Trouver la force en soi

Artiste

Artiste : Asuka111

Je n’aime pas du tout le rêve que j’ai fait cette nuit et les énergies qu’il a réveillé…

De quoi as-tu rêvé ?

J’ai rêvé de lorsque j’étais en couple avec mon amie et que nous l’avions annoncé à ses parents. J’ai rêvé que lorsque ses parents ont annoncé me mettre à la porte, elle partait avec moi. Alors on allait dans sa chambre et je l’aidais à faire ses valises. Son père déboulait dans la chambre, plein de jugements, me faisant comprendre que j’étais une dévergondée. J’étais très en colère contre lui, je lui balançais ses quatre vérités, je lui parlais de mon viol aussi.

Et comment t’es-tu sentie au réveil ?

En colère contre ses parents. Me sont venue en tête ce que je disais à son père. « Je n’oublierai jamais que des instituteurs, censés représenter la liberté, l’égalité et la fraternité, ont fait preuve d’intolérance et d’homophobie. Je n’oublierai jamais que des parents ont privilégié les apparences et la peur du jugement par-dessus le bonheur de leur propre fille. Je n’oublierais jamais qu’ils ont été irrespectueux envers mes parents, en décidant que les règles de politesse ne s’appliquaient plus à eux, à cause de moi. Je n’oublierais jamais qu’ils ont fait preuve d’hypocrisie en me laissant revenir dans leur maison des années plus tard, en faisant comme si de rien n’était. Jamais un mot d’excuse. » Cela me fait pleurer de colère. Comment peut-on se comporter comme ça et ne montrer aucun signe de remord ou d’excuse ?

Et pourquoi est-ce cela qui remonte dans la nuit, alors que je pensais à mon amie hier soir et que je lui demandais des nouvelles ? Je me demandais comment je pouvais faire pour la soutenir dans la période difficile qu’elle traverse et qui ne semble jamais en finir… J’ai envie d’être solidaire, envie d’honorer la belle femme qu’elle est, de lui transmettre de l’amour et de la lumière pour qu’elle reprenne confiance en elle. Mais je me sens désemparée… On ne peut pas aider quelqu’un si la personne ne le décide pas d’elle-même, si elle ne s’aide pas d’abord elle-même. Je suis triste de la voir si éloignée et renfermée dans sa bulle. Comment aider à faire face à des émotions, si elles ne sont même pas reconnues et exprimées ?

Plutôt que de chercher à l’aider, tu ferais mieux de travailler sur tes propres nœuds en lien avec elle. Cela l’aiderait d’autant plus.

Faire le travail pour deux ?

Pas vraiment. Dans ce genre de travail, l’âme de la personne aide aussi, même si elle n’en a pas forcément conscience. D’où souvent un travail à travers les rêves, dans l’inconscient de la personne, et au moment de la journée où l’âme est la plus libre d’agir et de voyager.

Ok, je comprends… Je comprends aussi que tous ces rêves intenses que je fais ces derniers jours – et qui me vident de mon énergie – sont en lien avec le processus de nettoyage de fin d’année… Mais qu’est-ce que je fais concrètement ?

Tu publies l’article que tu n’as jamais osé publier concernant ton amie et les nœuds évoqués. Tu le relis avec attention, à la lumière de ce que tu as appris et vécu depuis juin dernier. Tu la laisses en prendre connaissance et revenir vers toi si c’est son souhait. Cela va la perturber, c’est vrai, mais certaines émotions et énergies ont besoin d’être exprimées et extériorisées pour être déliées.

Est-ce juste (comprendre ici bon) pour moi ?

Si cela ne l’était pas, tu n’aurais pas reçu l’information en premier lieu.

Est-ce juste pour elle ?

Comment était-elle dans ton rêve ?

Elle était affaiblie, je devais limite la porter jusqu’à sa chambre. C’était moi qui faisais ses valises pour elle, selon ses souhaits, car elle n’en avait pas la force. Elle ne disait rien.

Cela te rappelle-t-il quelque chose ?

Et bien… Elle n’arrive pas à m’exprimer réellement comment elle se sent, je crois. Je sens bien qu’elle n’est pas vraiment heureuse dans le fond, elle ne rayonne pas. Elle fait face à ses peurs, ses doutes, et j’ai l’impression qu’elle n’arrive pas à se sortir de cette spirale-là.

Tu peux l’aider à  « défaire ses valises », à prendre conscience des poids dont elle ne s’est pas libérée. Après, ce sera son choix à elle d’écouter et de réagir en fonction. L’aide est toujours apportée à celui qui le demande à l’univers, même s’il faut souvent d’abord commencer à s’aider soi-même. A se prendre en main, se responsabiliser. Tu as compris que rester assise en attendant une aide miraculeuse ne marche pas. Il faut se prendre par la main, faire un petit pas. Rien qu’un tout petit pas peut suffire. Cela peut être de commencer une thérapie avec une psychologue, d’utiliser des outils pour reprendre confiance en soi (comme le Défi des 100 jours de Lilou Macé), de trouver une activité sportive ou créative qui fait du bien et qui aide à réaliser qu’on peut faire des choses.

Qu’as-tu appris depuis ton début de dépression nerveuse ?

Qu’il faut savoir accepter son état de faiblesse, reconnaître qu’on est mal et qu’on a besoin d’aide. C’est le premier pas. S’écouter, écouter son corps, ses rêves et ses pensées permet de prendre la mesure de notre mal être et de le reconnaitre. Si on passe son temps à penser du mal de soi « Je suis nulle… Je suis incapable de… Je ne mérite pas ceci… C’est bien fait pour moi… Je ne vais jamais y arriver… Tout le monde s’en fout de moi… » ; si on passe son temps à avoir des doutes et avoir peur de tout « j’ai peur de sortir de chez moi pour aller faire des courses… j’ai peur de conduire… j’ai peur de rencontrer de nouveaux gens… j’ai peur de demander quelque chose… j’ai peur d’affirmer mes besoins… » ; si on n’interagit plus avec l’extérieur et que l’on se renferme dans sa bulle… Tout ça, ce sont des symptômes de dépression nerveuse.

Moi j’ai aussi des insomnies, des crises de fatigue. Je n’arrive plus à manger comme avant, j’ai dû arrêter le lactose car mon corps ne le supporte plus. J’ai perdu du poids. J’ai beaucoup de vieilles émotions et de vieux schémas de pensées qui remontent. C’est une grosse période de nettoyage, qui me permet de me libérer de l’ancien pour aller vers le nouveau. Parce que j’ai une spiritualité développée et que j’arrive de plus en plus à m’ouvrir à ma guidance spirituelle, je sais que c’est normal. Cela fait partie d’un processus pour m’aider à grandir, à me défaire de ce qui ne me correspond plus. Cette dépression me force à quitter un travail qui ne me correspond plus. Elle me fait travailler ma foi. Ai-je foi en moi et en la guidance que je reçois pour sortir de cette épreuve ? Dans le fond, oui, même si certains jours, je doute, j’ai peur, je passe ma journée à pleurer, et je suis tellement épuisée que j’arrive à peine à marcher.

Mais voilà, combattre cet état, c’est dépenser son énergie pour rien. Mieux vaut reconnaitre la situation telle qu’elle est, l’accepter pleinement, pour ensuite trouver le courage et les armes pour la faire évoluer. Plus on est dans le déni, et plus la situation se prolongera, jusqu’à sombrer encore et encore, jusqu’à briser nos dernières résistances pour nous faire admettre la situation.

Est-ce une situation d’échec ? Du point de vue du jugement de la société, sûrement. De point de vue des parents de mon amie, peut-être. Mais du point de vue de l’âme, c’est une porte vers la reconnaissance de soi-même. Qui es-tu ? Que veux-tu ? On n’est pas défini par notre travail, on n’est pas défini par l’argent que l’on a ou que l’on n’a pas, on n’est pas défini par nos liens sociaux, notre « réussite », les jugements de nos parents. Cette période sombre, elle est là pour nous reconnecter à notre Essence, à celle qui dépasse les jugements et les apparences. Qui que l’on soit, on a chacun un Cœur, et dans ce cœur réside un trésor infini. Celui de l’Amour. Celui qui sait s’aimer soi-même est le plus riche en ce monde. Car alors il pourra accéder à ses propres talents, à ses propres envies et il pourra rayonner l’amour autour de lui. On en est tous capable. Il n’y a pas besoin d’être médium pour cela. Il n’y a pas besoin d’avoir de diplômes.

Il suffit d’apprendre à écouter son cœur. Alors comment faire me direz-vous ? Parce qu’en réalité, ce n’est pas si « simple » que ça, et j’ai mis bien du temps avant d’accepter ce que le mien me disait. Car souvent, on s’est coupé de son cœur pour une bonne raison, parce que celui-ci nous transmettait des messages de souffrance et de douleur, dont on ne savait pas quoi faire. Alors parfois, dans les premiers temps, il est difficile de se reconnecter à lui, car toutes ces émotions que l’on avait fuies remontent à la surface. La meilleure façon est de les laisser s’exprimer, d’accepter qu’elles nous traversent, aussi douloureux soit-il, elles passeront si on sait les accueillir. Dans ces moments-là, l’écriture (dans un journal intime par exemple), le dessin, le chant, le sport, le dialogue avec un professionnel ou une amie de confiance, tout moyen d’expression est bon pour exprimer ces émotions.

« Je pleure car je me sens triste… » Mais pourquoi est-ce que je me sens triste ? Quel est le message que veut me faire passer mon « état d’âme » ? Est-ce parce que je ne me sens pas reconnue pour qui je suis réellement ?  Est-ce parce que je me sens seule ? Incomprise ? Quelle est l’origine de cette tristesse ? De quoi ai-je besoin pour l’apaiser ?

Un exemple concret serait plus parlant. Prenons le tien. Pourquoi es-tu en colère contre les parents de ton amie ? Pourquoi n’arrives-tu pas à lâcher cette colère ?

Je suis en colère contre eux, parce que leur comportement a fait terriblement souffrir mon amie, leur propre fille, mais il a aussi blessé mes parents. Je déteste quand mes actions impactent ce que j’aime d’une telle façon, je trouve cela injuste ! Que l’on s’en prenne à moi, je peux le comprendre, mais que l’on s’en prenne à mes parents, je trouve ça injuste. Je déteste aussi qu’ils fassent comme si de rien n’était, comme si leur comportement avait été « normal », comme si ce n’était pas important. J’imagine que je n’arrive pas à lâcher prise, parce que je n’ai jamais pu leur dire ce que je pensais, mes émotions, que nous n’en avons jamais parlé en face à face. Ils se sont comportés en adultes autoritaires en disant « tu n’as plus rien à faire dans cette maison » sans prendre la peine de discuter avec la personne que je suis, ni à cette époque, ni même par la suite. Ils me diraient « nous avons eu peur pour notre fille, nous voulions la protéger, nous sommes désolés » je pourrais comprendre, je pourrais pardonner. Mais il n’en est rien, ils ont décidé d’ignorer la chose et l’ont rendu tabou.

As-tu la moindre raison de conserver ces émotions et de porter cette colère ? Cela va-t-il changer le passé ?

Non…

Alors nous t’invitons à leur écrire une lettre. Écris ce que tu as ressenti, écris ce que tu ressens encore aujourd’hui. Écris ce que tu aurais aimé leur dire, sans aucune restriction. Libère ton cœur et laisse les émotions sortir. Puis, au 31 décembre, tu brûleras cette lettre en demandant au feu de transmuter ces énergies lourdes en énergie d’amour et de lumière. Connecte toi à ton cœur, trouves-y l’amour inconditionnel que tu ressens pour ton amie, et parce que tu l’aimes elle, envoie de l’énergie d’amour à ses parents. Fais preuve de compassion et de pardon. Peu importe les raisons qui les ont poussés à agir comme ça, tu peux te libérer de ce poids, tu peux faire en sorte que cela ne pèse plus sur ton cœur et sur ta relation d’amitié avec elle. Le reste sera de son propre ressort.

Merci.

29 décembre 2016

 

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Cercle de femmes + Ressources pour guérir sa sexualité [parlons du viol]

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Artiste : Kimir-Ra

Je ne fais que passer par ici, car la période est très intense en expériences, en vécus et en prises de conscience. Et admettons le, mon corps a du mal à suivre le mouvement.

Néanmoins, je ne pouvais pas attendre pour partager cette ressource, car elle pourrait servir à d’autre. Le thème de la sexualité féminine est un thème qui m’est cher. D’une part parce que c’est une source de douleurs physiques et de souffrances émotionnelles chez moi à cause de l’endométriose, d’autre part parce que j’ai développé des blocages à cause de mon viol.

Je vous avais déjà parlé des ressources découvertes dans ces articles : Épanouir sa sexualité féminine – comment avoir des orgasmes? [ressources]Apprendre le plaisir féminin [ressource sur la sexualité] ; Renouer avec son soi intime, des pistes… . Et notamment de Vanessa Marin, qui est une sexologue dont j’ai pu avoir des échos positifs directs sur son travail. Elle avait notamment écrit un article intéressant sur le sujet ici : Enjoying Sex After Abuse Is Possible, So Here Are 5 Ways To Start Healing.

Et bien, elle vient tout juste de proposer un programme pour aider les personnes ayant subies un (des) abus sexuel(s) : A Survivor’s Guide To Reclaiming Your Sex Life After Abuse. Alors certes, je préviens, ce sont des ressources en anglais, mais malheureusement, il existe bien peu de choses actualisées en français (ou bien je n’en ai pas connaissance, donc n’hésitez pas à partager !). En plus, Vanessa a fait l’effort de le proposer à un tarif qui reste abordable (99$ alors qu’une seule séance avec elle coûte bien plus…)

Le viol est quelque chose de tabou. Je le sais pour le vivre, car on n’en parle pas dans ma famille, et c’est pour certaines femmes de ma lignée un réel secret, très peu partagé. J’ai d’ailleurs fait part, moi même, d’une absence de réponse de ma mère, quand j’ai fini par prendre la décision de lui dévoiler cet aspect de ma vie dans une lettre.

Mais cela l’est souvent aussi auprès des proches et amis. Dire « hey au fait, à cause de mon viol, j’ai… » ça passe mal, quelque soit le sujet développé par la suite. On fait souvent face à un silence gêné, ou bien une sorte d’ignorance sur le début de la phrase. Je caricature un peu, mais il est vrai que cela reste difficile d’en parler. Pourtant cela concerne selon les statistiques (plus ou moins élargies au monde) entre 1 femme sur 10 à 1 femme sur 4. C’est ENORME !

Comment se fait-il alors qu’on en discute si peu ? Qu’on sache si peu comment guérir sa sexualité et sa féminité après un tel évènement ? Parce qu’on n’en parle pas, et on ne partage pas  les expériences et les conseils qu’on pourrait avoir chacune développés !

Et cela me fait penser aux cercles de femmes. Grâce à cette expérience, j’ai pu apprendre que partager son expérience, en exprimant son vécu, ses difficultés et ses découragements, entre femmes peut être une source d’aide immense.

D’abord, parce qu’on s’autorise à exprimer sa souffrances, ses doutes, ses peurs et qu’en le faisant, on se permet ainsi d’identifier ce qui nous fait tant souffrir en sourdine, ainsi la prise de conscience et la formulation est le premier pas pour agir vers la guérison.

Ensuite, parce qu’en partageant notre expérience, on offre un miroir aux autres femmes présentes, qui peuvent s’en servir pour expérimenter des réactions, des émotions, faire un parallèle d’expériences, voir des ressentis incompris formulés par une personne extérieure. Et cela est très puissant et peut aider chacune à mieux se connaître ou avoir des prises de conscience.

Enfin, et non des moindres, parler dans l’espace d’un cercle de femme, c’est sacré. C’est oser être dans un espace de confiance, face à d’autres femmes qui offrent leur écoute, leur bienveillance et leur amour. C’est aussi se connecter à la force des femmes et du Féminin Divin, d’une façon, et donc être entourée pour faire face à la difficulté. Même si ce n’est que temporairement. Et bonus, après le cercle, on peut échanger sur nos expériences et ce qui nous a aidé durant un repas partage chaleureux !

J’aime aussi le fait que les cercles de femmes soient une bonne occasion pour demander une guidance, que ce soit à travers un ressenti, un tirage de carte, les mots d’une autre personne, une visualisation ou une visite d’entités lors des méditations.

Je trouve que c’est vraiment une jolie façon d’expérimenter et de partager sur le Féminin, et je suis toujours heureuse et plein de gratitude de pouvoir vivre cela, quelques soient les femmes rencontrées et le temps qui passe. C’est une magnifique découverte que j’ai fait ici sur l’île de la Réunion, mais je sais que des cercles existent un peu partout. Certains animés par des Moon Mothers, mais pas forcément !

Le principe d’un cercle de Femme est assez simple. Il s’agit souvent de se retrouver entre femmes pour s’offrir le temps d’honorer notre féminité. La pleine lune est donc l’occasion parfaite, car elle offre de belles énergies féminines et une date cyclique régulière, qui invite les femmes à observer leur propre cycle mensuel. Avez vous déjà observé si vous aviez vos règles calées sur la pleine lune ou la nouvelle lune ?

Le cercle n’est pas obligé d’être mensuel, il peut avoir lieu tous les 2 ou 3 mois, ou par exemple à l’occasion des Bénédictions mondiale de l’utérus. Ils peuvent être ouverts à toutes femmes désireuses de participer, ou être un cercle plus intime avec des régulières. Il peut être organisé chez soi ou dans la nature (les plages de la Réunion sont bien pour ça!). Ils peuvent être gratuits ou demander une participation (fixée ou libre et consciente) selon si une salle est louée, etc.  Le lieu peut être rendu cosy avec des tapis, des nattes, des cousins, des rideaux, des bougies et une lumière tamisée. On peut aussi mettre en place un autel où chacune peut placer les objets de son choix, des fleurs en offrandes, etc.

Mais qu’est ce qu’on fait pendant un cercle de femme me direz-vous ? Et bien, souvent, quand on ne se connait pas, on commence par un tour de parole pour se présenter. On peut proposer une méditation libre ou guidée. Si l’envie vous prend, un temps partagé de chant, de danse, de musique… On offre souvent de clôturer le cercle par un tour de parole, pour partager les ressentis, le vécus lors du cercles, mais aussi plus généralement les phases traversées dans notre vie féminine si on le souhaite. Bref, vous l’aurez compris, il n’y a pas vraiment de règle !! A part cette ligne de conduite : le respect, le non jugement et la bienveillance, mais aussi la confidentialité de ce qui a été partagé et qui ne s’évoque que dans le cercle. Et le must : un repas partage après pour discuter et échanger plus librement, sur tout ce qu’on veut !

Depuis que j’ai découvert cela, j’ai vraiment envie de me créer mon propre cercle intime, en dehors de ceux créés pour les bénédictions mondiales de l’utérus. Et vous, ça vous donne envie ?

PS : ne vous fiez pas à l’image, on reste habillées pendant les cercles de Femmes ^^

23 août 2016

Apprendre le plaisir féminin [ressource sur la sexualité]

Artiste :

Artiste : Sionra

Réparer les dégâts d’un viol, du traumatisme des douleurs physiques pendant les rapports dus à l’endométriose, de la relation conflictuelle avec le désir sexuel et son plaisir, ce n’est pas facile. C’est pour ça que la sexualité féminine, dans la volonté d’assumer et d’incarner son féminin sacré, est un sujet dont j’ai décidé de parler sur mon blog. Pas sous un angle érotique ou pornographique. Pas sous un angle féministe et de défense des droits des femmes. Mais sous l’angle de la guérison et de l’épanouissement de soi-même, en tant que femme.

A-t-on souvent l’occasion de parler de ces milles petites ou grandes blessures que l’on vit au travers de la sexualité ? Soit parce que l’on a une maladie touchant la sphère génitale, comme de l’endométriose, du vaginisme ou autre. Soit parce qu’on a subit un viol ou des violences sexuelles. Soit parce qu’on s’est forcé à faire plaisir à l’autre en allant à l’encontre de soi-même. Soit parce que le tabou nous a empêché d’explorer cet aspect. Ou bien encore parce qu’on ne nous l’a jamais appris et qu’on ne sait pas par où commencer. Il existe mille et une raisons qui font que la sexualité peut être difficile pour une femme. Encore plus dans notre société actuelle, où l’on attend d’elle qu’elle soit belle, mais aussi libérée au lit et capable de jouir. Tout cela faisant beaucoup de pression.

Je connais assez peu de jeunes femmes de mon âge qui soient totalement à l’aise avec le sujet, qui pratique la masturbation sans s’en cacher et se sentir mal à l’aise. En fait, je n’en connais aucune qui ne m’en ait jamais parlé ouvertement. Ne parlons même pas de ma mère, pour qui le sujet est absolument tabou et dont la façon dont elle vit sa féminité et sa sexualité restent de grands mystères pour moi !

Et comment avoir une sexualité épanouie à deux, quand on ne l’a pas même avec soi-même ? Comment guider l’autre vers son propre plaisir quand on ne sait pas faire pour soi-même ? Ça parait bien difficile… Rajouter une personne, c’est rajouter de la complexité. Sans idée du chemin à suivre, le plaisir et l’orgasme peuvent devenir des notions très aléatoires et frustrantes.

Comment remédier à ça ? Il n’y a pas une femme identique, donc pas de solution unique. Mais je pense qu’une des premières étapes est déjà d’apprendre à accepter et à aimer son corps, se dé-complexifier par rapport à son propre sexe et à ses attentes en matières de sexualité. Et puis c’est apprendre son corps, ce qui le fait vibrer, lui fait plaisir et de quelles façons. C’est donc s’explorer, tester, s’amuser en gardant un rapport aimant avec ce corps, parfois si difficile à comprendre, si changeant et instable. C’est définir ses envies et ses besoins sexuels, sans se laisser influencer par ceux de son compagnon. Et à bien des égards, le célibat facilite souvent cela et libère des attentes de l’autre.

Je pense qu’il n’y a pas une façon de faire pour épanouir sa sexualité, mais aussi que c’est un processus long et progressif, au cours duquel il faut être patiente et se donner le temps. S’offrir le temps aussi de prendre soin de soi. Parce que souvent, il n’y a pas que l’aspect physique et émotionnel de la chose. Il y a aussi le psychologique et tous les nœuds énergétiques qui peuvent exister. Parfois derrière une résistance se cache un blocage mental dû à une blessure, qu’il faut prendre le temps de conscientiser, de désamorcer et de transmuter. Parfois cela requiert l’aide d’une psychologue, d’une sexologue ou d’une thérapeute. Ce n’est pas toujours facile d’accepter et de se s’avouer à soi-même que l’on est « blessée » et que l’on a besoin d’aide extérieure. Pourtant, ça peut parfois vraiment être d’une aide fondamentale et d’une richesse d’évolution époustouflante.

Et puis, il existe aussi des ressources à mobiliser pour nous aider, pour s’explorer, pour apprendre. J’en ai déjà parlé dans cet article ici : Épanouir sa sexualité, comment avoir des orgasmes.

Je viens même de créer une catégorie spéciale « Sexualité féminine » sur ce blog.

Et j’ai envie de partager avec vous une découverte que j’ai faite aujourd’hui. Cela s’appelle OMGYES (https://www.omgyes.com/). C’est un site fait par les femmes pour les femmes pour apprendre à avoir des orgasmes (ou les améliorer), basé sur des études auprès de 2 000 femmes. Alors je m’excuse d’avance, il est en anglais… mais je ne connais pas à ce jour d’équivalent français (faites le moi savoir si vous vous en connaissez !). Il présente différentes techniques de masturbation, avec différentes vidéos. Chaque femme y explique le principe général, puis dans une deuxième vidéo comment on fait. Alors oui, âmes sensibles abstenez-vous, car on voit en effet des vidéos montrant le sexe des femmes pour une démonstration. Mais ce ne sont pas des vidéos pornographiques et on ne voit pas la femme avoir un orgasme, elle montre juste comment elle fait dans la réalité. Donc pas que du blabla, ce qui est plutôt rare. En payant (55€ sans réduction), on accède à 12 techniques. Mais si vous voulez vous faire votre propre avis, allez tester par vous-même car on peut visualiser la première gratuitement. Je n’écris pas ça pour faire de la pub, mais bien pour partager une ressource qui pourrait intéresser certaines femmes, mais aussi certains hommes intéressés pour apprendre comment améliorer le plaisir de leur partenaire.

Pour ma part, je me suis offert l’accès en tant que cadeau de St Valentin envers moi-même. Parce que oui, c’est bien de s’aimer soi-même et de parfois se le témoigner. Ce sont ces petits pas qui permettent d’avancer sur le chemin de l’amour de soi, où l’on ne dépend plus des autres pour aimer et être aimé, et où finalement on devient capable d’un amour entier et inconditionnel.

6 février 2016

Le temps d’exister

Source : Tumblr

Source : Tumblr

Je me demande ce que je fuis avec tant d’acharnement, pour ne pas vouloir sortir de mon livre, pour laisser les heures filer sans me soucier d’avoir faim et de manger, d’être fatiguée et de vouloir dormir, d’avoir des obligations et de ne rien faire. Je ne peux juste pas m’en empêcher, de dévorer et dévorer encore les pages, alors que je connais pourtant déjà la fin de cette histoire, ce n’est pas comme si son suspens me tenait en haleine.

Mais je dévore, comme pour combler un vide immense, comme pour ne pas penser à la réalité, à ma solitude et à ma souffrance de te voir parti. Comme pour oublier que je rêve encore de toi la nuit, et que je cauchemarde sur ta nouvelle compagne. Celle qui veut me voler mes habits, celle qui enchante ma mère au point qu’elle la préfère à moi. Et je sais que ces rêves parlent de moi et de mes faiblesses, plutôt que de toi. Mais c’est plus facile de faire la sourde oreille, de ne pas entendre le cri de manque de confiance en moi, le fait de me sentir une femme inférieure, parce qu’elle peut t’offrir ce que moi je n’ai pas pu…

Je me sens paumée. Paumée dans ma vie, dans mon cœur, dans ma foi et même dans mon envie de vivre. J’avais réussi à redresser la tête, à souffler, à commencer une dynamique active pour prendre soin de moi, et voilà que patatras, tout s’effondre. Avec la fatigue peut être, ou le déni qui s’efface. Je ne sais pas… A moins que cela soit la perspective de rester ici seule et celle de mon nouveau travail ?

A peine suis-je revenue de congés, que je sens déjà le besoin de vacances. Celui de me reposer, de dormir, de prendre l’air et de respirer, de me changer les idées, de profiter de l’instant, de ne penser qu’à moi et de prendre le temps pour chaque chose. Cela m’avait un bien fou, mais l’effet n’a duré que deux semaines… Si seulement, parfois, je pouvais me laisser tout le temps d’exister.

Comme il faudrait parfois à l’humanité le temps d’observer…

27 janvier 2016

Le chemin de la guérison : dépasser le statut de victime de viol

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Pourquoi te sens-tu en insécurité ?

Parce que j’ai repris la lecture de Healing Sex, un livre sur le processus de guérison après un abus sexuel. J’ai relu le passage où j’ai bloqué il y a un an, j’ai pu aller plus loin, mais pas beaucoup car alors un autre des points soulevés m’a mis dans un grand sentiment d’insécurité. Que je n’arrive pas à juguler. J’ai beau me dire « je suis physiquement en sécurité », je me sens en danger à l’intérieur. Je me sens oppressée par la peur et cela me vide de mon énergie.

Quelle est cette idée qui t’a tant choqué ?

La honte et la culpabilité ressenties suite à un viol ou un abus où le corps a réagi à la stimulation sexuelle. C’est-à-dire que malgré la personne, malgré l’horreur psychologique, le corps a réagi, a même pu prendre du plaisir et avoir un orgasme, ou une partie de l’esprit de la personne a apprécié l’attention qui lui était apporté. Cela m’horrifie. Parce que c’est en partie mon cas.

Cela me fait mal d’y penser. Je me sens cassée, difforme, monstrueuse. Comment mon corps a-t-il pu réagir contre mon gré ? Et une partie de mon esprit aimait l’attention et le désir de l’autre, alors que je ne voulais pas de lui en moi ? Comment ne pas se sentir trahie par soi-même ?

Vraiment je suis ébranlée.

Tu as peur du jugement. Or tu as lu aussi, qu’il était normal qu’un corps sain réagisse à une stimulation sexuelle, cela fait partie de l’ordre naturelle des choses. C’est encore plus vrai que tu as dissocié ton esprit de ton corps, ou que tu es sous l’influence de drogues. Il n’y a plus personne aux commandes, c’est ta physiologie naturelle qui s’exprime. Le corps est fait pour réagir au toucher de certaines zones. Il n’y a pas de jugement à avoir, de culpabilité à avoir. Celui qui soit se sentir coupable est celui qui t’a imposé cela sans respecter ton libre arbitre. Rappelles toi ici que tu n’es pas la coupable mais la victime.

Pourquoi tout ce que tu me dis ne m’apaise pas ??

Parce que ce n’est pas le plus dur à accepter pour toi. C’est plutôt ce passage : « you may have loved the attention you received ». C’est peut-être ton cas. Peux-tu comprendre pourquoi ? Peux-tu te souvenir du contexte ?

Je sais que j’étais en situation de terrible manque de confiance et d’amour de moi-même. En manque affectif aussi, parce que J. venait de rompre avec moi et que je me suis précipitée dans les bras d’un autre que je n’aimais pas vraiment, pour oublier, pour me sentir aimée. Mais il ne m’aimait pas, il me désirait juste physiquement. Et moi je lui ai fait confiance aveuglément…

Parce que tu as le cœur pur. Tu ne peux pas imaginer qu’on puisse abuser de quelqu’un, encore moins quelqu’un qu’on prétend aimer. Et tu avais envie d’y croire, tu avais besoin d’y croire. A cette période, tu luttais sur beaucoup de plans et tu n’avais pas beaucoup de soutien. Tu n’imaginais pas qu’on puisse abuser de la faiblesse de quelqu’un pour assouvir ses propres désirs. Tu n’imaginais pas qu’on pousse quelqu’un d’instable à prendre de la drogue pour abuser de son corps. Tout ça sous couvert « d’amour ». Ce n’est pas de l’amour, il ne t’a jamais aimé. C’était un prédateur qui enchainait les jeunes conquêtes pour assouvir ses besoins sexuels. Voilà pourquoi tu as tellement de mal avec le désir des hommes. Tu ne peux t’empêcher de repenser à lui et la manière dont il le faisait. Avec des mineures en plus. Crois-tu que ta jeunesse et ta naïveté sont à crucifier, petite fille qui avait été surprotégée ? C’est exactement de ce genre de chose que ton père voulait te protéger. Mais tes parents ont été naïfs aussi, car chercher à t’en tenir à distance sans t’expliquer ne pouvait pas te protéger. Tu ne pouvais pas rester enfermée à la maison. Il aurait mieux valu t’en parler, te prévenir, en discuter.

Pourquoi me dis-tu ça ? Tu cherches à me faire comprendre que c’est leur faute ?

Non, mais à t’expliquer que tu ne dois pas chercher un seul coupable. Et que ce n’est pas toi. Si tu es coupable, tes parents le sont tout autant dans la manière dont ils t’ont élevé. Mais crois-tu qu’ils aient voulu ça ? Que c’était recherché, que c’était de leur faute ? Ça ne l’était pas plus que de la tienne.

Nous ne te parlerons pas de karma. Nous savons ce que tu penses et que tu ne souhaites pas en entendre parler. Je sais que tu ne veux pas croire que c’est une fatalité, que c’est un choix fait par ton âme avant ton incarnation. Alors nous ne te le dirons pas.

Mais tu dois comprendre que si cet homme est coupable, il l’est aussi de par son éducation, de par le formatage de la société, de par l’influence de son entourage – mauvais à l’époque. Il n’y a pas qu’un seul paramètre qui rentre en compte, et il n’avait pas la volonté spécifique de te faire du mal, de te briser. Juste celle égoïste d’assouvir ses propres besoins. Il te faut dépasser l’égo pour voir au-delà. Il te faut comprendre que lui aussi à une âme qui hérite de ce rôle de bourreau et que cela ne sera pas sans conséquence pour lui aussi. Si tu te places dans un autre point de vue, lui aussi est victime de son éducation et de la société. Il te faut dépasser ces notions de victime et de bourreau. Car tant que tu seras dans cette dynamique-là, tu n’auras que colère et soif de vengeance, ou auto-apitoiement. Tu ne pourras pas faire preuve de compassion et pardonner, à lui mais aussi à toi-même.

Or « il n’en vaut pas la peine ». Il ne vaut pas la peine que tu t’enfermes dans la souffrance et la colère, la soif de vengeance et d’humiliation. Tu peux laisser toutes ces émotions destructrices s’exprimer. Écoute-les. Accepte-les comme un témoignage de ta force de survie, de ta volonté intrinsèque de reprendre le pouvoir sur ces évènements. Mais ne les laisses pas diriger ta vie et flétrir ce que tu es. Un cœur pur qui sait aimer sans conditions.

Nous sommes avec toi, toujours. Tu n’es pas seule. Ouvre-toi à nos énergies d’amour, laisse nous t’apaiser.

J’ai le cœur lourd malgré toi, et la poitrine opprimée par la peur.

C’est normal, cela va passer. Ris, respire, vis, fais toi plaisir. La vie peut aussi être belle.

11 novembre 2015

Le cadeau de la sexualité

Artiste :

Artiste : Arumie

J’ai peur, une partie de moi est effrayée de faire face à mes blocages, à mes blessures et à mes peurs au niveau de la sexualité. Une partie de moi a peur de ne pas trouver de solution, de rester bloquée, de ne pas être capable. Une partie de moi a peur d’être moquée, rejetée, ignorée alors que je demande de l’aide. Je me sens comme une enfant faible et influençable.
Alors que pourtant, en prenant ma décision tout à l’heure, je me sentais forte et sûre de moi. Je me sentais motivée, capable d’y arriver, impatiente de commencer à échanger avec cette sexothérapeute. Je me sentais sur le bon chemin, pleine de volonté et de forces, avec des tas d’outils entre mes mains. Avec déjà le plus difficile de réalisé : m’aimer moi-même.

Et tout à coup, je me sens en insécurité, en danger, faible et terrorisée. Pourquoi ? J’ai juste envie de prendre dans mes bras cette partie de moi si effrayée et si blessée par son passé. J’ai envie de la bercer pour la rassurer, lui dire que je l’aime, que ça va aller, que je vais la protéger. Que l’on va regarder et nettoyer ces blessures pour mieux les guérir, que je vais en prendre soin avec amour. Que je vais les observer et les accepter sans les juger. Comme je n’en avais jamais été capable avant parce qu’il me manquait cet amour et cette douceur envers moi-même.
Ça va aller, parce que je suis là pour moi-même. Parce que je vais prendre soin de moi. Parce que je vais respecter mon propre rythme et me faire aider par des professionnels. Parce qu’aucune blessure n’est destinée à saigner perpétuellement, parce qu’aucune salissure n’est définitive.
Parce que j’ai envie d’évoluer vers le meilleur de moi-même. J’ai envie de vivre une sexualité épanouie, d’être capable de me faire l’amour à moi-même et aussi d’offrir mon amour de cette façon. Parce que c’est une magnifique façon d’honorer son propre corps, de l’aimer, de lui offrir du plaisir et d’être connecté à lui. Parce que c’est une façon magnifique de communier et de partager son amour avec l’être aimée, de le vivre de façon incarné.

J’ai envie de beauté.
J’ai envie d’harmonie.
J’ai envie de simplicité.
J’ai envie de partage libéré.

J’ai envie d’offrir ce magnifique cadeau qu’est la sexualité à la femme en moi.
A cette femme si belle, si pleine de désir et d’envies sexuelles, mais qui ne sait comment les assumer, les vivre, les partager et les honorer.
A cette femme si féminine, qui a envie de vivre le plaisir dans son corps, de vibrer d’émotions et de joie dans la pureté, la sincérité et l’amour.
A cette femme qui a envie de communier avec l’être qu’elle aime, de s’abandonner avec lui, de se sentir unie sur tous les plans : physique, émotionnel et spirituel.

Cette femme en moi, si vaste et si complexe, si mystérieuse et inconnue de moi-même, I want to embrace her. Je veux l’accepter telle qu’elle est, car elle est parfaite et recèle tous les trésors en elle-même. Il me suffit juste de creuser pour les déterrer et les offrir à la lumière de la vie.
Et je sais que la femme magnifique que je suis a la force, la foi en elle-même et la capacité d’y arriver.

16 octobre 2015

Cette fille que j’aime

Artiste

Artiste : Conronca

Moi, je vis avec une fille magnifique. Elle a de beaux cheveux noir, des yeux noisette coquins, un sourire charmeur et des formes toutes féminines. Elle est intelligente, persévérante, de bonne volonté et sincère. Elle a un cœur gigantesque, rempli de belles choses, qu’elle a parfois du mal à communiquer. Elle aime la vie, elle aime rire, elle aime savourer le vent sur sa peau, le parfum des fleurs, le chant de l’océan. Elle aime sa famille et ses amis, être là pour eux, les conseiller et les pousser vers le meilleur d’eux-mêmes. Elle aime se sentir utile de manière modeste et fuit la superficialité. Elle est capable de grandes choses, quand elle a confiance en elle. Elle est capable de bonnes choses, quand elle arrive à ouvrir son cœur. Elle est sensible et pleure beaucoup. Elle a plein de faiblesses, qu’elle tente tant bien que mal d’assumer et d’accepter.

Cette fille magnifique a beaucoup été blessée. Son adolescence est une triste histoire. Son début dans la vie d’adulte n’est qu’un enchainement d’obstacles. Pourtant, elle a choisi malgré tout le chemin de la guérison, de l’amour d’elle-même et de la voie de la réalisation d’elle-même. Elle aurait pu renoncer, elle aurait pu se déclarer victime de la vie, elle aurait pu se suicider. Pourtant, elle a tenu bon, avec toute la force cachée qu’elle ne se connaissait pas.

Cette belle fille fait toujours face à des obstacles, aujourd’hui encore, à des pertes et des souffrances, à des défis et des déceptions. Pourtant, encore une fois, elle a décidé de se prendre par la main pour continuer à avancer. Elle a décidé de voir le positif dans son malheur, de saisir l’opportunité de cette Réunion avec elle-même. Elle a décidé de se prendre dans ses propres bras pour se consoler et apprendre à s’aimer, entièrement, sans conditions ni jugements.

Cette belle fille veut maintenant devenir une femme. Elle veut apprendre à assumer et prendre soin de son corps. Elle veut se libérer de ses souffrances et de ses blocages pour offrir et recevoir librement. Elle veut pouvoir vivre et expérimenter chacune des facettes de sa féminité. Elle veut assumer son masculin, et se réconcilier avec les hommes.

Cette fille a fait tellement de chemin, depuis son adolescence. Un chemin gigantesque, depuis la trahison, l’abandon et l’humiliation subis de la part du garçon qu’elle aimait profondément et à qui elle avait fait le cadeau du pardon, si durement piétiné. Elle a fait tellement de chemin depuis le rejet, les moqueries et les vexations infligés par ses camarades de collèges. Elle a fait tellement de chemin depuis le rejet, le dégoût, la haine d’elle-même qu’elle ressentait, les violences qu’elle s’infligeait. Elle a fait tellement de chemin depuis le viol exercé par son petit ami. Depuis le début de sa maladie.

Cette fille est quelqu’un de simple, elle n’aspire ni à la gloire, ni au pouvoir, ni à la richesse. Elle veut juste apprendre à s’aimer, apprendre à être qui elle est, à vivre le quotidien avec bonheur et harmonie. Alors j’ai envie de dire que cette fille est épatante, juste parce que c’est elle. Sans raison, ni justification.

Je remercie cette fille magnifique d’exister.
Je la remercie d’être qui elle est.
Je l’accepte avec tous ces défauts et toutes ces qualités.
Je l’aime entièrement, comme elle est.
Je lui offre ce que personne d’autre ne pourra jamais lui donner : l’estime et l’amour d’elle-même.
Je lui pardonne toutes ces erreurs, ces souffrances, ces tortures auto-infligées.
J’aime son corps, son cœur, son esprit et son âme.
Je lui souris du fond du cœur.

Je remercie cette fille de vivre en moi
Et je lui promets de toujours l’aimer et de toujours la respecter.

12 octobre 2015

Un nouveau voyage

Artiste : Yuumei

Artiste : Yuumei

Demain, je commence un nouveau voyage. Je vais participer au premier rituel chamanique des sept apportés par la Femme Bison Blanc à l’homme : la cérémonie de l’Inipi, aussi appelé hutte de sudation. C’est un long rituel, où tous les participants construisent eux-mêmes la hutte de sudation, où l’on passe des heures (je ne sais même pas si c’est 8h ou 10h) dessous, au son des tambours, pour purifier le physique, le mental, l’émotionnel et le spirituel. Et puis, je vais aussi commencer un travail de soins chamaniques pour chercher à soigner ma blessure de viol, que je sais bien antérieure à cette vie-là.

Je n’ai jamais couru après le chamanisme. C’est quelque chose qui m’intriguait et par certains récits m’émouvait, mais je n’ai jamais eu une envie spéciale de l’étudier, car j’ai toujours pensé que cela se vivait plutôt que de s’apprendre. Je n’en avais jamais eu l’occasion, si ce n’est recourir au soutien d’Animaux Totems, et voilà qu’elle se présente d’elle-même. Qu’elle m’est même très clairement indiquée dans mes rêves.

Demain je commence un nouveau voyage, et je me demande où celui-ci va me mener. Va-t-il m’éloigner encore plus de certaines personnes que j’aime ? Va-t-il me changer fortement ? En un sens, j’espère que oui, car je souhaite évoluer sur le chemin de ma guérison. Mais en même temps, je ne peux m’empêcher d’avoir peur de creuser un peu plus le fossé. Néanmoins, je ne peux qu’être fidèle à moi-même et suivre l’appel de mon âme, que j’ai pour un temps rejeté.

Je ne peux aussi m’empêcher de penser ce que m’a dit une personne précieuse pour moi : « la spiritualité est un outil pour moi ». Et mon cœur de répondre intérieurement « c’est bien plus que cela pour moi ! ». Je la vie comme une composante à part entière de ma vie. Si je considère être constituée d’un corps, d’un esprit et d’une âme, alors je ne peux négliger aucun des trois. Mon corps est plus qu’un simple outil, ma raison et mon intellect sont plus que de simples outils, ma spiritualité est plus qu’un simple outil. Ce sont des choses qui font partie de moi, et qui font la personne que je suis. Et c’était d’ailleurs une grande source de frustration pour moi, par moments, de ne pas sentir cette réalité vécue et acceptée par cette personne, de le voir confiner la chose.

Pendant un certain temps, j’ai rejeté la spiritualité, parce que je n’arrivais pas à comprendre ce qui m’arrivait et à le contrôler. C’était trop effrayant de ressentir les esprits des décédés, trop effrayant de lire certaines choses dans l’âme des personnes de mes proches, trop effrayants de me sentir entourée d’entités du bas astral. Et surtout trop effrayant de ne pas tout comprendre, de ne pas connaître « les règles » et de ne rien contrôler. Car je pense que c’est ça le plus dur, ne pas avoir le contrôle.

Pour quelqu’un qui ne dirige sa vie que par la volonté, c’est terriblement difficile à admettre et je compatis, car je suis en partie comme ça. Cela demande un lâcher prise immense, et surtout une immense foi en soi-même et en la vie. Cela nécessite d’admettre que certaines choses nous dépassent et que l’on ne choisit pas forcément les épreuves que l’on attire – du moins pas consciemment. En revanche, cela ne nous soustraie pas à notre pouvoir d’acceptation et de réaction, à notre pouvoir de création à partir de ce qui peut s’imposer à nous. Comme cela n’affecte pas la règle des conséquences : chaque action a une conséquence, qui peut entraîner une chaîne d’évènements ; la responsabilité de nos choix reste donc entière.

Je crois qu’une des sources principales de mon rejet de la spiritualité et de mes ressentis médiumniques, au-delà de la souffrance engendrée par mes épreuves, était la peur de moi-même, de ce dont j’étais capable. La peur d’être différente et d’être incomprise, rejetée par les gens que j’aime. La peur des « responsabilités » que cela pouvait impliquer.

Demain, j’ai envie de me libérer de ces peurs. J’ai envie de pouvoir accepter qui je suis, peu importe qui je me révèle être au fond de moi-même et de mon âme, peu importe le chemin que cela me fera prendre. Je veux Être, tout simplement. C’est qui est peut-être le plus difficile à réaliser.

9 octobre 2015

Le chemin de la guérison [parlons du viol]

Auteur :

Auteur : 253421

Aujourd’hui, grâce à Bluebird, j’ai pris connaissance d’un certains nombres de connaissances scientifiques (ici) sur les conséquences physiques que peuvent avoir un viol dont la perturbation du circuit neurobiologique qui peut entrainer des conduites à risques.

« Les conduites à risques dissociantes font partie des conséquences psychotraumatiques des violences.

Elles se mettent en place quand les victimes traumatisées sont abandonnées sans reconnaissance, sans protection et sans prise en charge et soin spécialisés.

Elles sont une tentative d’auto-traitement de la souffrance liée à la mémoire traumatique des violences quand l’allumage de celle-ci n’a pas pu être évitée par des conduites de contrôle et d’évitement en créant un état de dissociation qui permet de se couper de ses émotions. Cet état de dissociation peut-être à l’origine d’une banalisation, d’un déni ou d’une amnésie psychogène des violences subies.

Elles sont un moyen d’échapper au mal-être et à l’angoisse terrible qui envahit la victime quand un lien se fait avec les violences. […]

La victime traumatisée fait rapidement l’expérience que certaines conduites calment immédiatement la souffrance en coupant toute émotion : se taper la tête contre les murs, se faire mal, se mettre en danger, s’alcooliser, se droguer, crier, être violent, manger n’importe quoi sans s’arrêter, avoir certaines pensées comme des idées suicidaires, des idées d’auto-mutilation, des scénarios fantasmés de violences extrêmes… Ces conduites permettent à la victime de se détacher et d’atteindre un état d’indifférence affective, ou tout au moins d’être pour un temps ailleurs dans un autre monde. Il y a deux façon de créer un état dissociatif avec anesthésie émotionnelle pour échapper à la mémoire traumatique :

– par des conduites à risque, des mises en danger, des pensées ou des scénarios effrayants en générant un surcroît de stress qui vont provoquer une disjonction en faisant produire par le cerveau encore plus de drogues dissociantes, ce sont des conduites addictives au stress.

– en créant directement un état dissociatif par l’intermédiaire d’une consommation de drogues dissociantes (tabac, alcool, drogues), ou par l’intermédiaire de techniques dissociantes (balancements, mouvements saccadés, auto-hypnose, musiques très fortes).

Les conduites dissociantes permettent donc d’obtenir une anesthésie émotionnelle et physique grâce à une disjonction provoquée du circuit émotionnel par un stress extrême. Cette anesthésie émotionnelle et physique brutale (avec un effet de shoot) est efficace sur l’état de tension insupportable générée par la mémoire traumatique des violences»

Source : Dr Muriel Salmona, http://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/conduites-a-risques.html

                Dans mon cas, je sais que mon cerveau a « effacé » ou « jamais retenu » une partie de mes souvenirs lors de mon viol. Mon cerveau n’a pas voulu enregistrer, c’est resté un déni pendant plus de 6 ans. C’est resté totalement ignoré et non traité. Parce que je n’avais pas compris la réalité de ce que j’avais vécu. Car il n’y avait pas eu de violence ni d’agression, mais une manipulation qui a en effet créé un état de sidération où je n’ai pas pu réagir, où mon corps n’a pas pu réagir, où je me suis retrouvée impuissante. C’est tellement énorme que mon cerveau n’a pas traité l’information, il n’a pas été capable d’identifier la situation de viol. J’étais mineur avec un majeur, avec un homme sensé être mon « petit ami », soit m’aimer et me protéger. Mais il a abusé de ma vulnérabilité, m’a poussé à prendre de la drogue et a satisfait ses besoins sans même se soucier de ma volonté, alors que j’étais pétrifiée.

          Mais on ne parle pas de ces choses-là. On n’en parle jamais parce que c’est tabou, et que notre société nous apprend à culpabiliser la femme, à la rendre coupable et à la remplir de honte, comme si ce n’était déjà pas suffisant d’être violée. Pendant des années, j’ai lutté contre moi-même pour savoir d’où venait mon mal être, sans jamais en trouver la source. Maintenant, j’ai envie d’en parler sans honte, parce que, ce que j’affronte, des tas d’autres femmes, et des hommes aussi, le vivent aussi, malheureusement.

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         Peu après mon viol, mais je n’avais jamais fait le lien, j’ai commencé à me scarifier pour évacuer la douleur. C’était magique, quand j’étais dans un état de peur ou de panique, je me coupais, et alors mon cerveau se vidait, je ne ressentais plus aucune émotion. Je ne comprenais pas que je déclenchais un circuit neurologique qui faisait sauter la capacité à ressentir des émotions et que « cette déconnexion se fait par l’intermédiaire de drogues dures endogènes sécrétées par le cerveau (endorphines, drogues kétamine-like) ». J’ai su plus tard que c’était un comportement addictif de par la sécrétion d’endomorphines qu’il provoque, mais je n’avais jamais compris le fond de la réalité. Et la réalité, c’est celle-ci :

« l’organisme se retrouve rapidement en état de stress extrême avec des sécrétions de plus en plus importantes d’hormones de stress, adrénaline et cortisol qui deviennent rapidement toxiques pour le système cardio-vasculaire et le cerveau et représentent un risque vital pour l’organisme.

Pour y échapper, le cerveau (comme lors d’un survoltage dans un circuit électrique) va faire disjoncter le circuit responsable du stress, ce qui va avoir pour effet d’éteindre la réponse émotionnelle, mais aussi de déconnecter les fibres qui informent le cortex des émotions, entraînant une anesthésie émotionnelle et une dissociation (c’est-à-dire état de conscience altérée, un sentiment d’irréalité et d’être spectateur de la scène) »

Source : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/925105-une-victime-de-viol-qui-ne-se-debat-pas-ca-ne-veut-pas-dire-qu-elle-consent.html

J’ai travaillé sur ma scarification, j’ai fini par arrêter de me couper, mais d’autres comportements ont pris la place, que j’ai chacun tenté de désamorcer. Et aujourd’hui, que me reste-t-il ? Je me rends compte que j’utilise toujours des conduites dissociantes en réalité. Car quand je vais vraiment mal, que la douleur psychologique ou émotionnelle est vraiment trop forte, je m’imagine en détail que je vais me suicider : quel arme ou quel poison, quel lieu, quel moment… Et c’est magique, c’est instantané : d’un seul coup, je ne ressens plus rien, je n’ai plus mal, je me sens « vide », je me sens « absente », je suis ailleurs et je n’ai plus mal. J’oublie même la source de ma souffrance pour un court temps. Parce que je suis tellement absorbée dans une pensée effrayante et stressante, que mon système neurologique coupe par habitude les émotions.

« la personne fait, seule ou en groupe, l’expérience de conduites ayant un pouvoir dissociant et anesthésiant qui sont des conduites à risques. Ce sont des conduites d’auto-traitement de la mémoire traumatique qui, par le stress émotionnel important supplémentaire qu’elles génèrent (par la mise en danger), reproduisent un survoltage et redéclenchent la disjonction du circuit émotionnel. Cette disjonction provoquée entraîne, comme lors des violences, une dissociation avec anesthésie physique et psychique, et va calmer momentanément les angoisses. »

Je n’en avais jamais pris conscience. Mais comment j’aurais pu ? On ne parle pas plus des pensées suicidaires dans notre société que du viol, c’est tabou. Comment aurais-je pu me rendre compte du décalage de l’intensité de mes pensées suicidaires et de leur moment de survenu ?

Parce qu’à noter que je n’ai jamais fait de tentative, et qu’en réalité, je n’ai aucune envie de mourir, je n’ai aucune envie d’abandonner mes proches, même si j’en bave parfois terriblement. Non, l’imaginer me suffit. Je meurs des dizaines de fois dans mon imaginaire et ça me suffit. Je n’ai jamais eu le cran de passer à l’acte, et au fond je n’ai jamais eu la réelle motivation. Parce que quand j’y pense dans l’optique d’agir (et pas juste d’imaginer), je vois tout de suite tout ce que j’aurais à perdre et cela n’en vaut pas la peine. J’aime ma famille, j’aime mes proches, j’aime la vie d’une certaine façon, même si j’ai le sentiment de parfois bien mal la vivre. Je n’ai pas envie de mourir.

Il n’en reste pas moins que les fortes pensées suicidaires sont un mécanisme de survie que j’utilise toujours. En soi, ça pourrait juste être dérangeant au vu du regard de la société. Mais le problème est plus vaste :

  • Comment le dissocier de mes crises hormonales violentes (probablement liées à mon endométriose et mes problèmes ovariens) qui ont le même effet, voire plus ?
  • A chaque fois que cela arrive, après coup je culpabilise d’avoir eu de telles pensées. Je me sens mal, j’ai honte et je m’isole des autres pour me punir ;
  • Cela entraine un profond sentiment de solitude et une image très négative de soi-même ;
  • Cela entraine une accoutumance aux substances sécrétées, comparable à des « drogues endogènes » qui entraînent une habitude comportementale.

C’est terrible de se rendre compte de tout cela. C’est dur aussi de comprendre que ma vie est encore sous l’emprise des conséquences de mon viol. Au-delà de la peur des hommes et de la peur de la sexualité. Pourtant je refuse de me sentir cassée, je refuse de me sentir à nouveau victime. Je refuse de laisser les choses telles quelles. Je refuse que ma vie et mes comportements soient conditionnés par cette expérience négative indépendante ma volonté.

Je rêverais de réécrire l’histoire, de réécrire mon passé, de savoir quelle personne je serais sans toutes ces blessures. Mais tous ces rêves ne changeraient rien à ma réalité. Je ne peux que faire avec, même si c’est dur et même si je suis perdue. Mettre un pied devant l’autre, faire de mon mieux en attendant que les nuages se dispersent et que le soleil brille. Parce que j’espère qu’un jour il brillera de nouveau.

Et mes pensées accompagnent toute victime de viol qui lit ses mots. N’ayez pas honte de vous. N’ayez pas peur de vous-même. Ne laissez pas ce viol vous définir. Faites-vous aider par des professionnels compétents, cherchez les. Parlez-en.

Parce que moi, ça y est. Je me suis décidée à en parler à un vrai psychiatre. Et à chercher jusqu’à trouver le bon. Faites le vous aussi.

4 octobre 2015

Renouer avec son soi intime, des pistes…

Auteur : Yu han d63y9de

Auteur : Yu Han

Un bel article sur les ressources pour explorer et guérir sa féminité ! Merci à Brume

L'Ile aux Feuilles

Cela fait une éternité que je n’ai pas écris de nouvel article et je vous reviens avec quelque chose qui me sort de ma zone de confort. Je souhaite partager avec vous les quelques pistes que j’ai suivi pour rencontrer, comprendre, accepter, soigner et aimer ma Féminité ainsi que ma Sexualité (cet article s’adressera donc plutôt aux femmes). Il s’agit d’un sujet délicat et je ne rentrerai pas dans les détails  mais je vais aller au-delà de ma réserve naturelle car je sais que cela pourra aider d’autres comme moi :). Je vous les présente dans l’ordre où je les ai vécu.

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