Crash dans les nuages

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Auteur : Les Rêves de Celia

 

Je m’ennuie.

Je m’ennuie. Qui pourrait croire que galérer pour survivre dans le désert serait si ennuyant ? On dit que l’ennui est bon, il en faut parfois une bonne pour se poser des questions, se mettre à réfléchir et avoir de nouvelles idées. On dit aussi que l’ennui chez les enfants est une bonne chose car elle leur permet de stimuler leur imagination (à contrario d’une sur-avalanche d’infos, de jeux et d’images en tout genre). Enfin, vous voyez le genre…

Normalement, au bout d’un certain, l’ennui devient tellement profond qu’il provoque en moi une sorte de sursaut, un réveil de quelque chose. Et après m’être plainte pendant des jours de vacances de ne pas savoir quoi faire, voilà qu’à la fin j’avais plein d’idées et je me mettais en action. Ça c’était quand j’étais jeune, pendant les vacances scolaires. Après, je n’ai jamais vraiment eu le temps de m’ennuyer. A part quand j’étais malade (ce qui est fréquent avec une maladie chronique telle que l’endométriose).

Bon, et maintenant ? Mon ennui dure depuis des mois. Même en m’étant mise au dessin, à l’écriture, à cuisiner plus souvent, etc. Malgré de nouvelles activités, je me sens frustrée. De quoi ma vie manque-t-elle ? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à trouver un projet qui me donne de l’allant ? Pourquoi est-ce que je n’arrive plus à m’intéresser aux mêmes choses qu’autrefois ? J’avais l’habitude de dévorer la revue Science et Vie, les infos scientifiques touchant à mon domaine (le végétal), à l’environnement et à la science en général. Cela éveille à peine mon intérêt aujourd’hui. Je n’ai même plus envie de réagir au débat sur l’agriculture durant les repas familiaux (c’est pour dire). Comme si je ne me sentais plus concernée…

21 novembre 2017

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Patience et créativité

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Artiste : Kuvshinov-Ilya

Il y a de ces sujets où écrire dans mon journal intime ne suffit pas à résoudre les conflits émotionnels qui m’agitent. C’est dans ces moments-là qu’écrire avec mes guides me manquent le plus. J’aimais avoir leur éclairage, leurs conseils et leur aide pour rendre du recul. Je ne saurai dire pourquoi pendant tant de mois ils ne se sont pas manifester directement auprès de moi.

Suis-je trop déconnectée de moi-même et de mon étincelle intérieure pour les entendre ? Suis-je trop tourmentée par mes émotions et mon mental pour avoir la clarté nécessaire de canaliser ? Ai-je une hygiène énergétique insuffisante et un canal encrassé ? Ou bien est-ce une de ces périodes de « débrouille-toi », où mes guides décident de rester là, mais à distance, pour que j’apprenne les choses par moi-même ?

C’est un mystère pour moi… Je ne comprends pas toujours, voire rarement, les aléas de ma guidance personnelle. Cela m’a beaucoup affecté au départ. J’aime écrire et partager les guidances reçues sur mon blog. Mais j’ai fini par accepter. Peut-être est-ce une histoire de cycle. Ou de ressources intérieures. Peut-être ai-je tourné les miennes vers d’autres horizons et ce n’est pas forcément plus mal. En tout cas, c’est comme ça… Les messages passent autrement par moment, via les rêves, les « synchronicités », les cartes et les rencontres. Je ne pense pas qu’on « arrête d’être connectée », on l’est peut être juste d’une autre façon.

Je n’ai plus écrit avec mes guides depuis des mois. Mais j’ai le plaisir de m’être remise à la peinture et des images de tableaux « me viennent ». C’est irrépressible, j’ai envie de les peindre. Elles me restent en tête jusqu’à ce que cela soit fait. Et j’avoue que j’aime ça. Même si je n’avance pas très vite et de façon sporadique. Mais quel sentiment de complétude quand la toile est terminée.

Et puis, je me suis mise à une autre forme d’écriture, celle d’un roman. Et là aussi, je sens que c’est un processus hautement spirituel, autant par le sujet que je traite, que par la façon inspirée dont j’écris. C’est très instructif et cela me permet d’explorer le processus de création depuis l’intérieur. Car après tout, je trouve que pour l’art, « c’est en forgeant que l’on devient forgeron ». Alors je me laisse porter par cette vague de créativité géante et irrésistible. « Créé ! » « Ecris ! » « Dessine ! ».

Plus j’ouvre mes oreilles et mon cœur à cette créativité et plus je ressens cet appel de façon forte et irrépressible. Impossible de l’ignorer, sinon une frustration démesurée s’abat sur moi et rien n’y fait. Et même quand je l’écoute et que je sors mon crayon pour dessiner, il m’arrive quand même d’être écrasée sous le poids de cette frustration inconnue. Pourquoi ?

L’art a cette chose de frustante qu’il est long à créer. Ecrire un roman, cela prend des mois… Peindre une toile, cela prend des heures, et parfois le processus s’étale sur des mois (parce qu’il englobe d’autres réalités énergétiques derrière). Et cela me frustre. Le plus dur pour moi, c’est d’apprendre la patience. Ce n’est pas pour rien que je n’ai jamais eu envie d’apprendre à peindre à l’huile. Il faut des mois pour que la toile sèche ! Je préfère nettement l’acrylique, qui sèche bien plus vite. On peut même tricher en utilisant un sèche-cheveux pour accélérer le processus. Alors vous imaginer ? Faire des courbes de constructions et des dessins par étape… trop long ! Cela me semblait impossible. Force est de constater que parfois, en prenant son temps, on « réussit » plus vite. Une bonne préparation, même longue, est parfois la meilleure clé pour arriver au résultat souhaité. Donc je tente d’apprendre à prendre mon mal en patience…

Mais que faire de ce sentiment de frustration qui me met mal à l’aise et me rend parfois franchement de mauvaise humeur ? D’où vient-il ? Qu’essaye-t-il de me dire ? A creuser…

 

11 octobre 2017

Des nouvelles

Artiste : Rossdraws

Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti l’élan pour écrire sur mon blog, alors je n’avais pas voulu me forcer. A quoi bon écrire sans conviction ou sans infos claires à canaliser ? Malgré ça, oui je suis toujours vivante et non je ne compte pas arrêter ce blog. Parfois des temps de pause sont nécessaires. Plus ou moins longs, plus ou moins fructueux. Certains parlent de « passage à vide », d’autres de « creux » ou de zone de transition. Quel que soit l’appellation qu’on leur donne, autant dire qu’ils ne sont jamais agréables. Ils sont toujours inconfortables, comme un pull en laine qui gratte et qui donne trop chaud, mais que l’on ne sait pas comment retirer. Elles sont passées où ces putains de manches ? Il n’y a pas une fermeture éclair quelque part ?

C’est un peu comme cela que je me sens en ce moment. Cette période de creux n’aura jamais été aussi longue de toute ma vie, et j’ai le sentiment de ne pas en voir le bout même à des kilomètres. Malgré des efforts et des efforts. Comme un col de montagne infranchissable à gravir. Vous savez que même si vous atteigniez un sommet, il vous en attend toute une série par la suite. Que faire ?

Rester là et attendre mon bâton de marche à la main ? Tiens, je n’avais pas remarqué ce truc avant. Est-ce vraiment une aide et pas plutôt un handicap ? Qu’est-ce que j’en fais ? Comment ça marche ce truc ? Et si je me prenais les pieds dedans et que je dégringolais de la montagne ? Non décidément, ce n’est vraiment pas confortable. Alors je fais quoi ? J’admire la vue ? Je m’endors au risque que mourir de froid dans ces sommets glacés ? Je m’acharne à marcher dans la tempête ? J’attends une aide providentielle qui ne viendra jamais ?

Bon, parce que oui, avec les années, j’ai fini par comprendre qu’il ne servait à rien d’attendre un sauveur ou une sauveuse inconnu(e). « Aide toi d’abord, et le ciel t’aidera ensuite » comme disent certains. Dans mon cas, c’est on ne peut plus vrai, étant donné ma reliance au Milieu, qui rend ma guidance assez capricieuse, et où on me dit souvent « débrouille-toi toute seule ». Rah, franchement, c’est toujours dans ces moments-là que je regrette de ne pas avoir une reliance à la Lumière. Ou encore la douceur suffisante envers moi-même pour recevoir une guidance affable et progressive. Mais bon, au bout d’un moment, j’ai finis par lâcher le morceau et me résigner. Ce n’est pas comme si quand je pestais contre mes guides cela changeait quelque chose, pas comme Camille Fraise en tout cas.

Alors tout ça pour dire quoi ? Que les médiums sont simplement comme tout le monde, ils galèrent, avec leur santé, leur vie professionnelle, leur avenir… Mais qu’ils doivent gérer une couche en plus quand tout se casse la figure, celles des énergies du bas astral, des entités en tout genre, des gens qui trouvent intéressant de s’en prendre énergétiquement aux autres, ce genre de conneries… Ce qui me met en rogne. Me coller aux basques des entités du bas astral, des âmes errantes et j’en passe pour me polluer et exercer une pression psychologique (ou lire « tenter de pousser au suicide »), pas une fois, mais deux, ça suffit !

Je ne vais pas m’attarder sur ces pratiques peu recommandables. Je vais simplement affirmer que quoi que l’on tente de me faire, je ferai toujours face. Je trouverai toujours une parade. S’il faut que je réaffirme ma puissance vingt fois, et bien je le ferais vingt fois. Vous perdez votre temps les mecs. Ce n’est pas demain que je serai morte et enterrée, même si j’ai parfois du mal à comprendre en quoi mes capacités en gênent certains. Toujours est-il que, me pousser dans mes retranchements ne fait que m’apprendre à être plus forte. Alors finalement, qui est le gagnant ici ? Surtout que réveiller mon côté sombre n’est pas franchement une bonne idée…

Suite à cette petite mise au point, je tenais à dire à mes « gentils » lecteurs (ceux qui ne sont pas concernés par cette mise en garde) que mon silence récent porte des fruits intéressants et qu’il me permet d’explorer d’autres facettes de l’écriture et de la créativité, que j’espère pouvoir bientôt partager avec vous !

Suite au prochain épisode ;)

Endométriose & repos

Article et liens très intéressants !

Mod.imaginaire

Les personnes atteintes d’endométriose ou plus généralement d’une maladie chronique doivent souvent se reposer.

Mais, en fait, comment on fait ??!

Je viens juste d’être opérée. Je suis en convalescence et me reposer c’est toujours compliqué. Car j’ai mal et ne trouve aucune position parfaite et sans douleur mais pas seulement. Car j’angoisse de ne pas pouvoir travailler, que ma dépendance physique me fait peur, que je n’ai pas la force de me concentrer longtemps sur quoi que ce soit et que j’ai du mal à m’ennuyer, beaucoup de mal ! J’aime beaucoup le site The Mighty (en anglais) pour les personnes atteintes de maladies chroniques et il y a cette vidéo géniale sur la réalité du repos pour ces personnes: Le repos en vrai!

En fait c’est un repos forcé, avec des douleurs, des cicatrices, une fatigue incroyable, et un état psychique pas vraiment au top. Pas franchement un…

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Les vents du désert

Artiste : NanoMortis

Soufflent les vents du désert,
Sans répit,
Ne laissant derrière
Que fracas et débris…

Viendra-t-il un temps,
Où un vent clément
Chassera la bise glaciale,
Celle qui gèle et râle ?

Viendra-t-il un temps
Doux et clément,
Où le soleil pâle
Lèvera enfin ce voile ?

« Attends »
Chantent les étoiles,
Il faut être patient
Pour trouver le Graal.

Mon cœur aura-t-il survécu
Pendant cette éternité perdue ?
Mon âme aura-t-elle suffisamment bu
La force sauvage de ce paysage nu ?

Mes mots ne sont que plumes
Dispersés à tout va
Par ces vents de brumes,
Une par ci, une par là…

Porteront-ils jusqu’à l’aube
Mes espoirs d’un calme plat ?

 

22 juillet 2017

La première des médecines

Artiste : Piccolo-kun

La première des médecines est d’avoir un bon sommeil, me souffle-t-on à l’oreille.

Mais, pour moi qui lutte à trouver le moyen de faire des nuits complètes, qu’est-ce que cela veut dire « un bon sommeil » ? Qu’est-ce que c’est ? Et comment est-ce qu’on y parvient ?

Evidemment, il y a tous les conseils de bon sens que vous pouvez trouver à divers endroits : se coucher à heure fixe, faire une activité calme avant d’aller au lit, éviter les stimulants (caféine, etc). Mais cultiver un bon sommeil va au-delà de ça. Dans un monde où l’on dort de moins en moins, cultiver un bon sommeil est un peu comme aller à contrecourant. Au lieu de chercher à faire plus, produire plus, être plus pour répondre aux exigences énormes de cette société de consommation, chercher à avoir un bon sommeil est un état d’esprit qui appelle au ralentissement. Ralentir pour donner un repos réel et efficace à son corps, et pas juste un minimum vital dont on doit s’accommoder.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé dormir. Petite, j’aimais que mes parents me lisent des histoires au coucher avant de m’endormir. J’adore la sensation d’une couette chaude et moelleuse alors qu’il fait froid en dehors du lit. Et puis cet engourdissement bienfaisant de l’esprit, où tout est léger et irréel. J’ai toujours beaucoup rêvé et j’adorais ça, car je sentais un esprit bienveillant veiller sur mes nuits. Ainsi enfant, je n’ai, il me semble, jamais subit d’attaques astrales dans mon sommeil.

Comment en suis-je passée à avoir peur d’aller dormir et à repousser l’heure du coucher ? A passer des nuits longues et difficiles, où la douleur physique me réveille et m’empêche de dormir ? Où le mental en profite pour tourner en rond et me harceler de doutes et de questions ? Où les attaques astrales se faufilent par moment dans mes rêves ? Où mes rêves deviennent pénibles, fatiguant et où le travail énergétique qui se fait me rend plus fatiguée au réveil qu’au coucher ?

C’est de cette façon il me semble que l’on tombe dans une spirale vicieuse. Le manque de sommeil entraine une fatigue sur tous les plans, corporel, émotionnel, mental et énergétique. Je deviens fatiguée, alors je dors dès que j’en sens l’envie, cassant ainsi ma dynamique et mes cycles de sommeil. La fatigue s’accumule, avec elle, je suis plus irritable et plus sensible à la douleur. La douleur augmentant et restant continue, je dors de moins en moins bien… Et la boucle est bouclée… La seule solution : casser le cycle.

 

La première des médecines est d’avoir un bon sommeil.

Pour cela, il est nécessaire d’apprendre à se connaitre. Quels sont mes besoins en sommeil ? Plutôt 6h, 8h ou 10h ? Suis-je du matin ou du soir ? Ces facteurs dépendent de notre capital génétique mais aussi de notre âge, ils évoluent au cours du temps avec nous et notre corps. Autant vous dire que rien ne sert d’appliquer le miracle morning, si vous êtes du soir comme moi. Il est parfois difficile d’accepter un besoin en sommeil important (9h ou plus) quand la société tend à imposer un rythme 23-7h, voire moins. Pourtant, à un moment, il est nécessaire de poser une priorité.

On ne sait pas que l’on vit en dette de sommeil, tant que l’on n’a pas mis en place des nuits de sommeil suffisamment longues et ce de façon quotidienne. C’est le jour et la nuit. Je m’en suis rendue compte lorsque j’avais changé d’études, de ville et de cercle social. J’étais passé d’un état de zombie qui s’ignorait, à une personne enfin en pleine possession de ses moyens intellectuels, de sa capacité d’observation et de sa faculté à s’ouvrir aux autres. Tout ça parce que je dormais plus.

Manquer de sommeil, c’est comme survivre la tête dans un bocal. Les idées sont confuses sans qu’on le sache, on passe son temps à courir après la compréhension des choses, des gens, des situations, et cela rend le quotidien encore plus fatiguant. On ne pense qu’à se reposer, sans en avoir le temps, puisqu’on accumule le retard car la fatigue nous rend plus lent. C’est bien un cercle vicieux.

Pour avoir un bon sommeil, il ne suffit pas de se coucher suffisamment tôt, bien que cela aide. Vous pouvez le faire, et ne pas forcément réussir à vous endormir. Je pense qu’une bonne nuit de sommeil se prépare, comme une bonne journée avec un petit dej’ adéquat. J’imagine que c’est pour cela que l’on trouve des articles de blog du type « mon rituel du soir avant de me coucher », décrivant ce que la personne fait pour se mettre dans un état d’esprit propice au sommeil.

De mon expérience, la préparation à un bon sommeil passe par plusieurs points :

  • Mettre en place un environnement adéquat : certains ne supporteront pas la lumière (fermer les volets), ou bien le bruit (mettre des boules quiès), d’autres peuvent avoir besoin d’une chambre rangée, d’un lit bien fait, d’une porte fermée ou ouverte, d’une température fraiche ou chaude, d’une moustiquaire, d’une veilleuse ou pas, d’un talisman ou d’une peluche de « protection ». Selon votre histoire et vos blessures, vous aurez besoin d’identifier quelles sont les conditions dans votre chambre qui vous permettent de vous sentir en sécurité pour relâcher votre vigilance.

Par exemple, dans mon cas, j’ai besoin de savoir que la porte d’entrée de ma maison est fermée à clé, et que je connais les gens qui dorment dans cette maison, pour rassurer ma peur d’être violée dans mon sommeil.  Pour d’autre, ce sera la peur du noir, etc…

Précisons que pour certains, il sera indispensable d’avoir une confiance absolue en son (sa) partenaire, même passager(e) pour bien dormir à côté.

  • Nettoyer l’émotionnel : difficile de bien dormir quand des émotions nous pèsent sur le cœur, notamment à cause d’évènements vécus au cours de la journée. Prendre un temps le soir pour identifier ses émotions et les extérioriser permet de se sentir plus léger. Pour ma part, c’est là que j’aime bien sortir mon journal intime et que celui-ci m’aide grandement à faire un peu de ménage. Mais vous pouvez utiliser le dessin, le chant, le sport…
  • Apaiser le mental : de la même façon, il est difficile de s’endormir lorsque l’on ressasse des pensées, ou que le mental turbine à cent à l’heure. Il existe de nombreuses façons pour le calmer, là encore écrire dans un journal peut aider. Pour ma part, j’évite également de stimuler trop mon mental avant de me coucher : un roman trop prenant me maintiendra en haleine, je me suis rendue compte que les films et ciné du soir avaient tendance à polluer la qualité de mon sommeil, car mon mental s’y raccrochait durant la nuit. On peut aussi tenter de déconnecter le mental en faisant des exercices de respiration, de méditation, ce qui rejoint le point suivant…
  • Tenter de détendre le corps physique : pour moi, c’est un des points les plus difficiles avec mes douleurs chroniques. J’essaye de le rendre confortable au maximum, en calant avec des cousins, utilisant une bouillotte sur les zones douloureuses. Des exercices de respiration et de décontraction peuvent aider. Et quand la douleur est trop forte, j’essaye de m’échapper de mes sensations physiques jusqu’à m’endormir. Je visualise une prairie verte où coule un ruisseau agréable. Ou bien encore un lac de lumière dorée où je peux laver mes zones douloureuses et voir la douleur se dissoudre dans l’eau. Si vous avez un partenaire volontaire, un massage décontractant peut aider… Une bougie parfumée, des draps tout doux, etc.
  • Entretenir des énergies « propres » : comme vous ne dormiriez pas dans un lit infecté de puces ou plein de déjections, vous préférerez probablement dormir dans un lieu « sain » au niveau des énergies. C’est là que le rangement et le ménage peuvent aider, lorsqu’ils sont faits en conscience et avec l’intention, à assainir les énergies de votre chambre. Il existe également diverses techniques de purification des énergies, dont la fréquence est à adapter selon ce que vous ressentez. Etes-vous bien dans votre chambre ? Est-ce un lieu où vous pouvez vous détendre en journée ? Où n’y allez-vous que pour « l’obligation de dormir » ? Vous y sentez-vous mal en journée ?
  • Protéger énergétiquement son sommeil : ce volet-là est un sacré volet, qui variera grandement d’une personne à l’autre. Selon que vous êtes médiums ou pas, sensibles aux entités ou âmes errantes ou pas, ce point sera plus ou moins à prendre au sérieux. Pour certains, les guides sont là pour faire le boulot, ou une demande d’aide et d’accompagnement peut suffire. Pour d’autres, l’entretien régulier des énergies sera suffisant pour décourager les petites entités. D’autres (bénis des Dieux dirons-nous) n’auront jamais aucun soucis, soit qu’ils n’attirent pas les problèmes, soient qu’ils sont naturellement protégés.

Alors, vous l’aurez deviné en lisant ce blog, je ne fais malheureusement pas partie de cette dernière catégorie. Car il y a aussi le groupe de ceux qui se font plus ou moins harcelés durant leur sommeil, parfois sans le savoir. Je ne dirais pas qu’il y a une méthode générale pour régler ce problème, c’est faux car cela dépend de chaque cas. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que cela n’arrive pas par hasard. Jamais. Si vous êtes attaqués dans l’astral durant votre sommeil, ce n’est pas parce que vous êtes une pauvre victime prise au hasard (ou alors c’est vraiment très très rare). En général, c’est parce que vous présentez des failles émotionnelles ou énergétiques qui permettent à diverses entités de se frayer un chemin et de se nourrir de vos énergies. Ces failles, souvent inconscientes, peuvent être des blessures de diverses origines. Dans tous les cas, c’est à vous de faire le boulot de prise de conscience et de guérison, qui permettra la fermeture des failles et donc condamnera l’accès à des entités extérieures. Je ne dis pas que c’est facile. C’est un travail parfois long et ingrat, mais il n’y a pas vraiment beaucoup d’autres solutions durables… Mettre des protections énergétiques en place autour de vous marchera un temps, mais cela vous fatiguera et ne tiendra pas sur le long terme, mieux vaut aller à la source du problème.

  • Prendre en considération vos rêves. Je sais, certains rêves, d’autres pas. En réalité, plus l’on accorde de l’attention à ses rêves, mêmes les plus banaux, et plus ceux-ci deviendront au fil du temps un canal d’expression. La manière façon pour cela est de les écrire dans un carnet à rêve, tous les matins, dès le réveil. Et ne me dites pas « oui mais mes rêves sont nuls ou ne veulent rien dire… » Oui, peut être que cela sera le cas au départ, et même moi, j’en ai encore. Mais en tendant l’oreille, vous ouvrez une porte aux messages. Ceux-ci peuvent vous donner des indications sur la qualité de votre gestion émotionnelle, mentale ou énergétique qui peut faire obstacle à un bon repos. Vous donner des conseils comme chez Camille Fraise. Ou bien, comme moi, vous renseigner sur des tentatives d’intrusion par des entités.

Voici pour le tour d’horizon de quelques pistes afin d’améliorer son sommeil. Quand il y a un réel problème de fond derrière, il faut s’attendre à ce qu’une telle démarche prenne du temps et ne soit pas effective dès les premiers jours. Mais ce travail de fond peut être vraiment bénéfique. Bien dormir, c’est avoir les ressources nécessaires pour bien vivre sa journée.

Où es tu ?

Artiste : Guweiz

Où es-tu, sirène de mon cœur ?
Toi qui crée un abyme,
fend la houle, me noie sous les pleurs ?
Sais-tu combien, sous cette infinie
nuit sans étoiles, ton absence
perce le voile, efface le sens
de mes matins sans toi ?

Comme une toile à peine entamée
mon âme est vide de toi, de tes baisers.
Pourtant quel goût ont-ils,
papillons diaphanes et invisibles ?
J’attends leur douce envolée,
un soupir, une caresse, un baiser,
le parfum de tes lèvres à inhaler.
Un bonheur, une pluie de soleil
comme pour inonder avec ardeur
mon souffle éternel de ta chaleur.

Demain je crois, tu seras là,
dans cet infini temps suspendu,
je n’attends que ça.
Dis moi, pourquoi mets-tu
tant de temps à trouver le chemin vers moi ?
Ou est-ce moi qui me suis perdue
dans les méandres d’ici-bas ?

Toi qui vibre de si loin,
comment fais-tu
pour ignorer notre chemin ?
Cet immense pont suspendu,
ce terrible lien,
qui enchaine nos cœurs et nos destins ?

 

27 juin 2017

Existait-il ?

Artiste : Guweiz

 

Elle espérait un jour qui ne viendrait pas,
Elle attendait un jour qui ne viendrait plus,
Car en chemin, elle avait perdu
Le gout de vivre et la force d’avoir foi.

Trop d’amours déçus,
Trop de petits matins plein de désarroi,
Son cœur s’était tu,
Comme un oiseau en cage ne s’envole pas.

Elle n’avait plus la force d’aimer,
A quoi bon souffrir pour persister ?

Celui qu’elle attendait existait-il seulement ?
Ou n’était ce que rêves, promesses et vents ?
Elle ne voulait plus de vaines illusions,
Des courses poursuites, des fanions
Qu’on agiterait comme pour se distraire,
En oubliant que cet amour temporaire devient mortifère.

Son cœur déjà tant brisé, n’avait de place
Que pour l’être qui saurait pleinement l’aimer,
Sans peur, sans fards et sans masques,
Simplement dans la joie et la vérité.

 

25 juin 2017

Trouver sa voix

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Je ne sais même pas par où commencer tellement c’est le bazar dans ma tête.  Au message reçu par Sylvie « On me dit de te rappeler que la foi est une flamme qui s’entretient et qui part de la foi en soi avant toute chose », je me sens profondément découragée. Pourquoi ?

Pourquoi certains jours, la foi en la vie semble couler de source et j’arrive à ressentir une forme de sérénité ? Et pourquoi d’autres jours, je ne sais même plus ce que veut dire le mot « foi » ? Et encore moins comment m’y connecter et raviver cette flamme ? Comme si je n’en avais plus la force, tellement je me sens parfois fatiguée et découragée. Comme si ce mot s’était vidé de son sens, à force d’errer dans cette nuit de l’âme et ce brouillard sans fin. Comme si l’absence d’amélioration face à la maladie malgré mes efforts l’avait vidé de sa substance.

Comment faire face quand on est submergé par un raz de marée de souffrance, de fatigue, de désespoir et de doutes ? Où trouver la matière pour entretenir cette flamme quand tout s’est écroulé autour de soi ? La perte de repères physiques, la perte d’un partenaire, la dégradation de ma santé, l’arrêt de ma vie professionnelle, l’altération de mon cercle social ?

J’imagine que la mort de tout ce que l’on croit connaitre,  de tout ce que l’on croit désirer, n’est là que pour mieux nous aider à renaitre à nous-même, nous pousser à l’introspection pour apprendre à vraiment se connaitre, et à ainsi mieux pouvoir suivre la voix de son âme.

Mais où est la mienne ? Pourquoi je ne l’entends plus ? Elle s’est soudain tût et je me retrouve dans un silence assourdissant, où seuls mes acouphènes me tiennent compagnie. Ne plus entendre la voix de ses guides quand on se sent plus perdue que jamais est difficile. Sentiments d’abandon, de douleur et d’incompréhension face aux appels à l’aide qui semblent rester sans réponse.

Comment prendre du recul sur ce que l’on vit lorsque l’on est constamment submergé de vagues émotionnelles douloureuses ? De tristesse, de solitude, de peurs et de doutes ? L’esprit cherche à rationaliser, à comprendre. Pourquoi ? D’où cela vient ? Quels sont les déclencheurs ? Mémoires émotionnelles qui remontent ? Travail d’épuration de la Kundalini ? Ou que sais-je d’autre ? Et pourquoi pourquoi pourquoi pourquoi pourquoi ? Comme s’il fallait que tout ait un sens pour supporter cette souffrance, une finalité, un objectif « ainsi je n’aurais pas vécu ça en vain ». Qui supporterait de vivre de la souffrance gratuite sans aucune utilité ?

Mais les émotions ne peuvent pas se rationaliser, car elles se vivent dans le cœur. Elles émergent et me submergent, peu importe leurs origines et le chemin qu’elles prennent. Elles effacent toute la sagesse et les guidances reçues, toute la patience et la foi en moi. Elles me retournent, et me laissent vidée, dans l’incompréhension, la solitude et le sentiment d’être impuissante. Impuissante à contrôler mon hypersensibilité, mes nuits et rêves agités, mon état de santé totalement aléatoire et fortement impacté par mes nuits.

Comment dans ces conditions trouver le calme et la foi pour prendre des décisions par rapport à mon orientation professionnelle ? Comment avoir le courage et la foi d’imaginer un chemin professionnel dans la relation d’aide à autrui ou la thérapie, quand je ne semble pas capable moi-même de faire face à la maladie, à l’hypersensibilité et surtout à mes propres doutes ?

J’ai une liste de métiers potentiels établie avec la psychologue du travail qui m’accompagne dans la démarche de réorientation demandée auprès de Pôle Emploi. Après de nombreux échanges et questionnaires, il est temps d’appliquer la méthode de « l’entonnoir », resserrer les possibilités pour mettre au point un projet professionnel cohérent, me renseigner sur le métier et les formations.

Mais je regarde cette liste et je me demande où est ma voie. Où est ma voix ? Je me sens comme paralysée, face à l’idée de choisir et de m’engager dans une direction, et ma peur de me tromper ressurgit. Ma peur de mal choisir, de ne pas en être capable, de ne pas réussir. Pourquoi rien ne résonne-t-il comme une évidence ? Pourquoi toutes les options ne me semblent que de longs parcours du combattant, pour lesquels je ne me sens pas prête ? Ma confiance en moi semble s’étioler plus que jamais, les doutes me submerger et la clarté me fuir.

Comment dans ces moments-là peut-on entretenir sa foi en soi-même ? Quel acte concret et quotidien peut-on poser chaque jour pour nourrir cette flamme, quand tout à l’extérieur semble peser pour l’étouffer ?

Parfois, j’aimerais bien que l’on me donne « la bonne réponse ». Peut-être est-ce pour cela que ma guidance s’est tût, c’est à moi de la trouver par moi-même. Personne ne peut choisir à ma place. C’est à la fois un beau cadeau et en même temps une lourde responsabilité. Comment choisir quand je ne sais pas ce que je veux ? Ni ce dont je suis capable ? Ni vers quoi je veux aller concrètement ?

Faire un pas au hasard ? Avoir la foi que je ferais le bon choix quel qu’il soit ? Je sais qu’en vérité, peu importe le chemin, c’est la façon dont on le vit qui importe. « Tous les chemins se valent », il n’y en a pas un bon ni un mauvais, ce ne sont que des expériences. Et comme la vie est évolution, rien n’est jamais figé, on peut changer d’avis, rebondir, évoluer. Alors pourquoi ai-je si peur de me tromper ou de ne pas être capable ? Comment guérit-on ce genre de manque de confiance en soi ?

21 juin 2017