Sur le bord de la route…

Auteur photo : Les rêves de Celia ©
Auteur photo : Les rêves de Celia ©

Je me sens stressée et oppressée depuis que je suis revenue du travail. Cela fait à peine 2 jours que j’ai repris, et je suis épuisée. Je compte les heures et les journées passent à un rythme tellement lent… Je ne comprends pas comment cela se fait, alors que ce n’était pas comme ça au début, que j’aimais ce que je faisais. Et que mince, j’ai quand même l’opportunité de faire un travail assez unique en son genre, dont je n’aurai pu rêver en sortant de l’école ! Je ne comprends pas et cela me désespère…

C’est une mauvaise passe à supporter. Le problème c’est que le travail seul n’est pas le plus important. Il y a aussi l’ambiance, les relations au travail, les énergies qui t’entourent et te pèsent. Et comme tu ne sais pas maitrisée ton hypersensibilité, tu te prends tout de plein fouet.

Mais je ne sais pas comment faire. Même en essayant de prendre mes distances, de ne pas rentrer plus dans la conversation, de ne pas rebondir sur les plaintes de mon collègue, rien n’y fait… Sa colère, sa frustration, son angoisse, son ras le bol, j’ai l’impression de tout me prendre en pleine figure. Comme s’il essayait de se décharger de toutes ces émotions sur moi. Mais je ne suis pas sûre qu’il en soit conscient. Après tout, peu de gens considèrent que les émotions sont des énergies (ou plutôt des charges portées par une énergie) qui peuvent s’envoyer, se recevoir, se ressentir. Et ça m’énerve, parce que j’essaye de me protéger, j’essaye de ne pas rentrer dans son jeu, de garder mes barrières pour ne pas prendre ce qui ne m’appartient pas. Mais c’est comme si j’étais une éponge malgré moi. Je ne peux quand même pas arrêter de parler avec et éviter mon supérieur ! Alors je ne sais pas comment faire… Vraiment pas comment faire. Je ne peux pas lui en parler de manière frontale, il ne comprendrait pas et se braquerait… Je ne peux pas éviter de lui parler quand je fais du covoiturage avec lui… J’essaye alors de réorienter le sujet vers quelque chose de « plus » léger. Mais on dirait qu’il a besoin d’une oreille et que je joue bien ce rôle malgré moi. Je n’en peux plus, je ne sais plus comment gérer ça…

Et puis ?

Et puis le climat au travail est merdique. On n’a pas reçu les subventions, alors c’est super compliqué pour nous payer, pour ceci, pour cela… J’ai surpris sans le vouloir une conversation qui m’a glacé. Ils parlaient de licencier une de mes collègues indirectes, affiliée à une autre structure. Alors que la présidente me l’a présenté comme une de ses filles quand je suis arrivée, que cela fait des années qu’elle est là, ils lui cassaient du sucre dans son dos. J’imagine que puisqu’il n’y a pas d’argent, toutes les excuses sont bonnes pour la virer… Je n’en revenais pas. Et sa collègue qui en rajoutait une couche, comme pour dire « c’est elle qui ne vend pas assez, c’est elle qu’il faut virer »… Horrifiée d’entendre ça, horrifiée de savoir ça alors que cette personne ne le sait pas… Je ne sais rien de leurs histoires, de la véracité de leurs arguments, et je ne veux pas savoir. Mais cela me fait me poser des questions. Après un de mes collègues m’affirmant que c’était cette personne qui se salissait le plus les mains et faisait le job « ouvrier », je me demande comment va faire l’autre collègue qui ne veut pas se casser un ongle pour tout faire toute seule.

Et si on la vire elle, alors pourquoi pas moi ? Bref, une belle claque dans ma figure pour me rappeler que, même si j’ai signé un CDI, ce n’est pas pour autant que mon poste est stable… Qui sait ? Si ça continue comme ça je pourrais bien être licenciée économiquement. Pas forcément parce qu’ils ne voudraient plus de moi, mais parce qu’ils n’auraient pas reçu les subventions pour nous payer… J’essaye de ne pas y penser, parce que de toute façon je n’ai aucun pouvoir là-dessus, mais cela n’allège pas les tensions.

Mais que puis-je faire s’il décide de me virer parce que mon boulot ne leur convient pas sur mon nouveau poste ? Je me sens vraiment incompétente et en insécurité, car les outils ne m’ont pas été transmis, je n’ai pas été formée sur le terrain. Alors, je sais que ce n’est pas ma faute… mais si eux décident qu’ils s’en foutent et veulent me remplacer par un autre VSC arrivant qui connaît mieux les plantes ?

Et bien alléluia, tu rentreras en métropole. Ce n’est pas ce que tu veux ?

Pas dans ces conditions-là. Et puis, j’ai besoin d’un peu plus de temps ici, je me suis donnée une année pour explorer les pistes qui me sont offertes ici, sur ma maladie, sur mon féminin, sur les cercles de femmes. Alors si les circonstances font que je dois rentrer, je rentrerais, mais ça serait dommage. De toute façon peu de choses m’attendent en métropole. Certes il y a ma famille, et quelques amies éparpillées aux 4 coins de la France. Mais ce n’est pas avec eux que je vais vivre au quotidien. Je ne me vois pas ré emménager chez mes parents entre autre…

Ce que j’aimerais juste, c’est que mon travail ne soit pas un enfer au quotidien. Parce que ma vie me semble bien difficile en ce moment. Entre mes galères de voiture, ma maladie, me remettre de ma rupture, la solitude, je crois que je craque.  La nourriture n’arrive même plus à être une compensation, une motivation ou une récompense, comme d’habitude. Aucune activité ne me donne une perspective de joie, tout me semble être une corvée, même les cours d’astrologie et j’ai envie d’abandonner. A quoi bon ? Je n’ai pas envie d’apprendre l’étude des relations de couple dans un thème…

C’est parce que tu n’as pas fini le deuil de ton couple.

Je ne sais pas si je le finirais un jour tu vois. Alors je sais, tout le monde dit ça quand il sort d’une relation longue qui a beaucoup affecté la personne. Mais je ne suis pas du genre à me remettre en couple pour oublier, pour guérir ou pour me chercher mieux. Je suis plutôt du genre à panser seule mes blessures et les lécher jusqu’à ce qu’elles soient à peu près propres et si possible cicatrisées.

Mais je ne sais pas comment cicatriser de cette relation. J’ai juste l’impression d’avoir perdu le gout de vivre et de ne pas savoir comment le retrouver… Tout le monde trouve ça normal, mais cela fait déjà 6 mois et je trouve ça long… Comment lui a-t-il pu passer à autre chose en moins de 3 mois ? Comment ? J’aimerais bien moi aussi ! Mais même en ayant pris conscience de nos besoins différents, une part de moi inconsciente n’arrive pas à tourner la page. Je rêve encore de lui. Les rappels de lui me sont douloureux.

J’ai décidé d’être patiente avec moi-même. De ne pas me forcer, de ne pas me fustiger pour réussir à tourner la page. Malgré cela, je me sens désemparée… Jusqu’à quelle profondeur de mon être ai-je donc été blessée ? Comment en guérir durablement ? Quand cette histoire n’a fait que remué le couteaux dans la plaie de mes blessures préexistantes.

Alors je sais que je dois guérir mes vieilles blessures pour que cette rupture ne me fasse plus aussi mal. Mais je ne connais pas de miracle. Juste le temps qui passe pour laisser le temps de guérir et de la douceur pour panser les plaies. Mais je crois que je suis une piètre infirmière. C’est toujours plus facile pour les autres, d’avoir l’oreille attentive, de trouver les mots, d’apporter un soutien sans jugement. Quand c’est avec soi-même, c’est une tout autre histoire. Et la volonté de s’apporter à soi-même de la douceur ne permet pas forcément de déverrouiller son propre cœur et d’arriver à ressentir de l’amour envers soi-même.

Je sais qu’il est vain de le détester pour tout ça. Que quelque part c’était inéluctable à partir du moment où l‘on s’est rencontré. Des fois, je me dis que ce serait plus simple, d’être en colère contre lui, plutôt que de ressentir cet océan de tristesse, ce vide, cette absence de couleurs. Comme si ma vie était devenue terne, n’avait plus la même saveur, quoi que j’y fasse.

Cela me rend presque les lèvres acides, d’admettre ce trou dans mon cœur qui ne se répare pas, alors que lui a continué a tracé son chemin, s’est remis en couple. Comme un aveu de faiblesse. Comme un aveu d’un trop plein d’amour dont il ne se serait jamais rendu compte. Comme un sentiment de rester cassée sur le bord de la route, le destin ayant méchamment joué avec mon cœur.

Et je m’en veux à moi-même d’être encore si attachée à lui, d’avoir tous ces souvenirs qui remontent et cette envie de rentrer chez lui en disant « tadaima ». J’ai parfois envie de déchirer tous ces souvenirs de ma tête tellement ils sont douloureux. J’ai beau essayer de les fuir, ils ne font que m’exploser au visage. Le battement accéléré de mon cœur alors que je prenais l’ascenseur pour chez lui, toujours, peu importe le nombre de fois. Le son de sa voix lorsqu’il m’accueillait tout heureux de me voir rentrer. Les pas feutrés sur la moquette, le canapé rouge. Son odeur, la douceur de sa peau, le goût de sa bouche. La douceur et l’amour dans son regard… Comment des choses qui m’ont rendu si heureuses peuvent-elles maintenant me faire tant de mal par leur absence et leur souvenir ?

12 avril 2016

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Lune noire

Artiste :
Artiste : Kuvshinov-Ilya

Je me demande comment ça se fait que j’aie mes lunes aujourd’hui, alors que je n’ai plus de cycles et qu’en plus c’est déjà arrivé par accident le mois dernier…

Parce que c’est la lune noire et que tu es en plein processus de purification.

Je me sens épuisée, à l’ouest comme quand les énergies sont trop fortes, et en plus j’ai très mal dormi… J’ai fait ces rêves perturbants, que je ne sais pas comment interpréter.

Et si on essayait ?

Oui, j’aimerais bien. Je pense que leur message est important mais je n’arrive pas à savoir si c’étaient des rêves évacuateurs, des rêves spirituels ou autre…

Décris-moi le premier.

Il était très bizarre. J’ai rêvé de mon ex. On était encore ensemble, et on vivait ensemble mais cela se passait mal. Il était possessif et hyper contrôlant. Dans le rêve il m’avait enfermé dans une pièce de la maison (la salle de bain ?) pour ne pas que je sorte en son absence. Je décidais que c’en était assez. Je n’étais pas en colère, mais les masques tombaient et je me rendais compte qu’il m’emprisonnait. Je lui disais ses quatre vérités et je partais. Je lui disais que je ne supportais pas qu’il m’enferme, que j’avais besoin de ma liberté, que j’avais besoin de sortir dehors, voir la nature, mes amis, de faire ce que je voulais comme je le sentais. Il essayait de me retenir mais je partais.

Alors que j’étais à l’aéroport, j’observais dans une boutique les produits de beauté d’une marque gothique qui faisait des vernis à ongle. Puis je voyais ce flacon à parfum magnifique, en forme de pomme, en verre rouge et doré. Il y en avait des tas, tous vides. Je le trouvais beau et je me demandais si j’allais l’acheter. Quand tout à coup, mon ex est apparu pour une dernière tentative afin de me retenir. Il n’arrivait pas à me convaincre et à défaut me rendait les carrés de chocolat que je lui avais offert et qu’il n’avait pas mangé.

Comment t’es-tu senti après ce rêve ?

Et bien je crois que cela m’a tellement perturbé que je me suis réveillée. Je n’étais ni triste, ni en colère, mais plutôt choquée que ce soit lui qui me court après dans mon rêve… alors que c’est lui qui m’a quitté dans la réalité. Je me suis demandé si ce rêve était une projection de mon esprit, ou si je m’étais connectée à lui. Parce que c’était spécial. Le début n’était pas très net, mais la fin oui. J’étais totalement désorientée à mon réveil, comme si je revenais d’ailleurs ?

Qu’est ce qui te fait penser que cela pourrait être un rêve évacuateur ?

Eh bien, j’ai aussitôt repensé à ce rituel pour couper les liens énergétiques dont on m’a parlé ce dimanche et que je voulais effectuer par rapport à mon ex-compagnon. Je me suis dit que c’est mon inconscient qui travaillait sur ça… Et m’envoyer un message pour le faire.

Pas ton inconscient, mais oui, c’est un message pour t’encourager à te libérer des liens qui t’emprisonnent à ton ex-compagnon. On va étudier ton rêve plus en détail, mais tu as compris le message de fond. La nouvelle lune est une période particulièrement propice pour couper des liens, exorciser des énergies et se défaire d’envoûtements. Il est temps pour toi de te libérer des énergies de ton ex-compagnon qui sont encore fortes et entremêlées aux tiennes, surtout sur le plan de la sexualité. Voilà pourquoi tu avais fait autant de rêves à ce sujet avec lui, tu avais beaucoup de choses à purifier et lâcher.

Enfin, même maintenant, j’ai du mal à ne pas penser en lui dès que je me penche sur le sujet de la sexualité.

C’est normal. Etudions ton rêve. Il t’enfermait dans une pièce close. Et tu ne te souviens pas très bien mais il te semble que c’était une salle de bain. La pièce qui représente l’intimité pour toi.

Franchement je ne vois pas. Je vais chercher la signification des symboles.

Ah, l’aéroport je sais ! C’est là on l’on décolle avec les avions, et les avions représentent un transport dans l’air, soit une avancée/un décollage dans le domaine spirituel.

Oui c’est ça

La pomme : « Les pommes rouges symbolisent l’Amour amoureux et la tentation à laquelle on a déjà succombé, pour notre plus grand bonheur. […] Toutefois, les pommes ne sont que le signe d’un Amour qui a vocation à muer voire à ne durer qu’un temps (même relativement long ). Elles ne sont pas le symbole de l’Amour parfait entre deux êtres.» (source : Sylvie)

Mais tu dois le coupler au fait qu’ici, c’est un flacon vide, donc un contenant et n’importe lequel mais pour du parfum. Que signifie le vide ?

Une pomme vidée de son amour ? Hum, elle ne contient pas de parfum, mais elle n’en a jamais contenu. Que signifie le parfum, c’est quelque chose qui sent bon et que l’on met pour avoir une odeur attirante, c’est lié à la séduction ?

Tu hésitais à acheter un nouveau réceptacle à la séduction pour une forme d’amour amoureux. Et c’est là que ton ex a ressurgi, te coupant dans ta réflexion sur ton achat. Comprends bien que maintenant il t’empêche d’avancer, autant sur le plan de ton évolution personnelle (la liberté de faire et devenir qui tu veux) que celui des sentiments, mais aussi de la sexualité.

Si lui a décidé de rompre, a décidé de se remettre en couple, sache que cela ne signifie pas pour autant que son âme a renoncé à toi. Mais tu as bien vu qu’il a un karma à régler avec le couple, aussi cela ne t’étonne plus qu’il se soit jeté bille en tête dans une autre relation. A un moment, il risque de le regretter et de chercher inconsciemment à se reconnecter à tes énergies. C’est là que cela va toi t’handicaper et te freiner.

Tu as pris la mesure de ta perte, de ta douleur, de ta blessure et des répercussions mentales, émotionnelles et même physiques sur toi. Tu as cerné le contour de tes blessures, tu as accepté la situation et la réalité. Tu sais que tu n’as pas la puissance de la changer là tout de suite. Tu as compris aussi qu’en réalité vous vous étiez tous les deux illusionnés. Lui projetait sur toi des espérances et des attentes impossibles à combler et toi tu attendais de lui un sauveur. En réalité, vous avez vécu une relation passionnelle et émotionnelle très forte mais très instable aussi.

Tu as aussi compris que tu étais touchée par l’enfant blessée en lui. Que tu avais envie de conforter et d’aimer, de soigner et de consoler. Malgré toutes les apparences et malgré ses forces. Car il a en effet des blessures non résolues envers sa mère, bien qu’il soit persuadé du contraire. Ignorer ses sentiments de blessures et de déception, ce n’est pas la même chose que les accueillir et les surmonter. Mais c’est son histoire.

La relation à la mère et au père sont bien plus déterminantes que ce que vous pensez. Vous prenez rarement le temps de les analyser en profondeur, pourtant les parents sont ceux qui vous formatent à la naissance, qui par leur façon d’être réveillent des blessures et des blocages pour vous pousser à les travailler et les dépasser. Les parents sont les reflets extérieurs du masculin et du féminin en soi et permettent de mettre en lumière les déséquilibres de l’âme. Ils sont des miroirs et c’est pour ça que l’enfant est miroir pour eux aussi. Ainsi chacun attire à lui l’enfant qui résonnera de façon parfaite.

Tu as compris que tu as des nœuds profonds liés à ta mère, comprends aussi que cela représente ceux qui existent avec ton féminin. Et que tu as tout intérêt à les étudier de plus près. Le thème astrologique est un outil utile pour ça.

Mais revenons-en au sujet de ton rêve. Il te rend les chocolats que tu lui as offerts.

Oui, je les ai reconnus, les mêmes que ceux que je lui avais offert pour notre 1ère saint valentin. Je sais que le chocolat est pour moi synonyme de douceur et que c’est un aliment dont je me sers pour pallier à un manque affectif, un manque d’amour. J’avais quasiment arrêté d’en manger quand j’étais en couple avec lui, je m’y suis remise.

Pourtant, là c’est lui qui te redonnait les chocolats.

Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas si c’est parce qu’il n’en voulait plus venant de ma part ou s’il estimait que j’allais en avoir besoin… Je n’arrive pas à décoder.

Ou tu n’en as pas envie. Ce n’est pas grave. Cela reviendra sous une autre forme.

Merci.

9 mars 2016

PS : pour ceux qui se demandent pourquoi la lune noire de ce mois-ci est si forte en énergies, il paraît que c’est à cause de l’éclipse solaire le même jour

En décalage…

Artiste :
Artiste : Megatruh

J’aime beaucoup lire. Je ne sais pas vous, mais mes envies de lecture varient beaucoup selon les périodes. Parfois je ne lis plus du tout, parfois je vais dévorer livre après livre de façon insatiable. J’aurais envie de dire que cela correspond à un schéma clair, mais ce n’est pas vrai. Parce que les livres ne sont pas toujours mon seul exutoire, cela peut être les séries télés, la nourriture ou d’autres choses.

En ce moment, j’ai envie de livres avec des héroïnes fortes, mais modernes, de celle que l’on pourrait croiser dans la rue, mais avec une touche de magie ou de fantastique dans l’univers du livre. Comme s’il y avait mieux que la simple réalité que l’on peut percevoir avec nos yeux.

Pourtant, je n’ai pas envie de lire ces romans de fantastique ou de SF dans des univers totalement différents, avec des guerres et des épopées. Non j’ai envie de quelque chose de réaliste, mais pas de violent ou de cruel. De belles histoires qui touchent mais aussi qui redonnent de l’espoir, en son prochain, en l’autre.

En ce moment je n’arrête pas de lire, je sais que quelque part c’est une fuite de la réalité. Probablement celle de ma souffrance d’avoir vu l’être aimé partir. De tous ses rêves que je fais de lui, où l’on couche ensemble, où il est là aux mariages de famille. Mais cette nuit c’était différent, je lui disais au revoir dans mon rêve. Et je n’ai pas pu me rendormir après ça… Je ne peux pas chasser la tristesse de ce rêve de mon esprit, tristesse qui fait écho à ma douleur enfouie.

Et je suis angoissée, stressée, je n’arrive pas à me poser, à méditer, à me sentir à l’aise. Je me sens tellement seule, alors que parfois j’aimerais juste appeler une bonne amie, commander une pizza et regarder un bon film avec elle, juste histoire de me changer les idées. Mais je n’ai personne de comme ça ici, personne à appeler… ça me parait triste.

Des fois j’ai l’impression d’être une handicapée sociale, parce que sortir avec les gens « de mon âge » ne m’intéresse pas, je n’ai pas envie d’aller en boîte où la musique me casse la tête, je n’ai pas envie de sortir pour me mettre une mine car je n’aime pas l’alcool. Alors j’essaye de faire des choses qui me plaisent et m’intéressent en espérant rencontrer des gens avec qui le courant passe. Mais que ce soit les cours d’astrologie ou les stages de guérison sur le féminin, je ne rencontre que des femmes entre 40 et 60 ans. Pas que ça me pose un problème en soi, mais elles n’ont pas d’intérêt à se lier d’amitié avec moi alors qu’elles ont déjà leur vie. Ce n’est pas elles que je vais appeler à l’improviste pour manger une pizza alors qu’elles ont une famille et une maison dont elles doivent s’occuper…

Je me sens parfois tellement en décalage… Je me dis qu’il y a peut-être une raison, mais elle m’échappe totalement. Faire les choses à l’envers ? Suis-je donc dans la phase de la « Vieille Femme » ? Mon corps est en ménopause artificielle, je suis faible et épuisée comme une vieille femme. Mes centres d’intérêts ne semblent intéresser que des femmes plus âgées et je ne rencontre personne de mon âge. Suis-je donc une « vieille personne » dans un corps de 25 ans ? Je sais qu’il ne sert à rien de comparer, de regarder à côté, mais je ne peux pas m’en empêcher, tant parfois je me sens à côté de la plaque. Sans comprendre pourquoi….

Je sais que c’est parce que je n’ai pas rencontré les bonnes personnes. Que chaque rencontre vient en son temps, et que si je suis aussi seule, c’est probablement pour me forcer à m’observer moi, apprendre à prendre soin de moi, à me connaitre et à m’aimer. Mais des fois le chemin me semble bien difficile. Et je suis découragée.

Comme je suis découragée pour mes cours d’astrologie. Je me dis, à quoi bon continuer ? Sans travailler, cela ne rime à rien, et je ne suis plus motivée pour le faire. Au début je l’étais, j’avais hâte d’être capable d’analyser mon thème, d’identifier les obstacles et les atouts de départ dans ma vie. Mais depuis le dernier cours, depuis que j’ai vu cette combinaison qui signale l’épreuve de la perte d’un homme cher dans ma vie (père ou mari), je me dis à quoi bon ? Je n’ai pas envie de savoir à l’avance ce genre de chose, je n’ai pas envie de m’en inquiéter, d’angoisser pour des évènements pour lesquels je ne peux rien.

Et la réalité c’est que j’ai peur d’analyser mon thème, de voir combien d’obstacles m’attendent, encore et encore. D’être encore plus découragée, parce que j’ai vu tous ces traits rouges (carrés pour ceux qui connaissent) qui sont sources de difficultés sur mon thème, je sais qu’il y en a un paquet, tout comme des planètes rétrogrades, qui signalent des choses karmiques à régler et des épreuves en lien avec celles-ci. Comme si je n’en avais déjà pas assez bavé depuis mon adolescence. Et je suis vraiment fatiguée.

Alors à quoi bon ? La majorité des gens au cours d’astro ont déjà dépassé plus de la moitié de leur vie, et ils sont contents d’avoir des éléments pour comprendre les schémas vécus et ne pas les répéter. Mais moi qui n’ai encore pas tant vécu que ça, je ne suis pas pressée de les découvrir… Alors je ne sais pas quoi faire ? Devrais-je continuer ou arrêter l’astro ? Les 2 profs que j’ai vu m’ont dit que d’après mon thème, j’avais des prédispositions en la matière, mais pourquoi ? Ce n’est pas comme si ça intéressait mes proches et qu’ils me demandaient de m’entrainer sur leur thème… Je n’ai pas l’impression que c’est une passion révélée, juste une curiosité passagère peut être… Et j’ai beau chercher la réponse en moi, je ne la trouve pas.

7 février 2016

Falling apart…

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Artiste : Sylar113

Combien de fois peut-on fermer une porte ?
Combien de fois peut-on couper le lien encore et encore, toujours plus ?
Combien de fois ne peut-on répondre à un appel que par du silence ?
Combien de fois peut-on être frappée au cœur sans mourir ?

I can’t go through it.
Je LE déteste de me faire souffrir. Je ME déteste d’être brisée. Pourquoi suis-je dans un tel état ? Comment puis-je me relever ? Cela me semble impossible. Plus le temps passe et plus je coule, ne voyant ni de raison, ni d’espoir. Il n’y a que le présent infiniment douloureux, une torture que je voudrais abrégée.

Et j’ai envie de lui hurler « Es-tu plus heureux comme ça ? »
J’ai l’impression de ne plus te connaître, un inconnu derrière un mur froid et immense, et cela me fait tellement mal. Dans ce silence, c’est comme si tous tes mots passés et tes promesses se diluaient, n’avaient plus de réalité. Ne reste que celle du vide, de ton départ, de mon cœur déchiré.

Tu sembles vouloir tout effacer, comme si cela pouvait te soulager. Et je ne comprends plus rien. Préfères-tu considérer que je suis comme morte pour toi ?

Dans l’instant de souffrance, je ne retiens qu’une chose.
Je ne veux plus aimer. Je ne veux plus ouvrir mon cœur pour qu’il soit piétiné.

11 décembre 2015