Apprendre à accueillir

Artiste : Guweiz

Artiste : Guweiz

Je suis étonnée. Je ne pensais pas qu’on pouvait mesurer un tel taux vibratoire. Je ne comprends pas comment il y peut y avoir un facteur 10 entre les différentes composantes d’un même taux global. Comment c’est possible ?

Le plus souvent c’est possible grâce à un guide ou une entité alliée qui t’appuie et te donne la puissance nécessaire pour pouvoir le supporter.

Même si littéralement, en état de méditation, cela m’assomme, comme si ma conscience décollait direct face à ça.

Il y a un phénomène de fatigue physique également. Comme je le disais, il n’est pas évidement d’adapter ton corps à de telles vibrations. C’est pour cela que ton initiation se fait de façon progressive.

Et que je n’ai pas dormi les nuits suivant des étapes décisives ? Comme si j’étais trop pleine d’énergie et que ma conscience ne pouvait pas partir en état de sommeil comme d’habitude.

Tu as l’impression que tu es consciente, mais c’est une demi-conscience, qui te permet de rapatrier les énergies via ton âme pour les intégrer à tes différents corps énergétiques.

Je n’ai pas réussi à maintenir ma conscience dans l’astral hier soir, trop fatiguée. Est-ce que finalement Kalinda a eu l’espace agrandi comme elle le souhaitait ?

Prends l’habitude de lui demander toi-même. Elle est juste à côté, c’est elle qui te permet de supporter un tel niveau vibratoire lié à l’Ombre.

Et toi, alors ? Pourquoi tu es là ? Et qui es-tu ?

Je suis là pour faciliter la transition, il est plus facile pour toi de te connecter de façon progressive pour laisser ton mental dériver et tes énergies s’acclimataient.

Alala, elle est arrivée… Je le sens, je m’endormirais presque devant mon écran tellement les énergies sont « écrasantes ». C’est particulier quand même…

Mais que sens-tu également ?

J’ai senti une ouverture se faire au niveau du chakra coronal aussi, et de la chaleur au niveau du chakra du cœur.

On est bien loin du ressenti que tu peux avoir en lien avec les entités du bas astral.

Oui, qui se traduit par une pression anormale au niveau du plexus solaire, chez moi.

Comme quoi, ce que l’on t’avait « appris » est faux : « les entités lumineuses se ressentent dans les chakras au-dessus et à partir du cœur, et en dessous ce sont des entités sombres, des âmes errantes etc ».

Je suppose que c’est une question de niveau vibratoire. Même dans l’Ombre on peut vibrer très haut, c’est juste que la qualité de l’énergie est différente. Moi je la ressens plus dense, mais je ne l’avais jamais vraiment expérimenté avant. Cela restait du domaine de la théorie.

Et maintenant cela devient de la pratique.

Oui, mais on dirait qu’un peu d’entrainement va être nécessaire pour mieux supporter ça au niveau physique. Vous ne pouvez pas arranger ça ?

Je le fais ce soir parce que tu es fatiguée, mais c’est à toi de travailler ça. Je ne le ferais pas tous les jours, car tu dois apprendre à pouvoir gérer ces énergies toute seule.

Et comment je fais concrètement ?

Plus tu parleras avec nous et avec Kalinda, plus tu t’habitueras à ces énergies. Néanmoins, tu peux tester un petit exercice pour améliorer ta réceptivité et ton intégration des énergies sombres sur le plan physique.

Ah, et c’est quoi ? Je ne suis pas trop sûre de correctement le canaliser avec cette fatigue plombante.

Fais-toi confiance. Si tu doutes de toi, connecte toi à ton espace de paix intérieure et ressens la stabilité en toi. Sois stable et droite, visualise ton canal clair et droit.

Vous ne voulez pas que je le canalise en fait ?

Ce n’est pas nécessaire de façon détaillée. De toute façon, il est propre à chaque âme et prend la forme dont l’âme a besoin. Donner une visualisation précise ne sert à rien, si ce n’est à embrouiller les personnes. En revanche, ce que tu peux partager, c’est de demander à sa propre âme d’appeler les énergies dont elle a besoin pour se renforcer et de les accueillir dans ses mains ouvertes avant de les boire avec son corps physique. Ainsi viendront les énergies nécessaires à la personne et uniquement celles-là.

Dans le type ainsi que dans la quantité, ce n’est pas bête…

L’Ombre est rarement « bête ». Nous ne faisons que des choses utiles.

Alors tout ça, cette initiation, cela a une utilité ? Un but ?

Oui, mais ce n’est pas comme ça que nous te le dirons. De toute façon, tu devras le découvrir par toi-même.

Bah, j’aurais essayé d’avoir l’info…

Oui, tu auras essayé.

Mais il va me falloir essayer un peu plus ?

Exactement. La facilité n’est pas donnée dans l’Ombre. Les progrès et les réussites sont à la mesure des efforts que tu y mets. Et parfois cela n’est pas suffisant. Parfois il y a une part d’impondérable, telles que les alliances que tu as pu nouer par le passé dans d’autres vies. Celui qui commencera son travail avec de puissants alliés sera nettement avantagé par rapport à celui qui n’en a pas. Mais avec du travail acharné, et du temps (compter des vies parfois), il pourra « rattraper » ce retard. Après tout, cet avantage n’est que le signe d’un travail intense mené dans d’autres vies pour forger ces alliances-là.

Et pourquoi me parles-tu de ça ?

Pour que tu prennes conscience de l’avantage que tu as à avoir certains alliés et serviteurs et surtout, que tu ne le gâches pas. Par peur ou par stupidité humaine. Ne t’avise pas de renvoyer des serviteurs par lesquels tu serais effrayée.

Pourquoi me dis-tu ça ? Suis-je censée être effrayée par une entité particulière qui serait en réalité un allié ?

Ne juge pas trop vite les apparences. Tu vas avoir une visite. Une visite qui sera déroutante. Nous t’invitons à l’accueillir du mieux que tu peux. Si tu es effrayée, demande à tes guides de te confirmer la nature du lien qui vous unit. Une chaine apparaitra si c’est un serviteur. Un bâton si c’est un veilleur. Une aura brillante si c’est un guide. Demande à ton âme de te montrer la réalité énergétique de votre lien. Si tu es toujours effrayée, nous t’invitons à appeler ton épée astrale. Si c’est une entité alliée, elle vibrera de façon spéciale, tu verras, d’une façon que tu ne pourras pas l’attaquer. Mais ne fais pas de bêtise. Sois respectueuse. Ne t’avises pas de froisser une telle entité, car cela ne serait pas en ta faveur.

Euh… c’est un peu inquiétant ce que tu me racontes là. Ahah, plus ça va et plus ça part dans un délire que je n’aime pas.

Je te rappelle que ce « délire », comme tu l’appelles, t’a permis de te sortir d’une bulle énergétique de soumission dans l’astral. Et d’éviter le suicide par influence d’entités de l’Ombre mal intentionnées. Alors tu ferais mieux de le prendre très au sérieux et d’être très attentive.

Vous n’être pas très drôle dans l’Ombre, dis donc… Je croyais que le Fou disait qu’il fallait savoir faire preuve d’humour et d’autodérision.

Pas quand cela consiste à fuir le sujet parce que tu es mal à l’aise.

Bon. Alors ne pas froisser l’entité super effrayante qui va se pointer vers moi. Où ? Quand ? Comment ? Et pourquoi surtout ?

Le pourquoi, tu le comprendras le moment venu. Disons que ce que tu as juste besoin de savoir, c’est qu’elle est là pour t’aider, et te faire prendre conscience d’autres réalités et d’autres fonctionnements énergétiques.

Bon… J’ai le droit de dire que c’est flou et flippant ?

Tu as le droit. Ta conscience humaine a du mal à rattraper le niveau de tes vies antérieures concernant l’Ombre. C’est toujours un point difficile pour vous quand vous avez choisi d’œuvrer en lien avec la Lumière dans une vie incarnée.

Je ne comprends pas trop comment me réapproprier ma puissance liée à l’Ombre peut m’aider à travailler en lien avec la Lumière. Franchement, là ça m’échappe complètement. Et je n’ai pas envie d’entendre « ce n’est pas grave, tu comprendras plus tard ».

Cela sera évident, quand tu te seras souvenu de tes capacités.

Hey, c’est le même type de réponse !

Non, c’est plus précis. Plus vite tu te réapproprieras tes capacités, plus vite tu comprendras. Cela veut dire que ça dépend de ton niveau de travail et d’implication. Tu veux une réponse, vas la chercher. Elle te sera accessible avec les efforts suffisants.

Youpi, merci la logique de l’Ombre… *grommelle*

C’est quand même mieux que de devoir attendre passivement un « je ne sais quoi », non ?

Oui, c’est mieux. Cela veut dire que les cartes sont dans mes mains. Bon, et je suis censée l’accueillir comment cette fameuse entité flippante ?

Déjà en l’appelant autrement que « flippante ». C’est ridicule et complètement déconnectée de la réalité qu’elle représente. Je sais que vous avez tendance à considérer toute chose étrangère à votre logique humaine comme effrayante. Mais vous devriez sonder les intentions d’une telle chose avant de vous enfermer dans un apriori.

Que veux-tu, conditionnements humains…

Cela se combat, cela se formate et cela se reboote avec les efforts appropriés. Accueille cette entité comme si elle était un ambassadeur pacifique, juste venu pour discuter et te montrer certaines choses.

Est-ce tout ce dont j’ai besoin de savoir ?

Non. Tu n’as pas besoin de montrer de signe particulier de respect ou de soumission. Mais tu ne dois pas non plus montrer de signe impliquant un sentiment de supériorité. Reste neutre, cela suffira. Tes énergies parleront pour toi-même, comme les siennes le feront.

D’accord… Je t’avoue que je suis surprise.

Tu peux demander à Kalinda de t’assister, si cela te rassure.

Mais tu sais, dans l’astral… Ma lucidité est un peu bizarre, elle est différente de celle que j’ai dans la réalité matérielle. Un peu comme en voyage chamanique. Je ne sais pas si je peux contrôler de telles choses.

Tu peux influencer par ton intention. Si tu décides de rester dans un comportement neutre d’ouverture à l’autre, cela devrait suffire amplement. Nous ne t’en demandons pas plus. C’est juste que cela va te demander de fournir un effort d’ouverture supérieur à celui que tu exerces habituellement.

Bon… Et vous ne voulez pas me dire quelle est la nature de cette entité ?

Apprends à la reconnaitre par toi-même. Tu sauras quand tu la percevras, mais si je la dis maintenant, tu vas laisser ton mental s’emballer et partir dans des projections erronées. Apprends à accueillir tel que les choses sont dans l’instant.

Ok, c’est compris. Merci des conseils.

18 février 2017

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Kalinda

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Artiste : Wlop

[Me voilà de retour après quelques soucis internet !]

Je demande à parler à mes guides et alliés de l’Ombre. J’ai besoin d’apporter de la compréhension sur ce que j’ai vécu ces derniers jours… Et de recevoir des confirmations aussi sur ce que j’ai cru percevoir… Je ne suis pas une grande fana du tout des sorties dans l’astral et tout ça. Comment je peux savoir si c’est bien une sortie et pas mon mental qui déraille ?

De la même façon que tu peux dire qu’un voyage chamanique en est un.

Hum, cela ne m’éclaire pas du tout.

Parce que tes premiers voyages chamaniques étaient confus. Comme le sont tes premières sorties conscientes dans l’astral. Cela s’améliorera avec la pratique. Tu sauras vite faire la différence entre une sortie astrale, une simple visualisation et un voyage chamanique.

C’est une question de pratique alors ?

De pratique, et de discernement. Il te fait apprendre à ouvrir pleinement ton 3ème œil dans l’astral. Sais-tu pourquoi tu ne le fais pas ?

Parce que j’ai peur ? Le peu que j’ai perçu de mon environnement astral était vraiment très pourri et effrayant. Je comprends mieux pourquoi je fuyais la réalité de cet environnement-là. C’est méga effrayant de voir ça, sans pouvoir agir dessus.

Sauf que ce n’est pas le cas. Tu peux agir dessus. Comme tu l’as fait aujourd’hui.

Ce n’était pas juste un rêve ? Ni une visualisation un peu hallucinée ?

Ça dépend si tu considères qu’un rêve peut être une sortie astrale.

Mais je suis sûre que j’étais éveillée, et c’est même à cause de ça que j’ai émis l’intention d’y aller. Parce que je n’arrivais pas à me rendormir, je sentais une sorte d’appel.

A juste titre, puisque les veilleurs que tu as placé dans l’astral te signalaient une attaque.

Est-ce que l’attaque a vraiment eu lieu à ce moment-là ?

Le temps est une illusion dans l’astral. Il te suffit de vouloir te projeter à un moment précis pour y aller, surtout quand tu as déjà un allié qui est sur place, cela te sert d’ancrage pour mieux venir.

Hum…

En réalité, tu sais que tu as déjà toutes les réponses à tes questions. Tu voudrais que l’on te confirme, mais tu n’en as pas besoin. Apprends à te faire confiance. Apprends à croire en la réalité de tes ressentis et de tes projections astrales.

Alors on ne va pas écrire sur tout ce que j’ai vécu ces derniers jours ?

Non, ce n’est pas nécessaire. Tu n’as pas besoin d’attirer plus l’attention que ce que tu as déjà fait dans l’astral, par rapport aux personnes qui veulent te nuire. Crois-moi quand je te dis que c’est suffisant. Tout le monde n’est pas capable de créer un tel portail et une telle barrière.

Hummm… D’accord, on n’en parlera pas. Mais cela va-t-il se reproduire souvent ? Combien d’attaques astrales vais-je encore devoir repousser ?

Normalement aucune, notamment si tu demandes à ton dragon à 2 têtes de garder ton territoire astral.

Ah, alors, je n’avais pas rêvé ça non plus… Mais, je ne comprends pas, pourquoi est-ce qu’il est relié à moi par un collier et une chaîne ? Il m’est soumis ? Comment est-ce possible d’avoir une telle entité de l’Ombre qui m’est soumise ?

Parce qu’elle l’a décidé dans une de tes vies antérieures.

Elle s’est soumise de son plein gré ou je l’ai forcé ?

« Elle » a un nom, elle s’appelle Kalinda. Et tu peux lui parler directement.

Euh… Puis-je parler avec Kalinda alors ?  *s’incline devant le dragon apparu*

Que veux-tu savoir ?

Pourquoi as-tu accepté de te lier à moi ?

Parce que tu m’as fait une promesse. Nous avons passé un contrat.

Ai-je rempli ma part du contrat ?

Pas encore, petite d’homme, mais ne sois pas si pressée. Nous avons le temps, nous avons des vies entières de tes cycles d’incarnation pour mener à bien la tâche que nous nous sommes fixées ensemble.

Pourquoi portes-tu une chaîne alors ? Cela me dérange.

C’est pour que ceux qui m’observe comprenne que je te suis loyale. La vérité est que je pourrais très facilement briser une telle chaine. N’est-ce pas l’impression que tu as eu la première fois que tu m’as vu ?

Et bien, j’ai été surprise… En effet, tu semblais une entité de l’Ombre très puissante, et pas commode du tout, du tout. J’ai même eu un peu peur, parce que je ne savais pas si la chaîne était volontaire ou pas, ou si tu allais chercher à la briser et à te retourner contre moi.

C’est en effet ce que pourrait faire des entités puissantes soumises par la force. Mais ce n’est pas mon  cas, donc ne t’inquiètes pas.

Accepterais-tu de me dire sur quoi nous allons travailler ensemble ?

Cela viendra en temps voulu. Tu as encore du chemin à faire pour t’éveiller pleinement à ta puissance consciente. Mais on va t’aider un peu.

« On » ?

Moi et d’autres serviteurs sombres.

Quel message as-tu à me transmettre aujourd’hui ?

Fais-toi confiance. N’aie pas peur de ta puissance sombre. Nous serons là pour t’aider à la diriger, le temps que tu en retrouves la pleine maitrise, le temps que tu te rappelles.

Que je me rappelle quoi exactement ?

L’étendue de tes capacités et tes facilités à manipuler les énergies sombres.

Je ne comprends pas pourquoi je possède de telles facilités.

Parce que tu as oublié qui tu es, mais ce n’est pas grave. Laisse-toi le temps d’appréhender qui tu es pas à pas, d’accepter ta puissance pas à pas. Tu as un grand potentiel, mais tu en es effrayée.

Je ne comprends pas qui je suis.

Tu ne peux pas comprendre si tu n’es pas prête à accepter, et tu as mis de nombreuses années dans cette vie ci pour accepter ta reliance partielle à l’Ombre.

Je croyais avoir une reliance au Milieu ?

Oui, mais dans de nombreuses vies, tu as par le passé vécu dans des reliances pleines à l’Ombre.

Ok, peut-être. Mais je ne comprends pas ce que cela m’apporte et à quoi cela va me servir.

Cela t’apporte de la puissance spirituelle, ainsi qu’un certain nombre de serviteurs, d’alliés et de guides sombres.

Et puis pourquoi j’ai autant de mal à discuter avec toi ? C’est laborieux, je n’aime pas ça.

Tu n’as pas l’habitude de parler avec des entités de l’Ombre à ce niveau de vibration. Cela demande un effort considérable d’adaptation de tes corps énergétiques. Plus la puissance est forte, plus les vibrations sont élevée, mais dans le Sombre. Tu n’as pas l’habitude de gérer de telles énergies de ce côté-là du spectre.

C’est pour ça qu’on n’a jamais parlé avant ?

Oui. Et c’est pour ça aussi que tes mesures du taux vibratoire au pendule ne fonctionnent plus comme avant. Tu ne peux pas garder la même échelle.

Quoi, il me faut un cadran avec 2 polarités ?

Non, il te faut un cadran plus large.

Je ne comprends pas.

Tu vas faire un cadran à 3 parties. Une zone pour les vibrations de l’Ombre, une pour celles du Milieu et une pour celles de la Lumière.

Mais tout ça n’est-ce pas la même énergie à des niveaux différents ?

En réalité, les qualités des vibrations ne sont pas les mêmes selon la reliance. Tu peux avoir un taux lié à la Lumière à une certaine fréquence et un autre taux pour l’Ombre en même temps, comme si tu pouvais décomposer le taux global.

Cela va à l’encontre de tout ce que j’ai lu.

En réalité les trois taux se confondent, ces vibrations se complètent, comme les composantes spatiales (x,y,z) d’une même vecteur. Mais si tu veux pouvoir continuer à mesurer de façon précise au pendule tes énergies, il va falloir que tu t’adaptes. Ton système ne marche pas pour capter le taux vibratoire liés aux énergies sombres. Fais-le et teste, tu verras. Tu n’auras qu’à demander mon taux vibratoire à moi, avec ton ancienne méthode et avec la nouvelle.

Quelle utilité ?

Tu peux voir le taux qui prédomine à un instant alpha. Sache que tes corps énergétiques s’adaptent naturellement à leur environnement énergétique. Donc si tes vibrations switchent à un haut taux vibratoire élevé dans l’Ombre, cela veut dire qu’il y a de fortes chances que tu sois en présence d’une entité de l’Ombre à un haut niveau vibratoire. Mais tu peux demander pour chaque type de vibration.

Pendant des années, tu as appris à monter ton taux vibratoire en lien avec la Lumière, puis ensuite le Milieu. Maintenant il faut que tu fasses le même boulot pour les vibrations liées à l’Ombre. Ton corps a beaucoup plus de mal, parce que cela lui parait « dense » avec la puissance. Cela le fatigue, il va falloir un peu de temps pour t’acclimater.

Ok, bon je fatigue. Je vais te laisser, merci. Ah, j’oubliais. Kalinda, est-ce que tu accepterais s’il te plait de garder et de protéger mon territoire dans l’astral ?

Oui. Mais il falloir que tu l’agrandisses pour me faire un peu de place.

Pourquoi prends-tu autant de place dans l’astral ?

Parce que ce sont mes énergies qui se manifestent en fonction du niveau vibratoire du lieu. Il est bas donc j’apparais grande.

Bon, bon, bon, il va falloir y remédier j’imagine. Je prendrais un temps pour le faire.

Fais-le vite.

Oui. Je te remercie.

17 février 2017

 

Le combat n’est pas l’attaque

Artiste :

Artiste : Ihirotang

J’ai longtemps cherché quelle était ma forme de reliance au Divin, était-ce à travers la Lumière, le Milieu ou l’Ombre ? Attention, ici Ombre et Lumière n’ont rien à voir avec les termes de Bon ou de Mauvais [jugements purement de l’ordre du mental humain]. Ce sont juste des chemins différents choisis par l’âme pour avancer et retrouver son unité avec la Source. On va dire que la reliance donne une coloration sur la façon dont l’âme évolue, en choisissant de vivre la source à travers l’Amour ou la Volonté. Mais celle qui vous en parlera le mieux, et qui m’a permis de mettre des mots sur mon vécu, c’est Sylvie, et je vous invite à faire un tour sur son blog si la notion de reliance vous intrigue (cet article est un bon début :  Ce canal  )

Au-delà de cet aparté, autant vous dire que la reliance à l’Ombre suscite de nombreux préjugés (associé au mal, à l’égoïsme, à la soif de pouvoir, à la manipulation et la domination), y compris chez moi puisque je pourrais vous en sortir des tartines, sans même savoir d’où me viennent ces stupides idées reçues. Autant vous dire que quand j’ai appris les différentes formes de reliance, mon mental avait clairement envie d’avoir une reliance à la Lumière. Sauf qu’on ne choisit pas notre type de reliance, enfin c’est notre âme qui l’a choisi, et ce il y a perpète, souvent au début ou en cours de cycle d’incarnations semble-t-il. Et je me suis prise une sacrée porte dans la figure quand j’ai voulu m’accrocher à l’idée d’une reliance à la Lumière.

J’ai mis beaucoup de temps avant d’accepter l’idée d’avoir une reliance au Milieu. Parce que le Milieu, c’est putain de compliqué – vous m’excuserez le terme. En gros, c’est là où vos guides vous demandent le plus de vous débrouiller tout seul. Cela ne veut pas dire que vous n’en avez pas, ou que vous n’êtes pas guidés, mais que vous devez vous débrouiller par vous-même pour accéder aux guidances, et pour comprendre un certain nombre de choses. Et la pire de ces choses je crois, c’est le discernement. Parce qu’un mauvais choix entraine alors des retours de bâton, jusqu’à ce que l’on comprenne nos erreurs. On n’est pas choyés et aidés pour réparer les erreurs comme Sylvie le témoigne dans sa façon de vivre sa reliance à la Lumière.

Mais dans tous les cas de reliance, il ne faut pas croire qu’être médium est une partie de plaisir. Ce n’est pas parce que l’on a des capacités médiumniques, que l’on s’est reconnecté pleinement et entièrement avec son Esprit, au point de l’incarner à chaque instant. Au contraire, cela nous pousse souvent à devoir sacrément bosser sur notre égo, nos blessures émotionnelles, nos failles énergétiques, et ce n’est pas tous les jours faciles – soyons honnêtes. Cela apporte son lot de qualités, comme son lot de difficultés, car il faut souvent gérer une quantité d’informations (énergétiques, qui vibrent aussi sur le plan émotionnel) plus importantes qu’une personne sans. Parfois certaines expériences peuvent être très déplaisantes (âmes errantes agressives, larves et vampires énergétiques, énergies très denses et plombantes dans certains lieux, attaques énergétiques etc).

Tellement qu’il est assez fréquent que de jeunes médiums soient effrayés, malmenés, choisissent de renier leurs capacités face à ces difficultés. Qui a envie de se prendre la tête avec ça, quand d’autres gens de votre âge font la fête ? Vous l’aurez compris, je fais partie de cette classe-là. Mais l’appel de l’âme est plus fort que celui de l’égo, et à un moment on doit bien admettre cette petite particularité, si l’on veut entamer le processus d’acceptation entière de soi-même. Et donc apprendre au passage à vivre avec ! Je suis médium, et alors ? Finalement, cela fait juste de moi quelqu’un avec un plus dans un certain domaine, quand d’autres sont des cuisiniers nés, des artistes ou sont super doués en math. Evidemment, ces dernières qualités sont plus faciles à faire valoir dans notre société actuelle, lol.

Et je ne sais même plus où je voulais en venir.

Tu voulais en venir au fait, qu’on peut avoir une reliance donnée, mais cependant des guides provenant de toutes les reliances. Par exemple, avoir une reliance au Milieu, mais des guides liés à l’Ombre, le Milieu et la Lumière.

Oui… Cela parait logique, surtout avec une reliance au Milieu, où finalement on oscille plus facilement entre les différents enseignements des deux reliances complémentaires. Je le sais sur le papier. Mais l’accepter en pratique, c’est autre chose vois-tu.

C’est pourquoi tu as toujours fui devant tes guides de l’Ombre.

Encore une fois, et je ne m’en cache pas, je ne suis en effet pas très à l’aise avec eux. Pourtant, j’ai pu voir la beauté d’une reliance à l’Ombre. Mon ex-compagnon était de ce type, et je n’ai jamais rencontré un homme aussi respectueux des autres et de leurs opinions, aussi tendre et aimant. Les deux ne sont pas incompatibles. C’est aussi la personne à la Volonté la plus forte que je connaisse, il a tout acquis à la sueur de son front, avec un travail acharné et constant. Ce qui est assez impressionnant je l’avoue.

Et qui t’a en partie séduite.

Oui, j’apprécie la Volonté déployée avec sagesse et respect. Que ce soit le respect de soi même, d’autrui ou de toute forme de vie.

Alors qu’est-ce que tu reproches à l’Ombre ? Qu’est ce qui t’empêche de t’ouvrir pleinement à la guidance d’un Ange sombre ?

Et bien… Qu’est-ce que je n’aime pas cette question. La peur évidemment. Les préjugés aussi, même si j’ai travaillé à les déconstruire. Disons que je n’aime pas l’idée de devoir répliquer à une attaque par une attaque.

Alors tu préfères te faire saigner à blanc, comme dans ton rêve, plutôt que de te défendre ? Où est le respect de soi là-dedans ?

J’ai appris que la violence n’était jamais légitime.

Ah oui ? Alors tu dirais à une femme qui se fait menacer de viol et frapper qu’elle n’a pas le droit de se défendre avec ses poings ?

Non, je ne dirais pas ça. Si on m’agresse physiquement, il est hors de question que je reste inerte. Je répondrais avec les poings.

Et pourquoi en serait-il différemment sur un plan énergétique ? Pourquoi te laisserais-tu lacérer à coups de sabres ? Juste parce que cela n’a pas de réalité matérielle ? Mais qui est fatiguée après ? Ou se retrouve à devoir gérer l’impact émotionnel d’une telle violence formulée à son égard ?

C’est moi… Et oui, cela me pèse moralement.

Qu’as-tu appris de l’Aïkido ?

Que c’est un art martial pacifique et respectueux, qui vise seulement à retourner l’énergie de l’attaquant contre lui-même.

Et bien, il est temps de mettre en pratique cet enseignement dans les plans subtils. C’est un tort de penser que le combat est synonyme d’agressivité. Tu peux être une combattante respectueuse de la vie et d’autrui, les deux ne sont pas incompatibles. Tu peux même être une combattante POUR la vie. Il n’y a rien de mal à combattre. Voilà ce qui te retient à rendre les coups.

Il est temps que tu prennes conscience de cette limitation, car il ne te sera pas possible de faire face à ces attaques sans ça. Je le répète, le combat n’est pas synonyme de mal. Le combattant sage est celui qui possède le plus de force, car il a le choix de quand combattre et comment combattre. Tu peux désarmer un ennemi, comme le blesser superficiellement ou plus profondément, ou bien le tuer.

Tu peux combattre dans la paix intérieure, le calme et l’amour. Tu peux combattre pour protéger quelque chose qui te tient à cœur et est menacé. Tu peux combattre pour celui qui n’a pas la possibilité de se défendre. Le combat n’est pas synonyme d’attaque. Le meilleur combattant est même celui qui n’a pas besoin de sortir son arme, en réussissant à désamorcer un conflit par un autre moyen, la parole bien souvent, le regard, le charisme, les énergies qu’il dégage.

Mais comme le monde est vaste et que la Source vous a donné le libre arbitre, celui d’expérimenter toutes les possibilités, certains d’entre vous choisissent la violence, la domination et la soif de pouvoir. Alors ils utilisent le combat à ces fins-là. Ce qui crée cette image si négative du combat chez vous.

Pourtant, n’as-tu pas eu dans ton adolescence des modèles de combattantes ?

Si, l’un d’elle, ma préféré, Ellana est une combattante très douée. Et d’autres aussi…

Celles qui font face à la menace, aux attaques, qui se tiennent debout sur leur deux jambes et sont capables de se défendre. Mais aussi celles qui sont capables de contre-attaquer pour défendre quelque chose qui leur est cher.

Tout est toujours une question de but. Si tu combats avec dans ton cœur la flamme de l’amour et de la justesse, crois-tu que cela soit en désaccord avec ton âme ? L’Ombre c’est cela. C’est savoir défendre ses valeurs tout en respectant son Ame. Ce n’est pas tombé dans la violence par soif de pouvoir et en suivant l’égo de façon aveugle.

Dans toute religion, tu trouveras une force combattante. Prends par exemple le Christianisme et l’archange Saint Michael avec son épée. Il est parfois nécessaire de trancher la tête du dragon, pour pouvoir permettre à cette énergie de renaitre sous une forme libérée, qui ait de nouveau un choix d’évolution possible. Comme le décrit Camille dans son post.

Même dans le Bouddhisme ?

Dans le bouddhisme, le combat est immobile, il se joue contre les désirs et les aspirations de l’égo. Le dragon est intérieur à chacun, même s’il peut se refléter à l’extérieur.

Hum… je ne connais pas assez cette spiritualité pour pouvoir le dire ou pas.

L’important n’est pas là. L’important est de comprendre que tu peux et dois te saisir de ta facette de guerrière. Parce que cet aspect fait partie de toi. Il fait partie de chaque femme à vrai dire et de chaque homme. Il doit simplement être compris et dirigé en conscience. Lutter pour maintenir un commerce face à une situation de crise économique est un combat. Lutter contre une maladie et les pensées négatives associées est aussi un combat.

Le combat peut être mené sur de nombreux fronts et pour de nombreuses raisons. L’important étant qu’il soit mené selon le Cœur, qui exprime la volonté de l’âme. Ainsi, tu pourras te libérer de la peur de te voir dominer par ton égo et de tomber dans la soif de puissance. Nous pouvons te le dire, si tu prends ce chemin-là, nous serons les premiers à venir t’aider à remettre à sa place ton égo.

Oui, j’ai remarqué ça aujourd’hui… et vous ne faites pas dans la dentelle.

Nous faisons dans l’efficace, nous ne prenons pas de pincette, ou rarement, et c’est ce que tu n’aimes pas dans la guidance de l’Ombre. Nous ne tolérons pas les apitoiements et les jérémiades.

C’est si joliment dit… Je peux comprendre que vous soyez directifs et que vous ne passiez pas par quatre chemins pour mettre en avant une faille. Mais simplement, j’aimerais que vous preniez en considération que je suis une personne incarnée hypersensible. Et que certains chocs émotionnels ou mentaux peuvent se répercuter profondément et la résonance rester longtemps… La manière d’amener les choses peut faciliter l’acceptation. Il serait donc d’autant plus efficace et rapide de le prendre en compte dès le départ.

Soit. Nous t’avons entendu. Cela ne veut pas dire que nous serons moins directifs, mais nous veillerons à ce que l’impact émotionnel soit minoré afin d’accélérer le processus d’assimilation.

C’est déjà ça, lol ! Merci ! Et merci pour cette leçon sur le combat.

La prochaine fois, tu pratiqueras.

Oh… youpi ?

31 janvier 2017

 

Descendre dans l’ombre [hypersensibilité et maladie]

Artiste : Yuumei

Artiste : Yuumei

Il est des moments où il semble difficile de se tourner vers son intérieur. Pourtant, avec tout le travail de reconnaissance et d’accueil de mes peurs qui se joue en moi depuis plusieurs mois, je n’aurais pas pensé que je m’y heurterais si durement.

Exprimer ses émotions, ou tout du moins les libérer et les transmuter sous une forme ou une autre, est nécessaire pour conserver un certain équilibre, surtout lorsqu’on est hypersensible. Mais consciente aussi de l’impact des mots et du pouvoir de la pensée, se plaindre n’est que le risque de se maintenir dans des énergies défavorables, de se poser en victime et donc de ne pas agir pour changer la situation, ou changer son propre regard.

Quel est donc le bon équilibre entre les deux ? On ne peut pas toujours exprimer des émotions positives. C’est impossible. Même en vivant une vie heureuse, on connait tous des moments de doutes, de tristesse, d’émotions plus ou moins intenses, parce que l’on vit en interaction avec autrui et que ces interactions créent des réactions en nous. Vivre c’est ressentir. Ce qui est parfois problématique pour une hypersensible, constamment inondée d’émotions, d’informations, au point de ne plus savoir où on commence et où on s’arrête.

Vivre dans une bulle peut donner l’illusion de contrôler la situation, de limiter les flux envahissants, de respirer de nouveau. Mais toute bulle est à double tranchant, elle protège et elle enferme aussi. Peut-on considérer que l’on vit lorsqu’en réalité on est coupé du monde ?

Comment alors vivre la maladie, lorsqu’elle vous oblige à rester au lit, et vous donne le sentiment d’être coupée du monde ? Pas seulement physiquement, mais aussi psychologiquement. Parce qu’alors que la douleur me force à rester allongée, sans pouvoir lire ou manger, mon mental ne peut s’empêcher de me faire douter. Douter qu’on jour j’irai mieux, que je puisse profiter de la vie en mangeant simplement un bon gâteau ou en faisant une promenade en nature. Douter que je puisse avoir une vie sociale épanouie, et encore plus une relation de couple.

La maladie vient comme une vague crashé tout espoir, elle plonge dans le noir toute perspective de futur proche ou lointain. On sait qu’elle est là, qu’elle revient de façon cyclique, mais selon un rythme inattendu et imprévisible, détruisant au passage les projets et le moral. Qu’il faut tout reconstruire à chaque fois, encore et encore.

Je crois qu’aucun de mes proches n’a idée de combien cela peut être pesant. Parce que j’ai fini par arrêter de parler de ma douleur, de me plaindre, juste pour statuer « aujourd’hui je suis au lit à cause d’une crise ». Personne ne sait, qu’à chaque fois, je me demande si je vais supporter la douleur encore une fois, ou si ce sera la dernière – parce que mon mental aura craqué.

Voyez-vous, avec la maladie chronique, souvent les gens banalisent. Les premières fois qu’ils vous voient malades, ils sont compréhensifs, compatissants et peuvent même vous apporter un soutien. Mais au fur et à mesure que les crises continuent, les gens s’habituent, cela ne les touche plus, « c’est normal », « il suffit d’attendre que ça passe ». Cela peut même devenir embêtant « mais on avait prévu ça… ». Bien sûr, chacun est unique et a sa propre réaction face à la maladie d’un proche ou d’un inconnu. D’autres vous appellent, peu importe le nombre de fois.

Mes parents eux ne savent pas comment réagir. Comment pourrais-je leur reprocher ? Je suis à 6000 km, ce n’est pas comme s’ils pouvaient me faire de la soupe ou me faire chauffer une bouillotte. Ils ne sont pas très doués pour communiquer, on ne leur a jamais vraiment appris dans leur famille, alors ils ne trouvent pas de mots pour me réconforter. Ils ne savent pas quoi dire et se sentent impuissants.

J’ai remarqué que les gens ont tendance à fuir face à la maladie, à la dépression et à la mort. Comme si c’était insupportable de voir l’autre dans sa vulnérabilité. Je n’ai jamais ressenti ça, ni quand j’ai épaulée une amie dépressive, ni quand j’ai tenu la main de ma grand-mère sur son lit de mort lorsqu’on l’a débranchée. Peut-être parce que j’ai moi-même été confrontée à ma propre noirceur et aux pensées suicidaires à l’adolescence. Que j’ai vu comment les gens me fuyaient à cause de ça et que je n’ai jamais voulu faire subir ce rejet à quelqu’un. Est-ce la faute à la personne si elle est malade ? Si les douleurs et les difficultés qu’elles traversent lui pèsent sur le moral à un certain moment ? Est-ce la faute de la personne si elle est mourante et si la mort l’effraye ?

Dans ce genre de situation, on a tous besoin de soutien, on a tous besoin d’amour. Quand je suis malade, je me sens seule et j’aimerais que quelqu’un me tienne la main et me réconforte, comme lorsque je tenais la main de ma grand-mère. J’aimerais sentir un amour qui efface les doutes, à défaut d’effacer la douleur, un amour qui fait sourire et donne chaud au cœur, peu importe la difficulté de l’instant présent.

Est-on capable de s’offrir à soi-même ce genre d’amour, lorsqu’on est englué dans la souffrance ? Est-on capable de ressentir ce genre d’amour provenant de la Source quand nos émotions négatives nous submergent ? Comment apaiser son cœur dans de telles situations ?

21 novembre 2016

 

Liberté… ?

Artiste : Paulmp

Artiste : Paulmp

Je suis à la recherche d’une voiture d’occasion et je trouve cela compliqué. J’ai du mal à identifier ce dont j’ai vraiment envie et encore plus ce qui me conviendrait (comme proposé par Sylvie ici). L’idée même d’avoir ma propre voiture ne me fait pas envie. Il faut bien la choisir, bien l’entretenir, payer l’assurance, etc… Cela fait beaucoup de choses et beaucoup de responsabilités je trouve. Cela m’effraye… Et en même temps, je n’aime pas non plus avoir une voiture qui n’est pas à moi, parce que j’ai constamment peur de l’abîmer.

Bien, alors ne conduis pas de de voiture. Tu n’es pas vraiment obligée, pas encore.

Mais en même temps, le fait de ne pas avoir de voiture m’angoisse tout autant. Je veux pouvoir partir à n’importe quel moment, être autonome, ne pas dépendre des autres, des bus aléatoires, pouvoir aller où je veux, comme je veux.

Et quand tu as une voiture à ta disposition, tu n’as envie d’aller nulle part, alors que quand ce n’est pas le cas, tu voudrais pouvoir bouger et te sens coincée.

Mes propres contradictions me fatiguent. Je ne comprends pas pourquoi cela m’angoisse tant. J’en fais des cauchemars, je dors mal à cause de cette histoire de voiture.

Tout ce qui t’affecte n’est pas anodin, encore moins quand tu ne peux pas dormir comme d’habitude. Je sais que tu as entendu ma question et que tu n’as pas envie de répondre, mais dis le moi quand même…

Ce que la voiture représente pour moi… C’est la liberté. La liberté d’aller où je veux, quand je veux, comme je veux. En toute indépendance, et seule.

Tu comprends que la voiture n’est que le support de ton angoisse n’est-ce pas ? Qu’en réalité tu as peur ce qu’elle symbolise pour toi. La voiture dans les rêves représente souvent la manière dont on pilote sa propre vie, d’où les métaphores d’être passagère dans sa propre voiture pour signifier que l’on ne prend pas les décisions soi-même. Ce qui t’effraye, c’est cette liberté. Tu as peur de mal faire, « d’avoir un accident » ou encore de mal choisir ta voiture : de te faire arnaquer, duper et de te retrouver endettée pour rien. Tout ça n’est pas anodin.

Tu n’aimes pas conduire de nuit non plus, parce que les phares des autres t’aveuglent et ta visibilité est réduite. Tu n’aimes pas conduire non plus quand il y a du monde, tu préfères les routes désertes. Tu n’aimes pas conduire dans des conditions bruyantes, cela te donne la migraine. Toutes ces petites choses ne sont pas anodines et pourraient être transposée à ta vie globale.

Tu détestes la foule et tu fuis les lieux trop fréquentés. Tu supportes mal le bruit et tu as besoin de beaucoup de calme et de silence. Tu déteste avancer sans savoir où tu mets les pieds.

Bien. Maintenant, dis-moi quel est le budget que tu souhaites mettre dans cette voiture ?

Je ne sais pas. Je n’ai pas envie de m’endetter auprès de mes parents, même s’ils pourraient m’avancer un peu d’argent. Je n’ai pas envie de dépenser beaucoup d’argent pour ça. Je n’ai pas envie d’économiser pour ça en fait. Je considère que c’est un besoin presque « primaire » parce qu’ici c’est compliqué sans voiture. Mais je n’ai pas du tout envie de prendre un prêt pour en payer une. Ni de devoir réduire mon budget alimentaire chaque mois, ou mon budget parapharmacie. J’ai bien plus envie d’économiser pour mes prochaines vacances, quand je rentrerai enfin en métropole.

Je ne me sens pas prête à dépenser de l’argent pour ça, ni à endosser une dette. Même que ce soit 3000€, même que ce soit auprès de mes parents. Je déteste dépenser de l’argent que je n’ai pas, c’est un principe. Et même quand j’en ai un petit peu, j’ai besoin de garder un matelas de sécurité « au cas où ».

Parce que tu as toujours peur de manquer.

Oui… Je ne sais pas pourquoi ça. C’est une peur profonde, qui concerne principalement l’argent et la nourriture.

D’où tes réserves monstrueuses pour ta période sans voiture. Tu as préféré dépenser tes sous en avance pour être sûre d’avoir de quoi manger facilement et longtemps, même si tu ne pouvais plus qu’aller faire des courses chez le petit marchand de fruits et de légumes. C’était ta priorité, avant même de chercher une nouvelle voiture.

Oui… Pourtant, je n’ai jamais manqué de nourriture…

Ah, tu es sûre ?

Oui, bon… je me rappelle qu’on m’a dit je ne mangeais quasiment pas petite jusqu’à mes 4 ans. A priori, c’était compliqué pour me faire téter et manger…

La première chose que fait un enfant, c’est téter le sein de sa mère. Ainsi il établit un lien spécial avec elle, il se sent nourri et comblé, donc en sécurité. Or cela n’a pas été ton cas, pour une raison que nous ne t’expliquerons pas. Mais tu sais que tu n’as pas tété dès ta naissance. Tu sais aussi que tu as ressenti un grand manque d’amour bébé, malgré l’attention de tes parents. Et que tu n’arrivais pas à manger correctement.

Oui mais je ne comprends pas… Si j’avais faim et besoin de cette nourriture, alors pourquoi je ne semblais pas vouloir téter ?

Parce que cela ne t’a pas été enseigné comme le moyen de combler ce vide. Car en réalité, c’était autre chose que tu cherchais, c’était un lien émotionnel de confiance et d’amour, un sentiment de sécurité. Or ta mère était très anxieuse, anxieuse que tu ne manges pas, anxieuse de mal faire les choses, anxieuse de se tromper. C’était ses énergies là qu’elle te transmettait via son lait, voilà pourquoi tu n’en voulais vraiment pas.

… Je peux l’imaginer mais… Je ne sais pas, je ne comprends pas trop le lien ou je n’arrive pas à comprendre.

Je vais t’éclairer. Tu as peur de manquer, toujours et tout le temps, surtout du point de vue de la nourriture. Tu te sens souvent en insécurité et particulièrement quand tu conduis, ce qui a tendance à t’angoisser. T’es-tu jamais demandé pourquoi ?

Je veux dire, tu as fait la conduite accompagnée, tu as eu ton permis du premier coup, ça va bientôt faire dix ans que tu conduis. Tu n’as jamais eu d’accident, à part ce léger accrochage en sortant de ton stationnement. Tu n’as pas de raison valable d’être angoissée au volant. Mais tu conduis moins bien quand tu doutes de toi. Et tu as peur des autres au volant. Car finalement, toi toute seule sur la route, tu n’aurais pas d’inquiétudes, tu pourrais même y prendre du plaisir, car tu aimes bien la vitesse et la sensation de pouvoir que peut donner la liberté d’aller là où tu veux.

Non ton problème, c’est les autres. C’est conduire au milieu des autres. Tu pestes souvent quand les gens ne respectent pas les priorités. Cela te met en colère, c’est ce qui t’énerve le plus au quotidien.

Je déteste croiser des imbéciles au volant, ceux qui grillent les priorités ou font n’importe quoi. Je ne peux pas m’empêcher de me sentir atteinte. Je déteste quand on me manque de respect, notamment quand je conduis. Cela m’affecte, même si je sais que c’est bête. Comme je peux vite me sentir agressée au volant, si l’on me klaxonne ou m’injurie parce que je ne vais pas assez vite alors que je respecte les limitations de vitesse. Vraiment, ça pourrait presque me faire pleurer, je suis trop sensible…

Je t’invite à faire un parallèle entre ton comportement au volant et ta vie. Pourquoi te sens tu atteinte de cette façon ? Qu’est ce qui t’effraye tant dans le fait de rouler avec les autres ? Pourquoi est-ce que tu ne veux pas mettre d’argent dans une voiture ?

En fait, je voudrais une voiture qui ne craint rien. Ou bien qui ait peu de valeur et ne craigne pas les rayures.

Tu es sûre ? Quand on a rayé la voiture de location alors que tu l’avais bien garée, tu étais très vexée. La réalité, c’est que ta voiture est un peu comme une extension de toi. Tout ce qui l’affecte, t’affecte aussi sans que tu t’en rendes compte. La 106 dont tu as hérité n’a pas de grande valeur, pourtant tu as été vraiment blessée de voir que quelqu’un avait fait un pet sur la carrosserie. Alors que tu n’as pas trop tilté quand tu l’as rayé toi-même contre un mur. Du moins, ta vexation est vite passée.

Et quand tu as trouvé une vis dans ton pneu ? Tu regardes où tu roules, tu fais attention à ce genre de chose. Mais là, c’était probablement quand tu t’étais garée devant chez tes voisins, ceux qui avaient laissé leurs invités faire exploser un pétard sur ta fenêtre quand tu leur avais demandé gentiment à 2h du mat s’il pouvait s’installer sur le banc plus loin plutôt que sur ton bord de fenêtre. Tu as été très suspicieuse…

C’est vrai quoi, il n’y avait aucune autre vis, ils n’avaient pas déménagé, c’était très bizarre. Mais oui cela m’a affecté, je le reconnais.

Ta voiture est quelque part un symbole de ton hypersensibilité. Une carrosserie finalement sensible, qui t’affecte au moindre choc. Un élément que tu n’aimes pas manier en présence des autres, quelque chose qui t’angoisse, qui te semble imprévisible et que tu as peur de voir tomber en panne. Comment ferais tu pour rouler sans carrosserie ? Comment ferais tu pour gérer ton hypersensibilité sans bouclier de protection ?

Je ne sais pas… Longtemps je me suis hyper protégée. En ne m’habillant qu’en noir, en cherchant à repousser les autres, en me barricadant de l’extérieur. Puis j’ai ensuite, en plus, essayé de me protéger avec des pierres, des boucliers d’énergies, des prières, etc…

Tu as toujours traité cette hypersensibilité comme quelque chose de gênant, quelque chose à bloquer, à contrôler, à réprimer, à compenser.

Je ne sais pas vraiment comment faire autrement. Comment je suis censée faire ? Rester exposer à toutes les émotions, en me prenant coup sur coup ? Me laisser drainer de toutes mes énergies par autrui ? Me voir prête à fondre en larmes subitement au travail sans raison ? Comment je suis censée gérer ça ? Comment ? Je n’ai jamais reçu de mode d’emploi. On me dit d’accepter… Accepter, accepter, accepter, ça veut dire quoi dans ce cas-là ? Accepter de me faire vider de mes énergies ? Accepter de me sentir agressée à tout bout de champ ? Accepter d’être vidée et épuisée émotionnellement au point que cela m’affecte physiquement ? Comment on accepte ce genre de chose ?

En arrêtant de la combattre. En arrêtant de penser que ce n’est pas normal, et qu’il y a quelque chose qui cloche, à réparer. Tout est normal, tout va bien. Nous sommes là pour te protéger en cas de réel danger. Tu as fait beaucoup de progrès déjà, tu peux encore t’améliorer. Te faire vider de tes énergies n’est pas forcément mauvais, cela peut être par des entités vampiriques qui t’aideront à recycler tes énergies viciées. Cela peut être par des âmes errantes qui cherchent à attirer ton attention et obtenir ton aide. Ce n’est pas forcément « parce ce que l’on te veut du mal ». Avant de courir te réfugier dans tes énergies de lumière à cause de la peur, tu devrais prendre le temps de ressentir. Comment te sens-tu physiquement ? Émotionnellement ? Qui prélève tes énergies ? Je sais que tu n’as pas envie de voir, mais tu devrais essayer de remonter le fil énergétique pour savoir à quoi tu as affaire. Tu te plains de ne pas être capable de faire la distinction et ni de comprendre ce qui se passe. Mais pour ça il faut observer. Si tu veux apprendre à faire preuve de discernement, il faut que tu acceptes de ressentir. Et pas que tu rejettes tes ressentis et coures te réfugier dans un bouclier de lumière.

Mais j’ai déjà été confronté à des entités vampiriques qui me masquaient ce qu’elles étaient…

Cela dénote un niveau spirituel largement supérieur à une âme errante ou une entité vampirique de base. Ce qui peut signifier plusieurs choses, mais nous reviendrons dessus.

Si ce ne sont pas des guides ou des alliés venus pour m’aider alors qui sont-elles et que veulent-elles ? Et comment je peux savoir ? Elles masquent leur présence et bloquent toutes les informations que je pourrais chercher à obtenir.

Ce n’est pas l’important là maintenant. Tu es protégée, tu ne devrais pas en douter. C’est juste que tu es vite effrayée, tu as du mal à gérer les entités liées à l’Ombre, elles te font peur. Parce qu’on t’a inculqué que les énergies « basses » (le mot est mal choisi, mais c’est ce qu’on t’a dit), ressenties avec tes chakras inférieurs étaient mauvaises. C’est faux, c’est un gros préjugé. Et tu devrais bien le savoir car l’école qui te l’a enseigné ne jure que par la lumière, la lumière, la lumière, au point que tu trouves cela déséquilibré.

Je sais. Sauf que c’est plus facile d’accepter l’Ombre en théorie qu’en pratique. J’ai du mal à distinguer les énergies qui y sont liées, encore plus à communiquer avec d’éventuels guides ou alliés…

Tu te débrouilles plutôt bien ce soir. C’est pas mal. Je sais que tu fais des efforts pour essayer de ne pas nous rejeter automatiquement, pour apprendre à modifier tes formatages. Je sais que cela t’effraye et que parfois tu n’y arrives pas.

Mais je suis là pour t’aider, comme les autres. Et quand tu te réfugies automatiquement derrière un bouclier de lumière, on ne peut pas t’atteindre, parce que tu changes sciemment et volontairement ta fréquence, et qu’elle n’est pas compatible avec la nôtre pour créer un canal. Tu ne sais canaliser que sur une fréquence étroite, alors c’est compliqué.

Mais je n’ai pas l’impression que ce le soit ce soir. Tes énergies sont presque impalpables pour moi, je ne ressens pas vraiment ton lien à l’Ombre ni tes énergies.

Disons que je les ai masqués pour faciliter les choses, nous te laisserons le temps de t’habituer.

Merci. Mais alors quand je me sens en insécurité à cause de mes ressentis liés à l’Ombre, comment je fais pour me « réfugier en sécurité » sans couper le lien avec mes guides/alliés, etc… ?

Tu peux t’imaginer dans un château fort, aux énergies neutres, où seuls tes alliés peuvent franchir la grille de la Vérité, celle qui dévoile tous les masques et fait tomber les protections d’invisibilités. Si tu veux, nous t’aiderons à créer ce lieu. Mais tu dois avoir foi en toi et tes capacités. Tu peux t’appuyer sur la bénédiction de la Source, à condition de ne pas donner de teinte à ses énergies. Est-ce que cela pourrait te rassurer ?

Je vais essayer, merci. Merci pour cette conversation détaillée et pour ta douceur.

27 février 2016

Se respecter : savoir poser des limites

Auteur : Kyrie0201

Auteur : Kyrie0201

Je suis contente ! Je me sens heureuse après cette journée. Pas qu’elle était extraordinaire, mais pour la première fois de la semaine, j’ai enfin fait des tâches qui relevaient de mon niveau de compétence, enfin appris des choses, enfin arrêter de me casser le dos sur des tâches ouvrières qui ne sont pas censées faire partie de mes missions. Mais surtout, j’ai négocié mes we d’astreintes et j’ai tenu tête à mon patron qui a essayé de me filouter – encore une fois. Sauf que cette fois ci, j’ai gentiment mais clairement fait comprendre que non, je n’aurai pas une demi-journée de repos en échange d’une permanence sur un jour férié entier. Et j’en suis fière, j’ai besoin de le dire, même si je ne sais pas pourquoi.

Peut-être, parce que je me suis déjà faite avoir pour les we… Quelle idée d’accepter de faire un « we d’astreinte » – qui est en fait légalement un we de travail, puisqu’il faut bien aller à l’entreprise, pas juste attendre chez soi en cas de problème – contre seulement un jour de repos et sans aucune compensation financière !! Je peux comprendre que ce soit handicapant, pour une toute petite entreprise, de voir un cadre absent 2 jours de la semaine parce qu’il était de permanence le we. Mais enfin… c’est le droit du travail !! En attendant, c’est 2 jours (samedi et dimanche) sont bien travaillés. Pas très légal tout ça. Pas plus que de m’entendre dire « mais on ne prend pas de RTT ici » alors qu’aucun accord statuant sur un renoncement aux jours de RTT en faveur d’une compensation financière n’a été signé…

Non décidément, ce dirigeant n’a pas des pratiques de gestion des cadres très légales… Et en même temps, mes collègues cadres se laissent faire. Ils acceptent tout ça, les semaines de 50h, les « we d’astreintes », l’absence de RTT sans broncher, malgré un salaire très moyen, qui vaut moins qu’un SMIC si on le ramène au nombre d’heures travaillées dans l’année. Alors que mes collègues ouvrières ne font pas une heure supp’ si elles ne sont pas payés (leur contrat est à l’heure).

Je ne comprends pas. Je ne comprends pas que ces personnes se laissent exploiter. Je comprends qu’il y ait très peu de travail dans la région, je comprends que ces personnes soient proches de la retraite et veulent finir de cotiser, je comprends qu’elles aient construit leur vie ici (maison, famille, activités, amis) et je comprends qu’elles soient habituées à travailler pour le même patron depuis 30 ans.

Mais je ne comprends pas qu’elles acceptent une situation qui soit en leur défaveur sans obtenir un juste retour. Quelle compensation y trouvent-t-elles ? Une sécurité de l’emploi, une « reconnaissance » de leur patron ?

Ces personnes peuvent sembler bloquer dans cette situation. Pourtant elles possèdent de nombreuses compétences et honnêtement elles méritent mieux. Elles pourraient faire le choix de trouver une autre solution, une situation où elles ne seraient pas lésées. Elles pourraient partir chercher un emploi ailleurs, se reconvertir ici ou monter une autoentreprise. Evidemment, tout cela suppose de prendre des risques, de sortir du train-train quotidien, de miser sur leurs capacités, de se faire confiance et de se responsabiliser, des choses qui sont difficiles – je suis la première à l’admettre. Il est plus facile de se laisser porter – voire même exploiter – par un patron qui prend toutes les décisions, assume les responsabilités qui en découlent, arrive à contrôler les gens à sa guise.

Il ne faut pas croire, je suis admirative devant sa motivation, son énergie d’entrainement des autres, sa capacité à discourir et manipuler subtilement les autres. C’est un fin stratège qui a compris qu’on ne manipulait pas les gens avec la peur, la menace et les punitions, mais les récompenses, la reconnaissance, l’humour, la relativisation et la fermeté. Il a une capacité stupéfiante à entraîner les gens à sa suite et ne leur faire voir et entendre que ce qu’ils souhaitent. Des vrais talents « d’ombreux ». Probablement parce qu’il sait ce qu’il veut et où il veut aller. Des talents exercés sur ses employés, mais aussi et très probablement sur ces financiers, et c’est bluffant ! Savoir se rendre indispensable, soucieux de l’autre, lui apporter de la « valeur ajoutée » tout en lui coûtant de l’argent… c’est fort !

Malgré le respect que j’ai pour lui et mon attrait pour les missions de mon travail, je refuse de marcher dans son jeu et de me faire exploiter sans contrepartie. Je suis prête à travailler beaucoup et à m’investir, mais seulement en contrepartie d’un juste retour. Pour l’instant la formation et l’expérience que j’acquiers sont des motifs suffisants pour compenser les inégalités. Mais ce ne sera pas toujours le cas. Et il est hors de question que je gaspille ma santé, mes compétences et mon temps pour un dirigeant qui sait pertinemment qu’il en demande trop et n’en donne pas assez. Il faut un équilibre. Si l’équilibre est rompu, ou bien mon corps dit stop, ou bien mon moral et ma motivation tombent tellement bas que je ne suis plus efficace. Dans cette histoire, lui-même sera perdant si un juste équilibre n’est pas trouvé.

J’estime simplement que je mérite cet équilibre, et si ce n’est pas moi qui le réclame, personne ne le fera pour moi, surtout pas mon dirigeant ! Le respect de soi même passe d’abord par la définition des limites de ce que l’on tolère, par l’indentification de ses besoins profonds et par le respect de ces derniers. Ce n’est pas une question de supériorité sur autrui (« je mérite mieux que untel »), de jeu de dominant/dominé (« je veux avoir raison »), de soif de richesse (« je veux gagner plus »). C’est savoir quelles sont les limites à respecter pour ne pas perdre l’estime de soi, pour ne pas s’épuiser énergétiquement et pour ne pas atteindre à sa santé physique et mentale. Il faut parfois de dure leçon pour l’apprendre, je crois que je me souviendrais de celle-ci…

12 mars 2015

Toutes ces émotions négatives…

Auteur image : KR0NPR1NZ

Auteur image : KR0NPR1NZ

Depuis quand suis-je si faible ? Physiquement et moralement ?

Peut-être depuis que j’ai renié la part sombre de moi-même.

Quand je ne sais plus qui je suis, je dois en revenir aux souvenirs de toutes les épreuves et souffrances que j’ai traversées. Pourquoi cela ? Pourquoi pas les moments heureux, les gens que j’aime, les vacances dans la nature ? Pourquoi faut-il que je revienne à une étincelle de ces moments de douleurs pour me rappeler ma force, ma capacité à continuer d’avancer malgré ça ? N’est-ce pas un peu sadique ?

Quand je vais mal, que je tourne en rond, que je me sens coincée, j’ai beau demander de l’aide, je ne la reçois pas… J’ai beau m’apitoyer sur moi-même et appeler la bienveillance de la lumière, rien n’y fait. C’est la colère, l’injustice et le désespoir profond qui me poussent à plonger au plus profond de moi-même. Dans les souvenirs de mon passé, pour me rappeler ce que j’ai déjà traversé et alors relever la tête en me disant que je suis capable de faire face à mon présent.

C’est dans ma part sombre que je pompe l’énergie pour me secouer. Dans mon ressentiment, mon amertume, ma tristesse, mon découragement, ma sensation d’impuissance. Dans mes émotions négatives et la hargne qu’elles éveillent.

Oui je suis déprimée, peut-être même dépressive, sombre et lunatique. Et alors ? Une rage nait en moi, face au monde et à la société, qui attend de moi de cacher, de masquer, voire d’annihiler toutes ces émotions négatives. Mais je ne veux PAS. Elles font partie de moi, comme ces souvenirs douloureux, ces cicatrices et ces peurs qui me collent à la peau. ET ALORS ? Je ne force personne à m’aimer pour ce que je suis. Mais je refuse de me conformer à un moule de lumière, de gentillesse et de positivité que je ne suis pas, même si c’est ce que les autres attendent de moi.

En ce moment, je n’ai pas envie d’être positive, je n’ai pas envie de recevoir des leçons de moral sur la façon dont chaque minute appréhendée avec positivité/négativité impacte sur notre vie. J’ai juste envie d’accepter et de laisser s’exprimer toutes ces émotions négatives, que la société nous pousse à ignorer, ranger dans une boîte ou résoudre : mon insatisfaction, mes peurs, mon inconfort, ma colère, ma rancœur, mes regrets, mes déceptions, mon insécurité, ma vulnérabilité, mon amertume, ma tristesse, la souffrance physique de mon corps, mon envie de feuler et de mordre, ma haine envers l’injustice de ce monde, ma soif de vengeance, mon mépris pour certaines personnes, ma soif d’avoir plus, mon besoin de reconnaissance.

Toutes ces émotions « négatives », toutes MES émotions négatives, je veux me les approprier, je veux les ressentir, les posséder pour les transformer en une force motrice. Celle qui me redonnera de la force, me fera relever la tête, hurler à la lune, défoncer les barrières qui m’emprisonnent, dépasser la cage qui m’enferme et enfin me sentir libre.

Alors oui, il est peut-être temps de reconnaitre que je suis plus reliée à l’Ombre que ce que je veux bien admettre. Que je me suis réfugiée dans la Lumière par crainte de l’Ombre, par peur de ce que je pourrais découvrir en moi : la soif de puissance, l’ambition aveugle, l’indifférence devant la souffrance d’autrui, la volonté d’écraser l’autre, l’égoïsme. Tout cela sont des choses qui me font terriblement peur. Parce qu’ouvrir la porte à l’Ombre, c’est aussi ouvrir la porte en soi même de ce qu’il y a de plus sombre, de plus cruel, de plus assoiffé de vengeance et de reconnaissance.

Pourtant, je devrais me rappeler que l’Ombre accomplie, ce n’est pas ça. L’Ombre accomplie recherche l’élévation de l’âme, mais d’une façon différente, par les propres moyens de chacun, le développement de la volonté, le travail via des alliances. Le dépassement des jugements du bien et du mal, le travail pour se détacher des voix de l’égo. L’Ombre accomplie ne vaut pas moins que la Lumière accomplie, c’est juste différent. Je le sais dans ma tête, mais dans mon cœur…

Finalement, si je refuse d’ouvrir la porte à l’Ombre, c’est peut-être surtout parce que j’ai le plus peur de moi-même, et de ce qui risque de s’y déchainer. Des années de douleurs, de colère, de soif de vengeance refoulées. Toutes les émotions négatives provoquées par les trahisons que j’ai vécues, par mon viol, par ma propre maltraitance envers mon corps. C’est plus qu’une tornade qui risque de se déchainer… Et je me surprends parfois moi-même à ne plus me reconnaitre face aux pulsions qui surgissent.

Pourtant, puis-je faire demi-tour ? Je suis à un point de non-retour. Je suis bloquée face au mur, je ne vois plus le ciel et les étoiles. Je ne peux pas me retourner et partir, ce serait renoncer à mes rêves, à mon couple et même à une part de moi-même. Ce serait tourner le dos à une partie de qui je suis. Je ne peux qu’avancer. Mais comment ?

Je suis prête à accepter ma reliance à l’Ombre. Je suis prête à travailler sur moi, à abandonner mes idées reçues, mes préjugés et les croyances qui ne correspondent pas à ma réalité intérieure. Mais à la condition que cela me permette d’avancer sur mon chemin, de dépasser ce buisson d’épines sur ma route sans m’écharper à sang tout le corps.

Je sais que j’en suis loin, je sais que je me débats vainement contre obstacles et sentiments d’injustice. Que je suis loin de la tempérance, que je ne connais pas et que j’ai peur d’assumer les valeurs qui me correspondent vraiment. Mais n’est-ce pas déjà un premier pas sur ce palier de stagnation ?

22 février 2015

Entendre sa colère et la respecter

onyourwings_by_fdasuarez-d72m54tComment te sens-tu aujourd’hui ?

Fatiguée… C’est dur de reprendre contact avec la réalité. Je me sens encore faible et préoccupée. J’aurai plutôt envie de rester dans une bulle de douceur pour me soigner. Je me sens fatiguée de devoir m’acharner… à finir ce projet, à chercher un stage. Je trouve que ma vie manque de rires et de légèreté. J’ai envie de partir à la campagne, sentir le soleil sur ma peau me réchauffer, l’eau des ruisseaux me purifier. Oublier l’outrage du viol conscientisé, oublier mon égo qui hurle à tue-tête que le monde entier devrait savoir, pour que je me sente obligée de jouer un rôle de victime. Oublier la voix qui me dit « mais où sont tes proches pour te soutenir ? » alors que personne ne sait, et qui cherche à me faire sombrer dans la solitude et le désespoir comme dans une carapace qui me couperait du monde. Oublier cette part de moi qui a envie de le hurler pour qu’il soit reconnu, démasqué, puni et accablé.

Je voudrais cracher à sa face. Après le déni, la réalisation ouvrant un gouffre sur mes pieds, la peur de ne jamais m’en relever, la sensation de faiblesse extrême, la compréhension de tout ce que cela impliquait, arrive au galop la colère. Celle de m’être laissée aveuglée, celle de le savoir insouciant et non inquiété, celle de savoir qu’il a peut-être et qu’il pourrait encore recommencer. Je sentirai presque en moi la guerrière se dresser, tenant à la main une lance acérée, les traits peints de mon propre sang, prête à lui faire payer. Mais à quoi bon ? Il me vaudrait mieux canaliser cette énergie à quelque chose de constructif. Parce que c’est sûr que cette colère, je ne vais pas la sublimer comme le prône la Lumière, je ne suis pas prête à lui pardonner. Et en attendant, j’en fais quoi de cette colère ? Pour ça, il semblerait qu’il n’y ait que l’Ombre qui puisse m’apprendre à la manipuler, pour ne pas la laisser divaguer sauvagement et faire des ravages énergétiques sans que j’en sois consciente. Pour changer du passé…

Et si tu laissais tomber ça pour ce soir ? Et si tu t’amusais ?

Je me sens tellement épuisée…….

19 janvier 2014

Source image : fdasuarez

Décider par soi-même

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J’avais envie d’écrire, j’étais inspirée puis cela m’est passé… Pourtant j’aurai bien aimé le coucher par écrit, toutes ces pensées qui m’ont traversé. C’est rigolo, j’ai lu le commentaire d’Emmanuel juste après avoir fini mon article sur la volonté, et ça m’a conforté. Ça a aussi provoqué un déclic. Un déclic de compréhension. Pourquoi les plantes médicinales plutôt que la phytothérapie ?

Parce que depuis toujours, ce sont les plantes qui me passionne et non l’homme. C’est ce qui m’a retenu de me lancer dans une formation d’herboristerie. Je veux travailler pour le Terre, pas pour l’homme. C’est elle que je voudrais soigner, préserver et aider, avant tout. C’est sûrement une vision égoïste. Mais je n’en ai rien à faire des sous, du prestige et de la reconnaissance sociale pour une profession « à haute valeur ajoutée ». Mais bon, il faut être réaliste quand même… si l’argent n’est pas une fin en soi, il est quand même nécessaire pour vivre dans cette société, pour se nourrir, se loger, prendre soin de son corps et puis tout simplement profiter d’un certain confort, pouvoir voyager, se cultiver etc…. Je ne suis pas de ces « idéalistes » qui voudraient s’en passer (sans aucun jugement de valeur je précise, c’est juste ma façon de penser). Mon vieux rêve de gamine de devenir ermite dans la forêt  est plus que dépassé, lol. Et je ne lui cours plus après.

Je pense qu’on est plusieurs à un moment ou à un autre, lorsque l’on se sent en décalage complet avec la société, à se poser cette question. Celle de la place, du rôle que l’on veut jouer dans cette société. De rôle que l’on veut bien assumer. Veut-on vivre tranquillement en retrait dans son coin, profiter simplement des bienfaits de la vie ? Veut-on se mettre sur le devant de la scène pour se sentir exister ? Veut-on prendre la peine de lutter pour ses valeurs et faire évoluer les choses ? Ou veut-on se laisser porter ? Je crois qu’il y a autant de vision que d’individualité. Pourtant si je devais dessiner une tendance d’après les différentes personnes que j’ai rencontrées, je dirais que la reliance à l’Ombre ou la Lumière (le plus souvent inconsciente) a un effet important sur le rôle que l’on veut jouer. On peut aussi décider ou se retrouver à ignorer son cœur, choisir de prendre un rôle opposé, ou différent à celui dont on aurait rêvé. Et je me demande qu’est-ce qui fait que l’on s’accroche à ce rêve ? Qu’est ce qui fait que l’on veut écouter son cœur jusqu’au bout, même s’il semble avoir de folles idées ? Aller à l’encontre des attentes de la société ?

Pour ma part, j’ai toujours penser qu’un rôle en retrait me convenait, que je voulais juste pouvoir profiter pleinement et sereinement de chaque moment de la vie, de chaque merveille de la Nature. Je peux rester des heures à contempler le vent agiter les arbres et les nuages passer. Je suis à chaque fois émerveillée par la magie de la nature et de la vie. À en pleurer. C’est toujours ma gratitude envers la Nature qui m’a sauvée, toujours, toujours. Elle a réveillé mon cœur tombé dans l’apathie, elle m’a donné une raison d’apprécier la vie quand je voulais me suicider, elle a reposé mon âme et l’a soigné. Elle a toujours tenu sous mes pieds, m’a nourrie et abritée. Jamais je n’ai souffert de la faim, jamais je n’ai vu le sol s’effondrer (physiquement) sous mes pieds. Elle est ma mère nourricière, ma vie, mon souffle et ma mort. Elle est une de celle qui me guide et  elle est la seule à m’offrir l’ancrage dans la réalité. Je lui dois tout, je lui dois probablement le fait de « m’être éveillée », de par les plantes et les animaux, le souffle de l’eau,  les pierres taillées de sa chair chargées des énergies de centaines d’années. La Nature est belle, mais elle est aussi terrible et sans pitié. Elle est sauvage et indomptable, traitresse et pourtant alliée. Elle est la foudre qui s’abat, le prédateur qui mange sa proie. Elle est. Les mots seraient trop pauvres pour lui rendre hommage.

Alors est ce que je veux toujours rester en retrait ? Ou est-ce que je vais accepter de devoir me battre pour mes valeurs ? Clairement, en étant reliée uniquement à la Lumière, j’aurais eu tendance à rester en retrait. Mais avec la découverte de ma reliance à l’Ombre, je mesure mon envie de progresser, de me dépasser. Alors ou se situe le chemin entre les deux ? Qu’ai-je à apporter ? Et quelle est la manière la plus adaptée ? Ça c’est une sacrée question. Et là est tout le cœur de ma réflexion.

Puis je avoir la prétention que moi, petite personne que je suis, je puisse faire évoluer quelque chose ? J’aurai tendance à dire non. Mais n’est-ce pas par l’exemple que l’on inspire les autres à changer ? N’est-ce pas d’abord en regardant en soi, en se changeant soi-même intérieurement, que l’on peut espérer voir ce changement lentement se propager ?

Que m’a appris mon expérience ? Que lorsque j’ai confronté mes parents à la spiritualité, à ma spiritualité naissante, ils l’ont rejeté. Exactement comme moi je la rejetais. Et en évoluant moi-même, en acceptant de m’écouter, de prendre le temps d’appréhender, d’assimiler, de réaliser et d’accepter qui je suis au niveau de la spiritualité, mes parents ont suivi le même mouvement envers moi-même. Maintenant, j’accepte la spiritualité comme une partie intégrante de la personne que je suis, et je ne veux plus la rejeter (bien que j’ai toujours des périodes difficiles à accepter les réalités qui vont avec). Et mes parents ne la rejettent plus, ils l’ont aussi accepté et assimilé comme une partie intégrante de moi-même. Je cherchais leur approbation et leur acceptation, mais ils ne me l’ont jamais donné quand j’en avais besoin. C’est moi-même en m’acceptant, en faisant la paix avec moi-même, qui me la suis donnée. Et eux on suivit mes pensées. En étant en paix avec moi-même, en n’ayant plus peur de moi-même, ils ont arrêté d’avoir peur de cet aspect chez moi.  Quand il y a des années, je me suis vue regarder comme une folle à l’idée que je sentais les morts, maintenant, ma Maman accepte de regarder dans le journal les avis de décès pour me rassurer. Sans poser de questions, sans juger, avec application et méticulosité, juste avec le plus grand amour maternel. Alors oui, c’est au centre de moi que le changement doit commencer.

Mais quel est le changement que je voudrais diffuser autour de moi ? Quel est le changement que je voudrais, moi, personnellement apporter ? Je n’ai pas besoin de mes guides pour me le dicter, de mon âme pour me l’imposer. J’ai besoin de mon cœur pour m’aiguiller et de ma volonté pour le faire se matérialiser. La Lumière d’une main pour la vérité, l’Ombre de l’autre pour la matérialiser. Alors je vais chercher, et je vais trouver. Je ne veux pas laisser quiconque décider pour moi, pas même mes guides, le ciel ou mon âme. Je veux décider en étant à l’unisson entre le corps et l’esprit, entre l’âme et la raison, et avec le cœur pour seule direction, le « vrai » cœur.

16 janvier 2014

Source image : Wang Xiuying

Reliance multiple

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Tu as mal à la gorge ce matin.

Oui je sais, je n’ai encore une fois pas assez dormi. Pourquoi je n’arrive pas à me coucher avant 1 ou 2h du mat depuis 2 semaines ?

En même temps que fais-tu pour te coucher tôt ?

Bon, pas assez d’efforts… C’est encore mon physique qui va trinquer, il va falloir que je fasse des efforts pour me coucher plutôt.

Que vas-tu lui répondre à A.?

La vérité… c’est ironique, il m’a envoyé un deuxième message pour s’excuser juste au moment où l’on finissait de parler hier soir, avant de publier notre conversation sur mon blog.

C’est-à-dire ? Quelle vérité ?

Que ce n’est pas grave qu’on n’ait pas pu skyper. Mais que je suis vexée qu’il est oublié de me prévenir. Et que je suis en colère contre moi-même pour lui avoir réservé ma soirée au lieu de sortir.

Ou de te reposer. Tu devrais dormir plus. Regardes dans quel état tu es. Tu recommences à te priver de sommeil. As-tu rêvé cette nuit ?

Oui, beaucoup… mais j’ai oublié. Il y avait l’histoire de ce vieux manoir où ma grand-mère voulait m’emmener avec mon père. Mais quand on prenait l’escalier intérieur, ruisselant d’eau et de mousse, elle se rendait compte qu’il était fêlé. Alors on sortait de là, et on faisait le tour de la propriété. Et en fait, la tour du milieu s’était écroulée sur elle-même, les pierres tellement vieilles et usées qu’elles semblaient dater d’un autre siècle.

Arrêtes de te concentrer sur les fautes d’orthographes, tu les reliras plus tard. On n’a pas beaucoup de temps alors écoute moi. Ce rêve était un avertissement. Il va te falloir laisser l’ancien s’écrouler. Encore une fois. Tu crois que tu vas y arriver ?

Pourquoi je n’y arriverai pas ? Ça dépend de ce que c’est…

Si je te dis quoi, tu vas te braquer. Mais il suffit, arrête de repousser le sommeil pour fuir tes rêves. Le message doit passer. Il doit passer. Tu préfères en douceur dans ton sommeil ou de manière brutale et éveillée ?

Evidemment de manière douce dans mon sommeil, de préférence de manière répétée.

Bon alors  fais-moi la promesse de ne plus te coucher après minuit.

Même si c’est pour envoyer des demandes de stage ?

Tu n’as qu’à te débrouiller pour faire cela la journée. Ou sortir moins. Et essayer un peu plus de discuter avec moi. Tu as arrêté de converser avec ton âme, cette phase est passée, tu n’es plus prête à entendre ce qu’elle veut te dire. Et tu as enfin accepté la présence d’entités autour de toi pour te guider.

C’est bizarre parce que je n’ai pas vraiment l’impression que vous êtes là. Je veux dire c’est très discret, je ne vous sens pas la majorité du temps. Seulement quand on converse comme ça.

Et que sens-tu là ?

Une immense chaleur au niveau du C7, comme une reliance directe entre mon corps et … je ne sais pas quelle sphère. C’est vrai ça, dans quelle sphère es-tu ?

Tu n’as jamais eu la curiosité de faire des voyages astraux et ce n’est pas plus mal. Tu n’es pas encore prête à ça. Laisses nous te guider pendant ton sommeil, c’est mieux comme ça. Rien ne sert de forcer ces voyages-là. Tu as déjà bien assez de mal à assumer la réalité, alors ces voyages là… le moment n’est pas venu, mais un jour il viendra. Bon, et sinon ça te fait quoi de discuter comme ça dans le bus ?

Lol c’est irréel, je sais que je n’aurai pas d’autre moment dans la journée et ta voix est venue me parler dès le réveil.

Tu vois qu’on est bien là.

Pourquoi m’est-il passé cette drôle d’idée dans la tête ? Que je devrais choisir ma reliance ? Que le test qui m’est proposé, celui de choisir si oui ou non je vais soumettre cette sombre entité auto-créée, va décider pour moi ?

Parce que tu te sens tiraillée. Tu ne comprends pas pourquoi un guide lumineux vient te conseiller juste après un travail avec un guide sombre. Ton esprit veut rationaliser. Il se dit que c’est parce que les deux forces voulaient te proposer leurs idées et que ce serait ensuite à toi de choisir. Mais je ne suis pas venu te conseiller sur ce sujet. Ce travail c’est avec lui que tu dois le mener, pas moi, cela ne me concerne pas. C’est ton choix d’assumer l’ombre ou pas. De toutes les manières, tu n’en perds pas ton aspect lumineux. Au contraire, comme Shadow le disait sur son blog, ce côté-là de toi est jute renforcé, c’est pour ça que je peux enfin venir te parler.

Parce qu’avant tu ne pouvais pas ?

Non mon enfant je ne pouvais pas. Bien que tu ais beaucoup travaillé pour élever tes vibrations, je ne pouvais pas, tant que la partie sombre de toi vibrait aussi bas. Mais en travaillant sur ton ombre, tu élèves aussi les vibrations de tes énergies sombres, et alors il m’est plus facile de m’en accommoder. Tu vois, c’est aussi simple que ça.

Et dis, un jour tu voudras bien me révéler ton identité ?

Reconnaître mon énergie ne te suffit pas? J’ai de multiples noms, et cela n’a pas d’importance. Tu devrais plutôt te concentrer sur le sujet de la leçon d’aujourd’hui. Que vas-tu retenir de cette conversation ?

Que je devrais prêter plus d’attention à mes rêves et ne pas négliger mon sommeil.

Et ?

Que l’ombre et la lumière peuvent cohabiter en moi sans problème.

Gagné. Allez, je te laisse, ton bus est bientôt arrivé. Belle journée à toi petite enfant.

Je te remercie, chaleureusement. Mon cœur se sent prêt à exploser de gratitude. Allez ça va être une belle journée !

14 janvier 2014

Source image : Kyrie0201