Un chat est un chat

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Auteur : Les Rêves de Celia

Je sens une grande frustration en moi. Elle est apparue à la suite d’une conversation avec un ami, qui me demandait ce que j’avais fait la semaine passée, et ce que je comptais faire. Ce à quoi je n’ai pas répondu grand-chose, à part que je n’avais pas trop eu la forme physique… Je n’ai pas ressenti sur l’instant l’ouverture nécessaire pour me confier. Qu’aurais-je pu bien dire ? J’ai encaissé le nettoyage énergétique de fin d’année et travaillé à la transmutation des émotions qui me pesaient ? J’ai continué mon travail d’exploration des mémoires familiales ? J’ai consacré du temps à développer ma créativité et mon intuition ? J’ai écrit sur mon blog ?

C’est parfois rageant de se rendre compte que tout le travail intérieur, émotionnel et énergétique que l’on fait ne se voit pas de l’extérieur, pour la plupart, et encore moins à distance. Ce genre d’échange me donne parfois l’impression que je ne fous rien sur le plan matériel. Comment expliquer qu’en réalité, je fais avec le corps que j’ai et que celui-ci est très vite impacté par les émotions et les énergies ?

Alors oui, des fois, je craque. J’aimerais que mon corps soit plus fort et en meilleure santé, que je puisse sortir et conduire quand je voudrais, que je puisse reprendre la danse et aller nager. Que je ne sois pas obligée de rester couchée pour limiter les douleurs, ou de faire deux siestes par jour. Que je ne sois pas obligée non plus de faire ultra attention à mon alimentation à cause de mon endométriose. Que je n’ai pas des crises de fatigue aiguë chronique. Etc, etc…

Je ne sais pas pourquoi j’ai un corps physique si « faible » ou tout du moins qui somatise à ce point. Au point que je n’ai pas le choix de faire un travail sur mes émotions et sur mes énergies. La moindre pollution énergétique extérieure, ou émotion refoulée devient tout de suite un mal à la gorge, une douleur… Alors je n’ai même pas le choix, pour aller mieux, je dois en tenir compte.

Des fois, j’aimerais tout envoyer valser. J’aimerais ne pas avoir ces contraintes-là de vie liée à mon hypersensibilité. Comme quoi, il y a du boulot à faire au niveau du contrôle de mes capacités et de ma gestion énergétique. Je ne demanderais que ça, qu’on m’explique comment je suis censée faire. Parce que des fois, je me sens putain de seule – excusez-moi pour la grossièreté mais ça fait du bien. Heureusement que j’ai la chance de pouvoir lire des blogs comme ceux de Sylvie et de Camille Fraise. Sinon, j’aurai pété les plombs depuis longtemps. Ils représentent pour moi un flambeau d’espoir et d’inspiration, et un modèle de ténacité.

Mon propre blog n’a évidemment pas cette prétention-là. Je l’avais créé au départ pour partager mes poèmes couplés à mes propres photos, avec une vision plutôt d’écriture littéraire. Et puis finalement, mon inspiration a dévié, et je ne suis plus capable d’écrire des poèmes comme je le faisais autrefois, comme pris dans une transe émotionnelle. Je me demande même pourquoi j’écris encore ici. Enfin, je le sais, on dirait que le partage est mon moteur pour canaliser. Même si des fois ça m’embête un peu, car j’ai l’impression de « copier » le modèle de Sylvie – surtout quand je partage mes photos en même temps.

En quoi est-ce un mal de « copier le modèle de Sylvie » ?

Je ne sais pas, cela me met parfois mal à l’aise.

Parce que tu te sens moins légitime qu’elle à écrire ce que tu captes ?

Evidemment. Je ne suis pas capable de nommer et distinguer mes guides. Je me sens comme un bébé dans la cour des grands à côté d’elle et de Camille.

Pourtant, tu te rends compte que ce que tu perçois est aussi une réalité pour les autres. Notamment cette histoire de fenêtre et de porte dans la relation aux autres.

Oui, mais… Je perçois peut être certaines choses sous un certain angle de par ma reliance au Milieu… Cela ne veut pas dire pour autant qu’elles soient justes. Ou que je sache mettre les bons mots dessus.

Un chat est un chat. Une phrase est composée d’un sujet, d’un verbe et d’un substantif. Voudrais-tu changer la structure même de la grammaire ? Il n’y a pas 36 façons d’écrire. Il faut aligner les mots. Et pour un échange interactif, un dialogue est ce qu’il y a de plus efficace. Sylvie ne l’a pas inventé. D’autres personnes qui canalisent utilisent ce modèle là aussi. Tu peux également écrire des articles inspirés sans dialogue, mais là c’est plutôt ton âme qui parle à travers toi, que nous tes guides qui t’inspirons.

Ah bon ? Je me demandais qu’elle était la différence. J’entends ce que tu dis, mais cela ne fait pas disparaitre ma gêne.

Il n’y a pas de suprématie à avoir. Ce n’est pas parce que le blog de Sylvie est bien plus vieux ou populaire que le tien que tu n’es pas légitime pour écrire ici. C’est ton espace, tu y partages ce que tu es. Il n’y a pas de comparaison à faire. Tout est complémentaire.

Je le sais… Alors pourquoi je ressens cette gêne liée à tant de tristesse ?

Parce que tu aimerais que tes proches reconnaissent ta médiumnité et l’acceptent. Tu voudrais qu’ils comprennent le travail que tu fais en ce moment, qui est pourtant invisible aux yeux des autres. Tu voudrais qu’ils ne te jugent pas et ne pensent pas que « tu ne fous rien ». D’un point de vue officiel, tu masques ta période de purification intensive sous l’appellation d’une « dépression nerveuse ».

Ce n’est pas moi qui ai choisi le terme, c’est le psy…

Certes, ce que tu vis possède tous les critères d’une dépression nerveuse. Toi et moi savons pourtant qu’il se passe bien plus de choses que cette appellation limitée.

Oui… mais combien de temps cela va-t-il encore durer ? Mon ostéopathe parlait de 3 mois… Mais les 3 mois sont passés !

Cela prendra le temps qu’il te faudra. Tu ne manques de rien à ce que je sache ?

Non, mais comment je le justifie aux yeux extérieurs ? Qu’est-ce que je dis à ma famille, aux personnes qui me posent des questions ?

Il est temps de réfléchir à ce que tu veux projeter dans le monde extérieur qui t’entoure. Penses-tu pouvoir cacher toute ta vie que tu es médium ?

… Je n’y ai jamais vraiment réfléchi, parce que je crois que je ne me suis jamais considérée comme telle. J’ai encore du mal à comprendre réellement ce que cela veut dire, et je ne sais même pas quel type de médium je suis, pourquoi et comment gérer mes capacités !

Sur le pourquoi, tu as déjà eu ta réponse. Tu penses que pour s’affirmer médium, il faut être capable de guider les autres et de les aider à guérir. C’est comme ça que tu le vois, parce que tu as l’exemple de Sylvie sous les yeux. En réalité, c’est bien plus complexe que ça et il existe des tas d’autres types de médium.

Pourquoi ne suis-je jamais tombé sur d’autres exemples ?

Tu en as eu. A vrai dire, tu en connais même un certain nombre dans ta vie physique. C’est juste que comme ces personnes-là ne savent pas forcément non plus quelle est leur particularité, tu n’identifies pas forcément le rôle de la médiumnité chez eux.

Non définitivement pas… Chez Sylvie et Camille, elles ont chacune trouver leur spécificité, ce qui les définit en tant que médium. Cela parait clair et évident, quand moi j’ai la sensation de patauger.

Tu oublies également que tu n’as que 26 ans, et que Sylvie et Camille ont également longtemps « patauger » pour reprendre tes termes. Il faut te laisser du temps. Tu ne peux pas avoir toutes les réponses alors que tu t’ouvres à peine et réellement à ta guidance. En revanche, tu peux pour progresser faire le choix d’écrire tous les jours comme Sylvie le faisait.

Oui, j’ai senti le message passer. Ecrire, écrire, écrire. Ça tombe bien, c’est un des trucs où je ne suis pas trop mauvaise et que j’aime faire. Comme une de mes amies me l’avaient souligné. Mais où cela va me mener d’écrire ici sur la spiritualité ?

Cela te mènera où tu dois. Tu aimerais avoir des réponses sur ton orientation professionnelle. Nous te le disons franchement, « ce n’est pas le moment ». Concentre-toi déjà sur l’apprentissage de la gestion de tes émotions et suis ton intuition de te concentrer sur ta santé pour le temps qui vient.

Ok, mais j’en reviens à ma question de tout à l’heure. Comment je justifie ça auprès de ma famille ?

Crois-tu que tu as réellement besoin de te justifier ? Dépends-tu financièrement de quelqu’un ?

Non, mais… Je sens déjà la pression familiale qui commence pour que je cherche un boulot.

C’est parce qu’ils s’inquiètent pour toi. Apprends à les écouter avec ton cœur, apprends à les rassurer. C’est toujours en apaisant la peur que l’on libère les poids émotionnels. Et il n’y a pas de meilleur remède que l’amour pour ça. Remercie-les. Fais leur comprendre que tu entends leur inquiétude et que tu l’as prend au sérieux. Explique-leur simplement que tu as d’abord besoin de rétablir ta santé pour pouvoir prendre les bonnes décisions et ils le comprendront. Fais leur confiance.

Hum…

Et réfléchis à ce que nous t’avons posé comme question sur ta médiumnité. Tu sais quelle carte tu as tiré aujourd’hui, tu n’as pas compris pourquoi sur le moment, mais cela fait sens maintenant. Cette carte t’invite à oser rayonner qui tu es. Quel mal y a-t-il à être médium ?

J’ai entendu tellement de critiques, d’accusations de charlatanisme, de manipulation etc, que…

Es-tu ce genre de personne ?

Non.

Les proches qui te connaissent le savent aussi. Il n’y a pas de raison qu’ils portent ce genre de jugements.

Je sais… mais j’ai pourtant le cœur qui se serre. J’ai peur d’être rejetée à cause de ça. Car mes parents ne sont pas très ouverts sur le sujet de la spiritualité. Et mes rares tentatives se sont souvent soldées par une incompréhension.

Il y a l’art et la manière d’expliquer. Ta tante ne s’est jamais moquée de toi quand tu lui as parlé de l’âme de ta mamie. Ta mère n’a jamais critiqué ta volonté d’accompagner ta grand-mère lors de son « passage vers la lumière ». Une de tes amies s’est ouverte au chamanisme suite à tes encouragements. Une autre est capable de discuter de spiritualité avec toi, même si elle vit la sienne très différemment. Tu as même un ami à toi, très sceptique envers tout ça, qui arrive à t’écouter sans jugement. Tes proches sont plus ouverts que tu ne le crois. Même ta propre sœur.

Je me demande des fois pourquoi je suis la seule comme ça dans la famille. Y en avait-il d’autre dans les générations précédentes ? J’imagine qu’en réalité, cela n’a pas grande importance. Je me questionne juste sur comment faire avec, alors que je fais seulement mes premiers pas en pleine conscience et dans l’acceptation de cette réalité.

C’est déjà un grand progrès. D’accepter sans opposer des « pourquoi » à chaque fois que tu reçois une guidance. C’est la clé pour la développer et t’y ouvrir encore plus. La foi. La foi que ce que tu reçois est juste pour toi, la foi que ce que tu captes est aussi légitime que ce qu’une autre personne capte. Encore une fois, la guidance est propre à chacun. Ce que tu captes peut être juste pour toi, mais ne pas correspondre à un autre. Cela ne veut pas dire que c’est « faux ou vrai », tu le sais. Cela signifie simplement que tu ne peux pas te tourner vers l’extérieur pour être rassurée et voir tes guidances confirmées. Je le répète encore une fois, la clé c’est la Foi.

Oui, au moins, cela ne diverge pas de ce que Sylvie canalise, lol.

Il y a autant de médiums que de personnalités, même si on peut distinguer des grands groupes. Avec le temps, tu découvriras tes propres particularités. Mais ne mets pas la charrue avant les bœufs. Apprends à développer ta foi et ton ouverture à ta guidance. Un pas après l’autre, comme vous dites.

Merci.

3 janvier 2017

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Les liens qui emprisonnent

Auteur
Parc aux palmiers. Auteur : Les Rêves de Celia.

Cela fait un moment que j’avais envie d’écrire sur mon blog de façon plus régulière. Mais finalement le mois de décembre a été compliqué… J’ai enchainé les jours de rhume. Du coup, ce dernier mois, j’ai bien senti mon taux vibratoire plus bas que d’habitude et ma difficulté à canaliser aussi… A la place, j’ai bien senti que le travail s’est fait au cours de mes rêves. Certains ont été très forts, sont restés très nets et m’ont bien perturbée aussi… Mais l’interprétation ne suit pas forcément derrière et c’est frustrant.

Le dernier rêve était néanmoins assez clair sur ma gestion déplorable des énergies et des émotions que mon supérieur actuel projette et dont je n’arrive pas à me distancier. Je me laisse littéralement polluer par lui, en attendant que ça se finisse. Mais cette histoire de rupture de contrat traine encore et encore et peut être est-ce l’occasion pour que j’apprenne à ne plus me laisser atteindre. J’en ai marre d’être malade 3 juste après chaque interaction avec lui, ce n’est plus possible.

Mais comment je fais ? Comment je fais pour affirmer mes besoins et les faire respecter, sans être autoritaire et en restant souple ? J’ai l’impression de ne pas réussir à trouver un équilibre, tout ou rien, soit je bouffe soit je me laisse bouffée. Je ne veux pas de conflits et je veux que cela se résolve dans le bon sens, donc j’ai décidé de me coucher, de le laisser prendre les décisions suite à ma demande et de le faire à son rythme. Mais ce n’est plus possible.

Il suffit de le dire dans la douceur. Affirmer ses besoins n’est pas synonyme d’autorité. Tu peux expliquer pour amener à une compréhension.

Comment expliquer à quelqu’un qui n’écoute pas ?

C’est ton propre préjugé. Peut-être qu’il n’écoute pas ton avis pour des décisions dans le cadre du travail. Ou qu’il n’en donne pas l’impression. Mais concernant ton départ et la transmission, peut-être qu’il fera un effort.

Peut-être. Je ne sais juste pas comment le formuler. « Bonjour, je veux que la rupture soit la plus rapide possible car je ne supporte plus d’être en contact avec vous »

Pourquoi ne veux-tu plus lui parler ?

Parce qu’à chaque fois, il trouve le moyen de me parler de ses problèmes à lui au travail, de se plaindre, etc…

Et toi tu n’as pas envie d’en rajouter une couche avec tes demandes, alors tu n’oses pas affirmer ce dont tu as besoin.

Voilà. A chaque fois, je me trouve à jouer le rôle de la personne « compréhensive et compatissante » et je m’oublie. Et ça m’énerve. Pourquoi je tombe à chaque fois dans le panneau ? Pourquoi ?

Pourquoi te sens-tu obligée de l’écouter ?

Parce que je ne veux pas le froisser, je n’ai pas envie qu’il s’énerve.

Et s’il s’énervait, que se passerait-il ?

Et bien… Je ne me sentirais pas bien. Je ne saurais pas quoi faire.

Comprends bien que tu détestes les énergies en suspens non résolues. Mais que tu n’arrives à les exposer que lorsque c’est toi qui es dans la « position énervée », que lorsque c’est toi qui risque de craquer, de péter un plomb ou de pleurer. Quand tu es dans la situation inverse, tu ne sais pas mieux gérer la chose que ta sœur. Tu es prise au dépourvue.

Eh bien, si c’était un proche qui se mettait à pleurer, je lui ferais un câlin. Mais mon supérieur ? C’est déjà peu probable qu’il admette sa détresse et encore moins qu’il pleure, mais effectivement, je ne lui ferais pas de câlin !

L’empathie sans compassion rend les émotions, et donc les énergies, impossible à transmuter. C’est comme si tu mettais tout dans un entonnoir fermé. Cela crée un bouchon, qui empêche par la suite la circulation des autres émotions et énergies captées.

Ok, je saisis l’image, et cela explique pourquoi les jours suivants, j’ai du mal à gérer les contacts avec d’autres personnes, et si j’en ai, je tombe malade – souvent de la gorge d’ailleurs. Quand mes parents ont été là, j’ai carrément été aphone pendant plusieurs jours… Ma gestion des émotions et de la communication m’ont semblé bien plus dures que d’habitude !

Concrètement, comment je fais pour éviter la création de ce « bouchon » ?

Réfléchis-y.

Faire preuve de compassion ? Mais n’est-ce pas déjà le cas en l’écoutant ? Bon d’accord, ce n’est pas le cas, je fais « semblant ». Je l’écoute pour qu’il ait l’impression de se sentir écouté et compris, ce qu’il recherche.

Mais au fond, il sent bien qu’il n’obtient pas ce que les apparences montrent, c’est pour cela qu’il continue encore et encore. Qu’il te parle des mêmes choses encore et encore alors que toi tu es passée à autre chose.

Mais je suis censée faire quoi ?

Écouter sa peur. Il a peur de te laisser partir. Il n’y a qu’en écoutant sa peur avec le cœur et en le rassurant qu’il te laissera vraiment partir, et qu’il arrêtera de faire trainer les choses.

Comprendre qu’il ait peur je veux bien. Écouter avec le cœur, je l’apprends. Mais le rassurer ? Je ne vois pas comment je peux le rassurer alors que je ne vois pas moi-même d’avenir dans la structure et dans les choix qu’il a fait. Suis-je même en position de le rassurer ? Ça me parait un peu aberrant… Comment je peux faire ça ? Et puis on parle de quoi là, rassurer son égo, son mental, son âme ?

Tu peux faire preuve d’amour envers toi-même, en même temps qu’envers lui. Les deux ne sont pas incompatibles. Simplement dire que tu as besoin de temps pour prendre soin de ta santé.

Oui, c’est vrai…

Apprendre aussi la gestion des émotions et des énergies. Parce que tu penses « il me pollue ». En quittant ce job, tu t’éloignes de la source de toxicité. Mais la vérité c’est que « tu te laisses polluer ». Tu es responsable à 50% de votre relation. Il serait en effet préférable pour toi de ne pas avoir de telles relations dans ton entourage. Mais à défaut d’avoir pu choisir celle-ci, tu peux au moins décider de l’impact qu’elle peut avoir sur toi. Mieux vaut l’apprendre maintenant que de répéter la situation. On ne peut pas toujours fuir les situations ou les personnes qui nous sont toxiques, comme ton livre des Défis le suggère. Ou bien tu peux t’excuser, te lever et partir définitivement. Mais tu risques de courir de job en job très longtemps.

Oui, je trouve ça utopiste… Ce n’est pas toujours possible. Plutôt que de fuir, je voudrais apprendre à transformer la situation pour qu’elle ne m’atteigne plus. Comme je l’ai fait avec ma colère envers les parents de ma meilleure amie. J’ai été surprise de voir comment l’exercice que vous m’aviez donné a bien marché. Comment j’ai pu transmuter cette énergie de colère en gratitude et en amour. Après plus de 10 ans à l’avoir porté comme un fardeau, je me suis sentie plus légère. Ne puis-je pas faire la même chose avec mon supérieur ?

Tu peux essayer, mais comme tu as une relation dynamique avec lui (comprendre encore dans le présent) cela ne marchera que pour les émotions passées. Il te faut trouver une technique à utiliser au présent, sur le moment.

Humm, oui, je suis bien d’accord. Mais laquelle ? Écrire après coup m’aide à évacuer. Mais sur le moment ? M’ancrer, me connecter à mon cœur ne m’ont pas semblé suffisant… Je suis trop affectée par la quantité d’émotions refoulées chez lui et de pensées négatives, c’est comme une vague qui me balaye, me fait suffoquer et me fait perdre pied. Je m’oublie complètement face à lui, ses énergies m’écrasent littéralement. C’était peut-être pour ça que j’avais du mal à faire preuve de souplesse avec lui au départ sur certains points, parce que j’avais l’impression qu’en restant ferme sur mes positions, c’était le seul moyen de ne pas me faire envahir par ses énergies ? Je comprends mieux…

Je ferai bien l’exercice de Camille Fraise sur l’œuf intérieur (cf lien ici) mais j’ai besoin d’être seule et au calme pour y arriver.

Tu peux imaginer quelque chose de plus rapide. Visualiser un cube d’énergie doré autour de toi, ses vagues d’énergies à lui qui se fracasse dessus mais ne pénètrent pas à l’intérieur.

Hum. Pourquoi un cube ?

Les arrêtes désamorcent l’agressivité des énergies envahissantes. Elles brisent les vagues sans toutefois altérer les émotions en elles-mêmes. Tu casses l’emprise qu’elles ont sur toi sans toutefois être agressive toi-même.

Tu crois ? Cela protège, mais en quoi cela transmute ?

Le cube t’aide à ne pas être envahie. Mais pour le reste, il te faudra faire le boulot habituel. Connexion à ton cœur, écoute avec ton âme, connexion à un sentiment de gratitude et envoi d’amour. Tu n’as pas besoin de parler avec des mots pour le rassurer. Tu peux entendre sa peur, te sentir dans la gratitude pour la valeur qu’il t’accorde et l’intelligence qu’il reconnait en toi, tu peux le remercier pour l’opportunité qu’il t’a offert, tout ce qu’il t’a appris. Lui rappeler en pensée que ce que tu as apporté restera après toi, même si tu n’es plus là, et que justement il devrait s’en inspirer.

Taris la peur à sa source et tu verras qu’il cessera de chercher à attirer ton attention et ta pitié.

Mais peut-on vraiment faire ça ? Calmer la peur chez quelqu’un d’autre ? N’est-ce pas à chacun de faire ce travail sur soi-même ? N’est-ce pas pénétrer et interférer dans les énergies de la personne ?

Il est des fois où ce travail peut être fait – partiellement – par autrui, notamment dans le cas où ces peurs entretiennent un lien énergétique qui emprisonne. Ainsi, la personne en face, qui souhaite se libérer consciemment d’un tel lien, peut chercher à apaiser les émotions négatives de l’autre qui l’empêchent de partir. Quand la personne d’en face n’est pas du tout consciente de telles énergies, ce travail peut être fait de façon subtile. Cela sera alors plus facile et évitera à l’égo de se braquer.

Bon… Je vois. Je suis surprise de t’entendre parler de lien qui emprisonne émanant de mon supérieur. Mais maintenant que tu le dis… De nombreux employés autour de lui ont souhaité partir plus d’une fois et n’ont jamais réussi, je comprends un peu mieux pourquoi.

Seule une situation de crise et l’appel de moyens insoupçonnés leur permet alors de rompre ce lien. Dans le cas de ton collègue, son amour pour sa fille était plus fort que l’emprise de ton supérieur. Mais ne te leurres pas. La mise en place d’un tel lien a été consentie par votre âme, que vous ayez une situation de soumission à expérimenter ou bien d’autres choses à apprendre.

*suite au prochain article*

2 janvier 2017