Bain de purification et de régénération énergétique

Artiste : Yuumei

 

Avez-vous déjà vécu des attaques énergétiques ? Ou bien subi du vampirisme énergétique ?  Êtes-vous très fatigué sans raison valable (pas de souci de santé, d’anémie, de manque de sommeil, de rythme de vie effréné, etc) ? Vous levez-vous plus fatigué que vous vous êtes couché, après des cauchemars où vous avez eu la sensation d’avoir été agressé ?

Ne soyons pas catastrophistes. Peut-être que vous êtes dans une mauvaise période, peut être qu’une personne de votre entourage vous plombe avec ces émotions « négatives » sans toutefois exercer un réel vampirisme énergétique (il ne faut pas confondre vampirisme énergétique et vampirisme émotionnel). Peut-être que vous ne dormez pas assez. Il peut y avoir des tas d’autres raisons…

Mais au cas où. Pourquoi ne pas tester un bon bain ?

Je vous propose de prendre 10 g de sauge sèche (20g de fraîche). De la sauge officinale marche très bien (celle pour la cuisine), mais si vous avez de la sauge blanche c’est encore mieux. Et puis du miel. Faites bouillir de l’eau et une fois qu’elle est à ébullition, laissez chauffer encore 5 min.

Dans un grand récipient, versez 3 litres d’eau bouillante, et vos 10 g de sauge mis dans un ou plusieurs sachets à infusion. Laissez infuser 10 à 15 min avant d’enlever les sachets. Pendant ce temps, vous aurez tout intérêt à prendre une bonne douche pour bien vous décrasser et vous purifiez physiquement, afin de maximiser l’effet de votre bain.

Revenez à votre infusion et ajoutez 2 grosses cuillères à soupe de miel (4 si vous êtes généreux et n’avez pas peur de vider votre pot de miel) et mélangez bien. Puis allez tranquillement vous faire couler un bon bain (seulement avec de l’eau, pas de produits moussants !). Quand il est à la température que vous souhaitez, rajoutez votre infusion sauge miel et brassez bien. Ça y est, votre bain est prêt !

Comment bien en profiter ? Faites en sorte de ne pas être dérangé, allumez une bougie pour l’ambiance si vous aimez ça. Mais surtout, assurez-vous de rester dedans au moins 15 bonnes minutes ! A la fin, rincez-vous seulement d’eau et séchez-vous.

Ce bain a un effet purifiant sur vos énergies grâce à la sauge, et un effet régénérateur sur votre corps énergétique grâce au miel. Alors non, il ne chassera pas un vampire intentionnel, en revanche, les petites entités du bas astral, les larves et autres petites joyeusetés, elles, devraient partir. Et même si vous n’avez rien de tout ça sur vous, une purification de vos énergies vous apportera quand même une bonne bouffée d’air. A renouveler aussi souvent que l’envie vous vient, 1 fois par semaine étant le maximum nécessaire.

 

Petit bonus pour ceux qui ont envie d’aller plus loin :

Profitez du bain 15 minutes sera suffisant pour qu’il fasse effet. Mais plus vous y mettrez de l’intention, plus cela sera efficace. Vous pouvez faire une prière ou demande à cet effet en rentrant dans votre bain. Mieux encore, vous pouvez agir sur vos énergies avec une visualisation.

Pour cela, je vous conseille en premier lieu de demander l’accompagnement de vos guides pendant l’exercice. Fermez les yeux et visualisez votre corps. Imaginez que l’énergie de la sauge chasse toutes les énergies négatives, un liquide doré chasse et remplace une eau boueuse dans votre corps. Vous voilà propre.

Maintenant viens la partie la plus intéressante. Demandez à voir votre corps énergétique. Puis voyez le miel le recouvrir de la tête au pied. En chemin, il va s’arrêter sur vos plaies énergétiques et les guérir. Laissez les images venir à vous. Que ce soit des coupures, des trous, des morceaux manquants ou autres, qui apparaissent comme des zones noires, laissez le miel remplir ces espaces et les guérir, jusqu’à ce qu’ils redeviennent lumineux comme le reste de votre corps. Après coup, il serait intéressant de noter, quelque part, quelles sont les zones guéries. Correspondent-elles à une blessure physique récente ou ancienne ? A un choc vécu ? Reviennent-elles souvent au même endroit ?

N’oubliez pas à la fin de remercier l’esprit de la sauge, du miel, de l’eau et vos guides pour leur précieuse aide.

6 septembre

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Un peu de ménage…

Photographe : Celia Witchlight

 

J’ai toujours été admirative des gens qui arrivent à écrire et à publier tous les jours. Certes, il y a une organisation derrière cela, une passion et/ou une motivation. Mais il faut aussi savoir quoi écrire tous les jours ! Et c’est une question qui me trotte dans la tête, depuis que j’écris si peu ici : comment cultiver son inspiration ?

J’ai commencé ce blog, il y a fort longtemps pour y partager mes poèmes, adossés à mes photos. Puis, au fur et à mesure que ma médiumnité se révélait et que je commençais à sentir des choses et entendre des entités, je me suis mise à écrire à ce sujet. Je remettais les choses en question, je prenais du recul pour essayer de comprendre ce que je vivais. Je partageais mes drôles de sensations, j’essayais de gérer mon hypersensibilité. J’ai beaucoup bataillé avant d’accepter l’idée d’écrire avec mes guides.

Je me souviens aussi du tâtonnement pour prendre confiance en moi. Quel intérêt de partager ? Qui allait me lire ? A quoi ça servait ? Devais-je prendre un pseudonyme ou pas ? Partager mon blog avec mes proches ? J’avais du mal à croire en l’intérêt de créer mon propre espace d’expression. Et puis j’ai fini par comprendre que cela me faisait du bien à moi-même. Cela me permettait de m’aider à gérer les émotions et les énergies au quotidien, à m’apporter une compréhension et un recul nécessaire. J’appréhendais les choses sous un angle différent de ce que je pouvais lire chez Sylvie, chez Camille. J’arrivais enfin à cerner un peu mieux mes spécificités concernant la médiumnité. Mon ancrage au Milieu m’apportait des challenges et des informations différentes. C’était intéressant de pouvoir croiser les choses et échanger dessus. J’ai aimé ça.

Et puis, ce trou, ce vide, ce manque d’inspiration. Je ne savais plus quoi écrire, ni sur quoi écrire. Je n’entendais plus mes guides, alors que je n’avais plus de discussion à retranscrire. Je crois que j’en suis encore à essayer de comprendre le pourquoi.  Cette envie et en même temps cette frustration, de ne pas réussir à m’assoir devant mon ordinateur, à écrire quelque chose, à partager quelque chose. Le temps passe, les échanges s’amenuisent, les liens se distendent…

Avoir un espace numérique, c’est un peu comme créer un lieu d’échange. Si on n’est pas présent pour l’animer, il se vide peu à peu. Il n’y a plus personne pour faire la poussière, apporter des fleurs fraîches. Les gens qui passent, sans réponse, continuent leur chemin. Le partage spontané ne se fait plus. Les habitués ne viennent plus.

Mais pourquoi écrit-on ? Est-ce que l’on écrit pour créer du lien ? Offrir un espace d’échanges ? Ou déverser ses pensées quoi qu’en fassent les autres ? Ecrit-on pour soi ? Ou pour les autres ? Ou pour une raison inconnue qui nous pousse à le faire ?

J’ai toujours cherché à identifier la raison qui me poussait à publier sur mon blog. Pourquoi mes guides ne venaient pas me parler si je ne le faisais pas ? Je me posais souvent cette question, elle revenait régulièrement dans mes articles et j’en venais à la conclusion que je ne le savais pas vraiment. Juste que tant que cela m’aiderait, je continuerais… Alors ai-je arrêté parce que cela ne m’aidait plus ?

Il faut dire que j’ai eu des moments de doutes. Parce que, je ne sais pas pourquoi, mes écrits ont motivés des attaques énergétiques. Je n’ai jamais pu comprendre quel était l’objectif de ces personnes mal intentionnées. Ça m’a saoulé, j’ai pourtant continué comme si de rien n’était. J’avais des choses à en apprendre c’est sûr. Ce que les guides laissent passer, est là pour nous enseigner quelque chose. Parce qu’on a toujours les capacités à relever le défi, contrer l’attaque, apprendre de cette expérience. Il n’empêche, c’est pesant et fatiguant. N’avais-je pas déjà les mains assez pleines à gérer ma santé et mon hypersensibilité ?

Alors, j’ai écrit, ailleurs, juste pour moi. J’ai commencé un roman dont le thème (bizarrement, lol) porte sur la spiritualité. Pendant des mois, j’ai écrit plusieurs pages chaque jour. Et là, l’inspiration ne manquait pas. Elle était peut être parfois un peu capricieuse, il fallait aller la chercher par la main, la cajoler ou bien même la menacer de lâcher le morceau. Mais elle pointait toujours le bout de son nez à un moment ou à un autre. Jusqu’à ce que je prenne confiance en elle. Oui, mon inspiration est là. Elle attend que j’ouvre mon cahier d’écriture et que je tende l’oreille. Que je lui consacre du temps et de l’attention. Peut-être que parfois les choses sont aussi simples que ça. Il suffit de s’assoir, de prendre un crayon, d’être patient et d’y croire. J’ai envie de faire la même chose ici pour mon blog.

 

« Je m’assoie ici, je regarde le soleil pénétrer par la fenêtre et illuminer les grains de poussières qui voltigent. Depuis le temps, il y a du ménage à faire. Pas de doutes, il faut que je m’y mette. J’ouvre la fenêtre en grand pour laisser l’air frais entrer. Je sors mon chiffon et astique les meubles. Une fois lestés de leur épaisse couche de poussière, les tons bruns et miels du bois répandent une douce lumière au soleil. Je passe le balai, chasse les moutons de poussière, les vieilles plumes et les papiers roulés en boule jetés au sol. Tous mes écrits raturés, tous les vieux papiers inutiles et les lettres désobligeantes accumulés dans la boite aux lettres, je les place au centre de ma vieille cheminée en pierre. J’allume un feu délicieux qui les consume en cendres. Le bois qui brûle craque et le feu répand sa mélodie bienfaisante.

Je vide les placards pour mieux les assainir et les ranger. Je lave le restant de vaisselle abandonnée. Je jette les fonds de bouteille périmés. Une fois les chaises rangées sur les tables, je passe un grand coup d’eau additionnée de romarin pour nettoyer le sol. Je demande à une petite fée ondine de m’aider à purifier les énergies de ce lieu. En riant, elle joue avec moi tandis que je passe la serpillière, elle aime quand cela brille et sent bon. Je la remercie avec une cuillère de miel. Un peu de cire sur le parquet, quelques bougies parfumées allumées et voilà le lieu déjà plus accueillant. Une fois tout rangé et remis en place, il ne me reste plus qu’à disposer de petits bouquets de lys blancs sur les tables.

C’est déjà mieux, je m’assoie dans le silence. C’est tranquille ici. J’ai toujours aimé que ce lieu soit à l’abri des foules. Y venait, par un mystérieux hasard, quelques passants égarés qui trouvaient ici quelques bricoles pour les aider, avant de reprendre la route. Et puis, il y avait les habitués. Je me dis qu’il est temps de leur faire signe. Je retourne à la porte d’entrée pour placer l’écriteau « ouvert » visible de l’extérieur. J’appose au seuil de mon entrée une barrière de gros sel et quelques talismans de mon secret. Sont bienvenus ici, tous gens, du moment qu’ils sont bien attentionnés. Je mets de l’eau de source à chauffer, c’est l’heure de la tisane relaxante… »

16 août 2018

 

Photographe : Emmanuel Dautriche

La première des médecines

Artiste : Piccolo-kun

La première des médecines est d’avoir un bon sommeil, me souffle-t-on à l’oreille.

Mais, pour moi qui lutte à trouver le moyen de faire des nuits complètes, qu’est-ce que cela veut dire « un bon sommeil » ? Qu’est-ce que c’est ? Et comment est-ce qu’on y parvient ?

Evidemment, il y a tous les conseils de bon sens que vous pouvez trouver à divers endroits : se coucher à heure fixe, faire une activité calme avant d’aller au lit, éviter les stimulants (caféine, etc). Mais cultiver un bon sommeil va au-delà de ça. Dans un monde où l’on dort de moins en moins, cultiver un bon sommeil est un peu comme aller à contrecourant. Au lieu de chercher à faire plus, produire plus, être plus pour répondre aux exigences énormes de cette société de consommation, chercher à avoir un bon sommeil est un état d’esprit qui appelle au ralentissement. Ralentir pour donner un repos réel et efficace à son corps, et pas juste un minimum vital dont on doit s’accommoder.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé dormir. Petite, j’aimais que mes parents me lisent des histoires au coucher avant de m’endormir. J’adore la sensation d’une couette chaude et moelleuse alors qu’il fait froid en dehors du lit. Et puis cet engourdissement bienfaisant de l’esprit, où tout est léger et irréel. J’ai toujours beaucoup rêvé et j’adorais ça, car je sentais un esprit bienveillant veiller sur mes nuits. Ainsi enfant, je n’ai, il me semble, jamais subit d’attaques astrales dans mon sommeil.

Comment en suis-je passée à avoir peur d’aller dormir et à repousser l’heure du coucher ? A passer des nuits longues et difficiles, où la douleur physique me réveille et m’empêche de dormir ? Où le mental en profite pour tourner en rond et me harceler de doutes et de questions ? Où les attaques astrales se faufilent par moment dans mes rêves ? Où mes rêves deviennent pénibles, fatiguant et où le travail énergétique qui se fait me rend plus fatiguée au réveil qu’au coucher ?

C’est de cette façon il me semble que l’on tombe dans une spirale vicieuse. Le manque de sommeil entraine une fatigue sur tous les plans, corporel, émotionnel, mental et énergétique. Je deviens fatiguée, alors je dors dès que j’en sens l’envie, cassant ainsi ma dynamique et mes cycles de sommeil. La fatigue s’accumule, avec elle, je suis plus irritable et plus sensible à la douleur. La douleur augmentant et restant continue, je dors de moins en moins bien… Et la boucle est bouclée… La seule solution : casser le cycle.

 

La première des médecines est d’avoir un bon sommeil.

Pour cela, il est nécessaire d’apprendre à se connaitre. Quels sont mes besoins en sommeil ? Plutôt 6h, 8h ou 10h ? Suis-je du matin ou du soir ? Ces facteurs dépendent de notre capital génétique mais aussi de notre âge, ils évoluent au cours du temps avec nous et notre corps. Autant vous dire que rien ne sert d’appliquer le miracle morning, si vous êtes du soir comme moi. Il est parfois difficile d’accepter un besoin en sommeil important (9h ou plus) quand la société tend à imposer un rythme 23-7h, voire moins. Pourtant, à un moment, il est nécessaire de poser une priorité.

On ne sait pas que l’on vit en dette de sommeil, tant que l’on n’a pas mis en place des nuits de sommeil suffisamment longues et ce de façon quotidienne. C’est le jour et la nuit. Je m’en suis rendue compte lorsque j’avais changé d’études, de ville et de cercle social. J’étais passé d’un état de zombie qui s’ignorait, à une personne enfin en pleine possession de ses moyens intellectuels, de sa capacité d’observation et de sa faculté à s’ouvrir aux autres. Tout ça parce que je dormais plus.

Manquer de sommeil, c’est comme survivre la tête dans un bocal. Les idées sont confuses sans qu’on le sache, on passe son temps à courir après la compréhension des choses, des gens, des situations, et cela rend le quotidien encore plus fatiguant. On ne pense qu’à se reposer, sans en avoir le temps, puisqu’on accumule le retard car la fatigue nous rend plus lent. C’est bien un cercle vicieux.

Pour avoir un bon sommeil, il ne suffit pas de se coucher suffisamment tôt, bien que cela aide. Vous pouvez le faire, et ne pas forcément réussir à vous endormir. Je pense qu’une bonne nuit de sommeil se prépare, comme une bonne journée avec un petit dej’ adéquat. J’imagine que c’est pour cela que l’on trouve des articles de blog du type « mon rituel du soir avant de me coucher », décrivant ce que la personne fait pour se mettre dans un état d’esprit propice au sommeil.

De mon expérience, la préparation à un bon sommeil passe par plusieurs points :

  • Mettre en place un environnement adéquat : certains ne supporteront pas la lumière (fermer les volets), ou bien le bruit (mettre des boules quiès), d’autres peuvent avoir besoin d’une chambre rangée, d’un lit bien fait, d’une porte fermée ou ouverte, d’une température fraiche ou chaude, d’une moustiquaire, d’une veilleuse ou pas, d’un talisman ou d’une peluche de « protection ». Selon votre histoire et vos blessures, vous aurez besoin d’identifier quelles sont les conditions dans votre chambre qui vous permettent de vous sentir en sécurité pour relâcher votre vigilance.

Par exemple, dans mon cas, j’ai besoin de savoir que la porte d’entrée de ma maison est fermée à clé, et que je connais les gens qui dorment dans cette maison, pour rassurer ma peur d’être violée dans mon sommeil.  Pour d’autre, ce sera la peur du noir, etc…

Précisons que pour certains, il sera indispensable d’avoir une confiance absolue en son (sa) partenaire, même passager(e) pour bien dormir à côté.

  • Nettoyer l’émotionnel : difficile de bien dormir quand des émotions nous pèsent sur le cœur, notamment à cause d’évènements vécus au cours de la journée. Prendre un temps le soir pour identifier ses émotions et les extérioriser permet de se sentir plus léger. Pour ma part, c’est là que j’aime bien sortir mon journal intime et que celui-ci m’aide grandement à faire un peu de ménage. Mais vous pouvez utiliser le dessin, le chant, le sport…
  • Apaiser le mental : de la même façon, il est difficile de s’endormir lorsque l’on ressasse des pensées, ou que le mental turbine à cent à l’heure. Il existe de nombreuses façons pour le calmer, là encore écrire dans un journal peut aider. Pour ma part, j’évite également de stimuler trop mon mental avant de me coucher : un roman trop prenant me maintiendra en haleine, je me suis rendue compte que les films et ciné du soir avaient tendance à polluer la qualité de mon sommeil, car mon mental s’y raccrochait durant la nuit. On peut aussi tenter de déconnecter le mental en faisant des exercices de respiration, de méditation, ce qui rejoint le point suivant…
  • Tenter de détendre le corps physique : pour moi, c’est un des points les plus difficiles avec mes douleurs chroniques. J’essaye de le rendre confortable au maximum, en calant avec des cousins, utilisant une bouillotte sur les zones douloureuses. Des exercices de respiration et de décontraction peuvent aider. Et quand la douleur est trop forte, j’essaye de m’échapper de mes sensations physiques jusqu’à m’endormir. Je visualise une prairie verte où coule un ruisseau agréable. Ou bien encore un lac de lumière dorée où je peux laver mes zones douloureuses et voir la douleur se dissoudre dans l’eau. Si vous avez un partenaire volontaire, un massage décontractant peut aider… Une bougie parfumée, des draps tout doux, etc.
  • Entretenir des énergies « propres » : comme vous ne dormiriez pas dans un lit infecté de puces ou plein de déjections, vous préférerez probablement dormir dans un lieu « sain » au niveau des énergies. C’est là que le rangement et le ménage peuvent aider, lorsqu’ils sont faits en conscience et avec l’intention, à assainir les énergies de votre chambre. Il existe également diverses techniques de purification des énergies, dont la fréquence est à adapter selon ce que vous ressentez. Etes-vous bien dans votre chambre ? Est-ce un lieu où vous pouvez vous détendre en journée ? Où n’y allez-vous que pour « l’obligation de dormir » ? Vous y sentez-vous mal en journée ?
  • Protéger énergétiquement son sommeil : ce volet-là est un sacré volet, qui variera grandement d’une personne à l’autre. Selon que vous êtes médiums ou pas, sensibles aux entités ou âmes errantes ou pas, ce point sera plus ou moins à prendre au sérieux. Pour certains, les guides sont là pour faire le boulot, ou une demande d’aide et d’accompagnement peut suffire. Pour d’autres, l’entretien régulier des énergies sera suffisant pour décourager les petites entités. D’autres (bénis des Dieux dirons-nous) n’auront jamais aucun soucis, soit qu’ils n’attirent pas les problèmes, soient qu’ils sont naturellement protégés.

Alors, vous l’aurez deviné en lisant ce blog, je ne fais malheureusement pas partie de cette dernière catégorie. Car il y a aussi le groupe de ceux qui se font plus ou moins harcelés durant leur sommeil, parfois sans le savoir. Je ne dirais pas qu’il y a une méthode générale pour régler ce problème, c’est faux car cela dépend de chaque cas. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que cela n’arrive pas par hasard. Jamais. Si vous êtes attaqués dans l’astral durant votre sommeil, ce n’est pas parce que vous êtes une pauvre victime prise au hasard (ou alors c’est vraiment très très rare). En général, c’est parce que vous présentez des failles émotionnelles ou énergétiques qui permettent à diverses entités de se frayer un chemin et de se nourrir de vos énergies. Ces failles, souvent inconscientes, peuvent être des blessures de diverses origines. Dans tous les cas, c’est à vous de faire le boulot de prise de conscience et de guérison, qui permettra la fermeture des failles et donc condamnera l’accès à des entités extérieures. Je ne dis pas que c’est facile. C’est un travail parfois long et ingrat, mais il n’y a pas vraiment beaucoup d’autres solutions durables… Mettre des protections énergétiques en place autour de vous marchera un temps, mais cela vous fatiguera et ne tiendra pas sur le long terme, mieux vaut aller à la source du problème.

  • Prendre en considération vos rêves. Je sais, certains rêves, d’autres pas. En réalité, plus l’on accorde de l’attention à ses rêves, mêmes les plus banaux, et plus ceux-ci deviendront au fil du temps un canal d’expression. La manière façon pour cela est de les écrire dans un carnet à rêve, tous les matins, dès le réveil. Et ne me dites pas « oui mais mes rêves sont nuls ou ne veulent rien dire… » Oui, peut être que cela sera le cas au départ, et même moi, j’en ai encore. Mais en tendant l’oreille, vous ouvrez une porte aux messages. Ceux-ci peuvent vous donner des indications sur la qualité de votre gestion émotionnelle, mentale ou énergétique qui peut faire obstacle à un bon repos. Vous donner des conseils comme chez Camille Fraise. Ou bien, comme moi, vous renseigner sur des tentatives d’intrusion par des entités.

Voici pour le tour d’horizon de quelques pistes afin d’améliorer son sommeil. Quand il y a un réel problème de fond derrière, il faut s’attendre à ce qu’une telle démarche prenne du temps et ne soit pas effective dès les premiers jours. Mais ce travail de fond peut être vraiment bénéfique. Bien dormir, c’est avoir les ressources nécessaires pour bien vivre sa journée.

Se sentir soutenue

Artiste : Weewill

Cela m’a fait bizarre de retomber sur de vieilles lettres et mot échangés avec mes copines de collège et de lycée. Pas si surprenant, étant donné que je trie mes affaires d’adolescente laissées chez mes parents dans la chambre d’ado que j’ai quitté. Et j’ai un sacré rangement et ménage à faire. C’est fou ce que l’on peut accumuler avec le temps, et encore je ne parle même pas des personnes « qui gardent tout », dont c’est malheureusement mon cas. J’imagine que le parallèle émotionnel et énergétique est plutôt vrai. Il est certain que je suis du type éponge, et que j’ai du mal à me délester du passé et de ses blessures. Je me demande quel processus subtil est mis en branle dans un tel chantier physique…

Tout dépend de ton intention.

Et bien… Il est vrai que je n’avais pas formulé d’intention précise jusqu’à maintenant. Mais c’est simple. Je veux me délester des énergies et objets de mon passé qui ne me sont plus utiles. Je veux créer de l’espace pour y installer mes énergies telles quelles sont devenues, laisser une ouverture aux projets et aux possibles. Je veux me sentir respirer dans ma chambre aussi. Parce que pour l’instant, elle est encore pleine comme un œuf. Et optimiser le rangement, en imbriquant tout, je ne suis pas sûre que cela me satisfasse.

Tu as fait des progrès. Tu arrives maintenant à jeter ou à donner. A te poser la question « vais-je honnêtement reporter ce vêtement ? » Mieux encore « ai-je envie de reporter ce vêtement ? ».

Oui, je me suis rendue compte qu’il y a certains fringues que j’avais gardés depuis plus de 10 ans en me disant « et si jamais un jour, j’avais envie de les reporter ? ». La vérité c’est que, pour la majorité, ce n’est pas le cas. Pour quelques rares pièces, toutefois, il y a exception. Vu que j’ai arrêté de porter du noir, je peux remettre quelques vêtements.

Et c’était déjà tes préférés à l’époque.

Oui, c’est vrai. D’ailleurs, je suis dégouté, mon T-shirt préféré est trop petit, parce qu’entre temps, j’ai pris de la poitrine. Mais j’adorais ce motif rétro. D’ailleurs j’ai gardé le tissu pour tenter de faire quelque chose avec. Dire que je rentre de nouveau dans certains hauts que je portais à 13 ans… J’hésite entre trouver cela flippant et m’ébahir de ma nouvelle minceur !

Tu as perdu quelques kilos.

Oui, sans « rien faire ». Enfin, « à part » arrêter le lactose. Je suis revenue à un poids idéal, je dirais. Celui au début de mes études, avant que je ne commence à passer toutes mes frustrations sur la nourriture, ou bien à me récompenser pour mes efforts d’étudiantes… Je me trouve bien comme ça, mais je me demande si ce poids, enfin cette minceur va se maintenir. J’aimerais vraiment. Perdre des cuisses sans perdre des seins, c’est un miracle !

Peut-être est-ce aussi lié à ton changement de traitement hormonal.

Peut-être… Je ne m’explique pas trop cette fonte. Parce que je mange peut être un peu moins gras, mais pas tant que ça. Les graisses animales (beurre, fromage) ont été remplacées par des graisses végétales, mais j’en mange encore une certaine quantité. Mais bon, autant à la Réunion, cela allait. Autant depuis mon retour de métropole, il va falloir que je revois mes menus, que je cherche des recettes et que je trouve comment manger plus de fruits et de légumes de saison. Ça c’était plus facile là-bas. Et j’en ai déjà marre de ne manger presque que des pommes, même si je sais que c’est la saison qui veut ça, il est encore tôt pour le reste… En tout cas, j’ai faim, j’ai le sentiment de ne pas manger assez « solide ». Mais en même temps, je n’ai pas envie de cuisiner. Et sans envie, c’est galère…

Qu’est-ce qui pourrait te faire plaisir ?

Un super plateau de fruits frais en tout genre ? De la mangue fraiche ? Oh non, je sais !!! Des supers avocats de la Réunion, c’est la pleine saison là-bas et c’est une tuerie. Ici avocats et bananes sont bien fades. Je le savais en rentrant. Je savais que ça serait comme ça, mais j’ai du mal à rebondir, à remplacer les aliments, à me motiver pour aller faire des courses et cuisiner.

Tu devrais aller au marché avec ta mère ce samedi, cela te donnerait des idées sur les fruits et légumes de saisons. Et de là tu pourrais chercher des recettes adaptées.

Ouais, c’est une bonne idée… Même si cela ne me motive pas plus que ça. J’ai du mal à cuisiner chez mes parents. Je ne sais pas pourquoi, j’ai besoin de me sentir « chez moi ». Et ce n’est pas « au calme », parce que la journée, ils travaillent. Mais j’aime utiliser mes ustensiles de cuisines, mes ingrédients, avoir mes placards. Et même si j’ai négocié de récupérer un peu de place pour ranger mes affaires, je suis bien loin d’avoir l’espace que j’avais à la Réunion. Je suis limitée pour ranger mes ingrédients, donc pour les acheter. D’autant plus que comme j’ai un régime sans gluten et sans lactose, je dois utiliser un certain nombre de choses spécifiques.

Mes parents ne semblent pas du tout être prêts à s’adapter à ce genre de régime. Je ne leur en veux pas, si ma santé ne l’exigeait pas, je n’aurais jamais arrêté moi aussi. Mais ce n’est pas forcément évident tous les jours de les voir manger « normalement », ou encore de voir que ma mère a peur de tester des recettes sans gluten communes (même si je l’aide à cuisiner).

Alors je peux cuisiner pour moi-même. Mais ils vont forcément avoir envie de gouter et donc je vais partager. Sauf qu’eux, ils ne pourront jamais partager leurs plats, et cela va me frustrer… Échanges dans un seul sens…

Mais les échanges ne se limitent pas uniquement aux plats cuisinés.

Non je sais… Pourquoi est-ce que je me sens blessée qu’ils ne veuillent pas faire d’efforts pour cuisiner sans gluten et sans lactose ?

Ils en font à leur manière…

Pourquoi suis-je frustrée qu’ils ne se sentent pas concernés ?

Parce que tu as envie de te sentir soutenue au quotidien.

Pourquoi ai-je ces attentes auprès d’eux ?

C’est humain d’avoir des attentes.

Mais qu’est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que tu attends de l’extérieur ce que tu dois t’offrir de l’intérieur. Tu ne te sens pas soutenue par rapport à ton régime alimentaire et par rapport à la maladie. Pourquoi ? Pourquoi faudrait-il que ce soutien vienne de l’extérieur ? Ne peux-tu pas te l’offrir toi-même ?

Comment peux-tu te l’offrir toi-même ? Que faudrait-il que tu fasses pour te sentir soutenue de l’intérieur ? Que ne fais-tu pas qui ferait que tu te sentes prise en considération, par toi-même, à travers tes actes ? Réfléchis-y.

Alors oui, cela demande des efforts. Cela demande que tu te bouges et que tu agisses pour ton propre bien être, plutôt que d’attendre que cela vienne de l’extérieur. Les gens préfèrent attendre passivement, parce que cela est moins fatiguant, c’est moins de responsabilités également. Mais pourtant, tu es la mieux placée pour satisfaire tes propres besoins. Réfléchis-y.

Fais la liste des actions « pour me sentir soutenue face à la maladie ». Qu’attendrais-tu de la part d’une personne extérieure ? Que peux-tu faire par toi-même ?

Réalise également une liste d’actions « pour me sentir soutenue dans mon régime sans gluten et sans lactose ». Ecris cette liste comme si c’est ce que tu attendais des autres, de tes parents, de tes amis. Apprends à discerner les attentes que tu as, et derrière décrypter les besoins réels, afin d’apprendre à les satisfaire par toi-même.

Ok, merci des conseils. Mais là tout de suite, cela n’apaise pas ma tristesse.

Accueille là. Tu as le droit de te sentir triste, parce que tu te sens seule face à la maladie et ses conséquences. Alors même que tu es rentrée au sein de ta famille. Tu espérais que ce serait différent. Mais chacun donne ce qu’il peut, et tes parents sont occupés par ailleurs à gérer leur travail et leur propre santé. L’autonomie c’est apprendre à satisfaire ces propres besoins, même si tu vis en communauté. L’un n’empêche pas l’autre. Quand vous vivez seuls, vous êtes obligés d’apprendre à le faire. Pourtant, c’est tout aussi important de savoir le faire en communauté.

Oui… Merci.

3 mai 2017