La première des médecines

Artiste : Piccolo-kun

La première des médecines est d’avoir un bon sommeil, me souffle-t-on à l’oreille.

Mais, pour moi qui lutte à trouver le moyen de faire des nuits complètes, qu’est-ce que cela veut dire « un bon sommeil » ? Qu’est-ce que c’est ? Et comment est-ce qu’on y parvient ?

Evidemment, il y a tous les conseils de bon sens que vous pouvez trouver à divers endroits : se coucher à heure fixe, faire une activité calme avant d’aller au lit, éviter les stimulants (caféine, etc). Mais cultiver un bon sommeil va au-delà de ça. Dans un monde où l’on dort de moins en moins, cultiver un bon sommeil est un peu comme aller à contrecourant. Au lieu de chercher à faire plus, produire plus, être plus pour répondre aux exigences énormes de cette société de consommation, chercher à avoir un bon sommeil est un état d’esprit qui appelle au ralentissement. Ralentir pour donner un repos réel et efficace à son corps, et pas juste un minimum vital dont on doit s’accommoder.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé dormir. Petite, j’aimais que mes parents me lisent des histoires au coucher avant de m’endormir. J’adore la sensation d’une couette chaude et moelleuse alors qu’il fait froid en dehors du lit. Et puis cet engourdissement bienfaisant de l’esprit, où tout est léger et irréel. J’ai toujours beaucoup rêvé et j’adorais ça, car je sentais un esprit bienveillant veiller sur mes nuits. Ainsi enfant, je n’ai, il me semble, jamais subit d’attaques astrales dans mon sommeil.

Comment en suis-je passée à avoir peur d’aller dormir et à repousser l’heure du coucher ? A passer des nuits longues et difficiles, où la douleur physique me réveille et m’empêche de dormir ? Où le mental en profite pour tourner en rond et me harceler de doutes et de questions ? Où les attaques astrales se faufilent par moment dans mes rêves ? Où mes rêves deviennent pénibles, fatiguant et où le travail énergétique qui se fait me rend plus fatiguée au réveil qu’au coucher ?

C’est de cette façon il me semble que l’on tombe dans une spirale vicieuse. Le manque de sommeil entraine une fatigue sur tous les plans, corporel, émotionnel, mental et énergétique. Je deviens fatiguée, alors je dors dès que j’en sens l’envie, cassant ainsi ma dynamique et mes cycles de sommeil. La fatigue s’accumule, avec elle, je suis plus irritable et plus sensible à la douleur. La douleur augmentant et restant continue, je dors de moins en moins bien… Et la boucle est bouclée… La seule solution : casser le cycle.

 

La première des médecines est d’avoir un bon sommeil.

Pour cela, il est nécessaire d’apprendre à se connaitre. Quels sont mes besoins en sommeil ? Plutôt 6h, 8h ou 10h ? Suis-je du matin ou du soir ? Ces facteurs dépendent de notre capital génétique mais aussi de notre âge, ils évoluent au cours du temps avec nous et notre corps. Autant vous dire que rien ne sert d’appliquer le miracle morning, si vous êtes du soir comme moi. Il est parfois difficile d’accepter un besoin en sommeil important (9h ou plus) quand la société tend à imposer un rythme 23-7h, voire moins. Pourtant, à un moment, il est nécessaire de poser une priorité.

On ne sait pas que l’on vit en dette de sommeil, tant que l’on n’a pas mis en place des nuits de sommeil suffisamment longues et ce de façon quotidienne. C’est le jour et la nuit. Je m’en suis rendue compte lorsque j’avais changé d’études, de ville et de cercle social. J’étais passé d’un état de zombie qui s’ignorait, à une personne enfin en pleine possession de ses moyens intellectuels, de sa capacité d’observation et de sa faculté à s’ouvrir aux autres. Tout ça parce que je dormais plus.

Manquer de sommeil, c’est comme survivre la tête dans un bocal. Les idées sont confuses sans qu’on le sache, on passe son temps à courir après la compréhension des choses, des gens, des situations, et cela rend le quotidien encore plus fatiguant. On ne pense qu’à se reposer, sans en avoir le temps, puisqu’on accumule le retard car la fatigue nous rend plus lent. C’est bien un cercle vicieux.

Pour avoir un bon sommeil, il ne suffit pas de se coucher suffisamment tôt, bien que cela aide. Vous pouvez le faire, et ne pas forcément réussir à vous endormir. Je pense qu’une bonne nuit de sommeil se prépare, comme une bonne journée avec un petit dej’ adéquat. J’imagine que c’est pour cela que l’on trouve des articles de blog du type « mon rituel du soir avant de me coucher », décrivant ce que la personne fait pour se mettre dans un état d’esprit propice au sommeil.

De mon expérience, la préparation à un bon sommeil passe par plusieurs points :

  • Mettre en place un environnement adéquat : certains ne supporteront pas la lumière (fermer les volets), ou bien le bruit (mettre des boules quiès), d’autres peuvent avoir besoin d’une chambre rangée, d’un lit bien fait, d’une porte fermée ou ouverte, d’une température fraiche ou chaude, d’une moustiquaire, d’une veilleuse ou pas, d’un talisman ou d’une peluche de « protection ». Selon votre histoire et vos blessures, vous aurez besoin d’identifier quelles sont les conditions dans votre chambre qui vous permettent de vous sentir en sécurité pour relâcher votre vigilance.

Par exemple, dans mon cas, j’ai besoin de savoir que la porte d’entrée de ma maison est fermée à clé, et que je connais les gens qui dorment dans cette maison, pour rassurer ma peur d’être violée dans mon sommeil.  Pour d’autre, ce sera la peur du noir, etc…

Précisons que pour certains, il sera indispensable d’avoir une confiance absolue en son (sa) partenaire, même passager(e) pour bien dormir à côté.

  • Nettoyer l’émotionnel : difficile de bien dormir quand des émotions nous pèsent sur le cœur, notamment à cause d’évènements vécus au cours de la journée. Prendre un temps le soir pour identifier ses émotions et les extérioriser permet de se sentir plus léger. Pour ma part, c’est là que j’aime bien sortir mon journal intime et que celui-ci m’aide grandement à faire un peu de ménage. Mais vous pouvez utiliser le dessin, le chant, le sport…
  • Apaiser le mental : de la même façon, il est difficile de s’endormir lorsque l’on ressasse des pensées, ou que le mental turbine à cent à l’heure. Il existe de nombreuses façons pour le calmer, là encore écrire dans un journal peut aider. Pour ma part, j’évite également de stimuler trop mon mental avant de me coucher : un roman trop prenant me maintiendra en haleine, je me suis rendue compte que les films et ciné du soir avaient tendance à polluer la qualité de mon sommeil, car mon mental s’y raccrochait durant la nuit. On peut aussi tenter de déconnecter le mental en faisant des exercices de respiration, de méditation, ce qui rejoint le point suivant…
  • Tenter de détendre le corps physique : pour moi, c’est un des points les plus difficiles avec mes douleurs chroniques. J’essaye de le rendre confortable au maximum, en calant avec des cousins, utilisant une bouillotte sur les zones douloureuses. Des exercices de respiration et de décontraction peuvent aider. Et quand la douleur est trop forte, j’essaye de m’échapper de mes sensations physiques jusqu’à m’endormir. Je visualise une prairie verte où coule un ruisseau agréable. Ou bien encore un lac de lumière dorée où je peux laver mes zones douloureuses et voir la douleur se dissoudre dans l’eau. Si vous avez un partenaire volontaire, un massage décontractant peut aider… Une bougie parfumée, des draps tout doux, etc.
  • Entretenir des énergies « propres » : comme vous ne dormiriez pas dans un lit infecté de puces ou plein de déjections, vous préférerez probablement dormir dans un lieu « sain » au niveau des énergies. C’est là que le rangement et le ménage peuvent aider, lorsqu’ils sont faits en conscience et avec l’intention, à assainir les énergies de votre chambre. Il existe également diverses techniques de purification des énergies, dont la fréquence est à adapter selon ce que vous ressentez. Etes-vous bien dans votre chambre ? Est-ce un lieu où vous pouvez vous détendre en journée ? Où n’y allez-vous que pour « l’obligation de dormir » ? Vous y sentez-vous mal en journée ?
  • Protéger énergétiquement son sommeil : ce volet-là est un sacré volet, qui variera grandement d’une personne à l’autre. Selon que vous êtes médiums ou pas, sensibles aux entités ou âmes errantes ou pas, ce point sera plus ou moins à prendre au sérieux. Pour certains, les guides sont là pour faire le boulot, ou une demande d’aide et d’accompagnement peut suffire. Pour d’autres, l’entretien régulier des énergies sera suffisant pour décourager les petites entités. D’autres (bénis des Dieux dirons-nous) n’auront jamais aucun soucis, soit qu’ils n’attirent pas les problèmes, soient qu’ils sont naturellement protégés.

Alors, vous l’aurez deviné en lisant ce blog, je ne fais malheureusement pas partie de cette dernière catégorie. Car il y a aussi le groupe de ceux qui se font plus ou moins harcelés durant leur sommeil, parfois sans le savoir. Je ne dirais pas qu’il y a une méthode générale pour régler ce problème, c’est faux car cela dépend de chaque cas. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que cela n’arrive pas par hasard. Jamais. Si vous êtes attaqués dans l’astral durant votre sommeil, ce n’est pas parce que vous êtes une pauvre victime prise au hasard (ou alors c’est vraiment très très rare). En général, c’est parce que vous présentez des failles émotionnelles ou énergétiques qui permettent à diverses entités de se frayer un chemin et de se nourrir de vos énergies. Ces failles, souvent inconscientes, peuvent être des blessures de diverses origines. Dans tous les cas, c’est à vous de faire le boulot de prise de conscience et de guérison, qui permettra la fermeture des failles et donc condamnera l’accès à des entités extérieures. Je ne dis pas que c’est facile. C’est un travail parfois long et ingrat, mais il n’y a pas vraiment beaucoup d’autres solutions durables… Mettre des protections énergétiques en place autour de vous marchera un temps, mais cela vous fatiguera et ne tiendra pas sur le long terme, mieux vaut aller à la source du problème.

  • Prendre en considération vos rêves. Je sais, certains rêves, d’autres pas. En réalité, plus l’on accorde de l’attention à ses rêves, mêmes les plus banaux, et plus ceux-ci deviendront au fil du temps un canal d’expression. La manière façon pour cela est de les écrire dans un carnet à rêve, tous les matins, dès le réveil. Et ne me dites pas « oui mais mes rêves sont nuls ou ne veulent rien dire… » Oui, peut être que cela sera le cas au départ, et même moi, j’en ai encore. Mais en tendant l’oreille, vous ouvrez une porte aux messages. Ceux-ci peuvent vous donner des indications sur la qualité de votre gestion émotionnelle, mentale ou énergétique qui peut faire obstacle à un bon repos. Vous donner des conseils comme chez Camille Fraise. Ou bien, comme moi, vous renseigner sur des tentatives d’intrusion par des entités.

Voici pour le tour d’horizon de quelques pistes afin d’améliorer son sommeil. Quand il y a un réel problème de fond derrière, il faut s’attendre à ce qu’une telle démarche prenne du temps et ne soit pas effective dès les premiers jours. Mais ce travail de fond peut être vraiment bénéfique. Bien dormir, c’est avoir les ressources nécessaires pour bien vivre sa journée.

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Se sentir soutenue

Artiste : Weewill

Cela m’a fait bizarre de retomber sur de vieilles lettres et mot échangés avec mes copines de collège et de lycée. Pas si surprenant, étant donné que je trie mes affaires d’adolescente laissées chez mes parents dans la chambre d’ado que j’ai quitté. Et j’ai un sacré rangement et ménage à faire. C’est fou ce que l’on peut accumuler avec le temps, et encore je ne parle même pas des personnes « qui gardent tout », dont c’est malheureusement mon cas. J’imagine que le parallèle émotionnel et énergétique est plutôt vrai. Il est certain que je suis du type éponge, et que j’ai du mal à me délester du passé et de ses blessures. Je me demande quel processus subtil est mis en branle dans un tel chantier physique…

Tout dépend de ton intention.

Et bien… Il est vrai que je n’avais pas formulé d’intention précise jusqu’à maintenant. Mais c’est simple. Je veux me délester des énergies et objets de mon passé qui ne me sont plus utiles. Je veux créer de l’espace pour y installer mes énergies telles quelles sont devenues, laisser une ouverture aux projets et aux possibles. Je veux me sentir respirer dans ma chambre aussi. Parce que pour l’instant, elle est encore pleine comme un œuf. Et optimiser le rangement, en imbriquant tout, je ne suis pas sûre que cela me satisfasse.

Tu as fait des progrès. Tu arrives maintenant à jeter ou à donner. A te poser la question « vais-je honnêtement reporter ce vêtement ? » Mieux encore « ai-je envie de reporter ce vêtement ? ».

Oui, je me suis rendue compte qu’il y a certains fringues que j’avais gardés depuis plus de 10 ans en me disant « et si jamais un jour, j’avais envie de les reporter ? ». La vérité c’est que, pour la majorité, ce n’est pas le cas. Pour quelques rares pièces, toutefois, il y a exception. Vu que j’ai arrêté de porter du noir, je peux remettre quelques vêtements.

Et c’était déjà tes préférés à l’époque.

Oui, c’est vrai. D’ailleurs, je suis dégouté, mon T-shirt préféré est trop petit, parce qu’entre temps, j’ai pris de la poitrine. Mais j’adorais ce motif rétro. D’ailleurs j’ai gardé le tissu pour tenter de faire quelque chose avec. Dire que je rentre de nouveau dans certains hauts que je portais à 13 ans… J’hésite entre trouver cela flippant et m’ébahir de ma nouvelle minceur !

Tu as perdu quelques kilos.

Oui, sans « rien faire ». Enfin, « à part » arrêter le lactose. Je suis revenue à un poids idéal, je dirais. Celui au début de mes études, avant que je ne commence à passer toutes mes frustrations sur la nourriture, ou bien à me récompenser pour mes efforts d’étudiantes… Je me trouve bien comme ça, mais je me demande si ce poids, enfin cette minceur va se maintenir. J’aimerais vraiment. Perdre des cuisses sans perdre des seins, c’est un miracle !

Peut-être est-ce aussi lié à ton changement de traitement hormonal.

Peut-être… Je ne m’explique pas trop cette fonte. Parce que je mange peut être un peu moins gras, mais pas tant que ça. Les graisses animales (beurre, fromage) ont été remplacées par des graisses végétales, mais j’en mange encore une certaine quantité. Mais bon, autant à la Réunion, cela allait. Autant depuis mon retour de métropole, il va falloir que je revois mes menus, que je cherche des recettes et que je trouve comment manger plus de fruits et de légumes de saison. Ça c’était plus facile là-bas. Et j’en ai déjà marre de ne manger presque que des pommes, même si je sais que c’est la saison qui veut ça, il est encore tôt pour le reste… En tout cas, j’ai faim, j’ai le sentiment de ne pas manger assez « solide ». Mais en même temps, je n’ai pas envie de cuisiner. Et sans envie, c’est galère…

Qu’est-ce qui pourrait te faire plaisir ?

Un super plateau de fruits frais en tout genre ? De la mangue fraiche ? Oh non, je sais !!! Des supers avocats de la Réunion, c’est la pleine saison là-bas et c’est une tuerie. Ici avocats et bananes sont bien fades. Je le savais en rentrant. Je savais que ça serait comme ça, mais j’ai du mal à rebondir, à remplacer les aliments, à me motiver pour aller faire des courses et cuisiner.

Tu devrais aller au marché avec ta mère ce samedi, cela te donnerait des idées sur les fruits et légumes de saisons. Et de là tu pourrais chercher des recettes adaptées.

Ouais, c’est une bonne idée… Même si cela ne me motive pas plus que ça. J’ai du mal à cuisiner chez mes parents. Je ne sais pas pourquoi, j’ai besoin de me sentir « chez moi ». Et ce n’est pas « au calme », parce que la journée, ils travaillent. Mais j’aime utiliser mes ustensiles de cuisines, mes ingrédients, avoir mes placards. Et même si j’ai négocié de récupérer un peu de place pour ranger mes affaires, je suis bien loin d’avoir l’espace que j’avais à la Réunion. Je suis limitée pour ranger mes ingrédients, donc pour les acheter. D’autant plus que comme j’ai un régime sans gluten et sans lactose, je dois utiliser un certain nombre de choses spécifiques.

Mes parents ne semblent pas du tout être prêts à s’adapter à ce genre de régime. Je ne leur en veux pas, si ma santé ne l’exigeait pas, je n’aurais jamais arrêté moi aussi. Mais ce n’est pas forcément évident tous les jours de les voir manger « normalement », ou encore de voir que ma mère a peur de tester des recettes sans gluten communes (même si je l’aide à cuisiner).

Alors je peux cuisiner pour moi-même. Mais ils vont forcément avoir envie de gouter et donc je vais partager. Sauf qu’eux, ils ne pourront jamais partager leurs plats, et cela va me frustrer… Échanges dans un seul sens…

Mais les échanges ne se limitent pas uniquement aux plats cuisinés.

Non je sais… Pourquoi est-ce que je me sens blessée qu’ils ne veuillent pas faire d’efforts pour cuisiner sans gluten et sans lactose ?

Ils en font à leur manière…

Pourquoi suis-je frustrée qu’ils ne se sentent pas concernés ?

Parce que tu as envie de te sentir soutenue au quotidien.

Pourquoi ai-je ces attentes auprès d’eux ?

C’est humain d’avoir des attentes.

Mais qu’est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que tu attends de l’extérieur ce que tu dois t’offrir de l’intérieur. Tu ne te sens pas soutenue par rapport à ton régime alimentaire et par rapport à la maladie. Pourquoi ? Pourquoi faudrait-il que ce soutien vienne de l’extérieur ? Ne peux-tu pas te l’offrir toi-même ?

Comment peux-tu te l’offrir toi-même ? Que faudrait-il que tu fasses pour te sentir soutenue de l’intérieur ? Que ne fais-tu pas qui ferait que tu te sentes prise en considération, par toi-même, à travers tes actes ? Réfléchis-y.

Alors oui, cela demande des efforts. Cela demande que tu te bouges et que tu agisses pour ton propre bien être, plutôt que d’attendre que cela vienne de l’extérieur. Les gens préfèrent attendre passivement, parce que cela est moins fatiguant, c’est moins de responsabilités également. Mais pourtant, tu es la mieux placée pour satisfaire tes propres besoins. Réfléchis-y.

Fais la liste des actions « pour me sentir soutenue face à la maladie ». Qu’attendrais-tu de la part d’une personne extérieure ? Que peux-tu faire par toi-même ?

Réalise également une liste d’actions « pour me sentir soutenue dans mon régime sans gluten et sans lactose ». Ecris cette liste comme si c’est ce que tu attendais des autres, de tes parents, de tes amis. Apprends à discerner les attentes que tu as, et derrière décrypter les besoins réels, afin d’apprendre à les satisfaire par toi-même.

Ok, merci des conseils. Mais là tout de suite, cela n’apaise pas ma tristesse.

Accueille là. Tu as le droit de te sentir triste, parce que tu te sens seule face à la maladie et ses conséquences. Alors même que tu es rentrée au sein de ta famille. Tu espérais que ce serait différent. Mais chacun donne ce qu’il peut, et tes parents sont occupés par ailleurs à gérer leur travail et leur propre santé. L’autonomie c’est apprendre à satisfaire ces propres besoins, même si tu vis en communauté. L’un n’empêche pas l’autre. Quand vous vivez seuls, vous êtes obligés d’apprendre à le faire. Pourtant, c’est tout aussi important de savoir le faire en communauté.

Oui… Merci.

3 mai 2017

Entre Deux [vécu chamanique]

Artiste : Yuumei

Artiste : Yuumei

Parfois il est dur de suivre son cœur, de comprendre où notre âme veut nous mener, en nous faisant traverser toutes ses épreuves, ses montagnes russes d’émotions, ses processus de purification et de guérison. La vie n’est qu’un cycle, vie-mort-renaissance, encore et encore. Tout est évolution, transformation. Et dans ces moments entre deux états, entre l’enfance et l’adolescence, entre la nuit et le matin levant, il y a tous ces espaces de transition, ces Entre-Deux. On n’est ni l’un, ni l’autre. On flotte dans cet espace de battement, sans plus savoir qui on est, où l’on va.

Cela va faire maintenant un mois que je suis coincée dans cet espace d’Entre Deux, ni employée, ni au chômage – en arrêt maladie. Ni seule, ni entourée. Ni en bonne santé, ni avec des symptômes identifiés. Sans repères, sans savoir où aller, sans plus savoir qui je suis.
Je ne suis Rien. Seulement processus de purification, encore et encore, sans savoir jamais à quel point le Vide peut prendre encore plus de place. Il n’y a plus rien, ou presque. Le silence, la solitude, l’incertitude. La remise en question de tout ce qui fait ma vie, mon quotidien, la société dans laquelle je vis. Et plus rien n’a de SENS.
Dans ces moments, le vide total peut aussi devenir opportunité. Il crée un nouvel espace où peut éclore de nouvelles choses, autrefois enfouies dans nos ténèbres intérieures.

Mais dans ce vide, je n’entends que mon cœur pleurer, encore et encore. Sans comprendre ce qu’il veut m’indiquer. Peut-être a-t-il soif de liberté, d’espaces et de verdure ? Peut-être a-t-il faim de spiritualité, de sacré et surtout de SENS dans une vie qui ne veut plus rien dire ? Peut-être hurle-t-il à mon mental de capituler, de laisser la foi me guider, par de là la raison ?
Je ne comprends pas le message de mon cœur. Alors je l’écoute pleurer, encore et encore, dans une tristesse qui semble infinie.

« Je veux rentrer à la maison. »
« Je veux retrouver le cocon maternel. »
« Je veux retrouver mon foyer chaleureux et aimant. »
« Je veux retrouver les arbres, les prairies et les paysages que je connais. »
« Je ne veux pas faire face à la vie toute seule. »
« Je ne veux pas devenir adulte. »
« Je veux me reposer hors du temps, et effacer les duretés de la vie. »
« Je ne veux pas vivre dans cette société, qui efface la magie et les rêves. »
« Je ne veux pas de cette réalité que l’on me vend, c’est un mensonge vide de sens. »
« Je ne veux pas vivre cette vie d’adulte si ce n’est que pour survivre et étouffer mon cœur. »
« Je ne peux pas faire un travail vide de sens pour répondre aux exigences de la société. »
« Je ne veux pas participer à la destruction inconsciente de cette planète. »
« Je ne peux plus exploiter les végétaux comme s’ils n’étaient que des objets. »

Est-ce mon cœur d’enfant qui pleure ? Toutes ses émotions enfouies qui remontent ?
Je suis dans cet Entre-Deux et mon cœur semble incapable de le quitter. Je ne peux plus revenir en arrière et retourner dans la place que j’occupais, traiter le végétal et le monde comme s’ils étaient sans conscience. Je ne peux plus vivre une vie séparée du sacrée, qui met les choses, les gens dans une boîte, les prive de libertés et d’évolution. Mais vers quoi puis-je aller ? Je ne connais pas de lieux qui répondent aux exigences de mon cœur, à sa soif utopiste de pureté, de conscience et de beauté.

Écouter son cœur ? Mais pour aller où quand rien ne semble suffisamment Pure et Beau pour le satisfaire ? De cette Beauté qui célèbre la vie, comme la nature le fait si bien, de cette Beauté qui rayonne d’autrui quand les personnes laissent leur âme parler et leurs qualités nourrir les autres. De cette Pureté du cœur qui ne tolère que l’amour, le respect, la compassion et la foi, à l’opposé d’un monde où règnent le jugement et les apparences, la peur et la colère.
Je ne veux pas d’un monde gris. Je ne veux pas d’un monde où je me sens tellement incomprise, même par ma propre mère. Je ne veux pas d’un monde où l’on doit se battre pour préserver la Beauté et la Pureté. Je ne veux pas vivre dans un quotidien régie par la peur et la retenue.

J’aimerais oser Être, même si je ne sais pas qui je suis. J’aimerais courir dans les prés et rire à gorge déployée. J’aimerais savourer le soleil et écouter les arbres parler. J’aimerais vivre tranquillement, au rythme de la nature, et loin de la course effrénée de nos sociétés – qui nous poussent à produire toujours plus vite pour nous étourdir et nous déconnecter de la Réalité. Celle de la Vie, celle de la nature qui respire, celle du cœur qui chante, celle de la patience dans la maturation des fruits, celle du partage et de la compassion qui n’enlèvent rien et offrent tout. J’aimerais vivre à l’unisson du battement de la Terre, en écoutant le langage de ces animaux et de ces plantes, humble de cœur mais riche de sagesse.

J’aimerais qu’enfin cette lente agonie intérieure cesse pour renaitre à moi-même, légère et lumineuse, forte de mes parts d’ombres et de mes errances, riche de mes chutes et des leçons apprises. J’aimerais que cette Quête de Vision touche à sa fin, pour dévoiler un nouveau jour, plein d’espoir et de joie.

« Malheureusement, dans les sociétés contemporaines avancées, le langage symbolique est vu comme secondaire, et ce faisant, il n’y a pas à l’école d’ouverture ou d’éveil au mystère de vivre et à la beauté du monde, qui sont si essentiels pour créer un être humain complet. L’éducation de masse s’attache essentiellement à faire des jeunes de meilleurs travailleurs et néglige complétement ces questions beaucoup plus radicales qui se réfèrent au sens de la vie. Quand une culture ou une personne a perdu la capacité à comprendre le langage symbolique de l’âme, le besoin exprimé par celle-ci est finalement pris à la lettre. Mon cœur a faim : je me bourre ! Mon âme a soif : je bois comme un trou ! Mon être veut plus : je consomme ! Cette « littéralisation » est […] la base de toute dépendance. »
Quête de vision, Quête de sens, de Paule Lebrun

12 novembre 2016

Bonnes fêtes de fin d’année !!

Artiste :

Artiste : Redjuice999

Il y a des fois où, on ne sait pas pourquoi, certains mois sont beaucoup plus difficiles que d’autres, où tout va de travers, où l’on se sent mal sans raisons visibles au 1er abord. Ce mois de décembre en fait partie.

Ici sur mon île, les énergies sont très fortes et secouent beaucoup en cette fin d’année. Comme pour essayer de nous débarrasser de toutes les scories embarrassantes, qui nous empêchent d’évoluer : des peurs, des émotions profondes enfouies, des souffrances, des angoisse absurdes, des projections futures, des espoirs illusoires, des colères et des rancunes. Tout ça passé dans le tambour d’une machine à laver, sans douceur ni réflexion.

Toute le linge sale y passent. Peut être est-ce bien pour préparer la nouvelle année. Mais quelles difficultés de vivre ça, encore et encore, jour après jour ! D’être malade sans solution. D’être seule quasi sans soutien. De faire face à tant de tristesse et de douleurs. D’être confrontée à ses erreurs et à ses illusions.

Tout ça pour quoi ? Un mieux j’espère, même si je ne le vois pas encore.

Dans tous les cas, tout cela m’a vidé. Et je suis donc bien contente de partir en vacances, en espérant me ressourcer dans la montagne. Je vous dis donc à bientôt !

Et surtout je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année ! Malgré tous les bouleversements que vous pouvez peut être vivre, je vous souhaite d’apprécier ces moments uniques, surtout si vous êtes avec vos proches.

26 décembre 2015

Libérer les émotions par la création artistique

Artiste : Yuumei

Artiste : Yuumei

Je suis fatiguée, je suis découragée. J’aimerais que les choses soient simples. Tout me parait tellement compliqué, demande tellement d’efforts. Je suis fatiguée et j’ai envie de rentrer à la maison. J’ai envie de retrouver mon jardin avec mes arbres, la rosée dans l’herbe le matin, la brume et le brouillard, l’odeur des bois mouillés quand il pleut. J’ai envie de retrouver le cycle des saisons que je connais. Je suis épuisée de devoir m’adapter à tout. Je n’en peux plus.

Où est cette soit disante si grande force intérieure ? Pourquoi est-ce quand je veux le plus converser avec mes guides que je n’y arrive pas ? Pourquoi cette tristesse et ce désespoir n’en finissent-ils pas de couler ? Je suis sensée accueillir et les laisser me traverser, mais j’ai l’impression que cela me reste lourdement sur le cœur.

Dis-nous pourquoi tu es triste.

Je suis triste parce que j’ai envie de rentrer à la maison, la nature qui m’est familière me manque, le jardin me manque. Je suis triste de ne pas avoir de nouvelles de mes amies, si ce n’est pas moi qui appelle elles ne le font jamais, elles ne prennent pas le temps. Je suis triste que mon compagnon m’ait quittée parce que ses besoins sexuels étaient supérieurs à son amour. Je suis triste parce que je me sens isolée et coupée de tout ce à quoi je tenais. Je suis triste parce que je n’arrive pas à voir la beauté dans ce qui m’entoure. Parce que je suis découragée par la montagne devant moi. Je suis triste parce que je n’ai pas de raison de me lever le matin.

Et tu n’as pas envie de tester la gouache et le pastel ?

Si, mais quand ? Et avec quel matériel ? Mon emploi du temps est complet, je ne vois pas quand est-ce que je peux avoir le temps d’aller à un atelier.

Tu devrais essayer, ça te ferait du bien. En effet, comme tu l’as lu, l’art est une bonne façon de canaliser le surplus d’émotions, surtout quand on est hypersensible comme toi. Ça t’aiderait à te poser, à mettre des couleurs dans ta vie, littéralement, à t’exprimer comme tu en as envie, sans filtre et sans nuances. Tu peux essayer des choses qui ne correspondent pas à la norme. Peindre des arbres bleus ou roses, des fleurs vertes. Le ciel en bas, la terre en haut. N’importe quelle fantaisie, juste pour le plaisir. Pas besoin de savoir dessiner, comme tu dis. Juste te laisser inspirer. Et si ce qui sort est sombre ou violent, ce n’est pas grave, c’est que cela a besoin de s’exprimer. Laisse alors la place à l’expression de ces énergies lourdes pour les transmuter. Tu peux aussi t’amuser à mélanger les techniques, comme tu as vu dans le livre. Tu devrais noter tes idées.

Oui, il y en a certaines que j’aimais bien, l’effet miroir au pastel, le motif fait au papier alimentaire. Le jeu aquarelle/gouache grasse. Ça a l’air rigolo, pas trop compliqué à faire et donnant un résultat sympa. Même s’il faut que je trouve encore comment combiner les techniques.

Tu sais, je n’ai pas envie d’aller travailler demain. Je n’aime pas trop ce que je fais en ce moment.

Ça te demande plus d’énergie que d’habitude parce que cela ne te correspond pas. Tu as envie de créer, pas d’appliquer. Il te faut faire quelque chose de nourrissant à côté. Force toi un peu au début, puis tu verras que ça deviendra vite salvateur. Méditer n’est plus suffisant. Tu brasses trop d’énergies et trop d’émotions en ce moment de par ton processus de guérison. Tu es en effet dans une phase de libération de tout ça, il te faut évacuer, transformer, transmuter. Pour cela il n’y a pas 36 milles solutions, tourne toi vers l’art pour exprimer tout ce que tu ne sais libérer.

Les mots sont biens, car jusqu’à maintenant ils t’aidaient beaucoup pour libérer certaines émotions. Mais en réalité ils deviennent insuffisants, car ils ne peuvent traduire que ce dont tu es consciente. Dans ton processus de nettoyage, de très nombreuses énergies sont inconscientes ou bien ressortent en émotions que tu ne peux transcrire avec les mots. Ils sont trop limités et ne te permettent pas de laisser les choses sortir brutes. Or tu n’as pas besoin de tout comprendre, ni de tout décortiquer, le processus sera moins douloureux et plus léger sans ça. C’est pour ça que tu n’es plus trop inspirée pour écrire. Mais que tu sens ce besoin de créer et cette frustration à ne pas pouvoir le faire.

Ecoute cet appel, donne toi le temps de créer, donne toi le temps de t’amuser. Ton bien être devrait être une priorité. Surtout si tu n’arrives à te lever pour une bonne raison. En voici une.

***

Mais tu vois, j’ai beau avoir dessiné, et enfin fini ce dessin que j’avais commencé, je me sens méga frustrée. J’ai une boule dans la gorge et ça coince.

Tu as des énergies plus violentes en toi qui ont envie de s’exprimer mais que tu n’oses pas laisser sortir.

J’ai beau essayer, ça sort encore et encore et encore. Et je suis fatiguée avant d’avoir fini de les exprimer !

Tu as des années de souffrances rentrées à évacuer, donne toi le temps, petit à petit. Même si tu sens que tu t’arrêtes dans ton élan, que tu as encore des choses à dire, ne te forces pas. Vas-y doucement, avec amour envers toi-même et pas avec rage envers la vie.

Ne confonds pas les émotions et énergies que tu canalises avec ce que tu es. Ne te laisses pas envahir inconsciemment par ses énergies refoulées. Laisse-les s’exprimer, laisse-leur la place d’exister, mais ne les laisses pas te contrôler et contrôler ton comportement face à la vie. Elles font partie de toi parce que tu les as cristallisées en toi, mais elles ne te définissent pas. En revanche, la façon dont tu choisis de leur donner corps te définit. Tu peux le faire en exprimer ta rage, ta souffrance et ta colère envers la vie, et du coup le reporter violemment sur autrui. Ou bien tu peux choisir d’utiliser ces énergies pour créer, pour expérimenter les techniques d’art qui t’intéressent, pour le transmuter en quelque chose d’autre.

Nous savons que tu préfères la deuxième méthode, mais il est bien d’en être consciente. De savoir que ce que tu fais sur le plan matériel à des impacts sur le plan énergétique, et plus particulièrement que cela fait partie de ton processus de guérison, de libération des lourdeurs et émotions refoulées que tu as en toi, et qui plombent tes énergies.

Qui empêchent à ta si jolie âme de rayonner. Bien que tu ais du mal à y croire. Ne t’inquiètes pas, un jour tu la verras de tes propres yeux. Le jour où tu seras prête à le réaliser sans être trop effrayée. Le jour où tu seras prête à accueillir ta propre lumière et la respecter, l’aimer avec douceur sans la rejeter. Parce qu’il est vrai qu’il n’est pas si facile d’accueillir la lumière, surtout quand l’on a peur de rayonner et de se faire remarquer. Tu manques sérieusement de confiance en toi par rapport à ça. Aussi laisse toi le temps, tranquillement, de faire de la place.

Mais voilà pour faire de la place, il faut parfois, souvent même, faire du ménage, du tri, purifier, transmuter tout ce qui n’a plus sa place. Il faut parfois même détruire pour laisser l’espace à la construction du nouveau, détruire les édifices qui sont devenus obsolètes et qui n’étaient en réalité que temporaires. Car la vie est mouvement. Et en réalité, pour pouvoir ajouter des étages à un édifice, il faut que les bases soient solides. Aussi mieux vaut-il détruire un immeuble branlant et recommencer, plutôt que de lui ajouter un étage, puis un autre, jusqu’à ce qu’il s’effondre sans prévenir. C’est une forme de sagesse tu sais, même si elle est dure à accepter. Je pense que tu sauras remercier ton âme pour ça, le jour où tes fondations seront solides et où tu seras sereine, tu verras.

30 novembre 2015

Un nouveau voyage

Artiste : Yuumei

Artiste : Yuumei

Demain, je commence un nouveau voyage. Je vais participer au premier rituel chamanique des sept apportés par la Femme Bison Blanc à l’homme : la cérémonie de l’Inipi, aussi appelé hutte de sudation. C’est un long rituel, où tous les participants construisent eux-mêmes la hutte de sudation, où l’on passe des heures (je ne sais même pas si c’est 8h ou 10h) dessous, au son des tambours, pour purifier le physique, le mental, l’émotionnel et le spirituel. Et puis, je vais aussi commencer un travail de soins chamaniques pour chercher à soigner ma blessure de viol, que je sais bien antérieure à cette vie-là.

Je n’ai jamais couru après le chamanisme. C’est quelque chose qui m’intriguait et par certains récits m’émouvait, mais je n’ai jamais eu une envie spéciale de l’étudier, car j’ai toujours pensé que cela se vivait plutôt que de s’apprendre. Je n’en avais jamais eu l’occasion, si ce n’est recourir au soutien d’Animaux Totems, et voilà qu’elle se présente d’elle-même. Qu’elle m’est même très clairement indiquée dans mes rêves.

Demain je commence un nouveau voyage, et je me demande où celui-ci va me mener. Va-t-il m’éloigner encore plus de certaines personnes que j’aime ? Va-t-il me changer fortement ? En un sens, j’espère que oui, car je souhaite évoluer sur le chemin de ma guérison. Mais en même temps, je ne peux m’empêcher d’avoir peur de creuser un peu plus le fossé. Néanmoins, je ne peux qu’être fidèle à moi-même et suivre l’appel de mon âme, que j’ai pour un temps rejeté.

Je ne peux aussi m’empêcher de penser ce que m’a dit une personne précieuse pour moi : « la spiritualité est un outil pour moi ». Et mon cœur de répondre intérieurement « c’est bien plus que cela pour moi ! ». Je la vie comme une composante à part entière de ma vie. Si je considère être constituée d’un corps, d’un esprit et d’une âme, alors je ne peux négliger aucun des trois. Mon corps est plus qu’un simple outil, ma raison et mon intellect sont plus que de simples outils, ma spiritualité est plus qu’un simple outil. Ce sont des choses qui font partie de moi, et qui font la personne que je suis. Et c’était d’ailleurs une grande source de frustration pour moi, par moments, de ne pas sentir cette réalité vécue et acceptée par cette personne, de le voir confiner la chose.

Pendant un certain temps, j’ai rejeté la spiritualité, parce que je n’arrivais pas à comprendre ce qui m’arrivait et à le contrôler. C’était trop effrayant de ressentir les esprits des décédés, trop effrayant de lire certaines choses dans l’âme des personnes de mes proches, trop effrayants de me sentir entourée d’entités du bas astral. Et surtout trop effrayant de ne pas tout comprendre, de ne pas connaître « les règles » et de ne rien contrôler. Car je pense que c’est ça le plus dur, ne pas avoir le contrôle.

Pour quelqu’un qui ne dirige sa vie que par la volonté, c’est terriblement difficile à admettre et je compatis, car je suis en partie comme ça. Cela demande un lâcher prise immense, et surtout une immense foi en soi-même et en la vie. Cela nécessite d’admettre que certaines choses nous dépassent et que l’on ne choisit pas forcément les épreuves que l’on attire – du moins pas consciemment. En revanche, cela ne nous soustraie pas à notre pouvoir d’acceptation et de réaction, à notre pouvoir de création à partir de ce qui peut s’imposer à nous. Comme cela n’affecte pas la règle des conséquences : chaque action a une conséquence, qui peut entraîner une chaîne d’évènements ; la responsabilité de nos choix reste donc entière.

Je crois qu’une des sources principales de mon rejet de la spiritualité et de mes ressentis médiumniques, au-delà de la souffrance engendrée par mes épreuves, était la peur de moi-même, de ce dont j’étais capable. La peur d’être différente et d’être incomprise, rejetée par les gens que j’aime. La peur des « responsabilités » que cela pouvait impliquer.

Demain, j’ai envie de me libérer de ces peurs. J’ai envie de pouvoir accepter qui je suis, peu importe qui je me révèle être au fond de moi-même et de mon âme, peu importe le chemin que cela me fera prendre. Je veux Être, tout simplement. C’est qui est peut-être le plus difficile à réaliser.

9 octobre 2015

Se ressourcer…

Mystic_Falls_2_by_ArwensGrace

Besoin d’un écrin de verdure
pour mieux respirer
Une pluie pure
Pour tout laver

Je sens mon âme s’épuiser
au milieu de ce bitume,
Comme assoiffée de forêts
chantant sous la brume

Au matin délicat
goûter une perle de rosée
Sur la mousse mes pas
s’offriraient aux rayons éveillés

Witchlight Dreams
15 décembre 2013

Auteur image : Arwens Grace

Automne

Dans la terreur du matin frais
j’entraperçois le grand Roi.
À l’ombre de ses bois
il semble à l’affût de ma transformation éveillée.

De ses visites dans mon sommeil
je ne garde qu’une écharpe de brume
bien assez floue et irréelle.

Le maître d’automne m’a appelée.
Émoustillée par sa voix suave,
chargée du souffle des vents déchaînés,
je cours me perdre dans la richesse de la terre brune.

Le feu des arbres réveille en moi
l’écho de la terrible chasseresse des bois.
Et me voici sur les sentiers de terre,
serpentant entre les hauts branchages et les jets de lierre,
à la quête inconsciente de l’essence sombre.

C’est l’heure bienvenue de la mort.
Abandonnant tout ce qui m’entrave à ce monde
Je revis dans les ténèbres profondes
du froid mordant de l’hiver d’or.

Saisissante renaissance
que le parfum de la pluie purifiante !
À la mousse, à la pierre, et au bois figé
j’adresse ma douce félicité.
Qu’il est bon de sentir la terre s’endormir
pour raviver le remuant souvenir,
que de mon sang chaud coule la vie
si impétueuse guerrière face à la Nuit.

Bienvenue Heure du Soir
qui couche sur moi ton grave savoir.
Comme la graine enfouie sous le tapis de feuilles colorées,
Par le froid et les ténèbres il me faut passer
Pour demain au printemps
de lumière éclater.

Automne, je te bénis de me purifier.

© Witchlight Dreams
28 octobre 2012

Source Image : puddlz

Les mots sont ma libération

Quand je ne suis que douceur, calmes conseils et tranquillité, en moi bouillit une rage, qui n’a d’égale ma soif de vivre. Au combien doit-elle être profonde pour hurler si fort depuis le gouffre de mon inconscient ! Au combien doit-elle être puissante pour se déverser en un flot de mots créateurs ! Au point de submerger les barrières de l’égo, de la peur du jugement et du rejet.

Alors je ne justifierai pas. En ces pages, vous pourrez trouver une énergie sombre déferlante. Mais un jour peut être, parfois peut être, deviendra-t-elle un doux clapotis apaisant, comme elle sait se faire si tendre pour mes gens. En l’attente de cette métamorphose, la purification jaillit brûlante. Et je n’ai d’autre ambition que de la laisser vibrer d’une voix chantante, libre de ses chaînes. Que cela ne choque les âmes plaisantes si cela peut vous distraire… et partager quelques expériences.

© Witchlight Dreams
26 septembre 2012