Les vents du désert

Artiste : NanoMortis

Soufflent les vents du désert,
Sans répit,
Ne laissant derrière
Que fracas et débris…

Viendra-t-il un temps,
Où un vent clément
Chassera la bise glaciale,
Celle qui gèle et râle ?

Viendra-t-il un temps
Doux et clément,
Où le soleil pâle
Lèvera enfin ce voile ?

« Attends »
Chantent les étoiles,
Il faut être patient
Pour trouver le Graal.

Mon cœur aura-t-il survécu
Pendant cette éternité perdue ?
Mon âme aura-t-elle suffisamment bu
La force sauvage de ce paysage nu ?

Mes mots ne sont que plumes
Dispersés à tout va
Par ces vents de brumes,
Une par ci, une par là…

Porteront-ils jusqu’à l’aube
Mes espoirs d’un calme plat ?

 

22 juillet 2017

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Où es tu ?

Artiste : Guweiz

Où es-tu, sirène de mon cœur ?
Toi qui crée un abyme,
fend la houle, me noie sous les pleurs ?
Sais-tu combien, sous cette infinie
nuit sans étoiles, ton absence
perce le voile, efface le sens
de mes matins sans toi ?

Comme une toile à peine entamée
mon âme est vide de toi, de tes baisers.
Pourtant quel goût ont-ils,
papillons diaphanes et invisibles ?
J’attends leur douce envolée,
un soupir, une caresse, un baiser,
le parfum de tes lèvres à inhaler.
Un bonheur, une pluie de soleil
comme pour inonder avec ardeur
mon souffle éternel de ta chaleur.

Demain je crois, tu seras là,
dans cet infini temps suspendu,
je n’attends que ça.
Dis moi, pourquoi mets-tu
tant de temps à trouver le chemin vers moi ?
Ou est-ce moi qui me suis perdue
dans les méandres d’ici-bas ?

Toi qui vibre de si loin,
comment fais-tu
pour ignorer notre chemin ?
Cet immense pont suspendu,
ce terrible lien,
qui enchaine nos cœurs et nos destins ?

 

27 juin 2017

Existait-il ?

Artiste : Guweiz

 

Elle espérait un jour qui ne viendrait pas,
Elle attendait un jour qui ne viendrait plus,
Car en chemin, elle avait perdu
Le gout de vivre et la force d’avoir foi.

Trop d’amours déçus,
Trop de petits matins plein de désarroi,
Son cœur s’était tu,
Comme un oiseau en cage ne s’envole pas.

Elle n’avait plus la force d’aimer,
A quoi bon souffrir pour persister ?

Celui qu’elle attendait existait-il seulement ?
Ou n’était ce que rêves, promesses et vents ?
Elle ne voulait plus de vaines illusions,
Des courses poursuites, des fanions
Qu’on agiterait comme pour se distraire,
En oubliant que cet amour temporaire devient mortifère.

Son cœur déjà tant brisé, n’avait de place
Que pour l’être qui saurait pleinement l’aimer,
Sans peur, sans fards et sans masques,
Simplement dans la joie et la vérité.

 

25 juin 2017

Un jour après l’autre…

Auteur : Les Rêves de Celia

Un jour après l’autre, il suffit de dessiner,

              d’écouter le chant des oiseaux, de sentir le soleil sur sa peau,                de goûter le parfum de l’eau.

Un jour après l’autre, il suffit de regarder,

les hirondelles passer, les feuilles des arbres s’agiter.

Un jour après l’autre, il suffit de trouver la paix dans son cœur

pour apprécier l’instant présent.

4 mai 2017

Sometimes…

Auteur : Les Rêves de Celia

Auteur : Les Rêves de Celia

Sometimes life takes time to grow
Each day a little thing
A twig here, and there a straw,

Sometimes life takes time to bloom
Buds catching sun rays
And dancing under the moon,

But after decades of silent forces
Here it comes, a tree from scratches.

And the hardness of its roots
Makes you feel just like a kid,
As no man can pretend to have understood
The solemnity of such a bid,

Raising itself from ashes
Climbing into the sky…

Would such a living being
Be willing to teach us
The secret of its wooden heart?

3 février 2017

Lost somewhere

Etang salé, la Réunion. Auteur

Etang salé, la Réunion. Auteur : les Rêves de Celia, octobre 2016.

Dis, savoir d’où l’on vient,
Est-il si important ?
Dis, savoir où l’on va,
T’aide-t-il sur ton chemin ?

Connais-tu la solitude,
Celle d’une nuit sans fin ?
Ressens-tu la vive inquiétude
D’un inconnu lendemain ?

Parfois, cette vie me pèse tant
Que j’aimerais la poser à terre,
Comme on se déleste d’un carcan
Qui nous bride et asphyxie l’air.

Parfois, j’aimerais croire
A un nouveau jour radieux,
Parfois, j’aimerais savoir
Que la vie m’aime, rien qu’un peu.

Crois-tu que demain
Sera meilleur ?
Crois-tu qu’enfin,
Je connaitrais le bonheur ?

Dis, pourrais-tu m’emmener dans les étoiles ?
Là où la pluie lave les larmes…
Dis, pourrais-tu étreindre mon cœur ?
Faire fondre cette douleur…

3 novembre 2016

Rose du matin

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Auteur : Les Rêves de Celia

Comme un délicat présent,
j’aimerais entendre
chanter ton sang.

Comme un délicat met
j’aimerais savourer
ta saveur d’été.

L’angoisse m’oppresse, de ne savoir te toucher
Douce fleur, maitresse de la féminité.
Tes épines sur mes doigts, comme une blessure aiguisée
Tes pétales dispersés au vent, comme une promesse brisée.

Dans la solitude de mon cœur
Je rêve d’une trêve apaisée,
Dans l’espoir d’une fleur
J’inspire ta beauté.

Les larmes amères ne savent décrire
Toute l’horreur d’une mère qui souffre le martyre,

Et ces mémoires de passé
Hantent mon présent,
Comme une femme condamnée.

Dis-moi pourquoi,
La soie de tes pétales
Et ton parfum roi,
Me bouleversent sans égal.

Dis-moi pourquoi,
La lune qui déchire la nuit,
Ne sait lever le voile
Sur notre cache cache infini.

Comme un délicat matin
couvert de rosé,
Je rêve d’un lendemain
où je saurai te trouver.

18 septembre 2016