Soigner un bébé dragon

Artiste : ? Signalez vous !

Je n’arrive pas à dormir, j’ai mal et j’ai beau respirer, me masser, me retourner, rien n’y fait. Pour me distraire et me soulager, j’appelle ma dragonne. Alors qu’elle m’apparaît, chose rarissime, elle n’est pas seule ! Derrière elle, se cache un tout jeune et tout petit dragon vert, sûrement un dragon de la nature, qui semble recouvert de mousse. Il a peur de moi car je suis humaine et se cache derrière elle. Alors je fais comme si de rien, j’attends sans bouger, et je tends la main paume ouverte en signe d’accueil. Je cherche à l’apprivoiser comme un chat, je le laisse approcher et reculer, sentir ma main, jusqu’à ce qu’il vienne la lécher. Puis, quand il semble m’avoir accepté, je le caresse, et je joue avec lui.


Je vois rapidement pourquoi ma dragonne me l’a amené, il est blessé à la patte arrière droite, sa peau de mousse a disparu et il a une zone qui est devenue grise, comme une roche figée. Par magie, j’extrais de sa patte l’énergie qui le blesse et tous le poison que cela a diffusé dans la zone autour. Dans ma main, à ma surprise, se matérialise l’énergie de la balle d’un fusil humain. Je me demande comment elle est arrivée là et je comprends mieux pourquoi il a été effrayée en me voyant, moi une humaine. Je soigne sa patte et je l’entoure d’une petite bulle de lumière pour la protéger, le temps qu’il intègre l’énergie et que la plaie soit bien cicatrisée. Je vois le bébé dragon partir en gambadant.

Ma dragonne me regarde avec amour et dans son regard, je ressens de la fierté. Elle est fière que j’ai accepté de le soigner, sans me préoccuper d’accepter ou non le marché du Vénérable, alors que je n’ai encore rien décidé. En même temps, qui pourrait refuser de soigner un bébé dragon aussi mignon ? Si on me prend par les sentiments, je ne résiste pas ! Je me colle à elle, elle me recouvre d’une de ses ailes, et je m’endors, enfin, à ses cotés, dans la chaleur de ses énergies.


19 octobre 2020

Aimer sans carcan

Artiste : Kuvshinov-Ilya

Trop perdue dans mes pensées,
Et comme la marin qui se noit
dans un verre d’eau douce,
je regarde mes idées se débattre
dans un dé à coudre.
Elles tournoient sans s’arrêter,
toujours et encore du grain à moudre.
Mais où donc est passé mon coeur
sous cette déferlante acérée ?
A-t-il arrêté de battre, en silence,
s’est-il arrêté ?
Ne reste que l’absence
un vide impossible à combler,
le poids d’une romance
ancienne mais pas encore oubliée.
Qui crois-tu tromper
dans les affres de ton ennui,
un bouc émissaire attitré
qui n’a que trop vite fui ?
Je suis la voix de ta conscience
celle que tu devrais écouter.
Entends ma sentence,
tu ne vas pas l’apprécier :
parfois il faut perdre
pour savoir combien on peut aimer,
parfois il faut se perdre
pour mieux pouvoir se retrouver.
Au détour d’un chemin égaré,
tu trouveras ton coeur qui étincelle
sur une étagère oubliée.
Il était là tout ce temps, à t’attendre
mais un matin tu l’as retrouvé.
Ainsi brille le printemps
et l’espoir neuf retrouvé,
celui d’aimer sans carcan
et de ne jamais le regretter.

30 septembre 2020

La porte du Néant

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Artiste : White Kuroe

Je me tiens devant la porte du Néant, flottant dans l’espace parsemé d’étoiles.

Alors que je passe ma main à travers la porte, mon bras devient d’une matière noire, et petit à petit, tout mon corps, en traversant, devient fait de cette même matière noire, que le vide derrière la porte du Néant. Il ne reste plus qu’un fin contour, une fine enveloppe à peine perceptible pour me contenir. Cette fine enveloppe se dissout dans le Néant. Alors que je pense et que j’ai peur de me dissoudre totalement dans ce vide, que mes molécules se dispersent et que je disparaisse, il se passe quelque chose de bien plus étonnant.

Je n’ai plus de contour, mais mes particules, au lieu de se disperser, restent ensembles, comme formant une boule cohérente de matière noire, sans contour défini. Comme si, malgré être le vide, ma conscience se condensait en une masse, mes particules s’attiraient entre elles et restaient soudées. Je ne me noie pas dans le Rien ou le Tout, je reste une conscience cohérente, mais cela modifie totalement mes propriétés, je ne suis plus soumise à la matière. Je ressens ce que signifie « être une Essence ».

Puis, je perçois des sortes d’éclairs d’électricités, comme des arcs électriques, qui se déplacent à travers la galaxie. J’en emprunte un pour me déplacer. Et à la vitesse de l’éclair, je suis à une autre zone de l’univers, puis encore une autre et encore une autre. En empruntant ces arcs, je voyage instantanément en un point et un autre de la galaxie. Sous mes yeux, je vois des étoiles naître, des étoiles mourir, des planètes exploser, des galaxies grandir et s’étirer. Je suis happée par un trou noir et je me retouve à une autre zone de la galaxie. Je voyage de points en points, quand à un moment, j’ateinds le bord extrême de l’Univers, celui me happe vers l’extérieur, et me voilà propulsée dans une autre zone de la galaxie, comme un trou de vers m’aurait transportée.

Je m’amuse à étirer ma matière, comme si je faisais pousser des bras et des jambes de ma sphère concentrée, et je découvre que je peux éloigner mes particules à volonté. Puis je reviens à la porte du Néant et la franchis en sens inverse pour retrouver mon corps et ma matérialité.

Avis aux lecteurs : J’ai réalisé cette visualisation à la suite d’un tirage de carte d’oracles. A ce moment là, c’était ce dont j’avais besoin et donc je ne me suis pas heurtée à des résistances intérieures.
Avant de tenter ce genre d’exercice de visualisation, je vous conseille au préalable de prendre contact avec les énergies du Néant pour voir quels sont vos ressentis et vos réactions émotionnelles face au vide. Pour cela, vous pouvez simplement visualiser la porte (un anneau de lumière donnant sur le néant), sans chercher à vous en approcher ou à la franchir, simplement la regarder. Si des peurs ou des blocages surgissent, ne forcez pas, accueillir le Vide peut demander un plus ou moins long travail de préparation ou ne pas vous convenir selon vos besoins. Et pour ceux qui se sentirait à l’aise de tenter l’expérience, je vous conseille de faire un bon exercice d’ancrage du corps à la Terre, une fois revenu.

13 octobre 2020

Le miroir de la féminité : mécanisme de comparaison de l’égo

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Artiste : Kuvshinov-Ilya

Aujourd’hui, j’observe mon égo se manifester. Durant l’atelier avec Miranda Gray, une autre femme a tout de suite attirée mon attention, par son apparence et par ses énergies. Pourtant, elle n’a pas prononcé un seul mot, et n’a rien fait de particulier. Mais ce qu’elle montrait et ce qu’elle émanait ont suffi à m’attirer. Et mon égo s’est instantanément comparé à elle, à aucune autre femme, mais à elle. Cela faisait très longtemps que je ne m’étais pas comparée à une autre femme sur le chemin du Féminin Divin, parce que chacune est unique et a son propre parcours. Mais là, c’est comme si « c’était trop pour moi », et son image me tournait en boucle dans la tête. Je ne savais pas encore qui elle était et ce qu’elle faisait, mais tout chez elle criait en moi « c’est ce que j’aimerais être ». Tout en elle était ce que j’aurais aimé être : identité unique, sorcière assumée, un peu gothique, artiste professionnelle, guérisseuse du féminin active…

Mais voilà, je ne suis pas tout ça, et j’en ressentais de la tristesse. « Ah cher égo » qui se compare et qui me fait croire que jamais je ne serai « aussi bien ». En creusant un peu, j’ai découvert que cette femme a eu le parcours que j’aurais aimé avoir : une famille ouverte à la spiritualité, elle a donné son premier soin énergétique jeune enfant, appris à tiré les cartes avant ses 10 ans, elle a fait des études d’art et s’est installée en tant qu’artiste professionnelle, elle a un style vestimentaire original et assumé, elle semble en bonne santé, elle a un compagnon et un enfant, bref elle a fondé son foyer… Tout ce dont j’aurais rêvé dans ma vie incarnée.

Quand moi (attention, égo qui se compare, je le laisse s’exprimer), j’ai grandi avec une famille fermée à la spiritualité et à ma médiumnité, j’ai dû lutter pour l’accueillir, l’accepter et je commence à peine à apprendre à la déployer. Je n’ai jamais su qui j’étais et ce que je voulais à la fin du lycée, mon artiste intérieure était totallement refoulée. L’endométriose s’est manifesté, mon compagnon m’a quitté, j’ai fait un burn-out et perdu le « job parfait », …

Pourquoi tant d’épreuves dans ma vie, quand d’autres semblent avoir un joli chemin déjà tout tracé ? (Et je dis bien « semble » parce que la vérité derrière est peut être très différente de la façade.) Je ne saurai pas le dire, et ce serait de la torture que de chercher à l’expliquer. C’est comme cela, il me faut apprendre à l’accepter. On ne nait pas tous avec les mêmes cartes en mains, les mêmes bagages et blessures à soigner, le même environnement et les mêmes capacités. Plutôt que de me comparer aux autres, il vaut mieux, pour moi, observer mon propre chemin et me comparer à moi-même dans le passé. Me rappeler que l’on est tous différent. Et que peu importe qui on est, où on est, on trouvera toujours « mieux » autour de soi, si on cherche à se comparer.

La bienveillance, c’est accepter que l’on est différent des autres, c’est accepter de voir la comparaison que notre égo nous envoit, mais de ne pas s’y accrocher. La laisser circuler, la laisser couler, pour revenir à soi, à son propre coeur et à l’amour que l’on peut s’apporter.
« Je suis seule responsable de mes avancées. » Alors, que puis-je faire à partir de là ? Comment transformer cette comparaison et cette tristesse en une force motrice pour avancer ? En réalité, c’est un bel indicateur, elle me montre ce qu’une part de moi voudrait être et rayonner. Et, grâce à l’effet miroir, on résonne toujours à ce qui se trouve dans l’autre mais aussi en soi, même si cela est au jour d’aujourd’hui caché. Cela veut dire qu’en moi réside le potentiel de devenir comme cette personne rêvée. Plutôt que de la jalouser et de l’envier, je vais donc la voir comme un modèle, un exemple de ce que je pourrais rayonner. La question suivante sera : quel petit pas puis-je faire, au jour d’aujourd’hui, même tout petit, pour avancer dans cette direction ? Prendre une résolution ? Faire un acte concret ? Planifier un projet ? Agir pour rayonner ? Moi je choisis d’ajouter un post-it d’acte à poser, à la liste de mon projet.

Je prends également le temps d’accueillir cette tristesse…
Nous pouvons t’aider à la traiter.
J’accueille votre aide avec gratitude.
Avec moi, à trois, tu vas respirer. Un, deux, trois… Laisse l’air te traverser et te nettoyer, c’est une mémoire à expulser. Tu n’as plus besoin de te comparer, tu sais déjà quel est le chemin que tu vas emprunter. Continue de respirer. Laisse ton coeur la transmuter.
J’accueille cette émotion et je la remercie pour l’information qu’elle vient de me délivrer.
C’est bien, tu l’as transmuté. Maintenant, vas te coucher.
Merci.

18 octobre 2020

Proposition de marché par un Dragon

Artiste : Nkabuto


Ce matin, je n’ai pas envie de me lever. Je décide de rendre visite à ma dragonne dans l’astral, cela fait longtemps et j’ai envie de sentir ses énergies. Je la retrouve dans sa grotte habituelle qu’elle me laisse pénétrer. Elle me lèche le visage pour me saluer et je la salue à mon tour. Je la caresse et fais le tour de tout son corps gigantesque pour vérifier qu’elle va bien et qu’elle n’est pas blessée. Puis elle se met à jouer avec moi et je finis par l’enlacer, en un long câlin. Cela me fait du bien de ressentir l’Amour que j’éprouve pour elle, elle m’avait manqué. Elle me fait signe de monter sur son dos pour un vol. Une selle m’attend, avec un harnais et des étriers. Elle prend son envol et me fait profiter du ciel, de piqués vers l’eau, d’un vol rasant la surface, puis de loopings et vol tête en bas. C’est toujours aussi agréable et grisant, sous ce grand ciel bleu.


Après nous être bien amusées, elle m’emmène sur une grande étendue rocheuse près d’un canyon et m’annonce qu’elle me laisse là pour aujourd’hui. Je ne reconnais pas les lieux. Et soudain le sol se met à trembler, sous les pas d’un dragon vraiment TRES gigantesque qui s’approche. Il ressemble à une montagne de pierres beiges et calcaires, tellement il est ancien. J’observe ses yeux, dorés et verts, vifs, avec une étincelle joueuse qui me rappelle l’esprit d’un félin. C’est le maître du clan, et je m’agenouille devant lui pour le saluer. Je reste ainsi pour l’écouter.


« Nous avons un marché à te proposer.
Quel est ce marché ?
Redeviens notre guérisseuse attitrée. Et nous te fournirons un protecteur. Nous connaissons tes capacités et talents de guérisseuse de par le passé. Autrefois, il y a très longtemps, tu faisais partie de ce clan, nous t’avions adoptée, à une période sombre de ton existence où tu ne savais plus où aller, où tu avais besoin d’être protégée.
Je suis désolée, je viens avec ma conscience humaine limitée et j’ai besoin de demander. Quels seraient le coût pour moi ?
Donner des soins énergétiques.
Et le bénéfice que j’en retirerais ?
Tu aurais un protecteur attitré . « 
Il m’envoit en pensée l’image d’un dragon sombre aux yeux rouges dont les narines fument.
« Ce contrat durera aussi longtemps que toi tu l’auras décidé. C’est un marché gagnant pour nous deux, je ne cherche pas à te duper. Tu sais, je ne suis plus jeune, je me fais vieux et je deviens tout ankylosé, quand toi tu continues ton évolution et à avancer. Je veux que les jeunes de notre clan soient bien protégés et bien soignés pour le futur. »


Je pose ma main avec affection sur son gigantesque museau, qu’il avancé à mon niveau pour me parler yeux dans les yeux. Il me laisse faire. Oui, il a tellement vieilli depuis que l’on se connaît, je sais combien il aime son clan et combien il est préoccupé de le préserver. Je ressens de la compassion par lui.


« Et ma dragonne ?
C’est différent, c’est ta compagne de coeur et elle le restera. Nous respectons les liens entre dragons et humains, tu le sais. Ils sont précieux et l’Amour qu’ils dégagent est précieux.
As-tu eu un dragonnier ?
Oui, hélas il est décédé il y a longtemps. Son âme est tombé dans les gouffres de l’oubli.
Mais comment un dragon pourrait me protéger sur le plan terrestre ?
Certains de nous sont incarnés.
Je veux pouvoir rencontrer le protecteur pour vérifier nos affinités.
Plusieurs te seront présentés, ce sera à toi de le sélectionner.
Vous pouvez me les présenter dans l’astral la nuit ? Je vais étudier ton marché. Il me faut vérifier les flux pour être sûre que je puisse bien soigner.
Fais. D’autres clans vont aussi te contacter.
Je reviendrais te donner ma réponse. Merci pour ton offre, Vénérable, j’en suis honorée. »


Je me relève, je l’embrasse sur le museau en signe de gratitude, ses narines fument et je repars. Ma dragonne m’attend plus loin pour me raccompagner. Elle me demande si je vais accepter, mais je lui réponds que je n’ai pas encore décidé.


13 octobre 2020