Des nouvelles

Artiste : Rossdraws

Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti l’élan pour écrire sur mon blog, alors je n’avais pas voulu me forcer. A quoi bon écrire sans conviction ou sans infos claires à canaliser ? Malgré ça, oui je suis toujours vivante et non je ne compte pas arrêter ce blog. Parfois des temps de pause sont nécessaires. Plus ou moins longs, plus ou moins fructueux. Certains parlent de « passage à vide », d’autres de « creux » ou de zone de transition. Quel que soit l’appellation qu’on leur donne, autant dire qu’ils ne sont jamais agréables. Ils sont toujours inconfortables, comme un pull en laine qui gratte et qui donne trop chaud, mais que l’on ne sait pas comment retirer. Elles sont passées où ces putains de manches ? Il n’y a pas une fermeture éclair quelque part ?

C’est un peu comme cela que je me sens en ce moment. Cette période de creux n’aura jamais été aussi longue de toute ma vie, et j’ai le sentiment de ne pas en voir le bout même à des kilomètres. Malgré des efforts et des efforts. Comme un col de montagne infranchissable à gravir. Vous savez que même si vous atteigniez un sommet, il vous en attend toute une série par la suite. Que faire ?

Rester là et attendre mon bâton de marche à la main ? Tiens, je n’avais pas remarqué ce truc avant. Est-ce vraiment une aide et pas plutôt un handicap ? Qu’est-ce que j’en fais ? Comment ça marche ce truc ? Et si je me prenais les pieds dedans et que je dégringolais de la montagne ? Non décidément, ce n’est vraiment pas confortable. Alors je fais quoi ? J’admire la vue ? Je m’endors au risque que mourir de froid dans ces sommets glacés ? Je m’acharne à marcher dans la tempête ? J’attends une aide providentielle qui ne viendra jamais ?

Bon, parce que oui, avec les années, j’ai fini par comprendre qu’il ne servait à rien d’attendre un sauveur ou une sauveuse inconnu(e). « Aide toi d’abord, et le ciel t’aidera ensuite » comme disent certains. Dans mon cas, c’est on ne peut plus vrai, étant donné ma reliance au Milieu, qui rend ma guidance assez capricieuse, et où on me dit souvent « débrouille-toi toute seule ». Rah, franchement, c’est toujours dans ces moments-là que je regrette de ne pas avoir une reliance à la Lumière. Ou encore la douceur suffisante envers moi-même pour recevoir une guidance affable et progressive. Mais bon, au bout d’un moment, j’ai finis par lâcher le morceau et me résigner. Ce n’est pas comme si quand je pestais contre mes guides cela changeait quelque chose, pas comme Camille Fraise en tout cas.

Alors tout ça pour dire quoi ? Que les médiums sont simplement comme tout le monde, ils galèrent, avec leur santé, leur vie professionnelle, leur avenir… Mais qu’ils doivent gérer une couche en plus quand tout se casse la figure, celles des énergies du bas astral, des entités en tout genre, des gens qui trouvent intéressant de s’en prendre énergétiquement aux autres, ce genre de conneries… Ce qui me met en rogne. Me coller aux basques des entités du bas astral, des âmes errantes et j’en passe pour me polluer et exercer une pression psychologique (ou lire « tenter de pousser au suicide »), pas une fois, mais deux, ça suffit !

Je ne vais pas m’attarder sur ces pratiques peu recommandables. Je vais simplement affirmer que quoi que l’on tente de me faire, je ferai toujours face. Je trouverai toujours une parade. S’il faut que je réaffirme ma puissance vingt fois, et bien je le ferais vingt fois. Vous perdez votre temps les mecs. Ce n’est pas demain que je serai morte et enterrée, même si j’ai parfois du mal à comprendre en quoi mes capacités en gênent certains. Toujours est-il que, me pousser dans mes retranchements ne fait que m’apprendre à être plus forte. Alors finalement, qui est le gagnant ici ? Surtout que réveiller mon côté sombre n’est pas franchement une bonne idée…

Suite à cette petite mise au point, je tenais à dire à mes « gentils » lecteurs (ceux qui ne sont pas concernés par cette mise en garde) que mon silence récent porte des fruits intéressants et qu’il me permet d’explorer d’autres facettes de l’écriture et de la créativité, que j’espère pouvoir bientôt partager avec vous !

Suite au prochain épisode ;)

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Renoncer à tout… [le chemin de la guérison spirituelle ?]

Artiste

Artiste : Erisia

Je crois que je devine un peu mieux pourquoi tu me parles de renoncer à lui… Parce que je dois renoncer à tout, c’est ça ? En partant, j’ai renoncé à ma maison familiale et le cocon protecteur qu’elle représente, j’ai renoncé à la proximité et l’aide proche de ma famille, à mes amis. J’ai renoncé à tous mes repères, depuis les lieux que je connais, aux plantes, aux animaux, aux étoiles. J’ai renoncé à mes habitudes alimentaires. J’ai déjà renoncé par le passé à ma spiritualité, à mes croyances, à mes guides et mes divinités. Avec ma maladie, j’ai dû renoncer à mon cycle féminin, à ma possibilité d’avoir des enfants. J’ai renoncé à mon apparence et mon image, mes protections physiques et psychologiques. J’ai renoncé à trouver le travail de mes rêves pour l’instant. Et maintenant je dois renoncer à la dernière chose qu’il me reste, mon couple qui a volé en éclats, à son amour à lui pour moi, à mon amour pour lui et à la possibilité d’un futur ensemble…

Pourquoi ? Pourquoi cela doit-il être aussi dur ? Dois-je même renoncer à trouver le moindre sens là-dedans ? Expliquez-moi… Est-ce vraiment le chemin qui peut me permettre à moi de m’épanouir en accord avec mon âme ? Je n’en peux plus de ce travail de déconstruction qui n’en finit plus. A quoi donc vais-je devoir renoncer encore ? Encore et encore ?

Je suis fatiguée, j’en ai marre. Dois-je même renoncer à la vie ? Je vais finir par le faire s’il ne me reste plus rien, plus rien du tout. Quelle raison j’ai de continuer à avancer ?

La foi. La foi qu’il te sera offert l’équivalent de tout ce à quoi tu as renoncé pour évoluer. Parfois il est nécessaire de renoncer de façon radicale pour tout reconstruire correctement. Te libérer de ton éducation, de la pression familiale, des attentes de tes amis, de l’attachement à ton environnement, du contrôle exercé par ton égo. Nous savons que ce n’est pas facile. Mais si je te dis que c’est ton âme qui a choisi cette voie avant de s’incarner, est ce que tu me croiras ? Il est temps que tu avances, il est temps que tu travailles à ta guérison spirituelle. Tu ne peux pas le faire si tu ne t’ouvres pas à ta propre lumière, à ta propre divinité, à tes capacités spirituelles.

On a essayé autrement, tu nous as rejeté, tu n’étais pas prête. Tu avais besoin d’une motivation, nous te l’avons donné. Et ce n’est pas un mensonge, tu l’avais décidé comme ça.

… Je n’ai pas la foi en un lendemain meilleur. Je n’ai pas la foi de croire que je recevrais tout ce que j’ai perdu. Je ne crois plus en rien à vrai dire… A quoi bon ? Si c’est pour tout perdre encore…

Tu as déjà commencé à recevoir, tu le sais. Tes rêves te l’ont souligné. C’est simplement que cela ne prend pas la forme que tu voudrais. Or ce que l’on veut est rarement ce dont on a vraiment besoin, à moins d’avoir développé un certain niveau de sagesse, que tu n’as pas encore. Il te faut renoncer aux dernières choses qui te retiennent d’évoluer.

Mais est-ce que mon amour me retient vraiment d’évoluer ? Est-ce qu’au contraire il ne m’aide pas ?

Pas vraiment, pas pour l’instant, car en réalité tu t’accroches à l’amour de ton égo, celui qui aime conditionnellement. Cet amour ta rattache à la peur de perdre le sien, de te faire rejeter, d’évoluer de façon incompatible à la sienne, de le voir aimer quelqu’un d’autre et de te renier. Cet amour-là auquel tu te rattaches n’est pas le bon. Ton amour véritable est rentré doucement en sommeil pour rendre les choses moins douloureuses. Il est là pourtant, enfoui en toi, il est une source de chaleur et d’espoir, c’est vrai. Il t’offre aussi des rêves pour te rassurer. Il n’a pas disparu, mais pour l’instant tu ne dois pas te concentrer dessus. C’est pourquoi il te faut donc renoncer à l’amour porté par ton égo. L’amour de l’âme ne connait ni le temps, ni la distance. Tu es bien placée pour le savoir puisque tu l’as vécu avec lui. Tu dois donc avoir foi en cet amour-là, pur, et laisser le reste mourir. Si tu as l’illusion que cet amour-là mourra si tu renonces à lui et à votre couple, tu te trompes. L’amour véritable ne meurt pas, il peut se transformer mais il ne disparait jamais.

Pourquoi cela ne soulage pas mon cœur ? Pourquoi est-ce que j’ai aussi mal ?

C’est une illusion de l’égo qui fait naitre en toi ces émotions. Lui ne veut pas que tu laisses cet amour mourir, car il est fort et puissant et le nourrit lui. C’est une illusion puissante que tu as construit sur une volonté de bien faire les choses. Mais tu dois tout déconstruire, tes conceptions sur le couple et sur ce qui te convient. Qui sait, peut-être que la relation libre est ce qui te convient ? Tu n’en sais rien. Pas plus que tu ne connais ta sexualité réelle, celle qui épanouit ton âme.

Alors lâche prise… Lâche prise sur toutes ces choses sans lesquelles tu ne penses pas pouvoir vivre. Alors tu découvriras tes ressources réelles, ta force et ta foi intérieures. Car tu sais que c’est dans les plus profondes ténèbres que l’on discerne la plus faible des lueurs. Or ton âme est une faible lueur, car elle est blessée, elle est affaiblie. Elle a besoin de guérison et de douceur, elle a besoin d’attention et de soin. Elle a besoin que tu t’occupes de toi uniquement, que tu te concentres sur toi, que tu prennes soin de toi et lui offre ton amour sincère.

Cela implique en effet de te détourner de tes proches, de focaliser ton énergie sur toi-même. Tu dois bien le sentir, non, que ton âme est affaiblie ? Cette fatigue chronique et profonde, aucun médecin n’en trouve la source, aucune cure de fer ou de vitamines ne l’a soulagé. Cette fatigue l’a, elle vient de ton âme en réalité. Qui c’est beaucoup épuisée pour te réveiller, mais que tu n’as pas voulu entendre. C’est pour ça que nous prenons le relais.

Plutôt que de courir après une explication médicale de cette fatigue, ou après une solution scientifique à ta maladie, il te serait plus simple d’accepter cette réalité. Celle dont Sylvie t’a donné la clé à travers l’interprétation de tes rêves spirituels de guérison. La réalité c’est que ton âme est profondément blessée à l’intérieur. Et que oui, cela se traduit sur le plan physique par ta maladie et des blessures intérieures. Tu te souviens de ce mur brûlé qui revenait sans cesse dans cette visualisation guidée proposée par Sylvie ? C’est de ça que nous parlons. Nous savons que tu t’en souviens car cela t’avait choqué, puis tu as oublié…

La vérité sur le fait que tu sois incapable de déterminer ta reliance à l’ombre ou à la lumière, c’est simplement que ton âme est trop affaiblie, tu n’entends pas son appel. Alors maintenant que tu as accepté beaucoup de choses, maintenant que tu as renoncé à la Lumière, comme au Milieu ou comme à l’Ombre, nous pouvons te le dire. Ta reliance n’a pas d’importance, du moment que tu arrives à ressentir la Source. Pour cela, il te faut accepter que les choses soient parfaites telles qu’elles sont. Il te faut accepter que tu puisses être guidée et que tu puisses recevoir toi-même cette guidance directement, exactement comme tu le fais en ce moment, en étant centrée en toi-même, ancrée et en ayant foi en tes capacités.

Mon nom n’a pas d’importance. Peut-être qu’avec le temps tu arriveras à discerner mon énergie, mais nous n’en sommes pas là. Il est urgent que tu entendes l’appel au secours de ton âme, et que tu apprennes à la nourrir, à la guérir, avec amour et compassion, sans jugement.

Comme le disait ce conférencier « Quand on reçoit une flèche, rien ne sert de savoir d’où elle vient, pourquoi, quel est l’âge, la taille du tireur. Ce qui importe c’est choisir ce que l’on va faire de cette flèche, comment l’on va l’a retiré et comment on va soigner la blessure. C’est à nous de prendre la responsabilité de ce qui est et de faire avec. » Je sais que cela t’a beaucoup parlé et a résonné en toi. Il n’est plus temps de te demander, pourquoi, comment, par qui, il est temps d’agir pour te soigner. Aussi je te demande de ne pas rechercher l’origine de cette blessure, sa source et sa raison. Pas pour l’instant. Il te suffit de savoir qu’elle remonte à très très longtemps, au début de tes incarnations, et de savoir que cela fait plusieurs vies que tu travailles à sa guérison.

Mais ai-je seulement la possibilité de la guérir dans cette vie ? Honnêtement ?

En grande partie. Ce serait mentir de te dire que « oui, tu t’en remettras totalement », car ce genre de blessure demande des vies pour récupérer et retrouver sa pleine énergie. Dis-toi qu’en attendant tu as des guides pour t’accompagner et te prêter leur puissance, que tu n’es pas seule et que tu peux demander de l’assistance. Mais sache que la vie n’est pas ingrate, malgré cela, une âme se voit toujours offrir une opportunité d’en profiter après avoir bien travaillé.

Ainsi, tu ne dois pas t’inquiéter de souffrir toute ta vie, parce que la vie est un cycle composé de hauts et de bas, et pour un malheur, tu trouveras un bonheur, si l’on veut. De toute façon, tout est une question de vision, et de savoir accueillir. Le lâcher prise est une clé capitale chez toi pour pouvoir être heureuse. Savoir accepter les choses, en prendre parti et faire avec est nécessaire pour toi. Lutter contre ta tendance à voir le verre à moitié vide alors qu’il est à moitié plein. Tout ne peut pas être parfait, jamais, pas comme tu le désires. Car c’est une illusion que de croire que tu peux avoir le contrôle des choses. Tu peux choisir tes pensées et tes réactions mais tu ne peux pas contrôler ton environnement, jamais. Ce serait t’épuiser en vain pour des résultats bien frustrants.

Nous te demandons de bien écouter ce qui te sera dit demain. Nous savons que tu as des résistances à la vision de cette personne. Que tu as un blocage sur la notion de karma, mais c’est simplement que tu ne la comprends pas. Ici, il ne s’agit pas de punitions, mais de guérir les blessures que ton âme garde avec elle de vie en vie. Aussi c’est pourquoi cela vaut la peine que tu écoutes bien attentivement. Tu voulais des clés, elles vont t’être offertes. Prépare-toi à ce qu’elles ne soient pas celles que tu attendais. Jamais. Car il te faut apprendre à lâcher prise sur la forme de la guidance que tu peux recevoir. Et rester ouverte et réceptive. Sois ouverte et réceptive demain, cela t’aidera. Plutôt que de te braquer et de rejeter ce qui te sera dit. Cela ne sera pas facile, mais c’est pour t’aider. Il te faudra ensuite lâcher prise, et laisser les choses faire leur chemin. Ne cherches pas à tout comprendre sur le coup, le reste viendra avec le temps. Focalise toi sur ce qui résonne au présent, ce sera déjà très bien.

Et puis nous serons avec toi, tu ne seras pas seule. N’aie pas peur. Sois alignée, ancrée et réceptive, et tu verras que tout se passera bien. Ne laisses pas tes pensées et ton mental s’emballer. Reste humble et accueille dans l’instant. Nous serons également là pour t’aider à accepter les choses et les messages que tu recevras, aussi bouleversants puissent-ils être. Car tout ce que tu recevras, tu auras la force de l’accepter. Et les choses seront ainsi qu’elles doivent être. Aussi reçois cela comme un cadeau et non comme un fardeau, comme une opportunité et non comme une fatalité.

Tout ce que tu me dis a plutôt tendance à m’effrayer…

*rire* C’est ton égo qui est effrayé. Laisse-le s’agiter un peu, cela ne changera pas la réalité. *sourire* Et nous t’aimons, tu sais ? A bientôt.

Merci

23 novembre 2015

L’impasse

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Pourquoi ? Pourquoi est-ce que mon égo cherche tant à me faire croire que je suis spéciale ? Pourquoi s’accroche-t-il tant au fait que je sois « différente des autres » ? Et pourquoi lorsque les justifications de cela me sont enlevées, mon égo en devient agressif ?
Croire que l’on est « spécial », que l’on est « meilleur que les autres », plus unique, plus important, à quoi cela sert-il ? Croire qu’on est destiné à quelque chose de particulier, à une mission spéciale, qu’est-ce que cela apporte ? Se rendre responsable des autres, des proches, de l’état de la planète, et j’en passe, à quoi cela avance-t-il ? Je n’adhère pas à tout cela.

Quel est le message que mon égo veut véhiculer ? Oui je suis unique, irremplaçable, parce que je suis le fruit de mon histoire, de mes gènes et de mon éducation. Mais comme chacun d’entre nous l’est. Chaque personne sur cette terre est unique, a ses propres richesses et lacunes, ses atouts et ses défauts. En quoi cela me rendrait-il meilleure qu’une autre, plus importante ?
Pourquoi vouloir entretenir cette croyance erronée ? Je ne suis qu’un grain de sable parmi les millions d’êtres humains sur cette planète. Est-ce si angoissant pour moi que mon égo cherche à me rassurer en m’auto-proclamant un statut spécial ? Alors de quoi ai-je peur ? De quoi mon égo cherche à se protéger ?

Du peu que j’ai compris, l’égo est cette part de nous qui nous offre notre personnalité, le manteau que revêt notre âme pour s’incarner dans la matière. Il n’est pas un mal, c’est un habit parfois encombrant, mais qui, comme une seconde peau, a pour rôle de nous protéger. Nous protéger aussi de nous-même ?
A ce titre, l’égo cherche à conserver l’individualité de l’âme, expérience offerte lors de l’incarnation. L’égo a-t-il peur, une fois certaine barrières tombées, de disparaître dans une sorte de réunification de l’âme ? Dans la Lumière, nombreuses sont les personnes, qui disent qu’une fois atteint une certaine ouverture d’esprit et un certain niveau spirituel, « on ne fait qu’Un avec le monde », on ressent que chacun n’est qu’une part du tout et que « tout est connecté ». Je n’ai jamais ressenti cela, et je ne cherche pas à l’expérimenter. Je n’y croirais pas personnellement tant que je ne l’aurais pas éventuellement expérimenté. Pourquoi mon égo chercherait à m’en dissuader ?

Je ne comprends pas ce mécanisme de l’égo. Qu’apporte-t-il à la personne que je suis ? D’où vient-il ? Comment influence-t-il mes comportements ? Et de quoi veut-il me protéger ?
Je suis d’autant plus perplexe et sans piste, que je ne suis pas quelqu’un d’ambitieux… Je ne cherche pas la richesse, la reconnaissance sociale à travers un poste élevé ou je ne sais quelle position politique. Je n’ai pas l’ambition d’être quelqu’un de spécial. J’aimerai juste être moi. Simplement, sans barrières. Ça serait déjà pas mal.
Je ne cherche pas non plus à être « une sauveuse ». J’ai bien compris qu’on ne pouvait être que son propre sauveur. C’est à chacun de se sauver soi-même, certes parfois avec des aides extérieures, mais c’est d’abord de soi même que vient le déclic, le changement, la volonté d’évoluer, de guérir, etc… On ne peut jamais forcer quelqu’un à prendre ce chemin-là.
Alors pourquoi mon égo voudrait me faire croire que je suis responsable ? Responsable du bonheur de ma famille, de la guérison de mes proches, de la préservation de la Terre ? Pourquoi ? Ça n’a pas de sens. Je ne comprends pas son message.

Et que vient faire la spiritualité là-dedans ? N’est-elle pour mon égo qu’un moyen pour me sentir différente ? De me croire « plus mature, plus ouverte d’esprit », plus alerte sur les « « réalités de ce monde » » ? N’est-elle qu’un outil pour me distinguer et me couper des autres ?
Longtemps, j’ai rejeté les autres en me disant : « ils ne peuvent pas me comprendre, je suis différente d’eux à cause de la médiumnité, ils le sentent et cela leur fait peur ». Oui cela fait peur à certains, mais pas à tous. Ce n’était qu’une justification pour me couper moi-même du monde, me renfermer dans ma tour d’ivoire et me lamenter sur moi-même.
Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui ? Je suis sortie de ma tour d’ivoire, je suis allée vers les gens. J’ai partagé mes croyances auprès de certaines personnes, j’ai été rejetée par d’autres, interpellée et sollicitée par d’autres encore. La spiritualité et la médiumnité ne sont plus des barrières qui me séparent du monde. J’ai appris que c’est ce qu’on en fait qui nous sépare ou nous rapproche du monde.

Mais que s’est-il passé ? Au contact du monde, ma spiritualité à moi s’est effondrée. Je me souviendrai toujours de quelqu’un me disant, par rapport aux volontés diverses de vivre en ermite ou en communautés fermées que l’on peut rencontrer : « si ton système a besoin d’être coupé du monde et de la société pour fonctionner, alors c’est que quelque chose ne tourne pas rond. Un système viable est capable de tenir debout face aux autres ».
Alors qu’en est-il de mon propre système de valeurs spirituelles ? De mes croyances, de mes « capacités » ? Aujourd’hui j’en viens même à douter d’avoir jamais senti les âmes errantes, d’avoir été capable de manipuler des énergies de soin, d’avoir eu des rêves prémonitoires, d’avoir aidé ma grand-mère a passé de l’autre côté, etc…
Est si tout ça n’était qu’invention de mon esprit ? Pour me « sentir spéciale » ?

« Les guides sont là pour guider, pas pour nous perdre. »
Où sont mes guides dans ces moments-là ? Surement hors de ma portée, comme toujours. Où étaient-ils lorsque des entités mal intentionnées se sont faites passées pour eux ?

Aujourd’hui je suis fatiguée par tout ça. Je suis fatiguée de ressentir des choses que je ne comprends pas et que je ne maîtrise pas. Je suis fatiguée de passer mon temps à mettre des barrières entre ma vie matérielle et ma vie spirituelle. Je suis fatiguée de voir mon corps physique affaibli par des causes énergétiques. Je suis fatiguée d’être ballotée sans savoir vers où je dérive.
Je n’ai plus la foi pour ça. Je n’ai plus la patience pour ça.
Je me sens bloquée.

Parce que je suis dans une impasse.
Je ne veux plus de ma médiumnité, ni de la spiritualité. J’en souffre trop.
Mais une part de moi a besoin de ces éléments-là. Cela nourrit mon âme ? J’ai essayé sans et je n’en ai été que malheureuse et encore plus affaiblie physiquement. Que je le veuille ou non, ces éléments semblent faire partie de moi.

Alors comment faire ?
J’imagine que dans une impasse physique, avec 4 murs autour de moi, j’aurais le choix entre creuser un tunnel à la force de mes poignets, ou évoluer pour que des ailes me poussent… à moi qu’on vienne m’en extraire par une aide extérieure.
Mais concrètement, comment je traduis ça, hein ?