Un peu de ménage…

Photographe : Celia Witchlight

 

J’ai toujours été admirative des gens qui arrivent à écrire et à publier tous les jours. Certes, il y a une organisation derrière cela, une passion et/ou une motivation. Mais il faut aussi savoir quoi écrire tous les jours ! Et c’est une question qui me trotte dans la tête, depuis que j’écris si peu ici : comment cultiver son inspiration ?

J’ai commencé ce blog, il y a fort longtemps pour y partager mes poèmes, adossés à mes photos. Puis, au fur et à mesure que ma médiumnité se révélait et que je commençais à sentir des choses et entendre des entités, je me suis mise à écrire à ce sujet. Je remettais les choses en question, je prenais du recul pour essayer de comprendre ce que je vivais. Je partageais mes drôles de sensations, j’essayais de gérer mon hypersensibilité. J’ai beaucoup bataillé avant d’accepter l’idée d’écrire avec mes guides.

Je me souviens aussi du tâtonnement pour prendre confiance en moi. Quel intérêt de partager ? Qui allait me lire ? A quoi ça servait ? Devais-je prendre un pseudonyme ou pas ? Partager mon blog avec mes proches ? J’avais du mal à croire en l’intérêt de créer mon propre espace d’expression. Et puis j’ai fini par comprendre que cela me faisait du bien à moi-même. Cela me permettait de m’aider à gérer les émotions et les énergies au quotidien, à m’apporter une compréhension et un recul nécessaire. J’appréhendais les choses sous un angle différent de ce que je pouvais lire chez Sylvie, chez Camille. J’arrivais enfin à cerner un peu mieux mes spécificités concernant la médiumnité. Mon ancrage au Milieu m’apportait des challenges et des informations différentes. C’était intéressant de pouvoir croiser les choses et échanger dessus. J’ai aimé ça.

Et puis, ce trou, ce vide, ce manque d’inspiration. Je ne savais plus quoi écrire, ni sur quoi écrire. Je n’entendais plus mes guides, alors que je n’avais plus de discussion à retranscrire. Je crois que j’en suis encore à essayer de comprendre le pourquoi.  Cette envie et en même temps cette frustration, de ne pas réussir à m’assoir devant mon ordinateur, à écrire quelque chose, à partager quelque chose. Le temps passe, les échanges s’amenuisent, les liens se distendent…

Avoir un espace numérique, c’est un peu comme créer un lieu d’échange. Si on n’est pas présent pour l’animer, il se vide peu à peu. Il n’y a plus personne pour faire la poussière, apporter des fleurs fraîches. Les gens qui passent, sans réponse, continuent leur chemin. Le partage spontané ne se fait plus. Les habitués ne viennent plus.

Mais pourquoi écrit-on ? Est-ce que l’on écrit pour créer du lien ? Offrir un espace d’échanges ? Ou déverser ses pensées quoi qu’en fassent les autres ? Ecrit-on pour soi ? Ou pour les autres ? Ou pour une raison inconnue qui nous pousse à le faire ?

J’ai toujours cherché à identifier la raison qui me poussait à publier sur mon blog. Pourquoi mes guides ne venaient pas me parler si je ne le faisais pas ? Je me posais souvent cette question, elle revenait régulièrement dans mes articles et j’en venais à la conclusion que je ne le savais pas vraiment. Juste que tant que cela m’aiderait, je continuerais… Alors ai-je arrêté parce que cela ne m’aidait plus ?

Il faut dire que j’ai eu des moments de doutes. Parce que, je ne sais pas pourquoi, mes écrits ont motivés des attaques énergétiques. Je n’ai jamais pu comprendre quel était l’objectif de ces personnes mal intentionnées. Ça m’a saoulé, j’ai pourtant continué comme si de rien n’était. J’avais des choses à en apprendre c’est sûr. Ce que les guides laissent passer, est là pour nous enseigner quelque chose. Parce qu’on a toujours les capacités à relever le défi, contrer l’attaque, apprendre de cette expérience. Il n’empêche, c’est pesant et fatiguant. N’avais-je pas déjà les mains assez pleines à gérer ma santé et mon hypersensibilité ?

Alors, j’ai écrit, ailleurs, juste pour moi. J’ai commencé un roman dont le thème (bizarrement, lol) porte sur la spiritualité. Pendant des mois, j’ai écrit plusieurs pages chaque jour. Et là, l’inspiration ne manquait pas. Elle était peut être parfois un peu capricieuse, il fallait aller la chercher par la main, la cajoler ou bien même la menacer de lâcher le morceau. Mais elle pointait toujours le bout de son nez à un moment ou à un autre. Jusqu’à ce que je prenne confiance en elle. Oui, mon inspiration est là. Elle attend que j’ouvre mon cahier d’écriture et que je tende l’oreille. Que je lui consacre du temps et de l’attention. Peut-être que parfois les choses sont aussi simples que ça. Il suffit de s’assoir, de prendre un crayon, d’être patient et d’y croire. J’ai envie de faire la même chose ici pour mon blog.

 

« Je m’assoie ici, je regarde le soleil pénétrer par la fenêtre et illuminer les grains de poussières qui voltigent. Depuis le temps, il y a du ménage à faire. Pas de doutes, il faut que je m’y mette. J’ouvre la fenêtre en grand pour laisser l’air frais entrer. Je sors mon chiffon et astique les meubles. Une fois lestés de leur épaisse couche de poussière, les tons bruns et miels du bois répandent une douce lumière au soleil. Je passe le balai, chasse les moutons de poussière, les vieilles plumes et les papiers roulés en boule jetés au sol. Tous mes écrits raturés, tous les vieux papiers inutiles et les lettres désobligeantes accumulés dans la boite aux lettres, je les place au centre de ma vieille cheminée en pierre. J’allume un feu délicieux qui les consume en cendres. Le bois qui brûle craque et le feu répand sa mélodie bienfaisante.

Je vide les placards pour mieux les assainir et les ranger. Je lave le restant de vaisselle abandonnée. Je jette les fonds de bouteille périmés. Une fois les chaises rangées sur les tables, je passe un grand coup d’eau additionnée de romarin pour nettoyer le sol. Je demande à une petite fée ondine de m’aider à purifier les énergies de ce lieu. En riant, elle joue avec moi tandis que je passe la serpillière, elle aime quand cela brille et sent bon. Je la remercie avec une cuillère de miel. Un peu de cire sur le parquet, quelques bougies parfumées allumées et voilà le lieu déjà plus accueillant. Une fois tout rangé et remis en place, il ne me reste plus qu’à disposer de petits bouquets de lys blancs sur les tables.

C’est déjà mieux, je m’assoie dans le silence. C’est tranquille ici. J’ai toujours aimé que ce lieu soit à l’abri des foules. Y venait, par un mystérieux hasard, quelques passants égarés qui trouvaient ici quelques bricoles pour les aider, avant de reprendre la route. Et puis, il y avait les habitués. Je me dis qu’il est temps de leur faire signe. Je retourne à la porte d’entrée pour placer l’écriteau « ouvert » visible de l’extérieur. J’appose au seuil de mon entrée une barrière de gros sel et quelques talismans de mon secret. Sont bienvenus ici, tous gens, du moment qu’ils sont bien attentionnés. Je mets de l’eau de source à chauffer, c’est l’heure de la tisane relaxante… »

16 août 2018

 

Photographe : Emmanuel Dautriche

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Perdre ou gagner la bataille ?

Artiste : Yuumei

Qu’est ce qui m’empêche d’écrire sur mon blog ? Je me suis posée cette question il n’y a pas longtemps. J’étais fatiguée de ressentir de la tristesse à chaque fois que je lisais le blog d’autres personnes, parce que moi je n’arrivais plus à écrire et donner vie à mon propre univers.

Je pourrais chercher mille raisons. Après le retour au domicile familial, où la médiumnité est taboue, il était dur de donner du poids à mes ressentis, de poser des mots dessus et de partager à ce sujet. Alors qu’à la Réunion, je pouvais en discuter librement avec quasiment tous mes amis. Ce fut un changement brutal et difficile. Peut-être comme renier une partie de soi. Cela n’aurait dû que me motiver encore plus à écrire ici et partager mon vécu sur la médiumnité et ma spiritualité. Pourtant, cela a eu tout l’effet inverse. Comme une douche froide. Il n’y a pas à dire, mettre des mots et partager sur des énergies subtiles et invisibles, cela aide à rendre cette perception de la réalité tangible. A lui donner du poids, à y croire et à garder confiance en soi. On peut probablement dire que j’ai eu une crise de foi en mes propres capacités. Pourquoi n’arrivais-je plus à entendre mes guides ? Ni à accéder à mon domaine astral ? Et puis, bizarrement, les amies avec qui j’en parlais se sont comme éloignées ou n’abordaient plus le sujet. Je suis rentrée dans une nouvelle sorte de désert.

En plus du désert matériel, professionnel et sentimental, voilà que je rentrais dans un désert spirituel. Peut-être pour éprouver ma foi et ma confiance en moi-même. Peut-être pour me faire prendre conscience que, jusque-là, j’avais été accompagnée de près, même si je râlais et pestais le contraire. Fini les rêves messagers, fini les synchronicités sur un plateau, fini les rencontres providentielles, fini les conversations avec mes guides, fini ma capacité à tirer le tarot et utiliser le pendule. Je me suis sentie vide et inutile. Voilà que tout ce qui a créé ce foutu décalage avec mon environnement, tout ça m’échappait des mains. Pourtant, je ne pouvais pas faire comme si tout cela n’existait plus. Ce n’est pas parce que je ne sentais plus les énergies qu’elles n’existaient plus tout à coup. Ce n’est pas parce que je ne faisais plus passer les âmes errantes, qu’elles n’erraient plus. Ce n’est pas parce que je n’entendais plus mes guides, que tout à coup la Source et ses messagers étaient rayés du monde.

Non, je savais qu’ils étaient là, quelque part. Comme momentanément inaccessibles. C’est peut être ça, la « crise de foi » du médium. Je ne sais pas, je n’ai jamais eu l’occasion d’en parler avec quelqu’un. Cela vous est-il déjà arrivé ? J’ai déjà lu sur un autre blog, que souvent, dans ce cas de figure, c’est le médium qui n’est plus en état « d’entendre ». Question de taux vibratoire qui aurait chuté ? Après tout, c’est vrai que j’étais occupée à combattre une dépression nerveuse. J’avais probablement les mains déjà pleines avec ça, alors gérer les ressentis et les accès à différentes énergies, ce n’était peut-être tout simplement pas le bon moment. Peut-être mes guides ont-ils fermés mes accès pour me laisser me concentrer sur cette foutue dépression nerveuse.

Non, c’est vrai, je ne devrais pas avoir honte de dire que j’ai traversé une dépression nerveuse. Surtout alors que je suis atteinte d’une maladie chronique telle que l’endométriose, qui use et fatigue. Que j’ai perdu mon compagnon, mon travail et mon indépendance dans la bataille en chemin. Que me restait-il après ça ? Ma famille, mes proches et la spiritualité. J’ai découvert la peinture et d’autres choses sur moi-même. Non, on ne peut pas se définir en tant que « médium », mais perdre tout à coup ses capacités, c’est finalement comme perdre un sens dont on n’avait pas vraiment conscience. Une façon de percevoir et de lire le monde, de se relier à lui et de s’aligner au flot de la vie.

En conséquence de quoi, je me sens profondément isolée. Peut-être me suis-je isolée moi-même. Après tout, c’est une des caractéristiques de la dépression nerveuse, le repli sur soi. Et quel n’a pas été mon chagrin de voir que peu de mains et de présences se sont tendues vers moi. De façon positive, cela a fait du tri. Et j’ai été étonnée de constater combien j’attendais encore des autres, alors que je m’efforçais, depuis des années déjà, d’apprendre à m’aimer par moi-même et subvenir à mes propres besoins émotionnels. Un pas en avant, deux pas en arrière… Rien n’est jamais acquis on dirait, avec l’amour de soi-même. On peut être en haut d’une colline, puis sombrer dans un ravin. Il faut l’entretenir tous les jours, TOUS LES JOURS.

Je ne sais pas où je vais, je suis encore plus dans le brouillard qu’auparavant. Rester immobile ou avancer ? Vers où ? Vers quoi ? Je vais me contenter pour l’instant de trouver un moyen de sourire. Je n’ai pas fait tout ce chemin pour perdre la bataille.

11 août 2018

La puissance du coeur

Artiste : Serafleur

Je n’ai franchement pas aimé mes rêves de cette nuit… Encore au sujet d’attaques énergétiques. Je me suis réveillée une nouvelle fois de très mauvaise humeur, ne sachant pas comment comprendre ces rêves. Attaques réelles ? Avertissements ? Je déteste ce genre d’énergie collante qui me reste après… Et évidemment, je n’ai pas envie de me pencher dessus, au contraire, mon réflexe premier est plutôt de fuir cette réalité déplaisante et ces informations dont je ne sais pas quoi faire.

C’est vrai, je suis censée en faire quoi ? J’ai revu exactement le même chat que lors de la première attaque dans mes rêves inconscients, qui s’en prenait de nouveau à moi dans mon sommeil, en aspirant quelque chose par mon oreille droite… Dans mon rêve, je me réveillais et le mettais violemment à la porte en le menaçant de mort cette fois-ci s’il recommençait encore une fois…

Et pas un rêve, mais deux. Deux avertissements la même nuit. Dans le second rêve,  une femme prêt de chez moi, venait récupérer des déchets avec mon sang dans mes poubelles, pour s’en servir afin de créer des sorts contre moi, qu’elle enfouissait autour de chez moi. Encore et encore… Je devais les déjouer encore et encore…

Franchement, qu’est-ce que je suis censée faire de telle infos ? Comment je suis censée réagir à de tels avertissements ? Pourquoi ces gens veulent-ils s’en prendre énergétiquement à moi ? Les premiers, je sais, j’en ai déjà parlé avec mes guides. Mais la bonne femme de mon rêve, elle sort d’où ? Pourquoi ? Pourquoi dépenser tant d’énergie à me nuire ? Dans quel but ? C’est stupide, surtout que dans mon rêve, je déjouais toutes ses attaques.  Alors je préviens gentiment. Cela ne sert à rien. Ce n’est pas la peine…

De toute façon, tu as fait ce qu’il fallait concernant le premier type d’attaque.

Oui, je me demandais pourquoi ces rêves venaient juste après le stage chamanique d’initiation à des techniques de soin…

C’est justement parce que tu as fait ce stage que ces rêves sont venus.

Pour que je puisse appliquer certaines techniques… J’ai extrait quelque chose au niveau de mon oreille droite, quelque chose qui était profondément ancré dans mes énergies. Il m’a fallu l’aide d’animaux totems pour l’extraire tellement c’était « attaché ». Je ne suis pas bien sûre de ce que c’était…

De quoi ça avait l’air ?

Une espèce de clochette, un peu comme ce que l’on peut trouver sur certains colliers pour animaux. Ça m’a fait penser à un traceur. Un traceur énergétique.

Qui permet aux personnes de te retrouver n’importe où dans l’astral, et de pénétrer plus facilement dans tes énergies, parce qu’ils y ont un ancrage.

Hum, ce dont nous avions déjà parlé ? C’était vraiment profondément ancré dis donc. J’en ai encore mal à l’oreille.

Mais tu l’as extrais.

On dirait.

Tu ne devrais donc plus avoir à te soucier que ces personnes t’attaquent dans ton sommeil. Cela va être beaucoup plus compliqué d’avoir une prise sur toi, maintenant que tu as retiré leur traceur énergétique.

Mais comment a-t-il été possible d’en implanter un dans mes énergies aussi profondément ?

Cela fait longtemps qu’il a été placé en toi, et entre temps, il a pu développer toutes ces attaches noires que tu as vu, creuser son trou, en se nourrissant en partie de tes énergies sombres refoulées. Voilà pourquoi il s’est si bien maintenu et ancré en toi. Cela n’aurait pas été possible s’il n’avait pas trouvé de « nourriture ».

Cela m’aurait paru un peu fou comme idée avant… Mais…

Il existe de nombreuses réalités énergétiques invisibles à vos yeux normaux. En revanche, en utilisant les techniques que tu as appris ce we, il est possible de les détecter et d’agir dessus. C’est un des rôles des chamanes et des guérisseurs en règle générale. Le tout étant d’apprendre à développer cette capacité de perception ainsi que votre confiance en vous.

Oui… La confiance en soi et ses perceptions, c’est une des choses les plus dures je trouve avec les soins énergétiques. Faire confiance à ses ressentis. Quand je passe en mode « automatique » et que mon corps agit tout seul, guidé par les esprits ça va. C’est fluide, c’est évident. Mais dès qu’il s’agit juste de détection et de confronter des ressentis face à la personne, là tout de suite, c’est plus compliqué. Le mental revient au galop, il veut comprendre, il veut expliquer. Il veut faire des liens entre les perceptions et la réalité physique…

Pendant l’exercice, ma binôme – qui était une inconnue et ne savait rien de mes problèmes de santé – m’a surprise par la pertinence de ces ressentis. Elle a bien vu : mon problème de bassin, mon ovaire gauche stérile, même mon genou…

Et elle t’a aussi dit qu’elle avait senti quelque chose soit au niveau des yeux, soit au niveau de l’oreille droite. Mais tu n’as pas compris sur le coup.

Je pensais que c’était lié à mon hyperacousie. Mais maintenant, je me dis qu’elle a dû ressentir cet implant énergétique. Et je suis assez épatée…

Parfois, vous percevez des choses qui n’ont pas de réalité physique, ou bien qui ne se traduisent pas encore en symptômes physiques. Parce que soit le problème se situe sur un autre plan subtile, soit il n’est pas encore descendu dans les couches du corps physique. C’est là qu’il est le plus difficile de faire confiance à vos ressentis, parce que vous n’avez pas de corrélation à une réalité corporelle, vous n’avez pas de « validation » par la personne.

Hum… Et encore, c’est plus facile face à une personne « ouverte », prête à recevoir. Mais face à une personne réticente ? Qu’est-ce que tu dis ?

Tu ne dis pas forcément, c’est pour ça que lors de la phase d’échange avec la personne, après le soin, il est bien aussi de vous laisser guider par les esprits alliés de la personne, afin de transmettre ce qui est juste, et surtout, ce qui peut être reçu par la personne en fonction de son avancée spirituelle. Aurais-tu accepté que l’on te dise que tu avais un implant énergétique placé en toi pour te tracer dans l’astral ? Si tu n’avais pas fait ce travail d’initiation avec tes guides de l’ombre ?

Non. Et je t’avoue, que même en l’ayant fait, c’est un peu dur à accepter. Cela reste flippant pour la conscience humaine. Il y a tellement de choses qui nous dépassent dans toutes ces réalités énergétiques. Tellement de choses… Je me sens vraiment dépassée parfois. Vraiment perdue aussi, comme une petite coquille de noix perdue au milieu d’un grand océan agité.

Alors tu fuis la réalité dans des mondes de fictions imaginaires ?

Dans ces livres, les héroïnes sont souvent confrontées à des situations irréelles, qui sortent de leur conception du monde. Mais elles arrivent à les accepter, et même à en retirer des bénéfices. Moi, je ne sais pas trop ce que je retire de tout ça… A part me faire balloter par mon âme.

Je veux dire, ce n’est pas comme si je décidais. La majorité de ce que je fais en spirituel est plutôt une conséquence : conséquences de mon hypersensibilité aux énergies, conséquences de mon empathie, conséquences des messages que je reçois en rêve ou par ailleurs, etc… Si j’ignore ce que je ressens, ce qui vient ou ce qui se passe subtilement, je finis par être malade ou me prendre un mur en pleine face. Donc je n’ai pas vraiment l’impression de faire un choix. C’est un peu comme une rivière, si on cherche à lutter contre le courant, on s’épuise, on finit par avoir une crampe et couler, ou bien se cogner contre un rocher. Alors que si on suit le flot, cela coule mieux, on slalome entre les obstacles. Je ne pense pas qu’on décide consciemment de devenir chamane ou guérisseuse. Je pense que c’est « la vie » qui nous y amène. Pourquoi, ça je n’en sais rien. Je me demande bien, moi, où je vais atterrir…

Mais ce que j’aimerais savoir ce soir, c’est pourquoi ce deuxième rêve ? Qu’est-ce que je suis censée faire avec cette information ? J’imagine qu’elle n’est pas venue pour rien, et que je dois agir en conséquence. Mais dans quel sens ?

Ça dépend. Qu’as-tu envie de faire ?

Franchement, je n’en sais rien. Je ne suis pas du genre à contre-attaquer à tout va. Mais je n’aime pas pour autant être embêtée et avoir à supporter ça. Je veux dire, moi j’ai envie d’être tranquille dans mon coin, je ne demande rien à personne. J’imagine que j’aimerais comprendre : pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait à cette personne pour qu’elle veuille s’acharner comme ça sur moi ? Je ne suis même pas sûre de la connaitre, je n’ai pas reconnu ces énergies dans mon rêve.

Parce qu’elle se masque. Sa raison principale est la jalousie.

Je ne suis même pas sûre qu’elle en soit consciente…

Penses-tu vraiment que l’on peut décider de lancer des sorts inconsciemment ?

Et bien, c’était un rêve, donc symbolique. Je sais aussi que certaines personnes ne sont pas conscientes de l’impact énergétique de leurs pensées, émotions et médisances dans le dos des gens. Qui peuvent se manifester inconsciemment dans l’astral.

Mais là, dans ton rêve, l’action était clairement ciblée et voulue, puisque la personne allait même jusqu’à récupérer de ton sang pour chercher à te nuire.

C’est quelqu’un qui me connait, il semblerait. Et cela me met mal à l’aise. Je ne vois pas qui dans mon entourage ferait ce genre de chose.

C’est quelqu’un qui te connait, mais que tu ne connais pas. D’où l’avertissement, car il aurait été difficile pour toi de le percevoir, sans aucun lien réel avec elle.

Bon, en fait, je ne veux pas savoir qui c’est. Je veux juste que la personne se calme. Je veux qu’elle arrête, un point c’est tout. Si pour ça, elle doit se prendre dans la tronche ce qu’elle essaye de m’envoyer et bien tant pis pour elle. Ce n’est pas mon problème. Elle n’a qu’à déployer toute cette énergie à travailler sur elle-même pour progresser.

Pourquoi j’ai cette pensée horrible qui m’a traversé la tête ? Je ne la connais pas, mais elle me connait et elle est jalouse. Le sang, c’est rouge. Rouge comme le symbolisme de l’amour. Ça pourrait être une compagne ou ex-compagne de mon ancien compagnon ? Ou bien mon cerveau part en sucette ?

Cela se pourrait. Ou bien, c’est quelqu’un qui est jaloux de tes « pouvoirs » et de ta puissance spirituelle.

Ouais, franchement, ça, ça me fait rire. A la limite dans 10 ans, je ne dis pas, mais je ne fais qu’à peine commençait mon apprentissage ! Comment être jalouse de quelqu’un qui ne fait que découvrir son potentiel ? C’est comme être jaloux de quelqu’un qui commence à apprendre à lire et écrire, alors qu’il ne maitrise pas encore. Je trouve ça inconcevable.

Pourtant l’égo peut être très fort chez les personnes « évoluées spirituellement ».

Oui, j’en ai eu un rappel ce we, avec une des participantes qui est devenue super agressive à cause de son égo… C’est dur à percevoir quand on est soi-même dedans. Je ne sais pas si elle s’en est rendue compte… Mais avec moi, ça ne passe pas. Hors de question de travailler en binôme avec elle quand elle est comme ça. Même si je la respecte. Je me demande si moi aussi, ça m’arrive d’être comme ça… Et si je ne m’en rends pas compte ?

Nous t’avons déjà dit que nous serions là pour remettre ton égo à ta juste place si cela arrivait. Et les miroirs extérieurs seront là pour te le rappeler. Mais ce n’est pas ce qui tu as ressenti ce we.

Oui, c’est la première fois que je ressentais une humilité aussi profonde. Le guide qui est venu m’accompagner ce we m’a beaucoup ému. Il était tellement simple, humble. Et même si son enseignement porté sur mon propre pouvoir, ma propre capacité d’auto-guidance, je me suis sentie tellement humble, tellement rien dans ce grand tout qu’est la Vie. En réalité, on ne fait vraiment que se laisser guider, lâcher prise et transmettre ce qui ne nous appartient pas. Rien que d’en parler, je sens mon cœur plein d’amour et de gratitude pour ce guide. Il ne m’a même pas donné son nom, comme si cela n’avait pas d’importance, et il est reparti comme il est venu, accompagné de son grand oiseau.

Comment face à cette conscience-là de l’humilité, puis-je concevoir qu’une personne soit jalouse de moi au point de chercher à m’attaquer énergétiquement ? Cela me semble tellement vain. Nous sommes tous une flamme de la Source, nous possédons tous nos propres richesses intérieures. Alors pourquoi aller chercher à voler ou abimer celle de son besoin ? C’est le partage de toutes nos flammes ensembles qui les fait briller encore plus fort et révèlent leur éclat. Pas le combat, pas le fait de chercher à étouffer la flamme de son voisin. « Ce qui est pour soi est pour soi. » « Un temps pour chaque chose, et chaque chose en son temps. »

Cette personne devrait plutôt déployer son énergie à cultiver sa propre flamme, à apprendre à la partager avec autrui pour la faire rayonner. En voyant le trésor qu’elle possède en elle, et la façon dont elle peut le partager, alors elle ne sera plus jalouse. Elle n’aura plus besoin de se comparer à autrui, et de chercher à étouffer leur flamme pour se sentir exister. Il y a tellement de façon de rayonner… Je lui souhaite sincèrement de trouver la sienne, plutôt que de se focaliser sur la mienne.

Alors tu choisis de répondre par la compassion ?

Je ne peux pas répondre par l’agressivité. Ce n’est pas dans ma nature, à moins que cela ne me soit indispensable pour me protéger des attaques. Mais mon rêve m’a bien fait comprendre que je ne suis pas atteinte par ces énergies. Je n’ai pas besoin de l’agresser en retour. En réalité, j’ai de la peine. De la peine que cette personne ressente le besoin de m’attaquer, alors que je ne lui ai jamais fait de mal, et que je ne la connais même pas. Qu’elle manque de confiance en soi cela dénote ? Quelle rage de se faire remarquer cela témoigne ? Cela me rend triste pour elle. Je ne souhaite à personne de se sentir ainsi au fond de soi.

Moi aussi, je manque de confiance en moi, mais cela ne m’a jamais poussé à attaquer ou me moquer d’autrui. Au contraire, cela me pousse à l’humilité. On a toujours quelque chose à apprendre. De la terre, des brins d’herbe, du vent même. De tout ce qui nous entoure. C’est pour ça que souvent je préfère observer que parler. Comment peut-on apprendre et accueillir en soi les enseignements de la vie, si on ne crée pas un espace pour les recevoir en soi ?

Une des premières leçons spirituelles que j’ai reçu, c’est qu’il faut créer un vide en soi pour pouvoir évoluer. Il faut déconstruire, perdre, lâcher ses croyances et ses connaissances, afin de laisser la place au nouveau et à l’évolution. C’est inconfortable, parfois même douloureux. Mais c’est le prix à payer pour créer cet espace d’accueil, qui permettra de recevoir de nouveaux enseignements. En allant à chaque fois un peu plus loin.

Je souhaite à cette personne d’être capable de se remettre en cause, et de déconstruire les croyances qu’elle possède au sujet de la « puissance spirituelle ». Ce n’est qu’alors qu’elle pourra s’ouvrir à sa propre puissance, celle du cœur. Car c’est la puissance du cœur qui permet réellement tout. L’accueil, la perception et la transmutation des énergies. Tout passe par le cœur. Et seule l’ouverture du cœur permet de retrouver notre puissance réelle et immuable.

Je choisis donc la voie du cœur. Car l’amour sincère et la compassion permettent de transmuter toutes les énergies. J’ai confiance en la capacité de mon cœur à me protéger et à transmuter toutes les énergies négatives de ces attaques. Et en mes guides pour m’accompagner dans ce qui est juste pour moi.

Ainsi as-tu parlé, ainsi sera-t-il fait.

Merci.

13 mars 2017

On est tous aimé…

Artiste :
Artiste : Serafleur

J’ai besoin de votre guidance. Je ne sais pas comment réagir avec cette personne et gérer cette situation. Je me sens oppressée et mal à l’aise. Et je me demande comment j’en suis arrivée là… Je sais bien qu’on ne fait pas des rencontres par hasard. Mais j’ai vraiment du mal à saisir le message que cette personne miroir m’apporte.

Comment, après avoir fait une méditation ensemble, parler 10 min en face à face et échanger quelques sms, cet homme peut faire reposer autant d’attentes sur notre relation ? Je sais que cela ne concerne absolument pas le registre de la séduction et du couple. Et pourtant, il m’envoie un sms par jour, c’est presque la fréquence de mon ex-compagnon ! Aucun de mes amis très proches que je connais depuis plus de 10 ans ne m’envoie autant de messages. Pas même ma famille ! C’est au-delà de la recherche d’une simple relation amicale.

En apparence, ces messages sont sans attente, il me souhaite de bonnes choses, m’envoie des pensées positives. Mais la réalité énergétique derrière est très différente. Parce que je ressens des attentes émotionnelles, je ressens un besoin de réponse sur le même registre, alors que je n’en ai pas spécialement envie. Je sais quand c’est lui qui m’a écrit avant même de lire le message, car j’ai la sensation d’une invasion de mes énergies. Alors, je me sens oppressée et mal à l’aise. Cela m’énerve même qu’on puisse tant chercher à envahir autrui avec ses énergies, même si je sais qu’il n’en a pas conscience.

C’est un appel désespéré inconscient. Parle moi de ce que tu as ressenti quand tu as discuté avec lui au téléphone, mais que tu n’as pas osé lui dire.

Et bien, je me sentais très mal à l’aise. Je n’ai pas compris sur le coup, mais c’est comme si je ressentais un très fort décalage entre ce qu’il me disait consciemment, et sa réalité énergétique inconsciente. Il me parlait de son éveil spirituel, de son parcours d’évolution, de ses capacités, mais moi je ne ressentais pas les énergies correspondantes. J’entendais les « j’ai lu », « on m’a dit », « j’ai entendu à telle conférence », mais pas des « je pense », « je crois », « je vis ».

C’est terrible, comment veux-tu lui dire ? Alors qu’en plus c’est un quasi inconnu pour moi, mais que les autres proches que nous en avons en commun me disent « oui, tu verras, il connait plein de choses et fait de super soins ». Je n’ai pas envie de le blesser. Je ne suis pas là pour juger, mais je suis très dérangée par le décalage entre ce que j’entends sortir de la bouche de cette personne et de ses amis et ce que je ressens de ces énergies. Comment est-ce possible ? Au début je me demandais, est-ce quelqu’un enfermé dans une forme d’égo spirituel ? Mais je ne sens vraiment pas de sa part une volonté de dominer les autres par ses capacités spirituelles. Non, c’est quelque chose d’autre et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

Alors nous allons t’aider à l’identifier. Qu’est ce qui t’a touché le plus lors de la première conversation téléphonique que vous avez eu ?

Sa remarque « que de souffrances » au sujet de mon blog a réveillé une blessure émotionnelle chez moi. Il marquait sa surprise entre ce qu’il avait pu voir de moi lors de la méditation (une personne radieuse), et ce qu’il avait pu lire ici, en disant qu’il ne s’imaginait pas en me voyant comme ça face à lui, que je pouvais traverser de telles souffrances.

Moi cela m’a fait péter un câble intérieurement, parce que j’ai ressenti le mot « souffrances » comme un jugement, de la part d’une personne qui ne me connaissait pas. Il y a beaucoup de choses sur ce blog. Il y a, oui c’est vrai, des articles où je parle de mes émotions négatives, de mes difficultés, de mes moments de découragement. Mais il y a aussi des poèmes, des recettes, des photos, des articles de guidance avec mes guides, des ressources sur divers thèmes. Il y a beaucoup de choses que cette personne n’a pas lu avant d’exprimer une opinion sur ce lieu virtuel. Et ça m’énerve, on ne peut pas résumer une personne, ni à quelques articles, ni même au contenu entier d’un blog, ni encore à ce qu’on a vu d’elle lors d’une seule rencontre. Enfin pas, si on ne bénéficie pas de la capacité de scan énergétique. Humf. Ne me dites pas que c’est ça ce qui se passe ? Que j’ai scannée les énergies de cette personne ?

Cette personne te l’a demandé. Elle t’a demandé ce que tu ressentais de ces énergies, donc elle t’a donné son autorisation. En fait, c’est même son âme qui te l’a donné, parce qu’elle a besoin d’un intermédiaire pour se faire entendre.

C’est bien ce que je craignais… et je n’aime pas du tout du me retrouver dans cette position là, pas du tout. J’ai l’intuition que cette personne s’est enfermée dans une certaine conception de la spiritualité (il faut être amour inconditionnel – par exemple) pour se raccrocher aux branches et ne pas entendre la souffrance de son âme.

Cette personne me dit avoir vécu un éveil spirituel, et si je ne remets pas en cause son vécu, ma vision de l’éveil spirituel est très différente. Je vis ça comme quelque chose de progressif et d’étalé dans le temps, je ne conçois pas ça comme *pouf* une illumination subite. On peut en avoir, des illuminations, mais celles que j’ai eues ne sont que des petits pas sur le chemin de mon propre éveil. Je ne perçois pas un « avant » et un « après », c’est quelque chose de flou qui se met en place avec l’évolution de la personne. Et je ne me considère pas comme pleinement « éveillée », car je n’ai pas la pleine maitrise de mes capacités spirituelles. Je ne suis pas capable non plus de ressentir de façon directe et illimitée la Source. Je la ressens à travers mes guides, et ma propre flamme. Mais je n’ai jamais eu ce sentiment d’unité fondamentale directe avec la Source.

Je ne considère pas que, parce qu’on a vécu tel type d’épreuve, alors on est automatiquement éveillé. Cela n’a rien à voir pour moi. C’est la façon dont on vit les choses et dont on s’en sert pour se connecter à notre âme et à notre guidance intérieure qui fait la différence. Comment se considérer pleinement éveillé si l’on n’arrive pas à entendre et à suivre la guidance de son âme ? Si l’on se repose sur des guidances et des enseignements extérieurs à soi-même ? C’est inconcevable pour moi. Chaque être est unique, et donc il a son propre chemin d’éveil, sa propre guidance interne à suivre. Se reposer uniquement sur des guidances extérieures, c’est être dépendant, c’est se départir de son propre pouvoir intérieur à guider sa vie. C’est aussi faire peser de lourdes attentes sur autrui, notamment sur les médiums que l’on peut croiser sur notre chemin. Je le sais, j’ai été comme ça aussi avant.

D’où le sentiment d’oppression que tu ressens face à cette personne. Elle est complétement sourde à sa propre guidance intérieure, elle se base sur celle des autres, donc elle est en demande, tu l’as bien ressenti. Seulement, en faisant ça, elle se perd elle-même, elle n’arrive pas à identifier ce qui est bon pour elle, à agir selon les besoins de son âme. Elle transpose les enseignements spirituels reçus à sa vie, sans vérifier qu’ils sont en accord avec son âme et la situation qu’elle vit. Ce qui est une source de souffrance pour son âme, qui ne reçoit pas ce dont elle a besoin.

C’est comme chercher à se conformer à un moule qui ne correspond pas à la forme de notre corps. Par exemple, à quoi bon chercher à être une source infinie d’amour pour autrui, quand on n’a pas une reliance à la Lumière mais au Milieu ? Alors, on donne, on donne, on donne, en attendant un retour qui ne vient pas. Parce qu’en réalité le don n’est pas réalisé sans attentes, c’est juste que ces attentes sont inconscientes, la personne a besoin de recevoir de l’amour extérieur pour combler ses vides intérieurs. Et quand on est occupé à donner sans compter, en attendant de recevoir de l’extérieur, on ne se donne pas à soi-même. Alors qu’on est la première personne capable de combler notre manque d’amour envers nous-même. On ne peut alors pas s’en sortir sans un travail d’introspection. Je le sais, parce que je suis passée par là. Moi aussi, je donnais sans discernement à une époque, cela me distrayait de mon propre mal être et me donner l’impression d’exister grâce à autrui. Mais ce n’est pas une solution durable, c’est un mensonge inconscient à soi-même.

Car pendant ce temps, l’âme est en souffrance. Elle n’est pas nourrie, elle n’est pas écoutée. Alors maintenant, dis-moi ce qui se passerait si on retournait le miroir que tu as vécu vers cette personne.

Et bien j’ai été choquée de constater la différence, entre ce que l’on percevait de moi à l’extérieur (lumineuse), sans me connaitre, et la réalité intérieure (en souffrances et pleine d’ombres). Quand cette personne me montre du doigt cette réalité, c’est comme si elle la pointait chez elle dans le miroir que je représente pour elle. En reconnaissant cette écart entre les apparences et la réalité énergétique profonde chez moi, c’est comme si cette personne soulignait le même écart chez elle. Elle a beau avoir l’apparence et l’image d’une personne très lumineuse et évoluée (chez les autres mais aussi chez elle-même), elle est en réalité en grande souffrance intérieure au niveau de son âme.

Et tu sais pourquoi ?

J’en ai une petite idée, mais je ne sais en aucun cas si c’est la réalité, je ne suis pas cette personne, je ne suis pas dans sa tête et dans son cœur. Je n’ai pas trop envie de raconter des bêtises !

Fais conscience à ton scan énergétique. Si tu as faux, nous te corrigerons.

Et bien, j’ai le sentiment que le début de l’éveil spirituel de cette personne a créé de grandes souffrances dans sa vie. Comme si tout à coup, le décalage entre elle et sa famille, entre lui et sa partenaire étaient trop grands pour qu’ils puissent se comprendre, d’où la réaction de rejet. Et c’est comme si cette personne refusait d’admettre que l’éveil spirituel puisse être source de tant de souffrances, et qu’il fallait que ce soit transcendé immédiatement. Un peu cette croyance que « lorsqu’on est éveillé,  on est amour et lumière », on est dans la paix intérieure.

J’ai le ressenti qu’en réalité ces souffrances-là n’ont pas été transcendés, mais seulement refoulées, et que cette personne n’arrive pas à voir et reconnaitre ces « ombres » à cause du conditionnement spirituel qu’elle s’est imposé. Et son âme en souffre, profondément. Or il est d’autant plus difficile de se connecter à la guidance de son âme quand on n’est pas prêt à entendre sa souffrance, et à réaliser que l’intérieur n’est pas en accord avec l’image extérieure que l’on donne ou que l’on voudrait donné de soi, selon nos croyances spirituelles (il faut être lumière et amour). Voilà ce qui explique pour moi, ce besoin si fort de guidance spirituelle extérieure. Où l’on ne conserve que ce qui nous rassure.

Mais ? Ce n’est pas tout.

Et bien je suis triste de ressentir ça… Ces attentes émotionnelles que je ressens, ce besoin de se créer des amis ouverts à la spiritualité, avec des échanges très fréquents, au point d’être envahissants… Est-ce moi ou ai-je l’impression qu’il recherche inconsciemment une famille de substitution ? Avec des membres qui acceptent son ouverture à la spiritualité et ses capacités énergétiques ?  En opposition à sa famille actuelle qui l’a renié à cause de son ouverture à la spiritualité ?

Tu ne te trompes pas. En réalité, il recherche à l’extérieur, ce qu’il a perdu à l’intérieur. Il pense avoir guéri cette blessure, mais ce n’est pas entièrement vrai, sinon il ne ferait pas une telle projection. Et que sais-tu sur les blessures de rejet par autrui ?

Et bien, j’ai récemment appris, que lorsqu’on vivait des blessures de rejet avec autrui, c’est parce qu’au fond, c’est nous même qui nous rejetons, nous ne nous acceptons pas pleinement pour ce qu’on est. Je me souviens très bien d’avoir pesté encore et encore que ma famille n’acceptait pas mes capacités médiumniques et mon intérêt pour la spiritualité. Mais en fait, c’était moi qui me fermais et mettais des barrières, car je n’acceptais pas moi-même mes capacités.

Que pourrais-tu dire à cette personne pour l’aider ?

Je suis profondément touchée par sa détresse. Je sais combien il est difficile de reconnaitre que l’on souffre intérieurement. C’est difficile d’accepter de porter en soi douleur, tristesse, colère, rejet de soi, parce que ce sont des émotions jugées « négatives » et que la majorité des enseignements spirituels nous apprennent qu’il faut les surpasser, qu’on doit se sentir en paix et donner de l’amour aux autres. J’aimerais rappeler à cette personne que ce n’est pas parce qu’on chemine sur le sentier de l’éveil spirituel que l’on est des « surhommes ». On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » ne sont pas quelque chose de mal, ce sont des messages de notre âme en souffrance. On peut écouter le message de nos émotions sans les laisser nous contrôler et nous faire agir de façon inconsidérée. Elles ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. A identifier les moments où l’on ne se respecte pas, où l’on a besoin de douceur, d’amour, de joie… Et ces besoins-là, c’est à chacun de nous d’apprendre à les nourrir en nous-mêmes, par nous-mêmes et pour nous-mêmes. C’est un travail qui se fait petit à petit, et il faut apprendre à faire preuve de douceur et de patience avec soi-même. Avant de chercher à guérir autrui, il faut commencer par chercher à se guérir soi-même, à prendre soin de soi. Qu’est-ce qui dans ma vie extérieure se reflète ? Suis-je bien dans mon environnement ? De quoi mon Cœur a envie ? De quoi ai-je besoin pour être bien ?

Maintenant, je t’invite à retourner le miroir vers toi-même. Le message que tu as envie de délivrer à cette personne est également celui que ton âme souhaite que tu entendes. « On est humain, on a des émotions, des blessures et c’est normal. Les émotions « négatives » […] ne sont pas là pour nous handicaper mais pour nous délivrer des messages et nous aider à nous comprendre nous-mêmes. » C’est une invitation à comprendre et à aimer ton hypersensibilité. Parce que tu es hypersensible et empathe, tu es capable de ressentir les émotions et les blessures d’autrui. En réalité, ton scan énergétique s’active quand tu es face à une blessure miroir. En te permettant d’aider l’autre à comprendre ce qu’il traverse, tu t’aides toi-même. C’est comme ça que marche l’effet miroir.

Merci… J’espère que ce post sera bien accueilli par cette personne…

Tu lui donnes l’opportunité de prendre conscience de sa souffrance intérieure. Car il cherche ce qui ne va pas dans sa vie, sans comprendre, en se demandant ce qu’il fait de travers pour rester dans une situation matérielle qui lui pèse. La réalité, c’est que sa situation extérieure reflète son état intérieur. Il a maintenant les clés pour le voir et le reconnaitre. Il a reçu l’aide qu’il avait demandé. C’est maintenant à lui de décider s’il accepte ou pas le message que tu lui envois, s’il décide d’en prendre considération ou pas. Tu ne peux rien faire de plus pour l’aider, les clés sont dans ses mains maintenant.

Oui, je sais, mais je me dis que c’est difficile comme message à avaler… Que son égo risque d’en prendre un coup et de tout rejeter en bloc.

C’est là que se montre le vrai travail d’éveil déjà réalisé. Est-il capable au jour d’aujourd’hui d’écouter le message indirect de son âme ? Ou bien va-t-il préférer rester dans le confort de son égo et tout rejeter ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réaction. Il y a juste ce qu’une personne est capable d’accepter et d’accueillir à un moment donné. Si ce n’est pas aujourd’hui, peut-être que cela sera plus tard, ce n’est pas grave. L’important est que cette personne sache qu’elle est aimée pour ce qu’elle est, peu importe la façon dont elle réagit. Car en vérité, vous êtes tous aimés de la Source, même si vous n’êtes pas tous capable de le sentir par vous-même.

Merci.

5 février 2017