Le choc du passé

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Que s’est-il passé ? Que s’est-il passé entre le samedi et le dimanche dernier ?

Qu’as-tu ressenti ?

Comme si j’étais épuisée, vidée, que mon âme était partie et n’était pas rentrée, qu’elle était loin. Et que, quand elle est revenue, elle était blessée, meurtrie, faible et déchirée. Je me suis vue avec une aile blessée, en partie déchirée, quand le reste de mon corps était nu, chétif, maigre et livide, recroquevillé. Que s’est-il passé ? J’ai eu la sensation d’avoir été battue à plat de couture, d’avoir été traînée par terre et abandonnée. C’était énergétiquement violent… mais il ne reste que la faiblesse et la sensation d’infériorité. Que s’est-il passé ? Peux-tu me raconter ?

Tu as vu quelque chose que tu n’aurais pas dû et tu t’es faite agressée [énergétiquement].

Agressée par qui ? Pourquoi ?

Tu es trop faible encore pour savoir correctement te protéger, tu devrais demander de l’aide, à être entourée d’une douce bulle de lumière. Tu voudrais t’en passer mais tu as besoin du soutien des énergies lumineuses. Tu n’es pas de taille à affronter les sphères sombres. Pas encore.

Mais je ne comprends pas… Je n’ai rien demandé. Je n’ai pas demandé à aller voir quoi que ce soit. Et je ne me souviens de rien. C’est toi qui es allée te promener, non ?

Tu m’y as envoyé. Tu voulais faire face à ton passé… Tu as écrit ta volonté. C’est bien, mais tu as encore sous-estimé la portée de celle-ci. Autant te dire qu’il y a des choses moches qui se cachent dans l’ombre à cause de ton passé. Mais tu l’as compris, tu as vu aussi que ce n’est pas en combattant que tu vas les amadouer.

Ok… Alors soyons honnêtes. Est-ce que ma haine a créé des égrégores ?

Oui, si tu veux l’assumer tu dois les disperser.

J’ai moi-même créé une ombre à refouler ma colère, ma souffrance et ma haine du passé ?

Ces émotions t’ont aussi été pompées, elles ont été détournées au profit d’autres entités. Tu sais, tu étais vraiment une « cible » intéressante pour ces personnes. Capable de générer des énergies sombres, mais ne voulant pas les maitriser ni même les assumer, alors tu les rejetais dans un coin de l’astral. Tout ça sans en avoir conscience.

Qu’est ce qui a changé ?

Tu en prends conscience, tu ne veux plus que ces énergies soient détournées. Ce n’est pas arrangeant pour ceux qui s’en servaient. En te battant à plat de couture, ils étaient sûrs d’anéantir ta volonté, de te laisser si faible et désorientée que tu ne pourrais pas te relever.

Mais qui ?

Ces entités… Celles qui te collent à la peau depuis des années. Sylvie a été gentille, elle t’a dit depuis une année, c’était pour ne pas t’effrayer. Mais tu sais que ça fait depuis bien plus longtemps. Tu sais que ça fait depuis toutes ces années. Pourquoi cela t’aurait-il suivi dans cette lointaine ville ? Crois-tu vraiment qu’ils te les ont spécialement envoyés ? Non, ça fait des années. Peut-être que ce que tu crois est erroné. Peut-être que ce n’est pas eux qui t’ont collé sur le dos ces entités. Peut-être qu’ils en ont juste profité. Peut-être que tu les as fait naître dans ton inconscient à l’époque où tu as été trahie, blessée. Ne t’es-tu jamais demandé comment tu avais pu réagir si passivement ? Leur pardonner sans même leur en vouloir ? Crois-tu vraiment que c’est une réaction normale, appropriée ? Et si ton âme avait scindé en deux tes réactions pour te protéger ? Ne penses-tu pas que tu aurais dû t’écrouler ? Trahie par tous les amis que tu aimais ? Par le garçon que tu aimais si intensément et purement ? Abandonnée, délaissée ? Puis rejetée et moquée par tous tes autres camarades ? Crois-tu vraiment qu’il est dans ta nature de te laisser ramper ? Maintenant que tu découvres vraiment qui tu es, crois-tu que c’était la réaction appropriée ?

Non, je suis plus une louve solitaire dans l’esprit qu’un animal soumis. J’aurais dû mordre, contre-attaquer, hurler et les effrayer. Si j’avais ma force et ma volonté actuelle, je n’aurai probablement pas voulu faire de quartier (émotionnel et psychologique).

Mais tu étais trop jeune et inexpérimenté, bien trop loin de l’éveil pour t’assumer. Qu’est ce qui a suivi les années suivantes ? Comment t’es-tu sentie ?

J’étais comme l’ombre de moi-même, là et pourtant éloignée. Mon esprit partait se réfugier dans son monde, celui de l’imagination que m’offraient les livres, et puis les propres univers que j’imaginais. Je crois que c’est là que j’ai développé ma capacité de visualisation. Je me suis réfugiée dans la Nature aussi, c’était la seule à me consoler, me bercer et me donner une raison de continuer à exister. J’étais vraiment sur une autre planète, en décalage complet. Je ne comprenais pas pourquoi ils faisaient tous preuve d’autant de cruauté. Je ne le comprends toujours pas.

Comprends-tu pourquoi ils ont fait de Delphine la tête de turc de la classe pendant tous le collège ?

Franchement non. Une idée m’a traversé la tête il n’y a pas longtemps : parce qu’elle était rousse ? Une partie des gens a l’air gêné par les roux… ce que je ne comprends pas non plus. Est-ce parce qu’elle s’habillait avec des vêtements dépassés qui n’étaient pas à la mode ? Mais enfin, on s’est très bien que ce n’est pas elle qui les choisissait et qu’elle en avait honte ! Pourquoi en rajouter une couche ? Est-ce parce qu’elle était d’une timidité maladive et bégayait dès qu’on osait lui parler ? Non, je ne comprends pas. Cette fille était la douceur et la gentillesse incarnées. Elle était pourtant grande et forte, elle aurait pu leur donner une raclée, si cela avait été dans son tempérament. Je n’ai jamais compris, et je n’ai jamais voulu participer à leurs railleries. Ah ça, ils n’ont pas du tout apprécié, je me suis vite retrouvé à être aussi l’objet de leurs moqueries. Mais si cela n’avait été que ça… ça aurait été j’imagine. De ce moment, j’ai compris que la différence faisait peur et entrainait le rejet. Alors je me suis entrainée… à essayer de me fondre dans la masse, de passer pour inintéressante, à m’effacer, à n’être moi que dans les moments où j’étais en sécurité. Il a été dur de travailler contre ces réflexes acquis, de faire le chemin inverse.

Pourtant tu réussis, chaque jour qui passe tu te rapproches de qui tu es. Tu dois continuer. Tu ne peux pas t’arrêter.

Est-ce que ce passé a vraiment tant de poids sur moi ? Est-ce qu’il m’a vraiment façonné à ce point-là ?

Pour te rassurer, tu l’as longtemps ignoré, tu l’as mis de côté, tu l’as minimisé, estompé. En te disant que ce n’est pas ce que tu étais, en te disant que jamais plus tu ne le revivrais. Mais tu dois comprendre les schémas qui t’y ont enfermé, tu dois comprendre pour ne pas répéter.

Cela veut-il dire que je suis dans une position où ces schémas risquent de se répéter ?

Quel a été le point de départ de toute cette histoire ? Quel a été le déclencheur ?

Hum… Le mensonge et la trahison. Que j’ai senti venir, mais que j’ai ignoré. Je ne pouvais pas le croire ! Je ne pouvais pas l’accepter ! De ma propre meilleure amie, avec qui on s’était promis fidélité à vie ! Je n’ai pas voulu le voir…

Tu t’es laissé aveugler par ton amour et par ton cœur. Tu as rejeté ce que ta raison et ton intuition te hurlaient. Tu savais, hein, quand il est venu devant ce casier, tu savais déjà ce qu’il allait t’annoncer ?

Oui, je le savais, une partie de moi l’avait parfaitement compris. Je ne voulais juste pas m’écouter.

Ne te laisse plus jamais aveugler. Même pas confort, par facilité, par amour ou par amitié. Ne te laisse plus jamais aveugler. Par des mensonges, des manipulations ou des promesses.

1er janvier 2014

Source image : fdasuarez

Ecrire…

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Pourquoi avais-tu besoin d’écrire ces mots sur ton blog ? Pourquoi ne pas les avoir simplement gardés pour toi ?

Parce que j’en sentais le besoin. L’envie de le hurler au monde, de projeter cette énergie autour de moi pour que les rebonds qui me viennent soient en accord avec cette énergie-là. Je ne veux plus de mensonges, plus de tromperies dans ma vie. J’érige cette volonté, je la marque, je l’ancre, je lui donne forme, j’en fais la pierre de fondation de cet espace. Celui de MA vérité. Elle ne sera pas parfaite, elle ne sera pas toujours partagée, car elle ne sera que mienne et ne saurait être LA vérité. Je pense qu’il y a autant de vérité « incarnée » que d’individus. Loin de moi l’idée de vouloir imposer quoi que ce soit à qui que ce soit. Celui qui serait dérangé par cette volonté n’aurait qu’à passer son chemin et ne pas revenir visiter ce site. Mais pour moi-même, envers moi-même, je veux incarner MA vérité, être la plus proche possible de celle que je suis au fond de mon âme. Voilà une de mes Vérités

Toi aussi, tu pourrais faire la liste des 10 principes qui régissent ta vie. Tu rigoles, mais pourquoi pas ? Toi aussi tu pourrais écrire sur ton passé. Faire comme « ton » Linnel, exorciser le passé.

C’est vrai que quand ces souvenirs ont surgi du passé et ont déferlé sur moi, écrire m’a tellement soulagé. C’était accepter ce que j’avais toujours renié, mais prendre de la distance, le déposer, comme une souffrance que je ne veux plus porter. Oui, au final… je me rends compte que j’aurais de quoi en écrire des pages et des pages. Mais ça serait juste pour moi, pour me soulager.

Et puis, pourquoi d’autre publies-tu ces mots ?

Je me rends compte que c’est une annonce à quiconque veut m’approcher. Je ne supporterai plus le mensonge, la trahison et l’irrespect. Pas que j’en ai peur venant des hommes que j’ai rencontré récemment. Non c’est une annonce, une promesse à moi-même surtout. Je ne veux plus me laisser manipuler, harceler, piétiner, même pour l’amour le plus pur. Et par cette promesse c’est accepter mon passé, reconnaître mon erreur, apprendre à ne plus la répéter. C’est enterrer la hache de guerre contre moi-même et apprendre à me pardonner. Chaque épreuve que l’on attire à soi, doit être une leçon pour avancer. Cette leçon a assez duré, cinq années de torture émotionnelle, lente et vicieuse, que j’avais enterrées au plus profond de moi. Maintenant il est temps que je les regarde en face, que je les observe, que je les comprenne, que je les accepte et que je guérisse. Comment ai-je pu si longtemps ignorer cette plaie ?

Tu n’étais pas assez forte pour y faire face. Cela t’aurait fait de nouveau sombrer. Maintenant tu as la force, la conviction, la foi en toi nécessaire pour te repencher sur ce passé sans te laisser engloutir. Et ça, aussi parce que tu as un nouvel horizon devant toi, qui te promet milles opportunités que tu as envie de saisir le cœur léger.

Oui, je vais y arriver. Merci.

28 décembre 2013

Source image : Megounette

VOLONTÉ

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VOLONTÉ

Je m’engage solennellement, envers moi-même, à la vérité.

Je refuse le mensonge par peurs, illusions, craintes de ne pas être capable d’assumer qui je suis, ce que je veux et où mon âme désire aller.

Par ces mots, j’ancre ce choix dans MA réalité.

Que mon âme toujours me guide pour respecter ce serment prononcé.

.

Ne jamais mentir pour « protéger »

Car c’est de soi même que l’on veut se protéger,

La blessure à l’autre alors infligée est celle de l’égoïsme

Celle de la peur d’être soi-même rejeté,

Je refuse d’être celle qui n’ose pas l’affronter.

.

C’est le plus beau cadeau que je puisse me faire à moi-même

Celui de l’authenticité, de la franchise et de la sincérité,

Je ne me mentirai plus à moi-même

Sur celle que je n’ose révéler.

Witchlight Dreams

28 décembre 2013

Source image : gothic-icecream

Force et Féminité

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“This path is not for the weak of heart”

Aurais-je acquis cette force ? Serai-je capable de faire face à ce chemin ? Suis-je encore si faible que je le pensais autrefois ?

À qui appartient cette force de vouloir regarder la vérité en face ? Celle de tenir la main d’un proche mourant ? Celle de dire non à l’amant qui dans cette vie ne t’est plus destiné, malgré ton amour pour lui ? Celle de refuser le mensonge pour manipuler ? Celle d’écouter les souffrances des autres pour les soulager ?

Je me suis endurcie… Pourtant, ma vie n’a rien d’extraordinaire. Je n’ai heureusement pas été violée, battue, rejetée par ma famille, droguée, attaquée… Je n’ai pas connue la guerre, la famine, le froid, l’insécurité.

Mais tu as connu la maladie, la trahison, la tentation de la drogue, la violence psychologique, le rejet par tes paires, le harcèlement énergétique, l’attrait du suicide. Tu n’es pourtant pas vieille.

Et alors ? Cela ne me donne aucun mérite. Tout le monde a ces propres épreuves.

Oui, mais peut être que tes épreuves ne sont pas si négligeables que tu le penses. Peut-être qu’elles t’ont forgée et que tu peux admettre qu’elles t’ont aidée.

Qu’as-tu pensé du fait de t’être fait déclarer quasiment stérile alors même que tu n’avais pas 20 ans ?

Quelque chose c’est écroulé… Je n’avais pourtant jamais voulu avoir d’enfant ! Mais c’est comme si on m’enlevait cette liberté. J’ai été choquée à l’époque ! Qu’avais-je donc fait pour que mon corps m’inflige cette punition, en plus de la douleur physique provoquée chaque mois ? Que j’ai pu haïr ces moments… haïr mon propre corps ! Me planter un couteau dans le ventre n’aurait pas été plus douloureux et m’aurait définitivement soulagé… J’ai vraiment pensé ça au bout, j’étais prête à craquer après tous ces mois et ces mois à supporter ça.

Pourtant tu ne l’as pas fait.

Je ne sais pas pourquoi… Vraiment, plus rien ne me retenait. La douleur peut vraiment rendre fou et faire perdre la raison… La douleur m’a fait halluciner ! Mon Dieu… heureusement que ça n’a pas duré, je ne me voyais pas en parler à mon médecin… Après tous les examens médicaux, les essais de médicaments… sans succès, qu’aurait-il fait ?

Tu aurais pu te faire opérer… Te faire enlever les ovaires…

Tu sais, je ne comprends pas pourquoi on parle de ça…

Parce que cela touche à ta sphère la plus intime, la plus profonde. L’ovarectomie t’aurait-elle dénuée de ta part de féminité ? Te serais-tu sentie atrophiée ?

C’est une sacrée question ! Pourquoi parler avec des si ?

Pour que tu prennes conscience du chemin que tu as parcouru. Si tu étais resté sur le chemin que tu arpentais, tu aurais pu connaître ça… Mais tu as accepté la leçon spirituelle derrière cette maladie. Et alors qu’aucun médecin n’a su l’expliquer, tu as guéri. Comprends-tu l’importance de ton lien entre féminité et spiritualité ? Le COMPRENDS-tu ?

Maintenant que tu le dis… Je le vois sous un nouvel angle. Je n’y avais jamais réfléchie comme ça.

Apprends donc que tu dois l’assumer cette féminité. Ne te cache pas sous tes airs d’enfant devant des hommes plus âgés, et sous tes airs de guide maternelle devant les hommes plus jeunes.

Ah… tu n’as pas le droit de parler de ça !

Si. Parce que ces comportements ne sont que des fuites. Ce sont les masques que tu adoptes pour cacher ta peur. Ta peur d’ouvrir ton cœur, ta peur de t’engager. Tu te places dans des rôles qui te dépossèdent de ta féminité. C’est plus facile pour toi à assumer. Pourtant, je te rappelle que tu es maintenant capable d’enfanter. Tu t’es battue pour avoir cette liberté. Alors vas-tu maintenant l’abandonner ? Ou vas-tu arrêter d’avoir peur et assumer la femme que tu es ?

Et bim… merci pour la claque dans ma figure.

C’est toi-même qui les as réclamés !

En fait, je ne cracherai pas sur un peu plus de douceur s’il te plaît 🙂 Mais merci !

9 décembre 2013

Source image : Candy eyed

Vérité

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Bonsoir,

Enfin te voilà. Tu as repoussé ma voix tout le we, sous prétexte que tu préférais écrire. Pourquoi ne pas m’écouter en continu quand cela te vient ? Simplement ?

Parce que je veux garder un certain contrôle, j’aurai trop peur que cela dérive vers de la schizophrénie.

Voilà que tu as maintenant la tête « polluée » par cette chanson. Ça c’est une manœuvre de ton égo pour ne pas  m’écouter, il sait que j’ai des choses dérangeantes pour toi à te dire ce soir. Il m’a repoussé tout le we. Il te faut apprendre à lâcher prise. Je me manifeste au bon moment, quand tu es prête à entendre. C’est aussi simple que ça. Il n’y a pas de peur à avoir, pas de doutes à maintenir. Ecoute ton cœur, que te dit-il ? A-t-il peur de nos échanges ?

Un petit peu oui, parce que cela soulève beaucoup de questions, tellement de questions que je ne sais pas quoi en faire.

Non ça c’est ta tête qui parle. Ecoute ton cœur, ou ton enfant intérieur si tu préfères.

Eh bien, j’ai tout le temps envie d’écrire avec toi. Justement, il y a tellement de questions qui méritent d’être approfondies ! J’y pense souvent ! Je me dis « ah autrefois, je n’aurais jamais su quoi écrire ». C’est vrai, quand je lisais Sylvie, je me disais, mais comment fait elle pour avoir un sujet d’écriture par jour ? Et là pouf ! J’en ai 10 qui me passent par la tête ! Si j’avais plus de temps, qu’est-ce que j’aimerai écrire plus sur mon blog !

Oui, ton cœur y prend plaisir. Ça te fait du bien. Alors crois-tu vraiment que ce soit de la schizophrénie ? Souviens-toi ce que tu as lu sur le blog de Sylvie : « des voix étrangères et méchantes » qui passaient leur temps à lui dire des horreurs. Est-ce vraiment mon cas ?

Non, lol. Tu m’aides plutôt à mettre en ordre mes idées, comprendre ce que je ressens et ce que je vis. À prendre conscience de certaines choses, avoir des déclics. Mais c’est vrai que c’est effrayant ! J’imagine que je vais m’y habituer… Parce que c’est vrai que ça me plaît, ça me fait du bien ! Je crois  même que je craquerai à cause des cours sans ça.

Tu dois apprendre à te faire confiance, surtout en cette sombre période pour toi où tout est plus dur. Tu t’étais reconstruite avec l’appui d’Angélique. Puis cet appui c’est écroulé et tu as dû apprendre à te reconstruire mais dans un environnement protégé, un cocon douillet que tu t’étais constitué avec le temps à Angers. Maintenant ton cocon a disparu, tu dois de nouveau tout recommencer, sans appui autre que tes ressources intérieures. Et sans aucun appui extérieur. Toutes tes personnes les plus proches sont hors de ta portée ou presque. Comprends-tu ?

Oui, oui, je sais… J’ai moi-même « choisi cette épreuve » pour tester ma capacité à être entière. Ma capacité d’adaptation, et surtout ma confiance en moi.

Et alors, qu’en penses-tu ?

Ce n’est décidément pas très brillant ! Il en a fallu peu pour éparpiller par terre la confiance en moi durement acquise à Angers.

Ne sois pas si dure. Il n’en a pas fallu « si peu ». Tu es partie dans une nouvelle ville, une nouvelle école sans appui. Tu fais face à un rythme scolaire très intense, voir infernal pour toi. Tu es dans un contexte social défavorable à ton ouverture spirituelle. D’ailleurs, qu’en penses-tu ? N’as-tu pas remarqué ce phénomène ? Alors que depuis quelques années tu ne faisais qu’attirer à toi les personnes ouvertes à ce sujet ?

Lol, ça ce n’est pas drôle du tout. Es-tu en train d’essayer de me faire comprendre que j’ai aussi choisi cette  « épreuve » là ? Celle de devoir assumer ma spiritualité face à des gens fermés ?

Pas seulement assumer, ça tu sais le faire toute seule comme une grande dans ton coin. Assumer et dévoiler. Oser être celle que tu es. Penses-y. Pourquoi tu sens-tu maintenant à l’aise à parler de spiritualité sur ton blog ? Avant tu n’osais même pas en parler ! Tu te contentais à peine de publier des poèmes et textes inspirés de tes expériences spirituelles. Tu n’aurais jamais osé y publier les conversations intérieures que tu as avec ton âme ! D’après toi, qu’est-ce qui a changé ?

Je suppose que je suis prête à le faire… Je suppose que c’est le moment que j’assume ma part de spiritualité dans la vie de tous les jours. Sans la cacher de manière exagérée.

Ce qui m’amène à ce que je t’ai suggéré aujourd’hui sous la douche.

Non mais c’est un peu gros ça…

Laisse-moi seulement t’en parler pour que tu puisses y réfléchir. D’accord ? Donnes-moi ton accord, je ne suis pas là pour te forcer, mais pour t’aider.

D’accord… J’en ai déjà les tripes nouées.

Mais non, c’est ton enfant intérieure qui est toute excitée. Tu sens bien que ça éveille quelque chose en toi cette idée. Ta raison est juste là pour douter et remettre en question. C’est normal et c’est bien ce qui prouve que tu es saine d’esprit.

Bon tu vas arrêter de tourner autour du pot !

Bien, c’est très bien ça. Rappelle-toi toujours cette pensée que tu as appelé à l’instant, ce leitmotiv que tu t’es fixé «je préfère faire face à la vérité, aussi dure soit elle ». Surtout concernant la connaissance de toi-même.

Oui, ça peut paraître dur. Ça me paraît parfois dur envers moi-même. Mais je n’ai pas de pitié envers les illusions quand j’ai la force d’y faire face. C’est pour ça que je préfère tellement qu’on me dise une mauvaise nouvelle plutôt que me mentir. Je peux faire face à la vérité. À n’importe qu’elle vérité, je l’espère. J’ai beaucoup de mal à faire face au mensonge, que je ne comprends pas.

C’est ta nature qui veut ça. Tu es limpidité. Du moins, tu y tends, il te reste encore du travail 😉

Lol, beaucoup de travail tu veux dire ! Ce n’est pas grave, c’est le chemin qui compte et pas l’arrivée.

Tu sais que ça peut paraître très prétentieux ce que tu dis « je peux faire face à n’importe quelle vérité ».

Et bien quand je suis à ce niveau vibratoire là, cela m’apparaît simplement comme une vérité. C’est simple et profond. C’est comme une pierre de fondation tout au fond de moi, une conviction intérieure qui vient de très loin. « Je suis capable de faire face à n’importe quelle vérité ». Est-ce là ce qu’on appelle la foi en soi-même ? Je ne le réfléchis pas, je ne l’admets pas, je ne doute pas, je le sens, c’est tout.

Bien, tu touches à la corde intérieure de la confiance en soi. Tu y as découvert une première porte d’accès. Il va maintenant falloir t’apprendre à l’utiliser, à l’ouvrir et la fermer, la comprendre et l’anticiper. Tu progresses. Comprends-tu l’importance de ce constat ?

Oui, je progresse. Je progresse bien plus vite qu’autrefois…

Je suis venue pour ça. Il est temps que tu avances d’un pas. Tu as besoin d’un peu d’aide pour ce défi là, et je suis là pour ça.

Parfois je me demande si tu n’es pas un guide plutôt que mon âme. Pourtant, tu as bien « ma » voix, c’est comme un souffle, une voix mentale sans son, rahhh je ne sais pas comment le décrire.

Ne cherche pas. C’est simple comme ça. Qui te dit que ton âme ne peut pas être ton guide ? L’âme est faite pour te guider sur le chemin qui est le tien. Elle est venue pour accomplir sa mission et apprendre sa leçon. Pour évoluer. Mais toi, ta conscience et ta raison ont oublié tout ça, il te faut renouer avec elle, renouer avec moi. Il n’y a qu’ensemble que nous avancerons sur ton chemin.

Je commence à fatiguer.

Oui il est temps d’aller te coucher.

Mais nous n’avons même pas parlé du sujet qui fâche.

Ce n’est pas grave, ça viendra. Chaque chose en son temps, il te faut déjà assimiler ce que tu as écris ce soir. Tu dois admettre que tu possèdes la clé de ton propre pouvoir intérieur. Il ne tient qu’à toi d’en ouvrir la porte. Est-ce que tu oseras ?

Brrrr, ça m’en fait des frissons partout. C’est un peu grandiloquent comme tournure de phrase. « Est-ce que tu oseras ? » Tadadadammm… Comme dans les films, lol !

Moque-toi si tu veux. Pourtant la gravité de ce choix reste la même. Viens me voir quand tu sauras.

Arggh c’est vache ça. Ça veut dire que si je veux parler du reste avec toi, je n’ai pas le choix.

Il me semble que tu as réclamé à l’univers des carottes plutôt que des bâtons. Alors estime-toi heureuse 😉

Oui, bon d’accord lol, je ne me plaindrais pas. Je vais réfléchir à ce que tu m’as dit. Bonne nuit.

Et n’oublie pas de prendre soin de toi.

Merci. Maintenant j’ai envie de chanter  =)

La vie est légèreté, alors chante ma belle, chante chaque journée la joie dans ton cœur.

1er décembre 2013

Source image : Kaytseki