Brasser de l’air

Artiste : Yuumei

Ecrire, écrire… Lors du dernier cercle de femmes auquel j’ai participé, j’ai tiré une carte qui m’invitait à écrire « les mots qui ont besoin d’être écrits » et encore une autre à « ralentir ». Ralentir, je le comprends, c’est difficile d’adapter mon rythme à l’état de fatigue de mon corps, alors que je prépare un déménagement et que j’ai mille choses qui se bousculent à faire.

Pourtant, dès que je m’emballe trop, que je fais trop de choses dans la journée, que je me mets la pression et le stress pour faire un certain nombre d’actions et bien… Bim, mon corps me rappelle à l’ordre et je prends cher : migraine, fièvre, vertiges… Dès fois j’ai l’impression d’être en papier carton mâché et cela m’énerve et me frustre. Pourquoi porter les moindres trucs un peu lourds tels que des sacs de course m’essouffle autant et se répercute illico sur ma sciatique ? Comment on fait alors pour déménager dans ces cas-là ? *soupir*

Alors les mots qui ont besoin d’être écrit, c’est un râlage en règle ? Je sais bien que dans ma difficulté, je reçois quand même de l’aide, que les choses se mettent en place, que j’ai pu vendre un certain nombre de choses de ma liste… Que j’ai demandé de l’aide à des amis et qu’ils vont m’aider. Pourtant, le stress ne diminue pas. Et j’ai du mal à me poser, car dès que je prends le temps de me centrer sur mon corps, je sens un épuisement qui par la suite m’empêche de bouger.

Mais est-ce nécessaire de bouger ? De continuer à t’activer sans relâche ?

Je ne dirais pas que c’est « nécessaire » dans le sens où il n’y a pas mort d’homme, ni danger. C’est juste qu’il faut que je finisse mes cartons pour une date précise afin qu’on m’aide à les charger pour la poste. Et qu’il ne me reste que 2 jours pour les finir… alors que mon planning est déjà chargé.

Crois-tu qu’il te faudra longtemps pour les finir ?

Je ne sais pas… En soi, pas tant que ça…

Mais avant de les finir tu veux peser la totalité de tes affaires pour être sure que tout ce qui restera après rentrera bien dans tes valises.

Oui, je n’ai pas trop envie de me retrouver avec des trucs qui ne rentrent pas dans ma valise alors que je veux les ramener.

Tu veux donc contrôler tout ce que tu vas ramener. Tu sais, ce n’est pas tant le fait de préparer tes cartons et faire ton déménagement qui t’épuise, que le fait de tout vouloir contrôler, planifier, organiser. Et ne pas laisser place au hasard, à l’imprévu, à l’aide providentielle ou encore aux surprises.

Dis comme ça, c’est sûr que ça parait plus attrayant de lâcher prise. Mais j’essaye aussi d’être réaliste. Qui va finir mes cartons sinon ? Qui peut trier à ma place ce que je veux garder ? Comment mes cartons vont aller à la poste ?

Fais simple. Fais au plus simple. Rappelle-toi, simplicité et douceur. Est-ce que la source de cette surcharge de stress en vaut la peine ? Quelle est la priorité ?

C’est ma santé la priorité…

Alors ne mérite-t-elle pas que tu fasses des pauses ? Que tu te ménages ? Que tu prennes le temps de cuisiner correctement ? Que tu te couches tôt malgré tout ce que tu as à faire ? Ou veux-tu  faire comme d’habitude ? Bourrer la mule, faire tout ce que ton mental t’impose sans te ménager, brasser de l’air pour rien, t’épuiser, puis tomber malade après coup, une fois que le défi est passé ? Ça c’est ton fonctionnement habituel. Il est temps d’essayer de le changer. Pourquoi te prendre la tête ? Pourquoi te compliquer la vie ? Laisse les choses venir à toi. Demande de l’aide et laisses les choses venir à toi. Ce sont tes peurs et tes doutes qui t’empêchent d’avoir la foi que cela viendra.

Mais exactement comme la vente de ta voiture, tu peux avoir la foi que tu recevras toute l’aide dont tu as besoin, parce que c’est ton chemin juste. A celui qui suit sa voie, il lui sera facilité l’accès à l’aide dont il a besoin. Autrement dit « aide-toi toi-même et la vie t’aidera ».

Ok, je comprends le message. Mais comment je l’applique concrètement ? Je ne comprends pas pourquoi j’ai ces terribles migraines à la fin de la journée… Comment je fais pour éviter ça ?

Tu te reposes et tu te ménages tout au long de la journée. Prends le temps de boire toutes les heures, et de respirer. Tu n’es pas assez connecté à ton corps. Tu laisses le stress s’accumuler et ta pression artérielle monter. Tu ne t’écoutes pas assez.

Mais si je m’écoutais, je ne ferais quasiment rien…

Et alors ? C’est grave ? Qu’est-ce que tu as de si urgent à faire ? Est-ce que ton avion est demain ?

Non, mais… il est bien dans moins de 10 jours.

A chaque jour suffit sa peine. Cela ne veut pas dire que tu dois remettre au lendemain ce que tu n’as pas envie de faire aujourd’hui, mais que cela ne sert à rien de forcer au-delà des limites de ton corps physique. Il est nécessaire que tu identifies ces limites et que tu t’y tiennes.

Merci de conseils.

3 avril 2017

 

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La puissance du coeur

Artiste : Serafleur

Je n’ai franchement pas aimé mes rêves de cette nuit… Encore au sujet d’attaques énergétiques. Je me suis réveillée une nouvelle fois de très mauvaise humeur, ne sachant pas comment comprendre ces rêves. Attaques réelles ? Avertissements ? Je déteste ce genre d’énergie collante qui me reste après… Et évidemment, je n’ai pas envie de me pencher dessus, au contraire, mon réflexe premier est plutôt de fuir cette réalité déplaisante et ces informations dont je ne sais pas quoi faire.

C’est vrai, je suis censée en faire quoi ? J’ai revu exactement le même chat que lors de la première attaque dans mes rêves inconscients, qui s’en prenait de nouveau à moi dans mon sommeil, en aspirant quelque chose par mon oreille droite… Dans mon rêve, je me réveillais et le mettais violemment à la porte en le menaçant de mort cette fois-ci s’il recommençait encore une fois…

Et pas un rêve, mais deux. Deux avertissements la même nuit. Dans le second rêve,  une femme prêt de chez moi, venait récupérer des déchets avec mon sang dans mes poubelles, pour s’en servir afin de créer des sorts contre moi, qu’elle enfouissait autour de chez moi. Encore et encore… Je devais les déjouer encore et encore…

Franchement, qu’est-ce que je suis censée faire de telle infos ? Comment je suis censée réagir à de tels avertissements ? Pourquoi ces gens veulent-ils s’en prendre énergétiquement à moi ? Les premiers, je sais, j’en ai déjà parlé avec mes guides. Mais la bonne femme de mon rêve, elle sort d’où ? Pourquoi ? Pourquoi dépenser tant d’énergie à me nuire ? Dans quel but ? C’est stupide, surtout que dans mon rêve, je déjouais toutes ses attaques.  Alors je préviens gentiment. Cela ne sert à rien. Ce n’est pas la peine…

De toute façon, tu as fait ce qu’il fallait concernant le premier type d’attaque.

Oui, je me demandais pourquoi ces rêves venaient juste après le stage chamanique d’initiation à des techniques de soin…

C’est justement parce que tu as fait ce stage que ces rêves sont venus.

Pour que je puisse appliquer certaines techniques… J’ai extrait quelque chose au niveau de mon oreille droite, quelque chose qui était profondément ancré dans mes énergies. Il m’a fallu l’aide d’animaux totems pour l’extraire tellement c’était « attaché ». Je ne suis pas bien sûre de ce que c’était…

De quoi ça avait l’air ?

Une espèce de clochette, un peu comme ce que l’on peut trouver sur certains colliers pour animaux. Ça m’a fait penser à un traceur. Un traceur énergétique.

Qui permet aux personnes de te retrouver n’importe où dans l’astral, et de pénétrer plus facilement dans tes énergies, parce qu’ils y ont un ancrage.

Hum, ce dont nous avions déjà parlé ? C’était vraiment profondément ancré dis donc. J’en ai encore mal à l’oreille.

Mais tu l’as extrais.

On dirait.

Tu ne devrais donc plus avoir à te soucier que ces personnes t’attaquent dans ton sommeil. Cela va être beaucoup plus compliqué d’avoir une prise sur toi, maintenant que tu as retiré leur traceur énergétique.

Mais comment a-t-il été possible d’en implanter un dans mes énergies aussi profondément ?

Cela fait longtemps qu’il a été placé en toi, et entre temps, il a pu développer toutes ces attaches noires que tu as vu, creuser son trou, en se nourrissant en partie de tes énergies sombres refoulées. Voilà pourquoi il s’est si bien maintenu et ancré en toi. Cela n’aurait pas été possible s’il n’avait pas trouvé de « nourriture ».

Cela m’aurait paru un peu fou comme idée avant… Mais…

Il existe de nombreuses réalités énergétiques invisibles à vos yeux normaux. En revanche, en utilisant les techniques que tu as appris ce we, il est possible de les détecter et d’agir dessus. C’est un des rôles des chamanes et des guérisseurs en règle générale. Le tout étant d’apprendre à développer cette capacité de perception ainsi que votre confiance en vous.

Oui… La confiance en soi et ses perceptions, c’est une des choses les plus dures je trouve avec les soins énergétiques. Faire confiance à ses ressentis. Quand je passe en mode « automatique » et que mon corps agit tout seul, guidé par les esprits ça va. C’est fluide, c’est évident. Mais dès qu’il s’agit juste de détection et de confronter des ressentis face à la personne, là tout de suite, c’est plus compliqué. Le mental revient au galop, il veut comprendre, il veut expliquer. Il veut faire des liens entre les perceptions et la réalité physique…

Pendant l’exercice, ma binôme – qui était une inconnue et ne savait rien de mes problèmes de santé – m’a surprise par la pertinence de ces ressentis. Elle a bien vu : mon problème de bassin, mon ovaire gauche stérile, même mon genou…

Et elle t’a aussi dit qu’elle avait senti quelque chose soit au niveau des yeux, soit au niveau de l’oreille droite. Mais tu n’as pas compris sur le coup.

Je pensais que c’était lié à mon hyperacousie. Mais maintenant, je me dis qu’elle a dû ressentir cet implant énergétique. Et je suis assez épatée…

Parfois, vous percevez des choses qui n’ont pas de réalité physique, ou bien qui ne se traduisent pas encore en symptômes physiques. Parce que soit le problème se situe sur un autre plan subtile, soit il n’est pas encore descendu dans les couches du corps physique. C’est là qu’il est le plus difficile de faire confiance à vos ressentis, parce que vous n’avez pas de corrélation à une réalité corporelle, vous n’avez pas de « validation » par la personne.

Hum… Et encore, c’est plus facile face à une personne « ouverte », prête à recevoir. Mais face à une personne réticente ? Qu’est-ce que tu dis ?

Tu ne dis pas forcément, c’est pour ça que lors de la phase d’échange avec la personne, après le soin, il est bien aussi de vous laisser guider par les esprits alliés de la personne, afin de transmettre ce qui est juste, et surtout, ce qui peut être reçu par la personne en fonction de son avancée spirituelle. Aurais-tu accepté que l’on te dise que tu avais un implant énergétique placé en toi pour te tracer dans l’astral ? Si tu n’avais pas fait ce travail d’initiation avec tes guides de l’ombre ?

Non. Et je t’avoue, que même en l’ayant fait, c’est un peu dur à accepter. Cela reste flippant pour la conscience humaine. Il y a tellement de choses qui nous dépassent dans toutes ces réalités énergétiques. Tellement de choses… Je me sens vraiment dépassée parfois. Vraiment perdue aussi, comme une petite coquille de noix perdue au milieu d’un grand océan agité.

Alors tu fuis la réalité dans des mondes de fictions imaginaires ?

Dans ces livres, les héroïnes sont souvent confrontées à des situations irréelles, qui sortent de leur conception du monde. Mais elles arrivent à les accepter, et même à en retirer des bénéfices. Moi, je ne sais pas trop ce que je retire de tout ça… A part me faire balloter par mon âme.

Je veux dire, ce n’est pas comme si je décidais. La majorité de ce que je fais en spirituel est plutôt une conséquence : conséquences de mon hypersensibilité aux énergies, conséquences de mon empathie, conséquences des messages que je reçois en rêve ou par ailleurs, etc… Si j’ignore ce que je ressens, ce qui vient ou ce qui se passe subtilement, je finis par être malade ou me prendre un mur en pleine face. Donc je n’ai pas vraiment l’impression de faire un choix. C’est un peu comme une rivière, si on cherche à lutter contre le courant, on s’épuise, on finit par avoir une crampe et couler, ou bien se cogner contre un rocher. Alors que si on suit le flot, cela coule mieux, on slalome entre les obstacles. Je ne pense pas qu’on décide consciemment de devenir chamane ou guérisseuse. Je pense que c’est « la vie » qui nous y amène. Pourquoi, ça je n’en sais rien. Je me demande bien, moi, où je vais atterrir…

Mais ce que j’aimerais savoir ce soir, c’est pourquoi ce deuxième rêve ? Qu’est-ce que je suis censée faire avec cette information ? J’imagine qu’elle n’est pas venue pour rien, et que je dois agir en conséquence. Mais dans quel sens ?

Ça dépend. Qu’as-tu envie de faire ?

Franchement, je n’en sais rien. Je ne suis pas du genre à contre-attaquer à tout va. Mais je n’aime pas pour autant être embêtée et avoir à supporter ça. Je veux dire, moi j’ai envie d’être tranquille dans mon coin, je ne demande rien à personne. J’imagine que j’aimerais comprendre : pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait à cette personne pour qu’elle veuille s’acharner comme ça sur moi ? Je ne suis même pas sûre de la connaitre, je n’ai pas reconnu ces énergies dans mon rêve.

Parce qu’elle se masque. Sa raison principale est la jalousie.

Je ne suis même pas sûre qu’elle en soit consciente…

Penses-tu vraiment que l’on peut décider de lancer des sorts inconsciemment ?

Et bien, c’était un rêve, donc symbolique. Je sais aussi que certaines personnes ne sont pas conscientes de l’impact énergétique de leurs pensées, émotions et médisances dans le dos des gens. Qui peuvent se manifester inconsciemment dans l’astral.

Mais là, dans ton rêve, l’action était clairement ciblée et voulue, puisque la personne allait même jusqu’à récupérer de ton sang pour chercher à te nuire.

C’est quelqu’un qui me connait, il semblerait. Et cela me met mal à l’aise. Je ne vois pas qui dans mon entourage ferait ce genre de chose.

C’est quelqu’un qui te connait, mais que tu ne connais pas. D’où l’avertissement, car il aurait été difficile pour toi de le percevoir, sans aucun lien réel avec elle.

Bon, en fait, je ne veux pas savoir qui c’est. Je veux juste que la personne se calme. Je veux qu’elle arrête, un point c’est tout. Si pour ça, elle doit se prendre dans la tronche ce qu’elle essaye de m’envoyer et bien tant pis pour elle. Ce n’est pas mon problème. Elle n’a qu’à déployer toute cette énergie à travailler sur elle-même pour progresser.

Pourquoi j’ai cette pensée horrible qui m’a traversé la tête ? Je ne la connais pas, mais elle me connait et elle est jalouse. Le sang, c’est rouge. Rouge comme le symbolisme de l’amour. Ça pourrait être une compagne ou ex-compagne de mon ancien compagnon ? Ou bien mon cerveau part en sucette ?

Cela se pourrait. Ou bien, c’est quelqu’un qui est jaloux de tes « pouvoirs » et de ta puissance spirituelle.

Ouais, franchement, ça, ça me fait rire. A la limite dans 10 ans, je ne dis pas, mais je ne fais qu’à peine commençait mon apprentissage ! Comment être jalouse de quelqu’un qui ne fait que découvrir son potentiel ? C’est comme être jaloux de quelqu’un qui commence à apprendre à lire et écrire, alors qu’il ne maitrise pas encore. Je trouve ça inconcevable.

Pourtant l’égo peut être très fort chez les personnes « évoluées spirituellement ».

Oui, j’en ai eu un rappel ce we, avec une des participantes qui est devenue super agressive à cause de son égo… C’est dur à percevoir quand on est soi-même dedans. Je ne sais pas si elle s’en est rendue compte… Mais avec moi, ça ne passe pas. Hors de question de travailler en binôme avec elle quand elle est comme ça. Même si je la respecte. Je me demande si moi aussi, ça m’arrive d’être comme ça… Et si je ne m’en rends pas compte ?

Nous t’avons déjà dit que nous serions là pour remettre ton égo à ta juste place si cela arrivait. Et les miroirs extérieurs seront là pour te le rappeler. Mais ce n’est pas ce qui tu as ressenti ce we.

Oui, c’est la première fois que je ressentais une humilité aussi profonde. Le guide qui est venu m’accompagner ce we m’a beaucoup ému. Il était tellement simple, humble. Et même si son enseignement porté sur mon propre pouvoir, ma propre capacité d’auto-guidance, je me suis sentie tellement humble, tellement rien dans ce grand tout qu’est la Vie. En réalité, on ne fait vraiment que se laisser guider, lâcher prise et transmettre ce qui ne nous appartient pas. Rien que d’en parler, je sens mon cœur plein d’amour et de gratitude pour ce guide. Il ne m’a même pas donné son nom, comme si cela n’avait pas d’importance, et il est reparti comme il est venu, accompagné de son grand oiseau.

Comment face à cette conscience-là de l’humilité, puis-je concevoir qu’une personne soit jalouse de moi au point de chercher à m’attaquer énergétiquement ? Cela me semble tellement vain. Nous sommes tous une flamme de la Source, nous possédons tous nos propres richesses intérieures. Alors pourquoi aller chercher à voler ou abimer celle de son besoin ? C’est le partage de toutes nos flammes ensembles qui les fait briller encore plus fort et révèlent leur éclat. Pas le combat, pas le fait de chercher à étouffer la flamme de son voisin. « Ce qui est pour soi est pour soi. » « Un temps pour chaque chose, et chaque chose en son temps. »

Cette personne devrait plutôt déployer son énergie à cultiver sa propre flamme, à apprendre à la partager avec autrui pour la faire rayonner. En voyant le trésor qu’elle possède en elle, et la façon dont elle peut le partager, alors elle ne sera plus jalouse. Elle n’aura plus besoin de se comparer à autrui, et de chercher à étouffer leur flamme pour se sentir exister. Il y a tellement de façon de rayonner… Je lui souhaite sincèrement de trouver la sienne, plutôt que de se focaliser sur la mienne.

Alors tu choisis de répondre par la compassion ?

Je ne peux pas répondre par l’agressivité. Ce n’est pas dans ma nature, à moins que cela ne me soit indispensable pour me protéger des attaques. Mais mon rêve m’a bien fait comprendre que je ne suis pas atteinte par ces énergies. Je n’ai pas besoin de l’agresser en retour. En réalité, j’ai de la peine. De la peine que cette personne ressente le besoin de m’attaquer, alors que je ne lui ai jamais fait de mal, et que je ne la connais même pas. Qu’elle manque de confiance en soi cela dénote ? Quelle rage de se faire remarquer cela témoigne ? Cela me rend triste pour elle. Je ne souhaite à personne de se sentir ainsi au fond de soi.

Moi aussi, je manque de confiance en moi, mais cela ne m’a jamais poussé à attaquer ou me moquer d’autrui. Au contraire, cela me pousse à l’humilité. On a toujours quelque chose à apprendre. De la terre, des brins d’herbe, du vent même. De tout ce qui nous entoure. C’est pour ça que souvent je préfère observer que parler. Comment peut-on apprendre et accueillir en soi les enseignements de la vie, si on ne crée pas un espace pour les recevoir en soi ?

Une des premières leçons spirituelles que j’ai reçu, c’est qu’il faut créer un vide en soi pour pouvoir évoluer. Il faut déconstruire, perdre, lâcher ses croyances et ses connaissances, afin de laisser la place au nouveau et à l’évolution. C’est inconfortable, parfois même douloureux. Mais c’est le prix à payer pour créer cet espace d’accueil, qui permettra de recevoir de nouveaux enseignements. En allant à chaque fois un peu plus loin.

Je souhaite à cette personne d’être capable de se remettre en cause, et de déconstruire les croyances qu’elle possède au sujet de la « puissance spirituelle ». Ce n’est qu’alors qu’elle pourra s’ouvrir à sa propre puissance, celle du cœur. Car c’est la puissance du cœur qui permet réellement tout. L’accueil, la perception et la transmutation des énergies. Tout passe par le cœur. Et seule l’ouverture du cœur permet de retrouver notre puissance réelle et immuable.

Je choisis donc la voie du cœur. Car l’amour sincère et la compassion permettent de transmuter toutes les énergies. J’ai confiance en la capacité de mon cœur à me protéger et à transmuter toutes les énergies négatives de ces attaques. Et en mes guides pour m’accompagner dans ce qui est juste pour moi.

Ainsi as-tu parlé, ainsi sera-t-il fait.

Merci.

13 mars 2017

Apaiser l’égo

Auteur :
Auteur : AquaSixio

Hier je suis allée à un atelier de création d’un bijou d’intention. Ce que je ne savais pas avant de le commencer, c’est que l’objectif était de créer un bijou spécialement dédié pour nous accompagner durant la nouvelle année 2017. De laisser venir à soi des « perles-mots » pour nous aider tout au long de l’année.

Evidement si j’avais su, je ne serai pas venue. Car j’ai bien du mal à passer le cap et à réussir à accepter cette nouvelle année. Comme pour me le démontrer, je n’arrête pas de me tromper quand j’écris la date, mettant le 8 décembre au lieu du 8 janvier, ou bien 2016 au lieu de 2017. Définitivement, quelque chose n’arrive pas à lâcher prise en moi et à accepter le défi que représente cette nouvelle année. Celle où je vais devoir faire des choix professionnels et des choix dans mon mode et mon lieu de vie.

C’est un univers des possibles. Mais ce choix immense m’effraye car le fait de choisir me donne toujours l’impression de renoncer à autre chose : j’aimerais faire tant de chose à la fois ! Et je ne sais pas ce qui me convient réellement, ni où je pourrais m’épanouir le mieux. J’ai peur de me tromper encore une fois et de payer les pots cassés surtout.

Comme pour symboliser toutes ces difficultés à m’ouvrir à la nouvelle année, je vis un blocage très frustrant, je n’arrive pas à assembler les perles pour finir mon bijou d’intention. Je me sens coincée, mais pourquoi ? C’est dans ce genre de moment là que j’aimerais pouvoir discuter « en live » avec mes guides, plutôt que de devoir écrire, sans forcément qu’ils ne se manifestent.

Nous nous manifestons seulement quand tu en as besoin.

Et là, est-ce le cas ?

Pas vraiment. Tu as tout à fait les capacités et les moyens de finir ce bijou. C’est juste que tu as peur.

Je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure des idées de continuer ce processus de création, tout en étant dans la résistance. Quelles énergies et quelles intentions cela va véhiculer ? Cela risque plutôt de le desservir qu’autre chose, non ?

Si tu attends, tu ne le finiras jamais.

Pourquoi je n’arrive pas à lâcher ces peurs ?

C’est ton égo qui est en résistance, il sait que tu prends le chemin d’une forte transformation intérieure, et il a peur que tu le jettes aux orties en chemin. C’est une réaction naturelle. Il te suffit de l’écouter et de le rassurer.

Dis comme ça, cela parait simple mais…

Nous t’invitions à faire cette visualisation. A chaque fois que tu te sens bloquée, sans raison ou par peur. Imagine ton égo sous la forme d’un petit garçon, écoute ce qu’il a à te dire avec le coeur, prends-le dans tes bras, console-le, rassure-le, remercie-le pour son attention envers toi. Jusqu’à ce qu’il se fonde en toi. Car il est là pour rester et t’accompagner.

Ecouter ne veut pas dire le laisser dominer, mais accueillir. Merci pour le rappel.

8 janviers 2017

 

Pourquoi pas ?

Artiste :
Artiste : Kuvshinov-ilya

 

J’ai finalement réussi à trouver un compromis avec mon patron pour cette fois ci. Vous aviez raison, il ne fallait pas que je me braque. Si je me braque, lui aussi. Si je discute, que je montre que je peux faire preuve de souplesse, cela passe mieux. Et aussi si j’explique pourquoi, ce qui me gêne malgré tout, parce que je ne devrais pas avoir à justifier mon besoin de récup avec mes raisons personnelles. Mais si cela peut le motiver à dire oui…

Cela te met mal à l’aise. Parce que pour toi vie privée et vie professionnelle sont deux choses qui doivent être bien séparées, bien clarifiées et sans vase communicant. Notamment parce que d’un côté tu fais un travail très scientifique et de l’autre que tu consacres beaucoup de temps à la « spiritualité » comme tu l’appelles. Un terme fourretout, somme toute, où tu ranges stages sur la féminité, cours d’astrologie, utilisation des cristaux, méditations et visualisation, cercles de pleine lune, purification, analyse de rêves, tirages de carte et j’en passe.

Et bien tout ce qui nourrit, entretient et régénère mes corps non physiques. On pourrait ajouter dans la liste l’écriture sur mon blog, puisque j’y parle d’énergétique, de cheminement et puis après tout aussi parce que j’écris avec mes guides / mon âme / des entités venues aider. Je sais que ça peut être un peu confus à comprendre pour le lecteur. C’est-à-dire que je suis capable d’avoir ces discussions, mais je ne sais pas trop avec qui. Je me suis longtemps posé la question, en me demandant si ce n’était pas mon mental qui inventait tout ça. Et puis bon, je me rappelle le dialogue qui m’a poussé à la prise de conscience de mon viol refoulé, et je me dis que ça… ce n’était ni dans l’intérêt de mon mental, ni de mon égo, mais bien dans celui de mon âme.

J’ai eu beau poser la question, je n’ai jamais eu de réponse sur l’identité précise de mes interlocuteurs. Parfois j’ai compris après coup que j’avais dialogué directement avec mon âme, cette part « divine » et plus « éclairé » de moi-même, qui est souvent ensevelie sous le mental et l’égo. D’autre fois avec des guides sombres et ça me faisait flipper. Parce que je sentais les énergies différentes, à la fois « denses » mais en même temps de niveau élevé, et le ton de discussion n’était pas le même, ni les sujets. Les guides sombres aiment bien me faire sortit de ma zone de confort et de confiance, me secouer, voire carrément me choquer. Au point qu’au départ j’étais très méfiante et apeurée, que je me demandais si ce n’était pas des entités du bas astral qui me parasitaient et venaient me pomper.

Mon défaut cruel est que malgré ma sensibilité aux énergies et parfois ma capacité à les transcrire en ressentis ou en mot, je ne pilote pas grand-chose. Je n’ai pas les capacités suffisantes pour clairement discerner les énergies et leurs provenances…

En même temps tu n’as jamais vraiment essayé.

Et voilà, là c’est l’exemple typique d’un début de dialogue où je me sens mal à l’aise sans savoir l’origine de la réponse. Mon égo ou mon mental ? Un guide lié à l’Ombre ? Une entité parasite ?

Tu n’as qu’à visualiser un dôme de protection transparente en demandant à la Déesse, ou qui tu veux, de n’y laisser entrer que tes alliés. On verra bien si je serai toujours là après * voix railleuse*.

***

Mais en même temps si après tu te mets à manger pour plomber tes énergies, cela ne sert à rien. Tu n’es pas forcément très facile d’accès pour nous, surtout quand tu es en processus de purification d’un certain nombre de lourdeurs comme le mois dernier.

J’aimerais bien avoir une recette « miracle » pour savoir avec qui je discute, quel type d’entité, quelle reliance etc… Pourquoi je ne suis capable de capter vos énergies que sous forme de mots et pas de sons, de visuel ou autre ?

Et bien tu ressens aussi certaines choses au niveau de ton corps, des tensions au niveau du plexus, ou bien de la gorge, des frissons, un poids sur le dessus de la tête. Des choses subtiles bien sûr. Tu n’auras jamais de panneau gigantesque, ce n’est pas notre façon de procéder. Une guidance ne doit pas être un forçage, ni un poids.

Mais je ne comprends pas pourquoi par exemple le « ton » à changer entre les premières phrases, puis justement la visualisation du dôme protecteur. C’est comme si j’étais passé d’un interlocuteur relié à l’Ombre à celui du Milieu. Je ne peux pas expliquer comment je perçois la différence. Je la sens juste. Comme si ta « voix » également m’était familière, une voix douce et chaleureuse, patiente et bien attentionnée. Pas comme la première, provocatrice et railleuse.

Certains guides de l’Ombre n’apprécient pas forcément que tu les compares à des entités du bas astral, alors que justement elles ajustent leurs énergies vers le bas pour pouvoir discuter avec toi. C’est tout simplement que tu n’es pas prête.

Mais est-ce que vous pouvez comprendre que c’est difficile pour moi de lâcher prise et d’accepter de parler à des entités que je ne cerne pas, ne vois pas, n’identifies pas, sans savoir si mes perceptions ne sont pas déformées ou erronées ? Si je ne me fais pas distraire pendant qu’une entité se sert dans mes propres énergies ? A vrai dire, je ne comprends même pas que ce soit possible d’échanger et de capter ces conversations, alors que j’ai des ressentis si partiels et aléatoires, quelque part je ne comprends pas…

Et j’ai comme l’impression que vous n’avez rien à répondre à ça…

Quelqu’un qui ne veut pas croire ne croira pas. Encore une fois nous te répétons que c’est une question de foi. Et que peut-être est-ce justement un travail pour développer ta foi. As-tu besoin de connaître nos noms ? Si de toute façon tu n’es pas capable de percevoir notre signature énergétique, cela ne sert absolument à rien. Juste à t’induire en confiance en brandissant un nom, alors que tu n’es même pas capable de vérifier la véracité d’une telle information. Et cela peut en effet permettre à d’autres entités de se faire passer pour ce qu’elles ne sont pas. De cette façon, tu dois apprendre à te fier à tes ressentis et à les développer.

A vrai dire, je ne sais pas quoi penser de cette conversation. A chaque fois qu’on parle de ce genre de choses, j’ai juste le sentiment d’être une cinglée… Et je n’aime pas ça du tout.

Qui peut juger de ton état de santé mentale ? Qui est apte à dire ce qui est normal ou pas ? Ne crois-tu pas que quelqu’un qui débarquerait sur le blog de Camille Fraise sans croire aux rêves lucides, lui dirait qu’elle délire à fond ? C’est pareil pour chacun. Il n’y a que toi-même qui peux juger de la justesse de ce qui t’est transmis en observant la façon dont cela te sers. Est-ce que cela te plombe ? Ou t’aide à réfléchir ? Voir les choses autrement ? Prendre conscience de certaines choses ? Nous savons que si tu continues à écrire avec nous, c’est bien parce que tu y as cerné un intérêt.

Même s’il est vrai que parfois cela peut être destructeur, de façon temporaire. Et je sais qu’en disant ça tu penses à la prise de conscience de ton viol, mais aussi à la prise de conscience de ta peur des hommes et de cet article qui a précipité la fin de ton couple.

Tu peux nous accuser d’en être coupable. Mais la vérité est que tout ceci ne sont que des déclencheurs pour te faire évoluer, pour te faire réfléchir, te faire sortir de tes zones de confort et te pousser à faire face à tes peurs, tes blocages et tes limitations. La première étape pour faire changer une situation est toujours, toujours, la prise de conscience. Nous sommes là pour t’aider dans ce sens-là, parce que c’est toi qui nous l’as demandé avant. Nous rendons cela possible, bien que tes énergies ne soient pas toujours facilitantes. Et ton mental non plus. Tu es en effet beaucoup de rigidité lié à ta personnalité, à tes peurs surtout. Car dis-toi bien que toutes ces résistances sont une barrière de protection de ton égo face à la peur du changement et de la dissolution de celui-ci.

Et l’une d’elle est la croyance que je ne suis pas capable de ce genre d’échange, hein ?

Oui, pour les discréditer, les mettre de côté alors que parfois elles te posent question, te dérangent.

Et puis je repensais à cette histoire de plafond en spiritualité… C’est vrai que j’ai du mal aussi à croire pouvoir faire un certain nombre de choses en spiritualité. J’ai peur de m’illusionner, ou encore que ce soit une forme d’appel de l’égo, comme cela peut l’être pour d’autre : « regardez, moi je suis untel, je sais faire ceci et cela, je suis avancé spirituellement ». Une façon pour l’égo de se croire supérieur à la masse et de se complaire dans une image « évoluée » alors que la personne stagne.

Tant que tu déchanteras, que tu feras face au bon comme au mauvais, au simple comme au difficile, et que tu ne te contenteras pas d’un titre ou d’une reconnaissance par autrui, tu t’écarteras de cet écueil. Il existe, mais pour le coup, ton égo s’en sert pour te freiner. Dis-toi que nous serons là pour te mettre un coup de pied aux fesses le jour où cela arriverait.

Oui mais… J’ai bien vu quand j’ai donné mes premiers soins de l’utérus à d’autres femmes qui ne connaissaient pas, qu’une partie de moi (mon égo) était attirée par le fait d’avoir un public (le lieu était en plein air), d’autres femmes du partage qui me voyaient faire, et j’ai senti cette petite partie de moi flattée quand l’organisatrice a pris des photos de moi pendant les soins.

Et pour autant, accepterais-tu que ces photos soient diffusées ?

Absolument pas. D’ailleurs une autre part de moi n’a pas du tout apprécié qu’elles prennent ces photos sans me demander mon autorisation ou celle de la receveuse. Parce que je considère qu’un soin est un moment intime qui n’appartient qu’à la personne qui reçoit. La disposition en extérieur ne permettait pas d’être isolée des regards, mais ce n’est pas pour autant que je jetterais la chose en pâture.

Et puis tu n’aimerais pas, que par le plus grand des hasards, ces photos atterrissent devant ton patron, n’est-ce pas ?

Non, pas du tout.

Séparation de la vie perso et de la vie pro, hein ? Même raison pour le fait que ton nom n’apparaisse pas sur le programme de cette journée de soins. Ni sur le site officiel des Moon Mothers. Tu le caches, tu caches ton implication dans des techniques de soins énergétiques.

Au boulot, oui. Dans la vie privée, ça dépend avec qui…

Et c’est pour ça que tu n’étais pas très à l’aise avec le fait d’amener ta collègue et de lui donner un soin. En soi même, cela ne pose pas de problème – bien que tu ais eu beaucoup de mal à dépasser ta restriction séparation vie privée/vie pro pour sympathiser avec elle – c’est plutôt le risque qu’elle en parle au travail.

Et bien oui, j’ai beaucoup de mal… Quand je suis au boulot, je suis en mode « boulot », je n’ai pas trop de considérations pour l’état émotionnel et psychologique de la personne, du moment qu’elle a l’air en bonne santé. Moi, je ne regarde que le boulot fait, c’est-à-dire l’efficacité concrète. Je sais que parfois je peux être très exigeante, un peu autoritaire quand il s’agit du boulot, mais je le suis autant avec moi-même, sinon plus qu’avec les autres. Parce que je veux que les choses soient faites et bien faites, que cela avance.

Alors que dans la vie perso, je suis différente, je suis très compatissante, hypersensible. Sans réelle motivations, ni objectifs, j’ai plus tendance à me laisser porter et ne pas savoir ce que je veux. Je suis moins sérieuse et moins exigeante, j’aime déconner. Je relâche ma garde et dans ces moments-là je suis plus ouverte sur le plan personnel.

Je sais qu’il y a peu d’amies avec qui je peux travailler. Et que même avec elles, je faisais la distinction « là on bosse », « là on prend une pause ».

Tu te rends donc bien compte de la rigidité de ton mental, à séparer strictement les deux sphères, au point d’en avoir des difficultés relationnelles avec ta collègue.

Et bien… quand on est en mode hors boulot, ça va, même si on n’a pas forcément les mêmes centres d’intérêt et que parfois je ne sais pas trop quoi dire… Mais après c’est le switch au boulot, je ne sais pas comment reprendre avec la personne dans le cadre du travail. C’est bizarre, je me sens mal à l’aise. Parce que, comme je manque de temps et que j’ai milles trucs à faire, je vais à l’essentiel sur les questions boulot et je ne parle pas du tout de vie privée. De toute façon, je ne m’y sentirais pas à l’aise pour avec mes autres collègues autour… Mais du coup, j’ai l’impression d’ignorer la « personne humaine » et je n’aime pas ça…

Ahaha, je suis vraiment nulle en terme de relations sociales… Mais tu vois je trouve que cette conversation prend une drôle de tournure et je n’en vois pas l’intérêt.

Tu vois que tu fais preuve d’une grande rigidité mentale au niveau de ce qui encadre ton travail. Tu as également pris conscience que finalement, ce n’était pas tant les heures supplémentaires qui te posaient problème que la fatigue qu’elles engendrent. Parce qu’en réalité, tu ne te retrouves pas dans ton travail. Tu fais ce que tu fais sans envie, sans réelle motivation. Cela te pèse, ne te stimule pas, du coup, plutôt que de te porter, cela t’épuise. Je sais que cela t’a choqué de le comprendre. Après tout, tout le monde te dit que travailler sur la production de plantes médicinales « c’est génial ».

Oui c’est génial en théorie, mais en pratique, au vu des tâches et de ce que je fais, pas vraiment… On peut aimer les carottes, mais si on est commercial pour carottes, on ne les touche même pas… C’est un peu caricaturé mais…

Et si je t’ai fait parler de ta collègue, c’est parce qu’elle est une brèche entre tes cloisons de vie privée et de vie pro. En ayant accepté de te confier à elle sur le sujet des partages de femmes et des soins de l’utérus –alors que rien ne t’y obligeait- tu as ouvert un sas entre les deux. Tu as osé lui faire confiance et laisser le féminin créer un pont entre ces 2 parties de ta vie, via elle. C’est important de noter cette évolution. Elle te parait minime, mais elle ne l’est pas tant que ça.

Je ne sais pas, j’ai suivi mon intuition… Je savais qu’en prenant cet appel devant elle, elle entendrait certains mots comme « soin », « bénédiction ». Et je voulais justement voir si elle le relèverait et poserait des questions, ce qui a été le cas. Comme cela venait d’elle, du coup j’ai ouvert la porte. Après tout, elle m’avait bien dit qu’elle était intéressée par la hutte de sudation chamanique. Mais l’important, c’est surtout que cela lui serve à elle. Alors qu’avec une autre stagiaire, on a parlé de règles et de cycles, j’en ai profité pour lui tendre une perche, mais elle ne l’a pas du tout attrapé. Je sais que c’est libre aux personnes. Je sais aussi que pour ce genre de choses, on ne fait que transmettre quelque chose à un instant précis, un quelque chose qui ne nous appartient pas. Et cela ne me dérange pas. Je préfère être une passeuse que quelqu’un qui se proclame détentrice d’un savoir unique indispensable. Car je pense qu’il n’y a pas un chemin, une bonne méthode, une seule technique valable. Il y a une grande diversité d’outils, de méthodes, de techniques de soins et c’est très bien, parce qu’on est tous unique et une chose ne nous correspond pas à tous.

Alors oui, tout est juste. Je comprends ça.

Alors pourquoi donc cette façon d’écrire et de canaliser ne serait-elle donc pas juste pour toi ? Si c’est ce qui te correspond et t’aide ? Ce qui t’amène à ouvrir ton esprit, élargir tes horizons et réfléchir autrement ?

Qu’importe le jugement. Je sais que tu as peur des jugements d’autrui par rapport à ton blog, et surtout par rapport aux personnes qui connaissent ton identité réelle. Que tu trouves que l’écriture « inspirée » est souvent louche et que tu es la première à être méfiante quand quelqu’un te dit le faire. Pourtant, tu ne remets pas en cause les écrits de Sylvie, ni même ceux de Camille Fraise. Parce que tu respectes ces personnes, et au final peu importe que cela soit vrai ou faux, tu trouves que cela est en cohérence avec elles-mêmes.

Je ne suis pas sûre de pouvoir en dire autant de mes écrits. On commence à un endroit, on finit à un autre, en prenant un chemin sinueux parfois obscur. On ne parle pas des choses dont je voudrais qu’on parle réellement.

Il faut parfois être humble et savoir se laisser guider. Peut-être que ton égo a envie qu’on parle d’un autre sujet. Mais peut être que ce que je te dis aujourd’hui est ce qui te servira le plus dans les jours qui viennent. La magie de la guidance c’est qu’elle est unique et qu’elle correspond toujours à la personne qui la reçoit, tu l’as bien compris. C’est pour ça que tu écris pour toi ici. Malgré tout, cela peut aussi inspirer, donner un exemple parmi tant d’autres et c’est aussi pour ça que c’est intéressant de partager. Oui tu pourrais garder tes écrits pour toi sans les publier sur ton blog. Mais nous ne t’y encourageons pas. Parce que cela peut faire réfléchir d’autres personnes et surtout toi t’aider à gagner en assurance et apprendre à t’affirmer un peu plus sur ce plan-là.

Peut-être. Pourquoi pas ? Merci.

24 mai 2016