S’affoler pour rien

Artiste : Guweiz

Décidément, c’est dernier temps, me poser pour écrire devient difficile. Surtout quand je me lève de très mauvaise humeur le matin, à cause d’une nuit interrompue par la sciatique à me retourner encore et encore dans mon lit, et puis à cause de rêves perturbants. Je sais bien que dans ces cas-là, ces rêves marquants qui ne « passent pas » correspondent à un message spirituel qui ne veut pas passer. Et je sais bien que sous la surface, si je me mets à gratter, je vais mettre à jour des choses désagréables.

Alors c’est clair, dans ces cas-là, mon mental freine des quatre fers pour ne pas écrire. Parce que c’est aussi un travail, sur moi-même, surtout quand mes guides spirituels s’invitent dans la partie, pour souligner certains éléments ou m’aider à des prises de conscience. En général, cela n’est pas forcément agréable.

Même si parfois salutaire ?

Oui, parfois salutaire… Mais bon sang, je déteste me sentir « comme ça ». Je me sens mal au réveil, je me regarde dans le miroir et je me trouve « moche ». Je sais bien que ce n’est pas tant mon image physique qui me fait sentir comme ça, qu’une subite montée de manque d’amour de moi-même. Je me regarde dans le miroir et je n’aime pas ma tête ces jours ci.

Ma peau est affreuse, alors que pourtant, j’ai tout fait pour l’aider à bien vivre la transition eau de robinet volcanique vers eau de robinet calcaire. Justement, je n’utilise plus que de l’eau thermale en spray. J’ai acheté des produits spéciaux pour les rougeurs, crème, masque, produit lavant. Bref, je fais des efforts et pourtant, cela fait bien longtemps que ma peau n’a pas été aussi « horrible »,  avec rougeurs, gonflements, poussée d’acné. Cela me décourage. Et que dire de mes cheveux ? Deux lavages au calcaire, et c’est fini, ils ont perdu leur éclat, leur volume et on dirait limite du plâtre…

Et ne parlons pas de mes cernes ! C’est quoi le problème alors que j’essaye de faire des nuits de 9 à 10h de sommeil ? Je fais attention à prendre un bon rythme, ne pas me coucher trop tard… Et j’étais contente parce que mes premières nuits, j’ai dormi comme un bébé, des nuits complètes comme je n’en avais pas faites depuis tellement de mois. Voilà que je me fais la réflexion qu’un sentiment de sécurité profonde (grâce à mon retour dans la maison familiale) aide probablement à mieux dormir, et bim la nuit suivante… Insomnie, réveil sans raison, impossible de me rendormir avec ma sciatique. C’est à s’arracher les cheveux !!!

Je ne comprends pas pourquoi je me sens si mal. « I’m feeling like crap ». Est-ce mes hormones qui me rendent à fleur de peau et me donnent constamment envie de pleurer ? Est-ce tous ces changements dans mon environnement qui me perturbent tant ? Pourtant, j’essaye de faire preuve de douceur, de ralentir et de faire des pauses, notamment quand je vois que je me fatigue trop à trier mes cartons. Je me suis acheté un nouveau pull tout doux et tout rose. Je suis allée chez le coiffeur.

Mais surprise, mes efforts n’ont pas l’effet escompté ! Quand la coiffeuse a eu fini de me couper les cheveux, j’ai eu très envie de pleurer. Oui, pleurer, vous avez bien lu. Elle m’a coupé les cheveux trop courts, ce n’est pas du tout ce que j’avais en tête. Certes, j’avais envie de « changer de tête » parce que je n’en peux plus de la mienne ces derniers jours. Mais je ne m’attendais pas à un changement si radical, et cela m’a choqué. C’est dire combien je me sens à fleur de peau…

Alors je me demande : c’est quoi le fond du problème ? C’est quoi qui en réalité ne va pas ? Je ressens un profond ras le bol. Mais de quoi ? Cela fait à peine une semaine que je vis de nouveau chez mes parents, ce ne peut pas être déjà ça… alors que cela se passe plutôt bien. Non ?

Peut-être est-ce un découragement par rapport à la maladie. J’essaye de retrouver une équipe médicale compétente, et c’est un peu la croix et la bannière… Le gynéco spécialisé sur l’endo que j’ai vu m’a beaucoup déçu. Expéditif, toucher très douloureux, manque d’explications… De toute façon, la réponse a été claire, mon cas est trop complexe pour lui, il me renvoie vers un confrère de Bordeaux. Ce qui n’est pas plus mal, vu que je ne me suis pas du tout sentie à l’aise avec lui. Donc j’attends des nouvelles de ce monsieur… En espérant que la communication marche bien entre les deux.

Mais en attendant ? Le gynéco a été très clair : pour lui l’opération est indispensable, INDISPENSABLE, peu importe combien de temps j’attends, que je veuille des enfants ou pas… Il me dit que je peux tester le reste, infiltration épidurale pour la sciatique, la cure thermale pour l’endo, mais que pour lui, l’opération sera nécessaire. Pour éviter l’infiltration de l’endo dans les intestins, pour l’instant il suffit de « racler sans résection ». A la bonne heure, j’ai de la chance…

Et je crois que c’est cette pilule-là qui ne passe pas. Qui ne passe vraiment pas. Ma mère n’a pas compris pourquoi après cet affreux rdv médical, je tenais à m’offrir des boucles d’oreille. Mais moi je sais, c’était pour me remonter le moral, pour soigner et faire preuve d’attention auprès de ma femme intérieure, meurtrie par un examen très indélicat, déprimée par les propos du médecin. Mais cela n’a pas suffit, il faut bien que je m’en rende compte.

Pourquoi est-ce que je me sens moche ? Parce que je sais que mon ventre est un gros bazar et que je ne cesse de devoir expliquer la maladie qui me touche et ses possibles conséquences : 50% de stérilité ? Parce que dans ma tête je sous-estime cette maladie et que la réalité vient de me rattraper ?

Pourquoi dans cet affreux contexte je rêve de bébé et d’accouchement ? Pourquoi je cauchemarde d’un centre de recherche pour la maladie qui se révèle en réalité être une « pondeuse », un lieu où l’on met les femmes enceintes contre leur volonté, pour vendre leur bébé ?

Je ne comprends rien à ses rêves et à leur message. Mais je vois que le thème revient, encore. L’autre fois, c’était un rêve à la Matrix, où les femmes étaient exploitées pour faire des bébés, dans les espèces de cocons du film. Et s’il s’avérait que si elles étaient stériles, alors, pfuit, elles étaient évacuées comme des déchets…

Je sens bien que tout tourne autour de ça, la cause profonde. Mais, le nez dans le guidon, le schéma ne m’apparait pas et j’ai le sentiment de tourner en rond. Je ne veux plus rester les bras croisée, comme une victime, en attendant qu’une solution miracle me soit apportée. Il n’en existe pas. Je veux juste avancer vers un mieux-être, pas à pas. Mais j’ai le sentiment de butter contre un mur invisible. Pourquoi mes efforts habituels ne marchent-ils plus ? Qu’est-ce que je suis censée faire ? Comment rebondir ?

Tu as le droit d’accepter ta tristesse. Tu as le droit d’être choquée. Tu ne t’attendais pas à ce que le gynéco te dise ça. Tu as été très choquée.

Je ne veux pas d’une opération : on te fait des trous dans le ventre et on te racle tous les organes, en espérant ne rien oublier au passage ? Je trouve ça super violent et invasif ! Pourquoi faudrait-il en passer par une telle extrémité ? N’existe-t-il pas des méthodes plus douces ? Le corps n’a-t-il pas une capacité formidable d’auto réparation – comme on m’en a parlé en lien avec le décodage biologique ? Si les nœuds énergétiques de la maladie sont dissous, n’y a-t-il pas un processus qui s’engage au niveau physique ? Et les soins sur les mémoires cellulaires et leur reprogrammation ? Aucun soin énergétique ne peut agir et descendre au niveau de mon corps physique ? Pourquoi cela marche chez certain et cela ne marcherait-il pas chez moi ?

Une part de toi espère toujours une forme de guérison.

Oui, ce n’est pas comme si j’ignorais l’enseignement de cette maladie. J’essaye de comprendre, d’accepter, de prendre soin de moi. Entre le travail psychologique, l’identification des mémoires karmiques, mais aussi familiales dans cette vie, les soins chamaniques, le travail avec mes guides, les cercles de femmes… Qu’est-ce que je ne fais pas ? Qu’est-ce que je ne comprends pas ? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à dissoudre ces nœuds énergétiques ?

Parce qu’ils sont entremêlés chez toi sur plusieurs sujets.

Et alors ?

C’est plus long. Rappelle nous quel âge terrestre tu as.

Je me rapproche de mes 27 ans. Et alors ?? Cela fait 7 ans que cette maladie me fait travailler sur moi-même.

7 ans ce n’est rien. Ce n’est même pas la durée d’un cycle complet, qui est, nous te le rappelons de 9 ans.

ET ALORS ??!! Ce n’est pas cela qui me réconforte quand je pleure, ce n’est pas cela qui me calme quand je suis en colère à cause de la maladie, ce n’est pas non plus cela qui apaise mes douleurs. A quoi cela me sert de me rappeler que je suis jeune ?

A te rappeler que tu as du temps.

Du temps pourquoi ? A priori, pas pour guérir, vous m’avez fait comprendre que ma maladie ne disparaitrait pas…

Du temps pour grandir avec la maladie. Tu es si jeune, tu ne comprends pas encore la richesse de cet enseignement. Tu le comprendras plus tard et tu comprendras avec que ce temps, que tu trouves si long, t’en aura en réalité fait gagner beaucoup dans ta vie.

Comment ?

Par la sagesse qu’il t’aura apportée, par la réalité que tu auras expérimentée. La maladie n’est pas une fatalité, elle est un voyage vers vous-même et vers vos ressources intérieures. Ce que tu ne peux pas faire à l’extérieur, tourne-toi en toi-même pour le réaliser d’une autre façon. Il existe des tas de chemins pour aller vers un même résultat, c’est ça la beauté de la vie. Rien n’est tracé, c’est à vous de le décider. Tu peux décider de t’assoir et de faire une pause pour te ressourcer, ce que nous te recommandons, ou bien tu peux foncer. Tu peux tenter le raccourci, mais celui-ci te donnera-t-il la même richesse et la même satisfaction au bout ?

Ce n’est pas parce que tu ne vois pas vers où te mène tes pas, qu’il n’existe pas de cohérence. Sylvie le disait dans son commentaire, elle ne cherche plus le sens avant de marcher, elle le laisse émerger au fur et à mesure. Ne trouves-tu pas que c’est une façon de faire bien plus reposante ?

Je ne sais pas… Je pense que oui, mais cela marche bien si tu te sens guidée, si tu arrives à te laisser porter vers ce que tu sais être bon pour toi, même si tu ne sais pas quoi. Je n’ai pas du tout l’impression d’être guidée, ni de savoir dans quelle direction faire mon prochain pas.

Pourtant, nous sommes là à te répondre. Et si tu ne perçois pas la direction de ton prochain pas, c’est peut-être parce qu’il n’y en a pas pour l’instant. Peut-être est-il mieux pour toi de te reposer maintenant. Ne disais-tu pas que la Réunion t’avait épuisée ?

Si, mais il est difficile de se reposer sans avoir ne serait-ce qu’un futur objectif en tête, un pas qui attend. Tout le monde me le demande : et que vas-tu faire « après » ? « Après » quoi, on se le demande…

Et si au lieu de te concentrer sur cet après, tu te concentrais sur ton présent immédiat ? Un pas après l’autre. Un jour après l’autre. Peu importe ce qu’on te dit et quelles sont les attentes de tes proches. Et si tu te concentrais pour te sentir bien, là tout de suite ? Profiter du soleil, écouter le chant des oiseaux, méditer, dessiner, rire et profiter. Qui est pressé ? Le prochain pas a tout le temps d’émerger. A quoi cela sert-il de te dépêcher ? Laisse aussi à ton corps le temps de se reposer.

Je comprends ta logique, mais je n’ai rien devant moi. Aucune idée de comment je vais gagner ma vie, où je vais vivre, etc. En gros, vous me demandez de m’assoir juste au bord d’un grand précipice rempli de vide, et de ne pas avoir le vertige ? Vous me demandez d’être zen et de ne pas avoir peur, quand tout le monde autour de moi s’affole et me demande de regarder vers le bas ?

« Tout le monde autour de toi s’affole » et bien laisse les s’affoler. Ces émotions ne t’appartiennent pas et en réalité, c’est toi qui les projette. Elles ne font que te revenir par effet miroir. Les angoisses des autres sont les tiennes, et ces miroirs sont là pour te mettre le doigt dessus et te pousser à les surmonter. Plus tu seras zen et confiante en ton avenir, même s’il ressemble à une toile vierge, plus les autres le seront aussi autour de toi.

Ce n’est pas le moment de te mettre à gribouiller à la va vite. C’est le moment de rassembler tes pinceaux, avec patience et minutie, et d’apprendre à t’en servir dans le calme et la sérénité. Pour faire face à cela, nous t’encourageons à méditer tous les jours dans la nature. Pose toi dans le jardin, commence par 5 min, puis 10, puis 15 et quand tu arriveras à rester 30 min entière dans un état de paix intérieure, de présence et de centrage, alors nous pourrons passer à autre chose.

Merci.

21 avril 2017

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La puissance du coeur

Artiste : Serafleur

Je n’ai franchement pas aimé mes rêves de cette nuit… Encore au sujet d’attaques énergétiques. Je me suis réveillée une nouvelle fois de très mauvaise humeur, ne sachant pas comment comprendre ces rêves. Attaques réelles ? Avertissements ? Je déteste ce genre d’énergie collante qui me reste après… Et évidemment, je n’ai pas envie de me pencher dessus, au contraire, mon réflexe premier est plutôt de fuir cette réalité déplaisante et ces informations dont je ne sais pas quoi faire.

C’est vrai, je suis censée en faire quoi ? J’ai revu exactement le même chat que lors de la première attaque dans mes rêves inconscients, qui s’en prenait de nouveau à moi dans mon sommeil, en aspirant quelque chose par mon oreille droite… Dans mon rêve, je me réveillais et le mettais violemment à la porte en le menaçant de mort cette fois-ci s’il recommençait encore une fois…

Et pas un rêve, mais deux. Deux avertissements la même nuit. Dans le second rêve,  une femme prêt de chez moi, venait récupérer des déchets avec mon sang dans mes poubelles, pour s’en servir afin de créer des sorts contre moi, qu’elle enfouissait autour de chez moi. Encore et encore… Je devais les déjouer encore et encore…

Franchement, qu’est-ce que je suis censée faire de telle infos ? Comment je suis censée réagir à de tels avertissements ? Pourquoi ces gens veulent-ils s’en prendre énergétiquement à moi ? Les premiers, je sais, j’en ai déjà parlé avec mes guides. Mais la bonne femme de mon rêve, elle sort d’où ? Pourquoi ? Pourquoi dépenser tant d’énergie à me nuire ? Dans quel but ? C’est stupide, surtout que dans mon rêve, je déjouais toutes ses attaques.  Alors je préviens gentiment. Cela ne sert à rien. Ce n’est pas la peine…

De toute façon, tu as fait ce qu’il fallait concernant le premier type d’attaque.

Oui, je me demandais pourquoi ces rêves venaient juste après le stage chamanique d’initiation à des techniques de soin…

C’est justement parce que tu as fait ce stage que ces rêves sont venus.

Pour que je puisse appliquer certaines techniques… J’ai extrait quelque chose au niveau de mon oreille droite, quelque chose qui était profondément ancré dans mes énergies. Il m’a fallu l’aide d’animaux totems pour l’extraire tellement c’était « attaché ». Je ne suis pas bien sûre de ce que c’était…

De quoi ça avait l’air ?

Une espèce de clochette, un peu comme ce que l’on peut trouver sur certains colliers pour animaux. Ça m’a fait penser à un traceur. Un traceur énergétique.

Qui permet aux personnes de te retrouver n’importe où dans l’astral, et de pénétrer plus facilement dans tes énergies, parce qu’ils y ont un ancrage.

Hum, ce dont nous avions déjà parlé ? C’était vraiment profondément ancré dis donc. J’en ai encore mal à l’oreille.

Mais tu l’as extrais.

On dirait.

Tu ne devrais donc plus avoir à te soucier que ces personnes t’attaquent dans ton sommeil. Cela va être beaucoup plus compliqué d’avoir une prise sur toi, maintenant que tu as retiré leur traceur énergétique.

Mais comment a-t-il été possible d’en implanter un dans mes énergies aussi profondément ?

Cela fait longtemps qu’il a été placé en toi, et entre temps, il a pu développer toutes ces attaches noires que tu as vu, creuser son trou, en se nourrissant en partie de tes énergies sombres refoulées. Voilà pourquoi il s’est si bien maintenu et ancré en toi. Cela n’aurait pas été possible s’il n’avait pas trouvé de « nourriture ».

Cela m’aurait paru un peu fou comme idée avant… Mais…

Il existe de nombreuses réalités énergétiques invisibles à vos yeux normaux. En revanche, en utilisant les techniques que tu as appris ce we, il est possible de les détecter et d’agir dessus. C’est un des rôles des chamanes et des guérisseurs en règle générale. Le tout étant d’apprendre à développer cette capacité de perception ainsi que votre confiance en vous.

Oui… La confiance en soi et ses perceptions, c’est une des choses les plus dures je trouve avec les soins énergétiques. Faire confiance à ses ressentis. Quand je passe en mode « automatique » et que mon corps agit tout seul, guidé par les esprits ça va. C’est fluide, c’est évident. Mais dès qu’il s’agit juste de détection et de confronter des ressentis face à la personne, là tout de suite, c’est plus compliqué. Le mental revient au galop, il veut comprendre, il veut expliquer. Il veut faire des liens entre les perceptions et la réalité physique…

Pendant l’exercice, ma binôme – qui était une inconnue et ne savait rien de mes problèmes de santé – m’a surprise par la pertinence de ces ressentis. Elle a bien vu : mon problème de bassin, mon ovaire gauche stérile, même mon genou…

Et elle t’a aussi dit qu’elle avait senti quelque chose soit au niveau des yeux, soit au niveau de l’oreille droite. Mais tu n’as pas compris sur le coup.

Je pensais que c’était lié à mon hyperacousie. Mais maintenant, je me dis qu’elle a dû ressentir cet implant énergétique. Et je suis assez épatée…

Parfois, vous percevez des choses qui n’ont pas de réalité physique, ou bien qui ne se traduisent pas encore en symptômes physiques. Parce que soit le problème se situe sur un autre plan subtile, soit il n’est pas encore descendu dans les couches du corps physique. C’est là qu’il est le plus difficile de faire confiance à vos ressentis, parce que vous n’avez pas de corrélation à une réalité corporelle, vous n’avez pas de « validation » par la personne.

Hum… Et encore, c’est plus facile face à une personne « ouverte », prête à recevoir. Mais face à une personne réticente ? Qu’est-ce que tu dis ?

Tu ne dis pas forcément, c’est pour ça que lors de la phase d’échange avec la personne, après le soin, il est bien aussi de vous laisser guider par les esprits alliés de la personne, afin de transmettre ce qui est juste, et surtout, ce qui peut être reçu par la personne en fonction de son avancée spirituelle. Aurais-tu accepté que l’on te dise que tu avais un implant énergétique placé en toi pour te tracer dans l’astral ? Si tu n’avais pas fait ce travail d’initiation avec tes guides de l’ombre ?

Non. Et je t’avoue, que même en l’ayant fait, c’est un peu dur à accepter. Cela reste flippant pour la conscience humaine. Il y a tellement de choses qui nous dépassent dans toutes ces réalités énergétiques. Tellement de choses… Je me sens vraiment dépassée parfois. Vraiment perdue aussi, comme une petite coquille de noix perdue au milieu d’un grand océan agité.

Alors tu fuis la réalité dans des mondes de fictions imaginaires ?

Dans ces livres, les héroïnes sont souvent confrontées à des situations irréelles, qui sortent de leur conception du monde. Mais elles arrivent à les accepter, et même à en retirer des bénéfices. Moi, je ne sais pas trop ce que je retire de tout ça… A part me faire balloter par mon âme.

Je veux dire, ce n’est pas comme si je décidais. La majorité de ce que je fais en spirituel est plutôt une conséquence : conséquences de mon hypersensibilité aux énergies, conséquences de mon empathie, conséquences des messages que je reçois en rêve ou par ailleurs, etc… Si j’ignore ce que je ressens, ce qui vient ou ce qui se passe subtilement, je finis par être malade ou me prendre un mur en pleine face. Donc je n’ai pas vraiment l’impression de faire un choix. C’est un peu comme une rivière, si on cherche à lutter contre le courant, on s’épuise, on finit par avoir une crampe et couler, ou bien se cogner contre un rocher. Alors que si on suit le flot, cela coule mieux, on slalome entre les obstacles. Je ne pense pas qu’on décide consciemment de devenir chamane ou guérisseuse. Je pense que c’est « la vie » qui nous y amène. Pourquoi, ça je n’en sais rien. Je me demande bien, moi, où je vais atterrir…

Mais ce que j’aimerais savoir ce soir, c’est pourquoi ce deuxième rêve ? Qu’est-ce que je suis censée faire avec cette information ? J’imagine qu’elle n’est pas venue pour rien, et que je dois agir en conséquence. Mais dans quel sens ?

Ça dépend. Qu’as-tu envie de faire ?

Franchement, je n’en sais rien. Je ne suis pas du genre à contre-attaquer à tout va. Mais je n’aime pas pour autant être embêtée et avoir à supporter ça. Je veux dire, moi j’ai envie d’être tranquille dans mon coin, je ne demande rien à personne. J’imagine que j’aimerais comprendre : pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait à cette personne pour qu’elle veuille s’acharner comme ça sur moi ? Je ne suis même pas sûre de la connaitre, je n’ai pas reconnu ces énergies dans mon rêve.

Parce qu’elle se masque. Sa raison principale est la jalousie.

Je ne suis même pas sûre qu’elle en soit consciente…

Penses-tu vraiment que l’on peut décider de lancer des sorts inconsciemment ?

Et bien, c’était un rêve, donc symbolique. Je sais aussi que certaines personnes ne sont pas conscientes de l’impact énergétique de leurs pensées, émotions et médisances dans le dos des gens. Qui peuvent se manifester inconsciemment dans l’astral.

Mais là, dans ton rêve, l’action était clairement ciblée et voulue, puisque la personne allait même jusqu’à récupérer de ton sang pour chercher à te nuire.

C’est quelqu’un qui me connait, il semblerait. Et cela me met mal à l’aise. Je ne vois pas qui dans mon entourage ferait ce genre de chose.

C’est quelqu’un qui te connait, mais que tu ne connais pas. D’où l’avertissement, car il aurait été difficile pour toi de le percevoir, sans aucun lien réel avec elle.

Bon, en fait, je ne veux pas savoir qui c’est. Je veux juste que la personne se calme. Je veux qu’elle arrête, un point c’est tout. Si pour ça, elle doit se prendre dans la tronche ce qu’elle essaye de m’envoyer et bien tant pis pour elle. Ce n’est pas mon problème. Elle n’a qu’à déployer toute cette énergie à travailler sur elle-même pour progresser.

Pourquoi j’ai cette pensée horrible qui m’a traversé la tête ? Je ne la connais pas, mais elle me connait et elle est jalouse. Le sang, c’est rouge. Rouge comme le symbolisme de l’amour. Ça pourrait être une compagne ou ex-compagne de mon ancien compagnon ? Ou bien mon cerveau part en sucette ?

Cela se pourrait. Ou bien, c’est quelqu’un qui est jaloux de tes « pouvoirs » et de ta puissance spirituelle.

Ouais, franchement, ça, ça me fait rire. A la limite dans 10 ans, je ne dis pas, mais je ne fais qu’à peine commençait mon apprentissage ! Comment être jalouse de quelqu’un qui ne fait que découvrir son potentiel ? C’est comme être jaloux de quelqu’un qui commence à apprendre à lire et écrire, alors qu’il ne maitrise pas encore. Je trouve ça inconcevable.

Pourtant l’égo peut être très fort chez les personnes « évoluées spirituellement ».

Oui, j’en ai eu un rappel ce we, avec une des participantes qui est devenue super agressive à cause de son égo… C’est dur à percevoir quand on est soi-même dedans. Je ne sais pas si elle s’en est rendue compte… Mais avec moi, ça ne passe pas. Hors de question de travailler en binôme avec elle quand elle est comme ça. Même si je la respecte. Je me demande si moi aussi, ça m’arrive d’être comme ça… Et si je ne m’en rends pas compte ?

Nous t’avons déjà dit que nous serions là pour remettre ton égo à ta juste place si cela arrivait. Et les miroirs extérieurs seront là pour te le rappeler. Mais ce n’est pas ce qui tu as ressenti ce we.

Oui, c’est la première fois que je ressentais une humilité aussi profonde. Le guide qui est venu m’accompagner ce we m’a beaucoup ému. Il était tellement simple, humble. Et même si son enseignement porté sur mon propre pouvoir, ma propre capacité d’auto-guidance, je me suis sentie tellement humble, tellement rien dans ce grand tout qu’est la Vie. En réalité, on ne fait vraiment que se laisser guider, lâcher prise et transmettre ce qui ne nous appartient pas. Rien que d’en parler, je sens mon cœur plein d’amour et de gratitude pour ce guide. Il ne m’a même pas donné son nom, comme si cela n’avait pas d’importance, et il est reparti comme il est venu, accompagné de son grand oiseau.

Comment face à cette conscience-là de l’humilité, puis-je concevoir qu’une personne soit jalouse de moi au point de chercher à m’attaquer énergétiquement ? Cela me semble tellement vain. Nous sommes tous une flamme de la Source, nous possédons tous nos propres richesses intérieures. Alors pourquoi aller chercher à voler ou abimer celle de son besoin ? C’est le partage de toutes nos flammes ensembles qui les fait briller encore plus fort et révèlent leur éclat. Pas le combat, pas le fait de chercher à étouffer la flamme de son voisin. « Ce qui est pour soi est pour soi. » « Un temps pour chaque chose, et chaque chose en son temps. »

Cette personne devrait plutôt déployer son énergie à cultiver sa propre flamme, à apprendre à la partager avec autrui pour la faire rayonner. En voyant le trésor qu’elle possède en elle, et la façon dont elle peut le partager, alors elle ne sera plus jalouse. Elle n’aura plus besoin de se comparer à autrui, et de chercher à étouffer leur flamme pour se sentir exister. Il y a tellement de façon de rayonner… Je lui souhaite sincèrement de trouver la sienne, plutôt que de se focaliser sur la mienne.

Alors tu choisis de répondre par la compassion ?

Je ne peux pas répondre par l’agressivité. Ce n’est pas dans ma nature, à moins que cela ne me soit indispensable pour me protéger des attaques. Mais mon rêve m’a bien fait comprendre que je ne suis pas atteinte par ces énergies. Je n’ai pas besoin de l’agresser en retour. En réalité, j’ai de la peine. De la peine que cette personne ressente le besoin de m’attaquer, alors que je ne lui ai jamais fait de mal, et que je ne la connais même pas. Qu’elle manque de confiance en soi cela dénote ? Quelle rage de se faire remarquer cela témoigne ? Cela me rend triste pour elle. Je ne souhaite à personne de se sentir ainsi au fond de soi.

Moi aussi, je manque de confiance en moi, mais cela ne m’a jamais poussé à attaquer ou me moquer d’autrui. Au contraire, cela me pousse à l’humilité. On a toujours quelque chose à apprendre. De la terre, des brins d’herbe, du vent même. De tout ce qui nous entoure. C’est pour ça que souvent je préfère observer que parler. Comment peut-on apprendre et accueillir en soi les enseignements de la vie, si on ne crée pas un espace pour les recevoir en soi ?

Une des premières leçons spirituelles que j’ai reçu, c’est qu’il faut créer un vide en soi pour pouvoir évoluer. Il faut déconstruire, perdre, lâcher ses croyances et ses connaissances, afin de laisser la place au nouveau et à l’évolution. C’est inconfortable, parfois même douloureux. Mais c’est le prix à payer pour créer cet espace d’accueil, qui permettra de recevoir de nouveaux enseignements. En allant à chaque fois un peu plus loin.

Je souhaite à cette personne d’être capable de se remettre en cause, et de déconstruire les croyances qu’elle possède au sujet de la « puissance spirituelle ». Ce n’est qu’alors qu’elle pourra s’ouvrir à sa propre puissance, celle du cœur. Car c’est la puissance du cœur qui permet réellement tout. L’accueil, la perception et la transmutation des énergies. Tout passe par le cœur. Et seule l’ouverture du cœur permet de retrouver notre puissance réelle et immuable.

Je choisis donc la voie du cœur. Car l’amour sincère et la compassion permettent de transmuter toutes les énergies. J’ai confiance en la capacité de mon cœur à me protéger et à transmuter toutes les énergies négatives de ces attaques. Et en mes guides pour m’accompagner dans ce qui est juste pour moi.

Ainsi as-tu parlé, ainsi sera-t-il fait.

Merci.

13 mars 2017

Incompatibilité physique

Artiste : Picolo-kun

Artiste : Picolo-kun

Ce matin, je me suis encore réveillée d’une terrible mauvaise humeur. Pas envie de me lever, pas envie de faire quoi que ce soit, alors que la liste de chose à faire pour mon déménagement est longue comme mon bras. Des tas de choses à faire, mais pas l’envie, pas la force. Pas concernée, comme si après tout, tous ces détails n’avaient aucune importance en comparaison de la façon dont je me sentais à l’intérieur.

Cette nuit, j’ai encore rêvé de mon ex. Ou plutôt cauchemardé. J’étais avec mes parents à une librairie, où son nouveau livre était sorti. Mes parents voulaient l’acheter, ils voyaient qu’il y avait une séance de dédicace de l’auteur, et voulait y rester car ils l’aimaient bien. Moi je ne voulais pas le voir, mais je ne pouvais m’empêcher de les rejoindre dans la ligne d’attente à l’approche de leur tour. Je voulais le voir… Et là, je sentais la présence de sa nouvelle compagne avec lui, derrière lui, les mains sur ses épaules. Mais ma vue s’estompait dans la lumière et mon ouïe aussi, comme un vertige. C’est comme si mon esprit était incapable de supporter sa vue, je l’entendais, lui, dire son nom « Emilie… », mais je ne pouvais ni voir, ni entendre cette femme, seulement sentir sa présence. Et moi j’étais là figée, le regard caché derrière mes lunettes de soleil, désarçonnée. J’étais incapable de parler, il ne me reconnaissait pas, et me traitait comme une inconnue.

C’était terrible comme rêve… Alors que je me pose la question de savoir s’il pense encore à moi, s’il est en couple, s’il est réellement passé autre chose, mon rêve vient me montrer que oui. Et que pire, je suis incapable de voir et de supporter cette situation. Incapable de le voir avec une autre femme, comme si j’étais une étrangère et que je n’avais jamais existé.

Et je comprends maintenant comment je me suis sentie au réveil. Exactement comme après la rupture, dans les mêmes énergies… Lui d’office est passé à autre chose, il me l’avait dit lui-même 3 mois après, mais je ne le croyais pas. Pourtant les messages sont clairs, c’est bien le cas. Il est passé à autre chose.

Pourquoi pas moi ? Pourquoi est-ce que je n’y arrive pas ? Pourquoi est-ce que je tourne toute seule en rond dans mon coin ? Incapable de passer à autre chose ? Incapable de me projeter dans une autre relation ? Je sais bien que je ne peux pas rencontrer quelqu’un avec qui cela marchera vraiment, si j’ai toujours dans mon cœur l’espoir de me remettre avec lui. C’est impossible, c’est comme si mon cœur était déjà pris. C’est évident que je ne suis pas disponible pour rencontrer quelqu’un dans ces conditions-là. Je n’en ai même pas envie…

Mais pourquoi est-ce que je n’arrive pas à renoncer à ce putain d’espoir ? Pourquoi est-ce qu’il revient encore et encore ? Pourquoi est-ce qu’il ressort toujours dans mes moments de faiblesse et de doutes alors que je pensais avoir lâcher prise ?

J’ai envie de hurler de rage tellement cela me désespère ! Et je le déteste pour avoir une telle emprise sur moi. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à faire ce foutu deuil de notre couple ? Pourquoi est-ce que j’ai toujours cet espoir complètement absurde ?

Parce que tu ne comprends pas pourquoi cela n’est pas possible. Tu ne comprends pas pourquoi, avec une telle compatibilité émotionnelle, intellectuelle et spirituelle votre couple n’a pas marché. Alors même que vous aviez une très forte attirance physique.

Mais justement cette attirance était très forte et ne pouvait pas pleinement se concrétiser. D’où l’incompatibilité au niveau physique. L’article de Sylvie l’explique très bien :

« Le seul cas de figure dangereux que je perçois c’est compatibilité intellectuelle et spirituelle mais pas physique. Parce que les gens tombent amoureux parfois sans comprendre la profondeur ni la réalité des sentiments. Il manque la dimension physique pour pouvoir apprécier la relation et ils ne peuvent pas tomber amoureux de quelqu’un d’autre. Et ils tournent en rond, en rond, en rond… »

Oui, je comprends mieux ça grâce à Sylvie… Mais je ne comprends toujours pas pourquoi on s’est rencontré, pourquoi on a eu cette opportunité d’être en couple, si de base il était impossible que cela marche. Et ne me dites pas que c’est nos âmes qui l’ont décidé ! Parce qu’elles sont masochistes alors !! Pourquoi ? A quoi ça sert, si ce n’est provoquer de la souffrance ?

Sais-tu pourquoi vous étiez incompatibles sur le plan physique ?

Et bien, parce qu’au niveau sexualité, j’opposais de nombreux blocages, en lien avec mon endométriose et ma blessure de viol…

Mais pas que. Tu culpabilises parce que tu penses que tu es responsable de votre incompatibilité physique, à cause de vos problèmes de sexualité.

Pourtant, il n’y avait pas que des problèmes… Il y avait aussi des moments magiques…

Imaginons que tu ais résolu tous tes blocages au niveau de la sexualité. Que tu ais trouvé une solution à tes endométriomes sur tes ligaments utérosacrés et derrière l’entrée du col de l’utérus. Et que tu n’ais plus de douleurs durant les rapports sexuels. Imaginons que tu ais guérie tes blessures psychologiques en lien avec le viol. Imaginons que tu ais été capable de te sentir en pleine sécurité et que la sexualité ne soit plus une problématique. Crois-tu pour autant que vous auriez dépassé votre incompatibilité physique ?

En réalité, non. Le problème vient des deux côtés. Toi tu as des blocages au niveau de la sexualité. Lui en a au niveau de l’alimentation. Cela serait resté et cela t’aurait frustrée toi aussi. Quelqu’un qui ne cuisine jamais, qui ne mange que des plats surgelés et des plats tout prêts. Quelqu’un qui n’aime pas les légumes et pas les fruits. Qui mange de la viande rouge et de la charcuterie à gogo. Quelqu’un qui ne prend aucun soin de son alimentation. Alors que toi tu viens de découvrir que tu es intolérante au gluten et au lactose. Crois-tu que vos modes d’alimentation auraient été compatibles ?

Non… J’avais en partie identifié le problème, et j’avais essayé de le soulever… Il a fait quelques efforts. Mais globalement, les excuses portaient sur ses soucis de santé dans sa jeunesse et sur ses problèmes de dentition. Il n’avait pas envie de changer sa façon de fonctionner. A moins que ce soit moi qui cuisine tout, qui cherche les recettes, les prépare et lui fasse gouter…

Exactement comme toi tu n’avais pas envie de faire des efforts volontaires pour aller vers lui sur le plan de la sexualité. Tu le laissais venir à toi et faire les efforts pour te faire apprécier ce domaine. Deux blessures miroirs et deux comportements identiques. La sexualité d’un côté, la nourriture de l’autre. Les deux plateaux d’une même balance dans l’équilibre que constitue l’incarnation dans un corps physique.

Toi tu compensais tes lacunes au niveau sexuel dans l’alimentation. Et lui ses lacunes alimentaires dans la sexualité. Tu en as pris conscience après coup, grâce à Sylvie et un de ses articles. Mais sur le moment, tu n’en avais pas fait grand cas dans ton couple. Une fois, tu t’es sentie vraiment fatiguée, énervée et découragée d’être la seule à faire des efforts pour votre alimentation commune. Tu as piqué une crise, tu lui as demandé s’il pouvait faire un effort, au moins montrer de la bonne volonté. Tu lui as expliqué que tu avais envie de partager ce plaisir ensemble. Il a fait un effort, mais c’est rester pour lui quelque chose d’assez superficiel. Il n’a jamais pris cette problématique aussi au sérieux que celle de votre sexualité, pour laquelle là il a été près à déployer des efforts également.

Mais toi non plus, tu n’as pas pris au sérieux cette problématique. Crois-tu qu’elle se serait résolue d’elle-même ? Crois-tu qu’au jour d’aujourd’hui tu ne serais pas frustrée de manger avec lui ?

Si, c’est vrai. Même si les problèmes en lien avec la sexualité étaient résolus, je ne serais pas épanouie sur ce point-là, et je suppose qu’avec le temps, cela me frustrerait encore plus. Je préfèrerais de loin que mon compagnon soit à la fois un bon amant et à la fois un bon cuisinier, capable de s’adapter à mes contraintes alimentaire, sans en être malheureux lui-même.

Et en disant ça, l’image d’une de tes connaissances te vient en tête.

Oui… Je sais qu’il est les deux à fois, que nous avons une bonne compatibilité intellectuelle, à priori physique. Quant à la compatibilité spirituelle… Je peux discuter avec lui de spiritualité, dans certaines mesures, mais il n’a pas conscience et n’a pas foi en la Source.

Malgré qu’il la cherche inconsciemment. De toute façon, le temps n’est pas à te projeter dans un nouveau couple. Laisse faire ce qui doit se faire. Laisse votre amitié se développer à nouveau. La vie est pleine de surprises, et tu ne sais pas ce qui t’attend. Peut-être que si tu n’arrives pas à lâcher prise sur ton espoir d’être en couple avec ton ex-compagnon, c’est parce que tu n’es pas capable de placer ton espoir dans la vie et les surprises qu’elle peut t’amener.

Pourtant, Sylvie et ses guides ont raison « ce qui est pour toi est pour toi ». Et ton ex-compagnon n’est plus pour toi. Il n’est plus ce dont tu as besoin au sein d’un couple. Est-ce plus facile à comprendre de cette façon ? Auras-tu ainsi moins de regret à tourner la page ?

Ça je ne sais pas, mais oui… je comprends mieux que je ne suis pas la seule responsable de notre incompatibilité physique… Et qu’elle n’est pas prête d’évoluer rapidement dans cette vie… Peut-être pas non plus dans les prochaines.

Ainsi, tu devrais travailler à gagner de la maturité spirituelle, pas pour le retrouver lui, mais pour toi-même. Pour être capable de comprendre ce qui te correspond, ce dont tu as besoin, et d’être capable de reconnaitre le moment venu la rencontre qui te rendra vraiment heureuse. Même si le bonheur est avant tout une question de vision intérieure et ne nécessite pas d’être en couple.

C’est pourquoi, ce soir, tu devrais simplement savourer un de tes cheesecakes sans gluten et sans lactose, en regardant un bon film. Le bonheur c’est aussi savoir prendre soin de soi. Et apprendre à apprécier les efforts que l’on fait pour soi-même.

Merci.

1 mars 2017

Artiste :

Artiste : Picolo-kun

Faire son deuil

Artiste : Wlop

Artiste : Wlop

Je demande à parler avec mes guides. Merci. S’il vous plait, j’ai besoin d’aide pour comprendre les messages de mes rêves, et ses énergies qui persistent si désagréablement au réveil. J’ai besoin que le message soit répété en douceur, et progressivement expliqué. Je n’arrive pas à les décrypter et en plus ces énergies pénibles ne m’aident pas à accueillir les messages.

Il y a des songes qui reviennent, encore et encore, à intervalles de mois régulier. Mais comment suis-je censée les comprendre ? Je rêve encore et encore d’une retrouvaille avec mon ex-compagnon pour le travail. Mais ça veut dire quoi ? Ce sont les projections de mes désirs inconscients ? Ou on a encore un travail à faire ensemble ? Spirituel ou bien dans le concret, matériel ? C’est pour m’aider à accepter notre séparation et lui pardonner ? Qu’est-ce que ça veut dire ?

Comment te sens-tu à parler de ça ?

Triste, cela me fait pleurer. Évidemment que j’aimerais pouvoir le retrouver et lui pardonner. Seulement ressentir de la joie et de l’apaisement en le voyant. A défaut d’être capable de vivre en couple, pouvoir échanger sur le plan intellectuel, se nourrir et s’enrichir l’un l’autre d’une autre façon. Mais je n’ai aucune idée si c’est ce dont lui aussi a envie. Et encore moins si j’en suis capable. Je ne me sens pas prête, pas prête à le revoir, pas prête à la façon inconnue dont je pourrais réagir. Je me sens toujours blessée, et je me demande si cette blessure pourra seulement se refermer un jour. Pas vraiment, hein ? Mais je peux trouver un placebo, une autre source de joie et d’amour c’est ça ?

Parfois il faut du temps.

Mais pourquoi m’envoyez-vous ces rêves avec lui ? Pourquoi ?

Pour te préparer à l’éventualité de le recroiser.

A quoi ça sert ?

Tu pourrais être amenée à le croiser dans le cadre de ton futur travail.  T’interdirais-tu d’évoluer dans un certain milieu professionnel parce qu’il en fait partie ou qu’il y apparait de façon ponctuelle ?

Je sais bien que cela ne me pénaliserait que moi-même. Je sais bien que lui resterait probablement neutre et professionnel. Il sait bien faire ça, séparer vie pro et vie perso. Je sais aussi que c’est une belle personne, riche de connaissances et de sagesse. Au-delà même de notre propre histoire personnelle, je sais que c’est un homme passionnant qui a beaucoup à apporter à autrui, notamment dans le milieu professionnel. J’aimerai être capable de pouvoir évoluer sur ce plan en cohabitation avec lui.

Mais je n’en suis pas capable avec un cœur brisé. Je ne peux pas juste ignorer toute la sphère émotionnelle et personnelle que je ressens. Evoluer auprès de lui comme si on ne s’était jamais connus, comme deux inconnus aux rapports cordiaux et distants. Ce ne serait pas possible. La blessure de l’indifférence serait trop forte. Vu mon hypersensibilité, ça serait signer la mort de ce qui reste de mon pauvre cœur en miettes.

Même si je sais que ce n’est pas lui seulement qui l’a brisé. Dans toute relation, on est responsable à 50%, il n’y a pas de victime et pas de bourreau, même si c’est lui qui est parti. Et même si je sais d’un point de vue rationnel, que c’était la meilleure chose à faire et que je n’en aurais jamais eu le courage. Mais ça fait juste mal, c’est inexplicable… C’est une perte que l’on ne peut pas nommer.

Pourquoi ai-je rencontré ma flamme jumelle dans cette vie si nous ne sommes pas capable de vivre notre amour ensemble ? Pourquoi ? Je n’arrive toujours pas à accepter ça. C’est inacceptable pour moi. Accepter la maladie, les expériences de harcèlement au travail et énergétique, accepter ma reliance à l’Ombre et à la Lumière, accepter ma médiumnité, accepter mon hypersensibilité. Je veux bien travailler à accepter ça. Mais pas accepter de renoncer à ma flamme jumelle, ce n’est pas possible. Ce n’est pas juste ! C’est simplement trop dur.

Et quelles sont les alternatives qui se proposent à toi ? Rester dans cette souffrance ?

Je ne sais pas, je n’en sais rien. Je croyais que vous aviez endormi mon cœur pour que je souffre moins ?

C’est toujours le cas.

Et bien, je n’en ai pas l’impression au vu de ce qui ressort quand j’évoque le sujet.

Parce que tu es toujours en résistance dans ton processus de deuil. Tu n’arrives pas à lâcher prise.

Ce n’est pas quelque chose que l’on décide…

Non mais on peut l’accompagner. Tu pensais que tu avais fait ton deuil parce que tu as tout enterré. Tout mis dans des boites. Supprimer tout contact et toute prise d’information. Eviter toute pensée à son sujet. Mais ce n’est pas ça faire son deuil.

Faire son deuil c’est être capable de voir le bon comme le mauvais et de l’accepter. C’est être capable de sourire en repensant aux bons moments, en ayant de la gratitude dans ton cœur. C’est repenser à l’autre de temps en temps, peut être avec un peu de nostalgie mais, surtout avec de l’amour et de la paix au cœur. Exactement comme ce que tu ressens au sujet de ta grand-mère décédée.

C’est ça le deuil. Ce n’est pas cacher et ignorer ta souffrance. C’est l’accepter à bras ouverts, la laisser s’exprimer, encore jusqu’à ce qu’elle soit apaisée.

Mais je croyais l’avoir fait, après toutes ces heures à pleurer, toutes ces heures à écrire et à me lamenter… A n’en plus finir, encore et encore. Et tous ces rêves pour évacuer… Je pensais sincèrement avoir laissé le champ libre à l’expression de ma souffrance, de ma détresse et de toutes les émotions que cette rupture a pu déclencher. Je me suis laissée le temps, je me laisse encore le temps.

Le temps peut passer aussi longtemps que tu voudras. Un trésor caché et bien enterré est préservé sous la terre. Ta souffrance est à l’abri. Comme un ultime vestige de votre relation, qui te rassure sur l’intensité et la réalité de ce que vous avez vécu. Un vestige que tu n’arrives pas à lâcher… Par peur qu’il n’y ait plus rien. Plus rien qui te rattache à lui, pas même la souffrance.

Mais deux flammes jumelles sont reliées par bien plus que ça. Tu n’as pas besoin de t’enferrer dans une chaine de souffrance pour que votre lien perdure au-delà du temps et de cette vie. Quoi que tu fasses ou non, un jour, vous vous retrouverez.

C’est difficile à comprendre pour ta conscience humaine, mais tu n’as pas besoin d’un tel lien de souffrance. Tu n’as pas besoin d’être rattaché à lui par une émotion ou par un souvenir pour l’aimer. L’amour inconditionnel n’a pas besoin d’attache. C’est ton mental et ton égo qui s’y raccrochent aussi fort qu’ils le peuvent.

Tu es très bien capable d’aimer ta grand-mère décédée, sans aucun lien physique, ni même émotionnel. Tu ne sais pas où elle est, ce qu’elle fait sur son chemin d’évolution, comment son âme se sent. Tu ne sais rien, et tu n’as pas de visite d’elle. Mais cela ne t’empêche pas de l’aimer, de lui souhaiter le meilleur et de lui envoyer des pensées bienveillantes. Où qu’elle soit, et même si elle ne te répond pas.

L’amour sans attache c’est cela. C’est laisser partir l’autre sur son chemin, en lui souhaitant le meilleur. C’est se détacher du besoin de lien, d’amour en retour, d’avoir une réponse et d’être rassurée. C’est donner sans attendre quoi que ce soit en retour.

Mais accompagner ma grand-mère vers la mort parce que c’est ce que son âme a décidé, cela n’a rien à voir avec une rupture… ça n’a rien à voir ! Je n’ai jamais eu de message de l’âme de mon ex-compagnon qui me disait que je l’empêchais d’évoluer…

Mais toi tu avais besoin de plus d’espace de liberté pour évoluer. Le message n’est pas venu de lui, mais de toi, de ta propre âme. Et c’est cela que tu n’acceptes pas. Tu lui as apporté ce dont il avait besoin pour évoluer dans cette partie de sa vie. En contrepartie, il t’a aidé dans la prise de conscience de tes blocages. Mais tu ne pouvais pas continuer ton évolution spirituelle avec lui. Alors il t’a laissé partir. Il a entendu le message de ton âme, c’est pourquoi il était en paix suite à cette décision.

Mais moi, je ne suis pas en paix du tout !!! Pourquoi ?

Parce que tu as refusé ce message. Tu ne l’acceptes pas. Tu n’acceptes pas que ton âme te fasse vivre ça.

« Subir » ça. Je ne supporte plus le nombre de trucs que me fait subir mon âme, parce qu’elle a décidé avant de s’incarner de travailler sur telle et telle blessures. Je suis fatiguée et découragée. J’ai besoin d’un peu de douceur moi aussi ! De joie, d’amour, de paix… En réalité, je ne cherche pas midi à 14h, si je m’intéresse autant à la spiritualité, c’est simplement parce que je veux me sentir bien. C’est tout. Je veux me sentir bien.

Mais pourquoi ai-je l’impression que plus je chemine et plus cela devient hors d’atteinte ? A chaque nouvelle blessure mise en lumière, à chaque nouveau défi imposé par mon âme… Parfois, je me dis « bienheureux l’ignorant ». Je ne considère pas que ma médiumnité est « cool » parce que j’ai plutôt l’impression qu’elle entraine une série d’obligations : celle d’être attentive à mon environnement, celle de mettre en place une certaine hygiène énergétique, celle de prendre en considération les messages qui me viennent (sinon ils se retournent comme des gifles dans ma figure), etc…

Je suis psychologiquement et psychiquement fatiguée.

D’où le fameux rêve où tu es alitée à l’hôpital, avec de la fièvre et des spasmes. Incapable du moindre mouvement à cause d’une fatigue écrasante et disproportionnée. Tu vois, même si tu n’en as pas conscience, ton âme elle le sait. Son objectif n’est pas de te « casser » mais de te permettre d’évoluer. Et là, tu as besoin d’une pause. Tu as besoin d’un peu de temps pour récupérer. Tu as besoin de rentrer pour te reposer. Nous le savons.

Alors, aidez-moi, svp…

Est-ce que ton rêve de cette nuit était intéressant ?

J’aimerais en parler, mais je suis trop fatiguée… Une autre fois ?

Il était là pour t’aider, c’est tout ce que tu as besoin de savoir pour l’instant.

Ok, merci.

24 février

 

Prendre le temps

Artiste :

Artiste : Asuka111

Il semblerait qu’entretenir la qualité des énergies de mon plan astral soit plus coton que je ne le pensais. Je ne sais pas trop comment je suis censée faire pour identifier l’origine des perturbations que j’y perçois. Ce n’est pas comme s’il y avait un panneau indicateur de la source du problème.

Mais c’est une bonne idée, tu pourrais demander à ce que l’information se manifeste de cette façon. Si tu acceptes vraiment d’accueillir la perturbation sans la rejeter, ce devrait être facile d’en scanner la source. Encore faut-il que tu sois prête à accueillir l’information, qui risque parfois de ne pas te faire plaisir.

Oui, j’ai remarqué… J’ai du mal avec les infos que je capte ces derniers temps. Franchement… c’est plutôt pourri, enfin cela me file le bourdon. Je n’aime pas nager comme ça dans l’incompréhension face à des phénomènes spirituels ou énergétiques.

Mais si tu n’en as pas encore la compréhension, c’est pour une bonne raison. Chaque chose en son temps, pas à pas. Il faut que tu acceptes que tout ne puisse pas se régler d’un claquement de doigts. Qu’il faille du temps.

Et combien de temps ?

Le temps n’a pas de réelle importance. Ce qui compte c’est ton acceptation des épreuves que tu traverses. Tant que tu bloques sur un point, tu devrais te laisser du temps. Prendre soin de toi, te concentrer sur ces choses agréables qui te rappellent que la vie est belle. Peu importe les informations désagréables que tu peux capter dans ton environnement énergétique.

Ok, je vois l’idée… mais…

C’est accepter de lâcher prise. Tu ne comprends pas tout, mais peut être que ton mental ne le peut pas aujourd’hui. Peut-être que c’est trop pour lui. Et ce n’est pas grave. Cela ne sert à rien de forcer.

Je me sens pressée… Je me sens stressée. Je prends conscience que la date de mon billet d’avion avance à grand pas, et que j’ai des tas de choses à préparer pour mon déménagement.

Alors tu devrais te concentrer sur ça, sur ce qui t’amène de la tranquillité. Parfois vous avez besoin de faire certaines choses pour rassurer votre mental et votre égo. Parfois cela est nécessaire pour laisser le reste décanter. De toute façon, nous ne partirons nulle part. Tes guides seront toujours là, ainsi que tes entités alliés, le temps qu’il faudra.

Mais pourquoi, alors que je veux me concentrer sur tout ça, mon corps me lâche ? Je suis de nouveau malade ! Ce n’est pas possible ? Qu’est-ce que j’ai fait pour déclencher cette fièvre et cette fatigue ?

Ou que n’as-tu pas fait ?

Je ne sais pas.

Si tu sais, tu n’as pas écouté ton rêve.

Celui où j’étais clouée sur un lit d’hôpital à cause de la fièvre et de l’épuisement ? Au point de ne plus pouvoir bouger ?

C’était un avertissement.

Mais comment je pouvais le deviner ?

Quand tu te réveilles de très mauvaise humeur à cause d’un rêve, tu devrais y être plus attentive. Cela veut dire qu’un message a du mal à passer au niveau du mental, mais qu’il est important. Tu devrais prendre le temps de l’accueillir et d’essayer de comprendre son message.

Mais comment je pouvais deviner ? Je m’emmêle entre les différents types de rêves, voyages astraux, attaques dans mon sommeil. Je ne sais plus quoi interpréter comment.

Si tu prenais réellement le temps, tu saurais.

Et comment ? Avec quelle méthode ?

Avec celle du livre des rêves. Connecte-toi à ton espace de paix intérieure et appelle ton livre des rêves. Demande à l’ouvrir à la page du rêve qui te tracasse et à y lire les explications. Elles devraient te venir en tête assez facilement.

Tu es sûre ? Cela me semble assez complexe. Je n’ai jamais « lu » lors d’une visualisation ou d’un voyage chamanique… Je ne sais pas si c’est à ma portée.

Si ce n’était pas à ta portée, nous ne t’en aurions pas parlé. Les infos ne viennent pas à toi de façon spontanée, mais si tu vas les chercher, il n’y a aucune raison que tu ne les trouves pas. A travail méritant, récompense est donnée.

Ok, merci…

21 février 2017

 

Fatigue à l’âme

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Comment réparer un moral cassé ? Où commence la dépression ? Où s’arrête l’impact des hormones, celle de la fatigue et de la maladie ? Ces questions, je me les pose souvent alors que j’ai chroniquement de grosses baisses de moral. Je m’interroge alors, sur le pourquoi, sur l’origine pour espérer y trouver une solution. Et je me trouve toujours confronter à ce magma de confusion, à cette absence de réponse, et cette solitude profonde face à l’incompréhension voir le désintérêt de mes proches. « Elle n’a pas le moral aujourd’hui, ça passera… »

Oui, mais quelle sera la fois de trop ? Celle où je commettrais une erreur irréparable, en blessant par les mots un proche, en brisant quelque chose de précieux ou en négligeant mon corps ?

Je me sens non équipée pour faire face à ce quotidien qui m’épuise, à toutes ces émotions et désirs extérieurs, qui parfois semblent m’écarteler, le peu de fois où je m’y soumets. C’est souvent pour ça que j’ai tendance à m’isoler, lorsque je suis seule, je me sens protégée de ce raz de marée d’émotions extérieur, ayant déjà du mal avec mes propres émotions. Seulement, ce n’est pas une solution, car alors je ne vis pas. Je reste dans ma bulle, à attendre que le temps améliore les choses, à espérer une solution, une guérison.

Mais guérit-on seulement de l’hypersensibilité ? De cette chose qui provoque des surréactions à tout, une envie de pleurer face à une petite contrariété, une tristesse violente comme un raz de marée face à une affirmation sur soi erronée d’un proche, une colère démesurée face à du désintérêt ou de l’incompréhension de la part des proches ?

Et qu’est-ce que c’est d’abord ? Est-ce réellement l’impact de mes hormones et de mon traitement hormonal qui est responsable de cet état plus qu’instable émotionnellement ? Où est-ce justement mes ovaires dystrophiques et un traitement hormonal inadapté ? Est-ce la fatigue de mon corps, qui relâche la pression alors que je suis en vacances ? Est-ce la douleur de ma rupture dont je n’arrive pas à guérir ?

Cela fait des mois que je mets cet état émotionnel à vif sur le compte des hormones, mais est-ce vraiment cela ? Lors de mon 1er traitement hormonal, j’étais très compliquée à vivre pour mon ex-compagnon, irritable, instable, hyper sensible et chamboulée par ses réactions à lui, comme écorchée à vif par toutes les émotions que je pouvais ressentir, quelles soient les miennes ou les siennes. Lorsque j’ai changé de traitement, j’ai vu une différence, et c’est là que j’ai fait le rapprochement entre mon état et le 1er traitement. Mais il était trop tard… Le mal était déjà fait.

C’est cette même hyper sensibilité qui m’a amené à me sentir agressée verbalement, par des hommes dans la rue, de façon répétitive et à prendre conscience de ma peur (voir cet article). Début d’une boule de neige sans fin, déclencheur de la rupture…

Mais tout ça, est-ce réellement liée à ma maladie ? Ou simplement au fait que je suis hypersensible et que je n’arrive absolument pas à le gérer ?

Quand je lis ce témoignage sur l’hypersensibilité, je m’y reconnais. Je m’étais aussi reconnue dans un livre sur les personnes hypersensibles et douées. Ok. Mais comment on apprend à gérer ça ? J’ai l’impression que depuis que j’ai commencé mes traitements hormonaux, mon hypersensibilité a explosé tous les plafonds. Et pire, du fait de vivre seule, dès que je suis soumise aux émotions des autres, je le supporte de moins en moins bien. Augmenté en cela par mon décalage à cause de la maladie et de la fatigue, qui me force à avoir un rythme de vie plus lent, à voir les choses différemment de mes proches.

Je ressens alors parfois une réelle incompréhension et une réelle solitude. Mes parents ne semblent pas avoir le temps de s’arrêter et de considérer ces « détails » occupés comme ils sont à travailler, et si loin – ce que je peux comprendre du point de vue de la raison, mais qui coince émotionnellement. Y a-t-il seulement quelqu’un pour comprendre ce qui se passe dans mon corps et dans mon cœur ? C’est impossible et je me sens emprisonnée dans ces limitations…

Je suis fatiguée de ressentir, sans pouvoir appuyer sur un bouton pause, sans pouvoir atténuer mes émotions. Épuisée de me sentir mal et de pleurer sans raison, alors que le soleil brille dehors et que j’ai la vie devant moi. Découragée que ce mal être me mine et me vide au point de m’empêcher de profiter du présent et des bonnes occasions quand il pointe son nez.

Parce que je n’ai aucun contrôle dessus. Ce n’est même pas que je rumine des pensées négatives, ni même que je reste seule dans mon coin sans en parler. J’ai beau le dire, j’ai beau pleurer, j’ai beau l’écrire, ce mal-être revient encore et encore. Malgré que j’apprenne à faire preuve de douceur envers moi même, malgré que je me fasse ma tisane préférée, que je me roule dans mon plaid moelleux, que je lise un livre, que j’appelle des proches, que je me cuisine des cookies, que je me fasse des cadeaux. Malgré que j’ai arrêté de porter du noir pour ne plus être enfermée dans ces énergies, malgré que je parle à ma psychologue, malgré que j’ai fait des rencontres positives, malgré que j’ai fait des soins énergétiques.

J’atteins le stade du désespoir. Je ne sais plus comment faire. Je ne sais plus comment aller de l’avant avec cette souffrance sourde. J’ai déjà essayé de l’ignorer, mais elle revient en coup de poing chaque fois plus forte. J’ai essayé de lui trouver une origine, mais à part savoir que la douleur est ancienne, profonde et ancrée dans mon âme, les portes me sont restées fermées. Ce qui n’est pas forcément un mal, car on n’est pas toujours capable d’encaisser la vérité.

Seulement, voilà, je suis dans une impasse sans issue. J’ai beau lever les yeux vers le ciel, crier à l’aide, prier, m’asseoir et m’auto-prospecter, et bien rien… Pas de porte magique, pas de confettis apaisants qui tombent du ciel…

Ce n’est pas comme ça que marche la guidance.

Et comment marche-t-elle ? C’est toujours quand je suis au plus bas, que je vais le plus mal, que je suis incapable de me connecter dessus. Pourquoi ? Pourquoi est-ce toujours au moment où l’on ressent le plus le besoin d’une aide qu’on ne la reçoit pas ?

Parce que vous êtes trop focalisés sur la douleur et qu’elle prend toute la place. Impossible de recevoir un autre signal. La première chose nécessaire est d’évacuer la souffrance, aussi est-il bon de pleurer tout ton saoul, de crier même ta douleur pour évacuer ces énergies lourdes et pesantes.

Puis de respirer profondément. De te recentrer dans ton corps.

Ton prof d’astro disait vrai quand il disait que les douleurs physiques étaient souvent causées par des frictions entre les corps physiques et causals. Tu ressens cette déchirure et cet écartèlement parce qu’il y a en effet des décalages très grands chez toi. Mais la vérité est que nous ne pouvons pas y faire grand-chose. C’est à toi d’apprendre à apaiser ces « douleurs de l’âme » qui proviennent de choses que tu ne comprends pas, et qui se manifestent dans ton corps à travers ta maladie mais pas que.

A quoi ça sert d’être branchée sur la souffrance de sa propre âme si on n’est pas capable de comprendre et de l’apaiser ? A quoi ça sert de ressentir ça venu de nulle part sans pouvoir y remédier ? Savez vous combien de fois je me sens seule, incomprise, folle et en décalage à cause de ça depuis mon adolescence ? Pourquoi porter cette souffrance alors qu’elle n’a aucune cause dans cette vie là ? Qu’elle est un écho d’une blessure profonde et ancienne ? N’est-ce pas injuste ? Pourquoi devoir supporter ça alors que je n’ai aucun souvenir de mes vies antérieures, aucune explication ? Et que je ne cerne même pas l’origine de la blessure ?

Mais tu cernes avec qui ?

Je ne sais pas… Avec celui qui présente les mêmes troubles de l’âme que moi ? Celui avec qui a commencé l’expression de mes problèmes d’énergies sexuelles ? Et est-ce que cela a la moindre importance au stade où j’en suis ?

Est-ce que tu aimes cette personne ?

Oui, je l’aime. Différemment de la façon dont je l’aimais quand j’étais jeune et naïve. Mais je l’aime, profondément, comme un frère. A chaque fois que je le vois, je ne peux m’empêcher d’être frappée dans la façon dont on est le miroir l’un de l’autre, la façon dont on se comprend, dont on évolue dans les mêmes directions et au même rythme, et ce malgré la distance. Et surtout, je ne peux pas être en colère, ni lui en vouloir pour ce qu’il m’a fait. Je l’ai pardonné dans cette vie ci, parce que je l’aime, même si notre relation m’a fait du mal par le passé. Même s’il lui arrive encore de me blesser involontairement par ses mots.

Mais je ne crois pas qu’il soit conscient de la force de notre lien. Je lui en ai déjà parlé, mais il ne croit pas aux vies antérieures. Il ne croit pas à la spiritualité, il la rejette car cela lui fait peur. Ce que je comprends et ce que je respecte.

Sauf qu’il sera difficile de guérir votre blessure commune dans le déni.

Le déni ? Je sais que c’est ça faiblesse. Il a dénié avoir partagé sa virginité avec moi et la mienne devant nos amis proches, parce que ça c’était mal passé et qu’il n’y a pas eu de suite… Autant dire que je l’ai pris en pleine figure…

Pourquoi cela t’a-t-il rendu aussi triste ? Alors que cela appartient au passé et que toi tu connais la vérité ?

Parce que c’était renier mes sentiments, le fait que, même si ça c’est mal passé, on en a fait le choix conscient tous les deux. Offrir sa virginité, ce n’est pas une paille. Et je l’ai fait par amour. Par ce déni, j’avais l’impression qu’il effaçait cette réalité là, celle de nos sentiments respectifs, même s’ils étaient imparfaits et que les hormones jouaient aussi leur rôle…

Mais aussi, parce qu’à l’évidence, cela a été source de blessures et de blocages pour tous les deux sur le plan de la sexualité. Et qu’on ne peut pas guérir une blessure sans en prendre conscience. C’est comme ignorer la première plaie qui se serait infectée et se répand. Moi j’en ai pris conscience il n’y a pas longtemps. Mais pas lui, et je ne pouvais pas le laisser fermer les yeux de cette façon, alors qu’il se bat pour essayer lui aussi d’avancer et d’évoluer.

Comment réagirais-tu si je te disais qu’il t’avait violé dans une vie passée ?

Je ne sais pas… Je te dirais que cela serait cohérent avec les casseroles que je me trimballe, mais je ne crois pas que j’arriverais à y croire. Je pourrais éprouver autant d’amour et de pardon envers une telle personne ? Parce que ce que j’ai dit est vrai, je ne peux pas le détester… Même s’il était venu à sortir avec ma propre sœur, même si parfois il se comporte comme un con et fait des erreurs. Même s’il m’a menti sur ses raisons pour me quitter… Il est humain et personne n’est parfait, il vit lui aussi ses propres limitations et je le vois se débattre avec.

Je sais que j’en fais de même avec les miennes. Et je suis frustrée de ne pas réussir à déchirer ce voile qui m’empêche d’apaiser cette douleur. Quand je le vois, je me dis qu’on rame sur le même type de bateau, chacun de notre côté. Je le vois, mais cela ne résout rien… Pas plus que de me dire l’origine des blessures entre nous. J’aimerais avant tout un moyen de les apaiser, puis ensuite de comprendre pour guérir.

Mais j’ai besoin d’un répit, de pouvoir souffler et reprendre des forces. Parce que je suis épuisée. Alors comment je fais ? Comment je suis censée faire pour apaiser cette brûlure qui me ronge de l’intérieur ? J’ai l’impression de faire des pieds et des mains, mais de lancer un caillou dans une mare. Ce que je fais n’est pas pertinent ou efficace, sans que je sache pourquoi, ni comment faire mieux.

J’essaye pourtant, je note mes rêves et j’essaye de les comprendre. Mais j’ai l’impression de ramer dans le vide, que les messages passent à côté de mon filet et que tous mes efforts sont dérisoires. Que j’ai beau essayer d’écouter, mes oreilles n’entendent pas. Je ne comprends pas pourquoi… Et cette foutu douleur qui ne me laisse pas en paix, me harcèle et m’empêche de simplement laisser le problème de côté jusqu’à ce qu’une clé apparaisse. C’est à tourner en bourrique.

Personne ne connaît donc un médecin de l’âme ?

28 juin 2016

Danser

Artiste :

Artiste : Kuvshinov-ilya

 

Je ne sais pas pourquoi, j’ai commencé à avoir super mal au ventre cet après-midi. Pourtant, je n’ai rien mangé de différent de la veille, absolument pas. Du coup, si ce n’est pas la nourriture, alors ça ne peut être que des émotions que je ne digère pas, non ? Or il s’avère que cela a commencé lors de la réunion avec mon supérieur. Alors qu’il me balançait ses énergies de frustration et m’apprenait par là même qu’une de mes missions était au point mort à cause de problèmes décisionnels et de réglementation…

Je ne suis pas étonnée, je m’y attendais. J’ai déjà soulevé ce problème là il y a environ 6 mois, mais à cette époque le président de l’association ne l’avait pas compris, c’était rentré par une oreille et sorti par l’autre… J’ai donc fini par m’armer de patience et attendre, puisque je ne pouvais rien faire de plus. Mais c’est vrai que c’est frustrant.

Et puis je viens d’apprendre que ça y est, ma collègue va partir. Celle dont je reprends le poste et qui était passé sur une autre mission. Celle avec qui je n’ai pas fini la transmission et ne vais pas pouvoir puisque mes congés ne sont pas décalables et que je pars la semaine prochaine, et elle avant que je revienne… Un joyeux bazar qui s’annonce. C’est très bien pour elle. Moins pour l’association. Mais je comprends ses motivations et je pense qu’en effet, il n’y a qu’elle-même pour se soucier de son avenir et penser à elle et ses projets. J’espère que lorsque le moment sera venu pour moi, je serai aussi capable de décoller grâce à une opportunité positive, et pas juste pour fuir une situation désagréable.

Je sais que j’ai des choses à apprendre et comprendre dans ce travail, qui ne concerne pas forcément les connaissances professionnelles que je peux acquérir, mais plutôt dans la façon de fonctionner, la souplesse, la créativité, l’évolution d’un état d’esprit. Même si cela ne m’enchante pas… En revanche, je sais que cela pourrait se faire dans de pires conditions, comme dans mon job précédent. Et que c’est aussi l’opportunité pour moi d’apprendre à prendre soin de moi en dehors du travail comme pendant. Il doit bien y avoir des solutions à mes crises de fatigue et mon manque d’endurance sur le terrain, non ? Ou des alternatives ?

Ce que je sais, c’est que pour l’instant, j’ai beau faire de longues nuits, prendre mon traitement et mes vitamines, faire des siestes, manger sans gluten, me cuisiner des légumes et de la soupe, cela fait des semaines que je suis épuisée et que mon corps et donc mon cerveau tournent au ralenti. Que je ne suis pas efficace comme d’habitude. C’est frustrant, mais même ça, la fatigue l’étouffe. Quelque part, c’est comme si je me sentais anesthésiée par la fatigue.

Peut-être que c’est mieux en ce moment. Peut-être que tu n’arriverais pas à tout gérer. Mais peut être que le travail dans tes rêves est suffisant pour l’instant. Car malgré tout il mobilise beaucoup d’énergie.

Oui, c’est vrai que je suis dans une période de rêves très actifs. Ça tombe bien car je dors beaucoup. Mais si je m’en souviens clairement, je suis incapable de les interpréter et d’en comprendre le message profond. Il y a certains éléments qui passe mais la cohérence…

Le message de fond ne passe pas. Ce n’est pas grave, laisse toi le temps. Tu n’es pas encore prête à l’entendre. Cela viendra. Tu sais que ce n’est pas grave et qu’il ne sert à rien de forcer. L’interprétation risque plus de te perturber.

Mais les rêves me perturbent déjà. Un plus particulièrement. Je sais que c’est un rêve spirituel, comme me l’a appris Sylvie, parce qu’il y avait des tas de détails, il était net et puissant, très long aussi. Comme une histoire, mais dont je ne saisirais que quelques mots par ci et par là. Pourtant je sais qu’il est important. Comme l’était celui aussi avec l’incendie. J’ai cherché la signification des symboles. Mais je n’arrive pas à agencer et à voir le schéma global…

Je sais que cela ne sert à rien de forcer, mais c’est comme si j’étais à deux doigts de comprendre et qu’une barrière invisible me retenait… C’est frustrant et j’ai l’impression de dépenser une énergie folle dans ce cycle onirique ! Après ce rêve super fort, j’ai mis presque 1h à réussir à me lever et j’ai été confuse toute la journée. Alors que cette nuit où je n’ai fait que 2 ou 3 petits rêves, je me suis sentie moins fatiguée dans la journée.

Des fois j’aimerais bien avoir de l’aide pour apprendre à interpréter en prenant en compte mes particularités. Parce que je sais que le langage des rêves utilise des symboles qui sont particulier aux rêveurs. Et là, ça l’était clairement… Ce n’était pas n’importe quelle voiture que je cherchais, mais la réplique exacte de celle que j’ai acheté ici, au point de rêver de sa plaque d’immatriculation !

Et que représente cette voiture ?

Et bien une liberté, un confort. C’est un signe d’autonomie aussi, parce que je l’ai acheté avec mon argent (et celui dont j’ai hérité de ma grand-mère) mais sans dépendre financièrement de mes parents, et sans qu’ils m’aident non plus à la trouver. Elle a été très longue à trouver aussi. J’ai passé 1 mois et demi à pied et en bus, et qu’est-ce que c’est la galère dans une ville de la Réunion. Mais j’ai essayé de faire confiance à mon cœur et mon intuition, d’apprendre la patience…

Alors c’est peut être un symbole de patience. Mais je ne comprends pas l’articulation avec mon rêve. Puisqu’après tout je cherchais ma voiture pour fuir une situation qui me faisait peur, ou plutôt à laquelle je résistais. Je résistais.

Au départ de mon rêve, j’étais à la recherche de quelque chose. Et par hasard je tombais sur cette vieille amie qui me parlait d’un cours de danse, hors justement je voulais en trouver un. Elle me proposait de tester mais je venais juste pour regarder. Ce qui était frappant, c’était que cette amie n’avait pas du tout le même physique ! J’avais du mal à la reconnaitre par rapport à notre jeunesse. Elle avait beaucoup grossi, ses traits étaient aussi devenus grossiers, seuls ses yeux me disaient qui elle était, c’était comme ça que je la reconnaissais.

Mais pourtant quand elle dansait avec le groupe, c’était magnifique, ils étaient tous d’une grâce époustouflante qui m’a coupé le souffle. C’était une danse particulière, une de celle où l’on ne compte pas le tempo, où l’on improvise les mouvements, on se laisse porter dans le fluide. Il y avait des figures magnifiques, des portés en couples… Cela demandait une musculature de ouf ! J’observais et je me disais que je n’en étais pas capable, il fallait vraiment être très très musclé, or ce n’est pas mon cas et mon corps est faible. Vers la fin, ils proposaient à tout le monde de les rejoindre, mais je refusais, je restais sur le bord. J’avais une bande qui me couvrait les dents et les oreilles pour ne pas entendre la musique et résister à l’appel de la danse. Elle me faisait super mal et quand je l’enlevais à la fin, je me rendais compte que je saignais des gencives et des oreilles.

C’est là que je fuyais et partais à la recherche de ma voiture sur le parking. Il était bondé car beaucoup de monde était venu pour ce cours de danse. Et il y avait beaucoup de voitures identiques à la mienne. J’en voyais une qui était d’ailleurs tombé sur une autre et je me disais « olalala, avec le bazar sur le parking ils ont poussé ma voiture et provoqué une bêtise ». Mais en regardant la plaque d’immatriculation, je savais que ce n’était pas la mienne, soulagement, et je la trouvais bien garée plus loin. Alors que je démarrais et allais partir, les danseurs surgissaient et la prof déclenchait d’un claquement de doigt la musique. Je n’avais pas mes protections sur les oreilles, je ne pouvais pas résister. Je sortais de la voiture et me mettais à danser avec les autres sur le parking. J’étais stupéfaite et effrayée ?

Un rêve très riche et complet. Il y a beaucoup de symboles dedans. Nous pouvons t’aider à réfléchir à chacun. Que représente cette fille, Anaïs, pour toi ?

Pour moi, elle était la perfection, très belle, très féminine, très douce mais en même temps très forte. A l’époque où je la connaissais, c’était une très bonne danseuse, très bien sculptée. C’était aussi une femme avant l’âge, car elle était très précoce et assez adulte… Mais sa représentation dans mon rêve ne lui ressemblait plus du tout. Elle était « bouffie » par le temps, elle était devenue plus vieille, plus banale, madame n’importe qui.

Pourtant elle dansait avec grâce.

Pourquoi ne pas avoir voulu la rejoindre ?

Parce qu’il fallait être très forte et musclée pour pouvoir danser comme ils le faisaient. Que cela faisait longtemps que je n’avais pas dansé, que je ne suis pas musclée et que je suis incapable de tant d’énergie avec ma maladie. Je ne m’en croyais pas capable. Bien que j’en avais très envie, je me l’interdisais parce que je ne pensais pas mon corps physique capable de le supporter.

C’est pour ça que je me bouchais les oreilles, pour ne pas entendre la musique, pour ne pas céder. Mais du coup, en refusant d’entendre, je me bandais aussi les dents qui me faisaient très mal. Or les dents sont un symbole de vitalité, si ma mémoire est donne.

Donc ?

Donc je m’interdis de danser parce que je pense que mon corps n’est pas capable de le supporter à cause de mon endométriose ? Et en pensant ça, j’affecte réellement ma vitalité et ma santé ?

La pensée est créatrice. Cela ne te parle pas, parce que tu n’en as pas encore pleinement conscience. Tu le sais mais tu ne l’as pas compris et vécu.

Moi je voyais plutôt la danse comme un symbole de quelque chose à lire au 2eme degré.

Pourtant tu te poses bien la question de savoir si tu devrais reprendre la danse ou pas. Et si ton corps est capable de le supporter à cause de ton endométriose. Tu as demandé la réponse en rêve. Mais quand elle vient tu n’arrives pas à la voir, parce que tu veux interpréter de façon compliqué. Comme le dit Camille Fraise sur son blog, l’interprétation des rêves est plus souvent terre à terre que ce que l’on croit, et vise à aider dans la vie matérielle aussi.

Donc tout ça pour me faire comprendre que je devrais reprendre la danse ?

Qu’une partie de toi le désire, celle qui aspire à la vie, au mouvement, à la joie et à la beauté. A cette partie de toi que tu réfrènes et enfermes en ne t’en pensant pas capable. Tu t’enfermes toi-même dans ta maladie, comme tu t’enfermes toi-même dans ton appartement, en ayant peur du monde, peur des autres, peur des rencontres. Tu te réfugies derrière l’excuse de ta maladie. Mais la vérité c’est que tu ne sais pas comment faire, tu ne sais pas comment aller vers les autres, comment aller vers toi-même, ce vrai toi vivant et vigoureux au fond de toi. Celui qui est capable de force et de souplesse. Cela t’effraye. Parce qu’alors, si tu admets que tu n’es pas faible, tu n’as plus d’excuse pour te cacher. Tu fuis en prônant le fait de vouloir rester autonome, de pouvoir faire ce que tu veux, comme tu veux, quand tu veux. Donc tu fuis les obligations, les responsabilités, mais aussi les liens sociaux, parce que tu as peur qu’ils t’enferment. Tu t’empêches toi-même de vivre par peur.

Tu sais que tu en as pris doucement conscience ces derniers temps. Mais tu ne sais pas comment faire autrement, tu ne sais pas comment sortir de cet isolement, de cette prison que tu as toi-même créé avec tes peurs.

Non, je ne sais pas… Je suis tellement peu douée pour les relations sociales. Sauf avec quelques personnes, avec qui « le courant passe » tout de suite. Je ne sais pas construire de façon « artificielle » et progressive une relation. Je ne sais pas comment m’intégrer, parce que je ne sais pas comment me placer face aux autres. Parce que je manque de confiance en moi, j’ai tendance à me placer dans une position inférieure, à me considérer moins bien et moins intéressante que l’autre. Alors je ne trouve rien à dire, je me sens maladroite…

La pensée est créatrice. Nous te l’avons dit et nous ne sommes pas les seuls.

Mais cela ne me dit pas comment sortir de cette impasse dans laquelle ma vie se trouve, sur tous les plans, celui de la santé, du travail, des relations sociales.

Il faut apprendre à danser. Il faut apprendre à suivre le mouvement, te laisser porter par les énergies de vie. Peu importe que tu ne sois pas assez « musclée », pas assez « belle et gracieuse ». Cela s’acquiert avec la pratique, il n’y a pas de mystère. Il faut apprendre à te faire confiance à toi-même, petit à petit, apprendre à te connaitre, connaitre ton corps et tes limites réelles. Pas celles que tu t’imposes avec ta maladie et tes peurs.

Pourquoi t’empêcherais-tu de danser, alors que tu aimes ça et que tu en as envie ?

Parce que j’ai arrêté car mon corps ne pouvait plus suivre, j’avais trop mal à mes genoux… Parce que j’ai peur de ne pas y arriver, de ne pas être capable de tenir le rythme, ni de danser correctement.

Et alors ? Au début tu auras un temps difficile. Le temps que ton corps retrouve sa souplesse, son endurance, sa précision. Mais tu devras être patiente et douce avec toi-même. Rome ne s’est pas construite en un jour. Ta vitalité et ta confiance en toi ne le feront pas non plus.

Humm… Merci.

9 juin 2016

Carences…

Artiste : Eaphonia

Artiste : Eaphonia

C’est le premier jour de la semaine où, ça y est, je peux enfin me poser pour écrire. Entre le kiné, les courses et le boulot, quand je prenais le temps de m’assoir, d’allumer ma bougie et de souffler, la seule chose qui me venait n’était pas l’inspiration pour écrire mais le cri de mon corps pour du sommeil. Je suppose que c’est une autre de ces semaines où j’ai une « crise d’endométriose ». J’arrive de plus en plus à les reconnaitre : épuisement malgré des longues nuits de sommeil (car entrecoupée par les douleurs au dos ou les problèmes de vessie), fatigue mentale (cerveau qui tourne au ralenti), migraines, bouffées de chaleur et sensation de fièvre persistante à partir du milieu de journée, mal à la gorge, ventre gonflé, transit intestinal presque à l’arrêt, douleurs au dos, besoin de sieste le midi et le soir en rentrant.

C’est parfois long de comprendre et rassembler les symptômes, et il faut du temps pour observer que cela se répète de façon cyclique. A chaque fois, je me dis « mais mince, j’ai attrapé froid ? » ou « c’est le stress du boulot ». Mais en fait non. En revanche, je n’arrive toujours pas identifier ces « crises » qui se déclenchent à intervalle irrégulier, peuvent durer 2 semaines comme un mois. J’espère que cette fois ci, ce ne sera pas trop long, parce que je n’ai pas envie d’être malade pendant mes vacances !!

Alors ralentis le rythme et écoute ton corps.

J’essaye, j’y arrive à peu près pour le besoin de sommeil et de repos. Mais pas pour l’alimentation. J’ai l’impression que mon ventre me dit « stop » quand ma bouche me hurle « j’ai faim ». Et j’ai tout le temps faim en ce moment. Même si je suspecte que c’est plus une fin émotionnelle que physique. Ça y est, je me suis remise à manger du chocolat à gogo, des gâteaux, du sucré. Bref de la douceur, parce qu’une part de moi se sent en manque émotionnel. Là où je suis surprise, c’est que cela ne revienne que 7 à 8 mois après la rupture. Avant d’être en couple, c’était pareil, et puis petit à petit, je me suis mise naturellement à ne plus avoir envie de sucré et a arrêté d’en manger par « besoin ». Ce décalage dans le temps m’étonne, j’aurais pensé ressentir ce besoin bien plus vite.

Parce qu’une part inconsciente de toi ne tend plus vers ton ex pour compenser tes besoins.

Ça veut dire quoi ? Que pendant tout ce temps je restais liée à lui par un lien énergétique inconscient ? Cette pensée est dérangeante. Enfin ce qui le serait encore plus c’est de savoir pourquoi cela s’est coupé brusquement… Je n’ai pas envie de réfléchir à ce que cela implique. Je pense déjà bien trop à lui… Et j’aimerai bien que ça s’arrête. Je n’en peux plus d’avoir cette petit flamme d’espoir au fond de moi. De rêver de lui, de symbole de mariage, etc. J’ai compris avec l’étude de mon thème astro que le travail par le couple n’était la « priorité de mon âme », qu’elle portait ailleurs. Et que les couples qui me convenaient étaient plutôt des oasis, me permettant d’avoir une certaine autonomie et liberté tout en ayant des sentiments profonds.

Mais voilà, cela n’arrivera pas tous les quatre matins. Déjà parce que je n’ai pas envie de m’infliger à moi-même, encore et encore, la même histoire et la même souffrance, en sachant qu’une partie de la faille est en moi. Je préfère apprendre à la colmater avant de remettre le couvert, lol.

Enfin bref, toute la semaine j’ai eu envie d’écrire ici sur un tas de sujet. J’ai eu des tas de petites prises de conscience, je voulais en discuter avec mes guides, approfondir, mais la fatigue de mon corps ne me l’a pas permis. Alors j’ai laissé filer. Comme tous ces rêves très précis et perturbant que je fais. J’aimerais bien avoir de l’aide  pour interpréter ! Parce que franchement… Expliquez-moi pourquoi je dis « ok, utilisez svp les symboles des fleurs, arbres, animaux etc… dans mes rêves pour m’aider à comprendre » et je tombe sur les trucs qu’évidemment il n’y a pas dans les listes. Genre une rose couleur rose fuchsia pétant. Je n’ai pas compris un tiers de mes rêves, alors que pour une fois je m’en souvenais clairement. Parfois le sens du rêve est évident, c’est assez facile à interpréter en cherchant les symboles et en assemblant. Mais là… je n’arrive même pas à identifier le type de rêve, s’il est spirituel, exutoire ou autre… Alors j’essaye de ne pas forcer. Mais c’est exaspérant, comme la fatigue qui est en train de me tomber dessus alors qu’il n’est que 20h. Déjà ? Et ma discussion avec mes guides ?

Tu n’es pas en état. Va dormir, de toute façon nous serons dans tes rêves.

Dans mes rêves ? J’aimerais bien pouvoir vous y reconnaitre. Vous ne pourriez pas porter un signe distinctif ? Genre une écharpe ou un chapeau rouge ? Des choses qui m’aident à comprendre et reconnaitre au réveil ? Parce que j’aurai besoin d’encouragement là. Je me sens mal. Je n’arrive même plus à me réveiller sans laisser sonner mon réveil 45min. Le médecin m’a dit que cela pouvait s’expliquer par la carence en vitamine B12.

J’ai l’impression que je n’en ferais jamais le tour ! Fer, vitamine D, vitamine B12. Il y a toujours une carence qui surgit après l’autre ! Je suis découragée. Comment suis-je censée prendre soin de moi face à ça ? Je ne peux pas passer ma vie chez le médecin, chez le kiné… Et je suis fatiguée de retrouver des conséquences de mon endométriose partout, au niveau du dos et des nerfs, du système digestif, du sommeil, de la forme de mon corps…

Est-ce que tu manges plus de viande qu’avant ?

Pas vraiment, au contraire.

Mais le médecin a dit que ton niveau de ferritine était très élevé, plus que jamais. Or tu n’as pas pris de traitement de fer depuis longtemps. C’est donc que tu l’assimiles mieux. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu as beaucoup réduit la quantité de gluten que tu manges depuis plusieurs mois. Ne penses pas que cela n’a pas d’effet et ne te décourages pas. T’autoriser de petits écarts ponctuels n’est pas une mauvaise chose, puisque tu n’es pas strictement intolérante, mais que tu le digères mal et que l’excès sature tes intestins. En revanche, ne te laisses pas aller à cause de la déprime et de la recherche de compensation en nourriture. Si tu as besoin de sucré à n’en plus finir, plutôt que de t’acheter des gâteaux industriels en te disant « c’est bon, je peux faire une exception, je n’ai vraiment pas le moral », prends le temps de cuisiner pour toi. Car en ce moment l’exception devient la règle. Ne repars pas dans de mauvaises habitudes.

Oui mais avant quand j’avais envie de sucré et bien je mangeais des fruits, notamment plein de mangues et des litchis !! Mais en ce moment, c’est l’hiver, il n’y a pas grand-chose… Les agrumes ne sont pas encore arrivés et je me lasse des bananes figues. J’ai même l’impression que mon estomac n’en veut plus ! Je ne sais plus trop quoi manger à vrai dire. L’attrait des nouvelles recettes sans gluten s’est estompé et voilà que cuisiner redevient une corvée… Que j’en ai marre de manger des « cracottes » de riz et maïs à la place du pain… Bref, j’ai faim, mais je suis frustrée car je n’arrive pas à trouver des choses qui sont à la fois bonnes pour mon corps et me font envie… Alors je me rabats sur des alternatives pas très saines.

Pourquoi te dire « tant pis » et manger des choses que tu sais problématiques pour ton corps ?

Parce que je n’ai plus d’énergie. Pas l’énergie de me battre, de faire tous ces efforts, de cuisiner. J’ai juste envie de dormir, pas de cuisiner. Mais le sommeil ne comble pas l’appétit, c’est bien dommage ! J’essaye pourtant de faire d’autres efforts pour mon corps. De me coucher tôt, de m’autoriser à faire la sieste si j’en ai besoin, de faire mes exercices de kiné. J’ai même acheté une nouvelle tenue de sport parce que j’ai pris la décision de m’y remettre à mon retour de congés.

Et pourquoi l’avoir acheté maintenant alors que tu sais que les cours ne reprendront probablement qu’à la rentrée scolaire ?

Parce que j’en sentais l’urgence, je voulais acter ma décision. A défaut de pouvoir commencer tout de suite, j’ai quand même quelque chose pour ancrer cette décision et m’en rappeler. Je ne veux pas faire comme l’an passé. Chercher, faire quelques cours d’essais puis ne rien choisir. Je trouve que c’est compliqué de trouver… Et puis je ne sais pas trop vers quoi me diriger. Il me faut quelque chose de doux, à cause de mon endométriose, mais quand même avec du mouvement, parce que ça aide à déconnecter le mental. Et j’ai aussi besoin que ça me plaise pour réussir à persévérer les 3 premiers mois, le temps de « rentrer dedans » et que le corps s’habitue et apprécie l’effort réalisé. Maintenant que j’ai fait du taïchi chuan, je trouve le yoga trop statique. Mais je réfléchis à l’idée de me remettre à la danse, parce que j’aimais vraiment ça et j’avais dû arrêter à cause de mes douleurs articulaires. Maintenant que mes hormones sont « sous contrôle » j’espère que je n’aurais plus ce problème là… Je n’arrive pas à cerner quel sport serait le mieux pour moi. C’est vrai que j’aime bien ceux où il y a un travail sur le souffle et l’énergétique, mais en même temps ce n’est pas fun comme la danse, et aussi valorisant en terme de silhouette et d’image de soi.

Je me souviens que j’aimais bien mon corps à l’époque où je faisais pas mal de danse, cela m’aidait à bien le connaitre, dans ses formes visuelles, dans son ressenti, dans la sensation des efforts, des étirements, dans la précision des gestes et le rendu des chorégraphies. Je n’étais pas mauvaise à l’époque. Maintenant je serais surement très pataude, et cela me fait un peu peur. Est-ce que je ne risque pas de dégrader mon image en voyant que je ne suis plus capable de suivre, d’avoir des mouvement précis et bien placé ?

Tu es trop exigeante avec toi-même, trop perfectionniste, même dans tes loisirs. Tu devrais lâcher du mou et te concentrer sur le fun. L’important c’est de t’amuser, de ressentir pleinement ton corps, de lui faire du bien. Tu devrais essayer l’école de danse près de ton travail et de ton kiné. Parce que c’est pratique et que tu pourrais avoir de bonnes surprises. Et puis te laisser du temps, tu ne peux pas avoir le niveau que tu souhaiterais en n’ayant pas pratiqué pendant presque 10 ans !

Oui je sais… toujours plus facile à dire qu’à faire. J’ai bien compris qu’il fallait que j’arrête de me cacher derrière des excuses comme « mais je n’ai pas le temps avec le travail, et puis j’ai des horaires trop aléatoires ».

Tu peux essayer de trouver un cours le vendredi soir, en général tu n’es pas sur le terrain. Pas trop tôt comme ça tu te laisses de la marge en cas de réunion, déplacement ou autre. Et puis si tu finis à l’heure rien ne t’empêche d’aller à la bibliothèque en attendant. Ce jour-là, il n’y a pas de créneau atelier créatif, que les stages. C’est parfait pour se changer les idées et de délasser avant le we, qu’en penses-tu ?

Oui, j’y ai déjà réfléchi, c’est le meilleur compromis je trouve. Même s’il faudra me motiver au début pour y aller avec la fatigue de la semaine…

Mais tu verras que très vite ce sera un plaisir. Et puis faire ce projet maintenant, c’est aussi te donner des envies de rentrer.

Oui, rentrer de métropole et retourner à ma vie sur l’île… Je me demande si je vais toujours le vivre « comme une corvée » parce qu’en fait, c’est surtout synonyme d’éloignement à la famille et de solitude. Un peu comme une forme de retraite spirituelle finalement. Une opportunité d’évoluer, d’avoir des prises de conscience, d’avancer vers ma guérison. Mais au prix du sacrifice d’un certain nombre de choses : la famille, les amis, la maison, mes lieux de ressourcement habituels, mon environnement culturel, etc. Finalement au prix de mon couple aussi, puisque quelque part c’était une limitation dans mes libertés et surtout dans la pression que je me mettais moi-même pour sauver certains aspects de mon couple…

Parfois je suis lassée d’avancer tant à l’aveugle, de ne pas ressentir clairement ma reliance au divin pour me guider et me soutenir. De ne pas savoir à quoi tout ça rime et ce qu’il y a au bout du chemin. Pourquoi avancer quand on n’a pas de motivation, de but ?

Parfois le but ne peut pas être révélé parce qu’il n’est pas encore compréhensible par la personne, avec le filtre de l’égo qui déforme les choses. L’important n’est pas le but, mais de cheminer. Tu le sais déjà mais tu es lassée.

Oui, je suis lassée. J’ai besoin d’un oasis, vraiment. Je suis très fatiguée. Et j’espère vraiment que ce traitement homéopathique et la vitamine B12  vont m’aider à retrouver la forme et le moral. Parce que sinon, je ne donne pas cher de ma peau sur le long terme… Alors oui, j’adresse une demande à l’univers « stp, je suis fatiguée, j’ai besoin d’un oasis pour me reposer et reprendre des forces avant de continuer à avancer ».

Tu es la première personne qui peut t’offrir à toi-même cet oasis. En laissant tomber toutes les pensées inutiles qui te stressent. En écoutant les besoins de ton corps, même s’ils sont « ceux d’une vieille mémé » et que tu dois te coucher à 20h. En te ménageant au travail, c’est-à-dire en faisant les choses une par une, dans l’ordre de priorité, en posant des limites et sachant être indulgente avec toi-même. Tu fais du mieux que tu peux dans ton état. Certes tu mets 3 fois plus de temps pour faire les choses, mais tu les fais quand même, comme tu le peux. C’est savoir ça qui devrait t’aider à accepter cette situation.

Merci.

2 juin 2016

Apprendre à écouter son corps

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Artiste : Megatruh

Malade, je déteste être malade. Me sentir faible et fatiguée, avoir des bouffées de fièvres, la tête qui tourne. La migraine comme si j’avais la gueule de bois. Les crises de vertige qui m’empêchent de sortir et de conduire…

Je trouve que je suis bien trop malade depuis que je suis arrivée à la Réunion, mais peut-être était-ce déjà ainsi avant, sauf que je m’en rendais moins compte. Parce que j’écoutais moins mon corps. C’est sûr que j’ai fait des progrès de ce côté-là, même si j’y ai été obligée. Comment se repérer dans son cycle quand on n’a plus ses règles ? Il ne reste plus qu’à observer ses milliers de petits changements qui affectent les femmes sans même qu’elles s’en rendent parfois compte : une variation dans l’appétit, dans l’énergie vitale, dans l’envie de communiquer avec l’extérieur ou de se replier, l’évolution du grain de peau, les caprices de l’intestin et de l’estomac, le gonflement du ventre ou des seins, la variation de libido, les montées de créativité, et toutes ces petites choses subtiles qui varient selon un schéma cyclique, mené à la baguette par les hormones, mais pas que…

Alors à quoi ça sert que je sois malade ? C’est sûr, ça me force à me reposer, à rester immobile, à dormir plus, à manger selon mes besoins et mon instinct. A m’arrêter et réfléchir aussi. Je sais que j’ai trop tiré sur la corde depuis le we dernier. Ce we de travail sur le féminin m’a laissé épuisée, vidée et vraiment brassée, même si je sais que cela m’a permis de dénouer de gros nœud et d’en dévoiler d’autres. Sauf que voilà, au retour de ça, je n’arrivais plus à aller me coucher. En tout cas pas sans cauchemarder de mon ex chaque nuit. Dans ce cas-là, qui aurait envie d’aller se coucher ? Franchement ?

Je me sens désarmée, je n’arrive pas à analyser et comprendre ses rêves, je ne capte pas leur message, et j’ai l’impression que l’on remue le couteau de la plaie. Peut-être que c’est censé m’aider à prendre conscience de mes peurs et de mes blocages ? Mais comment si je n’en sors pas le sens ? Des fois, j’aimerai bien avoir un peu de guidance à ce sujet-là… Mais on dirait que ça fait bien longtemps que je ne suis pas en mesure de la capter avec des mots. Où est-ce qu’en réalité c’est que je n’en ai pas envie ? Je ne sais pas, mais j’ai décidé de ne pas me prendre la tête sur ce sujet-là. Ça viendra quand ça voudra, ce n’est pas grave.

En attendant, j’essaye de prendre soin de moi, tout du moins de m’accorder le repos que mon corps semble réclamer. Et surtout de ne pas culpabiliser de ne pas être en état de faire du rangement et du ménage, de faire des courses, de faire ceci ou cela…

30 janvier 2016