Savoir ce qui est juste pour soi

Artiste :

Artiste : Serafleur

« Savoir ce qui est juste pour soi
N’est pas une question de morale, ni de calcul,
C’est un ressenti intérieur profond qui amène la paix et le bien-être.

Les avis extérieurs ne peuvent te donner la réponse,
Mais seulement des miroirs et des échos
Pour interroger ton intériorité
Et trouver Ta propre Vérité. »

Ce sont des jolis mots, merci. Je les comprends en théorie, mais les vivre ce n’est pas simple. Je suis agitée par plein de questions depuis le début de cette semaine. Les conditions à mon travail sont en train de se détériorer. Et je crois qu’une part de moi faisait semblant de prendre ça à la légère, n’y prêtait pas d’importance sous couvert de « faire confiance à la vie ».
Mais voilà, quand cette personne que je côtoie au travail m’a dit « Tu devrais peut être réfléchir toi aussi à partir », cela m’a surprise, m’a choqué et a résonné en moi. Et puis depuis quelques temps, je me sens instable émotionnellement, je fuis dans la lecture et je compense avec la nourriture. Comme si j’ignorais toutes les peurs et le sentiment d’insécurité que toutes ces discussions ont probablement réveillé en moi…

J’avoue que je suis un peu paumée… Je n’y aurais pas prêté autant d’importance, si je n’avais pas fait ce rêve… Celui où mes 2 supérieurs me demandent de me prostituer pour eux et où je ne veux pas… C’est une image assez choquante pour montrer que les directions prises récemment ne sont pas en accords avec mon éthique et mes valeurs personnelles. Ai-je vraiment envie de continuer dans ces conditions ? Pas vraiment…
Mais que ferais-je par la suite ? Je n’en ai aucune idée. Je n’ai pas d’objectif, d’ambition professionnelle, je ne sais pas où je veux aller, je manque totalement de direction… De ce principe Yang / Masculin qui permet de diriger la volonté. Probablement parce que je suis fâchée avec mon Yin et mon principe féminin. Et que cela se répercute dans tous les domaines de ma vie…

Et qu’est ce qui est juste pour moi ? Puisque je sais que j’ai des obstacles et défis à relever dans le domaine professionnel pour arriver à assouplir mon égo, est-ce que cela en est un ? Partir relèverait-il dans mon cas, pour mon parcours de vie, d’une fuite face à une difficulté que je risque de retrouver ailleurs par la suite ?

Trop de questions. Je crois qu’il est temps de faire un peu le vide.

24 septembre 2016

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Le train qui passe

Artiste : Prema-ja

Artiste : Prema-ja

Je me pose beaucoup de questions sur ma vie en ce moment. De grosses prises de conscience m’ont frappée comme des trains ces derniers temps.

D’abord du côté tu travail, où je comprends que mon supérieur montre enfin son vrai visage avec moi, maintenant que je suis en CDI. A me mettre la pression à fond, à se décharger 3 fois plus sur moi de ses émotions, à s’énerver et monter le ton alors que je n’y suis pour rien, à essayer de fliquer mes collègues à travers moi, à me demander des trucs qui ne me concernent pas en urgence, à mettre tous les freins possibles à mes récupérations d’heures supp, à se faire passer pour le gentil quand il accepte certaines choses qui sont des droits, à être tout le temps de mauvaise humeur et agressif, etc. Et j’en passe. Je pensais naïvement qu’il n’avait pas conscience de ses défauts, que ce n’était pas avec une méchante intention, à contrario de mon chef précédent. Mais qu’importe l’intention quand on cherche malgré tout à pousser les gens à bout, à les pressuriser au point de les empêcher de bosser correctement ? Il est par certains côtés similaire à mon patron précédent que j’ai fui, sauf que ce ne sont pas pour les mêmes raisons. On lui donne un doigt, il te prend le bras. Et j’ai été naïve et trop gentille, alors que je me pensais méfiante après mon dernier patron.

Que faire maintenant ? Dois-je fuir encore ? Alors que mon boulot pourrait me plaire et me passionner si ce supérieur n’était pas là pour me stresser, m’épuiser et me polluer émotionnellement ? Comment récupérer mon bras maintenant qu’il s’y accroche ? Pourquoi ma peur d’un supérieur masculin persiste-t-elle ? Qu’est-ce que je risque ?

Je me pousse moi-même à bout en rentrant dans son jeu et le laissant avoir de l’emprise sur moi. Je suis tellement épuisée que je n’arrive pas à lutter, à poser des limites, à contrer ses émotions. Mais est-ce réellement le comportement adapté ? Résister, s’opposer, refuser ? Ne faudrait-il pas que je sois comme l’eau de la rivière qui suit le flot, mais coule du côté souhaité ? Et comment faire ça ? Dire oui et faire d’une autre façon, à ma manière ?

Tellement de questions et si peu de réponses. Je constate que je ne me connais toujours pas plus. Que je ne sais pas ce que j’ai envie de faire dans ma vie, même à courte échéance. Je n’ai aucun objectif, j’attends que le temps passe, quelque part, en attendant que cela aille mieux. Sans avoir de projet, de chose qui me porte.

Et pourquoi ? Parce que je n’ai pas d’envie, pas d’idée, pas d’ambition, pas de volonté ? Parce que je n’arrive pas à me laisser porter par mon cœur, à avoir confiance en moi ? Parce que je n’ose pas, que j’ai peur, que je m’interdis inconsciemment les choses ?

J’ai l’impression que rien ne me convient vraiment dans ma vie. Ni mon alimentation, ni mon rythme de vie, ni mon travail, ni mes loisirs, ni ma garde de robe, ni le lieu où je vis. Comme la sensation de tout faire par défaut.

Je n’apprécie pas spécialement la majorité des vêtements que je porte, parce que je n’ai pas trouvé mieux, parce qu’au boulot ce n’est pas adapté, pas pratique, où que je ne veux pas flinguer les vêtements que j’aime bien, que je ne veux pas me faire remarquer avec un style « bizarre ». Voilà, je reste pratique, utile. Mais est-ce que cela me procure du plaisir ? Je n’en ai aucun à m’habiller avec mes vêtements, choisir la tenue du demain est une corvée de plus, c’est tout. Je ne me sens pas belle dans mes vêtements, je me sens passe partout. Et finalement, le travail n’est-il pas une excuse pour ne pas faire d’effort ? J’ai eu beau chercher, je n’arrive pas à trouver le style qui me va et qui me plaît. Ou créer le mien. Je ne me sens pas « moi » dans la façon dont je m’habille. Est-ce que je m’habille de la façon dont je pourrais rêver sans restriction ? Non. Et que serait-elle si j’avais toutes les possibilités devant moi ? Je crois que je n’en sais fichtrement rien. Comment se peut-il qu’il soit si difficile de trouver son style ?

J’aimais bien comment je m’habillais les derniers temps avant d’arrêter de porter du noir. Même si cela ne reflétait pas forcément mon intérieur plus « lumineux » dirons-nous. Des fois j’ai juste envie de m’habiller pareil, mais j’ai bien vu que c’était une carapace visant à me protéger de l’extérieur. Je n’ai pas envie de retomber dans le même travers…

Parfois, j’ai l’impression que ma vie entière ressemble à cette histoire de vêtements, qui n’est après tout qu’une façade de notre être, un outil de protection contre le climat qui nous entoure, mais aussi une façon de s’exprimer.

Comment peut-on s’exprimer quand on ne se connait pas ? Ou est-ce au contraire en s’exprimant et en essayant différentes formes d’expression que l’on arrive à découvrir qui l’on est ?

4 mai 2016

A mes chers lecteurs

Artiste : Megatruh

Artiste : Megatruh

Il y a plusieurs années de cela, lorsque j’ai créé ce blog, j’ai choisi de donner cette adresse à certains de mes proches très intimes. J’y ai bien réfléchi, j’ai choisi avec grand soin et je pouvais compter ces personnes sur les doigts de mes mains, peut-être même d’une seule. J’avais pris cette décision quelques mois après sa création, quand j’ai commencé à publier des textes en lien avec la spiritualité. C’était un grand pas pour moi, d’oser montrer à certaines personnes que j’avais cette facette de moi que je gardais plus ou moins cachée. Parce que soyons réalistes, ce n’est pas la même chose de parler à de parfaits inconnus de ses croyances et de son vécu un peu fou, et ce de façon anonyme, que d’ouvrir la porte à des personnes que l’on aime, que l’on connait physiquement et dont on ne sait pas comment elles vont réagir. C’est effrayant, et je me souviens que j’ai eu le cœur qui battait la chamade lorsque j’ai envoyé cet email avec le lien, et lorsque je suis allée voir mes premiers commentaires.

En réalité, l’une m’a dit « tu sais, je ne vais jamais sur les blogs », une autre « la façon dont tu écris est trop intime pour moi et me met mal à l’aise », une autre encore « merci, mais ce n’est pas trop mon truc, donc je ne te lirai pas », pour ne citer que quelques-unes des réactions. J’avoue qu’à l’époque, j’ai été déçue. J’ai dû apprendre à accepter que cela ne parlait pas forcément à ces personnes, et accepter le fait qu’elles n’aient pas envie de connaître cette facette de moi. Car c’est leur liberté et leur droit, il ne doit pas y avoir d’obligation en amitié, et je ne leur en ai jamais tenu rigueur. J’ai donc laissé ce sujet de côté avec elles. Avec le recul, je me rends compte qu’en fait j’attendais de l’attention, du soutien et une forme de validation. Comme je le faisais avec mes blogs d’ado d’avant.

Puis j’ai continué mon petit bonhomme de chemin. Je n’ai jamais beaucoup été lue, malgré cela j’ai continué à écrire, parce que cela me faisait du bien, me permettait de parler librement du sujet de la spiritualité qui est si souvent tabou ou caché. Lorsque j’ai rencontré mon ex-compagnon, mon usage de ce blog a beaucoup changé, cela me permettait de me dévoiler, de lui expliquer indirectement certaines choses délicates, ou de lui montrer certains aspects de moi que je ne savais comment expliquer autrement. Et c’était super, car je me sentais entendue et comprise par lui via ce moyen de communication. On pouvait rebondir dessus, parler de certains articles, de nos visions, de nos ressentis et de nos expériences sur certains sujets. Tout cela s’est évidemment effondré quand il a rompu.

J’ai du réapprivoiser mon propre espace, réapprendre à écrire pour moi. Je me disais alors, « ce n’est pas grave si tu n’es pas lu », et aussi « si tu as une vue par jour, c’est merveilleux ! Soit contente, car cela veut dire qu’au moins une personne est venue te lire ». Car mon but en écrivant ici a toujours été de m’aider d’abord moi-même, mais je me disais « si ce partage peut aider au moins une seule personne, faire résonner quelque chose en elle, alors c’est déjà bien ».

J’ai toujours écrit avec mes tripes et avec mon cœur. A vrai dire, je ne sais pas faire autrement, je n’y arrive pas. Voilà pourquoi mes quelques essais d’écriture de fictions ont toujours tourné court, et que je ne suis pas douée pour inventer des histoires. Oh, je sais manier les mots, plus ou moins, mais seulement quand il s’agit de vérité et de sincérité, de recherche de moi-même et d’honnêteté. Ma sœur m’a d’ailleurs dit, il n’y a pas longtemps « Tu as un talent rare, celui de parler si facilement et si bien de tes émotions. Tu sais, ce n’est pas si facile pour nous autres ». Je me demande ce qu’elle penserait de ce blog… elle qui avait peur quand je tirais les cartes de tarot il y quelques années.

Mais c’est vrai que les gens évoluent. Ce qu’ils n’étaient pas forcément prêt à entendre ou lire un jour, ils peuvent être prêt à l’accueillir le suivant. J’ai tendance à oublier cela, et garder fixer dans le marbre le fait que mes proches ne s’intéressent pas à cet aspect spirituel de ma personnalité, qui pourtant gouverne et dirige une grande partie de ma vie, sans que je sache bien pourquoi moi-même (je dirais que je suis née comme ça… ?). Dans tous les cas, chacun évolue. Même moi on dirait, puisqu’une amie m’a fait remarquer que mon blog aussi a évolué et qu’il est devenu plus accessible. Cela m’a vraiment surprise, parce que moi, j’ai l’impression de n’avoir rien changé, ou peut-être de monologuer et de me plaindre beaucoup plus avant d’en arriver au vif du sujet, lol. Mais finalement, peut être que c’est l’objectif de mes guides, de me laisser blablater seule, afin de n’intervenir que progressivement et au minimum ?

Longtemps j’ai été perturbée par ces échanges, en me demandant « qui ? », « pourquoi ? » et « dans quel objectif ? ». Je ne savais pas si c’était des guides, mon âme qui me parlait ou mon esprit qui devenait maboul. Ça m’a beaucoup torturé, alors j’ai préféré fermer la porte. Je me suis posée beaucoup de question sur ma santé mentale, devenais-je folle ? Étais-je manipulé par des entités néfastes du bas astral ? etc. Mais je ne sais pas trop comment expliquer… j’ai longtemps cru que c’était du « channeling », mais en fait pas vraiment, car je n’ai aucune entité qui vient dans mon corps, je n’écris pas vraiment en automatique, puisque je réfléchis à mes propres questions. C’est plutôt comme une inspiration, je ne dirais pas de la télépathie, mais une réponse que je capte (sous forme d’énergie ?) et que mon cerveau transforme en mots intelligibles et compréhensibles par ma raison. Il me faut pourtant parfois bien relire mes articles, car je ne comprends pas tout du premier coup… Mais j’ai l’impression de m’égarer, ce n’est pas de ça dont je voulais parler quand j’ai commencé cet article !

C’est important que tes lecteurs comprennent ton processus d’écriture, d’où te vient cette guidance. C’est important surtout que tu comprennes toi-même. Pourquoi ne serais-tu pas médium ? Pourquoi penses-tu que cette « définition » ne s’applique pas à toi, mais à Camille-Fraise et à Sylvie ? Pourquoi te créés tu toi-même un plafond dans tes capacités spirituelles ?

Parce que pour moi, un médium est en contact direct avec la Source, Dieu ou le nom que tu veux. Or ce n’est pas mon cas, je ne me sentirais pas dans une telle détresse si j’étais capable de me connecter à l’amour et l’énergie de lumière de la Source.

Tu n’y arrives pas, parce que tu ne t’en crois pas capable par toi-même. Et puis aussi parce que cela te fait peur. Si tu es capable par toi-même d’avoir accès à la Source, alors en théorie, tu n’as plus besoin de personne pour te guider vers ça.

Tu sais, je ne comprends plus rien. Je suis complétement paumée… Apprendre à gérer mon hypersensibilité aux émotions et aux énergies, c’est une chose. M’accepter en tant que médium s’en est une autre.

Pourtant, il n’y a rien de spécial. Au fond, vous êtes tous médium, il vous faut juste retrouver la qualité de votre reliance à votre propre Source. Car tu l’as compris, le divin n’est pas une chose abstraite. C’est une chose que l’on doit vivre dans son propre cœur, dans sa propre vie. Vous avez tous une puissance créatrice, mais souvent cela vous effraye, alors vous préférez la remettre dans les mains d’un autre, d’une religion, d’un guide spirituel. Regarde combien le blog de Sylvie te rassure, même si elle pousse chacun à explorer et suivre son propre chemin, elle offre malgré tout un bel exemple, rassurant.

Je me sens vraiment oppressée par ce que tu me dis, j’ai ce poids au plexus solaire, c’est vraiment désagréable, et cette boule à la gorge.

Tu n’arrives pas à accepter l’idée d’être médium, cela te fait peur.

Je ne peux pas me coller la même étiquette que Camille Fraise sur le dos. J’en suis à des années lumières, même s’il n’y a pas de comparaison à faire, que chacun suit son propre chemin et que je ne cherche pas à atteindre son « niveau ». C’est juste que ce n’est pas possible pour mon mental. Rien en moi ne correspond  à ma définition de « médium », rien que de le dire, je trouve cela prétentieux et faux. Et puis quand je vois comment Camille Fraise galère, et Sylvie parfois… ça ne me fait pas envie. L’incompréhension des proches, le rejet, le décalage avec la majorité des gens du quotidien. Je crois que je n’ai pas besoin de tout cela. Je galère déjà bien assez avec ma maladie et mon hypersensibilité ! Ce que tu dis n’a pas de sens, cela sonne presque comme une voix de l’égo. Car longtemps j’ai rêvé de l’être, pour être différente, pour m’expliquer à moi-même ma différence et aussi pour compenser mon manque de confiance en moi. Mais je ne suis « que moi ». Je ne suis personne capable de guider, de soigner, d’apprendre des choses aux autres. Tout ce que je peux faire, au mieux, c’est partager mon expérience, en espérant qu’elle éclaire et serve à quelqu’un, au moins une personne, sans rien en attendre en retour.

J’ai arrêté d’attendre des visites sur ce blog, d’attendre des commentaires. Et je ne comprends pas pourquoi subitement, cette dynamique a changé aussi, pourquoi j’ai plus de visites, d’abonnés et de commentaires qu’avant. Figures toi que j’avais même oublié d’avoir donné le lien de ce blog à certains proches ! Qu’elle n’a pas été ma surprise quand une, puis deux de ces personnes m’ont dit qu’elles s’étaient remises à me lire ! Vraiment, j’en suis tombée des nues. En ayant carrément envie de leur demander « Mais pourquoi ?  Qu’est ce qui peut bien t’intéresser ici ? ».

Et puis, une part de moi a été choquée. Comment ces proches pouvaient me lire et ne rien m’en avoir dit ? Enfin plus précisément, ne jamais avoir commenté ou réagi sur mes articles ? Parce qu’après tout, c’est mes tripes que j’étale ici, c’est mon cœur que je dévoile sans pudeur… Il y a vraiment cette part de moi qui ne comprend pas, tout simplement, l’absence de réaction. Comme si cela n’avait pas de réalité, mais ça en a pour moi. Et tout devient confus et soulève des émotions en moi. Je ne veux pas écrire pour avoir le soutien, l’aval de ces personnes ou être en attente de leur réponse.

Cela en réalité n’a pas d’importance, car je dois me souvenir que j’écris pour moi. Pour affirmer qui je suis, même si je ne suis pas encore capable de le faire sans anonymat. Et puis j’avoue, l’anonymat est confortable. On peut ouvrir son cœur, sans peur d’être jugée, car on sait qu’en réalité, quoi que dise l’autre, il ne nous connait pas dans toutes nos facettes, dans notre réalité matérielle. C’est un espace à soi où l’on exprime ce que l’on veut, librement, aussi librement que les barrières que l’on s’impose à soi-même bien sûr.

Alors après tout, à quoi bon se coller des étiquettes ? Je ne sais pas qui je suis. Si j’écris, c’est aussi pour le découvrir, tout simplement. Pour apprendre à faire face à l’océan d’émotions qui me traverse, aux doutes cycliques, aux interrogations sur mon propre chemin. Me lire, c’est un peu apprendre à me connaître, d’une autre façon, d’un autre angle de vue. Certes partiellement, mais de façon authentique. Ici pas de conversation sur la pluie et le beau temps, juste mes errances et mes questions sur la vie, sur ma vie et sur comment y faire face.

Je sais que cela ne parlera pas à tout le monde, mais c’est de toute façon tout ce que j’ai à offrir. Et je ne changerai pas qui je suis pour plaire à plus de monde. Voilà, c’est dit. Je souhaite que chaque personne qui passe ici y trouve un petit bout de mots qui lui parle, résonne en elle et lui permette de s’explorer elle-même, d’après le miroir que je peux offrir, en toute simplicité.

Et ceci n’est pas un poisson d’avril ^^

1er avril 2016

La vérité crue

Artiste :

Artiste : Kuvshinov-Ilya

On dirait que c’est une période difficile pour plein de gens, notamment d’autres médiums que je lis. Peut-être les énergies sont-elles perturbantes ?

La prochaine nouvelle lune est proche et elle sera forte. C’est une bonne idée de participer au cercle de femme de méditation. Cela permettra d’ancrer des énergies de changement en toi.

Et d’accueillir l’archétype de l’Adolescente, la part féminine de nous qui vit le changement et la construction de soi ? C’est un concept intéressant. Je sais définitivement que j’ai mal vécu l’émergence de la mienne durant mon adolescence. Je n’acceptais pas mon corps, mon père rejetait l’apparition de ma féminité et la transformation de mon corps et cela m’a beaucoup marqué. Je me sentais en mal d’amour alors que j’étais harcelée et moquée au collège…

Et pourquoi parler de ça me donne des crampes soudaines aux ovaires ?

Tu évacues des énergies, laisse faire. C’est normal que ce soit difficile, désagréable et fatiguant. Un certain nombre de petites prises de conscience te sont venues ces dernières semaines.

Alors, sais-tu pourquoi tu écris sur ton blog ?

Et bien j’en ai pris conscience ce matin en lisant un des millionièmes commentaires de Mélissa sur le blog de Sylvie. Qui crie à l’aide, encore et encore, sans fin. Et j’ai réalisé que moi aussi je faisais ça sur le blog de Sylvie avant, même si c’était d’une autre manière et moins visible ou invasif…

Finalement, je me suis mise à écrire ici ce que je vivais et ressentais simplement pour m’exprimer et me soulager sans avoir à polluer le blog des autres, sans avoir à l’imposer aux autres. Ainsi ceux qui lisent sont ceux qui trouvent un écho dans mes mots, dans mon vécu. Ils le font par choix. Et pas parce que j’ai envahi l’espace de quelqu’un d’autre…

Donc en gros cet espace te permet de décharger tes propres énergies sans affecter autrui c’est ça ?

Oui, mais pas seulement. Parce qu’une fois que j’ai déposé ces émotions, ces ressentis et ces énergies devant moi, alors je peux travailler dessus. J’arrête d’attendre désespérément que quelqu’un me donne la solution, j’arrête d’attendre d’être sauvée par une personne extérieure. J’imagine que c’est une manière de construire et d’avancer à ma façon. Même si elle me semble très maladroite.

Qu’est ce qui te fait dire ça ?

Je ne sais pas… Je sais que mes mots font écho auprès de quelques personnes, et j’en suis heureuse. Mais quand je lis d’autres personnes, je me trouve bien maladroite, bien confuse… J’ai l’impression de passer mon temps à me plaindre et de ne pas écrire des choses constructives.

Et tu te dévalorises. Parce que tu te compares à autrui. Mais les autres ont trouvé leur spécialité comme tu dis, pour Camille Fraise c’est le rêve lucide, pour Sylvie c’est le channeling de connaissances spirituelles. Alors que toi tu écris sans but et de façon aléatoire. Juste pour vider ton trop plein d’émotion, ton empathie et ton hypersensibilité que tu gères mal.

Tes écrits n’ont aucun objectif envers les autres, ils sont justes là pour t’apaiser toi. Tu ne peux donc pas attendre qu’ils aient la même profondeur ou la même portée. Ce n’est pas comparable…

Je sais bien mais… Je ne sais pas comment l’exprimer…

Tu voudrais déjà avoir construit quelque chose qui t’apporte une reconnaissance en lien avec le plan spirituel. Mais pourquoi ça ? Parce que tu ne te sens pas acceptée pour cette partie-là de toi. Quelque part tu cherches une forme d’approbation ici. Or, pas de chance, il n’y a personne pour t’en donner ?

… Je ne sais pas qui tu es comme guide sombre, mais je ne te trouve pas très doux… J’ai envie de pleurer et c’est comme ça que tu me soutiens ?

Mon objectif n’est pas de te faire pleurer, mais de t’aider à voir la vérité, même si elle est douloureuse. Tu n’arrivais pas à voir la raison pour laquelle tu écrivais sur ton blog, tout simplement parce que tu ne voulais pas l’admettre. Tu sais déjà que ce n’est pas pour aider les autres, mais pour t’aider toi. Or tu pourrais très bien écrire, sans publier sur un blog et le garder pour toi, non ? Pourquoi ne le fais-tu pas ? Pendant des années tu as écrits des poèmes et des textes sans forcément les publier. Alors pourquoi ? Parce que tu es incertaine, parce que tu manques de confiance en toi. Que tu as envie que les gens te disent « ouah, c’est fou ce que c’est vrai, moi aussi je vis ça » ou bien « courage, tu peux y arriver », ou seulement qu’il donne foi à ta vérité en acquiesçant. Pourquoi regardes-tu si tu as des visites de Martinique ? Parce que tu aimerais bien que parfois Sylvie te lise et approuve ce que tu dis. Mais pourquoi le ferait-elle ? Elle sait d’ailleurs qu’elle ne le doit pas. C’est pitoyable…

Comment ça « c’est pitoyable » ? Je ne vois pas pourquoi je laisserai quelqu’un me dire ça, même un pseudo guide ou une entité !

C’est pitoyable, parce que tu continues de te lamenter sur toi-même et d’attendre une aide et un soutien de l’extérieur. Et au lieu de le faire sur le blog d’autrui, tu le fais sur le tien. Es-tu contente maintenant de savoir pourquoi tu écris ici ?

Je n’aime pas ta façon de me parler, je n’aime pas ta façon de me provoquer et de me bousculer.

Et oui, tous tes guides ne t’apportent pas de la « douceur » bien que tu aies largement ta part de libertés. Et un peu trop celle de te lamenter à mon goût. Au lieu de te plaindre en long et en large, tu ferais mieux de travailler.

Mais c’est la seule façon que j’ai trouvé pour me connecter à mes guides et échanger. Celle d’ouvrir mon cœur, je n’y peux pas grand-chose s’il est rempli de tristesse et de désespoir en ce moment… Je n’aime pas ta façon de faire.

Parce que je parle crument et mets le doigt sur des choses qui ne te plaisent pas ? Des fois ça te fait du bien, ou disons que c’est plus rapide pour te faire avancer. Tu as parfois besoin d’être un peu secouée, pour t’insurger, redresser la tête et protester. Alors tu as un peu plus la niaque pour avancer, plutôt que d’être passive et de rester dans ton malheur.

Tu n’es pas obligé de continuer à me parler, mais moi je ne suis pas comme tes autres guides.

Tu m’as plutôt l’air d’un génie farceur et j’ai l’impression qu’on a déjà échangé une fois par le passé et que je n’avais pas apprécié.

C’est vrai, mais tu devrais relire cet échange et voir ce que tu en as tiré d’utile. A vrai dire, c’est plus un marché qu’on a passé. Et tes guides ne me laisseraient pas approcher si je te mettais réellement en danger. Je viens juste te chahuter, « sore dake desu » comme tu dirais en japonais. Prends-le comme un jeu pour moi, celui de voir jusqu’où je peux te pousser.

Et qu’est-ce que tu en retires ? Je ne comprends pas vraiment.

Pourtant, tu n’es pas trop étonnée. C’est vrai que tu t’es braquée la première fois. Mais je ne viens qu’exceptionnellement. Disons que la période aux énergies un peu chaotiques m’est favorable pour me manifester auprès de toi. Tes repères sont chamboulés, tu es fatiguée, donc moins sur tes gardes. Tu n’es pas très facile à approcher tu sais, comme une souris très vite effrayée, qui se réfugie derrière ses guides, même si elle ne les sent pas. Tu es vraiment une trouillarde en fait.

« Pitoyable », « trouillarde », c’est tout ce que tu as à me dire ? Parce que si c’est l’opinion que tu as de moi, je ne vois pas pourquoi tu t’embêtes à venir me parler et à perdre ton temps avec moi. Ce n’est pas comme si je t’avais appelé. Ni comme si j’avais demandé à me faire insulter… Je ne me sens pas bien, et tu crois que ce que tu dis va me motiver ?

Non, cela va t’énerver, et raviver un peu la flamme de la guerrière en toi. Parce qu’apprendre à accueillir et à recevoir c’est bien. Etre dans l’amour et la lumière et tout ça blablabla c’est bien. Mais cela ne t’aide pas à manifester ta volonté. Tu peux apprendre à accueillir et être femme, tout en étant combative. Là où tu confonds les choses, c’est de penser que le combat ne se fait que par l’attaque et l’agressivité. Il peut aussi se faire dans la douceur, la subtilité, l’esquive et le détournement des énergies de l’attaquant. Pour ça il faut pleinement accepter et accueillir ces énergies agressives pour les retourner efficacement. Disons que je suis là pour te secouer quand tu te laisses un peu trop aller. Tes guides me laissent te parler, parce qu’ils savent que c’est utile, et qu’ils ne sont pas capables d’être aussi crus, les trouillards.

Je vois que tout le monde en prend pour son grade.

Je suis le Fou, celui qui ne respecte ni les hiérarchies, ni les convenances. Celui qui secoue les croyances, celui qui fait pleurer et rire en même temps. Celui qui n’a cure du temps et celui qui aime observer les gens trébucher. Car c’est en tombant qu’on apprend à se relever. Cela peut te sembler cruel, mais je ne suis pas une entité humaine, la cruauté se situe à d’autres niveaux pour moi, je ne vois que l’utilité. Or l’expérience est la meilleure des alliées. Tu commences seulement à le comprendre. Une « mauvaise » expérience n’en est pas une, si en réalité elle t’a permis d’apprendre quelque chose. C’est pour ça que tu étais contente de l’essai de cette voiture, même si finalement tu ne l’as pas achetée.

Je préfère quand tu parles sérieusement, plutôt que quand tu critiques et insultes à tour de bras.

En réalité, ce sont les deux faces d’une même pièce. Tu ne peux pas être sérieuse, si tu ne sais pas rire et provoquer par l’humour. Car le sérieux constant mène à la rigidité et à un égo sans humilité. Etre capable d’accepter de se dire soi-même pitoyable quand on ne fait que de se lamenter permet deux choses : 1) l’humilité 2) la lucidité. Rien n’est plus faux qui celui qui croit savoir. Rien n’est plus vrai que celui qui se sait aveugle.

J’ai l’impression que tu as retiré un masque de clown…

Je te l’ai dit, je suis le Fou. Tu ne peux pas me cerner, parce qu’un jour je suis triste, l’autre je suis heureux. Un moment je suis bête, l’autre je suis sage. Sans qu’aucun des deux ne soit vrai. Rien ne sert de chercher à comprendre. Je te laisse méditer ces paroles.

3 mars 2016

Le foyer

Artiste :  Megatruh

Artiste : Megatruh

Je ne sais pas pourquoi je suis mieux assise sur mon canapé pour écrire qu’à mon bureau. Je suspecte que c’est une histoire de dos droit et de confort, pour mieux faire circuler l’énergie. Mais je me souviens avoir écrit un peu partout, sur mes lits, mes bureaux, et même dans train. J’ai toujours aimé ça écrire, mais écrire avec mes guides, c’est une autre sensation.

Comme celle d’être au chaud chez soi, de se sentir bien, en confiance. Hier j’écrivais installée sur mon canapé, une bougie allumée et avec un éclairage discret mais chaleureux, alors qu’il pleuvait dehors. Et je me suis sentie bien, pour la première fois depuis que je suis ici, je me suis sentie chez moi, à l’abri dans le lieu où j’étais.

Alors, finalement qu’est-ce qui définit notre foyer ? Est-ce le lieu où l’on est et son confort ? Est-ce l’aménagement et la décoration ? Est-ce que ce sont les activités que l’on y fait ? J’imagine qu’on a du mal à cuisiner quand on ne se sent pas chez soi, en tout cas pour moi c’est le cas. Mais qu’est ce qui fait qu’ici j’ai du mal à me sentir chez moi, alors que je l’étais dans mon appartement à Angers, bien qu’il y ait eu le même problème d’insonorisation ?

Je sais que j’aimais mon appart à Angers, j’avais eu un coup de cœur, pour les couleurs de sol du salon, pour les boiseries dans la chambre. Et puis pour les énergies du lieu aussi. J’étais vraiment dans un chouette quartier, avec en face une belle église aux énergies agréables. J’aimais beaucoup mon quartier pour sa boulangerie, sa librairie, ses rues pavées à proximité. Il ne me manquait qu’un jardin et une bonne isolation sonore.

Alors comment puis-je me sentir chez moi ici ? J’ai beau avoir décoré les lieux, réarrangé comme je pouvais, nettoyé et purifié, j’ai vraiment du mal à m’y sentir chez moi. Je n’aime pas les énergies dégagées par mes voisins. Je n’apprécie pas spécialement le quartier, qui me semble vraiment étranger. Et puis il y a le climat, qui chaque jour me fait me sentir étrangère. Il n’y a que là, quand il pleut et qu’il fait froid que je me sens un peu plus dans mon élément parce qu’alors oui, cela ressemble de loin au climat de métropole en hiver. Les saisons inversées sont vraiment un enfer pour moi, je me sens totalement perturbée. Moi qui étais si habituée au cycle de métropole, je sens mon corps me réclamer du froid à la saison attendue. Mais non, au lieu de ça il fait 35°C et je sue sang et eau. Comment peut-on s’habituer à ce genre de chose ? Je n’aime pas ça. J’ai tellement l’impression d’être à contre-courant. Et il n’y a que quand cela ressemble un semblant à la métropole que je me sens un peu mieux.

Alors pourquoi rester ? Des fois, je me demande pourquoi je m’inflige ça. Pourquoi rester ? Cette question est souvent revenue dans la bouche de mes proches en métropole, et je me sentais obligée de me justifier. C’est vrai, pourquoi rester alors que le climat ne me plait pas, que l’île ne me plait pas et que je ne me suis pas vraiment intégrée socialement ?

Je n’ai pas envie de justifier encore les choses envers moi-même avec des arguments bateaux (le travail, l’expérience pro…). J’aimerai bien répondre honnêtement à cette question envers moi même. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que je n’ai pas l’impression de le savoir moi-même, mais peut-être plus de me laisser porter, parce que je ne sais pas ce que je veux. Et je sens que cela m’angoisse. J’ai un gros blocage au niveau de la gorge. Et cette histoire de chercher une voiture, qui me provoque tant de stress, n’est probablement pas anodine.

Quelque part c’est comme si je fuis le foyer familial, alors que ma seule envie est d’y retourner. Est-ce donc une part inconsciente de moi qui rejette, refuse cette dépendance affective aux parents et cherche à s’en libérer ? Il y a cette attraction / répulsion que je ne comprends pas. Comme si PARCE QUE j’ai envie de rentrer, alors je dois rester. Est-ce que cela a même un sens, une logique ? Parce que j’ai envie de rentrer au foyer familial ou de retrouver mon ex-compagnon, je m’interdis de rentrer. Je ne comprends pas ce mécanisme…

Parce que tu as aussi encore des choses à vivre ici. C’est une île intense, tu le sais, tu l’as ressenti. Il se passe beaucoup de choses ici pour toi, cela te permet de vivre certaines expériences en accéléré. Te libérer de l’emprise émotionnelle de tes parents en fait partie. Tu as une relation fusionnelle avec ta mère basée sur de l’attraction/répulsion, de l’amour/de la haine. Vous vous infligez mutuellement de nombreuses blessures en étant le miroir l’une de l’autre, même si cela s’est amélioré avec l’âge. Il est temps que tu apprennes à prendre soin de toi par toi-même, et cela comporte aussi répondre à tes besoins affectifs. Devenir ta propre mère et ton propre père, comme te l’a dit la thérapeute. Je sais que cela t’a marqué. Tu commences seulement à comprendre combien tu as toujours régi ta vie selon ton besoin d’amour de leur part et d’approbation. Il est temps de t’en libérer pour tracer ton propre chemin. Car par nature tu aimes bousculer les choses et tu le feras, mais tu ne le pourras pas si tu attends leur assentiment et leur soutien. C’est ta vie, la tienne. Même s’ils te l’ont offerte, c’est à toi qu’elle appartient. Et ce n’est pas parce que tu traceras ton propre chemin que tu perdras leur amour. Au contraire, tu gagneras leur respect. Fais-toi confiance, il n’y a que toi qui peux savoir ce qui est bon pour toi. Et ce dont tu as besoin en ce moment, c’est de temps pour toi, pour apprendre à te connaitre et te libérer de tes schémas de pensées et de ce que l’on attend de toi.

Peut-être, mais je trouve que c’est une dure méthode.

C’est une méthode rapide. Comme l’est celle de ton endométriose. Cela te pousse à faire des choses, à te poser des questions, que tu vois des femmes de 45 ou 60 ans se poser. Il n’y a pas d’âge pour évoluer, pas de plus avancée ou de retardée. Mais sur ton propre chemin, tu arriveras plus vite à faire ce pourquoi tu es là si tu te débarrasses de tes limitations et blocages le plus tôt possible.

Ce pourquoi je suis là, hein ? Ça m’intrigue tu sais. Parce que je croyais qu’on ne venait pas pour quelque chose de précis, mais juste pour avancer sur son propre chemin. Et que la destination du chemin ne devait pas être le but, mais que le cheminement lui-même était l’objectif. Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça. Est-ce qu’on vient vraiment pour « faire quelque chose » ? Est-ce que ce n’est pas juste une histoire prétentieuse que se raconte l’égo pour se flatter ? Ou les religions pour nous attirer ? Je n’aime pas avoir des responsabilités. Et je n’aime pas penser que mon âme en a envers autrui, cela me gêne profondément. Parce qu’alors si je n’y arrive pas, c’est que j’ai échoué dans ma vie. C’est beaucoup de pression je trouve.

Parce que tu manques de confiance en toi. Celui qui sait quel est sa mission connait aussi ses atouts et ses forces pour y arriver, aussi il sait qu’il en est capable. Voilà pourquoi une mission de vie n’est jamais révélée prématurément, car sinon il peut y avoir refus et rejet, blocage de la personne. Aussi nous ne t’en dirons pas plus.

Pourquoi j’ai beaucoup de mal à écrire avec toi ? Mes doigts ne pianotent pas comme d’habitude avec facilité sur le clavier, je fais des fautes de frappe partout, ce n’est pas habituel, comme je n’arrive pas non plus à clairement sentir le canal, comme si c’était brouillé.

A vrai dire, c’est plus difficile que tu ne le crois de nous solliciter quand tu en as envie. Surtout que tu manques d’énergie et que tu dois assimilée celle que tu as reçue hier lors de la bénédiction. Tu ne maitrises pas le changement de tes énergies et tu n’es pas dans un environnement favorable, comme tu l’as remarqué.

Mais être en période de lunaison ne facilite-t-il pas la chose ?

Si et c’est bien pour ça que c’est plus facile à certaines périodes qu’à d’autres. Il faut parfois des purifications puissantes pour dégager ton canal, surtout que tu es entourée d’énergies lourdes, au travail comme chez toi. Tu ne peux pas y faire grand-chose, sinon maintenir une hygiène énergétique stricte et continuer à purifier ton lieu de vie. Tu verras que ça ira mieux quand tu déménageras.

C’est vrai que c’est fatiguant. Je te laisse, merci.

23 février 2016

Écrire un blog

Artiste : Megatruh

Artiste : Megatruh

Qui me lit ? Parfois je me demande quelles sont les personnes qui me lisent, quelle est leur vie, comment elles sont tombées sur mon blog et surtout qu’est ce qui les intéresse ici ? J’ai remarqué que c’est rarement les sujets que je pense les plus intéressants qui attirent le plus l’attention. Ce sont souvent mes articles les plus sincères, ceux qui sortent du fond de mes tripes et que parfois je me demande même pourquoi je les poste.

Tenir un blog est une drôle de chose. J’aime revenir ici, et parfois relire mes anciens articles. Je me rappelle alors ce que j’ai vécu, ce que j’ai ressenti, et je vois tout le chemin parcouru. C’est à la fois moi, et en même temps cela ne l’est plus, car cela appartient au passé et j’ai évolué depuis. Chaque article est comme un instantanée de mes émotions et de mes photos, si vrais et si sincères sur l’instant. Et en même temps, quand je les relis, cela n’est plus moi, car celle que je suis aujourd’hui n’est pas la même qu’hier. C’est un sentiment très étrange.

Je me demande donc parfois qu’est-ce qui résonne chez les autres, chez ces lecteurs invisibles, qui passent, mais ne laissent pas de traces. Je n’ai jamais écrit pour créer un blog à la mode, connu, avec des milliers de visiteurs chaque jour. Je l’ai avant tout fait pour moi. Ecrire dans mon coin ne me suffisait pas, j’avais envie de le partager. C’était avant tout une perche vers certains de mes proches, mais ironiquement, ceux-ci ne lisent pas de blogs et ne viennent donc pas ici. C’était une façon de partager mes textes, quand j’écrivais beaucoup plus de poésie au départ. Puis une façon de parler de ma spiritualité, de mes ressentis quand je ne savais pas à qui en parler dans la vie physique.

Mais à quoi mon blog me sert-il aujourd’hui ? Quand j’ai un visiteur par jour, je suis heureuse d’avoir été lue, cela me suffit. Pourtant, parfois, je vois que 5 personnes sont passées et ont regardé 60 articles, et je suis surprise. Mon blog est souvent découvert par hasard, parce que je ne suis pas fan de liker chez les autres uniquement pour qu’ils viennent chez moi. Je ne cherche pas à le faire connaitre activement, il est là, pour ceux que ça intéressent. Et des fois, il semble qu’une personne tombe dessus et l’explore de fond en comble, puis reprend son chemin. Et je me demande alors ce qu’elle y cherchait.

Je ne sais pas si mes articles peuvent être utiles à d’autres personnes, s’ils leur parlent. Je n’ai pas la prétention de le croire, après tout c’est juste un témoignage parmi tant d’autres. L’idée de créer ce blog m’était aussi venu pour me donner une identité pour suivre d’autres blogs WordPress. De façon ironique, beaucoup ont disparu. Et j’ai remarqué que les blogs sur la spiritualité, les pratiques païennes ne durent souvent pas très longtemps. Est-ce que parce que les pratiques et les croyances évoluent et ne correspondent plus aux écrits d’avant ? Je ne sais pas, en tout cas, ce que je sais c’est que je me laisse toute espace de latitude pour changer mes idées et mes croyances ici.

Plus les gens sont lus sur leur blog, et plus la probabilité que des personnes, n’appréciant par leur écrit, faisant des commentaires négatifs ou agressifs s’élèvent. Je n’ai jamais été confronté à ce cas-là et j’en suis heureuse. Je pense que l’anonymat forme aussi un cocon de protection très efficace, et finalement je ne suis pas assez lue pour être attaquée, ce qui n’est pas un mal ! Je pense aussi que mon contenu n’est pas subversif, même si tout le monde ne s’y retrouve pas.

Je sais qu’à une époque, quand je postais ici les channelings écrit que je réalisais grâce à mes capacités spirituelles, j’avais peur d’être traitée de folle. Et puis finalement, j’ai constaté que globalement, le monde s’en foutait. On ne devrait jamais s’interdire de faire des choses par peur du jugement des autres. Car finalement, oui celui-ci peut être agressif, mais parfois il est carrément inexistant et ce n’est que nos propres peurs qui nos bloquent.

Que pourrais-je souhaiter à cet espace ? Qu’il reste un lieu de liberté pour moi, d’expression décomplexée et surtout sincère, en accord avec moi-même, dans toute la vérité de mon cœur et de mes vécus. Même si parfois cela fait peur, même si parfois cela intimide.

Et vous, que n’osez-vous pas écrire ?

21 février 2016

La douleur du départ

Auteur : Kaminari san

Auteur : Kaminari san

Pourquoi est-ce que je n’arrive plus à écrire sur mon blog ? Je me sens dans une impasse, dans tous les domaines. Dans la spiritualité, parce que je me sens déconnectée de tout, et plus capable de manipuler les énergies. Dans mon logement, parce qu’il est étroit et moisi et que je ne trouve pas autre chose. Dans mon travail, parce qu’on attend beaucoup de moi et que je vais devoir prendre une importante décision. Dans ma vie sociale, parce que je n’ai rencontré personne avec qui me lier. Dans ma santé, parce que j’ai l’impression de ne pas m’en sortir avec mes nouveaux traitements hormonaux. Dans ma vie de couple, parce que je n’arrive pas à gérer mes émotions, ni mes blocages liés à la sexualité. Dans ma vie familiale et amicale, parce que je me sens coupée de toute ma famille et de mes amis en métropole.

Je me sens perdue et déracinée. J’ai l’impression d’être dans un environnement hostile, où chaque étranger est un potentiel agresseur. Tout m’est étranger : les plantes, les animaux et insectes, les constellations dans le ciel, le climat et le cycle des saisons. Je n’ai plus aucun de mes repères. Je ne peux plus me promener sous les forêts de chênes et de châtaigniers, observer la constellation d’Orion, prêter attention aux cris des Corneilles, identifier les fleurs sur mon chemin, cueillir du millepertuis pour en faire une huile, reconnaître le chant des oiseaux, parcourir le chemin familier qui mène au moulin, observer les orchidées sauvages dans le jardin, manger des cerises dans l’arbre de mon oncle. Aller me recueillir sur la tombe de ma grand-mère, embrasser ma mère, chatouiller mon père, faire râler ma sœur, goûter le gâteau de mon grand-mère, me moquer de mon cousin. Rire avec Laurie Anne et Camille, faire du shopping entre amies, observer le bonheur de Marion. Parcourir ma bibliothèque ésotérique, faire sécher mes plantes, prendre soin de mes cristaux. Observer la pleine lune dans un champ, écouter la pluie en emmitouflée sur le canapé. Manger les gâteaux de mon père, me chamailler avec ma mère. Rentrer à la maison.

Tout ça me manque horriblement. Je savais que ce serait dur de partir, mais je ne pensais pas que cela m’arracherait le cœur comme ça. J’ai l’impression d’avoir tout perdu. Mon cocon protecteur, ces petits riens qui faisaient mon bonheur et me donnaient chaud au cœur. Je pensais que la découverte d’un nouvel endroit et d’un nouveau milieu naturel m’émerveillerait et m’occuperait l’esprit. Que cela compenserait la douleur du départ et la perte de tout ça. Mais la vérité c’est que je n’ai même pas envie d’en profiter. Parce que je suis trop mal.

Malgré le fait d’être avec mon compagnon, de garder contact avec ma famille, d’avoir accroché mes images préférées, d’avoir amélioré mon appartement, de travailler sur un sujet intéressant, de faire un atelier de peinture, de manger du chocolat et de m’offrir des boucles d’oreilles.

Rien ne semble consoler mon cœur qui a mal et qui pleure à longueur de temps. Mes proches attendent de moi que je sois heureuse, parce que c’est moi qui ai décidé de partir, que c’est eux qui restent avec le vide de mon absence. Parce que c’est moi qui suis partie sur une île tropicale où la vie est sensée être paradisiaque.

Mais je ne vois que le négatif, je lutte encore et encore. Pour améliorer les choses. Pour essayer de maîtriser mes émotions, de faire les choses bien. Pour essayer d’être heureuse. Mais je ne le suis pas du tout. J’ai rarement pleuré autant durant toute ma vie. Même si au moins, maintenant j’arrive à dormir (ce qui n’était pas le cas dans mon job précédent…). Je me sens perdue sans mes repères et mon chez moi réconfortant. Je me sens seule au milieu d’une foule hostile. Je me sens rejetée par ce lieu, ces gens et cette culture. Ce qui est très probablement une projection de mon mal être. Mais j’ai beau essayer de rester ouverte aux gens, à la vie, aux opportunités, je n’y arrive. Je me sens trop mal.

Pourquoi tout ça alors ? Des fois je me demande si je ne ferais pas mieux de rentrer. Mais pour aller où ? Faire quoi ? Avoir la sensation de fuir et d’abandonner les responsabilités que l’on m’a confiées ? Je m’imaginais les choses tellement différemment. Je voulais venir pour construire ma bulle avec mon compagnon, siroter des cocktails sur la plage avec lui, découvrir de nouveaux paysages ensembles. Mais mon mal être contamine tout, je n’arrive pas à profiter de l’instant. Pire, je me sens faible et vulnérable sans lui. Comme si j’allais casser à la moindre altercation, et qu’il n’y aurait personne pour ramasser les morceaux à la petite cuillère… Je me sens parfois si épuisée que j’ai juste envie d’abandonner, et d’aller dormir, de ne pas me lever le lendemain. A quoi bon ? Je n’arrive plus à trouver de la force, de l’espoir, de l’envie et de la joie de vivre. J’attends que le temps passe… et il passe tellement lentement, en s’étirant sans fin…

Une amie à moi me dit que je suis trop dure avec moi-même, que je suis malade et que cela risque de prendre plusieurs années pour trouver le traitement hormonal adéquat, que c’est normal d’être perturbée dans le processus, que je suis loin de ma famille et de mes amies, dans un environnement nouveau où je ne connais personne, que je me remets à peine de la pression anormale qui m’était mise dans mon job précédent… Que si j’arrive à faire face à tout ça, j’aurai vraiment surmonté une « sacré épreuve ».

Alors oui, je peux être dire que « j’ai le droit de me sentir mal » face à tout ça. Mais cela ne change pas la situation. Cela n’efface pas les éclats et les disputes, les blessures et les agressions vécues. Un cœur blessé peut-il comprendre que la personne d’en face la blessée involontairement parce qu’elle est faillible ? Et qu’elle n’arrive pas à faire face ? Qu’est-ce que cela change quand on se sent mal ?

Comment transformer la situation quand on se sent si impuissant ?

31 août 2015

Toutes ces émotions négatives…

Auteur image : KR0NPR1NZ

Auteur image : KR0NPR1NZ

Depuis quand suis-je si faible ? Physiquement et moralement ?

Peut-être depuis que j’ai renié la part sombre de moi-même.

Quand je ne sais plus qui je suis, je dois en revenir aux souvenirs de toutes les épreuves et souffrances que j’ai traversées. Pourquoi cela ? Pourquoi pas les moments heureux, les gens que j’aime, les vacances dans la nature ? Pourquoi faut-il que je revienne à une étincelle de ces moments de douleurs pour me rappeler ma force, ma capacité à continuer d’avancer malgré ça ? N’est-ce pas un peu sadique ?

Quand je vais mal, que je tourne en rond, que je me sens coincée, j’ai beau demander de l’aide, je ne la reçois pas… J’ai beau m’apitoyer sur moi-même et appeler la bienveillance de la lumière, rien n’y fait. C’est la colère, l’injustice et le désespoir profond qui me poussent à plonger au plus profond de moi-même. Dans les souvenirs de mon passé, pour me rappeler ce que j’ai déjà traversé et alors relever la tête en me disant que je suis capable de faire face à mon présent.

C’est dans ma part sombre que je pompe l’énergie pour me secouer. Dans mon ressentiment, mon amertume, ma tristesse, mon découragement, ma sensation d’impuissance. Dans mes émotions négatives et la hargne qu’elles éveillent.

Oui je suis déprimée, peut-être même dépressive, sombre et lunatique. Et alors ? Une rage nait en moi, face au monde et à la société, qui attend de moi de cacher, de masquer, voire d’annihiler toutes ces émotions négatives. Mais je ne veux PAS. Elles font partie de moi, comme ces souvenirs douloureux, ces cicatrices et ces peurs qui me collent à la peau. ET ALORS ? Je ne force personne à m’aimer pour ce que je suis. Mais je refuse de me conformer à un moule de lumière, de gentillesse et de positivité que je ne suis pas, même si c’est ce que les autres attendent de moi.

En ce moment, je n’ai pas envie d’être positive, je n’ai pas envie de recevoir des leçons de moral sur la façon dont chaque minute appréhendée avec positivité/négativité impacte sur notre vie. J’ai juste envie d’accepter et de laisser s’exprimer toutes ces émotions négatives, que la société nous pousse à ignorer, ranger dans une boîte ou résoudre : mon insatisfaction, mes peurs, mon inconfort, ma colère, ma rancœur, mes regrets, mes déceptions, mon insécurité, ma vulnérabilité, mon amertume, ma tristesse, la souffrance physique de mon corps, mon envie de feuler et de mordre, ma haine envers l’injustice de ce monde, ma soif de vengeance, mon mépris pour certaines personnes, ma soif d’avoir plus, mon besoin de reconnaissance.

Toutes ces émotions « négatives », toutes MES émotions négatives, je veux me les approprier, je veux les ressentir, les posséder pour les transformer en une force motrice. Celle qui me redonnera de la force, me fera relever la tête, hurler à la lune, défoncer les barrières qui m’emprisonnent, dépasser la cage qui m’enferme et enfin me sentir libre.

Alors oui, il est peut-être temps de reconnaitre que je suis plus reliée à l’Ombre que ce que je veux bien admettre. Que je me suis réfugiée dans la Lumière par crainte de l’Ombre, par peur de ce que je pourrais découvrir en moi : la soif de puissance, l’ambition aveugle, l’indifférence devant la souffrance d’autrui, la volonté d’écraser l’autre, l’égoïsme. Tout cela sont des choses qui me font terriblement peur. Parce qu’ouvrir la porte à l’Ombre, c’est aussi ouvrir la porte en soi même de ce qu’il y a de plus sombre, de plus cruel, de plus assoiffé de vengeance et de reconnaissance.

Pourtant, je devrais me rappeler que l’Ombre accomplie, ce n’est pas ça. L’Ombre accomplie recherche l’élévation de l’âme, mais d’une façon différente, par les propres moyens de chacun, le développement de la volonté, le travail via des alliances. Le dépassement des jugements du bien et du mal, le travail pour se détacher des voix de l’égo. L’Ombre accomplie ne vaut pas moins que la Lumière accomplie, c’est juste différent. Je le sais dans ma tête, mais dans mon cœur…

Finalement, si je refuse d’ouvrir la porte à l’Ombre, c’est peut-être surtout parce que j’ai le plus peur de moi-même, et de ce qui risque de s’y déchainer. Des années de douleurs, de colère, de soif de vengeance refoulées. Toutes les émotions négatives provoquées par les trahisons que j’ai vécues, par mon viol, par ma propre maltraitance envers mon corps. C’est plus qu’une tornade qui risque de se déchainer… Et je me surprends parfois moi-même à ne plus me reconnaitre face aux pulsions qui surgissent.

Pourtant, puis-je faire demi-tour ? Je suis à un point de non-retour. Je suis bloquée face au mur, je ne vois plus le ciel et les étoiles. Je ne peux pas me retourner et partir, ce serait renoncer à mes rêves, à mon couple et même à une part de moi-même. Ce serait tourner le dos à une partie de qui je suis. Je ne peux qu’avancer. Mais comment ?

Je suis prête à accepter ma reliance à l’Ombre. Je suis prête à travailler sur moi, à abandonner mes idées reçues, mes préjugés et les croyances qui ne correspondent pas à ma réalité intérieure. Mais à la condition que cela me permette d’avancer sur mon chemin, de dépasser ce buisson d’épines sur ma route sans m’écharper à sang tout le corps.

Je sais que j’en suis loin, je sais que je me débats vainement contre obstacles et sentiments d’injustice. Que je suis loin de la tempérance, que je ne connais pas et que j’ai peur d’assumer les valeurs qui me correspondent vraiment. Mais n’est-ce pas déjà un premier pas sur ce palier de stagnation ?

22 février 2015

Décider par soi-même

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J’avais envie d’écrire, j’étais inspirée puis cela m’est passé… Pourtant j’aurai bien aimé le coucher par écrit, toutes ces pensées qui m’ont traversé. C’est rigolo, j’ai lu le commentaire d’Emmanuel juste après avoir fini mon article sur la volonté, et ça m’a conforté. Ça a aussi provoqué un déclic. Un déclic de compréhension. Pourquoi les plantes médicinales plutôt que la phytothérapie ?

Parce que depuis toujours, ce sont les plantes qui me passionne et non l’homme. C’est ce qui m’a retenu de me lancer dans une formation d’herboristerie. Je veux travailler pour le Terre, pas pour l’homme. C’est elle que je voudrais soigner, préserver et aider, avant tout. C’est sûrement une vision égoïste. Mais je n’en ai rien à faire des sous, du prestige et de la reconnaissance sociale pour une profession « à haute valeur ajoutée ». Mais bon, il faut être réaliste quand même… si l’argent n’est pas une fin en soi, il est quand même nécessaire pour vivre dans cette société, pour se nourrir, se loger, prendre soin de son corps et puis tout simplement profiter d’un certain confort, pouvoir voyager, se cultiver etc…. Je ne suis pas de ces « idéalistes » qui voudraient s’en passer (sans aucun jugement de valeur je précise, c’est juste ma façon de penser). Mon vieux rêve de gamine de devenir ermite dans la forêt  est plus que dépassé, lol. Et je ne lui cours plus après.

Je pense qu’on est plusieurs à un moment ou à un autre, lorsque l’on se sent en décalage complet avec la société, à se poser cette question. Celle de la place, du rôle que l’on veut jouer dans cette société. De rôle que l’on veut bien assumer. Veut-on vivre tranquillement en retrait dans son coin, profiter simplement des bienfaits de la vie ? Veut-on se mettre sur le devant de la scène pour se sentir exister ? Veut-on prendre la peine de lutter pour ses valeurs et faire évoluer les choses ? Ou veut-on se laisser porter ? Je crois qu’il y a autant de vision que d’individualité. Pourtant si je devais dessiner une tendance d’après les différentes personnes que j’ai rencontrées, je dirais que la reliance à l’Ombre ou la Lumière (le plus souvent inconsciente) a un effet important sur le rôle que l’on veut jouer. On peut aussi décider ou se retrouver à ignorer son cœur, choisir de prendre un rôle opposé, ou différent à celui dont on aurait rêvé. Et je me demande qu’est-ce qui fait que l’on s’accroche à ce rêve ? Qu’est ce qui fait que l’on veut écouter son cœur jusqu’au bout, même s’il semble avoir de folles idées ? Aller à l’encontre des attentes de la société ?

Pour ma part, j’ai toujours penser qu’un rôle en retrait me convenait, que je voulais juste pouvoir profiter pleinement et sereinement de chaque moment de la vie, de chaque merveille de la Nature. Je peux rester des heures à contempler le vent agiter les arbres et les nuages passer. Je suis à chaque fois émerveillée par la magie de la nature et de la vie. À en pleurer. C’est toujours ma gratitude envers la Nature qui m’a sauvée, toujours, toujours. Elle a réveillé mon cœur tombé dans l’apathie, elle m’a donné une raison d’apprécier la vie quand je voulais me suicider, elle a reposé mon âme et l’a soigné. Elle a toujours tenu sous mes pieds, m’a nourrie et abritée. Jamais je n’ai souffert de la faim, jamais je n’ai vu le sol s’effondrer (physiquement) sous mes pieds. Elle est ma mère nourricière, ma vie, mon souffle et ma mort. Elle est une de celle qui me guide et  elle est la seule à m’offrir l’ancrage dans la réalité. Je lui dois tout, je lui dois probablement le fait de « m’être éveillée », de par les plantes et les animaux, le souffle de l’eau,  les pierres taillées de sa chair chargées des énergies de centaines d’années. La Nature est belle, mais elle est aussi terrible et sans pitié. Elle est sauvage et indomptable, traitresse et pourtant alliée. Elle est la foudre qui s’abat, le prédateur qui mange sa proie. Elle est. Les mots seraient trop pauvres pour lui rendre hommage.

Alors est ce que je veux toujours rester en retrait ? Ou est-ce que je vais accepter de devoir me battre pour mes valeurs ? Clairement, en étant reliée uniquement à la Lumière, j’aurais eu tendance à rester en retrait. Mais avec la découverte de ma reliance à l’Ombre, je mesure mon envie de progresser, de me dépasser. Alors ou se situe le chemin entre les deux ? Qu’ai-je à apporter ? Et quelle est la manière la plus adaptée ? Ça c’est une sacrée question. Et là est tout le cœur de ma réflexion.

Puis je avoir la prétention que moi, petite personne que je suis, je puisse faire évoluer quelque chose ? J’aurai tendance à dire non. Mais n’est-ce pas par l’exemple que l’on inspire les autres à changer ? N’est-ce pas d’abord en regardant en soi, en se changeant soi-même intérieurement, que l’on peut espérer voir ce changement lentement se propager ?

Que m’a appris mon expérience ? Que lorsque j’ai confronté mes parents à la spiritualité, à ma spiritualité naissante, ils l’ont rejeté. Exactement comme moi je la rejetais. Et en évoluant moi-même, en acceptant de m’écouter, de prendre le temps d’appréhender, d’assimiler, de réaliser et d’accepter qui je suis au niveau de la spiritualité, mes parents ont suivi le même mouvement envers moi-même. Maintenant, j’accepte la spiritualité comme une partie intégrante de la personne que je suis, et je ne veux plus la rejeter (bien que j’ai toujours des périodes difficiles à accepter les réalités qui vont avec). Et mes parents ne la rejettent plus, ils l’ont aussi accepté et assimilé comme une partie intégrante de moi-même. Je cherchais leur approbation et leur acceptation, mais ils ne me l’ont jamais donné quand j’en avais besoin. C’est moi-même en m’acceptant, en faisant la paix avec moi-même, qui me la suis donnée. Et eux on suivit mes pensées. En étant en paix avec moi-même, en n’ayant plus peur de moi-même, ils ont arrêté d’avoir peur de cet aspect chez moi.  Quand il y a des années, je me suis vue regarder comme une folle à l’idée que je sentais les morts, maintenant, ma Maman accepte de regarder dans le journal les avis de décès pour me rassurer. Sans poser de questions, sans juger, avec application et méticulosité, juste avec le plus grand amour maternel. Alors oui, c’est au centre de moi que le changement doit commencer.

Mais quel est le changement que je voudrais diffuser autour de moi ? Quel est le changement que je voudrais, moi, personnellement apporter ? Je n’ai pas besoin de mes guides pour me le dicter, de mon âme pour me l’imposer. J’ai besoin de mon cœur pour m’aiguiller et de ma volonté pour le faire se matérialiser. La Lumière d’une main pour la vérité, l’Ombre de l’autre pour la matérialiser. Alors je vais chercher, et je vais trouver. Je ne veux pas laisser quiconque décider pour moi, pas même mes guides, le ciel ou mon âme. Je veux décider en étant à l’unisson entre le corps et l’esprit, entre l’âme et la raison, et avec le cœur pour seule direction, le « vrai » cœur.

16 janvier 2014

Source image : Wang Xiuying

Colère rentrée

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Je ne suis pas contente du tout, je suis même très en colère. A. m’a posé un lapin, on devait skyper.

Pourquoi cela te met tellement en colère ?

Parce que j’avais hésité à accepter le RDV skype, parce que j’avais envie de voir KW. Parce que je me suis dit que je pouvais bien lui accorder la soirée, que depuis que j’avais rencontré KW on skypait très peu (voir quasiment plus). Que c’était une occasion d’éclaircir un peu les choses et de voir ce que mon cœur me disait. Mais je suis profondément en colère et frustrée. Merde quoi, c’est lui qui m’a demandé de skyper ! Pourquoi ça me fait rager comme ça ?

Parce que tu considères que tu lui fais une fleur, qu’il devrait s’estimer heureux que tu lui accordes du temps, que tu restes attaché à lui. Mais tu sais, lui il s’en fout de ça. Dans sa tête c’est comme si tu l’avais déjà quitté.

Je ne suis pas d’accord avec toi, ce n’est pas ma pensée. Est-ce que ce n’est pas plutôt que je suis en colère contre lui parce qu’il me donne des arguments pour le repousser ? Il fait bêtement comme s’il avait oublié, je sais qu’il n’a pas oublié. Qu’est-ce qu’il cherche à prouver ? Il croit que sinon il a perdu sa fierté ? Alors là, ça ne lui ressemble tellement pas… Je ne sais même pas comment répondre… je ne peux rien lui reprocher. On a dit pas de contraintes, jute des opportunités. Mais là pour le coup, moi je me sens arnaquée. Ça va vite régler les choses si ça continue comme ça…

Et si c’était sa manière à lui de te faire comprendre qu’il n’aime pas te savoir tout le temps accaparer ailleurs ? Et que lui aussi est occupé ?

Et alors ? Je l’enverrai bouler dans ce cas, c’est ma liberté. Et puis je ne compte pas sacrifier QUOIQUE ce soit pour lui. Même si je suis attachée à lui.

Lui essaye justement de se détacher de toi. Qu’est ce qui te dit qu’il ne t’a pas écrit dans un moment de faiblesse ? Dans un moment où il avait besoin de toi ?

Je ne sais pas, mais je suis blessée par son manque de délicatesse. Sa réponse sent bizarre, je sens qu’il est en train de se bourrer la gueule ou un truc dans le genre, il n’écrit pas pareil dans ces moments-là. C’est vraiment difficile d’estimer dans quel état il est. Tu sais comment il est… il fait sa grande gueule, il blague et il rigole en public. Et puis il y a la face cachée, celle où il est vulnérable, où il ne parle pas de ses souffrances physiques ni émotionnelles. Je n’ai toujours pas pu évaluer ce que mon annonce lui a fait. C’est trop difficile à distance. En plus il a l’air d’esquiver jusqu’à ce que je le vois en face. Ahaha, moi qui voulais prendre mes billets de train ce soir… me voilà baisée. C’est peut être ça qui m’énerve autant.

Et si tu ne devais pas y aller ? Est-ce que tu aurais des regrets ?

Oui, je veux éclaircir la situation. Je veux lui dire de vive voix, mes yeux dans les siens.

Et s’il esquivait parce qu’il a peur de souffrir ? Peur que tu changes d’avis et que tu le rejettes ? Peur de ne pas être celui que tu choisis, il le sait… Il sait que votre histoire n’est pas faite pour durer, ne l’a jamais été. Mais il s’est attaché, au-delà de ce qu’il veut bien admettre. Il a fait pour toi des choses qu’il n’avait jamais faites : ces roses qu’il t’a offert, ce cadeau qu’il t’a ramené du Japon, ces choses qu’il t’a confié. Tu as mis son âme à nu et tu t’es dévoilée comme tu es à lui. Personne ne l’avait jamais fait pour lui. Tu es celle qui a osé, osé regarder au-delà de la façade, au-delà des préjugés et de ses erreurs du passé. Tu as écouté, tu as écouté ses erreurs sans juger, le mal qu’il avait fait, le mal qu’il avait récolté. Cela ne t’a pas arrêté, tu es allée creuser plus loin, plus profond encore, jusqu’à découvrir le cœur de son âme, celui qu’il n’avait jamais dévoilé. Un lien comme ça peut-il si facilement être oublié ? Crois-tu qu’il a mal de te savoir aimer un autre ? Ce que KW a dit n’est pas faux, les actes physiques scellent des liens. Mais un lien est-il réellement scellé si l’on n’y met pas la volonté ? Crois-tu qu’il se lie, lui, lors de ces aventures d’un soir ?

Non, bien sûr que non. Il ne veut pas se lier. Il veut juste profiter, le jeu est clair dès le départ.

Alors pourquoi avec toi était-ce différent ?

Et bien je dirais… parce qu’on s’est reconnu ? Il y a eu cette sorte d’alchimie, c’était fou, c’était intense et rapide. Et avant même qu’on est réalisé, on était déjà en train d’en parler, de poser les limites et les conditions, d’accepter ce que l’on voulait mutuellement partager. Rien à voir avec KW. C’était une rencontre, que dis-je, une découverte (parce qu’on s’était déjà croisé par le passé) complétement différente. Il n’y a rien à comparer. Pourquoi ai-je l’impression que tout le monde veut comparer deux choses qui ne peuvent être comparées ? C’est comme le feu et l’eau, il n’y a pas de ressemblances.

Et s’il y en avait ? Repense à cette question de L.A., n’y aurait-il pas un type d’homme qui t’attire ? Les deux partageraient alors des qualités communes que tu apprécierais. Peux-tu les trouver ?

Mais pourquoi chercher ça ? Pourquoi les comparer ? Je ne veux pas, je m’y refuse catégoriquement, ce serait comme de les juger. Ça n’a pas sa place dans mon cœur.

Bon, on y reviendra quand tu seras prête. Que crois-tu que lui ferais à ta place ?

Je ne sais pas…

Si tu le sais. Comme il te l’a dit, il n’aurait pas de scrupules. Il accepterait toutes opportunités qui lui plairaient. Il ne tergiverserait pas à te blesser. C’est le deal que vous avez fait. Pas d’engagement, pas de rupture. Totale liberté. Mais ça veut dire aussi que tu ne dois pas toi-même t’autolimiter et t’attacher. Pourquoi as-tu tergiversé à lui annoncer la nouvelle ?

Parce que j’avais peur de le blesser…

Arrête de te mentir à toi-même. C’est parce que tu avais peur de le perdre.

Oui peut-être, mais AUSSI par peur de le blesser. J’étais vraiment inquiète de la manière dont il allait le prendre. Je ne voulais pas le voir peiné.

Toi et ta sensibilité… Quand vas-tu arrêter de te préoccuper des autres et penser d’abord à toi ? Rappelles toi ce que tu t’as écrit : « c’est ma vie, je ne dois rien lui sacrifier ».

Je ne suis toujours pas du tout contente, ma colère ne retombe pas. Je ne veux pas que ça finisse comme ça.

Alors comment voudrais-tu que cela se termine ? Tu crois vraiment qu’une relation ouverte pourrait marcher ? Ne crois-tu pas que c’est une belle utopie à laquelle te raccrocher parce que tu as peur de t’engager ? Tu as peur d’admettre que peut-être il  n’y a que KW que tu peux aimer de la sorte ?

Je ne sais pas… Pas prête à m’engager définitivement c’est sûr, je l’admets, j’ai trop besoin de liberté, j’ai trop besoin de ne pas me sentir engagée pour l’instant, sinon dans la pureté et la sincérité du moment. Je ne peux m’engager qu’au présent pour l’instant.

De toute façon, peut-on vraiment s’engager autrement qu’au présent ? N’est-ce pas un pari insensé que de s’engager sur celui que l’on sera dans des années ? Sais-tu qui tu deviendras ?

Non.

Alors comment peux-tu savoir ce qui te conviendra dans des années ?

Je ne le peux pas. Ça semble alors hypocrite de s’engager. La seule chose sur laquelle je peux m’engager, c’est de toujours faire preuve d’honnêteté, d’agir en accord avec mon cœur et de toujours répondre la vérité lorsqu’une question m’est posée. Mais si j’aime, et que ma relation est dynamique et vivante (qu’elle évolue en même temps que le « je », le « tu » et le « nous »), il n’y a aucune raison que je n’aime pas le lendemain, si aucune catastrophe n’est venue briser mon amour.

C’est en effet plus réaliste comme engagement. De cette manière tu ne te mens pas à toi-même, tu ne t’illusionnes pas et tu ne t’enfermes pas dans des promesses, qui pourraient des années après, se retourner contre toi. Est-ce que tu te sens apaisée ?

Non pas vraiment, je me sens plutôt le cœur écartelé, cette conversation n’est pas très plaisante.

Oui, oui, mais tu t’es engagée à faire preuve d’honnêteté. Alors fais face à la situation telle qu’elle est. Si jamais tu étais dans une situation de faiblesse, vers qui des deux tu te tournerais ? Où ton cœur se porterait ?

… c’est une méchante question, là tu abordes la confiance. Je dirais sans hésiter vers KW.

Pourquoi ?

Parce que je lui fais plus confiance. Il a reconnu les erreurs de son passé, il les accepte et veut éviter de les renouveler. Il a fait face. Alors que A. en est encore à seulement accepter les siennes. Il y a toute une grande part de ténèbres en lui qu’il ne veut pas affronter, il est bien plus instable et j’ai peur qu’un jour cela lui explose au nez. Non, je ne me reposerai pas sur A en cas de nécessité. Je sais qu’il serait là pour m’apporter son soutien affectif, mais il risquerait trop d’abuser du pouvoir que je pourrais alors lui laisser involontairement.

Et dans ta réponse, où est ton absence de jugement ?

Cela ne change rien à mes sentiments pour lui. Je fais juste face à cette vérité. Je me suis promise de ne plus jamais me laisser aveugler, ni par amour, ni par amitié.

Bien, c’est bon de te l’entendre répéter. Et alors ? Où cela va te mener ?

Qu’en sais-je ? Je me sens coincée ! Je me dis que c’est peut être une épreuve pour voir si KW et moi, on est vraiment capable de ne pas se posséder. Parce qu’évidemment, je n’exigerai jamais de lui quelque chose que je ne respecte pas moi-même. Alors il a totalement le droit d’exercer sa liberté, de voir quelqu’un d’autre, de l’embrasser etc… Je n’ai aucune condition à lui imposer, il est libre de ses gestes et pensées. Et je ne veux surtout pas avoir à le questionner. J’imagine que si cela devait arriver, il serait capable de juger la pertinence de m’en informer ou pas, et de faire preuve d’honnêteté. De toute façon, je pense que je le sentirai dans son regard s’il me mentait… Bref la question n’est pas là.

Alors où elle est ? Qu’est-ce que cela te ferait s’il voyait quelqu’un d’autre ? Essaye de l’imaginer. Disons qu’une autre fille de l’école attire son attention, quelqu’un pour qui il ressent une reconnaissance, une attirance qu’il ne peut pas ignorer.

Si ce sont deux âmes qui se sont vraiment reconnues, je ne pourrai qu’accepter les circonstances, s’ils ont quelque chose à régler entre eux, alors il faut que ce soit fait. Je ne crois pas au « pur hasard », je pense que dans ce cas, s’ils se sont rencontrés, c’est pour une bonne raison. J’ai bien eu des choses à régler de cette manière avec d’autres hommes. Alors je ne peux qu’observer et faire preuve de foi en lui, en nous, savoir accepter la situation.

N’aurais tu pas peur qu’il soit captivé par cette personne et qu’il ne revienne jamais ?

SI j’aurais peur. J’imaginerais la souffrance que cela me causerait s’il partait. Mais cela ne changerait pas la vérité, mieux vaudrait très vite l’accepter. A quoi bon se mentir ? A quoi bon retenir l’autre s’il a envie de partir ? C’est se torturer, car jamais les sentiments ne pourront revenir à ce qu’ils étaient. Je sais, je l’ai vécu. Quand J. m’a quittée pour L. Et justement, quand on aime vraiment l’autre, on est capable d’accepter qu’on ne peut pas lui apporter le bonheur qu’il recherchait et qu’il vaut mieux le laisser partir. Au final, je suis heureuse pour J. qu’elle m’ait quittée, elle a trouvé une personne formidable avec qui elle est depuis toutes ces années. Et puis au final, ce n‘est pas moi qu’elle avait rejeté, elle était partie car elle avait trouvé la personne qui lui correspondait vraiment. Ça a fait écho, ils se sont trouvés, le hasard les a rassemblés, ils ont été attirés dès le début, elle ne pouvait pas lutter et elle a bien fait.

Tu as rêvé d’elle l’autre nuit.

Ah, encore une mémoire à nettoyer ?

Racontes moi le rêve que tu as écris.

Il était très bizarre, il m’a perturbé toute la journée !!! Bon allez c’est parti pour la session de travail sur le passé… Laisse-moi allumer une bougie et de l’encens pour me conditionner. Tu sais que je n’ai pas fini ce que je voulais écrire au sujet de KW rencontrant une autre personne ? Et de A. qui m’a énervée ?

Allez, laisse-toi couler, laisse-moi doucement te porter vers là où tu dois aller. Ça sera plus facile après.

Juste avant, *voie très douce* tu voudrais bien te présenter à moi ? Je crois que l’on n’a jamais eu l’occasion de discuter avant.

Tu ne me reconnais pas, mais moi je te connais très bien. Ce n’est pas grave tu sais, tu me reconnaîtras plus tard. Reprenons là où l’on en était.

Dois-je vraiment écrire mon rêve ? Il était si long.

Contentes toi des étapes clés.

Bon, alors j’ai rêvé que J. m’appelait à l’aide chez ses parents et je venais. Elle m’expliquait qu’elle avait entendu un esprit lui parler, et comme je m’y connaissais, elle voulait que je fasse quelque chose. Je la croyais difficilement, J. n’était pas une personne à l’ouverture d’esprit capable d’entendre des entités.

On allait donc examiner la salle de bain. J. lançait alors un ordre dans l’air, « Entité, je te somme de te montrer ici et maintenant selon ma volonté ». Je lui expliquais alors qu’il ne fallait pas faire ce genre d’appel ! Elle ne le savait pas mais c’était le meilleur moyen pour invoquer de force une entité fâchée. Et tout à coup, je me sentais saisie à l’avant de mon col par une main invisible et soulevée dans les airs. Mes pieds ne touchaient plus terre et l’entité me maintenait dans le vide. Cette démonstration de puissance était très très très impressionnante. Jamais je n’avais vu une entité faire preuve d’une telle capacité physique à maîtriser un vivant. Mais je ne paniquais pas malgré la situation. Je m’excusais platement auprès de l’esprit, je lui expliquais que J. ne savait pas ce qu’elle faisait. L’entité me relâchait et alors je m’inclinais (comme les japonais) en signe de pardon et de respect. J’avais une preuve irréfutable que c’était bien une entité qu’entendait J..

J. et moi on se prenait ensuite dans les bras, s’enlaçait de manière serrée (pour se rassurer ?). Ses deux petits frères faisaient irruption dans la pièce, ils me faisaient des reproches, me disaient que je n’avais pas le droit d’être là, que si leur parents savaient… Je leur expliquais doucement que j’avais vraiment sincèrement aimé J., qu’on s’était aimé, mais que la flamme s’en était allée, et que maintenant on était juste simplement amies, sans ambiguïtés, que jamais je ne m’étais moquée de J. (comme ses parents l’avaient insinué), que j’avais toujours été sincère mais que cet amour était définitivement fini.

L’un de ses frères était alors possédé par l’esprit (ses pupilles devenaient blanches), la pièce se couvrait de givre et il faisait très froid tout à coup. L’esprit me disait quelque chose, puis il réclamait plusieurs fois que je fasse du chant diphonique. Alors je chantais, je produisais 4 notes de chant diphonique à la suite. La première était une note inhumainement grave avec une harmonique superposée très aigüe, et la dernière était une notre inhumainement aigüe avec une harmonique superposée encore plus aigüe. Je ne me savais pas capable de faire de tels sons. Ils avaient purifiés quelque chose.

Tous revenait à la normal (givre et esprit disparus), mais les 2 frères avaient tout oublié. Je parlais de ce qu’il venait de se passer avec J. Je cherchais à savoir dans quel contexte l’esprit s’était manifesté. En fait J. et ses parents étaient en train de faire du tri, du rangement dans leurs vieilles affaires, ils étaient en train de nettoyer leur maison. L’esprit était parti, en réalité il n’était pas mauvais, il était juste venu pour aider à nettoyer le passé, alors je le remerciais.

Alors que penses-tu de ce rêve ?

Hum… il m’a fait une si forte impression… j’en reste perplexe. Je pense que c’est un rêve spirituel. Je pense que quelque chose a effectivement été nettoyée. Est-ce qu’une entité est vraiment venue m’aider ?

Oui, et tu la connaissais, c’est pour ça que tu n’as absolument pas été effrayée par sa démonstration de puissance, tu te sentais en sécurité dans ton rêve.

C’est vrai… Une chose me perturbe. C’est le 4ème rêve spirituel depuis que je suis à Rennes, où je rêve que je fais du chant diphonique pour purifier ou protéger… C’est récurrent. C’est louche même… ça fait écho à cette histoire de bols chantants. Et le cadeau que l’on m’a fait. Bizarrement, il y a le stage de formation de massage aux bols tibétains au même moment que celui où je pensais aller à Bruxelles. Et pile entre la fin de mes cours et le début hypothétique  de mon stage. J’hésite encore à choisir si je devrais le faire ou pas…

Tu n’as qu’à demander à ton âme.

Bon, je vais aller me coucher… Toujours insatisfaite de ce qu’il s’est passé avec A.

Laisse tes rêves t’éclairer, laisse-moi encore te guider.

Alors tu es cette fameuse entité dont j’ai rêvé ?

Oui, c’est une des formes que je peux emprunter. Mais elles sont multiples et variées, je choisis celle où je peux être à ta portée. N’aie pas peur de me solliciter. Je suis bien plus douce que ton guide sombre, même s’il t’est plus difficile de me solliciter. Penses alors à laisser le soleil doucement te réchauffer… comme Sylvie te l’a conseillé.

Merci.

13 janvier 2014

Source image : Kyrie0201