Science sans conscience ?

Artiste : Yuumei

Comme vous avez pu vous en rendre compte, je ne suis plus très présente sur mon blog depuis quelques temps. Il y a maintes raison, mais globalement, je ne ressens pas l’élan ni le besoin d’écrire ici, et je ne souhaite pas forcer la chose. Mes guides sont aux abonnés absents, tout du moins, ne se montrent-ils pas et ne souhaitent pas se manifester quand je les appelle. On dirait que je traverse une de ces phases du style « on ne te répondra pas, c’est à toi d’apprendre par toi-même et de trouver d’autres solutions ». Soit, j’ai décidé de lâcher l’affaire, comme dit Camille, ça ne sert à rien de chercher à se prendre un mur.

Voilà pourquoi j’ai parfois le sentiment que la guidance que je reçois est très instable et aléatoire. Certains me répondront peut-être que, j’ai déjà de la chance de pouvoir écrire avec mes guides ponctuellement. Mais la réalité, c’est que ce n’est pas moi qui décide. Quand eux le veulent, ils vont trouver les moyens pour m’en donner envie ou m’y pousser. J’ai cette impression illusoire que c’est moi qui décide, quand écrire ou pas, mais c’est une construction totalement fausse de mon égo pour me rassurer. Car dans ces périodes de silence, il m’arrive mainte fois de penser à mon blog, ou d’avoir envie que quelque chose s’écrive, mais je ne ressens pas cet élan, cette énergie nécessaire pour le faire. Alors qu’aujourd’hui oui.

Est-ce une question de ressources énergétiques ? Peut-être. Il est vrai que, malgré mes méditations, mes nuits de repos, etc, j’ai souvent bien du mal à avoir le sentiment de réussir à me ressourcer. Ma santé est très chaotique, et mes expériences spirituelles semblent beaucoup l’impacter. Je n’ai toujours pas trouvé le moyen de corriger ça, de l’influencer, ni même de le comprendre ou de le prédire avant un travail énergétique spécifique. Des fois cela me rend chèvre. J’ai beau lutter, essayer de comprendre, de rétablir mon état, de demander guidance ou aide énergétique, et bien que dalle.

Alors j’ai décidé de lâcher l’affaire. Parce que tout ça, ça me fatigue. Ça me fatigue de ne rien comprendre, de chercher à comprendre et encore plus de n’avoir aucune réponse ou des bribes incompréhensibles. Certaines personnes vivent très bien leur vie sans avoir conscience des réalités énergétiques cachées derrière notre monde physique. Je devrais bien y arriver aussi non ? Prendre les choses comme elles viennent, profiter des signes qui peuvent pointer leur nez quand mes guides le veulent. Ou bien des rêves ou messages à la volée. S’il y en a, tant mieux, sinon tant pis. Envoyer valdinguer les bouquins de théorie et de pratique en spiritualité.

J’ai décidé de ressortir ma console de jeux, de reprendre la guitare. Bref de faire d’autres choses. Parce que ça m’énerve de constater que quoi je fasse, mon intérêt se tourne toujours vers le spirituel. Pourquoi les boutiques qui m’attirent le plus sont quasiment toujours des librairies ésotériques ? Pourquoi quoi que je fasse, je me retrouve toujours à acheter des oracles, des bouquins en lien avec les plantes et/ou la spiritualité ? Quand je regarde ma bibliothèque, ça me fatigue aussi. De quoi donc sais-je parler au-delà de ça ? Pourquoi est-ce que j’ai le sentiment de m’ennuyer avec mes amis au bout de tout un we, si des questions spirituelles, philosophiques ou en lien avec la nature et les plantes, ne sont pas soulevées ? Des fois, cela me fatigue moi-même, cette faim insatiable de quelque chose dans ce domaine, mais quoi ?

Mes amies m’ont fait remarquer que j’apportais parfois des indices et des réponses intéressantes – qui à moi me semblent évidents, mais ne le sont pas pour tout le monde, en lien avec leur développement personnel. Peut-être, tant mieux pour elles, ça me fait plaisir de les aider. De mon côté à moi, je me sens tourner en rond. J’ai l’impression d’être inculte sur un grand nombre d’autres sujets – histoire, musique, cinéma, politique, fonctionnement de la société, etc… Et pourtant, bien que je sois confrontée à mon ignorance et que cela m’énerve, je n’en ai pas pour autant l’énergie ou l’envie d’aller me cultiver dans ces domaines-là. En soi, ce n’est pas grave, on ne peut pas tout connaitre. Mais j’ai parfois l’impression d’être une totale inculte dans une conversation banale de culture générale. Et là, je ne parle même pas du fait que suivre les actualités me plombent trop le moral, et donc que je suis rarement à la page sur ce sujet-là aussi.

Peut-on vivre dans une bulle coupée du monde ? De sa réalité sociétale, politique et scientifique ?

Depuis que je suis revenue de la Réunion, je me suis mise à lire les 2 ans de Science et Vie engrangés en mon absence. Et nombre d’articles me semblent carrément effrayants… Nanotechnologie pour contrôler des libellules et s’en servir de mini drone, culture de cellules humaines dans des embryons de porcs, projet pour cloner la personnalité et conserver le cerveau en vie après la mort, recherche sur les animaux génétiquement modifiés pour la production animale… Tout ça ne sont que quelques exemples piochés au hasard. Mais les chercheurs vont toujours plus loin, et se sont souvent ceux qui travaillent dans les Start Up ou des équivalents de Silicone Valley.

Alors, je ne critique pas en soi la recherche scientifique, la soif de progrès et de découvertes. Après tout, j’ai suivi une formation scientifique et je suis moi-même avare d’une meilleure compréhension de la physiologie végétale. La science est un de mes intérêts principaux.

Mais « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Et j’observe que toutes ces innovations et ces projets, qui questionnent notre moral, notre éthique, notre sens du « naturel » et du « normal » sont issus de travaux poussés par un fonctionnement capitaliste. C’est à la première Start Up qui aura l’innovation la plus efficiente et rentable, que reviendront les gains. D’où une course à l’innovation sans prise réelle de recul, sans étude des questions éthiques et morales. Et l’état (principalement les USA) et la législation, en charge de ses questions-là, sont évidemment à la ramasse, au vu de la vitesse d’évolution des technologies et des recherches.

Moi qui ai de base un esprit scientifique, j’avoue être de plus en plus gênée et dégoûtée par certains travaux scientifiques. Cela fait des années que je lis Sciences et Vie, mais je ne me souviens pas, par le passé, avoir lu des articles sur des thèmes de recherche si sensibles, écrit de façon aussi banalisée. Est-ce moi qui ai changé de regard ? Ou la science prend-elle réellement un tournant « capitalistique » alarmant (attention, je ne parle pas de la recherche publique ici) ? Est-ce simplement que je commence à me sentir dépassée, maintenant que je suis sortie du circuit de formation et que je deviens réfractaire aux nouveautés radicales ? Ou ai-je pris du recul sur la machine toute puissante que représente la Science dans notre société ?

Oui, la science est nécessaire et utile. Oui la science permet d’améliorer notre santé, nos conditions de vies et notre espérance de vie. Mais la science est-elle la réponse à tout ? De plus en plus, je suis persuadée que science sans « spiritualité » reste une science « superficielle ». Et quand je parle de « spiritualité », je ne parle pas de croyance ou de religion, mais de connaissances des systèmes énergétiques, des différents plans (éthérique, astral, mental, émotionnel, …), d’une autre vision de l’organisation de la vie, de l’existence d’êtres subtils, de l’existence de liens énergétiques et subtils invisibles qui impactent les choses entre elles. Comment comprendre réellement un système quand on ne prend en compte que la moitié de ses éléments, sous prétexte que les autres sont invisibles ? Comme si on ne regardait qu’une seule face d’une pièce. Grâce à la physique quantique, on n’a pu se rendre compte que les choses ne sont pas toujours si simples à l’échelle quantique qu’à l’échelle macro, que la réalité est trompeuse et qu’elle diffère de par la présence même d’un observateur.

Des fois, j’ai le sentiment que l’être humain se sent de plus en plus puissant et sûr de lui-même grâce aux progrès de la science, mais qu’il en oublie l’essentiel. Qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que le respect de la vie ? Comment vivre en harmonie entre nous-même et avec notre environnement ? Quelle est le principal ? Notre confort, notre mode de vie, notre compréhension et notre contrôle du monde ? Ou notre joie de vivre, notre amour, notre présence au monde dans chaque instant ?

Serions-nous capable de couper un arbre, si nous avions rencontré son esprit et été touchés et soignés par lui ? Serions-nous capable de polluer un fleuve si nous avions joué avec les esprits de l’eau qui y vivent ? Serions-nous capable de traiter les animaux comme des objets à disposition s’ils nous avaient apporté leur sagesse et leur aide ?

J’ai toujours aimé la nature, et surtout les végétaux. Depuis toute petite. Mais je n’ai jamais posé un tel regard sur elle que depuis que je pratique le chamanisme et que je suis entrée en contact avec les esprits de la nature, récemment. Ils sont là, autour de nous, et à ceux qui savent les aimer et les respecter, ils sont capables d’apporter enseignement, sagesse et soins.

Et je suis triste de me sentir aussi écartelée entre ce monde humain moderne, notre société, et cette Nature et ses réalités subtiles. Comment trouver ma place dans cet entre-deux inconfortable ? Comment répondre aux réalités de ma société (gagner de l’argent pour vivre) tout en respectant mes valeurs profondes (respect de la nature et de la vie) ?

Par moment, ce monde humain me semble devenir fou. Et je me sens schizophrène : la paix dans mon jardin et auprès des esprits de la nature ; à l’opposé de la violence (psychologique, monétaire, physique…) et la lutte (pauvreté, lutte des classes, pour l’éducation, etc..) dans ma société, ma ville, ma vie professionnelle…

A choisir entre les deux, je préfère encore m’isoler dans mon jardin. J’ai plus de mal que jamais avec les choses superficielles, les discours négatifs, alarmistes ou insidieusement violent, les conversations mondaines, les exigences de la société. Je me sens comme en train de décrocher de cette réalité humaine. Mais est-ce vraiment la réalité ? Est-ce que le modèle que nous propose notre société – travailler pour consommer – est celui qui nous permet de Vivre, d’être et d’aimer sans entraves ?

Je n’ai pas de réponses à ces questions, et mon avenir professionnel me semble parfois bien noir dans un tel contexte sociétal – où je me sens comme un mouton noir. Je serais probablement prise pour une folle si j’avançais de tels propos auprès de la communauté scientifique, et même par la majorité des gens. Il est sûr que mon discours ne peut toucher qu’un petit nombre de gens, déjà avertis ou ouverts d’esprit. Devrais-je pour autant sacrifier mes valeurs et ma perception du monde ? Hors de question ! Plutôt mourir…

Il ne me reste donc plus qu’à trouver une forme de compromis… un pont entre les deux ?

6 juin 2017

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Joie !

Artiste : Yuumei

Je suis super contente de ma journée au festival de chamanisme. J’y ai eu quelques belles surprises, auxquelles je ne m’attendais pas, et je ne regrette vraiment pas d’y être allée, même si physiquement cela a été un peu éprouvant pour moi. Je pense aussi que c’était un bon plan d’y aller un jour de semaine pour éviter la foule du we. Évidemment, un jour c’est trop court, au vu du nombre de chamanes rassemblés de tous les pays du monde et de celui des ateliers proposés. Mais, voilà, je suis contente ! Je ne repars pas frustrée, mais avec plein de cadeaux dans ma besace.

L’un de ceux-ci est un nouveau hochet. Je n’en cherchais pas, mais celui m’a choisi et m’a attiré. Et j’ai rigolé, parce que le chamane mexicain qui l’a fabriqué m’a expliqué que ce type de hochet (il n’est pas rond comme la majorité) était censé mimé le bruit de la pluie et qu’il était spécifiquement fait pour travailler avec les énergies de l’eau. Ce qui est encore plus drôle, c’est que là-bas, devant le stand, son bruit m’a paru tout doux. Alors que quand je l’ai fait sonner seule chez moi, il m’est apparu faire un bruit réellement fracassant ! Dire que je ne voulais pas de tambour, car je trouve le son trop violent, et bien je crois que je suis servie niveau puissance, lol.

Enfin voilà, je suis très contente ! Mon hochet est magnifique (il est peint avec du bleu et blanc, et à de jolies lanières de cuir décoratives), mais en plus il m’a montré qu’il avait envie de chanter avec moi. Et encore mieux, il a été béni et accepté par un certains nombres de mes esprits alliés et animaux totem. Ce qui fait chaud au cœur et est assez particulier. Quand j’ai décidé de le purifier et de le consacrer, ce n’est pas vraiment ce que j’avais en tête. Mais voilà, c’est ça la beauté du chamanisme, on apprend à lâcher prise et se laisser porter à partir d’une intention de départ, en suivant la guidance offerte qui se présente. Parfois elle est spartiate voire inexistante, des fois elle est riche et précise. Mais elle n’est jamais deux fois la même et c’est une des choses qui rend le chamanisme si vivant.

Je voulais donc adresser un grand MERCI à l’univers et à mes guides et esprits alliés.

Et partager un peu de ma joie avec vous !

Que l’amour et la joie puissent remplir votre cœur ! Et la santé faire vibrer votre corps !

30 avril 2017