Travail et vocation

Artiste : Guweiz

Quels sont mes rêves ? Quelles sont mes aspirations ?

Qui pourrait croire qu’il est si difficile de savoir ce que l’on veut faire de sa propre vie ? A 18 ans, le bac en poche, on ne sait pas vraiment qui on est, pas encore. On a à peine vécu. On quitte tout juste  la sphère familiale et son influence. On est modelé par notre éducation et notre environnement. Est-on alors capable de déterminer nos souhaits professionnels quand aucune vocation claire n’est apparue ?

La passion pour un domaine suffit-il pour vouloir en faire sa profession ? Qu’attend-on du travail ? Quelle place veut-on occuper dans la société ? Je suis sûre de ne pas avoir réfléchi à toutes ces questions à l’époque, bien que je prenais la question de mon orientation post-bac très au sérieux. Je m’étais renseignée  de nombreuses heures, en épluchant brochures et magazines d’orientation, en cherchant sur internet.

Pas vraiment étonnant alors qu’au jour d’aujourd’hui, mon diplôme et mon orientation ne me correspondent plus. En prendre conscience est une chose. Mais ensuite ? Quelle est l’étape suivante ? Penser rationnel et me réorienter au plus vite en fonction du diplôme déjà en ma possession ? Ou bien écouter mon cœur et partir dans une nouvelle voie ?

Je me suis toujours lamentée de ne jamais avoir ressenti de vocation. C’est vrai, ça parait, de l’extérieur, tellement facile, c’est gens qui vous disent « je sais, c’est ça que je veux faire ! Et rien d’autre ». Mais la vérité, c’est que la vocation est une chose très exigeante. Comment faire si vous ressentez la vocation d’être médecin, mais que vous n’avez aucun soutien financier de votre famille pour payer vos études, et que vous n’êtes pas assez haut classé pour avoir une bourse ? Vous allez devoir ramer avec un job d’étudiant, des conditions de vie de misère, pas assez d’heures de sommeil… etc. Comment faire si vous ressentez la vocation d’être artiste, mais que vous ne savez pas dessiner, que vous n’avez aucune culture dans ce domaine, pas de soutien familial ? La vocation peut se transformer en un parcours ardu, un chemin de travail, d’exigences, de sacrifices et de solitude. Voire même d’incompréhension.

Finalement, quand j’y réfléchis, je me dis que ne pas avoir de vocation, ce n’est peut-être pas si mal. Je ne me sens pas ainsi enchainée à un objectif ardu, difficile à atteindre. Non, moi je baigne plutôt dans un no man’s land d’incertitudes, d’intérêts pour tout et rien à la fois. J’apprends vite, mais je m’ennuie vite. Suis-je faite pour avoir un seul métier ? Evoluer dans une seule carrière ? Je le pensais avant, parce que c’est le modèle de travail prôné autour de moi. Qui apporte stabilité et sécurité. Ennui et monotonie aussi. Mais je n’en suis plus si sûre.

On parle de plus en plus du modèle de couple (couple hétérosexuel monogame) imposé par la société. De fait qu’il ne correspond pas forcément à tout le monde, et que l’on doit trouver celui qui nous convient. Mais est-ce que l’on en parle aussi pour le modèle professionnel ? Je ne crois pas, j’ai lu bien peu de choses à ce sujet. Pourtant, il me saute de plus en plus aux yeux que l’on n’est pas tous fait pour le modèle « salarié 40 ans dans la même entreprise ». Que ce soit être autoentrepreneur, travailler à domicile, avoir 2 métiers à la fois, se réinventer tous les 10 ans, enchainer des missions en CDD, etc… Il existe plein de façon de travailler. Dans cette jungle des possibles, qu’est ce qui m’attire ? Quel modèle me conviendrait le mieux ?

Et vous, le savez-vous pour vous-même ? Êtes-vous heureux dans votre travail ? Ou cette notion échappe-t-elle à votre définition du travail ? Qu’est-ce qui est important pour vous dans le travail ?

La seule chose dont je sois sûre, c’est que je veux associer les mots « travail » et « épanouissement » ensembles. Je ne veux pas que le travail porte une valeur de souffrance, comme je vois certains de mes proches le porter comme un boulet à leur pied. La notion de respect est également fondamentale pour moi : respect des êtres vivants, respect de l’environnement, respect de mes valeurs. Cela me semble parfois bien utopique dans cette société où le profit et le modèle capitaliste passent en priorité devant les relations humaines et le bien-être. Où parfois il faut se battre pour se faire respecter, en tant que subordonnée, en tant que femme ou tant que jeune diplômée. Mais pour tout utopique que cela soit, je ne veux pas croire que cela est impossible. Il me faut juste trouver la bonne voie…

26 mars 2018

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Coup de gueule envers l’Univers

[Avertissement : comme son titre l’indique, cet article est mon coup de gueule concernant toutes les émotions négatives que j’ai pu accumulées durant cette année 2016. Âmes sensibles aux émotions négatives et râleries, mieux vaut vous abstenir de lire celui-ci ^^]

Il y a des fois où je n’en peux plus. Où je me sens vraiment découragée et surtout très seule. Évidemment, c’est une réalité matérielle, puisque mes amis proches sont tous – de façon temporaire ou permanente – en métropole. Ainsi que ma famille. Ainsi, je n’ai personne pour passer me faire un coucou, m’encourager à sortir, m’emmener prendre l’air quand je n’ai pas la force physique de conduire. Mais au-delà de cette solitude-là, il y a celle de me sentir seule et incomprise dans les épreuves que je traverse. Même mon amie, qui pratique le chamanisme et m’a initié, m’a dit « je n’ai jamais vécu un tel nettoyage et brassage énergétique tel que tu le vis […] je ne peux te guider davantage ». C’est sacrément dur à recevoir quand on se sent plus désespérée et perdue que jamais, qu’on aurait juste besoin d’être rassurée…

Trop d’infos à digérer, trop d’émotions à nettoyer. Mon corps qui semble ne plus vouloir coopérer. Tout devient plus dure, la moindre petite chose du quotidien. Me lever, faire à manger, m’habiller, sortir faire des courses… A quoi bon ? Rien ne me motive à avancer. Au contraire, je sens tout mon être se braquer et refuser de continuer à avancer. Refuser de commencer à vivre cette nouvelle année. Refuser de sortir et d’être en contact avec la réalité.

J’ai senti au fond de moi que tout ce brassage et ces difficultés ne sont pas terminés. J’espérais que la nouvelle année serait plus positive, que tout ce nettoyage se terminerait avec la fin de l’année passée. Mais la réalité, c’est que c’est loin d’être fini… Le processus ne fait que s’amplifier. Mes peurs et mes angoisses continuent de se manifester. Et la vérité c’est que je suis terrifiée. Terrifiée par tout ce vide créé, plus de travail, plus de perspective d’une relation en couple, plus de but ni d’envie, aucune direction dans ma vie.

Pour accueillir la nouvelle année, parmi les nombreux exercices, méditations, etc que l’on peut lire (ici celles de Jennifer Posada – en anglais -), beaucoup encourage à poser une nouvelle intention pour cette année, ou bien à imaginer ce à quoi l’on inspire. C’est un exercice de pensée positive pour attirer les énergies souhaitées à soi. Et bien, la réalité c’est que je suis incapable de le faire, et que je fuis la réalité d’une nouvelle année à cause de ça. Je ne sens pas de nouvelles graines à planter dans mon cœur. Pire, j’ai l’impression que mon cœur devient de plus en plus petit, gris et renfermé. Que je n’arrive plus à me sentir connectée à lui et à ressentir de l’amour pour moi-même. Comment alors réussir à prendre soin de soi ?

Comment mobiliser la force pour se lever quand rien ne vous motive, rien ne vous attend chaque jour ? Pourquoi se faire à manger si on n’a pas faim ? Et que de toute façon le corps émet des messages contradictoires incompréhensibles et que l’on n’arrive rien à digérer ?

Mon ancrage au monde matériel semble plus ténu que jamais. Un jour à être malade, et devoir faire la diète, et pouf me voilà complétement perchée. Sans faire attention, me voilà à continuer à sauter des repas – rien ne me fait envie dans mon placard et dans mes frigos. Il faudrait bien que je fasse des courses… mais mes vertiges me dissuadent de prendre le volant. Et puis de toute façon, je n’ai pas envie de sortir, pas envie d’être confrontée au monde extérieur.

Je me sens trop fragile, prête à être brisée par cette réalité qui ne me donne aucun espoir, aucune chose à laquelle m’accrocher. Le soleil brille, mais pas pour moi, je n’ai même pas envie de le laisser rentrer. Il y a des moments comme ça, où on n’en a juste pas envie, pas la force.

Mes proches me demandent de me renseigner pour un poste, d’écrire et de postuler. Mais ils ne comprennent même pas que je n’ai en ce moment pas la force de vivre au quotidien. Que je peux rester des heures couchée, sans envie de rien faire.

C’est arrivé, comme ça, d’un coup. Comme quelque chose qui s’est cassée après cette fin d’année. Comme un espoir soufflé et rien pour le remplacer. On dit parfois que l’amour est la force qui fait tourner la planète et vivre les gens. Peut-être est-ce vrai. Peut-être est-ce pour ça que je n’ai plus envie de me lever. Parce que je prends enfin conscience de la réalité – que je ne pourrais pas vivre de nouveau une relation avec ex-compagnon, ma flamme jumelle. Ou bien dans tellement longtemps, qu’il ne vaut mieux pas que je compte dessus pour avancer.

Je dois trouver la force d’avancer juste pour moi-même. Mais comment on fait ça ?

Toutes les choses que j’aimais d’habitude me semble vide de sens et ne m’appelle pas. Mon appareil photo est posé à côté de moi, mes crayons aquarelle, mon matériel de peinture aussi. Ma tablette graphique également. Mon canevas, les livres sur la biologie végétale que j’avais commencé. Des choses qui me feraient mourir d’envie d’en avoir le temps, si je travaillais et si j’avais une vie normale. Sauf que rien ne me semble normal en ce moment. Je marche en terrain inconnu, où je ne comprends rien de ce qui m’arrive. Où je ne comprends pas les réactions de mon corps, les énergies que je ressens, les rêves envahissants que je fais.

J’essaye de m’accrocher, de suivre les flots. Mais je me sens fatiguée. Peut-être devrais-je juste me laisser couler et voir ce qui se passe ? Peut-être devrais-je ne pas lutter ? Ne pas me lever, ne pas m’habiller, ne pas chercher à faire quelque chose qui me semble au-dessus de mes forces physiques et morales. Et attendre. Peut-être que cela va passer ? Peut- être que quelque chose va céder en moi et me donner de nouveau la force d’avancer, de continuer sans savoir où aller.

Vraiment, rien n’a plus aucun sens pour moi. Je me raccroche à la seule chose que je peux encore faire. Écrire. Mettre les mots les uns derrière les autres. Ce serait tellement plus facile si j’arrivais à faire de petits pas pour aller mieux de la même façon que j’arrive à écrire. Si j’arrivais à transformer ces émotions de désespoir, de tristesse et de peur en énergie pour rêver de nouveau, avoir envie de vivre et avancer.

Alors j’écris à l’Univers. Hey, Univers, Source, Guidance où ce que tu veux. Je suis perdue ! J’ai besoin d’aide ! S’il te plaît. Aide-moi à trouver une raison pour avancer ! Aide-moi à trouver la force de me lever chaque jour et de faire quelque chose de mes journées… Aide-moi à retrouver l’envie de vivre et de sourire à la vie…

6 janvier 2017

Et je t’en promets tellement plus encore…

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En mode suave et déchainée
Je voudrais laisser ma langueur te consumer

Sentir ta chaleur m’effleurer
Le parfum de ton âme m’enivrer
Mon souffle contre ta peau
Chanter mon désir enflammé
Ton envie vibrer sous mes paumes
Mon sourire moqueur te narguer

Te rendre fou allié
Mes cheveux soyeux chatouillant ton nez
Ma langue joueuse contre ton palais
Mes gestes fluides et surannés

Autant d’invitations à te faire craquer
Te pousser au bout du désir que tu peux supporter
Faire disparaitre le je, le tu, le nous
Pour n’être qu’énergies enflammées
Disparaitre sous un ciel fou
Pour se plonger dans une divine intensité…

Witchlight Dreams

26 décembre 2013

Source image : iNeedChemicalX