Le temps qui passe

Artiste : Yuumei

Bonjour à tous,

Je reviens ici et j’ai le sentiment de trouver un champ en friche. Cela me fait de la peine, car j’ai toujours beaucoup aimé mon blog, et accordé de la valeur à ce que j’avais construit ici moi-même, avec mes mots, mes émotions et mon vécu. Partager ma réalité, mes expériences. Bonnes comme mauvaises, on peut toujours en tirer quelque chose, un élément de compréhension, une expérience, des réactions émotionnelles, un miroir dans lequel s’analyser.

Pourquoi n’ai-je plus réussi à écrire pendant tous ces mois ? Comme si les mots m’avaient fui en même temps que mes conversations avec mes guides. J’aurais pu continuer à écrire malgré cela, comme je le faisais au début, avec mes émotions et mes réflexions. Décortiquer ce qui traverse mon cœur et perturbe mon mental. Comprendre mes propres réactions et débusquer derrière mes schémas de pensées, mes comportements récurrents.

Peut-être tout simplement que je n’en avais plus envie. Que je me sentais trop fatiguée. Après un an de repos, je me sens mieux. J’ai acquis la certitude que quoi je traversais, je devais être ma première et meilleure amie et toujours me soutenir. Moi intérieurement et moi mon corps aussi. Je constate de plus en plus à quel point je suis quelqu’un qui aime le calme et qui a besoin de tranquillité. Dans mes pensées, dans mes activités, dans mon environnement. Je l’avais toujours vu comme une contrainte, à travers mon hypersensibilité aux énergies, aux foules, mon hyperacousie, etc. Finalement, je comprends que toutes ces « contraintes » sont en fait là pour m’aider à cerner ce qui me convient le mieux : le calme.

Alors j’aime de plus en plus peindre, passer du temps dans la nature, écrire et lire. Je découvre la joie des couleurs, la magie de l’eau avec l’aquarelle. J’observe le temps qui passe et qui fuit. Tellement vite. Mais où donc va-t-il ? J’ai enfin le sentiment d’avoir le temps de vivre, calmement, tranquillement. Et je reste désemparée face à la réalité que ma vitesse de croisière est 3 fois plus lente que celle de la société qui m’entoure. Comment alors y trouver ma place ? M’adapter tout en respectant mes besoins propres ? Trouver une façon de gagner ma vie et d’être autonome ?

Tant de réponses manquent à l’appel. Malgré le temps que je laisse au temps. Un an, c’est peu de chose dans une vie. Et en même temps, cela peut être beaucoup, si cela permet d’ouvrir la bonne porte. Néanmoins la porte qui me correspond reste dérobée à ma vue, et je continue d’errer. Un pas après l’autre, en espérant que le chemin se trouve quelque part, même si je ne suis pas encore capable de le voir.

21 mars 2018

Publicités

Authenticité

Plage de Grande Anse, La Réunion. Auteur : Les Rêves de Celia.

Ecrire, voilà bien longtemps que je n’ai pas pris la plume. On dirait que ma résolution d’écrire tous les jours n’a pas trop tenu avec mes soucis de santé et mon déménagement. Pourtant, il commence quand même à y avoir un certain nombre d’articles sur ce blog, et je suis contente d’avoir créé cet espace virtuel, qui reste là, peu importe où je vais, ce que je fais et ce que je deviens.

Certains de mes proches le trouvent trop intime, comme un journal, et du coup ont du mal à le lire. Pourtant, ce n’est pas la fonction que je lui donne. Un journal intime, j’en ai un, avec un joli papier crème et des lignes pour faciliter l’écriture. J’ai également un carnet à rêve, donc ceci n’est pas non plus un journal de bord de mes rêves, ni même de mes voyages chamaniques ou expériences spirituelles. Parfois j’en parle, parfois pas, cela dépend de ce qui ressort à l’humeur et de la guidance que je reçois.

Finalement, je crois que c’est plus un pèle mêle de réflexions psychologiques et spirituelles, ainsi que de guidances canalisées. Pourquoi écrire ? Cette petite ritournelle tourne dans ma tête, encore et encore. C’est vrai, à quoi bon écrire si on ne sait pas pourquoi ? Mon ex qui était un professionnel dans la littérature semblait tenir à cœur de savoir pourquoi et dans quelle direction d’écriture il allait. A son inverse, je suis incapable d’anticiper le sujet d’un article et la tournure qu’il prendra. Je peux commencer à parler de mon humeur, de mon état de santé ou de tout autre sujet qui me préoccupe, et finir par une discussion sur les âmes errantes, ou bien des conseils de mes guides sur X ou Y sujets.

Mais j’avoue, je crois, que la principale raison pour laquelle j’écris, c’est tout simplement parce que j’aime ça. Là dans le train, alors que je n’ai rien à faire, c’est une envie simple qui me vient. Mais c’est drôle la façon dont le mental peut considérer les choses et rester enfermer dans des cases et des préjugés. J’ai toujours considéré que je ne savais pas écrire, parce que je n’arrive pas à écrire de roman ou de nouvelle (même si bon on l’avouera, je n’ai jamais fortement essayé non plus). Ou bien encore parce que je n’ai pas de formation dans le journalisme, et que ce n’est pas non plus mon métier.

Quelle légitimité pour écrire ? Et puis écrire quoi et pourquoi ? Ici, je ne me prends pas la tête, c’est mon espace, je le fais par plaisir, par envie, par besoin d’une guidance. Pourtant, nombreux sont les proches qui me disent que j’ai une facilité pour écrire mes émotions et partager ce que je ressens, et que cela n’est pas donné à tout le monde. Pour autant, je suis fichtrement incapable d’écrire quand justement, cela ne me concerne pas ou ne me touche pas moi. On n’a jamais des facilités par hasard, et cela est revenu plusieurs fois sur le tapis, par des proches, qu’il serait probablement intéressant pour moi d’intégrer cet aspect-là dans mon futur professionnel (totalement indéfini à l’heure qu’il est).

Évidemment, ça m’interpelle, quand deux amies très proches, chacune à un bout de la planète et ne se connaissant pas, me disent toutes les deux qu’elles me verraient bien écrire, être journaliste dans un domaine qui me touche. Pour l’instant, je ne sais pas ce que je veux, hormis m’offrir du temps pour prendre soin de moi et réaliser des choses créatives. Et puis je verrais bien les opportunités qui se présentent à moi, pas le peine de se prendre le chou, ni de laisser mon mental tourner à mille à l’heure pour imaginer des scénarios les plus farfelus les uns que les autres. Ça c’est une des nombreuses choses que m’aura permis la Réunion. Reprendre contact avec le moment présent, arrêter de me projeter dans le futur de façon improductive. Même si parfois il est difficile de ne pas avoir mille pensées en tête et qu’il faut aussi savoir par moment les accueillir.

Et j’ai été surprise par celles qui me sont venues aujourd’hui, alors que je regardais les paysages défiler dans le train. Des réflexions sur la synchronicité entre mon retour au domicile familial et celui également de ma meilleure amie. De retour toutes les deux dans notre ville d’enfance, toutes les deux pour nous reconstruire. Et j’allais dire, chacune sur un sujet différent, mais peut-être pas… J’avoue que je trouve cela un peu gros comme une maison, pour être une simple coïncidence, alors que hier encore une amie me disait avant de me quitter « Tu sais, les amis, ce n’est pas que rire et danser… des fois, ce n’est pas drôle. Mais un ami est un ami. » En disant par-là, que c’est dans ces moments-là qu’on soutient ses vrais amis…

Et j’avoue que je suis d’accord. Mais parfois, je me demande comment est-ce que je peux aider la dite amie. Je me sens par moment impuissante, parce que c’est comme si elle m’avait fermé son cœur, pour une raison qui m’est inconnue. Même si dernièrement les choses évoluent dans l’autre sens. Je me demande : ai-je été assez présente ? Ai-je fait assez d’effort ? Ou ai-je abandonné devant cette barrière que j’ai ressentie, me fatiguant à force de m’y casser les dents sans qu’elle semble le remarquer ?

Tu étais occupée à te gérer toi-même. Tu n’as pas beaucoup aidé cette amie, mais tu ne lui as pas non plus imposé le besoin de recevoir son aide. Tu te poses trop de questions. C’était jute pour elle, c’était juste pour toi. Ce n’est pas parce que vous évoluez différemment que vous ne pouvez pas vous retrouver à des croisées de chemin. Regarde, c’est ce qui va se passer. Vous avez toutes les deux fait le choix conscient d’avancer et de changer radicalement votre vie. Toi par le travail, elle par sa relation de couple. Même si tout se rejoint, et tu verras que vous aurez mutuellement beaucoup de choses à vous apporter. Le « mutuel » étant ici la chose importante.

Oui, mais cela ne marche que si on est sur un pied d’égalité. Moi cela ne me pose pas de problème, mais mon amie a tendance à se placer en position d’infériorité, parce qu’elle ne vit pas ce que je vis, n’est pas malade, n’a pas de travail, ne reçoit pas de guidance spirituelle… etc. En fait, peu importe la raison, j’ai l’impression (peut être déformée) qu’elle manque de confiance en elle face à moi, alors elle n’ose pas toujours exprimer son opinion ou parler de ce qui l’intéresse, en ayant peur que cela m’ennuie je suppose. Comment peut-on établir un échange mutuel, sincère et authentique sur une base tronquée ? Moi je ne demande que ça.  Cela fait bien longtemps que je n’ai pas ressenti un échange d’âme à âme entre nous, vraiment profond. Peut-être bien depuis qu’on a rompu…

Pourtant, il n’y a pas besoin d’être en couple pour établir ce niveau de confiance, de profondeur et de sincérité. La preuve, j’ai développé plusieurs très belles amitiés comme ça à la Réunion. Où il y a un amour profond et désintéressé très intense, mais aucune ambiguïté sexuelle de quelque nature que ce soit. Comme une relation de sœurs aimantes. Moi, c’est ce genre de lien que j’ai envie de construire dans mes relations d’amitiés présentes. Quelque chose de profondément sincère et bienveillant, dans l’amour, la confiance et le partage décomplexé. Sans jugements, sans peurs, sans attentes. Une relation à cœur ouvert, où l’on ose être qui l’on est et le partager avec l’autre. C’est ça aussi aimer l’autre, l’accueillir tel qu’il est. Et parfois, lorsque le miroir est douloureux ou énervant, c’est accepter le vécu sans jugement, chercher à comprendre pourquoi en soi il y a une telle réaction. L’autre nous offre alors une belle opportunité pour mieux nous comprendre nous-même et pour évoluer. Définitivement, c’est de ce genre de relations dont je veux m’entourer. Cela n’empêche pas de partager du rire, des moments de légèreté, des soirées ciné, des journées shopping et que sais-je.  Mais ces moments-là sont d’autant plus précieux qu’on les partage avec une personne qui nous aime et nous accepte telle que l’on est. En, tout cas, c’est mon ressenti personnel.

Et aujourd’hui, je me sens le cœur lourd et triste d’avoir laissé tant de belles relations de ce genre à la Réunion. Je sais que les sœurs que je me suis faite restent dans mon cœur. Je sais que le lien d’amour est là, au-delà du temps et de l’espace, et qu’il perdurera. Que la vie m’amènera certainement à en revoir un certain nombre d’entre-elles. Mais cela reste dur quand même. Quand on a gouté à une telle authenticité et un amour si librement exprimé, on ne peut qu’avoir envie de s’entourer de ce genre de relations. Merci du fond du cœur à la vie de m’avoir permis de rencontrer de si belles personnes à la Réunion ! Et merci à la vie de me permettre d’en rencontrer de nouvelles, où que j’aille et quoi que je fasse !

13 avril 2017

Pourquoi pas ?

Artiste :

Artiste : Kuvshinov-ilya

 

J’ai finalement réussi à trouver un compromis avec mon patron pour cette fois ci. Vous aviez raison, il ne fallait pas que je me braque. Si je me braque, lui aussi. Si je discute, que je montre que je peux faire preuve de souplesse, cela passe mieux. Et aussi si j’explique pourquoi, ce qui me gêne malgré tout, parce que je ne devrais pas avoir à justifier mon besoin de récup avec mes raisons personnelles. Mais si cela peut le motiver à dire oui…

Cela te met mal à l’aise. Parce que pour toi vie privée et vie professionnelle sont deux choses qui doivent être bien séparées, bien clarifiées et sans vase communicant. Notamment parce que d’un côté tu fais un travail très scientifique et de l’autre que tu consacres beaucoup de temps à la « spiritualité » comme tu l’appelles. Un terme fourretout, somme toute, où tu ranges stages sur la féminité, cours d’astrologie, utilisation des cristaux, méditations et visualisation, cercles de pleine lune, purification, analyse de rêves, tirages de carte et j’en passe.

Et bien tout ce qui nourrit, entretient et régénère mes corps non physiques. On pourrait ajouter dans la liste l’écriture sur mon blog, puisque j’y parle d’énergétique, de cheminement et puis après tout aussi parce que j’écris avec mes guides / mon âme / des entités venues aider. Je sais que ça peut être un peu confus à comprendre pour le lecteur. C’est-à-dire que je suis capable d’avoir ces discussions, mais je ne sais pas trop avec qui. Je me suis longtemps posé la question, en me demandant si ce n’était pas mon mental qui inventait tout ça. Et puis bon, je me rappelle le dialogue qui m’a poussé à la prise de conscience de mon viol refoulé, et je me dis que ça… ce n’était ni dans l’intérêt de mon mental, ni de mon égo, mais bien dans celui de mon âme.

J’ai eu beau poser la question, je n’ai jamais eu de réponse sur l’identité précise de mes interlocuteurs. Parfois j’ai compris après coup que j’avais dialogué directement avec mon âme, cette part « divine » et plus « éclairé » de moi-même, qui est souvent ensevelie sous le mental et l’égo. D’autre fois avec des guides sombres et ça me faisait flipper. Parce que je sentais les énergies différentes, à la fois « denses » mais en même temps de niveau élevé, et le ton de discussion n’était pas le même, ni les sujets. Les guides sombres aiment bien me faire sortit de ma zone de confort et de confiance, me secouer, voire carrément me choquer. Au point qu’au départ j’étais très méfiante et apeurée, que je me demandais si ce n’était pas des entités du bas astral qui me parasitaient et venaient me pomper.

Mon défaut cruel est que malgré ma sensibilité aux énergies et parfois ma capacité à les transcrire en ressentis ou en mot, je ne pilote pas grand-chose. Je n’ai pas les capacités suffisantes pour clairement discerner les énergies et leurs provenances…

En même temps tu n’as jamais vraiment essayé.

Et voilà, là c’est l’exemple typique d’un début de dialogue où je me sens mal à l’aise sans savoir l’origine de la réponse. Mon égo ou mon mental ? Un guide lié à l’Ombre ? Une entité parasite ?

Tu n’as qu’à visualiser un dôme de protection transparente en demandant à la Déesse, ou qui tu veux, de n’y laisser entrer que tes alliés. On verra bien si je serai toujours là après * voix railleuse*.

***

Mais en même temps si après tu te mets à manger pour plomber tes énergies, cela ne sert à rien. Tu n’es pas forcément très facile d’accès pour nous, surtout quand tu es en processus de purification d’un certain nombre de lourdeurs comme le mois dernier.

J’aimerais bien avoir une recette « miracle » pour savoir avec qui je discute, quel type d’entité, quelle reliance etc… Pourquoi je ne suis capable de capter vos énergies que sous forme de mots et pas de sons, de visuel ou autre ?

Et bien tu ressens aussi certaines choses au niveau de ton corps, des tensions au niveau du plexus, ou bien de la gorge, des frissons, un poids sur le dessus de la tête. Des choses subtiles bien sûr. Tu n’auras jamais de panneau gigantesque, ce n’est pas notre façon de procéder. Une guidance ne doit pas être un forçage, ni un poids.

Mais je ne comprends pas pourquoi par exemple le « ton » à changer entre les premières phrases, puis justement la visualisation du dôme protecteur. C’est comme si j’étais passé d’un interlocuteur relié à l’Ombre à celui du Milieu. Je ne peux pas expliquer comment je perçois la différence. Je la sens juste. Comme si ta « voix » également m’était familière, une voix douce et chaleureuse, patiente et bien attentionnée. Pas comme la première, provocatrice et railleuse.

Certains guides de l’Ombre n’apprécient pas forcément que tu les compares à des entités du bas astral, alors que justement elles ajustent leurs énergies vers le bas pour pouvoir discuter avec toi. C’est tout simplement que tu n’es pas prête.

Mais est-ce que vous pouvez comprendre que c’est difficile pour moi de lâcher prise et d’accepter de parler à des entités que je ne cerne pas, ne vois pas, n’identifies pas, sans savoir si mes perceptions ne sont pas déformées ou erronées ? Si je ne me fais pas distraire pendant qu’une entité se sert dans mes propres énergies ? A vrai dire, je ne comprends même pas que ce soit possible d’échanger et de capter ces conversations, alors que j’ai des ressentis si partiels et aléatoires, quelque part je ne comprends pas…

Et j’ai comme l’impression que vous n’avez rien à répondre à ça…

Quelqu’un qui ne veut pas croire ne croira pas. Encore une fois nous te répétons que c’est une question de foi. Et que peut-être est-ce justement un travail pour développer ta foi. As-tu besoin de connaître nos noms ? Si de toute façon tu n’es pas capable de percevoir notre signature énergétique, cela ne sert absolument à rien. Juste à t’induire en confiance en brandissant un nom, alors que tu n’es même pas capable de vérifier la véracité d’une telle information. Et cela peut en effet permettre à d’autres entités de se faire passer pour ce qu’elles ne sont pas. De cette façon, tu dois apprendre à te fier à tes ressentis et à les développer.

A vrai dire, je ne sais pas quoi penser de cette conversation. A chaque fois qu’on parle de ce genre de choses, j’ai juste le sentiment d’être une cinglée… Et je n’aime pas ça du tout.

Qui peut juger de ton état de santé mentale ? Qui est apte à dire ce qui est normal ou pas ? Ne crois-tu pas que quelqu’un qui débarquerait sur le blog de Camille Fraise sans croire aux rêves lucides, lui dirait qu’elle délire à fond ? C’est pareil pour chacun. Il n’y a que toi-même qui peux juger de la justesse de ce qui t’est transmis en observant la façon dont cela te sers. Est-ce que cela te plombe ? Ou t’aide à réfléchir ? Voir les choses autrement ? Prendre conscience de certaines choses ? Nous savons que si tu continues à écrire avec nous, c’est bien parce que tu y as cerné un intérêt.

Même s’il est vrai que parfois cela peut être destructeur, de façon temporaire. Et je sais qu’en disant ça tu penses à la prise de conscience de ton viol, mais aussi à la prise de conscience de ta peur des hommes et de cet article qui a précipité la fin de ton couple.

Tu peux nous accuser d’en être coupable. Mais la vérité est que tout ceci ne sont que des déclencheurs pour te faire évoluer, pour te faire réfléchir, te faire sortir de tes zones de confort et te pousser à faire face à tes peurs, tes blocages et tes limitations. La première étape pour faire changer une situation est toujours, toujours, la prise de conscience. Nous sommes là pour t’aider dans ce sens-là, parce que c’est toi qui nous l’as demandé avant. Nous rendons cela possible, bien que tes énergies ne soient pas toujours facilitantes. Et ton mental non plus. Tu es en effet beaucoup de rigidité lié à ta personnalité, à tes peurs surtout. Car dis-toi bien que toutes ces résistances sont une barrière de protection de ton égo face à la peur du changement et de la dissolution de celui-ci.

Et l’une d’elle est la croyance que je ne suis pas capable de ce genre d’échange, hein ?

Oui, pour les discréditer, les mettre de côté alors que parfois elles te posent question, te dérangent.

Et puis je repensais à cette histoire de plafond en spiritualité… C’est vrai que j’ai du mal aussi à croire pouvoir faire un certain nombre de choses en spiritualité. J’ai peur de m’illusionner, ou encore que ce soit une forme d’appel de l’égo, comme cela peut l’être pour d’autre : « regardez, moi je suis untel, je sais faire ceci et cela, je suis avancé spirituellement ». Une façon pour l’égo de se croire supérieur à la masse et de se complaire dans une image « évoluée » alors que la personne stagne.

Tant que tu déchanteras, que tu feras face au bon comme au mauvais, au simple comme au difficile, et que tu ne te contenteras pas d’un titre ou d’une reconnaissance par autrui, tu t’écarteras de cet écueil. Il existe, mais pour le coup, ton égo s’en sert pour te freiner. Dis-toi que nous serons là pour te mettre un coup de pied aux fesses le jour où cela arriverait.

Oui mais… J’ai bien vu quand j’ai donné mes premiers soins de l’utérus à d’autres femmes qui ne connaissaient pas, qu’une partie de moi (mon égo) était attirée par le fait d’avoir un public (le lieu était en plein air), d’autres femmes du partage qui me voyaient faire, et j’ai senti cette petite partie de moi flattée quand l’organisatrice a pris des photos de moi pendant les soins.

Et pour autant, accepterais-tu que ces photos soient diffusées ?

Absolument pas. D’ailleurs une autre part de moi n’a pas du tout apprécié qu’elles prennent ces photos sans me demander mon autorisation ou celle de la receveuse. Parce que je considère qu’un soin est un moment intime qui n’appartient qu’à la personne qui reçoit. La disposition en extérieur ne permettait pas d’être isolée des regards, mais ce n’est pas pour autant que je jetterais la chose en pâture.

Et puis tu n’aimerais pas, que par le plus grand des hasards, ces photos atterrissent devant ton patron, n’est-ce pas ?

Non, pas du tout.

Séparation de la vie perso et de la vie pro, hein ? Même raison pour le fait que ton nom n’apparaisse pas sur le programme de cette journée de soins. Ni sur le site officiel des Moon Mothers. Tu le caches, tu caches ton implication dans des techniques de soins énergétiques.

Au boulot, oui. Dans la vie privée, ça dépend avec qui…

Et c’est pour ça que tu n’étais pas très à l’aise avec le fait d’amener ta collègue et de lui donner un soin. En soi même, cela ne pose pas de problème – bien que tu ais eu beaucoup de mal à dépasser ta restriction séparation vie privée/vie pro pour sympathiser avec elle – c’est plutôt le risque qu’elle en parle au travail.

Et bien oui, j’ai beaucoup de mal… Quand je suis au boulot, je suis en mode « boulot », je n’ai pas trop de considérations pour l’état émotionnel et psychologique de la personne, du moment qu’elle a l’air en bonne santé. Moi, je ne regarde que le boulot fait, c’est-à-dire l’efficacité concrète. Je sais que parfois je peux être très exigeante, un peu autoritaire quand il s’agit du boulot, mais je le suis autant avec moi-même, sinon plus qu’avec les autres. Parce que je veux que les choses soient faites et bien faites, que cela avance.

Alors que dans la vie perso, je suis différente, je suis très compatissante, hypersensible. Sans réelle motivations, ni objectifs, j’ai plus tendance à me laisser porter et ne pas savoir ce que je veux. Je suis moins sérieuse et moins exigeante, j’aime déconner. Je relâche ma garde et dans ces moments-là je suis plus ouverte sur le plan personnel.

Je sais qu’il y a peu d’amies avec qui je peux travailler. Et que même avec elles, je faisais la distinction « là on bosse », « là on prend une pause ».

Tu te rends donc bien compte de la rigidité de ton mental, à séparer strictement les deux sphères, au point d’en avoir des difficultés relationnelles avec ta collègue.

Et bien… quand on est en mode hors boulot, ça va, même si on n’a pas forcément les mêmes centres d’intérêt et que parfois je ne sais pas trop quoi dire… Mais après c’est le switch au boulot, je ne sais pas comment reprendre avec la personne dans le cadre du travail. C’est bizarre, je me sens mal à l’aise. Parce que, comme je manque de temps et que j’ai milles trucs à faire, je vais à l’essentiel sur les questions boulot et je ne parle pas du tout de vie privée. De toute façon, je ne m’y sentirais pas à l’aise pour avec mes autres collègues autour… Mais du coup, j’ai l’impression d’ignorer la « personne humaine » et je n’aime pas ça…

Ahaha, je suis vraiment nulle en terme de relations sociales… Mais tu vois je trouve que cette conversation prend une drôle de tournure et je n’en vois pas l’intérêt.

Tu vois que tu fais preuve d’une grande rigidité mentale au niveau de ce qui encadre ton travail. Tu as également pris conscience que finalement, ce n’était pas tant les heures supplémentaires qui te posaient problème que la fatigue qu’elles engendrent. Parce qu’en réalité, tu ne te retrouves pas dans ton travail. Tu fais ce que tu fais sans envie, sans réelle motivation. Cela te pèse, ne te stimule pas, du coup, plutôt que de te porter, cela t’épuise. Je sais que cela t’a choqué de le comprendre. Après tout, tout le monde te dit que travailler sur la production de plantes médicinales « c’est génial ».

Oui c’est génial en théorie, mais en pratique, au vu des tâches et de ce que je fais, pas vraiment… On peut aimer les carottes, mais si on est commercial pour carottes, on ne les touche même pas… C’est un peu caricaturé mais…

Et si je t’ai fait parler de ta collègue, c’est parce qu’elle est une brèche entre tes cloisons de vie privée et de vie pro. En ayant accepté de te confier à elle sur le sujet des partages de femmes et des soins de l’utérus –alors que rien ne t’y obligeait- tu as ouvert un sas entre les deux. Tu as osé lui faire confiance et laisser le féminin créer un pont entre ces 2 parties de ta vie, via elle. C’est important de noter cette évolution. Elle te parait minime, mais elle ne l’est pas tant que ça.

Je ne sais pas, j’ai suivi mon intuition… Je savais qu’en prenant cet appel devant elle, elle entendrait certains mots comme « soin », « bénédiction ». Et je voulais justement voir si elle le relèverait et poserait des questions, ce qui a été le cas. Comme cela venait d’elle, du coup j’ai ouvert la porte. Après tout, elle m’avait bien dit qu’elle était intéressée par la hutte de sudation chamanique. Mais l’important, c’est surtout que cela lui serve à elle. Alors qu’avec une autre stagiaire, on a parlé de règles et de cycles, j’en ai profité pour lui tendre une perche, mais elle ne l’a pas du tout attrapé. Je sais que c’est libre aux personnes. Je sais aussi que pour ce genre de choses, on ne fait que transmettre quelque chose à un instant précis, un quelque chose qui ne nous appartient pas. Et cela ne me dérange pas. Je préfère être une passeuse que quelqu’un qui se proclame détentrice d’un savoir unique indispensable. Car je pense qu’il n’y a pas un chemin, une bonne méthode, une seule technique valable. Il y a une grande diversité d’outils, de méthodes, de techniques de soins et c’est très bien, parce qu’on est tous unique et une chose ne nous correspond pas à tous.

Alors oui, tout est juste. Je comprends ça.

Alors pourquoi donc cette façon d’écrire et de canaliser ne serait-elle donc pas juste pour toi ? Si c’est ce qui te correspond et t’aide ? Ce qui t’amène à ouvrir ton esprit, élargir tes horizons et réfléchir autrement ?

Qu’importe le jugement. Je sais que tu as peur des jugements d’autrui par rapport à ton blog, et surtout par rapport aux personnes qui connaissent ton identité réelle. Que tu trouves que l’écriture « inspirée » est souvent louche et que tu es la première à être méfiante quand quelqu’un te dit le faire. Pourtant, tu ne remets pas en cause les écrits de Sylvie, ni même ceux de Camille Fraise. Parce que tu respectes ces personnes, et au final peu importe que cela soit vrai ou faux, tu trouves que cela est en cohérence avec elles-mêmes.

Je ne suis pas sûre de pouvoir en dire autant de mes écrits. On commence à un endroit, on finit à un autre, en prenant un chemin sinueux parfois obscur. On ne parle pas des choses dont je voudrais qu’on parle réellement.

Il faut parfois être humble et savoir se laisser guider. Peut-être que ton égo a envie qu’on parle d’un autre sujet. Mais peut être que ce que je te dis aujourd’hui est ce qui te servira le plus dans les jours qui viennent. La magie de la guidance c’est qu’elle est unique et qu’elle correspond toujours à la personne qui la reçoit, tu l’as bien compris. C’est pour ça que tu écris pour toi ici. Malgré tout, cela peut aussi inspirer, donner un exemple parmi tant d’autres et c’est aussi pour ça que c’est intéressant de partager. Oui tu pourrais garder tes écrits pour toi sans les publier sur ton blog. Mais nous ne t’y encourageons pas. Parce que cela peut faire réfléchir d’autres personnes et surtout toi t’aider à gagner en assurance et apprendre à t’affirmer un peu plus sur ce plan-là.

Peut-être. Pourquoi pas ? Merci.

24 mai 2016

A mes chers lecteurs

Artiste : Megatruh

Artiste : Megatruh

Il y a plusieurs années de cela, lorsque j’ai créé ce blog, j’ai choisi de donner cette adresse à certains de mes proches très intimes. J’y ai bien réfléchi, j’ai choisi avec grand soin et je pouvais compter ces personnes sur les doigts de mes mains, peut-être même d’une seule. J’avais pris cette décision quelques mois après sa création, quand j’ai commencé à publier des textes en lien avec la spiritualité. C’était un grand pas pour moi, d’oser montrer à certaines personnes que j’avais cette facette de moi que je gardais plus ou moins cachée. Parce que soyons réalistes, ce n’est pas la même chose de parler à de parfaits inconnus de ses croyances et de son vécu un peu fou, et ce de façon anonyme, que d’ouvrir la porte à des personnes que l’on aime, que l’on connait physiquement et dont on ne sait pas comment elles vont réagir. C’est effrayant, et je me souviens que j’ai eu le cœur qui battait la chamade lorsque j’ai envoyé cet email avec le lien, et lorsque je suis allée voir mes premiers commentaires.

En réalité, l’une m’a dit « tu sais, je ne vais jamais sur les blogs », une autre « la façon dont tu écris est trop intime pour moi et me met mal à l’aise », une autre encore « merci, mais ce n’est pas trop mon truc, donc je ne te lirai pas », pour ne citer que quelques-unes des réactions. J’avoue qu’à l’époque, j’ai été déçue. J’ai dû apprendre à accepter que cela ne parlait pas forcément à ces personnes, et accepter le fait qu’elles n’aient pas envie de connaître cette facette de moi. Car c’est leur liberté et leur droit, il ne doit pas y avoir d’obligation en amitié, et je ne leur en ai jamais tenu rigueur. J’ai donc laissé ce sujet de côté avec elles. Avec le recul, je me rends compte qu’en fait j’attendais de l’attention, du soutien et une forme de validation. Comme je le faisais avec mes blogs d’ado d’avant.

Puis j’ai continué mon petit bonhomme de chemin. Je n’ai jamais beaucoup été lue, malgré cela j’ai continué à écrire, parce que cela me faisait du bien, me permettait de parler librement du sujet de la spiritualité qui est si souvent tabou ou caché. Lorsque j’ai rencontré mon ex-compagnon, mon usage de ce blog a beaucoup changé, cela me permettait de me dévoiler, de lui expliquer indirectement certaines choses délicates, ou de lui montrer certains aspects de moi que je ne savais comment expliquer autrement. Et c’était super, car je me sentais entendue et comprise par lui via ce moyen de communication. On pouvait rebondir dessus, parler de certains articles, de nos visions, de nos ressentis et de nos expériences sur certains sujets. Tout cela s’est évidemment effondré quand il a rompu.

J’ai du réapprivoiser mon propre espace, réapprendre à écrire pour moi. Je me disais alors, « ce n’est pas grave si tu n’es pas lu », et aussi « si tu as une vue par jour, c’est merveilleux ! Soit contente, car cela veut dire qu’au moins une personne est venue te lire ». Car mon but en écrivant ici a toujours été de m’aider d’abord moi-même, mais je me disais « si ce partage peut aider au moins une seule personne, faire résonner quelque chose en elle, alors c’est déjà bien ».

J’ai toujours écrit avec mes tripes et avec mon cœur. A vrai dire, je ne sais pas faire autrement, je n’y arrive pas. Voilà pourquoi mes quelques essais d’écriture de fictions ont toujours tourné court, et que je ne suis pas douée pour inventer des histoires. Oh, je sais manier les mots, plus ou moins, mais seulement quand il s’agit de vérité et de sincérité, de recherche de moi-même et d’honnêteté. Ma sœur m’a d’ailleurs dit, il n’y a pas longtemps « Tu as un talent rare, celui de parler si facilement et si bien de tes émotions. Tu sais, ce n’est pas si facile pour nous autres ». Je me demande ce qu’elle penserait de ce blog… elle qui avait peur quand je tirais les cartes de tarot il y quelques années.

Mais c’est vrai que les gens évoluent. Ce qu’ils n’étaient pas forcément prêt à entendre ou lire un jour, ils peuvent être prêt à l’accueillir le suivant. J’ai tendance à oublier cela, et garder fixer dans le marbre le fait que mes proches ne s’intéressent pas à cet aspect spirituel de ma personnalité, qui pourtant gouverne et dirige une grande partie de ma vie, sans que je sache bien pourquoi moi-même (je dirais que je suis née comme ça… ?). Dans tous les cas, chacun évolue. Même moi on dirait, puisqu’une amie m’a fait remarquer que mon blog aussi a évolué et qu’il est devenu plus accessible. Cela m’a vraiment surprise, parce que moi, j’ai l’impression de n’avoir rien changé, ou peut-être de monologuer et de me plaindre beaucoup plus avant d’en arriver au vif du sujet, lol. Mais finalement, peut être que c’est l’objectif de mes guides, de me laisser blablater seule, afin de n’intervenir que progressivement et au minimum ?

Longtemps j’ai été perturbée par ces échanges, en me demandant « qui ? », « pourquoi ? » et « dans quel objectif ? ». Je ne savais pas si c’était des guides, mon âme qui me parlait ou mon esprit qui devenait maboul. Ça m’a beaucoup torturé, alors j’ai préféré fermer la porte. Je me suis posée beaucoup de question sur ma santé mentale, devenais-je folle ? Étais-je manipulé par des entités néfastes du bas astral ? etc. Mais je ne sais pas trop comment expliquer… j’ai longtemps cru que c’était du « channeling », mais en fait pas vraiment, car je n’ai aucune entité qui vient dans mon corps, je n’écris pas vraiment en automatique, puisque je réfléchis à mes propres questions. C’est plutôt comme une inspiration, je ne dirais pas de la télépathie, mais une réponse que je capte (sous forme d’énergie ?) et que mon cerveau transforme en mots intelligibles et compréhensibles par ma raison. Il me faut pourtant parfois bien relire mes articles, car je ne comprends pas tout du premier coup… Mais j’ai l’impression de m’égarer, ce n’est pas de ça dont je voulais parler quand j’ai commencé cet article !

C’est important que tes lecteurs comprennent ton processus d’écriture, d’où te vient cette guidance. C’est important surtout que tu comprennes toi-même. Pourquoi ne serais-tu pas médium ? Pourquoi penses-tu que cette « définition » ne s’applique pas à toi, mais à Camille-Fraise et à Sylvie ? Pourquoi te créés tu toi-même un plafond dans tes capacités spirituelles ?

Parce que pour moi, un médium est en contact direct avec la Source, Dieu ou le nom que tu veux. Or ce n’est pas mon cas, je ne me sentirais pas dans une telle détresse si j’étais capable de me connecter à l’amour et l’énergie de lumière de la Source.

Tu n’y arrives pas, parce que tu ne t’en crois pas capable par toi-même. Et puis aussi parce que cela te fait peur. Si tu es capable par toi-même d’avoir accès à la Source, alors en théorie, tu n’as plus besoin de personne pour te guider vers ça.

Tu sais, je ne comprends plus rien. Je suis complétement paumée… Apprendre à gérer mon hypersensibilité aux émotions et aux énergies, c’est une chose. M’accepter en tant que médium s’en est une autre.

Pourtant, il n’y a rien de spécial. Au fond, vous êtes tous médium, il vous faut juste retrouver la qualité de votre reliance à votre propre Source. Car tu l’as compris, le divin n’est pas une chose abstraite. C’est une chose que l’on doit vivre dans son propre cœur, dans sa propre vie. Vous avez tous une puissance créatrice, mais souvent cela vous effraye, alors vous préférez la remettre dans les mains d’un autre, d’une religion, d’un guide spirituel. Regarde combien le blog de Sylvie te rassure, même si elle pousse chacun à explorer et suivre son propre chemin, elle offre malgré tout un bel exemple, rassurant.

Je me sens vraiment oppressée par ce que tu me dis, j’ai ce poids au plexus solaire, c’est vraiment désagréable, et cette boule à la gorge.

Tu n’arrives pas à accepter l’idée d’être médium, cela te fait peur.

Je ne peux pas me coller la même étiquette que Camille Fraise sur le dos. J’en suis à des années lumières, même s’il n’y a pas de comparaison à faire, que chacun suit son propre chemin et que je ne cherche pas à atteindre son « niveau ». C’est juste que ce n’est pas possible pour mon mental. Rien en moi ne correspond  à ma définition de « médium », rien que de le dire, je trouve cela prétentieux et faux. Et puis quand je vois comment Camille Fraise galère, et Sylvie parfois… ça ne me fait pas envie. L’incompréhension des proches, le rejet, le décalage avec la majorité des gens du quotidien. Je crois que je n’ai pas besoin de tout cela. Je galère déjà bien assez avec ma maladie et mon hypersensibilité ! Ce que tu dis n’a pas de sens, cela sonne presque comme une voix de l’égo. Car longtemps j’ai rêvé de l’être, pour être différente, pour m’expliquer à moi-même ma différence et aussi pour compenser mon manque de confiance en moi. Mais je ne suis « que moi ». Je ne suis personne capable de guider, de soigner, d’apprendre des choses aux autres. Tout ce que je peux faire, au mieux, c’est partager mon expérience, en espérant qu’elle éclaire et serve à quelqu’un, au moins une personne, sans rien en attendre en retour.

J’ai arrêté d’attendre des visites sur ce blog, d’attendre des commentaires. Et je ne comprends pas pourquoi subitement, cette dynamique a changé aussi, pourquoi j’ai plus de visites, d’abonnés et de commentaires qu’avant. Figures toi que j’avais même oublié d’avoir donné le lien de ce blog à certains proches ! Qu’elle n’a pas été ma surprise quand une, puis deux de ces personnes m’ont dit qu’elles s’étaient remises à me lire ! Vraiment, j’en suis tombée des nues. En ayant carrément envie de leur demander « Mais pourquoi ?  Qu’est ce qui peut bien t’intéresser ici ? ».

Et puis, une part de moi a été choquée. Comment ces proches pouvaient me lire et ne rien m’en avoir dit ? Enfin plus précisément, ne jamais avoir commenté ou réagi sur mes articles ? Parce qu’après tout, c’est mes tripes que j’étale ici, c’est mon cœur que je dévoile sans pudeur… Il y a vraiment cette part de moi qui ne comprend pas, tout simplement, l’absence de réaction. Comme si cela n’avait pas de réalité, mais ça en a pour moi. Et tout devient confus et soulève des émotions en moi. Je ne veux pas écrire pour avoir le soutien, l’aval de ces personnes ou être en attente de leur réponse.

Cela en réalité n’a pas d’importance, car je dois me souvenir que j’écris pour moi. Pour affirmer qui je suis, même si je ne suis pas encore capable de le faire sans anonymat. Et puis j’avoue, l’anonymat est confortable. On peut ouvrir son cœur, sans peur d’être jugée, car on sait qu’en réalité, quoi que dise l’autre, il ne nous connait pas dans toutes nos facettes, dans notre réalité matérielle. C’est un espace à soi où l’on exprime ce que l’on veut, librement, aussi librement que les barrières que l’on s’impose à soi-même bien sûr.

Alors après tout, à quoi bon se coller des étiquettes ? Je ne sais pas qui je suis. Si j’écris, c’est aussi pour le découvrir, tout simplement. Pour apprendre à faire face à l’océan d’émotions qui me traverse, aux doutes cycliques, aux interrogations sur mon propre chemin. Me lire, c’est un peu apprendre à me connaître, d’une autre façon, d’un autre angle de vue. Certes partiellement, mais de façon authentique. Ici pas de conversation sur la pluie et le beau temps, juste mes errances et mes questions sur la vie, sur ma vie et sur comment y faire face.

Je sais que cela ne parlera pas à tout le monde, mais c’est de toute façon tout ce que j’ai à offrir. Et je ne changerai pas qui je suis pour plaire à plus de monde. Voilà, c’est dit. Je souhaite que chaque personne qui passe ici y trouve un petit bout de mots qui lui parle, résonne en elle et lui permette de s’explorer elle-même, d’après le miroir que je peux offrir, en toute simplicité.

Et ceci n’est pas un poisson d’avril ^^

1er avril 2016

La vérité crue

Artiste :

Artiste : Kuvshinov-Ilya

On dirait que c’est une période difficile pour plein de gens, notamment d’autres médiums que je lis. Peut-être les énergies sont-elles perturbantes ?

La prochaine nouvelle lune est proche et elle sera forte. C’est une bonne idée de participer au cercle de femme de méditation. Cela permettra d’ancrer des énergies de changement en toi.

Et d’accueillir l’archétype de l’Adolescente, la part féminine de nous qui vit le changement et la construction de soi ? C’est un concept intéressant. Je sais définitivement que j’ai mal vécu l’émergence de la mienne durant mon adolescence. Je n’acceptais pas mon corps, mon père rejetait l’apparition de ma féminité et la transformation de mon corps et cela m’a beaucoup marqué. Je me sentais en mal d’amour alors que j’étais harcelée et moquée au collège…

Et pourquoi parler de ça me donne des crampes soudaines aux ovaires ?

Tu évacues des énergies, laisse faire. C’est normal que ce soit difficile, désagréable et fatiguant. Un certain nombre de petites prises de conscience te sont venues ces dernières semaines.

Alors, sais-tu pourquoi tu écris sur ton blog ?

Et bien j’en ai pris conscience ce matin en lisant un des millionièmes commentaires de Mélissa sur le blog de Sylvie. Qui crie à l’aide, encore et encore, sans fin. Et j’ai réalisé que moi aussi je faisais ça sur le blog de Sylvie avant, même si c’était d’une autre manière et moins visible ou invasif…

Finalement, je me suis mise à écrire ici ce que je vivais et ressentais simplement pour m’exprimer et me soulager sans avoir à polluer le blog des autres, sans avoir à l’imposer aux autres. Ainsi ceux qui lisent sont ceux qui trouvent un écho dans mes mots, dans mon vécu. Ils le font par choix. Et pas parce que j’ai envahi l’espace de quelqu’un d’autre…

Donc en gros cet espace te permet de décharger tes propres énergies sans affecter autrui c’est ça ?

Oui, mais pas seulement. Parce qu’une fois que j’ai déposé ces émotions, ces ressentis et ces énergies devant moi, alors je peux travailler dessus. J’arrête d’attendre désespérément que quelqu’un me donne la solution, j’arrête d’attendre d’être sauvée par une personne extérieure. J’imagine que c’est une manière de construire et d’avancer à ma façon. Même si elle me semble très maladroite.

Qu’est ce qui te fait dire ça ?

Je ne sais pas… Je sais que mes mots font écho auprès de quelques personnes, et j’en suis heureuse. Mais quand je lis d’autres personnes, je me trouve bien maladroite, bien confuse… J’ai l’impression de passer mon temps à me plaindre et de ne pas écrire des choses constructives.

Et tu te dévalorises. Parce que tu te compares à autrui. Mais les autres ont trouvé leur spécialité comme tu dis, pour Camille Fraise c’est le rêve lucide, pour Sylvie c’est le channeling de connaissances spirituelles. Alors que toi tu écris sans but et de façon aléatoire. Juste pour vider ton trop plein d’émotion, ton empathie et ton hypersensibilité que tu gères mal.

Tes écrits n’ont aucun objectif envers les autres, ils sont justes là pour t’apaiser toi. Tu ne peux donc pas attendre qu’ils aient la même profondeur ou la même portée. Ce n’est pas comparable…

Je sais bien mais… Je ne sais pas comment l’exprimer…

Tu voudrais déjà avoir construit quelque chose qui t’apporte une reconnaissance en lien avec le plan spirituel. Mais pourquoi ça ? Parce que tu ne te sens pas acceptée pour cette partie-là de toi. Quelque part tu cherches une forme d’approbation ici. Or, pas de chance, il n’y a personne pour t’en donner ?

… Je ne sais pas qui tu es comme guide sombre, mais je ne te trouve pas très doux… J’ai envie de pleurer et c’est comme ça que tu me soutiens ?

Mon objectif n’est pas de te faire pleurer, mais de t’aider à voir la vérité, même si elle est douloureuse. Tu n’arrivais pas à voir la raison pour laquelle tu écrivais sur ton blog, tout simplement parce que tu ne voulais pas l’admettre. Tu sais déjà que ce n’est pas pour aider les autres, mais pour t’aider toi. Or tu pourrais très bien écrire, sans publier sur un blog et le garder pour toi, non ? Pourquoi ne le fais-tu pas ? Pendant des années tu as écrits des poèmes et des textes sans forcément les publier. Alors pourquoi ? Parce que tu es incertaine, parce que tu manques de confiance en toi. Que tu as envie que les gens te disent « ouah, c’est fou ce que c’est vrai, moi aussi je vis ça » ou bien « courage, tu peux y arriver », ou seulement qu’il donne foi à ta vérité en acquiesçant. Pourquoi regardes-tu si tu as des visites de Martinique ? Parce que tu aimerais bien que parfois Sylvie te lise et approuve ce que tu dis. Mais pourquoi le ferait-elle ? Elle sait d’ailleurs qu’elle ne le doit pas. C’est pitoyable…

Comment ça « c’est pitoyable » ? Je ne vois pas pourquoi je laisserai quelqu’un me dire ça, même un pseudo guide ou une entité !

C’est pitoyable, parce que tu continues de te lamenter sur toi-même et d’attendre une aide et un soutien de l’extérieur. Et au lieu de le faire sur le blog d’autrui, tu le fais sur le tien. Es-tu contente maintenant de savoir pourquoi tu écris ici ?

Je n’aime pas ta façon de me parler, je n’aime pas ta façon de me provoquer et de me bousculer.

Et oui, tous tes guides ne t’apportent pas de la « douceur » bien que tu aies largement ta part de libertés. Et un peu trop celle de te lamenter à mon goût. Au lieu de te plaindre en long et en large, tu ferais mieux de travailler.

Mais c’est la seule façon que j’ai trouvé pour me connecter à mes guides et échanger. Celle d’ouvrir mon cœur, je n’y peux pas grand-chose s’il est rempli de tristesse et de désespoir en ce moment… Je n’aime pas ta façon de faire.

Parce que je parle crument et mets le doigt sur des choses qui ne te plaisent pas ? Des fois ça te fait du bien, ou disons que c’est plus rapide pour te faire avancer. Tu as parfois besoin d’être un peu secouée, pour t’insurger, redresser la tête et protester. Alors tu as un peu plus la niaque pour avancer, plutôt que d’être passive et de rester dans ton malheur.

Tu n’es pas obligé de continuer à me parler, mais moi je ne suis pas comme tes autres guides.

Tu m’as plutôt l’air d’un génie farceur et j’ai l’impression qu’on a déjà échangé une fois par le passé et que je n’avais pas apprécié.

C’est vrai, mais tu devrais relire cet échange et voir ce que tu en as tiré d’utile. A vrai dire, c’est plus un marché qu’on a passé. Et tes guides ne me laisseraient pas approcher si je te mettais réellement en danger. Je viens juste te chahuter, « sore dake desu » comme tu dirais en japonais. Prends-le comme un jeu pour moi, celui de voir jusqu’où je peux te pousser.

Et qu’est-ce que tu en retires ? Je ne comprends pas vraiment.

Pourtant, tu n’es pas trop étonnée. C’est vrai que tu t’es braquée la première fois. Mais je ne viens qu’exceptionnellement. Disons que la période aux énergies un peu chaotiques m’est favorable pour me manifester auprès de toi. Tes repères sont chamboulés, tu es fatiguée, donc moins sur tes gardes. Tu n’es pas très facile à approcher tu sais, comme une souris très vite effrayée, qui se réfugie derrière ses guides, même si elle ne les sent pas. Tu es vraiment une trouillarde en fait.

« Pitoyable », « trouillarde », c’est tout ce que tu as à me dire ? Parce que si c’est l’opinion que tu as de moi, je ne vois pas pourquoi tu t’embêtes à venir me parler et à perdre ton temps avec moi. Ce n’est pas comme si je t’avais appelé. Ni comme si j’avais demandé à me faire insulter… Je ne me sens pas bien, et tu crois que ce que tu dis va me motiver ?

Non, cela va t’énerver, et raviver un peu la flamme de la guerrière en toi. Parce qu’apprendre à accueillir et à recevoir c’est bien. Etre dans l’amour et la lumière et tout ça blablabla c’est bien. Mais cela ne t’aide pas à manifester ta volonté. Tu peux apprendre à accueillir et être femme, tout en étant combative. Là où tu confonds les choses, c’est de penser que le combat ne se fait que par l’attaque et l’agressivité. Il peut aussi se faire dans la douceur, la subtilité, l’esquive et le détournement des énergies de l’attaquant. Pour ça il faut pleinement accepter et accueillir ces énergies agressives pour les retourner efficacement. Disons que je suis là pour te secouer quand tu te laisses un peu trop aller. Tes guides me laissent te parler, parce qu’ils savent que c’est utile, et qu’ils ne sont pas capables d’être aussi crus, les trouillards.

Je vois que tout le monde en prend pour son grade.

Je suis le Fou, celui qui ne respecte ni les hiérarchies, ni les convenances. Celui qui secoue les croyances, celui qui fait pleurer et rire en même temps. Celui qui n’a cure du temps et celui qui aime observer les gens trébucher. Car c’est en tombant qu’on apprend à se relever. Cela peut te sembler cruel, mais je ne suis pas une entité humaine, la cruauté se situe à d’autres niveaux pour moi, je ne vois que l’utilité. Or l’expérience est la meilleure des alliées. Tu commences seulement à le comprendre. Une « mauvaise » expérience n’en est pas une, si en réalité elle t’a permis d’apprendre quelque chose. C’est pour ça que tu étais contente de l’essai de cette voiture, même si finalement tu ne l’as pas achetée.

Je préfère quand tu parles sérieusement, plutôt que quand tu critiques et insultes à tour de bras.

En réalité, ce sont les deux faces d’une même pièce. Tu ne peux pas être sérieuse, si tu ne sais pas rire et provoquer par l’humour. Car le sérieux constant mène à la rigidité et à un égo sans humilité. Etre capable d’accepter de se dire soi-même pitoyable quand on ne fait que de se lamenter permet deux choses : 1) l’humilité 2) la lucidité. Rien n’est plus faux qui celui qui croit savoir. Rien n’est plus vrai que celui qui se sait aveugle.

J’ai l’impression que tu as retiré un masque de clown…

Je te l’ai dit, je suis le Fou. Tu ne peux pas me cerner, parce qu’un jour je suis triste, l’autre je suis heureux. Un moment je suis bête, l’autre je suis sage. Sans qu’aucun des deux ne soit vrai. Rien ne sert de chercher à comprendre. Je te laisse méditer ces paroles.

3 mars 2016

Écrire un blog

Artiste : Megatruh

Artiste : Megatruh

Qui me lit ? Parfois je me demande quelles sont les personnes qui me lisent, quelle est leur vie, comment elles sont tombées sur mon blog et surtout qu’est ce qui les intéresse ici ? J’ai remarqué que c’est rarement les sujets que je pense les plus intéressants qui attirent le plus l’attention. Ce sont souvent mes articles les plus sincères, ceux qui sortent du fond de mes tripes et que parfois je me demande même pourquoi je les poste.

Tenir un blog est une drôle de chose. J’aime revenir ici, et parfois relire mes anciens articles. Je me rappelle alors ce que j’ai vécu, ce que j’ai ressenti, et je vois tout le chemin parcouru. C’est à la fois moi, et en même temps cela ne l’est plus, car cela appartient au passé et j’ai évolué depuis. Chaque article est comme un instantanée de mes émotions et de mes photos, si vrais et si sincères sur l’instant. Et en même temps, quand je les relis, cela n’est plus moi, car celle que je suis aujourd’hui n’est pas la même qu’hier. C’est un sentiment très étrange.

Je me demande donc parfois qu’est-ce qui résonne chez les autres, chez ces lecteurs invisibles, qui passent, mais ne laissent pas de traces. Je n’ai jamais écrit pour créer un blog à la mode, connu, avec des milliers de visiteurs chaque jour. Je l’ai avant tout fait pour moi. Ecrire dans mon coin ne me suffisait pas, j’avais envie de le partager. C’était avant tout une perche vers certains de mes proches, mais ironiquement, ceux-ci ne lisent pas de blogs et ne viennent donc pas ici. C’était une façon de partager mes textes, quand j’écrivais beaucoup plus de poésie au départ. Puis une façon de parler de ma spiritualité, de mes ressentis quand je ne savais pas à qui en parler dans la vie physique.

Mais à quoi mon blog me sert-il aujourd’hui ? Quand j’ai un visiteur par jour, je suis heureuse d’avoir été lue, cela me suffit. Pourtant, parfois, je vois que 5 personnes sont passées et ont regardé 60 articles, et je suis surprise. Mon blog est souvent découvert par hasard, parce que je ne suis pas fan de liker chez les autres uniquement pour qu’ils viennent chez moi. Je ne cherche pas à le faire connaitre activement, il est là, pour ceux que ça intéressent. Et des fois, il semble qu’une personne tombe dessus et l’explore de fond en comble, puis reprend son chemin. Et je me demande alors ce qu’elle y cherchait.

Je ne sais pas si mes articles peuvent être utiles à d’autres personnes, s’ils leur parlent. Je n’ai pas la prétention de le croire, après tout c’est juste un témoignage parmi tant d’autres. L’idée de créer ce blog m’était aussi venu pour me donner une identité pour suivre d’autres blogs WordPress. De façon ironique, beaucoup ont disparu. Et j’ai remarqué que les blogs sur la spiritualité, les pratiques païennes ne durent souvent pas très longtemps. Est-ce que parce que les pratiques et les croyances évoluent et ne correspondent plus aux écrits d’avant ? Je ne sais pas, en tout cas, ce que je sais c’est que je me laisse toute espace de latitude pour changer mes idées et mes croyances ici.

Plus les gens sont lus sur leur blog, et plus la probabilité que des personnes, n’appréciant par leur écrit, faisant des commentaires négatifs ou agressifs s’élèvent. Je n’ai jamais été confronté à ce cas-là et j’en suis heureuse. Je pense que l’anonymat forme aussi un cocon de protection très efficace, et finalement je ne suis pas assez lue pour être attaquée, ce qui n’est pas un mal ! Je pense aussi que mon contenu n’est pas subversif, même si tout le monde ne s’y retrouve pas.

Je sais qu’à une époque, quand je postais ici les channelings écrit que je réalisais grâce à mes capacités spirituelles, j’avais peur d’être traitée de folle. Et puis finalement, j’ai constaté que globalement, le monde s’en foutait. On ne devrait jamais s’interdire de faire des choses par peur du jugement des autres. Car finalement, oui celui-ci peut être agressif, mais parfois il est carrément inexistant et ce n’est que nos propres peurs qui nos bloquent.

Que pourrais-je souhaiter à cet espace ? Qu’il reste un lieu de liberté pour moi, d’expression décomplexée et surtout sincère, en accord avec moi-même, dans toute la vérité de mon cœur et de mes vécus. Même si parfois cela fait peur, même si parfois cela intimide.

Et vous, que n’osez-vous pas écrire ?

21 février 2016