Savoir ce qui est juste pour soi

Artiste :
Artiste : Serafleur

« Savoir ce qui est juste pour soi
N’est pas une question de morale, ni de calcul,
C’est un ressenti intérieur profond qui amène la paix et le bien-être.

Les avis extérieurs ne peuvent te donner la réponse,
Mais seulement des miroirs et des échos
Pour interroger ton intériorité
Et trouver Ta propre Vérité. »

Ce sont des jolis mots, merci. Je les comprends en théorie, mais les vivre ce n’est pas simple. Je suis agitée par plein de questions depuis le début de cette semaine. Les conditions à mon travail sont en train de se détériorer. Et je crois qu’une part de moi faisait semblant de prendre ça à la légère, n’y prêtait pas d’importance sous couvert de « faire confiance à la vie ».
Mais voilà, quand cette personne que je côtoie au travail m’a dit « Tu devrais peut être réfléchir toi aussi à partir », cela m’a surprise, m’a choqué et a résonné en moi. Et puis depuis quelques temps, je me sens instable émotionnellement, je fuis dans la lecture et je compense avec la nourriture. Comme si j’ignorais toutes les peurs et le sentiment d’insécurité que toutes ces discussions ont probablement réveillé en moi…

J’avoue que je suis un peu paumée… Je n’y aurais pas prêté autant d’importance, si je n’avais pas fait ce rêve… Celui où mes 2 supérieurs me demandent de me prostituer pour eux et où je ne veux pas… C’est une image assez choquante pour montrer que les directions prises récemment ne sont pas en accords avec mon éthique et mes valeurs personnelles. Ai-je vraiment envie de continuer dans ces conditions ? Pas vraiment…
Mais que ferais-je par la suite ? Je n’en ai aucune idée. Je n’ai pas d’objectif, d’ambition professionnelle, je ne sais pas où je veux aller, je manque totalement de direction… De ce principe Yang / Masculin qui permet de diriger la volonté. Probablement parce que je suis fâchée avec mon Yin et mon principe féminin. Et que cela se répercute dans tous les domaines de ma vie…

Et qu’est ce qui est juste pour moi ? Puisque je sais que j’ai des obstacles et défis à relever dans le domaine professionnel pour arriver à assouplir mon égo, est-ce que cela en est un ? Partir relèverait-il dans mon cas, pour mon parcours de vie, d’une fuite face à une difficulté que je risque de retrouver ailleurs par la suite ?

Trop de questions. Je crois qu’il est temps de faire un peu le vide.

24 septembre 2016

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Le train qui passe

Artiste : Prema-ja
Artiste : Prema-ja

Je me pose beaucoup de questions sur ma vie en ce moment. De grosses prises de conscience m’ont frappée comme des trains ces derniers temps.

D’abord du côté tu travail, où je comprends que mon supérieur montre enfin son vrai visage avec moi, maintenant que je suis en CDI. A me mettre la pression à fond, à se décharger 3 fois plus sur moi de ses émotions, à s’énerver et monter le ton alors que je n’y suis pour rien, à essayer de fliquer mes collègues à travers moi, à me demander des trucs qui ne me concernent pas en urgence, à mettre tous les freins possibles à mes récupérations d’heures supp, à se faire passer pour le gentil quand il accepte certaines choses qui sont des droits, à être tout le temps de mauvaise humeur et agressif, etc. Et j’en passe. Je pensais naïvement qu’il n’avait pas conscience de ses défauts, que ce n’était pas avec une méchante intention, à contrario de mon chef précédent. Mais qu’importe l’intention quand on cherche malgré tout à pousser les gens à bout, à les pressuriser au point de les empêcher de bosser correctement ? Il est par certains côtés similaire à mon patron précédent que j’ai fui, sauf que ce ne sont pas pour les mêmes raisons. On lui donne un doigt, il te prend le bras. Et j’ai été naïve et trop gentille, alors que je me pensais méfiante après mon dernier patron.

Que faire maintenant ? Dois-je fuir encore ? Alors que mon boulot pourrait me plaire et me passionner si ce supérieur n’était pas là pour me stresser, m’épuiser et me polluer émotionnellement ? Comment récupérer mon bras maintenant qu’il s’y accroche ? Pourquoi ma peur d’un supérieur masculin persiste-t-elle ? Qu’est-ce que je risque ?

Je me pousse moi-même à bout en rentrant dans son jeu et le laissant avoir de l’emprise sur moi. Je suis tellement épuisée que je n’arrive pas à lutter, à poser des limites, à contrer ses émotions. Mais est-ce réellement le comportement adapté ? Résister, s’opposer, refuser ? Ne faudrait-il pas que je sois comme l’eau de la rivière qui suit le flot, mais coule du côté souhaité ? Et comment faire ça ? Dire oui et faire d’une autre façon, à ma manière ?

Tellement de questions et si peu de réponses. Je constate que je ne me connais toujours pas plus. Que je ne sais pas ce que j’ai envie de faire dans ma vie, même à courte échéance. Je n’ai aucun objectif, j’attends que le temps passe, quelque part, en attendant que cela aille mieux. Sans avoir de projet, de chose qui me porte.

Et pourquoi ? Parce que je n’ai pas d’envie, pas d’idée, pas d’ambition, pas de volonté ? Parce que je n’arrive pas à me laisser porter par mon cœur, à avoir confiance en moi ? Parce que je n’ose pas, que j’ai peur, que je m’interdis inconsciemment les choses ?

J’ai l’impression que rien ne me convient vraiment dans ma vie. Ni mon alimentation, ni mon rythme de vie, ni mon travail, ni mes loisirs, ni ma garde de robe, ni le lieu où je vis. Comme la sensation de tout faire par défaut.

Je n’apprécie pas spécialement la majorité des vêtements que je porte, parce que je n’ai pas trouvé mieux, parce qu’au boulot ce n’est pas adapté, pas pratique, où que je ne veux pas flinguer les vêtements que j’aime bien, que je ne veux pas me faire remarquer avec un style « bizarre ». Voilà, je reste pratique, utile. Mais est-ce que cela me procure du plaisir ? Je n’en ai aucun à m’habiller avec mes vêtements, choisir la tenue du demain est une corvée de plus, c’est tout. Je ne me sens pas belle dans mes vêtements, je me sens passe partout. Et finalement, le travail n’est-il pas une excuse pour ne pas faire d’effort ? J’ai eu beau chercher, je n’arrive pas à trouver le style qui me va et qui me plaît. Ou créer le mien. Je ne me sens pas « moi » dans la façon dont je m’habille. Est-ce que je m’habille de la façon dont je pourrais rêver sans restriction ? Non. Et que serait-elle si j’avais toutes les possibilités devant moi ? Je crois que je n’en sais fichtrement rien. Comment se peut-il qu’il soit si difficile de trouver son style ?

J’aimais bien comment je m’habillais les derniers temps avant d’arrêter de porter du noir. Même si cela ne reflétait pas forcément mon intérieur plus « lumineux » dirons-nous. Des fois j’ai juste envie de m’habiller pareil, mais j’ai bien vu que c’était une carapace visant à me protéger de l’extérieur. Je n’ai pas envie de retomber dans le même travers…

Parfois, j’ai l’impression que ma vie entière ressemble à cette histoire de vêtements, qui n’est après tout qu’une façade de notre être, un outil de protection contre le climat qui nous entoure, mais aussi une façon de s’exprimer.

Comment peut-on s’exprimer quand on ne se connait pas ? Ou est-ce au contraire en s’exprimant et en essayant différentes formes d’expression que l’on arrive à découvrir qui l’on est ?

4 mai 2016

A mes chers lecteurs

Artiste : Megatruh
Artiste : Megatruh

Il y a plusieurs années de cela, lorsque j’ai créé ce blog, j’ai choisi de donner cette adresse à certains de mes proches très intimes. J’y ai bien réfléchi, j’ai choisi avec grand soin et je pouvais compter ces personnes sur les doigts de mes mains, peut-être même d’une seule. J’avais pris cette décision quelques mois après sa création, quand j’ai commencé à publier des textes en lien avec la spiritualité. C’était un grand pas pour moi, d’oser montrer à certaines personnes que j’avais cette facette de moi que je gardais plus ou moins cachée. Parce que soyons réalistes, ce n’est pas la même chose de parler à de parfaits inconnus de ses croyances et de son vécu un peu fou, et ce de façon anonyme, que d’ouvrir la porte à des personnes que l’on aime, que l’on connait physiquement et dont on ne sait pas comment elles vont réagir. C’est effrayant, et je me souviens que j’ai eu le cœur qui battait la chamade lorsque j’ai envoyé cet email avec le lien, et lorsque je suis allée voir mes premiers commentaires.

En réalité, l’une m’a dit « tu sais, je ne vais jamais sur les blogs », une autre « la façon dont tu écris est trop intime pour moi et me met mal à l’aise », une autre encore « merci, mais ce n’est pas trop mon truc, donc je ne te lirai pas », pour ne citer que quelques-unes des réactions. J’avoue qu’à l’époque, j’ai été déçue. J’ai dû apprendre à accepter que cela ne parlait pas forcément à ces personnes, et accepter le fait qu’elles n’aient pas envie de connaître cette facette de moi. Car c’est leur liberté et leur droit, il ne doit pas y avoir d’obligation en amitié, et je ne leur en ai jamais tenu rigueur. J’ai donc laissé ce sujet de côté avec elles. Avec le recul, je me rends compte qu’en fait j’attendais de l’attention, du soutien et une forme de validation. Comme je le faisais avec mes blogs d’ado d’avant.

Puis j’ai continué mon petit bonhomme de chemin. Je n’ai jamais beaucoup été lue, malgré cela j’ai continué à écrire, parce que cela me faisait du bien, me permettait de parler librement du sujet de la spiritualité qui est si souvent tabou ou caché. Lorsque j’ai rencontré mon ex-compagnon, mon usage de ce blog a beaucoup changé, cela me permettait de me dévoiler, de lui expliquer indirectement certaines choses délicates, ou de lui montrer certains aspects de moi que je ne savais comment expliquer autrement. Et c’était super, car je me sentais entendue et comprise par lui via ce moyen de communication. On pouvait rebondir dessus, parler de certains articles, de nos visions, de nos ressentis et de nos expériences sur certains sujets. Tout cela s’est évidemment effondré quand il a rompu.

J’ai du réapprivoiser mon propre espace, réapprendre à écrire pour moi. Je me disais alors, « ce n’est pas grave si tu n’es pas lu », et aussi « si tu as une vue par jour, c’est merveilleux ! Soit contente, car cela veut dire qu’au moins une personne est venue te lire ». Car mon but en écrivant ici a toujours été de m’aider d’abord moi-même, mais je me disais « si ce partage peut aider au moins une seule personne, faire résonner quelque chose en elle, alors c’est déjà bien ».

J’ai toujours écrit avec mes tripes et avec mon cœur. A vrai dire, je ne sais pas faire autrement, je n’y arrive pas. Voilà pourquoi mes quelques essais d’écriture de fictions ont toujours tourné court, et que je ne suis pas douée pour inventer des histoires. Oh, je sais manier les mots, plus ou moins, mais seulement quand il s’agit de vérité et de sincérité, de recherche de moi-même et d’honnêteté. Ma sœur m’a d’ailleurs dit, il n’y a pas longtemps « Tu as un talent rare, celui de parler si facilement et si bien de tes émotions. Tu sais, ce n’est pas si facile pour nous autres ». Je me demande ce qu’elle penserait de ce blog… elle qui avait peur quand je tirais les cartes de tarot il y quelques années.

Mais c’est vrai que les gens évoluent. Ce qu’ils n’étaient pas forcément prêt à entendre ou lire un jour, ils peuvent être prêt à l’accueillir le suivant. J’ai tendance à oublier cela, et garder fixer dans le marbre le fait que mes proches ne s’intéressent pas à cet aspect spirituel de ma personnalité, qui pourtant gouverne et dirige une grande partie de ma vie, sans que je sache bien pourquoi moi-même (je dirais que je suis née comme ça… ?). Dans tous les cas, chacun évolue. Même moi on dirait, puisqu’une amie m’a fait remarquer que mon blog aussi a évolué et qu’il est devenu plus accessible. Cela m’a vraiment surprise, parce que moi, j’ai l’impression de n’avoir rien changé, ou peut-être de monologuer et de me plaindre beaucoup plus avant d’en arriver au vif du sujet, lol. Mais finalement, peut être que c’est l’objectif de mes guides, de me laisser blablater seule, afin de n’intervenir que progressivement et au minimum ?

Longtemps j’ai été perturbée par ces échanges, en me demandant « qui ? », « pourquoi ? » et « dans quel objectif ? ». Je ne savais pas si c’était des guides, mon âme qui me parlait ou mon esprit qui devenait maboul. Ça m’a beaucoup torturé, alors j’ai préféré fermer la porte. Je me suis posée beaucoup de question sur ma santé mentale, devenais-je folle ? Étais-je manipulé par des entités néfastes du bas astral ? etc. Mais je ne sais pas trop comment expliquer… j’ai longtemps cru que c’était du « channeling », mais en fait pas vraiment, car je n’ai aucune entité qui vient dans mon corps, je n’écris pas vraiment en automatique, puisque je réfléchis à mes propres questions. C’est plutôt comme une inspiration, je ne dirais pas de la télépathie, mais une réponse que je capte (sous forme d’énergie ?) et que mon cerveau transforme en mots intelligibles et compréhensibles par ma raison. Il me faut pourtant parfois bien relire mes articles, car je ne comprends pas tout du premier coup… Mais j’ai l’impression de m’égarer, ce n’est pas de ça dont je voulais parler quand j’ai commencé cet article !

C’est important que tes lecteurs comprennent ton processus d’écriture, d’où te vient cette guidance. C’est important surtout que tu comprennes toi-même. Pourquoi ne serais-tu pas médium ? Pourquoi penses-tu que cette « définition » ne s’applique pas à toi, mais à Camille-Fraise et à Sylvie ? Pourquoi te créés tu toi-même un plafond dans tes capacités spirituelles ?

Parce que pour moi, un médium est en contact direct avec la Source, Dieu ou le nom que tu veux. Or ce n’est pas mon cas, je ne me sentirais pas dans une telle détresse si j’étais capable de me connecter à l’amour et l’énergie de lumière de la Source.

Tu n’y arrives pas, parce que tu ne t’en crois pas capable par toi-même. Et puis aussi parce que cela te fait peur. Si tu es capable par toi-même d’avoir accès à la Source, alors en théorie, tu n’as plus besoin de personne pour te guider vers ça.

Tu sais, je ne comprends plus rien. Je suis complétement paumée… Apprendre à gérer mon hypersensibilité aux émotions et aux énergies, c’est une chose. M’accepter en tant que médium s’en est une autre.

Pourtant, il n’y a rien de spécial. Au fond, vous êtes tous médium, il vous faut juste retrouver la qualité de votre reliance à votre propre Source. Car tu l’as compris, le divin n’est pas une chose abstraite. C’est une chose que l’on doit vivre dans son propre cœur, dans sa propre vie. Vous avez tous une puissance créatrice, mais souvent cela vous effraye, alors vous préférez la remettre dans les mains d’un autre, d’une religion, d’un guide spirituel. Regarde combien le blog de Sylvie te rassure, même si elle pousse chacun à explorer et suivre son propre chemin, elle offre malgré tout un bel exemple, rassurant.

Je me sens vraiment oppressée par ce que tu me dis, j’ai ce poids au plexus solaire, c’est vraiment désagréable, et cette boule à la gorge.

Tu n’arrives pas à accepter l’idée d’être médium, cela te fait peur.

Je ne peux pas me coller la même étiquette que Camille Fraise sur le dos. J’en suis à des années lumières, même s’il n’y a pas de comparaison à faire, que chacun suit son propre chemin et que je ne cherche pas à atteindre son « niveau ». C’est juste que ce n’est pas possible pour mon mental. Rien en moi ne correspond  à ma définition de « médium », rien que de le dire, je trouve cela prétentieux et faux. Et puis quand je vois comment Camille Fraise galère, et Sylvie parfois… ça ne me fait pas envie. L’incompréhension des proches, le rejet, le décalage avec la majorité des gens du quotidien. Je crois que je n’ai pas besoin de tout cela. Je galère déjà bien assez avec ma maladie et mon hypersensibilité ! Ce que tu dis n’a pas de sens, cela sonne presque comme une voix de l’égo. Car longtemps j’ai rêvé de l’être, pour être différente, pour m’expliquer à moi-même ma différence et aussi pour compenser mon manque de confiance en moi. Mais je ne suis « que moi ». Je ne suis personne capable de guider, de soigner, d’apprendre des choses aux autres. Tout ce que je peux faire, au mieux, c’est partager mon expérience, en espérant qu’elle éclaire et serve à quelqu’un, au moins une personne, sans rien en attendre en retour.

J’ai arrêté d’attendre des visites sur ce blog, d’attendre des commentaires. Et je ne comprends pas pourquoi subitement, cette dynamique a changé aussi, pourquoi j’ai plus de visites, d’abonnés et de commentaires qu’avant. Figures toi que j’avais même oublié d’avoir donné le lien de ce blog à certains proches ! Qu’elle n’a pas été ma surprise quand une, puis deux de ces personnes m’ont dit qu’elles s’étaient remises à me lire ! Vraiment, j’en suis tombée des nues. En ayant carrément envie de leur demander « Mais pourquoi ?  Qu’est ce qui peut bien t’intéresser ici ? ».

Et puis, une part de moi a été choquée. Comment ces proches pouvaient me lire et ne rien m’en avoir dit ? Enfin plus précisément, ne jamais avoir commenté ou réagi sur mes articles ? Parce qu’après tout, c’est mes tripes que j’étale ici, c’est mon cœur que je dévoile sans pudeur… Il y a vraiment cette part de moi qui ne comprend pas, tout simplement, l’absence de réaction. Comme si cela n’avait pas de réalité, mais ça en a pour moi. Et tout devient confus et soulève des émotions en moi. Je ne veux pas écrire pour avoir le soutien, l’aval de ces personnes ou être en attente de leur réponse.

Cela en réalité n’a pas d’importance, car je dois me souvenir que j’écris pour moi. Pour affirmer qui je suis, même si je ne suis pas encore capable de le faire sans anonymat. Et puis j’avoue, l’anonymat est confortable. On peut ouvrir son cœur, sans peur d’être jugée, car on sait qu’en réalité, quoi que dise l’autre, il ne nous connait pas dans toutes nos facettes, dans notre réalité matérielle. C’est un espace à soi où l’on exprime ce que l’on veut, librement, aussi librement que les barrières que l’on s’impose à soi-même bien sûr.

Alors après tout, à quoi bon se coller des étiquettes ? Je ne sais pas qui je suis. Si j’écris, c’est aussi pour le découvrir, tout simplement. Pour apprendre à faire face à l’océan d’émotions qui me traverse, aux doutes cycliques, aux interrogations sur mon propre chemin. Me lire, c’est un peu apprendre à me connaître, d’une autre façon, d’un autre angle de vue. Certes partiellement, mais de façon authentique. Ici pas de conversation sur la pluie et le beau temps, juste mes errances et mes questions sur la vie, sur ma vie et sur comment y faire face.

Je sais que cela ne parlera pas à tout le monde, mais c’est de toute façon tout ce que j’ai à offrir. Et je ne changerai pas qui je suis pour plaire à plus de monde. Voilà, c’est dit. Je souhaite que chaque personne qui passe ici y trouve un petit bout de mots qui lui parle, résonne en elle et lui permette de s’explorer elle-même, d’après le miroir que je peux offrir, en toute simplicité.

Et ceci n’est pas un poisson d’avril ^^

1er avril 2016

La vérité crue

Artiste :
Artiste : Kuvshinov-Ilya

On dirait que c’est une période difficile pour plein de gens, notamment d’autres médiums que je lis. Peut-être les énergies sont-elles perturbantes ?

La prochaine nouvelle lune est proche et elle sera forte. C’est une bonne idée de participer au cercle de femme de méditation. Cela permettra d’ancrer des énergies de changement en toi.

Et d’accueillir l’archétype de l’Adolescente, la part féminine de nous qui vit le changement et la construction de soi ? C’est un concept intéressant. Je sais définitivement que j’ai mal vécu l’émergence de la mienne durant mon adolescence. Je n’acceptais pas mon corps, mon père rejetait l’apparition de ma féminité et la transformation de mon corps et cela m’a beaucoup marqué. Je me sentais en mal d’amour alors que j’étais harcelée et moquée au collège…

Et pourquoi parler de ça me donne des crampes soudaines aux ovaires ?

Tu évacues des énergies, laisse faire. C’est normal que ce soit difficile, désagréable et fatiguant. Un certain nombre de petites prises de conscience te sont venues ces dernières semaines.

Alors, sais-tu pourquoi tu écris sur ton blog ?

Et bien j’en ai pris conscience ce matin en lisant un des millionièmes commentaires de Mélissa sur le blog de Sylvie. Qui crie à l’aide, encore et encore, sans fin. Et j’ai réalisé que moi aussi je faisais ça sur le blog de Sylvie avant, même si c’était d’une autre manière et moins visible ou invasif…

Finalement, je me suis mise à écrire ici ce que je vivais et ressentais simplement pour m’exprimer et me soulager sans avoir à polluer le blog des autres, sans avoir à l’imposer aux autres. Ainsi ceux qui lisent sont ceux qui trouvent un écho dans mes mots, dans mon vécu. Ils le font par choix. Et pas parce que j’ai envahi l’espace de quelqu’un d’autre…

Donc en gros cet espace te permet de décharger tes propres énergies sans affecter autrui c’est ça ?

Oui, mais pas seulement. Parce qu’une fois que j’ai déposé ces émotions, ces ressentis et ces énergies devant moi, alors je peux travailler dessus. J’arrête d’attendre désespérément que quelqu’un me donne la solution, j’arrête d’attendre d’être sauvée par une personne extérieure. J’imagine que c’est une manière de construire et d’avancer à ma façon. Même si elle me semble très maladroite.

Qu’est ce qui te fait dire ça ?

Je ne sais pas… Je sais que mes mots font écho auprès de quelques personnes, et j’en suis heureuse. Mais quand je lis d’autres personnes, je me trouve bien maladroite, bien confuse… J’ai l’impression de passer mon temps à me plaindre et de ne pas écrire des choses constructives.

Et tu te dévalorises. Parce que tu te compares à autrui. Mais les autres ont trouvé leur spécialité comme tu dis, pour Camille Fraise c’est le rêve lucide, pour Sylvie c’est le channeling de connaissances spirituelles. Alors que toi tu écris sans but et de façon aléatoire. Juste pour vider ton trop plein d’émotion, ton empathie et ton hypersensibilité que tu gères mal.

Tes écrits n’ont aucun objectif envers les autres, ils sont justes là pour t’apaiser toi. Tu ne peux donc pas attendre qu’ils aient la même profondeur ou la même portée. Ce n’est pas comparable…

Je sais bien mais… Je ne sais pas comment l’exprimer…

Tu voudrais déjà avoir construit quelque chose qui t’apporte une reconnaissance en lien avec le plan spirituel. Mais pourquoi ça ? Parce que tu ne te sens pas acceptée pour cette partie-là de toi. Quelque part tu cherches une forme d’approbation ici. Or, pas de chance, il n’y a personne pour t’en donner ?

… Je ne sais pas qui tu es comme guide sombre, mais je ne te trouve pas très doux… J’ai envie de pleurer et c’est comme ça que tu me soutiens ?

Mon objectif n’est pas de te faire pleurer, mais de t’aider à voir la vérité, même si elle est douloureuse. Tu n’arrivais pas à voir la raison pour laquelle tu écrivais sur ton blog, tout simplement parce que tu ne voulais pas l’admettre. Tu sais déjà que ce n’est pas pour aider les autres, mais pour t’aider toi. Or tu pourrais très bien écrire, sans publier sur un blog et le garder pour toi, non ? Pourquoi ne le fais-tu pas ? Pendant des années tu as écrits des poèmes et des textes sans forcément les publier. Alors pourquoi ? Parce que tu es incertaine, parce que tu manques de confiance en toi. Que tu as envie que les gens te disent « ouah, c’est fou ce que c’est vrai, moi aussi je vis ça » ou bien « courage, tu peux y arriver », ou seulement qu’il donne foi à ta vérité en acquiesçant. Pourquoi regardes-tu si tu as des visites de Martinique ? Parce que tu aimerais bien que parfois Sylvie te lise et approuve ce que tu dis. Mais pourquoi le ferait-elle ? Elle sait d’ailleurs qu’elle ne le doit pas. C’est pitoyable…

Comment ça « c’est pitoyable » ? Je ne vois pas pourquoi je laisserai quelqu’un me dire ça, même un pseudo guide ou une entité !

C’est pitoyable, parce que tu continues de te lamenter sur toi-même et d’attendre une aide et un soutien de l’extérieur. Et au lieu de le faire sur le blog d’autrui, tu le fais sur le tien. Es-tu contente maintenant de savoir pourquoi tu écris ici ?

Je n’aime pas ta façon de me parler, je n’aime pas ta façon de me provoquer et de me bousculer.

Et oui, tous tes guides ne t’apportent pas de la « douceur » bien que tu aies largement ta part de libertés. Et un peu trop celle de te lamenter à mon goût. Au lieu de te plaindre en long et en large, tu ferais mieux de travailler.

Mais c’est la seule façon que j’ai trouvé pour me connecter à mes guides et échanger. Celle d’ouvrir mon cœur, je n’y peux pas grand-chose s’il est rempli de tristesse et de désespoir en ce moment… Je n’aime pas ta façon de faire.

Parce que je parle crument et mets le doigt sur des choses qui ne te plaisent pas ? Des fois ça te fait du bien, ou disons que c’est plus rapide pour te faire avancer. Tu as parfois besoin d’être un peu secouée, pour t’insurger, redresser la tête et protester. Alors tu as un peu plus la niaque pour avancer, plutôt que d’être passive et de rester dans ton malheur.

Tu n’es pas obligé de continuer à me parler, mais moi je ne suis pas comme tes autres guides.

Tu m’as plutôt l’air d’un génie farceur et j’ai l’impression qu’on a déjà échangé une fois par le passé et que je n’avais pas apprécié.

C’est vrai, mais tu devrais relire cet échange et voir ce que tu en as tiré d’utile. A vrai dire, c’est plus un marché qu’on a passé. Et tes guides ne me laisseraient pas approcher si je te mettais réellement en danger. Je viens juste te chahuter, « sore dake desu » comme tu dirais en japonais. Prends-le comme un jeu pour moi, celui de voir jusqu’où je peux te pousser.

Et qu’est-ce que tu en retires ? Je ne comprends pas vraiment.

Pourtant, tu n’es pas trop étonnée. C’est vrai que tu t’es braquée la première fois. Mais je ne viens qu’exceptionnellement. Disons que la période aux énergies un peu chaotiques m’est favorable pour me manifester auprès de toi. Tes repères sont chamboulés, tu es fatiguée, donc moins sur tes gardes. Tu n’es pas très facile à approcher tu sais, comme une souris très vite effrayée, qui se réfugie derrière ses guides, même si elle ne les sent pas. Tu es vraiment une trouillarde en fait.

« Pitoyable », « trouillarde », c’est tout ce que tu as à me dire ? Parce que si c’est l’opinion que tu as de moi, je ne vois pas pourquoi tu t’embêtes à venir me parler et à perdre ton temps avec moi. Ce n’est pas comme si je t’avais appelé. Ni comme si j’avais demandé à me faire insulter… Je ne me sens pas bien, et tu crois que ce que tu dis va me motiver ?

Non, cela va t’énerver, et raviver un peu la flamme de la guerrière en toi. Parce qu’apprendre à accueillir et à recevoir c’est bien. Etre dans l’amour et la lumière et tout ça blablabla c’est bien. Mais cela ne t’aide pas à manifester ta volonté. Tu peux apprendre à accueillir et être femme, tout en étant combative. Là où tu confonds les choses, c’est de penser que le combat ne se fait que par l’attaque et l’agressivité. Il peut aussi se faire dans la douceur, la subtilité, l’esquive et le détournement des énergies de l’attaquant. Pour ça il faut pleinement accepter et accueillir ces énergies agressives pour les retourner efficacement. Disons que je suis là pour te secouer quand tu te laisses un peu trop aller. Tes guides me laissent te parler, parce qu’ils savent que c’est utile, et qu’ils ne sont pas capables d’être aussi crus, les trouillards.

Je vois que tout le monde en prend pour son grade.

Je suis le Fou, celui qui ne respecte ni les hiérarchies, ni les convenances. Celui qui secoue les croyances, celui qui fait pleurer et rire en même temps. Celui qui n’a cure du temps et celui qui aime observer les gens trébucher. Car c’est en tombant qu’on apprend à se relever. Cela peut te sembler cruel, mais je ne suis pas une entité humaine, la cruauté se situe à d’autres niveaux pour moi, je ne vois que l’utilité. Or l’expérience est la meilleure des alliées. Tu commences seulement à le comprendre. Une « mauvaise » expérience n’en est pas une, si en réalité elle t’a permis d’apprendre quelque chose. C’est pour ça que tu étais contente de l’essai de cette voiture, même si finalement tu ne l’as pas achetée.

Je préfère quand tu parles sérieusement, plutôt que quand tu critiques et insultes à tour de bras.

En réalité, ce sont les deux faces d’une même pièce. Tu ne peux pas être sérieuse, si tu ne sais pas rire et provoquer par l’humour. Car le sérieux constant mène à la rigidité et à un égo sans humilité. Etre capable d’accepter de se dire soi-même pitoyable quand on ne fait que de se lamenter permet deux choses : 1) l’humilité 2) la lucidité. Rien n’est plus faux qui celui qui croit savoir. Rien n’est plus vrai que celui qui se sait aveugle.

J’ai l’impression que tu as retiré un masque de clown…

Je te l’ai dit, je suis le Fou. Tu ne peux pas me cerner, parce qu’un jour je suis triste, l’autre je suis heureux. Un moment je suis bête, l’autre je suis sage. Sans qu’aucun des deux ne soit vrai. Rien ne sert de chercher à comprendre. Je te laisse méditer ces paroles.

3 mars 2016