Progresser ou régresser ?

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Artiste : Mcptato

 

« Il n’y a que 2 manières d’évoluer, on peut progresser ou régresser. »

Quand on se dit que l’on évolue, on pense naturellement à l’idée d’avancer, celle de progresser. En lisant cette phrase, je me suis alors posée la question : « mais comment sait-on réellement dans quel sens on évolue ? ». Est-il vraiment possible de régresser sur la voie de son propre développement ? Et dans ce cas, est-ce que l’on finit par s’en rendre compte ?

A l’idée de régresser, les exemples qui me viennent en tête sont : retomber dans l’alcool pour un alcoolique ; reprendre la cigarette ; mais finalement ce serait renouer avec toute habitude qui nous est mauvaise. Par exemple, se critiquer et s’auto-flageller mentalement, négliger son corps, abandonner l’effort de cuisiner pour soi-même.

Personne n’est parfait, on a tous des moments où l’on faiblit, où l’on n’a pas la santé ou l’énergie pour fournir les efforts habituels pour prendre soin de soi. Parfois aussi, on peut se décourager, avoir la sensation d’essayer jour après jour, pour ne voir aucun résultat. Qu’est-ce qui nous motive à persévérer dans ces cas-là ?

Pour ma part, c’est l’espoir. L’espoir qu’un jour, tous mes efforts seront récompensés. Que tout le travail que je fais sur moi-même me permettra de simplement me sentir bien. Sans plus chercher midi à 14h, ou bien sans être submergée par mon hypersensibilité.

C’est quoi chercher à être bien ? Parfois j’ai l’impression de courir après une chimère. C’est trouver un sentiment de paix intérieur et le ressentir de façon réelle et quotidienne. Je l’ai déjà touché du doigt, ce sentiment profond de paix, au cours d’une visualisation. Mais le vivre les deux yeux ouverts, face à la réalité matérielle, et aux influences extérieures en tout genre, c’est une autre paire de manches. Cela se cultive, bien sûr. Et là, je pense au bel exemple que nous partage Sylvie sur son blog.

Mais à quoi ressemble la paix pour moi ? Est-ce passer une belle journée à la plage ? Est-ce sourire à la personne que j’aime ? Manger un gâteau devant un bon thé ?

Je me demande, si finalement, j’ai vraiment progressé… Toutes les apparences extérieures peuvent donner l’impression du contraire, puisque je n’ai plus de travail, plus mon propre logement, ni ma propre voiture, plus de compagnon, plus d’amis très proches à proximité. Plus de conversations avec mes guides, plus mes capacités comme avant, mon taux vibratoire a chuté d’autant.

Traverser une dépression nerveuse, après coup, ça donne le sentiment d’avoir terriblement régressé, comme si j’étais tombée de la montagne, je me retrouve dans le vallon. Et je dois tout regravir. Tout recommencer, rebâtir ma confiance en moi, ma confiance en ma guidance, mon cercle social, mon projet professionnel, mon environnement matériel.

Du coup, je me demande bien « à quoi ça a servi ? ». Mystère et boule de gomme, je ne peux pas attendre d’avoir la réponse. Je me contente de faire un pas après l’autre. Parfois dans le doute, parfois dans la foi que cela me mènera quelque part. Peut être à la sortie du désert, un jour, qui sait ?

23 septembre 2018

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