtrie par un examen très indélicat, déprimée par les propos du médecin. Mais cela n’a pas suffit, il faut bien que je m’en rende compte.

Pourquoi est-ce que je me sens moche ? Parce que je sais que mon ventre est un gros bazar et que je ne cesse de devoir expliquer la maladie qui me touche et ses possibles conséquences : 50% de stérilité ? Parce que dans ma tête je sous-estime cette maladie et que la réalité vient de me rattraper ?

Pourquoi dans cet affreux contexte je rêve de bébé et d’accouchement ? Pourquoi je cauchemarde d’un centre de recherche pour la maladie qui se révèle en réalité être une « pondeuse », un lieu où l’on met les femmes enceintes contre leur volonté, pour vendre leur bébé ?

Je ne comprends rien à ses rêves et à leur message. Mais je vois que le thème revient, encore. L’autre fois, c’était un rêve à la Matrix, où les femmes étaient exploitées pour faire des bébés, dans les espèces de cocons du film. Et s’il s’avérait que si elles étaient stériles, alors, pfuit, elles étaient évacuées comme des déchets…

Je sens bien que tout tourne autour de ça, la cause profonde. Mais, le nez dans le guidon, le schéma ne m’apparait pas et j’ai le sentiment de tourner en rond. Je ne veux plus rester les bras croisée, comme une victime, en attendant qu’une solution miracle me soit apportée. Il n’en existe pas. Je veux juste avancer vers un mieux-être, pas à pas. Mais j’ai le sentiment de butter contre un mur invisible. Pourquoi mes efforts habituels ne marchent-ils plus ? Qu’est-ce que je suis censée faire ? Comment rebondir ?

Tu as le droit d’accepter ta tristesse. Tu as le droit d’être choquée. Tu ne t’attendais pas à ce que le gynéco te dise ça. Tu as été très choquée.

Je ne veux pas d’une opération : on te fait des trous dans le ventre et on te racle tous les organes, en espérant ne rien oublier au passage ? Je trouve ça super violent et invasif ! Pourquoi faudrait-il en passer par une telle extrémité ? N’existe-t-il pas des méthodes plus douces ? Le corps n’a-t-il pas une capacité formidable d’auto réparation – comme on m’en a parlé en lien avec le décodage biologique ? Si les nœuds énergétiques de la maladie sont dissous, n’y a-t-il pas un processus qui s’engage au niveau physique ? Et les soins sur les mémoires cellulaires et leur reprogrammation ? Aucun soin énergétique ne peut agir et descendre au niveau de mon corps physique ? Pourquoi cela marche chez certain et cela ne marcherait-il pas chez moi ?

Une part de toi espère toujours une forme de guérison.

Oui, ce n’est pas comme si j’ignorais l’enseignement de cette maladie. J’essaye de comprendre, d’accepter, de prendre soin de moi. Entre le travail psychologique, l’identification des mémoires karmiques, mais aussi familiales dans cette vie, les soins chamaniques, le travail avec mes guides, les cercles de femmes… Qu’est-ce que je ne fais pas ? Qu’est-ce que je ne comprends pas ? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à dissoudre ces nœuds énergétiques ?

Parce qu’ils sont entremêlés chez toi sur plusieurs sujets.

Et alors ?

C’est plus long. Rappelle nous quel âge terrestre tu as.

Je me rapproche de mes 27 ans. Et alors ?? Cela fait 7 ans que cette maladie me fait travailler sur moi-même.

7 ans ce n’est rien. Ce n’est même pas la durée d’un cycle complet, qui est, nous te le rappelons de 9 ans.

ET ALORS ??!! Ce n’est pas cela qui me réconforte quand je pleure, ce n’est pas cela qui me calme quand je suis en colère à cause de la maladie, ce n’est pas non plus cela qui apaise mes douleurs. A quoi cela me sert de me rappeler que je suis jeune ?

A te rappeler que tu as du temps.

Du temps pourquoi ? A priori, pas pour guérir, vous m’avez fait comprendre que ma maladie ne disparaitrait pas…

Du temps pour grandir avec la maladie. Tu es si jeune, tu ne comprends pas encore la richesse de cet enseignement. Tu le comprendras plus tard et tu comprendras avec que ce temps, que tu trouves si long, t’en aura en réalité fait gagner beaucoup dans ta vie.

Comment ?

Par la sagesse qu’il t’aura apportée, par la réalité que tu auras expérimentée. La maladie n’est pas une fatalité, elle est un voyage vers vous-même et vers vos ressources intérieures. Ce que tu ne peux pas faire à l’extérieur, tourne-toi en toi-même pour le réaliser d’une autre façon. Il existe des tas de chemins pour aller vers un même résultat, c’est ça la beauté de la vie. Rien n’est tracé, c’est à vous de le décider. Tu peux décider de t’assoir et de faire une pause pour te ressourcer, ce que nous te recommandons, ou bien tu peux foncer. Tu peux tenter le raccourci, mais celui-ci te donnera-t-il la même richesse et la même satisfaction au bout ?

Ce n’est pas parce que tu ne vois pas vers où te mène tes pas, qu’il n’existe pas de cohérence. Sylvie le disait dans son commentaire, elle ne cherche plus le sens avant de marcher, elle le laisse émerger au fur et à mesure. Ne trouves-tu pas que c’est une façon de faire bien plus reposante ?

Je ne sais pas… Je pense que oui, mais cela marche bien si tu te sens guidée, si tu arrives à te laisser porter vers ce que tu sais être bon pour toi, même si tu ne sais pas quoi. Je n’ai pas du tout l’impression d’être guidée, ni de savoir dans quelle direction faire mon prochain pas.

Pourtant, nous sommes là à te répondre. Et si tu ne perçois pas la direction de ton prochain pas, c’est peut-être parce qu’il n’y en a pas pour l’instant. Peut-être est-il mieux pour toi de te reposer maintenant. Ne disais-tu pas que la Réunion t’avait épuisée ?

Si, mais il est difficile de se reposer sans avoir ne serait-ce qu’un futur objectif en tête, un pas qui attend. Tout le monde me le demande : et que vas-tu faire « après » ? « Après » quoi, on se le demande…

Et si au lieu de te concentrer sur cet après, tu te concentrais sur ton présent immédiat ? Un pas après l’autre. Un jour après l’autre. Peu importe ce qu’on te dit et quelles sont les attentes de tes proches. Et si tu te concentrais pour te sentir bien, là tout de suite ? Profiter du soleil, écouter le chant des oiseaux, méditer, dessiner, rire et profiter. Qui est pressé ? Le prochain pas a tout le temps d’émerger. A quoi cela sert-il de te dépêcher ? Laisse aussi à ton corps le temps de se reposer.

Je comprends ta logique, mais je n’ai rien devant moi. Aucune idée de comment je vais gagner ma vie, où je vais vivre, etc. En gros, vous me demandez de m’assoir juste au bord d’un grand précipice rempli de vide, et de ne pas avoir le vertige ? Vous me demandez d’être zen et de ne pas avoir peur, quand tout le monde autour de moi s’affole et me demande de regarder vers le bas ?

« Tout le monde autour de toi s’affole » et bien laisse les s’affoler. Ces émotions ne t’appartiennent pas et en réalité, c’est toi qui les projette. Elles ne font que te revenir par effet miroir. Les angoisses des autres sont les tiennes, et ces miroirs sont là pour te mettre le doigt dessus et te pousser à les surmonter. Plus tu seras zen et confiante en ton avenir, même s’il ressemble à une toile vierge, plus les autres le seront aussi autour de toi.

Ce n’est pas le moment de te mettre à gribouiller à la va vite. C’est le moment de rassembler tes pinceaux, avec patience et minutie, et d’apprendre à t’en servir dans le calme et la sérénité. Pour faire face à cela, nous t’encourageons à méditer tous les jours dans la nature. Pose toi dans le jardin, commence par 5 min, puis 10, puis 15 et quand tu arriveras à rester 30 min entière dans un état de paix intérieure, de présence et de centrage, alors nous pourrons passer à autre chose.

Merci.

21 avril 2017

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La puissance du coeur

Artiste : Serafleur

Je n’ai franchement pas aimé mes rêves de cette nuit… Encore au sujet d’attaques énergétiques. Je me suis réveillée une nouvelle fois de très mauvaise humeur, ne sachant pas comment comprendre ces rêves. Attaques réelles ? Avertissements ? Je déteste ce genre d’énergie collante qui me reste après… Et évidemment, je n’ai pas envie de me pencher dessus, au contraire, mon réflexe premier est plutôt de fuir cette réalité déplaisante et ces informations dont je ne sais pas quoi faire.

C’est vrai, je suis censée en faire quoi ? J’ai revu exactement le même chat que lors de la première attaque dans mes rêves inconscients, qui s’en prenait de nouveau à moi dans mon sommeil, en aspirant quelque chose par mon oreille droite… Dans mon rêve, je me réveillais et le mettais violemment à la porte en le menaçant de mort cette fois-ci s’il recommençait encore une fois…

Et pas un rêve, mais deux. Deux avertissements la même nuit. Dans le second rêve,  une femme prêt de chez moi, venait récupérer des déchets avec mon sang dans mes poubelles, pour s’en servir afin de créer des sorts contre moi, qu’elle enfouissait autour de chez moi. Encore et encore… Je devais les déjouer encore et encore…

Franchement, qu’est-ce que je suis censée faire de telle infos ? Comment je suis censée réagir à de tels avertissements ? Pourquoi ces gens veulent-ils s’en prendre énergétiquement à moi ? Les premiers, je sais, j’en ai déjà parlé avec mes guides. Mais la bonne femme de mon rêve, elle sort d’où ? Pourquoi ? Pourquoi dépenser tant d’énergie à me nuire ? Dans quel but ? C’est stupide, surtout que dans mon rêve, je déjouais toutes ses attaques.  Alors je préviens gentiment. Cela ne sert à rien. Ce n’est pas la peine…

De toute façon, tu as fait ce qu’il fallait concernant le premier type d’attaque.

Oui, je me demandais pourquoi ces rêves venaient juste après le stage chamanique d’initiation à des techniques de soin…

C’est justement parce que tu as fait ce stage que ces rêves sont venus.

Pour que je puisse appliquer certaines techniques… J’ai extrait quelque chose au niveau de mon oreille droite, quelque chose qui était profondément ancré dans mes énergies. Il m’a fallu l’aide d’animaux totems pour l’extraire tellement c’était « attaché ». Je ne suis pas bien sûre de ce que c’était…

De quoi ça avait l’air ?

Une espèce de clochette, un peu comme ce que l’on peut trouver sur certains colliers pour animaux. Ça m’a fait penser à un traceur. Un traceur énergétique.

Qui permet aux personnes de te retrouver n’importe où dans l’astral, et de pénétrer plus facilement dans tes énergies, parce qu’ils y ont un ancrage.

Hum, ce dont nous avions déjà parlé ? C’était vraiment profondément ancré dis donc. J’en ai encore mal à l’oreille.

Mais tu l’as extrais.

On dirait.

Tu ne devrais donc plus avoir à te soucier que ces personnes t’attaquent dans ton sommeil. Cela va être beaucoup plus compliqué d’avoir une prise sur toi, maintenant que tu as retiré leur traceur énergétique.

Mais comment a-t-il été possible d’en implanter un dans mes énergies aussi profondément ?

Cela fait longtemps qu’il a été placé en toi, et entre temps, il a pu développer toutes ces attaches noires que tu as vu, creuser son trou, en se nourrissant en partie de tes énergies sombres refoulées. Voilà pourquoi il s’est si bien maintenu et ancré en toi. Cela n’aurait pas été possible s’il n’avait pas trouvé de « nourriture ».

Cela m’aurait paru un peu fou comme idée avant… Mais…

Il existe de nombreuses réalités énergétiques invisibles à vos yeux normaux. En revanche, en utilisant les techniques que tu as appris ce we, il est possible de les détecter et d’agir dessus. C’est un des rôles des chamanes et des guérisseurs en règle générale. Le tout étant d’apprendre à développer cette capacité de perception ainsi que votre confiance en vous.

Oui… La confiance en soi et ses perceptions, c’est une des choses les plus dures je trouve avec les soins énergétiques. Faire confiance à ses ressentis. Quand je passe en mode « automatique » et que mon corps agit tout seul, guidé par les esprits ça va. C’est fluide, c’est évident. Mais dès qu’il s’agit juste de détection et de confronter des ressentis face à la personne, là tout de suite, c’est plus compliqué. Le mental revient au galop, il veut comprendre, il veut expliquer. Il veut faire des liens entre les perceptions et la réalité physique…

Pendant l’exercice, ma binôme – qui était une inconnue et ne savait rien de mes problèmes de santé – m’a surprise par la pertinence de ces ressentis. Elle a bien vu : mon problème de bassin, mon ovaire gauche stérile, même mon genou…

Et elle t’a aussi dit qu’elle avait senti quelque chose soit au niveau des yeux, soit au niveau de l’oreille droite. Mais tu n’as pas compris sur le coup.

Je pensais que c’était lié à mon hyperacousie. Mais maintenant, je me dis qu’elle a dû ressentir cet implant énergétique. Et je suis assez épatée…

Parfois, vous percevez des choses qui n’ont pas de réalité physique, ou bien qui ne se traduisent pas encore en symptômes physiques. Parce que soit le problème se situe sur un autre plan subtile, soit il n’est pas encore descendu dans les couches du corps physique. C’est là qu’il est le plus difficile de faire confiance à vos ressentis, parce que vous n’avez pas de corrélation à une réalité corporelle, vous n’avez pas de « validation » par la personne.

Hum… Et encore, c’est plus facile face à une personne « ouverte », prête à recevoir. Mais face à une personne réticente ? Qu’est-ce que tu dis ?

Tu ne dis pas forcément, c’est pour ça que lors de la phase d’échange avec la personne, après le soin, il est bien aussi de vous laisser guider par les esprits alliés de la personne, afin de transmettre ce qui est juste, et surtout, ce qui peut être reçu par la personne en fonction de son avancée spirituelle. Aurais-tu accepté que l’on te dise que tu avais un implant énergétique placé en toi pour te tracer dans l’astral ? Si tu n’avais pas fait ce travail d’initiation avec tes guides de l’ombre ?

Non. Et je t’avoue, que même en l’ayant fait, c’est un peu dur à accepter. Cela reste flippant pour la conscience humaine. Il y a tellement de choses qui nous dépassent dans toutes ces réalités énergétiques. Tellement de choses… Je me sens vraiment dépassée parfois. Vraiment perdue aussi, comme une petite coquille de noix perdue au milieu d’un grand océan agité.

Alors tu fuis la réalité dans des mondes de fictions imaginaires ?

Dans ces livres, les héroïnes sont souvent confrontées à des situations irréelles, qui sortent de leur conception du monde. Mais elles arrivent à les accepter, et même à en retirer des bénéfices. Moi, je ne sais pas trop ce que je retire de tout ça… A part me faire balloter par mon âme.

Je veux dire, ce n’est pas comme si je décidais. La majorité de ce que je fais en spirituel est plutôt une conséquence : conséquences de mon hypersensibilité aux énergies, conséquences de mon empathie, conséquences des messages que je reçois en rêve ou par ailleurs, etc… Si j’ignore ce que je ressens, ce qui vient ou ce qui se passe subtilement, je finis par être malade ou me prendre un mur en pleine face. Donc je n’ai pas vraiment l’impression de faire un choix. C’est un peu comme une rivière, si on cherche à lutter contre le courant, on s’épuise, on finit par avoir une crampe et couler, ou bien se cogner contre un rocher. Alors que si on suit le flot, cela coule mieux, on slalome entre les obstacles. Je ne pense pas qu’on décide consciemment de devenir chamane ou guérisseuse. Je pense que c’est « la vie » qui nous y amène. Pourquoi, ça je n’en sais rien. Je me demande bien, moi, où je vais atterrir…

Mais ce que j’aimerais savoir ce soir, c’est pourquoi ce deuxième rêve ? Qu’est-ce que je suis censée faire avec cette information ? J’imagine qu’elle n’est pas venue pour rien, et que je dois agir en conséquence. Mais dans quel sens ?

Ça dépend. Qu’as-tu envie de faire ?

Franchement, je n’en sais rien. Je ne suis pas du genre à contre-attaquer à tout va. Mais je n’aime pas pour autant être embêtée et avoir à supporter ça. Je veux dire, moi j’ai envie d’être tranquille dans mon coin, je ne demande rien à personne. J’imagine que j’aimerais comprendre : pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait à cette personne pour qu’elle veuille s’acharner comme ça sur moi ? Je ne suis même pas sûre de la connaitre, je n’ai pas reconnu ces énergies dans mon rêve.

Parce qu’elle se masque. Sa raison principale est la jalousie.

Je ne suis même pas sûre qu’elle en soit consciente…

Penses-tu vraiment que l’on peut décider de lancer des sorts inconsciemment ?

Et bien, c’était un rêve, donc symbolique. Je sais aussi que certaines personnes ne sont pas conscientes de l’impact énergétique de leurs pensées, émotions et médisances dans le dos des gens. Qui peuvent se manifester inconsciemment dans l’astral.

Mais là, dans ton rêve, l’action était clairement ciblée et voulue, puisque la personne allait même jusqu’à récupérer de ton sang pour chercher à te nuire.

C’est quelqu’un qui me connait, il semblerait. Et cela me met mal à l’aise. Je ne vois pas qui dans mon entourage ferait ce genre de chose.

C’est quelqu’un qui te connait, mais que tu ne connais pas. D’où l’avertissement, car il aurait été difficile pour toi de le percevoir, sans aucun lien réel avec elle.

Bon, en fait, je ne veux pas savoir qui c’est. Je veux juste que la personne se calme. Je veux qu’elle arrête, un point c’est tout. Si pour ça, elle doit se prendre dans la tronche ce qu’elle essaye de m’envoyer et bien tant pis pour elle. Ce n’est pas mon problème. Elle n’a qu’à déployer toute cette énergie à travailler sur elle-même pour progresser.

Pourquoi j’ai cette pensée horrible qui m’a traversé la tête ? Je ne la connais pas, mais elle me connait et elle est jalouse. Le sang, c’est rouge. Rouge comme le symbolisme de l’amour. Ça pourrait être une compagne ou ex-compagne de mon ancien compagnon ? Ou bien mon cerveau part en sucette ?

Cela se pourrait. Ou bien, c’est quelqu’un qui est jaloux de tes « pouvoirs » et de ta puissance spirituelle.

Ouais, franchement, ça, ça me fait rire. A la limite dans 10 ans, je ne dis pas, mais je ne fais qu’à peine commençait mon apprentissage ! Comment être jalouse de quelqu’un qui ne fait que découvrir son potentiel ? C’est comme être jaloux de quelqu’un qui commence à apprendre à lire et écrire, alors qu’il ne maitrise pas encore. Je trouve ça inconcevable.

Pourtant l’égo peut être très fort chez les personnes « évoluées spirituellement ».

Oui, j’en ai eu un rappel ce we, avec une des participantes qui est devenue super agressive à cause de son égo… C’est dur à percevoir quand on est soi-même dedans. Je ne sais pas si elle s’en est rendue compte… Mais avec moi, ça ne passe pas. Hors de question de travailler en binôme avec elle quand elle est comme ça. Même si je la respecte. Je me demande si moi aussi, ça m’arrive d’être comme ça… Et si je ne m’en rends pas compte ?

Nous t’avons déjà dit que nous serions là pour remettre ton égo à ta juste place si cela arrivait. Et les miroirs extérieurs seront là pour te le rappeler. Mais ce n’est pas ce qui tu as ressenti ce we.

Oui, c’est la première fois que je ressentais une humilité aussi profonde. Le guide qui est venu m’accompagner ce we m’a beaucoup ému. Il était tellement simple, humble. Et même si son enseignement porté sur mon propre pouvoir, ma propre capacité d’auto-guidance, je me suis sentie tellement humble, tellement rien dans ce grand tout qu’est la Vie. En réalité, on ne fait vraiment que se laisser guider, lâcher prise et transmettre ce qui ne nous appartient pas. Rien que d’en parler, je sens mon cœur plein d’amour et de gratitude pour ce guide. Il ne m’a même pas donné son nom, comme si cela n’avait pas d’importance, et il est reparti comme il est venu, accompagné de son grand oiseau.

Comment face à cette conscience-là de l’humilité, puis-je concevoir qu’une personne soit jalouse de moi au point de chercher à m’attaquer énergétiquement ? Cela me semble tellement vain. Nous sommes tous une flamme de la Source, nous possédons tous nos propres richesses intérieures. Alors pourquoi aller chercher à voler ou abimer celle de son besoin ? C’est le partage de toutes nos flammes ensembles qui les fait briller encore plus fort et révèlent leur éclat. Pas le combat, pas le fait de chercher à étouffer la flamme de son voisin. « Ce qui est pour soi est pour soi. » « Un temps pour chaque chose, et chaque chose en son temps. »

Cette personne devrait plutôt déployer son énergie à cultiver sa propre flamme, à apprendre à la partager avec autrui pour la faire rayonner. En voyant le trésor qu’elle possède en elle, et la façon dont elle peut le partager, alors elle ne sera plus jalouse. Elle n’aura plus besoin de se comparer à autrui, et de chercher à étouffer leur flamme pour se sentir exister. Il y a tellement de façon de rayonner… Je lui souhaite sincèrement de trouver la sienne, plutôt que de se focaliser sur la mienne.

Alors tu choisis de répondre par la compassion ?

Je ne peux pas répondre par l’agressivité. Ce n’est pas dans ma nature, à moins que cela ne me soit indispensable pour me protéger des attaques. Mais mon rêve m’a bien fait comprendre que je ne suis pas atteinte par ces énergies. Je n’ai pas besoin de l’agresser en retour. En réalité, j’ai de la peine. De la peine que cette personne ressente le besoin de m’attaquer, alors que je ne lui ai jamais fait de mal, et que je ne la connais même pas. Qu’elle manque de confiance en soi cela dénote ? Quelle rage de se faire remarquer cela témoigne ? Cela me rend triste pour elle. Je ne souhaite à personne de se sentir ainsi au fond de soi.

Moi aussi, je manque de confiance en moi, mais cela ne m’a jamais poussé à attaquer ou me moquer d’autrui. Au contraire, cela me pousse à l’humilité. On a toujours quelque chose à apprendre. De la terre, des brins d’herbe, du vent même. De tout ce qui nous entoure. C’est pour ça que souvent je préfère observer que parler. Comment peut-on apprendre et accueillir en soi les enseignements de la vie, si on ne crée pas un espace pour les recevoir en soi ?

Une des premières leçons spirituelles que j’ai reçu, c’est qu’il faut créer un vide en soi pour pouvoir évoluer. Il faut déconstruire, perdre, lâcher ses croyances et ses connaissances, afin de laisser la place au nouveau et à l’évolution. C’est inconfortable, parfois même douloureux. Mais c’est le prix à payer pour créer cet espace d’accueil, qui permettra de recevoir de nouveaux enseignements. En allant à chaque fois un peu plus loin.

Je souhaite à cette personne d’être capable de se remettre en cause, et de déconstruire les croyances qu’elle possède au sujet de la « puissance spirituelle ». Ce n’est qu’alors qu’elle pourra s’ouvrir à sa propre puissance, celle du cœur. Car c’est la puissance du cœur qui permet réellement tout. L’accueil, la perception et la transmutation des énergies. Tout passe par le cœur. Et seule l’ouverture du cœur permet de retrouver notre puissance réelle et immuable.

Je choisis donc la voie du cœur. Car l’amour sincère et la compassion permettent de transmuter toutes les énergies. J’ai confiance en la capacité de mon cœur à me protéger et à transmuter toutes les énergies négatives de ces attaques. Et en mes guides pour m’accompagner dans ce qui est juste pour moi.

Ainsi as-tu parlé, ainsi sera-t-il fait.

Merci.

13 mars 2017

Arbre de vie

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Artiste : source perdue, merci de me la préciser si vous la connaissez !

Dimanche, je m’étais dit que j’allais peindre. C’était l’envie que je ressentais la veille. Mais le jour J, bizarrement, j’avais de l’énergie pour faire tout un tas d’autres choses : rangement, ménage, réponses à mes emails, liste de meubles à vendre, estimation du prix de vente de ma voiture, etc… Bref, tout sauf l’état d’esprit pour m’assoir devant une toile. Alors c’est bien, j’ai avancé sur plein de détails matériels qui me tracassaient.

Je ne sais pas pourquoi je me sentais aussi agitée intérieurement. Peut-être à cause du rêve très perturbant de ma nuit dernière, concernant encore une fois mon ex compagnon, mais avec un scénario assez inédit cette fois. Encore un rêve bizarre au message incompréhensible et probablement dérangeant pour qu’il ne passe pas.

J’ai eu vraiment du mal à me poser. Mais une fois cela fait, une fois le calme intérieur retrouvé, j’ai eu cette image qui est venue, celle d’un coquelicot sur un fond de ciel bleu. Et j’ai eu envie de la peindre, là comme ça, tout de suite, à 23h du soir. Pourquoi pas ? Finalement, cela a été beaucoup plus rapide que ce à quoi je m’attendais.

Mais face au résultat, je me sens mal à l’aise, je n’aime pas les énergies que je ressens. Pourquoi cela me noue le plexus solaire, alors que l’image qui m’est venue pendant ma méditation était si calme et apaisante ? J’ai même la nausée…

Bon, après un exercice d’accueil de ces énergies dans mon cœur et de transmutation en énergie de lumière, cela va mieux… Mais je n’aime pas trop cette façon de faire remonter des énergies enfouies… Ce n’est pas agréable. Je préfère quand ce que je crée me donne tout de suite un sentiment de « justesse » ou de bien-être. Comme cette création avec des jeux de matière autour d’un cœur. Celle-là, je ne me lasse pas de la regarder, et je l’aime un peu plus à chaque fois, même si au départ je n’en étais pas entièrement satisfaite.

Tu as appris à l’aimer comme elle est, même si elle n’est pas parfaite. Mais tu aimes les jeux de textures et de couleurs.

Oui, c’est vrai. J’ai adoré découvrir en atelier les médiums qui existaient pour donner diverses textures. C’est une des choses que j’ai très envie d’acheter en rentrant aussi. Parce que là, même en peignant au couteau, la peinture a « ramolli » et les bords nets et acérés sont en train de fondre, snif. Ça change quand même beaucoup le rendu. Et puis en séchant, l’acrylique ne brillera plus. Il faut que je m’achète aussi un vernis brillant, pour faire ressortir certains éléments de la toile, ça serait chouette !

Fais une liste, de tout ce dont tu as envie et que tu sais déjà utiliser.

Oui ! Ahaha, ça sera la chose la plus amusante à faire en rentrant, faire les magasins de fournitures artistiques. Ça me fait envie !

C’est une bonne chose que tu ais des projets agréables en rentrant. Et pas seulement celui de trier tout le tas de cartons que tu as laissé en partant à l’improviste. Parfois, se concentrer sur le côté agréable des choses aident à avancer, petit à petit. Et sans que tu t’en rendes compte, pouf ! Tu as déjà monté une marche, passé une porte, découvert une nouvelle prairie devant toi.

Comme pour ton arbre intérieur. Etait-ce agréable de peindre ce petit oiseau tout doux sur une de tes branches ?

Oui. Je ne sais pas, j’ai eu comme un déclic « ah, c’est ça peindre ! ». Une énergie agréable m’a enveloppé, comme le plumage de cet oiseau rosé et blanc, tout doux, tout doux. Tout à coup, peindre ne m’a plus semblé difficile, technique ou fatiguant. Peu importe la précision et la réalité du rendu, du moment que je ressens les énergies et que je les pose sur la toile. Le reste n’a pas d’importance. Même si on ne distingue pas son aile de son corps, même s’il n’a pas d’yeux, et même si je n’ai pas pris la bonne couleur pour le bec, lol !

Et ces fleurs alors ? Elles étaient drôles aussi à peindre ?

Oui, j’ai fait les pétales extérieurs roses, celles du cœur blanches, je me suis même amusée à faire les étamines. Le rendu donnait du relief. J’ai été surprise de constater qu’une de mes branches portées des fleurs !

Alors même que le cœur de l’arbre est noir comme la suie et creux, ton arbre est capable de fleurir, vois-tu. Il est même capable de donner vie à une nouvelle pousse, à proximité de ce cœur. Et le plus important, c’est que tu constates qu’il n’y a pas que cette affreuse branche brulée.

Oui, encore cette histoire de brûlure de l’âme qui revient…

Elle est là. Mais elle ne te définit pas. Elle n’est qu’une branche parmi d’autres sur ton arbre. Qui par ailleurs à un tronc et des racines solides, bien dessinées. C’est ça qu’il faut que tu remarques. Ton arbre intérieur est capable de continuer à pousser et à générer de nouvelles branches. Certes, il ne peut pas régénérer celle qui est calcinée par la foudre. Mais d’autres branches pousseront, et quand le moment sera venu, cette branche s’élaguera d’elle-même. Elle tombera pour former à la place une cicatrice et laisser un espace de développement pour les autres branches.

Tu le sais, c’est comme ça que les arbres fonctionnent dans la nature. Et c’est en parti pour ça qu’ils te fascinent. Pour leur capacité à survivre à la perte d’une branche maitresse, à se renouveler, à croitre en dépit des pertes subies, des blessures et des hivers traversés. La sagesse des arbres est profonde, et ils peuvent t’apporter beaucoup. Tu le sais, mais tu ne sais pas comment.

Et bien concentre-toi sur ton arbre intérieur. Observe le vivre, grandir, évoluer, perdre des branches et en laisser d’autre pousser. Observe comment tes actions permettent de le nourrir ou bien de l’affamer. De le faire fleurir et peut-être même de donner des fruits et des graines. Accueillie le cycle de la vie en toi, comme l’arbre l’accueille tranquillement en restant sur place. Après l’hiver, viens le printemps…

Merci.

5 mars 207

Enjeux d’incarnation

Artiste :

Artiste : Yuumei

* Suite de l’article Les liens qui emprisonnent *

Tu te demandes comment ton supérieur a fait pour ignorer l’appel de son âme – probablement pas née de la première pluie, vu la puissance des énergies [de domination] ]qu’il dégage. Eh bien, tu as compris qu’il était complétement englué dans un égo dominateur et contrôlant. Voilà le problème de l’autorité et le piège à l’incarnation que cela peut représenter. Piège que tu as déjà toi-même rencontré dans une vie antérieure.

Et comment on fait pour s’en sortir ?

Et bien, une des manières possibles est de « casser l’égo » dès son réveil. Je sais que tu vois de quoi je parle, grâce aux articles de Sylvie.

Oui… Les brimades, le harcèlement, la dévalorisation, etc. Tout cela, ce sont des façons de casser l’égo, notamment chez de jeunes personnes. C’est sûr que mon adolescence a été très dure pour moi. Elle a totalement brisée mon estime et ma confiance en moi…

Ainsi que tes velléités d’autoritarisme. C’est important que tu comprennes maintenant pourquoi cela t’est arrivé. Ce n’était pas un hasard, ni une punition, juste un choix de ton âme. Une autre âme ne l’aurait peut-être pas vécue de cette façon-là, mais avec ton hypersensibilité et ton empathie, cela a été très dure… Tu ne comprenais pas pourquoi les autres ados de ton âges n’agissaient pas selon les émotions que toi tu percevais en eux. Tu t’es accrochée longtemps à ce garçon, tu savais qu’il t’aimait malgré qu’il se soit mis à te harceler et à t’humilier. Mais il n’est jamais revenu vers toi de la façon dont vous étiez au départ. Tu n’as jamais compris pourquoi. Et bien, sache que, lui a choisi de suivre les apparences et les jugements plutôt que son cœur.

Hum… Je trouve que ça fait beaucoup d’enjeux d’incarnation pour moi tout ça… Le travail sur ma relation à l’autorité, au masculin, au féminin, sur l’endométriose, etc… Mon âme a mis la barre haute pour cette incarnation ou je me trompe ?

Et bien, c’est le fameux retard dont tu as rêvé par rapport à ton âme jumelle.

Arf. Mais c’est utopique d’imaginer que je puisse jongler avec tant de sujets à la fois ! Je ne suis que moi, et essaye un peu en plus de guérir avec un « égo cassé »… ! Même avec une nuit de l’âme censée accélérer le processus, cela prend toujours 30 piges ! Voire je ne sais pas combien d’incarnations.

C’est pour cela que tu as été doté de capacités médiumniques.

Hum. Comme Sylvie, pour apprendre à me guérir ?

Oui, c’est le processus le plus rapide.

Bon, je veux bien l’admettre. Au moins, ça fait une question de moins sur ma liste de « pourquoi ». Cela en revanche ne me renseigne pas sur le type de médium que je suis, ni comment je fais pour gérer ces capacités-là. Je commence à peine à passer dans la phase où cela m’aide, plutôt que de me ralentir.

La vitesse d’acceptation de ses capacités propres est fonction de chacun et dépend de la puissance de l’égo. Comme le tien est évidemment puissant…

Oui, oui j’ai compris. Je viens de me souvenir grâce à Sylvie et Camille que ce n’était pas le cas quand j’étais enfant. Je sentais très bien les énergies de l’esprit de notre maison, de mon sapin, sans me poser de questions. Je pense que je sentais aussi ma connexion à la Source spontanément. Mes rêves étaient très présents et puissants aussi. Peut-être même des voyages astraux ? Mais tout cela a été « cassé » en même temps que mon égo à l’adolescence… Heureusement, la rupture du lien à la Source n’est qu’une illusion et les choses peuvent être « réparées » *ton cynique*. Mais des fois, je me demande à quel prix… Est-ce que mon âme ne réalise pas que des fois je me dis « à quoi bon ? Moi j’ai juste envie de me sentir bien et d’être heureuse là ». Après tout, si c’est juste pour courir après ma flamme jumelle… je peux toujours courir quoi. Tout du moins dans cette vie et dans les suivantes.

Tu n’en sais rien.

Non, mais je crois que je commence à perdre espoir. C’est pour ça que vous m’avez envoyé un rêve de réconciliation avec lui ?

Oui.

Sauf que je n’ai pas tout compris.

Cela n’est pas nécessaire de fermer la porte avec lui. Tu peux vivre d’autres choses et être heureuse en laissant la porte ouverte entre lui et toi. Même si cela n’aboutissait pas dans cette vie, crois-moi quand je te dis qu’une future réunion sera plus simple si la porte reste ouverte.

Peut-être. Et mon égo te dit « qu’est-ce que j’en ai à faire de toute façon, vu que je ne serai plus concernée ? »

Cela évitera de t’infliger une blessure supplémentaire à l’âme. Certains liens ne sont pas faits pour être coupés, même temporairement.

Que dire ? Suis-je réellement sûre d’avoir ce type de lien avec lui ?

Interroge ton Cœur et tu sauras.

Hum… Peut-on avoir plusieurs flammes jumelles ? Cela me ferait vraiment suer qu’il soit le seul, et que nous ayons raté notre réunion dans cette vie-là…

Qu’est-ce que « rater » veut dire ? Du point de vue de l’égo, peut être que oui, car vous vous êtes séparés. Mais peut être que du point de vue l’âme, vous avez vécu ce que vous deviez ensemble. A savoir la prise de conscience d’un certain nombre de blessures et de blocages pour pouvoir être ensemble.

Grrmmff.

Pas le genre de réponse qui fait plaisir n’est-ce pas ? Mais en même temps, si tu reçois cette réponse, c’est parce que tu es prête à l’entendre, et qu’au final tu le savais déjà.

Oui… Peut-être grâce à ce fameux rêve où il venait m’expliquer pourquoi on ne pouvait pas être ensemble. Je me demande quels infos il a lui de son côté ?

Celles nécessaires pour avancer.

Lol, c’est précis ça !

Il te faut accepter d’avancer séparément pour quelques temps. C’est pourquoi ton accès aux infos le concernant a été bloqué.

Grrmmff. Même pour savoir dans quel état d’esprit il est ?

Tu n’as qu’à le lui demander verbalement. Sans sollicitation énergétique de votre lien.

Bouh, c’est pas du juste. Etre médium pourrait quand même me servir à des trucs sympas de temps en temps ? Je n’ai pas du tout envie de reprendre contact si c’est pour me prendre une porte dans le nez… Et comme je n’arrive pas du tout à capter comment il se sent par rapport à moi… Je me demandais si c’était lui qui bloquait mes perceptions le concernant ; après tout, j’étais capable avant de ressentir son état émotionnel à distance grâce à notre lien. Mais en fait c’était vous ??

Pour une bonne raison. Tu ne peux pas apprendre à gérer tes émotions et tes énergies si tu es sans cesse connecter aux siennes. Connection qui n’a de toute façon plus besoin d’être, au vu de votre relation. A quoi cela te servirait-il de le sentir malheureux comme une pierre ou heureux avec une autre femme ? Ce serait juste de la torture, considère que c’est un service que nous te rendons par compassion.

Oui, j’imagine. Cela répond déjà à pas mal de mes questions le concernant. Puis-je demander quel est le « travail » que l’on a convenu de faire ensemble ?

Pas pour l’instant.

J’imagine que la réponse viendra en son temps.

Concentre-toi sur toi-même. C’est ce qui vous aidera le plus tous les deux.

Merci pour les réponses.

Attends.

Oui ?

N’oublies pas ce que j’ai dit. Cela ne sert à rien de solliciter votre lien énergétique. A part t’épuiser. Et à part le perturber lui.

Ah, alors il ne faut pas que je le dérange ?

C’est préférable. Pas dans la période où il est.

Ok, du moment que vous répondez à mes questions – au moins partiellement, je n’ai aucune raison d’aller à la pêche aux infos de son côté à lui. C’est pour ça que vous avez répondu à mon appel ?

Entre autre, mais nous sommes là pour t’aider sur bien d’autres sujets. Evidemment c’est plus facile quand tes énergies sont purifiées et stabilisées.

Vous voulez dire quand mes émotions sont exprimées et mon état émotionnel calme et stable ? Comme lorsque Camille est en rêve lucide ?

Le contrôle des émotions est un point clé pour le maintien d’un taux vibratoire stable. C’est pourquoi tu canalises mieux quand tu es fatiguée mais calme. Quand tu te sens mal, ta priorité devrait toujours être d’extérioriser tes émotions, par écrit, dessin ou chant, la méthode que tu veux. Mais extériorise ces émotions et transmute-les en énergies d’amour. Contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas lorsqu’on est le plus mal que l’on reçoit la meilleure guidance. C’est souvent le moment en revanche où vous êtes les plus aptes à la demander et à vous ouvrir à elle pour la recevoir, donc vous amalgamez les deux. Mais tu recevras toujours une guidance d’autant plus claire que ton état émotionnel le sera. C’est une règle fondamentale, surtout chez toi qui est hypersensible.

Quand tu es mal, demande autant que tu veux la guidance dont tu penses avoir besoin. Mais accepte l’idée que tu n’es pas en état de la recevoir sur le moment, et garde la foi qu’elle viendra au moment opportun. Fais de ton état émotionnel ta priorité. « Que puis-je faire pour me sentir bien ? » Cela peut être de pleurer un bon coup, d’écrire tes émotions, d’en parler avec une amie, de dormir, de manger, etc. Mais surement pas de chercher à canaliser un message qui de toute façon ne pourra être que tronqué. Cherche à te reconnecter à l’amour que tu éprouves pour toi-même, en prenant soin de toi, ce sera le meilleur moyen de transmuter ces énergies, via la compassion envers toi-même. Le reste suivra dans un second temps.

Merci pour cette discussion.

2 janvier 2017

La force du végétal

Artiste : Päivi Valkonen

Artiste : Päivi Valkonen

« Mises dans des conditions franchement défavorables, les plantes [notamment les arbres] peuvent évidemment mourir ; mais si vivre reste possible, elles surmontent les difficultés avec une opiniâtreté qui force l’admiration. Si j’osais cette métaphore animale, je parlerais de leur « courage » ; elles ne se contentent pas de survivre, elles reprennent leur place dans la végétation d’origine et, si les conditions redeviennent favorables, elles parviennent à effacer toute trace de périodes difficiles, aidés en cela par leur autonomie, par le fait qu’elles n’éprouvent aucune difficulté à changer de forme et par la manière qu’elles ont de disposer du temps. »

Eloge de la plante, Francis Hallé

Quand je suis tombée sur ce passage dans ma lecture, j’ai eu comme un tilt dans ma tête. Alors que ces derniers jours je réfléchis et j’échange sur les sujets de blessure de l’âme, de processus de guérison, de cicatrice sur le blog de Sylvie. Je suis admirative de la capacité du végétal à non pas « survivre », comme nous humains le faisons pour la majorité, mais à vivre et s’étendre, à rayonner et grandir, à « guérir » malgré les épreuves traversées. L’arbre et les plantes sont vraiment fascinantes, et je pense que si on prenait le temps de les observer, de les comprendre, on pourrait apprendre beaucoup d’elles… Car j’aimerais avoir ces qualités-là, à défaut qu’elles soient physiques, mais au moins sur les plans émotionnels, mentaux et énergétiques.

Certes quand on coupe la branche d’un arbre, elle n’est pas exactement remplacée, au même endroit avec la même structure, et il reste une cicatrice : on peut voir sur le tronc le nœud correspondant à la branche coupée. Mais l’arbre fait pousser une nouvelle branche à proximité pour remplir ce « vide » dans l’espace qui l’entoure et le valoriser.

Si un arbre tombe, et s’il est dans des conditions favorables (lumière, humidité, comme on peut en trouver dans une forêt tropicale), des rejets vont pousser sur ses racines, son tronc, ses branches. De « l’individu » couché au sol, il va se former sur cette ligne plusieurs nouveaux « individus », des répétitions d’une branche qui font en grandissant se transformer en arbre alors que le tronc d’origine va se décomposer autour et finir par disparaitre. Fort de cette apparente mort, un arbre renait en une colonie d’arbre. C’est un mécanisme fascinant !

Transposons cela à l’image énergétique d’un être humain : à chaque « mort spirituelle », celle où l’on abandonne une part de soi qui ne nous est plus utile (schémas de pensées négatifs, peurs cristallisées, etc), on serait, en mimant le principe de l’arbre, capable de renaitre à soi sous de multiples et nouvelles facettes, toutes plus jeunes et vigoureuses, nous permettant d’élargir notre enracinement dans le monde et d’étendre notre champ d’existence (et donc de conscience). Ce serait en soi un puissant processus d’évolution spirituel. Décidément, je n’en démords pas dans l’idée que les arbres feraient des guides spirituels fascinants pour ceux capable de travailler avec eux et d’arriver à leur portée ! Cela me fait envie !

6 décembre 2016

Limitations physiques [relation au corps]

Artiste : AquaSixio

Artiste : AquaSixio

Je me sens bouleversée, par de multiples émotions, par des évènements de mon quotidien, qui viennent comme en échos ravivés mes blessures, mes doutes et mes questions. Je ressens le besoin d’écrire sur mon blog, comme hier, et non pas dans le cadre de mon journal intime, car cela dépasse la « simple » gestion de mon hypersensibilité au quotidien.

Lors de la dernière pleine lune et méditation mondiale de l’Utérus, j’ai émis auprès de l’univers l’intention de me libérer de mes limitations. De celles que je me suis posée à moi-même, inconsciemment, et qui m’empêchent d’être pleinement moi-même, de vivre épanouie, de profiter de la vie et de rayonner qui je suis, de façon simple et humble.

Autant dire que j’ai été servie, que mon âme m’a entendue et que l’univers m’amène toutes les situations nécessaires pour les prises de conscience demandées. J’ai toujours entendu dire « méfie-toi de que tu souhaites, car cela pourrait vraiment arriver ». Je ne m’attendais pas à ce que ce travail sur moi-même soit plaisant, ni même réalisé en un claquement de doigt. Mais voilà, ce cycle de lune n’en finit pas, ni même les prises de conscience balancées en pleine figure.

Cela a commencé par les prises de conscience sur les limitations physiques imposées à mon corps. A cause de ma maladie, à cause de la fatigue, à cause de mon asthme, à cause de mes problèmes de bassins et de genoux, je me suis auto-interdit de faire ceci et cela. Je me suis moi-même décrétée non sportive et incapable de faire telles randonnées, etc… Je n’ai jamais osé reprendre la danse, car j’avais arrêté à cause de mes problèmes de genoux. Je n’osais pas aller sur le terrain dans le cadre du travail, à cause de la peur de ma fatigue chronique. Je n’ai pas voulu m’inscrire à un cours de sport, car j’avais peur d’être incapable de suivre les cours de façon régulière à cause de ma maladie. Je n’ai jamais voulu m’inscrire à des randonnées de groupe, de peur d’être incapable de suivre le rythme à cause des douleurs à mon ventre. Et ceci, et cela…

Mais que veut réellement mon corps ? N’a-t-il pas envie de bouger, de s’exprimer, de ressentir les efforts musculaires et le bien être qui suit une activité physique ? Est-il si fragile qu’il risque de se casser au moindre effort ? Ma maladie est-elle réellement un handicap m’empêchant de pratiquer une activité physique régulière ? Ou n’est-ce pas moi-même qui me mets des barrières mentales, qui n’ose pas ? Alors certes, je ne serai jamais une championne athlétique, je ne pourrai jamais pratiquer certains sports trop violents pour mes genoux. Mais mon endurance et ma capacité respiratoire seront toujours une limite, si je ne travaille pas à les développer progressivement avec une activité. Qu’est ce qui m’empêche de reprendre la natation et la danse, d’essayer pour me donner une chance ? Rien !

Cela fait plusieurs mois que je me suis dit que je voulais reprendre le sport (j’en parlais dans cet article : Danser). J’ai cherché de ci, de là, voulu essayer un cours de Taichi, jamais réussi à trouver le temps, ou quelque chose qui m’interpellait assez. J’avais envie de reprendre la danse, mais aucune des écoles aux alentours ne m’interpellait… J’ai laissé trainer, la rentrée scolaire est déjà passée depuis presque un mois ici, je me disais que c’était raté pour ce semestre ci…

Et puis hier, j’ai assisté à ce spectacle de rue, sur un coup de tête, ou bien une intuition, je ne sais pas. Cette artiste présentait un mélange de danse, d’improvisation, de spectacle sur le thème de « qu’est-ce que c’est une fille ? ». Et plusieurs fois j’ai été profondément émue.

Elle nous a posé la question à tous « qu’est-ce que tu veux faire plus tard dans la vie ? » et a demandé à chacun, adultes et enfants, de venir l’écrire à la craie dans un grand cercle. Et j’ai regardé, bouleversée, les autres écrire leur rêve, enthousiastes, en me demandant qu’elle pouvait bien être le mien. Jusqu’à ce qu’on me tende une craie à moi aussi, et que je me lève, incertaine… Je ne savais pas quoi faire de ma craie, au milieu de ces inconnus. Oserais-je écrire mon rêve profond face au monde, sans avoir peur du jugement ? Oserais-je dire ce que je rêve et que je cache à mon entourage professionnel ? Oserais-je mettre des mots sur cette fantaisie, si loin de mon travail actuel ?

Une part de moi avait envie d’écrire « guérisseuse », mais je n’ai pas osé, alors j’ai simplement écrit « herboriste » sans être convaincue. Je ne sais pas pourquoi cette idée m’est venue, car vraiment ce n’est pas un objectif pour moi. Je ne crois pas que l’on décide de « devenir guérisseuse et sage » comme dans les tribus chamaniques. Je pense que c’est la vie, par ses méandres et ses expériences qui nous façonnent ainsi, malgré nous. La Vie, ou l’Univers, ou le nom que vous voulez lui donner. Et si je traverse bien des méandres et un long désert en ce moment, je n’ai pas la prétention qu’un jour je sois assez sage et forte pour soigner les autres. Si déjà j’arrivais à me soigner moi, au moins partiellement, alors cela me suffirait. En attendant, je trace mon chemin dans le flou, en faisant du mieux que je peux, et sans savoir où je vais.

Mais cette artiste ne m’a pas seulement touché par ses mots et ses idéaux, celui de croire en ses rêves, peu importe que l’on soit une fille et que l’on rêve de devenir chevalier, peu importe qu’on soit petit ou grand. Elle m’a aussi touché par sa grâce et la maitrise de son corps lors d’une danse où elle imitait une danseuse automate, avec à la fois précision et grâce, force et subtilité. En semblant ne faire qu’un avec son propre corps et son esprit. Et je me suis dit… si seulement je pouvais être capable de danser comme cela avec mon corps à moi…

Quelle  n’a pas été ma surprise de découvrir à la fin du spectacle, que cette compagnie, qui vient d’être créée propose diverses activités, dont des cours de danse contemporaine ! Avec des horaires compatibles au mien ! Je crois que ça y est, le voilà le cours de danse que je cherchais… Avec patience, tout vient à point.

Et pour la première fois depuis presque 10 ans, je vais reprendre le chemin de la salle de danse… Espérons que la redécouverte sera heureuse.

11 septembre 2016

Chamanisme et guérison de l’âme

Artiste : Kanekiru

Comment je vais ? C’est toujours quand je voudrais fuir cette question, qu’elle vient de l’extérieur et de la part de personnes dont je ne l’attends pas forcément sur le moment. Je viens de passer mon we à briquer mon appartement, à m’attaquer aux moisissures des joints de partout, à laver les rideaux, à dépoussiérer, passer l’aspi et serpiller. Malgré que j’aie reçu le message en rêve que je devrais apprendre à me relaxer et me détendre, à ralentir, je n’ai pas réussi.

Mon mental me pousse à faire ceci et cela, me crée des obligations de toutes pièces. « Et si je ne le fais pas maintenant, quand le ferais-je ? »  Mes peurs aussi « et si tu ne t’occupes pas de cette invasion d’acariens cirons dans ta cuisine, ils vont tout envahir ». Et voilà, je n’ai pas réussi à me poser et à me reposer. Pas autrement qu’en lisant pour fuir la réalité.

Parce que je sens un mal être profond, celui qui vient de l’âme, qui ne s’explique et ne se comprend pas avec la raison. Et il est parfois dur d’écouter une telle souffrance, qui quand on lui laisse la place de s’exprimer vous submerge comme un tsunami, vous met à terre avec une force écrasante. Vraiment dur, quand on n’a pas quelqu’un pour vous accompagner, un cercle de confiance pour oser libérer les émotions et la parole, puis recevoir une pluie d’amour, comme durant mon stage de chamanisme.

Seule, dans l’isolement de mon appartement, sans la connexion à mes guides, sans le soutien de personnes bienveillantes et sans jugement, cela semble insurmontable. Comment aurais-je pu m’attendre à voir resurgir des émotions si difficiles et si profondément endormie ? Comment pouvais-je m’attendre à ce que ce stage de chamanisme soit si puissant et si déstabilisant ?

Depuis le nombre de mois que mon amie avait créé et mis en place ses stages, pas un seul ne correspondait à un moment où j’étais en forme, disponible et motivée. Je ne le sentais juste pas, alors je n’ai pas forcé. Mais pour celui-ci, j’ai senti cette urgence et cette pensée qui me harcelait en me disant que c’était le bon moment, qu’il fallait que j’y aille.

A vrai dire, j’y suis allée sans grandes attentes, à part celle peut-être d’enfin percevoir certains de mes guides ou de mes animaux de pouvoir, de pouvoir me connecter à eux durant les voyages chamaniques. Et si le contenu du stage, sur la théorie et le fond, m’a intéressée, et si les participants et le cercle de confiance créé ont été supers, et si la chamane qui le faisait a fait preuve de douceur et de compassion, rien ne s’est passé comme j’aurais pu l’espérer.

Parce que de 1) je n’ai rencontré ni mes guides, ni mes animaux de pouvoir, de façon direct, même si j’ai reçu des messages, et qu’apparemment ils ont voyagé avec moi (je ne les ai pas perçu) et m’ont prêté leur pouvoir durant les soins. Clairement, j’ai encore eu le message que c’était à moi de rencontrer et identifier par moi-même mes guides quand je serai prête. Et que c’était moi qui les tenais inconsciemment à distance, pas eux.

Parce que 2) je ne m’attendais pas à ce que ce stage de découverte de chamanisme tourne en fait en un we de travail intensif de guérison.

Ainsi j’ai appris ce qu’était le démembrement. Un « procédé chamanique » de guérison puissant, où l’âme décide de se démembrer bout par bout, de se déconstruire entièrement, pour ensuite recoller les morceaux un par un et guérir progressivement ce que chacun porte en lui. De mourir à soi-même pour renaitre. Ainsi, on peut laisser des bouts d’âmes après de lieux auxquels on était très attachés, ou de personnes. On peut laisser des bouts lors de grands chocs psychologiques. Un peu comme un processus de survie, durant lequel la douleur est tellement forte, qu’on préfère abandonner ces morceaux d’âme et ces émotions pour continuer à survivre.

Et ce we, j’ai appris que c’était le processus que mon âme avait choisi. Ce qui fait sens, car c’est exactement ce que j’ai le sentiment de vivre depuis des années. Et je sens cette douleur profonde qui émane de mon âme, ce sentiment de ne pas être complète. Cette sensation de mourir à moi-même, en perdant et abandonnant des parts essentielles de moi-même, au fur et à mesure, encore et sans fin. Ainsi, je revois des moments où clairement j’ai perdu des bouts d’âmes, des personnes auprès de qui j’en ai laissé, des lieux aussi.

Ma terre natale et ma maison d’enfance. Et ces pertes-là m’ont fait souffrir le martyre depuis 1 an, mais mon séjour en métropole m’a permis de recoller ces morceaux là et c’est pourquoi je suis revenue beaucoup plus apaisée et en paix. Je ne souffrais plus de me sentir en terre étrangère.

Mais voilà, on dirait que depuis quelques mois, le processus pour recoller les morceaux s’est enclenché. Sauf qu’à chaque fois que l’on réintègre un bout d’âme, il faut faire face à toutes les émotions et les blessures qui y sont liés. Autant dire que c’est un processus pénible et éprouvant.

Et ce dernier we, je crois que j’ai récupéré parmi mes morceaux d’âmes les plus blessés, ceux de mon adolescence. Et j’ai été littéralement submergée et crashée par la vague. Me sont revenus toutes ces émotions de mon adolescence, quand le collège était une torture, que j’étais moquée, ignorée par mes « amies » autre que ma meilleure amie, trahie et harcelée par le garçon que j’aimais, que j’étais seule chez moi et que mes parents restaient aveugles à ma détresse. Désespoir, souffrance, envie de mourir, sentiment de dévalorisation, colère, découragement… Un tsunami gigantesque, inattendu, me laissant complètement bouleversée, démunie…

Mais aussi la peur d’être jugée et rejetée, la peur d’être mauvaise élève et d’être méprisée par mes parents, le sentiment d’abandon maternel, une solitude indescriptible au-delà de tous mots. Et cette envie viscéral de mourir, là tout de suite, sur l’instant, de retourner au vide sidéral pour ne plus éprouver cette souffrance absolument démesurée.

Comment réintégrer de telles émotions et comment les transmuter ? On me dit d’accueillir, de me laisser traverser, de les accepter et de les écouter pour pouvoir les laisser se dissoudre. Mais comment accueillir de telles émotions sans s’autodétruire ? Comment réussir à réintégrer de telles lourdeurs, alors, qu’enfin, j’avais trouvé un certain équilibre, plus de joie et de légèreté dans mon quotidien et un sentiment de gratitude envers la vie ? Tout ça balayé, tout ça envolé.

Et je suis fatiguée de n’être qu’un fétu de paille. D’être baladée d’un processus de nettoyage à un de guérison, sans aucune douceur ! D’être sans cesse en train de « travailler à ma guérison ». Alors que dès que cela va mieux, c’est pour me prendre une autre claque qui me remet à terre. Combien de fois peut-on tomber dans l’abysse et se relever encore et encore ? A quoi cela sert-il ? J’en suis au point, où tout cela perd le moindre sens, où je ne peux même plus croire que je vais vers un mieux-être.

Mon âme a vraiment choisi un tel parcours de vie ? Elle n’avait bien aucune considération pour sa future enveloppe charnelle et sa future personnalité… Avait-elle donc oublié qu’après être incarnée on ressent des émotions, qui peuvent être une réelle source de souffrance ? Des fois, je me dis que mon âme est maso… Alors c’est sûr, comment avoir envie de l’écouter et de suivre son appel ?

Tout cela n’a aucun sens. Et parce que je suis incapable d’avoir un contact direct (que ce soit en channeling, ou en rêve…) avec mes guides depuis des mois, je me sens vraiment livrée à moi-même… Avançant plus que jamais dans un terrible flou artistique, sans oasis en vue, dans un désert sentimental et social, dans un isolement profond. Où est la douceur dans tout ça ?

A quoi cela me sert qu’on me dise que j’ai des guides puissants, s’ils ne sont même pas foutus de m’aider à faire face ? De prendre en considération mes états d’âmes ? J’en ai marre de me faire ballotée dans tous les sens, sans même voir une lumière au bout du tunnel. Je suis en colère. Je suis en colère contre mes guides, contre mon âme. Je suis fatiguée de tout ça. Vraiment. Pourquoi ne puis-je pas simplement siroter des cocktails sous les cocotiers comme les jeunes de mon âge ?

4 septembre 2016

 

L’histoire de mon hypersensibilité

Artiste : Yumei

Artiste : Yuumei, Through the Distorted Lens

Je n’en reviens pas. Je voulais réserver un foutu Uber pour mon trajet vers l’aéroport, et je découvre qu’on ne peut le faire qu’en utilisant leur application et que mon « vieux » téléphone n’est pas compatible ! Je ne peux même pas le faire sur internet, c’est hallucinant ! Je ne vais quand même pas acheter un nouveau téléphone juste pour une foutue course de 40€ ?!! Cela me frustre et c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Parce que je ne me sens pas bien, je suis encore malade depuis plusieurs jours. Je n’ai pas envie de finir ma valise et de repartir à la Réunion. Je n’ai pas envie de quitter ma famille, mes amis et de me retrouver seule. Je n’ai pas envie de reprendre mon travail, il ne me manque pas, enfin c’est surtout mon supérieur qui ne me manque pas.

Et puis je ne me sens pas bien dans mon corps, voilà deux semaines que mon endométriose me rend malade, que j’ai mal au ventre, que je suis épuisée etc. Je sais ce qui a été le déclencheur, mais je me demande pourquoi, maintenant que le travail d’exploration est fini, cela ne s’arrête pas. Est ce que ce sont mes émotions qui me rendent malade ? Mon hypersensibilité que je ne gère pas ?

J’avoue que ça fait beaucoup à encaisser, ce que j’ai appris sur la nature de ma blessure à l’âme grâce à Sylvie, blessure qui est la source de mon endométriose, et qui me bloque sur beaucoup de plans, notamment celui de simplement me sentir bien dans ma peau. Et puis aussi toutes ces prises de conscience sur mon hypersensibilité.

Ça a commencé avec des questions que je me suis posées au cours de mon dernier article, face à des situations provoquant des tsunamis émotionnels. Et puis beaucoup grâce aux article de Camille sur le sujet, que je vous recommande très vivement (le 1er est un peu technique, mais le 2ème y apporte bien les réponses : Hypersensibilité et émotivité , Hypersensibilité et filtres, Hypersensibilité et empathie et Hypersensibilité et Compassion .

J’ai senti un profond soulagement à voir décrit par une autre ce que je vivais « enfin, je ne suis pas folle, enfin je suis comprise ». Camille a mis des mots tellement justes pour décrire ce que c’est que d’être hypersensible, la difficulté que c’est au quotidien, le besoin d’isolement que cela entraîne, le besoin de choisir avec précaution son entourage… Tellement de choses que je vis au quotidien, mais qui semblent faire de moi une extra-terrestre dans mon environnement. Et puis, enfin une compréhension de pourquoi je vis ça, des mécanismes énergétiques sousjacent. Qu’est ce qui explique donc que je ressente autant ? Comment ? Et pourquoi de telles répercussions sur mon bien être ? Comment gérer ça ? Alors oui, Camille a soulevé la monstrueuse difficulté à maîtriser une telle capacité. C’est décourageant, mais en même temps, ça m’a donné de l’espoir.

Et ça m’a forcé aussi à bien regarder la vérité en face. Cela fait des années que je sais que je suis « hypersensible », que je capte et réagis trop aux émotions des autres. J’en ai déjà parlé ici dans plusieurs articles (Liberté… ? , Trop ressentir… ou l’hypersensibilité empoisonnante ). Mais je n’ai jamais pris la peine de me pencher sur le sujet, d’apprendre ce que cela voulait RÉELLEMENT dire et quelles sont les implications pour moi, pour les autres et sur le long terme. Je n’ai jamais pris la peine de revoir ma routine quotidienne et d’installer une « hygiène émotionnelle » moi qui capte les émotions des autres, comme d’autre les microbes ou les calories.

J’ai bien vaguement tenté de faire une bulle protégée chez moi, en purifiant les énergies, mettant des pierres de protection. Et aussi d’évacuer les énergies négatives en rentrant chez moi. Et même si les émotions sont finalement véhiculées par des énergies, je n’ai jamais pris la peine de traiter la partie émotionnelle de tout ça.

Je sais que je ne peux m’en prendre qu’à moi même pour cette incapacité à gérer mon hypersensibilité. Je ne l’ai jamais travaillé. Quand elle a commencé à se manifester à l’adolescence et grandir en même temps que moi, je n’ai rien compris, je ne m’en suis pas rendu compte. Et j’ai été laminer par la méchanceté dont peuvent faire preuve les collégiens. J’ai vécu un enfer émotionnel et je me suis repliée sur moi même, je me suis coupée des autres.

Par mécanisme de défense, j’ai commencé à m’habiller toute en noir, en gothique, pour effrayer les autres et éviter qu’ils ne m’approchent. J’avais déjà une lucidité et une perception exacerbée des choses, qu’on ne pouvait pas juger les autres sans connaître leur souffrance, leur vie et leur histoire. Et je refusais de me plier aux jeux des apparences, de la popularité, de l’hypocrisie et de la méchanceté gratuite. Alors je préférais rester seule. J’avais peu d’amis mais de bien choisis, ceux qui avait su voir au-delà des apparences et s’ouvrir à moi pour que je m’ouvre à eux. Faire fuir les autres ne me gênaient pas, et c’était la meilleure façon de me protéger inconsciemment contre leurs émotions.

Plus tard, quand j’ai commencé à être moins sauvage, j’ai voulu me protéger des « énergies négatives » des autres en me bardant de pierre de protection, de bulle énergétique de protection. J’étais devenu agoraphobe, je ne supportais plus les émotions négatives dans les foules, les concerts, les cinémas, etc.

Mais tout ça, ce n’était que des armures, des artifices pour me protéger inconsciemment de mon hypersensibilité, de toutes ces choses que je captais malgré moi et qui me plombaient. Seulement voilà, une armure en grandissant devient trop petite. En évoluant cette armure de protection est devenu un carcan qui ne faisait qu’accentuer mon mal être. J’ai été amenée à la faire tomber. Cela fait plusieurs mois que je ne porte plus de noir. Que je ne me réfugie plus derrière des pierres de protection à moins qu’une situation le rende vraiment nécessaire.

Seulement, je me retrouve maintenant à la case départ, et même à la case moins 2. Toutes ces années où j’ai fui et ignoré mon hypersensibilité sont autant d’années où je n’ai pas appris à la comprendre et à la gérer. Des années de retard, où pendant ce temps, mon armure imparfaite me laissait accumuler toutes ces émotions et énergies sans les gérer. J’en suis maintenant au point de rupture. Celui où une émotion extérieure de trop me fait exploser, ou bien me met à terre. Je me sens vidée, et en même temps avec ce trop plein de résonances et de blessures à vif.

Me voir confirmer que je ne suis pas seulement hypersensible mais aussi empathe (voir cet article de Camille pour les explications sur la notion : Hypersensibilité et empathie ) m’a vraiment atteinte. Je le soupçonnais, je le disais parfois, mais sans vraiment y croire et y donner du poids. Sauf que maintenant, après avoir lu Camille, je ne peux plus faire semblant.

Moi quand j’étais jeune ado, je ne rêvais pas d’être astronaute, riche banquière ou médecin. Je rêvais d’être une sorcière, une sage, une « guérisseuse », une herboriste. Et même une passeuse d’âme (les médiums qui accompagnent les âmes des défunts lors de leur transition entre ce monde et ailleurs). Je ne sais franchement pas trop d’où cela m’est venu, parce que ce n’est vraiment pas un dada dans la famille, plutôt un interdit, et que personne ne m’en a jamais parlé. Peut être mon lien à la nature ? Mes lectures de fantastique ? Je me souviens que la série des Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley m’avait beaucoup marquée et parlé au coeur, or c’est un roman initiatique qui parle de prêtresse et de magie druidique…

Personne ne partageait réellement mon intérêt, ma meilleure amie un peu, puis cela lui a fait peur et elle s’est fermée, idem pour ma sœur. Je me suis renseignée seule, j’ai du apprendre et comprendre seule. Je faisais des recherches sur internet et empruntais des livres à la bibliothèque en cachette. J’avais aussi acheté des bougies et de l’encens que je devais bien caché de mes parents. J’ai même du me faire offrir un coffre qui fermait pour y mettre tout ça. Parce qu’évidemment mes parents n’approuvaient absolument pas ce genre de centre d’intérêt.

Je me souviens que la première amie avec qui j’ai pu en parler, était une de mes surveillantes de collège, elle avait 40 ans et elle était un peu magnétiseuse. Je l’aimais beaucoup et on s’entendait bien. Elle m’a expliqué des choses, et j’ai acheté mon premier pendule, morte de trouille à l’idée d’être découverte par mes parents.

Sauf que voilà, on a des rêves et on croit vouloir des choses. Mais la première fois que je me suis mise à sentir des âmes défuntes errantes, des années plus tard, j’ai totalement paniquée. Je croyais savoir ce que c’était, comment on faisait, mais en réalité, je me suis retrouvée totalement désemparée. Je ne dormais plus la nuit tellement j’étais effrayée, je ne savais pas quoi faire. C’est à ce moment là que j’ai commencé à faire des rencontres avec d’autres personnes ouvertes dans le domaine de la spiritualité. Et la seule chose que je voulais, c’était que mes perceptions s’arrêtent, que « tout redevienne normal » .

Avec la rétrospective, c’est aussi à ce moment là que mon endométriose a commencé. Faut-il y voir un lien ? Est-ce un hasard ? Je n’en sais rien. Mais j’ai pu trouver une magnétiseuse qui m’a expliqué ce qui se passait, que mon 3ème œil était sur-actif et que c’est pour ça que je percevais tout ça. Elle m’a promis un moyen de ne plus sentir les âmes errantes, un moyen d’arriver à gérer ça de façon simple. Je n’ai pas compris à l’époque que la solution qu’elle m’offrait – une forme de forçage énergétique dont j’ai déjà parlé ici sur « Discernement et énergétique » – n’était qu’une porte ouverte sur bien plus. Parce qu’à partir de ce moment là, je n’ai plus pu tourner le dos aux réalités énergétiques. Et les rares fois où je l’ai fait, j’en tombais malade. Alors que je voulais tout laisser tomber et ne plus avoir affaire au « spirituel ».

Mais je n’avais jamais capté que je devais mettre autant de soin et d’attention aux émotions qui m’environnaient. Je n’ai jamais rêvé d’être hypersensible et empathe. A quoi donc peuvent servir de telles capacités ? A apprendre à exprimer mes émotions, ça c’est sur. A être capable de les écrire et de les communiquer, peut être ? Mais encore ?

Sincèrement, je suis fatiguée. J’aimerai parfois appuyer sur le bouton pause, vivre ma vie simplement sans avoir à me soucier des émotions et des énergies qui m’entourent, celles des autres et des lieux, ainsi que des miennes. Tant de gens vivent dans l’insouciance de ça ! N’est-ce pas déjà suffisant de se préoccuper des factures, des courses à faire et du patron agaçant ? Et je ne parle même pas de vivre au jour le jour avec une maladie chronique inflammatoire (comme l’endométriose). Tout ça n’est-il pas déjà suffisant ? Je n’ai pas besoin de ça en plus, je n’en veux pas !! Je n’en vois pas l’intérêt.

Et pourtant, puis-je simplement rejeter cela comme je le voudrais ? C’est malheureusement impossible. C’est comme si je disais « je ne veux plus être brune ». Cela fait partie de moi, je ne peux pas le changer et si je le rejette, c’est comme rejeter une partie de moi même. Je suis obligée de voir, d’entendre et de prendre soin de cette partie de moi, si je veux me sentir bien dans l’entièreté de mon être. Or cette partie de moi est en grande souffrance, je me sens dépassée et impuissante.

Je pourrais en écrire des tartines à ce sujet là, mais je préférerais simplement être consolée, que quelqu’un qui comprenne me prenne dans ces bras, et me rassure. Que pour une fois, on me dise « cela va bien se passer », et que « je vais y arriver ».

C’est à ce moment là que je déteste ne pas être capable de « voir » et « d’entendre » clairement mes guides comme Sylvie ou Camille dans ses rêves lucides. Où est mon soutien quand je tombe, que je trébuche et que je n’arrive pas à me relever ? Personne n’a conscience de la dureté de cet aspect de ma vie. Et j’ai conscience que parfois j’ai besoin d’aide, je n’y arrive plus toute seule, malgré ma volonté. L’épuisement émotionnel, mental et la fatigue de la maladie me cloue au sol et je ne trouve plus la force pour me relever…

Pourtant je reçois de l’aide. Évidemment, pas sous la forme et de la façon dont je le souhaiterais. Mais je ne peux pas le dénier. De nombreuses personnes m’ont apporté leur aide, sans rien attendre en retour. Je pense à Sylvie, à Camille, à mes quelques rares amis à la Réunion, à mes amies en métropole et je les en remercie du fond du cœur.

Mais que puis-je faire moi, maintenant, pour m’aider moi même ?

Mes rêves d’être guérisseuse ou sorcière ont depuis longtemps été éteints. Face à la réalité de notre société qui n’admet pas l’existence d’autres énergies et mondes subtils, d’autres façon de soigner des blessures qui ne sont pas physiques. Face à la prise de conscience de mes propres blessures et limites : qui serais-je donc pour soigner autrui quand je ne suis pas capable de me guérir moi même ? Face au manque de confiance en moi, comment assumer la responsabilité de la santé physique / émotionnelle / énergétique d’une personne qui vous donne sa confiance ? Face à mon manque total de contrôle de mon hypersensibilité et de mon incapacité à sentir clairement et gérer les énergies : je ne suis pas capable de gérer ce que moi même je projette vers l’extérieur, hors de question de le faire peser sur quelqu’un.

J’ai une conscience assez aiguë de mes manques et de mes faiblesses. Je sais aussi qu’« être guérisseuse », ce n’est pas quelque chose que l’on « veut », c’est quelque chose qui vient par la force des choses, par le parcours de la personne ou par de réelles prédispositions. Ce n’est pas mon cas, je n’ai pas de telles capacités, et je ne veux pas être aveuglée par un égo qui chercherait une position de « sauveur ». Je sais que chaque personne est son propre et unique sauveur. Mais je comprends aussi que parfois on a besoin d’aide, de soutien, d’éclairage et de soins. Et que certaines personnes peuvent offrir cela. Il me faut juste admettre que ce n’est pas mon cas.

Alors que reste-t-il de mes rêves de jeunesse ? J’ai rabattu mes désirs vers une alternative, celle de la production de plantes médicinales, à défaut de leur utilisation pour soigner. Mais même là, je ne m’y sens pas à ma place. Je me sens inadéquate dans ce monde qui m’apparaît trop violent, pour moi et ma si grande hypersensibilité. Peut-on vivre en se cachant du monde ? Dans une bulle en verre filtrant les émotions ? Peut-on vivre sans but qui parle au coeur ?

11 juillet 2016

Fatigue à l’âme

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Comment réparer un moral cassé ? Où commence la dépression ? Où s’arrête l’impact des hormones, celle de la fatigue et de la maladie ? Ces questions, je me les pose souvent alors que j’ai chroniquement de grosses baisses de moral. Je m’interroge alors, sur le pourquoi, sur l’origine pour espérer y trouver une solution. Et je me trouve toujours confronter à ce magma de confusion, à cette absence de réponse, et cette solitude profonde face à l’incompréhension voir le désintérêt de mes proches. « Elle n’a pas le moral aujourd’hui, ça passera… »

Oui, mais quelle sera la fois de trop ? Celle où je commettrais une erreur irréparable, en blessant par les mots un proche, en brisant quelque chose de précieux ou en négligeant mon corps ?

Je me sens non équipée pour faire face à ce quotidien qui m’épuise, à toutes ces émotions et désirs extérieurs, qui parfois semblent m’écarteler, le peu de fois où je m’y soumets. C’est souvent pour ça que j’ai tendance à m’isoler, lorsque je suis seule, je me sens protégée de ce raz de marée d’émotions extérieur, ayant déjà du mal avec mes propres émotions. Seulement, ce n’est pas une solution, car alors je ne vis pas. Je reste dans ma bulle, à attendre que le temps améliore les choses, à espérer une solution, une guérison.

Mais guérit-on seulement de l’hypersensibilité ? De cette chose qui provoque des surréactions à tout, une envie de pleurer face à une petite contrariété, une tristesse violente comme un raz de marée face à une affirmation sur soi erronée d’un proche, une colère démesurée face à du désintérêt ou de l’incompréhension de la part des proches ?

Et qu’est-ce que c’est d’abord ? Est-ce réellement l’impact de mes hormones et de mon traitement hormonal qui est responsable de cet état plus qu’instable émotionnellement ? Où est-ce justement mes ovaires dystrophiques et un traitement hormonal inadapté ? Est-ce la fatigue de mon corps, qui relâche la pression alors que je suis en vacances ? Est-ce la douleur de ma rupture dont je n’arrive pas à guérir ?

Cela fait des mois que je mets cet état émotionnel à vif sur le compte des hormones, mais est-ce vraiment cela ? Lors de mon 1er traitement hormonal, j’étais très compliquée à vivre pour mon ex-compagnon, irritable, instable, hyper sensible et chamboulée par ses réactions à lui, comme écorchée à vif par toutes les émotions que je pouvais ressentir, quelles soient les miennes ou les siennes. Lorsque j’ai changé de traitement, j’ai vu une différence, et c’est là que j’ai fait le rapprochement entre mon état et le 1er traitement. Mais il était trop tard… Le mal était déjà fait.

C’est cette même hyper sensibilité qui m’a amené à me sentir agressée verbalement, par des hommes dans la rue, de façon répétitive et à prendre conscience de ma peur (voir cet article). Début d’une boule de neige sans fin, déclencheur de la rupture…

Mais tout ça, est-ce réellement liée à ma maladie ? Ou simplement au fait que je suis hypersensible et que je n’arrive absolument pas à le gérer ?

Quand je lis ce témoignage sur l’hypersensibilité, je m’y reconnais. Je m’étais aussi reconnue dans un livre sur les personnes hypersensibles et douées. Ok. Mais comment on apprend à gérer ça ? J’ai l’impression que depuis que j’ai commencé mes traitements hormonaux, mon hypersensibilité a explosé tous les plafonds. Et pire, du fait de vivre seule, dès que je suis soumise aux émotions des autres, je le supporte de moins en moins bien. Augmenté en cela par mon décalage à cause de la maladie et de la fatigue, qui me force à avoir un rythme de vie plus lent, à voir les choses différemment de mes proches.

Je ressens alors parfois une réelle incompréhension et une réelle solitude. Mes parents ne semblent pas avoir le temps de s’arrêter et de considérer ces « détails » occupés comme ils sont à travailler, et si loin – ce que je peux comprendre du point de vue de la raison, mais qui coince émotionnellement. Y a-t-il seulement quelqu’un pour comprendre ce qui se passe dans mon corps et dans mon cœur ? C’est impossible et je me sens emprisonnée dans ces limitations…

Je suis fatiguée de ressentir, sans pouvoir appuyer sur un bouton pause, sans pouvoir atténuer mes émotions. Épuisée de me sentir mal et de pleurer sans raison, alors que le soleil brille dehors et que j’ai la vie devant moi. Découragée que ce mal être me mine et me vide au point de m’empêcher de profiter du présent et des bonnes occasions quand il pointe son nez.

Parce que je n’ai aucun contrôle dessus. Ce n’est même pas que je rumine des pensées négatives, ni même que je reste seule dans mon coin sans en parler. J’ai beau le dire, j’ai beau pleurer, j’ai beau l’écrire, ce mal-être revient encore et encore. Malgré que j’apprenne à faire preuve de douceur envers moi même, malgré que je me fasse ma tisane préférée, que je me roule dans mon plaid moelleux, que je lise un livre, que j’appelle des proches, que je me cuisine des cookies, que je me fasse des cadeaux. Malgré que j’ai arrêté de porter du noir pour ne plus être enfermée dans ces énergies, malgré que je parle à ma psychologue, malgré que j’ai fait des rencontres positives, malgré que j’ai fait des soins énergétiques.

J’atteins le stade du désespoir. Je ne sais plus comment faire. Je ne sais plus comment aller de l’avant avec cette souffrance sourde. J’ai déjà essayé de l’ignorer, mais elle revient en coup de poing chaque fois plus forte. J’ai essayé de lui trouver une origine, mais à part savoir que la douleur est ancienne, profonde et ancrée dans mon âme, les portes me sont restées fermées. Ce qui n’est pas forcément un mal, car on n’est pas toujours capable d’encaisser la vérité.

Seulement, voilà, je suis dans une impasse sans issue. J’ai beau lever les yeux vers le ciel, crier à l’aide, prier, m’asseoir et m’auto-prospecter, et bien rien… Pas de porte magique, pas de confettis apaisants qui tombent du ciel…

Ce n’est pas comme ça que marche la guidance.

Et comment marche-t-elle ? C’est toujours quand je suis au plus bas, que je vais le plus mal, que je suis incapable de me connecter dessus. Pourquoi ? Pourquoi est-ce toujours au moment où l’on ressent le plus le besoin d’une aide qu’on ne la reçoit pas ?

Parce que vous êtes trop focalisés sur la douleur et qu’elle prend toute la place. Impossible de recevoir un autre signal. La première chose nécessaire est d’évacuer la souffrance, aussi est-il bon de pleurer tout ton saoul, de crier même ta douleur pour évacuer ces énergies lourdes et pesantes.

Puis de respirer profondément. De te recentrer dans ton corps.

Ton prof d’astro disait vrai quand il disait que les douleurs physiques étaient souvent causées par des frictions entre les corps physiques et causals. Tu ressens cette déchirure et cet écartèlement parce qu’il y a en effet des décalages très grands chez toi. Mais la vérité est que nous ne pouvons pas y faire grand-chose. C’est à toi d’apprendre à apaiser ces « douleurs de l’âme » qui proviennent de choses que tu ne comprends pas, et qui se manifestent dans ton corps à travers ta maladie mais pas que.

A quoi ça sert d’être branchée sur la souffrance de sa propre âme si on n’est pas capable de comprendre et de l’apaiser ? A quoi ça sert de ressentir ça venu de nulle part sans pouvoir y remédier ? Savez vous combien de fois je me sens seule, incomprise, folle et en décalage à cause de ça depuis mon adolescence ? Pourquoi porter cette souffrance alors qu’elle n’a aucune cause dans cette vie là ? Qu’elle est un écho d’une blessure profonde et ancienne ? N’est-ce pas injuste ? Pourquoi devoir supporter ça alors que je n’ai aucun souvenir de mes vies antérieures, aucune explication ? Et que je ne cerne même pas l’origine de la blessure ?

Mais tu cernes avec qui ?

Je ne sais pas… Avec celui qui présente les mêmes troubles de l’âme que moi ? Celui avec qui a commencé l’expression de mes problèmes d’énergies sexuelles ? Et est-ce que cela a la moindre importance au stade où j’en suis ?

Est-ce que tu aimes cette personne ?

Oui, je l’aime. Différemment de la façon dont je l’aimais quand j’étais jeune et naïve. Mais je l’aime, profondément, comme un frère. A chaque fois que je le vois, je ne peux m’empêcher d’être frappée dans la façon dont on est le miroir l’un de l’autre, la façon dont on se comprend, dont on évolue dans les mêmes directions et au même rythme, et ce malgré la distance. Et surtout, je ne peux pas être en colère, ni lui en vouloir pour ce qu’il m’a fait. Je l’ai pardonné dans cette vie ci, parce que je l’aime, même si notre relation m’a fait du mal par le passé. Même s’il lui arrive encore de me blesser involontairement par ses mots.

Mais je ne crois pas qu’il soit conscient de la force de notre lien. Je lui en ai déjà parlé, mais il ne croit pas aux vies antérieures. Il ne croit pas à la spiritualité, il la rejette car cela lui fait peur. Ce que je comprends et ce que je respecte.

Sauf qu’il sera difficile de guérir votre blessure commune dans le déni.

Le déni ? Je sais que c’est ça faiblesse. Il a dénié avoir partagé sa virginité avec moi et la mienne devant nos amis proches, parce que ça c’était mal passé et qu’il n’y a pas eu de suite… Autant dire que je l’ai pris en pleine figure…

Pourquoi cela t’a-t-il rendu aussi triste ? Alors que cela appartient au passé et que toi tu connais la vérité ?

Parce que c’était renier mes sentiments, le fait que, même si ça c’est mal passé, on en a fait le choix conscient tous les deux. Offrir sa virginité, ce n’est pas une paille. Et je l’ai fait par amour. Par ce déni, j’avais l’impression qu’il effaçait cette réalité là, celle de nos sentiments respectifs, même s’ils étaient imparfaits et que les hormones jouaient aussi leur rôle…

Mais aussi, parce qu’à l’évidence, cela a été source de blessures et de blocages pour tous les deux sur le plan de la sexualité. Et qu’on ne peut pas guérir une blessure sans en prendre conscience. C’est comme ignorer la première plaie qui se serait infectée et se répand. Moi j’en ai pris conscience il n’y a pas longtemps. Mais pas lui, et je ne pouvais pas le laisser fermer les yeux de cette façon, alors qu’il se bat pour essayer lui aussi d’avancer et d’évoluer.

Comment réagirais-tu si je te disais qu’il t’avait violé dans une vie passée ?

Je ne sais pas… Je te dirais que cela serait cohérent avec les casseroles que je me trimballe, mais je ne crois pas que j’arriverais à y croire. Je pourrais éprouver autant d’amour et de pardon envers une telle personne ? Parce que ce que j’ai dit est vrai, je ne peux pas le détester… Même s’il était venu à sortir avec ma propre sœur, même si parfois il se comporte comme un con et fait des erreurs. Même s’il m’a menti sur ses raisons pour me quitter… Il est humain et personne n’est parfait, il vit lui aussi ses propres limitations et je le vois se débattre avec.

Je sais que j’en fais de même avec les miennes. Et je suis frustrée de ne pas réussir à déchirer ce voile qui m’empêche d’apaiser cette douleur. Quand je le vois, je me dis qu’on rame sur le même type de bateau, chacun de notre côté. Je le vois, mais cela ne résout rien… Pas plus que de me dire l’origine des blessures entre nous. J’aimerais avant tout un moyen de les apaiser, puis ensuite de comprendre pour guérir.

Mais j’ai besoin d’un répit, de pouvoir souffler et reprendre des forces. Parce que je suis épuisée. Alors comment je fais ? Comment je suis censée faire pour apaiser cette brûlure qui me ronge de l’intérieur ? J’ai l’impression de faire des pieds et des mains, mais de lancer un caillou dans une mare. Ce que je fais n’est pas pertinent ou efficace, sans que je sache pourquoi, ni comment faire mieux.

J’essaye pourtant, je note mes rêves et j’essaye de les comprendre. Mais j’ai l’impression de ramer dans le vide, que les messages passent à côté de mon filet et que tous mes efforts sont dérisoires. Que j’ai beau essayer d’écouter, mes oreilles n’entendent pas. Je ne comprends pas pourquoi… Et cette foutu douleur qui ne me laisse pas en paix, me harcèle et m’empêche de simplement laisser le problème de côté jusqu’à ce qu’une clé apparaisse. C’est à tourner en bourrique.

Personne ne connaît donc un médecin de l’âme ?

28 juin 2016

Libérer les émotions par la création artistique

Artiste : Yuumei

Artiste : Yuumei

Je suis fatiguée, je suis découragée. J’aimerais que les choses soient simples. Tout me parait tellement compliqué, demande tellement d’efforts. Je suis fatiguée et j’ai envie de rentrer à la maison. J’ai envie de retrouver mon jardin avec mes arbres, la rosée dans l’herbe le matin, la brume et le brouillard, l’odeur des bois mouillés quand il pleut. J’ai envie de retrouver le cycle des saisons que je connais. Je suis épuisée de devoir m’adapter à tout. Je n’en peux plus.

Où est cette soit disante si grande force intérieure ? Pourquoi est-ce quand je veux le plus converser avec mes guides que je n’y arrive pas ? Pourquoi cette tristesse et ce désespoir n’en finissent-ils pas de couler ? Je suis sensée accueillir et les laisser me traverser, mais j’ai l’impression que cela me reste lourdement sur le cœur.

Dis-nous pourquoi tu es triste.

Je suis triste parce que j’ai envie de rentrer à la maison, la nature qui m’est familière me manque, le jardin me manque. Je suis triste de ne pas avoir de nouvelles de mes amies, si ce n’est pas moi qui appelle elles ne le font jamais, elles ne prennent pas le temps. Je suis triste que mon compagnon m’ait quittée parce que ses besoins sexuels étaient supérieurs à son amour. Je suis triste parce que je me sens isolée et coupée de tout ce à quoi je tenais. Je suis triste parce que je n’arrive pas à voir la beauté dans ce qui m’entoure. Parce que je suis découragée par la montagne devant moi. Je suis triste parce que je n’ai pas de raison de me lever le matin.

Et tu n’as pas envie de tester la gouache et le pastel ?

Si, mais quand ? Et avec quel matériel ? Mon emploi du temps est complet, je ne vois pas quand est-ce que je peux avoir le temps d’aller à un atelier.

Tu devrais essayer, ça te ferait du bien. En effet, comme tu l’as lu, l’art est une bonne façon de canaliser le surplus d’émotions, surtout quand on est hypersensible comme toi. Ça t’aiderait à te poser, à mettre des couleurs dans ta vie, littéralement, à t’exprimer comme tu en as envie, sans filtre et sans nuances. Tu peux essayer des choses qui ne correspondent pas à la norme. Peindre des arbres bleus ou roses, des fleurs vertes. Le ciel en bas, la terre en haut. N’importe quelle fantaisie, juste pour le plaisir. Pas besoin de savoir dessiner, comme tu dis. Juste te laisser inspirer. Et si ce qui sort est sombre ou violent, ce n’est pas grave, c’est que cela a besoin de s’exprimer. Laisse alors la place à l’expression de ces énergies lourdes pour les transmuter. Tu peux aussi t’amuser à mélanger les techniques, comme tu as vu dans le livre. Tu devrais noter tes idées.

Oui, il y en a certaines que j’aimais bien, l’effet miroir au pastel, le motif fait au papier alimentaire. Le jeu aquarelle/gouache grasse. Ça a l’air rigolo, pas trop compliqué à faire et donnant un résultat sympa. Même s’il faut que je trouve encore comment combiner les techniques.

Tu sais, je n’ai pas envie d’aller travailler demain. Je n’aime pas trop ce que je fais en ce moment.

Ça te demande plus d’énergie que d’habitude parce que cela ne te correspond pas. Tu as envie de créer, pas d’appliquer. Il te faut faire quelque chose de nourrissant à côté. Force toi un peu au début, puis tu verras que ça deviendra vite salvateur. Méditer n’est plus suffisant. Tu brasses trop d’énergies et trop d’émotions en ce moment de par ton processus de guérison. Tu es en effet dans une phase de libération de tout ça, il te faut évacuer, transformer, transmuter. Pour cela il n’y a pas 36 milles solutions, tourne toi vers l’art pour exprimer tout ce que tu ne sais libérer.

Les mots sont biens, car jusqu’à maintenant ils t’aidaient beaucoup pour libérer certaines émotions. Mais en réalité ils deviennent insuffisants, car ils ne peuvent traduire que ce dont tu es consciente. Dans ton processus de nettoyage, de très nombreuses énergies sont inconscientes ou bien ressortent en émotions que tu ne peux transcrire avec les mots. Ils sont trop limités et ne te permettent pas de laisser les choses sortir brutes. Or tu n’as pas besoin de tout comprendre, ni de tout décortiquer, le processus sera moins douloureux et plus léger sans ça. C’est pour ça que tu n’es plus trop inspirée pour écrire. Mais que tu sens ce besoin de créer et cette frustration à ne pas pouvoir le faire.

Ecoute cet appel, donne toi le temps de créer, donne toi le temps de t’amuser. Ton bien être devrait être une priorité. Surtout si tu n’arrives à te lever pour une bonne raison. En voici une.

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Mais tu vois, j’ai beau avoir dessiné, et enfin fini ce dessin que j’avais commencé, je me sens méga frustrée. J’ai une boule dans la gorge et ça coince.

Tu as des énergies plus violentes en toi qui ont envie de s’exprimer mais que tu n’oses pas laisser sortir.

J’ai beau essayer, ça sort encore et encore et encore. Et je suis fatiguée avant d’avoir fini de les exprimer !

Tu as des années de souffrances rentrées à évacuer, donne toi le temps, petit à petit. Même si tu sens que tu t’arrêtes dans ton élan, que tu as encore des choses à dire, ne te forces pas. Vas-y doucement, avec amour envers toi-même et pas avec rage envers la vie.

Ne confonds pas les émotions et énergies que tu canalises avec ce que tu es. Ne te laisses pas envahir inconsciemment par ses énergies refoulées. Laisse-les s’exprimer, laisse-leur la place d’exister, mais ne les laisses pas te contrôler et contrôler ton comportement face à la vie. Elles font partie de toi parce que tu les as cristallisées en toi, mais elles ne te définissent pas. En revanche, la façon dont tu choisis de leur donner corps te définit. Tu peux le faire en exprimer ta rage, ta souffrance et ta colère envers la vie, et du coup le reporter violemment sur autrui. Ou bien tu peux choisir d’utiliser ces énergies pour créer, pour expérimenter les techniques d’art qui t’intéressent, pour le transmuter en quelque chose d’autre.

Nous savons que tu préfères la deuxième méthode, mais il est bien d’en être consciente. De savoir que ce que tu fais sur le plan matériel à des impacts sur le plan énergétique, et plus particulièrement que cela fait partie de ton processus de guérison, de libération des lourdeurs et émotions refoulées que tu as en toi, et qui plombent tes énergies.

Qui empêchent à ta si jolie âme de rayonner. Bien que tu ais du mal à y croire. Ne t’inquiètes pas, un jour tu la verras de tes propres yeux. Le jour où tu seras prête à le réaliser sans être trop effrayée. Le jour où tu seras prête à accueillir ta propre lumière et la respecter, l’aimer avec douceur sans la rejeter. Parce qu’il est vrai qu’il n’est pas si facile d’accueillir la lumière, surtout quand l’on a peur de rayonner et de se faire remarquer. Tu manques sérieusement de confiance en toi par rapport à ça. Aussi laisse toi le temps, tranquillement, de faire de la place.

Mais voilà pour faire de la place, il faut parfois, souvent même, faire du ménage, du tri, purifier, transmuter tout ce qui n’a plus sa place. Il faut parfois même détruire pour laisser l’espace à la construction du nouveau, détruire les édifices qui sont devenus obsolètes et qui n’étaient en réalité que temporaires. Car la vie est mouvement. Et en réalité, pour pouvoir ajouter des étages à un édifice, il faut que les bases soient solides. Aussi mieux vaut-il détruire un immeuble branlant et recommencer, plutôt que de lui ajouter un étage, puis un autre, jusqu’à ce qu’il s’effondre sans prévenir. C’est une forme de sagesse tu sais, même si elle est dure à accepter. Je pense que tu sauras remercier ton âme pour ça, le jour où tes fondations seront solides et où tu seras sereine, tu verras.

30 novembre 2015